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voilà je vous propose qu'on écrive une histoire tous ensemble, chacun son tour un piti paragraphe, et on voit où ça peut nous mener ...
Rappels:
- l'héroïne s'appelle Serena (sans accents)
- pas de guillemets autour des dialogues (les tirets suffisent)
- le temps employé tout au long de l'histoire est le présent de l'indicatif.
Edité par Thanatos le 09/02/2005 à 10h46
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- "Approchez vous inspecteurs nous commençons juste" leur dit le petit homme bedonnant . "Les résultats de l'analyse ADN seront connus d'ici quelques minutes".
Minutieusement, le médecin commence par inspecter l'extérieur du cadavre qui ne porte ni coup, ni blessure et est très bien conservé.
- "A première vue, le décès n'a du avoir lieu qu'il y a quelques heures tout au plus". Le docteur, prenant un scapel et divers outils passe alors à une étude plus approfondie. L'expression de son visage passe de la concentration à l'étonnement puis au dégoût.
- "Par Die, c'est impossible" s'exclame l'assistante en reculant vivement.
- "Miss Daisy, allez chercher les résultats sanguins je vous prie" rétorque le légiste.
L'assistante se dirige rapidemment vers la porte et sort de la pièce.
- "Inspecteurs, je n'ai jamais vu ça nulle par, c'est ....ses....ses organes semblent fossilisés, c'est comme si cet homme n'était mort que depuis des années, je ne comprends pas". Il semble complètement bouleversé.
- "Rien qui donne une quelconque idée de la cause du décès? " demande Séréna pour le remettre en selle.
- "Tout à l'air normal, si vous me pardonnez l'expression. Je ne vois qu'un empoisonnement pour expliquer ça, difficile de conclure sans l'analyse toxicologique."
L'assistante revient dans la pièce et tend quelques feuilles au médecin.
- "Les résultats sanguins dénotent la présence d'une substance inconnue. L'identité du sujet est maintenant connue, il s'agissait de Pug Rushmore".
- "Quoi !?" s'écrient les deux flics...
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Après un long quart d'heure passé à suivre des yeux les mains expertes du docteur, Séréna est prise de nausée et se hâte de sortir de la salle d'examen.
Elle s'assoit sur la première chaise qu'elle trouve et respire profondemment. Quelques minutes après son partenaire la rejoint.
- "Aucune piste serieuse... " dit Bruce.
- "J'ai eu l'impression d'avoir fait un pas en avant mais je me suis emportée."
- "Je vais aller lancer cet enquète sur ce fameux Pug Rushmore pendant ce temps je te laisse le soin de taper le rapport." lui sourit-il.
Il l'aide à la relever et ils prennent le glisseur.
Une fois au comissariat elle s'installe devant son clavier et commençe à taper.
Quelquechose la tracasse... Elle avait envie d'en savoir plus sur ce pendentif. C'est alors que sa montre sonne, il est midi et elle part prendre une pose déjeuner bien méritée.
A la cantine elle retrouve Bruce qui, comme à son habitude, raconte des blagues pour détendre l'atmosphère.
- "Un jour tu seras à cours de blague!" lui lance-t-elle amicalement.
Elle regarde dans son assiète et constate que le cuisinier doit être encore malade... Elle se leve et part dans un bar pour prendre un sandwich...
Edité par Terenas le 10/02/2005 à 23h11
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"A tout à l'heure Wayne !"
Tout en s'éloignant de la cantine, elle lui fait un signe de la main.
L'endroit où elle se rend lui est familier : elle s'y rend souvent lorsqu'elle ressent le besoin de s'isoler où de faire cavalier seul un moment. Il s'agit d'un petit cyber-café, situé non loin du commissariat, qui sert un excellent sandwich crudités-poulet-surimi dont elle rafolle.
Elle entre. Le garçon s'approche. Qu'est-ce que ce sera pour sa petite dame, comme d'habitude ? comme d'habitude. Elle s'assoit.
Ici tout est fait pour préserver l'intimité des clients. Toutes les tables sont régulièrement espacées et chaque client se trouve face à un mur ou une cloison dans laquelle sont incrustés des écrans plats grand format. Des séparateurs sont disposés entre chaque table de façon à ce qu'un voisin de table ne puisse pas voir votre écran. Le sol est recouvert de moquette rouge-orange, et une musique discrètre est chargée de remplir l'espace sonore. L'établissement est plutôt silencieux pour le quartier. On se croirait dans une bibliothèque.
