Plutôt que de proposer des extraits de texte dans la bibliothèque, j'expérimente (merci Myrtion pour le conseil) un nouveau mode d'annonce pour les différentes mises à jour. Pour résumer, cette news présente la sortie du second Chapitre de l'Aube des Loups.
Sujets concernés par cette news : Fantasy, Littérature
C'est avec grand plaisir que je vais pouvoir vous proposer le dernier chapître que ma plume fébrile a mis bas. Le point de vue employé est celui de Morne, un traqueur d'un genre assez... spécial. Je vais vous laisser faire plus amples connaissances ^^
Pour la lecture, c'est par
ici
Toutefois, voici les premiers mots pour vous mettre l'eau à la bouche (ou vous faire fuir plus loin que vous n'aviez déjà fuit avec le premier chapître...) :
Le drake était le véritable seigneur de ces îles rocailleuses et salée. Plus haut que les rares chevaux importés du continent, il était engoncé dans une armure d'écailles noir de jais qui l'avaient jusqu'ici protégé de la vindicte des deux-pattes, les seuls habitants de l'archipel à contester sa suprématie. Ils avaient tous échoué, jusqu'ici, si ce n'est à érafler à grand peine les plaques hérissées de piques de son échine avec leurs bâtons à grande dent. L'intelligence certes limitée mais structurée du saurien lui faisait classer ceux-là parmi les rivaux potentiels, mais des rivaux intéressants, qui s'entouraient de troupeaux de ces bêlantes choses à robe blanche frisée, dont le sang était si chaud, et la chair si tendre. La viande des deux-pattes était elle bien trop dure et puante, mais c'était un moindre mal à subir pour bien montrer qui était le dominant et qui étaient les dominés désormais. L'archipel était son terrain de chasse parfait, suffisamment pourvu pour satisfaire sa faim insatiable.
Ce matin là, il avait perçu avec un plaisir non dissimulé les cris hésitants d'une de ces bêtes passives, à peine quelque dizaines de mètres en amont de sa tanière. La lande dormait encore, alors que le faux-jour s'installait avec son habituelle grisaille maussade. La silhouette indistincte du soleil peinait s'élever. Les quelques neiges qui étaient tombées durant la nuit n'étaient pas parvenu à recouvrir la dominante mauve-rouge du décors naturel de roche et de plantes résistantes. Le froid se faisait pourtant partout sentir, et une fine bruine s'étendait, chassée par le vent.
Je tiens à signaler que ce chapître a été au combien plus agréable à écrire que le précédent. Mes rares bêta-lecteurs (J'ai peu de lecteurs, alors de bêta-lecteurs, vous imaginez...) ont été (pour une fois) d'accord avec moi sur ce point : Je me suis beaucoup amusé dans les dialogues...
Bonne lecture !
Knapp.