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"La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles"
Un arbre sublime s'élève au-dessus de la forêt.
à l'ombre de cet être quasi-divin, une atmosphère paisible vous enchante. Les dryades se cachent, mais laissent entendre au loins leur chant mystique. Sur la mousse fraiche et douce dans la lumière tamisée, on peut distinguer les traces des lutins venu entretenir ce lieu de culte...
Des lucioles éclairent l'entrée du temple dans la base de l'arbre et vous guident à l'intérieur du lieu sacré.
De gigantesques escaliers mènent alors aux plusieurs étages de ce temple vivant.
Le souffle s’éteint.
Le monde dans l’arbre de la Forêt supérieure s’éteint.
Mais, à l’extérieur du temple, la Vie et la Mort s’entremêlent soigneusement. Le ciel s’obscurcit et laisse se déposer, dans le parc qui l’entoure, une nuée d’argent pur, d’étincelles de couleur ocre, formant un voile d’une trame aussi belle que terrifiante, nimbant chaque silhouette, chaque brin d'herbe . Et, l’arbre lui-même, voit ses racines remonter à la surface de la terre, ramenant entre elles des cendres rosées entre les mottes d’herbe ; emportées par une légère brise, les cendres se recoupent sur le voile d’argent, et y demeurent prisonnières. Les Dryades se taisent, et se retirent dans les arbres tortueux leur servant de refuge, leurs visages évanescents se fondant dans l’écorce rude pour y demeurer. Seules les feuilles, d’un velours vert luxuriant, frissonnent encore légèrement.
Le temps de l’innocence est passé.
La Mort existe à présent dans le parc, plus sûrement qu’elle ne l’a jamais été, et y pose son empreinte mélancolique, attachant les marques de sa présence par chaque souvenir de Thaïs, gisant au cœur de l’arbre. Attendant de se réveiller
Et, autour de l’arbre, des plantes sauvages, des fleurs de lierre, viennent s’épanouir, glissant le long du tronc comme de nouvelles reliques d’une solitude que rien ne pourra jamais effacer.
Shariva, Déesse de la mort et de la vie, vous y attend...
Edité par Thaïs Erin le 15/08/2006 à 12h17
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295 messages, dernier de Knapp (Contrebandier | niveau 7) le 12/09/2008 à 14h49
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#261
Seth Obscur (Lame de Mort | niveau 14)
le 25/12/2006 à 03h37
*Sabat avait poussé des cris de douleur stridents lorsque les ombres avaient léché sa peau comme des langues de flammes en détachant ainsi des lambeaux éparses. Le pendentif s'était mis à briller de plus belle, lumière rouge filtrant à travers la fine peau de l'alchimiste.
Assaillie par les hurlements dans sa tête, Sabat n'avait pas fais attention à Seth et avait vu la main de la fée s'ouvrir et rester pendue à l'arbre comme si cela avait été un mouvement exercé de plein grès...
Les ombres avaient fait demi-tour, se retirant à une vitesse folle et entourant l'alchimiste, se glissant entre le tronc et le bras, observant comme des bêtes curieuses... Sabat avait à peine entendu la voix de l'elfe derrière elle, choquée par l'étrange sensation laissait par les ombres de la fée. Pourtant, elle s'était précipitée, les bras en sang, les habits tachés, à genoux, sur les feuilles dans un état de décomposition bien trop avancé pour paraitre naturel, la main droite sur le pendentif, l'autre la retenant de tomber.
Lentement elle leva les yeux vers Thaïs qui la haïssait de son regard hautain emplis d'une douleur qu'elle retenait... Sabat vit les doigts de la main s'articulaient et un sourire dément se dessina sur le visage froid de la fée.
La jeune elfe recula à quatre pattes, serrant le pendentif dans sa main si fort que quelques gouttes de sang commençaient à perler sur son poignet.
La scène était comme figée, la fée contre l'arbre prête au pire, l'assassin planté sur ses pieds prêt à tirer et Sabat terrifiée assise à terre prête à prendre la fuite.