Son sandwich arrive, accompagné d'un thé froid et d'une part de tarte.
Elle décide de démarrer sa recherche sur le symbole retrouvé sur le médaillon. Mais par où commencer ?
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Message supprimé.
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Après avoir scanné le médaillon , Séréna compare alors la forme de l'objet dans la gigantesque base de donnée. Rien d'intéressant excepté peut etre ce site bizarre sur un groupe de fanatiques argoniens. Le médaillon serait le symbole du dieu de la vengeance argonien : Sulka.
En recherchant plus profondément des informations sur ce groupe, elle s'arrete sur une photo. Plusieurs personnes argonien et humain en prière devant une statue représentant le dieu Sulka. Au fond, elle croit bien reconnaître le visage d'un homme... Il s'agit de Pug.
Une alarme clignote alors sur l'ecran et Séréna, experte en informatique, sait reconnaitre lorsque qu'elle est victime d'un traçage. Quelqu'un essaye de savoir qui elle est et où elle se trouve. Sans plus attendre, Séréna plie bagage et se débranche du réseau.
En retirant le médaillon du scanner, quelque chose attire l'oeil de Séréna. Elle découvre à l'arrière un petite encoche...Une petite encoche qui ressemble à s'y méprendre à une sortie numérique...
- " Ce médaillon est en fait une clé de stockage !!! " se dit-elle.
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Sur le chemin du retour, Séréna essaie de faire le point en s'enregistrant dans sa mémo-montre :
" Bon, tout d'abord, on a une série de meurtres, tous les cadavres retrouvés avec des marques qui semblent être à l'origine de la mort. Ensuite, alors qu'on piétinne, un témoin se fait connaître. Il dit s'appeller Pug Rushmore et a vu quelqu'un précipiter un corps. Le corps en question est en fait celui de Pug.
Questions : Pug a t il été témoin de quelque chose ? dans ce cas, il nous manque un corps ; si Pug n'est pas le témoin, qui a appelé et que veux t il nous montrer ? Est ce que ces deux affaires sont liées ? rien ne nous le prouve pour l'instant ; De quoi est mort notre homme ? apparamment empoisonné. "
Arrêtant l'enregistrement, elle garde pour elle :
" Pug semblait être un adorateur de Sulka, il faut que j'approfondisse çà. Le médaillon contient peut être d'autres infos, je dois pouvoir le lire dans un endroit sécurisé d'autant plus qu'on me surveille. Et comment le serpent pouvait il connaître la tournure de l'enquête en me donnant ce médaillon ?".
Arrivant à la brigade, elle se lance à la recherche de son partenaire.
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Elle réfléchit alors un instant et se dit qu'il faudrait peut-être mieux qu'elle cherche à découvrir le contenu du médaillon quitte à en parler plus tard à Bruce. En effet, rien ne sert de courir le risque de devoir s'expliquer sur la provenance de celui-ci sans que cela soit vraiment indispensable.
Séréna croit se rappeler qu'on lui avait montré lors de son arrivée dans le service une salle informatique coupée de tt réseau et ultra sécurisée. La voici donc se rendant au 14ème étage, niveau du service informatique, où on pourra lui indiquer où se trouve cette salle.
Un cinquantenaire l'envoit au 12ème, salle 12B25 non sans lui avoir fourni un pass magnétique qu'elle devra lui rendre ultérieurement.
Elle repart donc directement pas l'escalier, l'ascenceur étant en ce début d'après-midi énormément solicité.
Le 12ème étage ressemble à tous les autres de ce bâtiment, rappelant une fois encore les coursives d'un hôpital. "Salle 12B25, la voici !". Séréna présente son pass devant le lecteur magnétique. Un bruit de décompression se fait entendre et la porte coulisse rapidement sur la droite. Elle se referme aussitôt à peine après que la jeune femme soit rentrée.
Seul un jeune homme se trouve devant l'un des écrans de la salle. Afin d'être tranquille, Séréna choisit un siège à l'opposé du jeune flic. Sans perdre de temps, elle relie le médaillon au câble numérique sortant de l'ordinateur. A l'aide de sa souris, la voici qui explore le contenu du mini disque. Il s'agit d'images, au nombre de 15. Une fois les 4 premières visionnées, il ne fait aucun doute qu'il s'agit de différents plans de bâtiments. Elle ne peut toutefois pas dire s'il s'agit du même. Après avoir vérifié que la salle était toujours aussi désertique, elle décide de se plonger dans un examen plus approfondi tout en sâchant qu'elle n'a pas accès au Net, toutes ces machines étant indépendantes d'un quelconque réseau.
