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voilà je vous propose qu'on écrive une histoire tous ensemble, chacun son tour un piti paragraphe, et on voit où ça peut nous mener ...
Rappels:
- l'héroïne s'appelle Serena (sans accents)
- pas de guillemets autour des dialogues (les tirets suffisent)
- le temps employé tout au long de l'histoire est le présent de l'indicatif.
Edité par Thanatos le 09/02/2005 à 10h46
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A peine Serena a-t-elle fermé la porte de son appartement que l'inconnu semble s'affaisser.
Il s'appuie sur le mur du couloir, haletant, et émet un sifflement suraigü, à la limite de l'audible. Son manteau s'anime, tremble et ondule sans que rien ne semble être à l'origine de ces mouvements.
Il plonge sa main sous sa veste et le sifflement, qui semble jaillir de sa poitrine plus que de sa bouche, retentit de nouveau.
Quand son gant ressort, il est couvert d'une matière violette gluante, qui semble émettre sa propre lumière. Ses yeux fixent le vide, comme deux accessoires désormais inutiles.
La lumière du couloir s'éteint, coupée par la minuterie, et un observateur attentif pourrai discerner, entourant ce qu'il est difficile désormais de confondre avec un humain, un halo violet qui se répand dans l'espace autour de l'inconnu.
Le sifflement s'élève à nouveau, plus fort. Il semble désormais une menace dans le silence de l'immeuble. Un peu de liquide tombe du gant sur la moquette qui tapisse le couloir, et des volutes de fumée âcre se dégagent de ce contact. Le liquide ronge le sol et disparait vers l'étage du bas.
L'étranger se recroqueville de plus en plus, et soudain son gant se déchire, laissant passer une tentacule violette elle aussi, bientôt suivie par de nombreuses autres, comme une fontaine de pseudopodes jaillissant d'un néant qui serait caché par ce déguisement de cuir noir, ou plutôt par ce qu'il en reste. Elles se jettent sur la porte de Serena pendant que les sifflements impis redoublent de volume et cherchent à l'aveugle une poignée par bonheur absente de la porte. Elles se collent à tout ce qui passe à leur portée dans un bruit de succion immonde, pour laisser de profondes traces noires en se retirant.
Soudain un grognement s'échappe de la bouche du sauveur de Serena et toutes le tentacules rentrent dans le corps. Le gant se reforme, comme modelé du néant, et les yeux de l'inconnu commencent à briller d'une lumière maléfique. Le sifflement rejaillit, semblant articulé par la bouche du l'homme cette fois-ci, et il titube dans le couloir en direction de la sortie.
Serena, qui retient son souffle devant l'écran de sa caméra de surveillance depuis le début de la scene, de jette sur le téléphone.
Dans l'appartement voisin, une femme essaie sans réussite de calmer son chat devenu inexplicablement fou, qui souffle et crache caché sous le lit de sa maîtresse.
Edité par zouzou le 23/10/2004 à 20h27
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Avant que Serena n'ait eu le temps de composer un numero, son telephone se mit a sonner. Surprise, elle sursauta, essaya de reprendre son calme et repondit a l'appel en cachant du mieux qu'elle pouvait les sanglots dans sa voix.
" -Qui ?
-Rencontrons-nous. Ce soir. "
Et Serena nota machinalement sur un bout de papier l'adresse que lui dictait cette voix sans nom. Lorsqu'elle raccrocha le combiné,elle se precipita vers la commode de sa chambre pour y retirer son arme et saisit au vol un vieux blouson en cuir qui trainait sur une chaise, et cela sans se poser une seule question sur son interlocuteur anonyme, trop impatiente qu'elle etait de pouvoir enfin former un embryon de reponse a toutes ces questions qui se bousculaient dans sa tête. Elle s'engouffra dans la rue et héla le premier taxi qu'elle vit:
"-Boucherie Chez Josh, rue Hanovre. "
Serena emprunta la ruelle sombre a droite de la boucherie. C'etait un veritable cauchemar que d'avancer au milieu de poubelles, de detritus, de crottes de chiens, de verres brisés et de vieux meubles. Au bout de la ruelle, une petite cour où la seule issue etait une porte en fer. Serena s'agenouilla et regarda par le trou de serrure mais il avait été bouché. Elle remarqua l'absence de poignée de porte, regarda sa montre et constatant que l'heure du rendez-vous etait depassée de vingt minutes, elle se mit a frapper.
