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Les elfes à travers différentes époques
Ceci est la première partie d'un dossier que j'ai du réaliser dans le cadre du BAC. Il n'est donc pas très folichon car le style d'écriture est là pour faire plaisir à ma professeur de français. Mais toutes mes analyses sont personnelles et j'espère pouvoir en parler avec vous, pour ceux qui auront le courage d'en lire l'intégralité !
(Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de lire les résumés des livres pour des férus d'heroic fantasy comme vous mais j'ai été obligée de l'incorporer dans mon travail)
Les elfes à travers différentes époquesNous ne savons pas exactement dans quelle tradition les elfes sont apparus pour la première fois. Les sources les plus lointaines remontent aux alentours du Moyen-Âge. Mais malheureusement, les Celtes, les Vikings, et les autres cultures nordiques d’où viennent la plupart des renseignements au sujet des elfes au Moyen-âge, ont laissé très peu de textes et de sources écrites, seulement une grande tradition orale pour la plupart. Et ces textes sont difficilement accessibles à cause de la langue dans laquelle ils ont été écrits. I. Les elfes dans la mythologie scandinave
L’ancêtre de la fête de Noël, « Jól », qu’on retrouve aussi sous la forme « álfablot » littéralement « le sacrifice aux elfes » était la plus grande fête païenne de l’année, dans les civilisations en Europe du Nord [2]. Ils bénéficiaient donc d’un culte et sont directement liés à Freyr, ils doivent donc bénéficier d’un culte lié à la fertilité. Ils ont un côté sacré à cause de ces cultes mais aussi parce qu’il est dit qu’ils ne supportent pas ce qui est sale, toute forme de souillure. II. Les elfes au Moyen-ÂgeEn France, au Moyen-âge, les elfes n’existent pas, en général ils sont désignés sous le nom de fée. Et en Allemagne, le mot elfe veut toujours dire « nain » ou « cauchemar ». Dans les pays scandinaves aussi, le mot elfe veut dire « nain ». III. Les elfes au 17e siècle, selon « La république mystérieuse » de Robert KirkQuelques siècles plus tard, c’est un ecclésiastique qui va écrire le premier livre d’étude sur les elfes [5], en Ecosse, au 17e siècle. Il a fait une étude intéressante, il n’étudie pas les légendes sur les elfes, mais les elfes tels quels comme s’ils existaient vraiment. Il présente la nature des elfes comme étant entre l’homme et l’ange. Ils sont aussi appelés « Siths » (en Irlande) ou « Bonne Gens » (pour ne pas s’attirer leur colère). Les elfes du révérend Kirk sont très subtils physiquement, leur corps est si éthéré qu’ils peuvent disparaître et réapparaître quand ils le désirent. Ils sont tellement semblables à l’air, que lorsqu’ils sont touchés par une flèche ou par une autre arme, ils peuvent se reconstituer à nouveau. Ils sont invulnérables grâce à ça, nos armes ne peuvent pas les toucher. Seules des personnes pratiquant les sciences occultes ont le pouvoir de les blesser, s’ils les blessent à leur essence, ce qui est peut-être comme leur esprit ou leur âme. Ils craignent aussi le fer froid. En général, ils parlent la langue et portent les vêtements des pays où ils habitent. Ils vivent de préférence dans des collines. Ils fonctionnent avec une aristocratie régnante, des lois, mais pas de religion. Ils se nourrissent de rien de matériel, de quelque chose de subtil, invisible dans l’air. Ils ne touchent pas aux parties terrestres des animaux, de leur « essence ». Ils prennent seulement « les parties aériennes et éthérées [6] ». Cela renforce leur nature non terrestre, non matérielle, comme s’ils existaient en tant qu’entité mais ils ne peuvent pas se mêler au monde matériel, ils compensent en jouant des mauvais tours aux humains mais ne peuvent pas manger leur nourriture. Cela continue dans ce sens car ils ne sont pas touchés par la maladie, mais ils vieillissent, donc ils peuvent mourir, en général, ils meurent surtout de mélancolie. Ils ont des pouvoirs spéciaux, car ils peuvent voir les choses à venir dans la nature, ce qui suppose un lien très fort avec la nature et avec les choses invisibles (eux-mêmes ne sont pas matériels). Bien qu’ils soient plus proches des anges pour Kirk, ils ne sont pas parfaits, ils commettent autant de méfaits que les humains, à qui les elfes apparaissent souvent par surprise. Mais ce n’est pas pour les aider en général, car ce « sont rarement des messagers de grand bien » [7] . Ils ont pour coutume de voler des enfants humains, mais il n’est pas dit pourquoi. Seulement les hommes doués d’une « seconde vue » peuvent les voir. Soit des hommes qui ont une grande connaissance, qui savent où et quand regarder. Soit qui ont un lien avec les choses immatérielles, comme la magie ou les forces de la nature. L’auteur dit qu’ils peuvent être confondus avec les âmes des morts. Selon certaines légendes, il y aurait dans les cimetières un monticule nommé « Monts-des-Fées » (ici les fées soient associées aux elfes) qui était là pour recevoir les âmes en attendant que les corps soient ressuscités. Comme les elfes étaient présents dans ces superstitions liées à la mort, cela peut expliquer leur confusion avec les morts. Ou cela peut être expliqué par le fait qu’ils ne sont pas matériels et que les gens les confondaient avec des revenants. Ou alors c’est parce que les gens croyaient que comme ils avaient un pouvoir sur la nature, la vie, ils en avaient aussi un sur la mort. Mais bien que R. Kirk fassent des descriptions concrètes tout cela reste très vague. Bien qu’il dise se baser sur des témoignages véridiques de gens qu’il a rencontrés. Malheureusement c’est invérifiable, mais néanmoins intéressant car ils placent les elfes dans un contexte réel comme dans les romans qui vont suivre.
[1] Robert Kirk, La république mystérieuse, des elfes, faunes, fées et autres semblables, Durante Editeur, 2003, et Claude Lecouteux, Les nains et les elfes au Moyen-âge, Editions Imago, 1988 Images : Allan Lee |