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En zoomant sur les images, elle s'aperçoit qu'il y a une numérotation spéciale des pages, et que chaque page correspond à un étage différent d'un même immeuble.
Ces plans sont extrèmement détaillés, tout y apparaît : canalisations, circuits électriques, isolations, circuits de ventilation, réseau informatique.
Même les principaux emplacement de meubles et d'appareillages y figurent : réfrigérateurs, centrifugeuses, mélangeuses, fours, armoires, bureaux, blocs opératoires, scanners, radiographes, IRMs, ... il s'agit manifestement d'un hôpital.
Sur les pages 4 et 11, quelqu'un a entouré certaines pièces au crayon rouge : "morgue" et "banque". Vus les appareils censés occupés la pièce "banque", il s'agit vraissemblablement d'une banque de sang, d'organes et de tissus.
Il y a également 3 vues extérieures, et Serena reconnaît effectivement le nouvel hôpital du quartier sud. "Avec ses abris étanches dernier cri, ses sécheuses personnelles à l'entrée, et ses murs amovibles, tout juste fini de construire, il accueillera ses premiers malades dès jeudi". Ce spot télévisuel, aperçu pendant le journal de la ville de la veille, semblait avoir été fait pour un parc d'attractions.
Et jeudi c'est demain ...
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CHAPITRE IV
Après avoir fait le tour une dernière fois des plans, Séréna quitte la pièce et se dirige vers son bureau. Wayne l'attend, un café dans une main et un beignet dans l'autre...
- "Tu as bien mangé ? Sans doute un rendez-vous pour prendre tout ce temps..." lui demande-t-il d'un ton sarcastique.
- "Garde tes commentaires pour toi, tu veux bien ?"
- "Bon, comme il faut bien qu'il y en ait un qui bosse, j'ai fait analyser la voix du témoin et celle de notre cadavre, elles ne concordent pas"
- "Quelqu'un a décidé de jouer avec nous alors..." soupire t elle "Peut on connaître son identité par l'analyse vocale ?"
- "Pour Pug, on savait où chercher mais là, impossible de la retouver, cette voix n'est pas fichée"
- "Donc Monsieur X voulait qu'on tombe sur le mort. Pour l'instant on ne peut rien de plus, mais j'ai autre chose : tu connais le culte de Sulka ?"
- "Une secte sans doute...pourquoi tu me parles de ça ?"
- "Tu dormais où quoi ! Le serviteur qui nous a gentiment envoyé paître, il avait un tatouage représentant ce dieu de la vengeance Il faut faire des recherches là dessus, ce culte reste notre seule piste"
- "Bon je m'y colle alors" gémit son partenaire.
- "Merci, moi je vais reprendre le cas des morsures, ces affaires semblent liées, mais par quoi? "
On n'entend plus que le martèlement des claviers. Les deux sont plongés dans leurs recherches.
Edité par Thanatos le 08/02/2005 à 14h46
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Serena réouvre pour la millième fois le dossier contenant toutes les photos des différents cadavres. Le seul point commun : Toujours ces mêmes maudites morsures… La similitude entre chacune d’elle est frappante : deux trous moyens en haut et quatre petits trous en dessous avec au milieu une plaie carré… Elle a déjà envoyé des mails à tous les éthologues possibles… Néanmoins, toutes les réponses ont été décevantes : aucun animal existant ne réalise de telles blessures… Serena enfouit sa tête dans ses mains et pousse un profond soupir. Ou chercher maintenant ? Cela fait des mois qu’elle stagne… Ce matin pourtant, un nouvel élément s’est rajouté à l’affaire, la mort étrange du faux témoin. Mais toujours aucune piste pour ces morsures … Néanmoins aujourd’hui, elle ne veut pas se laisser abattre par le désespoir. Elle le sent. Aujourd’hui, elle trouvera quelque chose. Regaillardie par ces pensées, elle se replonge dans ses fouilles sur le réseau Internet.
DRRRINNNGG
Allo ?
Oui, bonjour , monsieur Ktapi à l’appareil. Je rentre à l’instant de mon voyage d’un an pour étudier les Zarkrans.. Je viens de voir votre mail…
Elle sursaute en entendant ce nom … Le seul éthologue ne lui ayant pas renvoyé de réponses…
Je pense que je peux vous aider.
