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Puisqu'il y a des volontaires, lançons donc l'aventure !
Petits conseils :
- Pour la narration, utilisez le présent de l'indicatif.
- Pas de guillemets, un tiret suffit pour les dialogues.
- Evitez la multiplication des rebondissement, et des personnages "principaux".
- N'hésitez pas à faire de longues descriptions des lieus, de l'environnement, des sensations des intervenants, etc.
Pour le reste, à vos claviers, que vos imaginations y guident vos doigts avec dextérité !...
Edité par Abargan le 11/04/2005 à 11h18
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Comme un miroir posé délicatement au pied de la montagne Ichbayak, le lac Dfkouna repose langoureusement, reflétant ses rives forestières par devant les cimes blanchies et les contrefort gris. On y entend peu de bruit, sinon celui de quelques rares petits insectes et animaux : nous sommes dans le domaine des plantes, arbres, arbustes, fleurs, et de tout ce qui vit dans la torpeur, la paix, ignorant les agitations du monde animal...
Pourtant, Uuvnabati, grand guérisseur des siens, a entreprit le périple au travers des cols enneigés d'Ichbayak, véritable muraille autour de Dfkouna et de ses milliers d'essences végétales. Il a fait le voyage seul, car tel est la tradition, afin de trouver ce qui lui faut comme plantes rares pour assurer son rôle de guérisseurs.
Satisfait de s'être enfin défait des vents glaciaux, il décide de se reposer un peu au bord du lac, et de se restaurer... Une agitation inhabituelle d'insectes et d'oiseaux attire son attention, à quelques dizaines de pas de lui, sur la rive septentrionale. Curieux, il s'approche sans crainte, car il connaît bien ces rives et ses calmes habitants végétaux.
A sa grande stupeur, il trouve le corps d'un homme, couvert d'entailles et vêtue de guenilles de cuir lacéré. A ses cotés repose une épée couverte de sang séché. Par une large plaie abdominale, du sang s'est écoulé en quantité, contrastant fortement avec le vert tapis de lierres.
Uuvnabati, connu pour sa curiosité légendaire, s'approche de l'homme, et constate qu'il est déjà mort. Une idée lui vient alors : le corps est encore tiède, peut-être pourra-t'il lire le passé de cet homme dans ses entrailles !
Il sort immédiatement un couteau, prépare un badigeon pour ses mains et entame les incantations rituels...
Edité par Abargan le 10/02/2005 à 14h20
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Resserrant la peau d’ours qui lui sert de manteau, le vieux guerrisseur orque se met a tousser .Il sent le froid s’insinuer dans ses poumons.Il est vieux a present ; n’importe quel orque serait déjà mort a sa place, terrassé par le poids de toute une vie. Mais il est un loyal serviteur de la Terre-Mere, et elle lui octroie la santé d’un orque bien plus jeune.
Cela fait longtemps qu’il n’a plus la patience de supporter les hommes qui tentent sans cesse d’empieter sur son territoire. Certains d’entre eux vont même jusqu'à couper les arbres de la forêt ou massacrer les animeaux sauvages sans adresser la moindre priere respectueuse a la Terre-Mere. Preferant l’outil a la force physique, la raison a l’instinct, ils modifient l’environnement plutôt que de s’y fondre, detruisent la nature plutôt que de composer avec elle. Les hommes ne sont pas faits pour affronter la nature, ils naissent sans defense, n’ont aucune predisposition a resister au froid ou a la chaleur, ne sont munis ni de griffes, ni de crocs et leurs sens ne sont pas aussi aiguisés que ceux des orques.
Non, le guerisseur n’aime pas les hommes mais ce cadavre l’intrigue : que fait-il aussi loin des bastions érigés par ses congeneres ? Il pose ses mains sur les entrailles de l’homme, entonne une mélopée silencieuse et durant sa transe, le mort lui parle, dans un langage etrange fait de sensations et d’emotions. A de nombreuses reprises, il lui semble toucher du doigt le mystere de sa mort mais toujours le secret entrevu lui echappe .Le corps d’ Uuvbanati ,affaibli et meurtri par les morsures du froid, disparait sous une legere ondée mais son esprit reste concentré sur ce que le mort doit lui reveler .
Soudain, un mot se fige dans son esprit, coupant court a la contemplation des souvenirs du mort : « Nains !!! ».
Toute sa vie ,le guerisseur a assisté aux abus perpetrés par les humains sur sa terre adorée mais rien n’est comparable a la souillure de cette race sans honneur qui ne jure que par la poudre. Les hommes, las de guerres sans victoires avec les nains, ont décidé de quitter leurs terres.