La porte s'ouvrit sur un homme grand et maigre, ses cheveux blancs et sa peau n'avaient pas vu le soleil depuis longtemps. Il portait un costume sombre et demodé. Ses cheveux fins flottaient au-dessus de son crâne rose comme de la fumée.Elle le regarda pour lui montrer qu'elle n'etait pas effrayée et tentait d'ecarter tout tremblement dans sa voix:
"- Je suis Serena.
- Oui, soupira-t' il. Je suis Ian Kettridge."
Elle lui tendit la main. Il la saisit de la main la plus molle possible puis la relacha.
"- Entrez ! Excusez le froid qu'il fait mais c'est mieux pour la conservation. "
Un air froid saisit la nuque de Serena et elle serra les poings pour empecher ses mains de trembler. Elle suivit son hôte dans une piece exigue. Elle etait sombre et ses yeux furent aveuglés lorsqu'il alluma. Il y avait des bilbliotheques contre les murs. Les etageres ployaient sous le poids des montagnes de papiers. Des cahiers a spirale, des classeurs, des carnets. La plupart etaient empilés sur une petite table.
"- Il y a tant de secrets ..." commença-t' il.
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"- Notre mystérieux informateur … c’était vous !
- Oui, il fallait vous mettre sur la piste de ce culte. Vous auriez pu empêcher cela, sans ce maudit médaillon. Si seulement j’avais su …
Pug Rushmore était le tueur que vous recherchiez. Mais ce n’était qu’un exécutant dont le Culte s’est débarrassé, une fois sa mission accomplie. Grâce à l’Ulbutar, l’Aiguillon de Skula, il a pu créer les sept âmes en peine de l’hôpital, à partir de ces sept victimes que vous avez repêchées. En les tuant, l’agent que j’avais envoyé vous tirer de là est devenu Nelrik, l’incarnation de Skula.
- Attendez … Nelrik … c’est le nom que j’entendais dans mon rêve
- Oui, le culte voulait que ce soit vous. Le médaillon offert par Malcom, votre contact assassiné chez lequel vous retrouvez le nom du culte ; tout ceci n’avait pour but que de vous attirer à la cérémonie de ce soir. Sous l’influence du médaillon, vous auriez tué les sept malades, précipitant l’investiture de votre corps par Nelrik. Mon agent a du penser que c’était le moindre mal de prendre votre place, si le Culte vous voulait vous.
- Mais ce médaillon, je l’ai toujours !"
D’un geste vif, elle arrache la chaîne de son cou
"- Il n’est plus d’aucune utilité maintenant, vous ne risquez plus d’être sous son contrôle, regardez le liquide"
La capsule est vide, le liquide pourpre semble s’être volatilisé. Interloquée, Serena fixe son interlocuteur. Les derniers mots de son sauveur lui reviennent en tête : « nous allons besoin de vous, Serena, prenez soin de vous »
" - Qu’avez-vous à voir dans tout ça ?
- Je ne suis qu’un simple observateur, je ne peux intervenir directement dans les évènements, mais Nelrik de retour ici, il faut agir. Oubliez votre ancienne vie, vous êtes recherchée par toutes les polices pour le meurtre de votre coéquipier et comme principal suspect dans votre ancienne enquête. Il vous faut retrouver Nelrik, par tous les moyens."
Soudain, son visage se fige, ses pensées occupées par autre chose.