Son cœur se met à battre. Peut être enfin pourra t’elle avancer dans son enquête et trouver l’auteur de ces horribles crimes…
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"Je pense que je peux vous aider". Cette phrase résonne dans sa tete et quelques secondes plus tard le telephone se remet à grésiller:
"- vous êtes toujours là ?
- heu, oui, oui... excusez-moi. Vous êtes de retour sur Paris là ? enfin, je veux dire, une entrevue est possible ?
- oui je suis ici. Il faut que je passe au musée des siècles secs. C'est eux qui m'ont demandé l'étude sur les Zarkrans. Vous connaissez ces béstioles ? passionantes !
- oui, heu non, je n'ai pas la chance de les connaitre.
- en fait ce sont de petits..."
Tentant d'écourter la conversation avec cet amoureux des créatures Séréna l'interompt :
"- on dis en début d'après-midi au musée, ca vous va ?
- heu parfait, à tout à l'heure mademoiselle." Puis il racroche.
Séréna raccrocha à son tour en se grondant de sa la façon dont elle a brusquée le vieil homme. "Espérons qu'il ne m'en tiendra pas rigueur" murmura-t-elle.
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Serena pousse un cri de joie en raccrochant le combiné.
Wayne !!! Wayne !!! un ethologue veut nous rencontrer !!! il a dit qu'il pouvait nous venir en aide !!!
Après avoir tourné et viré sur sa chaise ne pouvant plus se concentrer, il est enfin l'heure d'aller à ce fameux rendez-vous.
Après un petit voyage très sportif en hidroglisseur, les voici tous les deux en bas du musée en avance.
"tu vois tu n'étais pas obligé de manquer de nous tuer, on n'avait le temps" grommelle Wayne
A peine a t' il fini de se plaindre, que Séréna a déjà pénétré dans le hall du musée et fonçait droit vers le bureau de l'ethologue.
Poussant un profond soupir, il active son pas pour la rejoindre.
Etrange bureau que celui de cet homme, de nombreuses étagères en cèdre imposantes remplies d'innombrables livres, un grand bureau en ébène débordant de documents. Tout dans un style datant d'avant l'innondation... comme si il voulait conserver une part du passé dans ce bureau.
Bonjour messieurs dames, voulez vous quelque chose à boire avant de commencer ? demande poliment Mr Ktapi en se servant un verre de Scotch.
Non, venons en plutot au fait! replique Séréna trépignante.
J'ai fais quelques recherches suite à votre email et j'ai découvert ...
A cet instant,venant de boire une première gorgée de son breuvage, M Ktapi s'ecroule par terre, mort ...
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Les deux se précipitent vers l'ethologue et ne peuvent rien faire, impuissants. Bien que les secours soient vite contactés, force est de constater que l'homme ne peut être réanimé.
- "Ecoute, tant que la piste est chaude, je fonce chez lui voir si il n'y a pas d'indices là-bas, tu fuines ici avec les collègues, d'accord ?"
- "Bonne idée, oui, tu peux juste déposer la bouteille au labo pour analyses ?"
- "J'y vais, à tout à l'heure..."
- "Mouais ouais", marmone t-elle toute à son investigation, sans distinguer le petit salut qu'il lui adresse.
Après du temps passé à fouiller les étagères, les tiroirs, Séréna semble au désespoir. Les livres n'ont rien donné, les tiroirs ne contiennent que des photos, des calepins et divers ustensiles apparamment indispensables pour le professeur ... Elle s'intéresse alors plus particulièrement au vieil ordinateur, qui semble appartenir à une époque révolue...
- "Mais c'est pas vrai, il n'y a rien du tout dans son ordi, juste des notes de voyage, des comptes rendus d'explorations sur ces Zarkrans à la con ! Rien sur les morsures, pas même une photo ou quoique ce soit, rien du tout", Séréna se prend la tête à deux mains, "et en plus, il travaillait seul ..."
Les interrogatoires des quatre confrères de Ktapi présents dans le musée n'en apporte pas plus. L'homme était un marginal, obnibulé par ses bestioles et l'époque sèche, qui partait en voyage sans rendre de comptes à personne.
Quand elle quitte la zone, n'adressant même pas un regard au jeune flic posté devant le musée, leur mémo-montre se met à sonner. Ce signal .... cet horrible signal .... ne signifie qu'une chose : un collègue est en danger.