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Après avoir ressenti les émotions, la peur et les angoisses vis à vis de la mort de cet homme, Uuvnabati ne pouvait se résoudre à laisser cet homme ici, abandonné comme un vulgaire chien à la merci des charognards. C'était un complexe courant après une communication mentale ou une lecture du passé d'un homme que de s'appitoyer sur son sort ou d'avoir du ressentiment pour lui.
-Après tout, c'est normal-, se rassurait Uuvnabati.
-J'ai partagé les émotions les plus intimes de cet homme, il est normal que je me soucis de ce cadvre, qui n'est plus en fait qu'une enveloppe corporelle...-
Il savait bien que de toutes facons, la Terre-Mère l'avait déjà rappelé vers elle, et qu'il ferait bientot partie intégrante de la Nature, comme toutes les créatures qui décèdent en ce monde.
Il décida donc de lui creuser une tombe, pour que la mère nature le reprène dans une sépulture à peu près décente. Il creusa un trou à mains nu dans le sol, s'aidant un peu d'une branche.
Quand il eu mit cet homme dans le trou, il le referma en priant Mère Nature de le reprendre rapidement et dignement.
Il se recueuillat un instant devant cette sépulture misérable, et se dit que la cruauté pouvait atteindre des sommets en ce monde si barbare et violent depuis le debut de cette stupide guerre...
Edité par Pyrithe le 04/03/2005 à 22h34
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Creuser ce trou lui a réchauffé le corps pourtant, après avoir lu dans les entrailles de l’homme, un froid d’une nature différente l’envahit maintenant. Même sa fidèle peau d’Ours qu’il serre autour de lui ne lui est d’aucune aide. La pluie se fait plus forte tandis qu’il cherche l’origine de ce froid nouveau. L’eau commence à ruisseler sur le sol et emporte avec elle la terre qu’il vient creuser de ses mains.
L’eau.
La source de toute vie.
De son commencement à sa fin ultime.
Les images lui reviennent en tête alors qu’il contemple la formation de petites rigoles dans la terre meuble.
Les nains.
Une race étrange, avide, cupide, querelleuse et d’une fierté sans limite. Creusant sans relâche le sol à la recherche de nouveaux trésors. Aucun respect pour la Terre-Mère.
Mais on ne défie pas la Terre-Mère impunément.
Ses colères passées auraient du inciter ce peuple à plus de discernement pourtant il n’en est rien.
Uuvnabati pose alors la main sur la sépulture où c’est formée une flaque maintenant. Il cherche la communion avec cette Mère qu’il chérit tant lui, le guérisseur. Un chose étrange se produit. Il sent remonter de sa main une chaleur inexplicable. Il la sent remonter le long de son bras puis se diffuser dans tout son corps.
Uuvnabati reste là à essayer de comprendre ce qui se passe. C’est la première fois de sa pourtant longue existence qu’il éprouve ça. Soudain toutes les images précédant la mort de l’homme l’assaillent. Les images sont si fortes qu’il rompt le contact en soulevant sa main de la terre. Les images continuent pourtant de danser dans sa tête comme un message qui lui serait destiné. Jamais auparavant il n’avait vécu ça. Les images provenant de la lecture des entrailles ne persistent pas une fois le corps en terre…
Il voit le sort de l’homme se jouer devant ses yeux, traqué comme un animal par une horde d’êtres de petite taille.
L’homme se défend jusqu’à l’épuisement puis, rejoint par la horde, est laissé pour mort. Il se met alors à ramper jusqu'à arriver l’endroit où Uuvnabati creusera sa tombe.
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La tête lui tourne, pourquoi tout à coup ces visions? Il ne comprend pas. Il vacille, il va tomber. Il s'appuit de tout son poid sur le tronc d'un des nombreux arbres qui l'entourent, ces arbres recouverts de mousse depuis bien longtemps déja. Des larmes coulent à présent sur son visage. Il reste un instant là, à regarder cette nature qu'il a appris à connaître, petit à petit dès son plus jeune âge puis il sent que ses jambes ne le soutiendront plus longtemps. Il s'effondre, de nouveau en contact avec la Mère, les larmes se mélangent avec les gouttes qui tombent du ciel. Ainsi, il est presque en communion avec la Vie...
La Vie... Oui cette vie qu'il sent s'en aller. La tête reposant au sol, il embrasse cette terre que ses pieds et ceux de ses ancêtres ont foulés tant de fois.