" - Mon intervention, si infime soit-elle, a un prix : ce combat ne sera pas le mien."
Sous son regard incrédule, l’homme semble se gélifier, puis son corps s’écroule en une masse liquide, qui finit par disparaître dans un nuage de vapeur.
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Serena s'appuye contre le mur et se laisse glisser lentement jusqu'au sol, les bras balans. Des larmes coulent doucement, réchauffent ses joues, se faufilent contre son cou jusqu'à sa poitrine, où elles finissent par givrer...
Les yeux toujours ouverts, elle pense à Bruce, à cet inconnu qui l'a sauvé pour devenir ce Nelrik, à son propre esprit qui se noye, et aux rivières qui lui réchauffent les joues...
Un chant la surprend, une sorte de mélodie rock un peu démodée, qui lui rappelle quelque chose et ramène son esprit dans la réalité : c'est son portable qui sonne !
- "Tom ?!..."
- "Tu n'as pas fait ca, dis-moi que ce n'est pas toi !"
- "Je...non, bien sûr, tu sais comme je respectais ton frère... Ne crois pas tout ce que tu as pu entendre !"
- "Alors qui ! Pourquoi !"
- "Calme toi Thomas : t'es sûrement sur écoute, tout comme ma saloperie de mobile, et mes ex-collègues vont sûrement me trianguler dans pas longtemps... Je te trouverais et je t'expliquerais... Fais-moi confiance, à bientôt..."
- "Mais..."
- "Bye !"
Effectivement, les sirènes des speeders de la PoDéPo retentissent au loin, pas le temps de fouiller tout ca, tout juste d'y mettre le feu. Déjà, elle rejoint en courant son speeder au bout de la ruelle éclairée par le brasier qui ravage la boucherie...
"Enfoiré de Malcom... Qu'as-tu à voir avec cette secte de timbrés ?!?" déclame-t'elle à voix haute, comme pour se défouler.
Démarrant en trombe, elle a déjà toutes sortes de pensées sadiques pour cette crapule : il sera le premier à payer pour la mort de Bruce...
Edité par Abargan le 07/02/2005 à 14h26
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Deuxième Partie
CHAPITRE VI
Ca fait maintenant cinq jours qu'elle fait profil bas, qu'elle a adopté le mode furtif.
Serena a établi domicile dans une des planques qui lui servaient autrefois à protéger des témoins sensibles. Une vieille capsule d'exploration sous-marine de l'époque sèche : un bathyscaphe. Une coque blindée, épaisse de plusieurs centimètres, un accès aux réseaux électrique et téléphonique hertziens, sept à huit mètres carrés habitables, et une sécurité accrue par l’obligation de plonger au fond de la seine pour accéder à la soute.
En ville, sur les passerelles, Serena se faufile, capuche baissée pour ne pas être reconnue des services de police toujours à sa recherche pour la mort de Bruce.
Bruce …
Elle se remémore sa façon de manger et est secouée d’un petit rire timide. Elle réalise seulement maintenant à quel point elle tenait à lui. Ca a toujours été comme ça. On lui vole tous ceux qu’elle aime. C’est pour cela qu’elle fait tout ce qu’elle peut pour ne plus s’attacher à personne. Elle ne sait que trop bien qu’à chaque fois, la taille de la déchirure est proportionnelle à la place qu’il prenait dans son cœur.
Une larme coule. Elle l’essuie aussitôt. Pas de place pour les pleurnicheries. Elle regarde à droite, à gauche, et monte dans l’aéro-bus qui vient de s’arrêter. Vigilance constante.
Depuis qu’elle a réussi à tracer un signal provenant de Malcolm, Serena ne pense plus qu’à une chose : combien de temps encore elle le laissera vivre. Son regard se durcit.
Il ne faudra pas faire d’erreur : une personnalité de sa classe est certainement très bien gardée. Et surtout ne pas craquer : bien que la tentation soit grande, ne pas lui mettre d'emblée une décharge dans la tête.