Un frisson la parcourt en même temps qu'un terrible pressentiment : Wayne ...
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Son sang ne fait qu’un tour… Elle bondit hors de la pièce. Hélas,arrivée au ponton, une grosse déception l’attend. Wayne a prit le glisseur par lequel ils étaient venus…Elle se retrouve sans moyen de locomotion. Pestant contre cette malchance, elle prend son téléphone et se met à composer de ses doigts tremblants le numéro de son quartier général. Portant le combiné à ses oreilles, elle aperçoit soudain le museau d’un engin flottant dépassant derrière le musée.
Quelle chance un hydjet flambant neuf est amarré, les clefs sur le contact. Désenclenchant le pilotage automatique, elle démarre en trombe, ne prettant pas attention aux injures du propriétaires, trop préoccupée… Pourvu que je n’arrive pas trop tard … Il y a eu déjà tellement de morts… Elle soupire. Pourquoi l’ai je laissé y aller seule ? J’aurais du savoir que cela pouvait être dangereux. Et si il était … Non, Sérénia secoue la tête. Elle ne peut se résoudre à cette éventualité… Elle y tient plus qu’elle ne voudrait se l’avouer. Repoussant ces idées noires, elle se concentre sur sa conduite plus que sportive.
Quelques minutes plus tard, après avoir évité de justesse de nombreux accidents, la voilà qui coure en direction de la maison. Tout à coup, elle se stoppe. Calme toi Sérénia… Le danger est peut être toujours dans les parages … Le cœur battant, son pistolet à propulsion sorti, elle entreuvre la porte.
Elle ne peut réfréner un frisson… Un corps est allongé par terre, immobile. Elle s’avance prudemment vers celui-ci quand une voix la fait sursauter.
« Tout va bien. Il m’a donné du fil à retordre mais tu me connais il m’en faut plu… »
Wayne n’a pas le temps de finir sa phrase que Sérénia lui saute au coup , soulagée qu’il soit encore en vie. Brutalement, elle s’écarte de lui génée par cet excès de tendresse.
Souriant devant son comportement, Wayne lui montre sa découverte.
Un vieux bout de papier froissé probablement trouvé dans la poubelle. Elle frissonne en lisant le premier : Sulka et interroge du regard son compagnon quant au second : « Ulbutar »… Elle se met à tergiverser : Qu’est ce que cela peut il bien être ? Une créature, le prénom d’un homme, d’un autre « Dieu » ???
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Mais l'euphorie est de courte durée.
Dans la pièce voisine, un bruissement de papier se fait entendre : quelqu'un vient de marcher sur une des boulettes de papier de Wayne !
Tout se passe très vite. Wayne, assis sur son lit, se tenant la tête, encore sous le coup de la lutte qui l'avait opposée à son visiteur impromptu, n'a pas le temps ni le réflexe de régir. Serena, elle, est prête. Vigilance constante.
D'un coup de pied majestueux sur la porte, elle écrase celui qui se trouve derrière contre le mur. Tout en progressant rapidement dans la pièce voisine, presque accroupie, elle fait en un éclair un bilan rapide des forces qui lui sont opposées. Ils sont trois : un grand maigre avec un flingue, un grand costaud avec une sorte de longue chaîne dans une main et un pompe dans l'autre, et le petit gros assommé derrière la porte avec un plasmapulseur automatique. En L'espace de une à deux secondes, Serena tire une forte décharge de son pistolet à impulsion en plein milieu du front du grand balaise, et une autre au niveau de l'épaule du grand maigre. Puis d'un bond, elle se place derrière le petit gros de la porte, son pistolet braqué sur sa tempe.
Comme à l'entraînement.
Le grand balaise était allé frapper le plancher avec grand fracas, mort. L'autre avait été secoué par le choc à l'épaule et avait virevolté sur lui-même avant de s'écraser lourdement au sol.
A trois contre une, elle n'avait pas vraiment pu faire autrement. La peur de perdre Wayne encore présente dans son esprit, elle s'était juste efforcée d'éliminer le gros balaise, qui semblait dangereux mais ne détenait certainement pas d'information clé, et de blesser l'autre. Serena n'avait pas pour habitude de faire dans la dentelle.
Tout en braquant le plasmapulseur, trouvé à ses pieds, en direction du grand maigre qui est en train de se relever, elle chuchote au petit gros, toujours son flingue contre sa tempe :
"Qui commande ? De vous trois c'est qui qui coordonne ?