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* Quelque chose vient de se produire, une rupture s'étendant aux Ombres, du mal et de la tristesse, de la douleur et du vide. L'air se déplace et se fige autour de Thaïs, en suspension dans ce qui ressemble à s'y méprendre à une valse de contours humains et décharnés, et un liquide trouble glisse lentement le long de son bras. Ce n'est pas du sang, car les mouchetures en sont bien trop sombres, et les reflets aveuglants. Quelque chose d'indéfinissable, au bord d'une folie qui danse encore d'un pied incertain. Des gémissements sourds se propagent en un tissu de sons chamarrés autour des deux silhouettes, des figures agiles et dotées d'une volonté propre, dont peu à peu se dessinent les traits, alors que près de la fée se dilue l'atmosphère en un néant abyssal. Seth n'esquisse pas un geste, mais ses muscles sont tendus à se rompre, et sur le visage de l'elfe accroupie près de lui, serrant entre ses mains le pendentif brûlant, se lisent tout un panel d'émotions, où prédomine une souffrance indicible, car dans son esprit, les Ombres muent, abandonnent leurs drapés d'obscurité et cherchent activement, pressant la peau de ses joues pâlies sous le choc, s'infiltrant à la surface éraillée de son âme.*
* Près de l'arbre aux racines empreintes des amas d'une terre friable, la fée sourit plus distinctement, et se retourne face aux Spectres formant autour de son corps un rempart de nacre. Un des visages hâves, moins fragile que les autres, plus tangible déjà, avance une main dont les veines bleutées, à la lumière ténue d'une aura d'or, tracent des arabesques semblables à celles qui parsèment les bras de Thaïs. La main s'approche, se tend, et effleure doucement le front moite, lissant entre ses doigts fins les mèches poisseuses de sang.*
* Silence.*
* La lame entravant les mouvements de Thaïs luit, se tord, comme prise de folie, et sur sa surface apparaissent des filaments d'argent ténus, coulant jusqu'au sol craquelé en se teintant progressivement des Ombres dont les murmures reprennent autour de Seth et de Sabat. Puis le coutelas retombe avec un bruit de tintement, et la terre, dans une plainte gutturale, s'entrouvre sur un paysage de folie. De pourpre et de cendres.*
* Et le monde s'éteint*
Il y a bien longtemps que nul n'avait osé me menacer, du moins je le crois…
Du moins est ce ainsi que je m'en souviens.
Une simple étincelle de lumière jouant sur la surface lisse de l'épée, une moucheture de sang sur une chemise si blanche. Et l'étincelle s'est propagée jusqu'à mon esprit, et je l'ai amplifiée jusqu'à en meurtrir le monde, car d'aussi loin que je me souvienne, jamais je n'ai autant souffert, dans ma vie d'errance et de doute, dans mon antre de rouge et de glace rèche, plus qu'en cet instant où sous le tissu tâché s'est éteint un coeur.
Mais aujourd'hui je ne me rappelle plus même son nom...
* La voix gronde sous le poids des mots qui s'entrechoquent à une vitesse infernale, mélangeant à loisir les sanglots amers, secs, d'enfant apeuré, et le son plus rauque d'une entité atroce se pliant et se dépliant sous le corps de la fée. Mais de Thaïs à présent, on en peut plus rien distinguer*
Et la dernière personne à avoir porté la main à son arme devant moi en est morte, comme en sont morts des milliers d'autres qui n'ont pas même eu le temps de vivre suffisamment pour comprendre l'univers.
Ce fut ma première erreur, car jamais avant je n'avais enchaîné à ma violence de simples innocents, jamais encore je n'avais laissé le poids de ma haine se porter sur des êtres qui ne m'étaient rien.