Son souffle se fait court et pourtant il ne ressent aucune douleur à part ce froid insoutenable.
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Son corps s'engourdit de plus en plus sous l'action de ce froid insoutenable. Un froid qu'il n'a jamais connu malgré ses incessantes pérégrinations à travers le monde, même dans les terres désolées du nord, pourtant balayées par des vents violents, ponctués de tempêtes de neige.
Soudain, une lumière irréelle apparait, elle semble surnaturelle, tellement est intense sa blancheur. Il s'attend déjà à recevoir la visite d'un dieu. Après tout, qui pourrait se préocupper d'aveugler un pauvre mortel, afin de lui épargner une vue terrible d'horreur ou de beauté, si ce n'est un dieu.
L'air résonne du bruit que font des animaux qui courent dans une prairie, ou un sous boisou les rues d'un bourg. tous ces petits bruits de pas, halètements d'animaux essouflés ou cris de joie, le remplissent de bonheur. L'air embaume de fleurs, de blés en herbes, d'eau fraiche qui dévale le lit escarpé d'un torrent. Et ce soleil si chaud qui le berce, et l'entoure d'une couverture si douce.
Tout cet afflux de sensations si agréables, ne serait ce pas plutôt le paradis? Après tout, il se sent empli d'un sentiment de plénitude, une joie profonde qui n'est pas humaine. Soudain, le voile lumineux se déchire, le paysage est magnifique et correspond à tout ce qu'il a ressenti. Mais, qu'elle est cette chose qui s'avance vers lui.
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Uuvnabati distingue un visage, un enfant, non ! trop de rides, peu à peu les traits de la créature se dessine un nain lui tend la main. Au moment où il l'attrape, tout reprend sa place, il revient à lui découvrant alors un petit homme à la barbe rousse nattée au vêtement de cuir sombre richement ciselé, les sourcils en broussaille qui essaye tant bien que mal de l'aider à tenir son équilibre.
- hé vieil orc, tu m'entends, hé ho fais un effort, je ne pourrais pas tenir longtemps. Les gouttes de sueurs couvrent le visage du guerrier nain grimaçant sous l'effort.
Uuvnabati se redresse soulageant du même coup le nain qui retombe lourdement dans une flaque de boue. Ils se retrouvent alors tous deux en un face à face étrange et déroutant.
- hum ! s'éclaircissant la voix tout en nettoyant la boue sur son armure de cuir.
- je me présente, Ajacit de Tyrox, à qui ces terres appartiennent.
Uuvnabati reste silencieux, incapable de faire un mouvement, fixant l'étranger.
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- Ecoute vieil orc, donne-moi au moins ton nom, que je sache qui j'ai sauvé d'une honteuse noyade dans une flaque de boue…
Uuvnabati reste coi, écarquille ses yeux brumeux, et incrédule, examine les alentours.
- Tu m'as l'air bien choqué ! Des brigands auraient osé attaquer un vieux quetteux sur mes terres ?!?
- Je n'ai plus rien, maître Nain, pourriez-vous me fournir le gîte et le couvert pour ce soir, improvise Uuvnabati, tentant de se maintenir debout malgré ses vertiges.
- Bien sûr, et tu en profiteras pour me décrire les fourbes qui t'ont agressé, que je leur fasse donner la chasse !…
Le vieil orc cache sa surprise. Une telle hospitalité de la part d'un nain pour un orc, dans toute l'histoire de son peuple, ce n'est jamais arrivé. La terre qu'il foule aussi est étrange. Il ne la connaît pas, pas plus que les arbres qui longent cette rivière inconnue. Même la ligne d'horizon ne lui rappelle rien, alors qu'il est le plus grand voyageur de son peuple.
Des chants ancestraux lui reviennent en tête, évoquant l'eau purificatrice. Comme le vent transporte l'âme, l'eau porte le corps, et permet parfois d'aller plus loin que le connu. Qu'il est possible d'aller par-delà les chants, comme disent les sages…
Le nain lui tend un bâton et son bras.
- Je possède un moulin à quelques pas, tu t'y reposeras et j'enverrai un message à mes soldats.
Marmonnant quelques remerciements, le vieil orc simule une fatigue qu'il ne ressent déjà plus : son esprit est fort et corrige vite les faiblesses de son corps. Il tâche de prendre des points de repère et tente de s'accommoder de la présence du nain. La haine viscérale héritée de ses ancêtres est bien difficile à apaiser. D'autant que ce nain semble sincèrement attentionné.
Edité par Abargan le 22/09/2005 à 16h47
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