La pleine lune dans le ciel étoilé illuminait le cimetière,
Masqué d’une brume fine comme le voile d’une mariée.
Des mains horribles jaillirent soudain du tréfonds de la terre
Et les morts sortirent de leur tombe, traînant leurs corps décharnés.
Par dizaines ils marchèrent dans le village, calme et assoupi
Un garde les vit, donna l’alerte, attaqua ; mais sous le nombre s’inclina.
Les femmes effrayées s’enfermaient, les hommes s’armaient, la nuit devint folie,
Les morts déchiquetaient leurs victimes, mangeant les entrailles des soldats,
D’une porte enfin un mage apparut et sous son ordre les vaillants s’écartèrent,
De sa puissance il invoqua alors les flammes sacrées en un cône enflammé
Qui atteignit les morts, incendiant, annihilant, détruisant carcasses et viscères.
Le combat fini on abandonna les corps brûlés, les laissant dans la nuit, lentement se consumer.