* Quelques filaments plus indolents de nacre tortillent leurs anneaux sur le sol, éclairant par intermittence les fêlures de la terre hurlante à présent, comme animée d'un feu intérieur la réduisant en amoncellements de néant, alors que la voix de Thaïs s'élève, plus proche que jamais des deux personnages. Sur la jambe de Sabat flotte un instant la caresse de la soie, et ce simple contact lui donne envie de crier, tant il lui semble que de cet effleurement naissent encore plus d'Ombres léchant son esprit en étreintes malsaines. Une main agrippe avec force le bras alourdi par l'arbalète de Seth, mais le ciel d'encre n'en éclaire ni les contours, ni la forme. Et peut être est ce mieux ainsi. A présent le souffle de la fée, d'un froid atroce, d'un froid aride, résonne à ses oreilles*
Mais sais tu ce que l'on dit des erreurs, qui que tu sois ?
Qu'une fois achevée la première chute, les coups se font de plus en plus proches, qu'il n'existe pour les choses de mon espèce qu'une longue descente, et que l'âme s'y enlise, avant de s'y perdre.
La fin est plus aisée, lorsque l'on s'est habitué à la contempler, tellement de fois, dans tellement de regards différents, et pourtant toujours identiques…Tu dois me comprendre mieux que personne, assassin…
* Un bras mince, où s'entrecroisent les arabesques mêlées de sang sombre, s'approche de la flèche, et lisse presque tendrement ses arêtes tranchantes.*
Les armes sont vaines contre moi, car je suis déjà morte, je suis morte depuis ma naissance au monde, je suis morte quand mes espoirs, fragiles, fous, ont été emportés dans la destruction de mon univers, je suis morte, chaque fois que j'ai dû achever les vivants, et à chacun de leurs cris, et à chacune de leurs larmes.
Pose ça.
* La pression se fait avide, et le silence n'est rompu que par les battements précipités d'un coeur, ou du bois défunt qui achève de perdre sa sève, ou des Ombres qui se propagent, et les doigts des Spectres s'empare de l'arme, avant d'en fendre, d'un mouvement trop rapide, l'acier détrempé.*
Je ne suis ni ton ennemie, ni celle de Sabat, mais je n'ai jamais connu qu'une voie, et je m'y tiendrais.
Ton amie m'a posé des questions, j'y répondrais en temps voulu. Mais ce médaillon devra m'être rendu, de gré ou de force il le sera, car ses épaules sont trop fragiles pour le porter, alors que les miennes ont déjà ployé…
Menace moi encore une fois, et je n'hésiterais pas.
Détruire…J'en ai eu l'habitude, jadis, et je peux facilement la reprendre, car à présent rien ne me retient plus.
Je n'ai plus, ni attaches, ni faux semblants, et je suis lasse de me contenir quand je voudrais hurler. Alors, ne me menace plus jamais.
Edité par Thaïs Erin le 25/12/2006 à 17h58
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*Quand Thaïs Erin avait bougé, Seth avait voulu appuyer sur la gâchette de son arme. Mais une main sombre l’en avait empêché.
Elle lui parlait, elle lui parlait de la mort.
Et pendant ce temps, ses doigts d'ombre avide avaient envahi l'arbalète, faisant céder l'arc d'acier.
Seth lâcha l'arbalète maintenant inutilisable et recula d'un pas, les filaments d'ombre ne le lâchèrent pas.
Quel était donc ce sentiment étrange qui lui broyait les entrailles ? Malgré tout ce qu'on lui avait dit, ce qu'on lui avait appris, serait-il lui aussi sensible à ce sentiment atroce ?
De prédateur, il était passé dans le rôle de proie. Un second sentiment avait pris place en lui, de la rage sans doute.
Un appel grandissait en lui, comme une faim dévorante, Ïrmaëht l’appelait. Il devait y résister, pour le moment.
Il s’adressa à Thaïs Erin d’une voix froide.*
Je t’ai attaqué, tu pourrais me tuer, et tu ne le fais pas, pourquoi ?
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Pourquoi je ne te tue pas, tout simplement, et mes ennuis seraient achevés…
La mort est bien plus subtile qu’un échange quelconque de sang et de larmes.