Ca, ça va être dur, pense-t-elle, mais ce vieux serpent de Malcolm est celui par qui tout cela est arrivé, il possède forcément des informations qui me permettront de trouver la planque du culte de Sulka et de son Nelrik …
L’aéro-bus s’arrête, elle descend. Le bus s’éloigne, lui dégageant la vue sur un bâtiment pyramidal immense, dont les fenêtres dorées reflètent les pales rayons du soleil couchant.
Elle a les yeux d’une panthère et on peut lire sur son visage une détermination à faire pâlir David Douillet.
Allons-y.
Edité par Thanatos le 09/02/2005 à 11h26
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C'est la troisième fois qu'elle vient sur les lieux, la première c'était pour tâter le terrain, la deuxième pour vérifier que les employés de Malcom se relèvent toujours à la même heure et aujourd'hui pour le tuer...
20h pétante, elle regarde une dernière fois les rayons du soleil et se prend à penser que l'Hiver arrivera bientôt... et avec lui, les pluies diluviennes qui ne manqueront pas de rendre la vie dure à ses collègues, effaçant tout indice malencontreusement oublié par des criminels... Elle se reprend:
-Aujourd'hui, c'est toi la criminelle !
Elle aperçoit enfin les silhouettes imposantes de la relève.
Grâce à son expérience policière elle sait bien que le moment le plus sensible d'une garde c'est celui de la relève... Quelques minutes avant, les employés mort de fatigue ne cessent de regarder leur montre et quand enfin les collègues arrivent c'est le bonheur. Au contraire pour les arrivants, la relève est le signe d'un dur labeur à venir et ils ne font que souffler et se plaindre.De ce fait, il se passe toujours minimum trois minutes pendant lesquels les deux groupes d'hommes se racontent leur vie. C'est ce moment qu'à choisi Serena pour se faufiler dans le bâtiment.
Dès le dernier Homme entré, elle fonce, elle rattrape de justesse la porte à fermeture électro-magnétique et se faufile jusqu'au placard à balais... La loge du concierge était vide comme à son habitude, deux fois elle l'avait vu emprunté la porte de droite vers 8h-10, certainement en train de boire le café pendant que les gros balèzes se racontent leurs malheurs, pensent-elle. Quant aux employés proprement dit, c'est la porte tout au bout du couloir qu'elle les avaient vu emprunter. D'ailleurs elle l'entendait déjà se rouvrir, Pourvu que personne n'est besoin d'un balai, pria t-elle, mais comme elle s'y attend, Il s'agit des chanceux qui partent de ce pas dormir auprès de leur femme pour la nuit. Puis elle perçois le retour du concierge.
-Bon maintenant réfléchissont, je n'ai rien vu d'autre que ce couloir de l'extérieur, je ne sais absolument pas ce qu'il y a derrière ces portes et il faut que je trouve comment sortir de là sans que le concierge ne m'aperçoive...
Quelques minutes plus tard, Un des gros balèzes au poste de surveillance du bâtiment aperçois un mouvement caméra 3.
-eh les gars ! descendez dans le hall, je crois qu'il y a quelqu'un dans le placard...
Immédiatement, quatre bras musclés descendent les six étages qui les séparent du hall.
Une fois, l'ascenseur arrivé en bas, ils constatent en effet que la porte a été ouverte... mais personne à l'intérieur, même pas un de ces satanés minets qui se fourent n'importent où.
-Eh, le concierge, appelle l'un des gars
Pas de réponse
Ils foncent alors à sa loge et ... le trouve endormi, bavant sur un magazine pornouillard...
-eh, le concierge, recommence le grand barraqué en le secouant violement par l'épaule
-hein, euh quoi, bave le concierge ouvrant des yeux tout rond
-Le Boss te payes pas pour rien ! Espèce de bon à rien ! t'as vu quelquechose d'anormal ici !
-Ben non...
-forcément, ironise un autre des balèzes en haussant les épaules...