- C'est ... c'est lui."
D'un geste négligeant, elle se relève alors et commence à avancer vers le grand maigre tout en tirant dans la tête du petit gros une décharge de plasma sans même le regarder.
Braquant ses deux armes vers son dernier opposant, un petit rictus de satisfaction déchirant son visage d'habitude impassible, elle entend derrière elle Wayne entrer dans la pièce à son tour. Il ne s'est écoulé qu'une dizaine de secondes depuis son entrée à elle.
"Serena ton style est décidément inimitable ..."
Edité par Thanatos le 19/09/2004 à 22h55
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Ne prétant pas attention à ce que venait de dire son partenaire, elle decoche un coup de crosse dans la joue du survivant, l'attrape par les cheuveux et se retourne vers Wayne. Frappé par la noirceur de ses yeux et l'air satisfait de Serena, il lui fait lacher prise, allonge l'agresseur par terre et lui passe les menottes.
-Serena! Reprends toi!! lui lança-t-il.
Un voile passe devant ses yeux et elle s'éffondre inconsciente.
Tout est noir, de la chaleur, une voix famillière, un nom: Nelrik, un puissant sentiment de danger.
Elle entrouvre les yeux, distingue une pièce plongée dans la pénombre, sûrement une chambre d'hôpital. Une fois habituée à la pénombre, elle reconnait l'infirmerie du commissariat. Wayne est assis sur une chaise à côté d'elle, la tête posée sur le lit, endormi profondemment. Elle ne peut s'empêcher de lui caresser le visage tendrement. A ce moment, un infirmier rentre dans la chambre en allumant la lumière, ce qui réveille Bruce.
-Enfin réveillée, on s'est fait pas mal de soucis pour toi...
-Quel jour sommes nous? le coupa-t-elle.
- Jeudi.
-Qu'elle heure est il? lui demanda-t-elle le souffle court.
-15h dit il en consultant sa montre.
-Déjà!! Il faut vite aller au nouvel hôpital du quartier sud!
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CHAPITRE V
Le temps de rassembler ses affaires et de passer au commisariat, le début de soirée arrive à grands pas. Les deux compères se dirigent alors vers leur speeders et prennent la route de l'hôpital. Les gardes de jour vont bientôt finir leur journée et l'équipe de nuit, constitué seulement de 3 personnes, se prépare à débuter une garde de nuit habituelle.
- Dis donc, tu t'es lachée chez le scientifique...On aurais juré que tu étais entrée dans une rage guerrière.
- L'adrénaline Wayne, c'est tout... Nous étions en face de 3 balaises tout de même.
Mais intérieurement Séréna acquiesce. Lors de cette rixe, elle avait senti en elle une pulsion intense, une envie de violence.
Depuis le début de cette enquête , ce sentiment de violence montait en elle, puissant au fin fond de son être. Depuis le début...
En fait depuis que j'ai le médaillon de ce culte, pense-t-elle
Trop dur de réfléchir en ce moment, elle met en route l'autoradio et écoute la radio Glurp FM le nouveau titre des WaterBoys, le nouveau groupe punk à la mode.
Edité par Roro le Rigolo le 29/09/2004 à 00h52: fotes d'aurtografes caurijés
Edité par Thanatos le 08/02/2005 à 14h47
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Arrivés à destination, les deux policiers se rendent au poste d'accueil - surveillance. Deux vigiles mangent en jouant aux échecs, leurs yeux passant de temps à autre sur les écrans de contrôle. Séréna ayant l'air préoccupée, Bruce prend la parole :
"- Bonsoir messieurs, police fluviale, ça paraît calme ici ...
- Tu m'étonnes, maintenant que tout le foutoir officiel est passé. Tout ce chichi alors que juste le service transfusion est ouvert. On n'a que 7 clients, mais bon l'hosto Glurp est ouvert maintenant.
- On va jeter un coup d'oeil à l'intérieur, bon courage en tout cas
- Si vous voulez voir le doc', il est avec ses patients."
Séréna a l'impression d'avoir une barre derrière la tête. Après être allés voir le médecin de garde ("tout est calme, mes patients dorment, les premières opérations ne commencent que demain"), les inspecteurs vérifient le reste du complexe, en constatant que les différents services sont bien fermés et inaccessibles.