Crois tu que vous détruire m’apporterait une quelconque joie, que je me sentirais plus vivante de déchirer les chairs et de faire couler mes dernières pensées humaines sur vos plaies ?
Je l’ai parfois crû, moi aussi, avant de comprendre que rien ne ferait taire les Ombres de ma propre folie, que rien n’effacerait ma peine muette.
Mes yeux sont condamnés à voir, même lorsque le monde s’éteint, mais…
Mais je ne suis pas si cruelle.
Nous ne lutterions pas à armes égales.
* Les morceaux épars de l’acier gisent à terre, là où l’obscurité rampe sourdement, envahissant chaque zone, aussi infime soit elle, du paysage qui n’en est déjà plus un, et la pression des mains s’infiltrant dans l’esprit de Seth devient intolérable, de crissements en gémissements elle se propage, sinueuse, insidieuse, soulevant les veines fragiles et les peaux délicates. Les cheveux de Sabat s’agitent sous la légère brise l’étreignant, et la brise se fait plus douce encore, d’une douceur glaciale plus effrayante que la brutalité ou la violence, lorsque les mèches argentées de la jeune elfe se teintent d’un liquide trouble, glissant le long de son cou frêle, entre ses mains fermées en une vaine tentative de rejet contre ce qui la possède peu à peu. Sur le médaillon dont la pierre luit faiblement, les couleurs irréelles, seules traces de vie sursautant dans le brouillard tissé. Entre les arbres déracinés, se brisent les branches lourdes, encore couvertes de feuilles tendres, dont le vert peu à peu perd de son intensité. Seth secoue la tête, et durcit les muscles de son corps, mais sur ses fibres nerveuses se joue une symphonie de souffrance en demi teinte qu’il ne parvient pas à maîtriser, et chacun des mouvements qu’il esquisse lui semble être entravé par une volonté de fer, quelque chose d’indéfinissable dont la présence écrasante se reflète dans la danse des Spectres, s’agitant en secousses sous leurs contours nacrés.*
* Seules créatures visibles, fantomatiques, car Thaïs se confond avec les Ombres dont elle se drape, comme on apposerait un masque sur son visage, et seule sa voix, trop calme, presque détachée, atteste de son existence. Comme si elle n’avait jamais été…*
* Spectres et Ombres, Vie et Mort, L’onde d’une puissance qui dépasse l’entendement, et le feu consumant lentement tout ce qui peut encore être, ravalant ses flammes d’ocre aux confins de la terre meurtrie.*
* Et ses visages, tour à tour emplis de tristesse ou de haine, leurs gestes délicats contrastant avec la colère qui ourle le sol d’une plaie sanglante, forment une toile dont la peinture s’écaille, tombe en lambeaux, avant de se redessiner, plus sombre que jamais.*
* Seth jette un regard à Sabat, allongée près de lui, dont les yeux clos, sous la membrane souple des paupières, tremblent encore en frémissements presque imperceptibles, et il se dégage de la gangue poisseuse qui l’envahit, les épaules dressés, droites sous la gifle du vent qui l’assaille soudain, s’infiltrant sous ses vêtements, et il sent poindre à son côté droit, puis au gauche, le tranchant d’une pierre, ou peut être est ce d’une main dure. Avant même d’avoir pu y poser son regard, la sensation d’être écartelé, non plus en sa chair, mais dans son esprit même, se fait plus violente, et il porte la main à ses nouvelles blessures, d’où glisse un sang putride, des mouchetures moirées se mêlant au liquide vital, courrant sur sa peau dénudée ; ses mains disparaissent sous la brume s’élevant en volutes épaisses autour de lui, et ses pieds quittent le sol, si tant est qu’ils ne l’aient déjà pas quitté depuis longtemps.*
* Le sol s’embrase lorsqu’il y atterrit lourdement, creusant au sein de la terre asséchée un berceau de fêlures d’où montent des gémissements, qui n’ont plus rien d’humains, qui ne ressemblent à aucune chose connue, et un linceul de brouillard huileux s’appose, comme un cataplasme, sur ses plaies*
Ne m’empêche pas de faire ce qui doit être fait.