-la porte du placard était ouverte tout à l'heure ?
-Ben...
-Ok, j'ai compris, ça va, le gros baraqué relâche le pauvre concierge à l'épaule endolorie. Bon on ouvre l'oeil ce soir les gars ! sortant un gros talkie walkie, Robert ? quelque chose d'autre qui cloche sur les cam ?? à toi.
-Non non rien d'autre, j'ai dû rêver, cette porte était peut être déjà ouverte. je garde l'oeil. terminé.
Ses mains deviennent de plus en plus moites, cet air chaud lui brulant la figure... Serena commence à se demander si passer par la ventilation était une bonne idée... et qu'elle idiotie de prendre appuie sur la clinche pour grimper au plafond... Soudain, elle distingue un halo de lumière,
-allez encore quelques mètres et je sors de ce foutu tuyau, au moins mes régimes m'auront permis de ne pas rester coincé dedans ...
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Après s'être tortillée dans la tuyauterie pendant de longues minutes, Serena arrive devant une grille. "Il me semblait bien avoir entendu du bruit par là… Bingo, la cage d'ascenseur ! Reste à passer dedans …"
Durant le prochain voyage de la cabine, elle décoche un violent coup de pied dans la grille, qui tombe, quelques mètres plus bas.
S'ensuit une pénible contorsion, puis elle grimpe, en se hissant grâce aux quelques rares appuis qu'elle trouve. Lentement, elle monte de centimètres en centimètres, éclairée à la lueur surnaturelle des allées et venues de la cabine. L'entraînement à l'escalade, l'habitude de plonger dans la Seine, l'aident, alors que ses muscles sont tirés par l'effort.
Parvenue au dernier étage, elle trouve une nouvelle grille. "J'ai l'impression d'être un vrai rat. Un rat qui s'attaque à un serpent…" En tirant sur la grille, elle est surprise de voir que celle-ci cède facilement. Une journée chanceuse … mais pour combien de temps encore ?
Se traînant dans le nouveau conduit, elle débouche finalement sur une remise. S'assurant d'aucun bruit aux environs, elle se dirige vers la porte, qu'elle entrebâille. Le couloir est désert, sans trace de caméra et autre. Bien sûr, qui oserait s'attaquer au sieur Malcom ? C'est lui le traqueur, mais aujourd'hui, les rôles s'inversent.
A pas feutrés, elle progresse dans le couloir, pour se tenir derrière la porte du salon-bureau de son ennemi. Un cliquetis … la serrure a cédé, la porte s'ouvre. Comme prévu, personne.
Une pièce spacieuse, des meubles luxueux, mais surtout, des murs capitonnés … aucun son ne peut sortir de cette pièce.
"C'est ce qu'on vera. Le plus dur est fait, ne reste plus qu'à l'attendre. Demain matin, vers huit heures, comme toujours, le premier à arriver... toujours." Se remémorant tous ces détails, Serena se glisse sous l'énorme bureau central. La nuit va être longue …
Les minutes, puis les heures passent. Au milieu de la nuit, elle prend une gélule. Son corps doit tenir, il lui faut supporter la douleur. Malcom ne sera pas une cible facile. Le stimulant, de l'adrénaline synthétisé, se déverse lentement dans son organisme.
La nuit avance, les premiers rayons du soleil apparaissent. Mais rapidement, le temps se couvre… la pluie reprend ses droits.
Le bruit d'une clef la tire de son demi-sommeil. Ce sifflement, cette odeur … Malcom est dans la même pièce qu'elle.
Un choc sourd sur le bureau… Sa serviette sans doute. Le fauteuil glisse sur le sol … Des pieds dans son champ de vision…
C'est le moment ! En une fraction de seconde, Serena jaillit de sa cachette. Sa main droite se referme sur l'entrejambe de sa proie, tandis que la gauche lui serre la gorge.