Malgré l'insistance de Séréna, qui est de plus en plus agressive, l'inspection de la banque d'organes ne révèle rien non plus d'intéressant. Le mal de tête se fait de plus en plus pressant, alors que les deux entrent dans la morgue.
Quelqu'un appuie sur son cerveau ... Devant ses yeux défilent des images d'agonies, de meurtres, de carnages ... Elle a dans la bouche le goût du sang.
"-Tue-le !" entend elle
Telle une furie, elle se jette sur Wayne. Celui-ci n'a même pas réagi qu'il a déjà la gorge labourée par les ongles de sa partenaire ... Le sang coule… Tout est rouge autour d'elle. C’est à peine si elle peut distinguer les 8 silhouettes qui se rapprochent. Le médecin, un sourire aux lèvres, sort alors un médaillon de sa poche et déverrouille la porte dissimulée derrière une armoire de la morgue. Des chants s'échappent de la pièce ainsi révélée...
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Séréna regarde ses mains rougies par le sang de Wayne et sent sa gorge retrecir en raison de la terreur soudaine et accablante qui envahit son corps et son esprit. Elle manque de tomber en arrière mais ses bras sont retenus avant qu'elle ne heurte le sol et elle est rapidement relevée, solidement aggrippée par deux silhouettes silencieuses et aux visages étrangement pâles. Leurs poignes sont aussi glaciales et douloureuses que des menottes en fer.
Le medecin se tient toujours devant elle, un éclat flamboyant dans les yeux. Brandissant le bijou a bout de bras face a Séréna, il se met a se balancer d'avant en arrière comme un serpent prêt a frapper, son mouvement imitant le rythme des psalmodies qui se font plus sonores.
Une puissance impure se dégage du médaillon , a tel point que Séréna ne peut se résoudre à ce qu'il entre au contact de sa peau, se débattant, en vain, pour s'en tenir le plus éloigné.
Puis, le docteur se raidit tout à coup et se tourne vers la porte.
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Il chuchote un ordre aux silhouettes dans une langue que Séréna ne comprend pas. Silencieusement, la porte secrète se referme, et les silhouettes disparaissent dans l'ombre, seul le docteur, debout, fait face à la porte, tournant le dos à Séréna.
Dans la pénombre, celle-ci remarque que le docteur tremble, quand un sigle rouge sang apparaît sur la porte. Le docteur brandit son médaillon comme pour se protéger, juste avant que la porte vole en lambeaux dans un silence inquiétant.
Une forme sombre apparaît, la main en avant, elle marche tout doucement vers le docteur qui tremble de plus en plus. Séréna croit distinguer un homme, cheveux long, vêtu d'un manteau, portant une épée appuyée contre son épaule. Elle ne voit pas son visage. L'homme semble prononcer des mots incompréhensibles, une onde de choc partant de sa main va percuter le docteur de plein fouet, se retrouvant à terre, inerte. A ce moment précis, mes silhouettes réapparaissent des ombres, et entourent l'homme au manteau.
-Vous n'êtes pas de taille à m'affronter. Dit l’homme avec un calme inquiétant.
Les silhouettes semblent hésiter. L'une d'elles se lance quand même sur l'inconnu, suivie des autres qui apparemment avaient besoin d'être motivées.
L’homme esquive les coups avec la grâce d’un félin, puis enchaîne coups de points et coups d’épée. A chaque coup d’épée porté sur une des silhouettes, celle-ci disparaît dans une spirale de fumée sombre.
A la fin du combat, il s’approche de Séréna avec élégance, lui saisit la main. Son contact est doux et apaise ses douleurs aux bras, aux mains et à la tête.
-Qui êtes vous ? Demande-t-elle.
-Un nom à si peu d’importance dans une vie.
-Bruce…
Elle se retourne et cherche son collègue des yeux. Celui-ci est introuvable.
-Nous n’avons pas le temps de le chercher. Ils ont sûrement appelé du renfort, et je ne serais peut être pas assez fort pour les terrasser.
Sa voix était douce et réconfortante.
-Mais... bégaye-t-elle.
-Venez avec moi.
Il l’aide à se lever, puis l’accompagne dans chacun de ses pas titubants jusqu'à la sortie de l’hôpital. Une fois dehors, il la fait monter dans son speeder, programme le pilote automatique jusqu'à son appartement.
-Nous allons avoir besoin de vous Séréna, prenez soin de vous. Dit il en la regardant s’éloigner.
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