Je n’ai ni la patience, ni le temps, ni même la force encore de t’expliquer pourquoi, comment, de t’enseigner ce que l’on m’a appris, et de réveiller en toi des échos qui sommeillent en ce moment même, assassin.
Des échos…Finalement, c’est tout ce que nous sommes, et tout ce que nous valons.
* La voix s’éteint sur ces dernières paroles, et Sabat sent sa gorge se nouer quand une main glacée effleure son visage, une main dont le dos s’orne d’arabesques et de détours obscurs, et cette peau…cette peau qui n’est plus qu’un rempart dressé face à l’impensable ; là où les manches s’ouvrent sur un bras mince, fusent des traînées de nuit, et de luminosité maladive, le lien ultime entre Thaïs, les Spectres, et l’ombre de l’univers, amassés en ses veines comme un présent monstrueux. Un noyau placentaire, dont les cordons s’étirent sous les efforts de la fée. La main de la jeune elfe s’entrouvre malgré elle, et l’éclat de la pierre éclaire, pour un instant, les yeux de Thaïs, où plus rien n’existe, où l’or de l’Eldoran et les coulures noires dominent, puis se perdent dans les iris, sous les boucles rousses.*
* Le bijou rampe faiblement, la chaîne d’argent résonnant en un crissement aigu, avant de se fondre dans la paume de la fée, qui referme sur la morganite et ses reflets mauves ses doigts fins, agités de frissons.*
* Et la lumière, de nouveau, se consume dans l’ombre.*
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#265
Thaïs Erin (Grand Alchimiste des Arcanes | niveau 19)
le 26/12/2006 à 12h18
*Alors que June cours à perdre haleine ... suivi par une étrange fumée... et certainement par un fou furieux avide de lasagne, il apperçoit du coin de l'oeil une silhouette familièrement mal aimé...* Thais ! ... parfait...
*Il fait un détour, peut être le samouraï n'arriverait pas à le suivre... mais avec ces signaux de fumées ça allait être difficile de lui échapper... il s'approche de Thais, celle ci a à peine le temps de l'entendre, il arrive nez à nez, à quelques centimètres de son visage, le temps de lui faire un clin d'oeil, elle sent une main qui passe rapidement par ses reins, elle entend à peine un déchirement de tissus, entraperçoit un torse nu au milieu d'un grand chamboulement de vêtements... Thais confuse de cet étrange manière de faire la cours, se rend compte aprés un instant que le bas de sa robe a disparut, près d'elle les vêtments de l'assassin sont par terre, et elle voit June Solmendil courant avec pour seul vêtement le bas de sa robe en pareo, qu'il tient à deux mains, car pas encore bien fixé...passant près de son collègue il lui cède:*
bonne chance, si tu voyais l'état de sa chambre...
* June reprend sa course folle...*
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#266
June Solmendil (Ombre | niveau 18)
le 26/12/2006 à 20h55
*Elessar arrive aussitôt pistant la fumée et il voit Thaïs le regard rêveuse après le passage éclair de June. voit ses fringues au sol et s'essuie le visage avec le falsard homoelfique rapidos puis les jette derrière lui sans regarder et ne voit pas que ça tombe sur la pauvre Thaïs encore sous le charme de l'elfe...*
désolé pour le dérangement!... et pour l'odeur! June ne digère pas bien les lasagnes!
*continue à courir derrière June*
SACRIPANT!!!