Ses yeux, étrécis par l'adrénaline, fixent le regard affolé de Malcom, tandis que sa main droite presse… Collant son visage au sien, avec un sourire de démente, elle lui susurre.
- Un mot de trop et je te tue … lentement. Je n'ai rien à perdre. Alors, on est sage …
- Vas te faire …
"Pfff". Sa victime hurle, alors que son entrejambe et la main droite de Serena se couvrent de sang. Dans le prolongement de son poignet, une lame pointue, habituellement dissimulée dans sa manche.
"Ce n'est que le début … A toi de voir ce que tu veux garder de toi"
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- Garce ...Malcom étouffe un gémissement et grimace, les gouttes de sueur lui coulent dans le dos, ses jambes sont prises de tremblements qu'il ne peut plus contrôler.
Lentement, elle relâche l'étau de ses mains et se glisse derrière lui. La lame plaquée le long de son cou , elle sort un de
ses vieux revolvers à Balles muni d'un silencieux, qu'elle lui plaque contre la tempe. Elle lui murmure à l'oreille en
détachant bien les syllabes ...
- nous allons jouer ! Il n'y a qu'une seule balle dans ce barillet... à chaque mauvaise réponse je tire, je te laisse
calculer la probabilité que tu as d'y rester.
Ses yeux sont ceux d'un prédateur jouant avec sa proie.
- qu'avait trouvé Ktapi de si gênant pourque tu l'élimines ...
- va te faire voir ...à peine a t il fini sa phrase qu'il entend le clic sinistre du percuteur fonctionnant à vide.
- mauvaise réponse , essayes encore. les nerfs de Malcom sont à vif.
- je ne suis pas patiente , bruce te l'aurait dit .Un sourire qui tenait plus d'un rictus apparait sur le visage de serena
- reprenons...où est Nelrik ...
L'odeur de la peur commence à imprégner tout le corps de Malcom , un écoeurant mélange de cette eau de cologne bon marché et de sa sueur acide envahie peu à peu la pièce...Il ouvre la bouche en tremblant puis la referme
sans rien dire. Serena appuie sans hésitation sur la gachette ...clic
Malcom n'en peut plus et hurle "Arretes çà Serena , arrêtes ...je ne sais pas où est Nelrik, je ne sais pas ..."Il a du mal à
respirer. "dans ma poche ...prends dans ma poche ... la clé magnétique de mon coffre, là bas derrière l'écran." Elle récupère
la clé.
- "et je suis censée trouver quoi dans TON coffre"
- "Les..."Il déglutit avec difficulté. "les dossiers de Ktapi, ils t'aideront à trouver Nelrik ...crois moi , je .."Avec
l'énergie du désespoir, il essaie d'enfoncer le bouton d'alarme sous la tablette de son bureau...il n'eut pas le temps de
l'atteindre... la troisième balle fût la bonne. Malcom tomba sur le côté un trou béant dans la tête."tu as toujours été mauvais joueur malcom"elle jette le revolver sur lui."en souvenir de bruce"
Elle s'éloigne du corps sans aucun regard de pitié, remettant sa dague dans son fourreau ..S'approchant du mur, elle fait glisser l'écran plasma , découvrant une porte blindée. elle connaissait ce genre de coffre ,la clef n'était pas suffisante il fallait un code ou quelquechose qui y ressemble.
Il l'avait prise pour une débutante, Malcom n'avait jamais eu de tête il devait l'avoir noté quelque part ou bien ... en regardant autour d'elle , elle tombe sur le symbole , le même que le tatouage, là sur une des statuettes de la bibliothèque . Elle s'approche prudemment et la soulève lentement, guettant le moindre mouvement autour d'elle. Soudain un laser traverse la pièce et vient frapper la porte du coffre, un bruit de cliquetis se fait entendre, elle retient sa respiration un moment.pas d'alarme.
-bien joué Serena.
Elle insère alors la clé et la lourde porte pivote automatiquement sans bruit .
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