Edité par Elessar Felagund le 26/12/2006 à 21h33 : suite à la rivière de l'ouest
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*La souffrance était devenue insoutenable. Seth n’arrivait plus à se relever, son visage semblait avoir toujours été incrusté dans la poussière. Des mains d’ombre fouillaient son esprit. Elles ne cherchaient rien, voulaient juste le faire souffrir. Mais au plus profond de son esprit restait une voix, minuscule, mais plus Seth sombrait, plus cette voix se faisait insistante. Seth céda à cet appel et dans un mouvement lent, saisit Ombrelune. Des reflets de la pierre de lune jaillirent des ombres noires comme une nuit sans lune, qui enveloppèrent l’esprit et le corps de Seth, repoussant d’autres ombres. Ces ombres ne faisaient pas souffrir, elles ne le pouvaient pas, mais elles se nourrissaient de vie. Mais la vie avait, en grande partie, déserté les lieux. De long filaments jaillirent pour effleurer les corps de Sabat et Aelthan.*
Non.
*Le mot avait claqué dans un silence de mort, il ne comprenait aucun sentiment, les ombres devaient bien se nourrir de quelque chose. Les filaments refluèrent et dansèrent autour de Seth qui s’était relevé. Son corps était maintenant aussi sombre que celui de Thaïs Erin.*
Je te comprends, la fée, je ne suis pas de taille. Mais je te comprends. Tes ombres ne peuvent plus me tuer. Rend ce médaillon à son propriétaire, faisons ce que nous avons à faire et je te le rapporterai.
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#268
Seth Obscur (Lame de Mort | niveau 14)
le 26/12/2006 à 23h56
*Seth et Thaïs s'affrontaient du regard comme deux géants essayant d'intimider l'adversaire avant le combat... Sabat était toujours à terre, elle avait rouvert les yeux et fixait le médaillon dans la main de la fée. Elle se leva doucement et fronça les sourcils, les yeux toujours rivés sur la lueur violacé. Elle entendait des chuchotements dans sa tête, pas les hurlements que Thaïs donnait à entendre, non, il s'agissait d'une rumeur douce et forte à la fois. Les paroles étaient confuses, rien ne ressortait de ce brouhaha et pourtant elle savait ce qu'elle devait faire. Elle tendit le bras, le levant lentement, le poing fermé. La lumière devint plus forte, alors qu'elle ouvrait son poing, le pendentif força la barrière de doigts qui l'emprisonnaient au creux de la fée. Alors que ce mélange d'argent et de morganite s'envolait peu à peu, Thaïs posa ses yeux sur Sabat et tira dans le sens opposé.
Le bijoux était suspendu en l'air comme lorsque l'elfe l'avait montré pour la première fois à l'alchimiste. Sabat se concentra un peu plus fort, elle pensa à l'avoir dans sa main, autour de son cou...
La force inverse céda et alors que le médaillon venait se loger dans sa main, Sabat poussa un cri qui brisa le silence. Son corps fut pris de spasmes et elle se cambra sous la douleur, douleur affreuse, horrible, insupportable, comme-ci on lui arrachait des morceaux de chaire, comme-ci ses membres se brisaient d'un seul coup.
Dans la main de la fée il restait trois pierres fuchsia...Trois de ces pierres qui composent le médaillon, pierres qui rougissaient de plus belle.
L'elfe serra encore plus fort le pendentif et peu à peu les spasmes diminuaient jusqu'à passer totalement. La fée la regardait :*
Tu as ce médaillon parce que j'ai accepté que tu l'aies. Allez vous en maintenant, j'ai autre chose à faire, autre choses de plus important. *Elle referma sa main sur les pierres.* Et je garde ceci en t'attendant.
*Sabat avança d'un pas décidé sans faire attention à Seth qui la suivait.*
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#269
Sabat Tailor (Trafiquant | niveau 10)
le 28/12/2006 à 09h06
*Après un dernier regard jeté à Thaïs, Seth suivit Sabat, l’arme toujours à la main et des ombres entourant toujours son corps.
Au moment où il sortait de la zone dévastée, il tomba à genou et planta profondément son arme dans le sol. Les ombres se précipitèrent le long de la lame et sur un rayon de près de dix mètres, plantes, insectes, petit rongeur, tous se desséchèrent et moururent. Puis il rangea sa lame et rattrapa Sabat.*
Nous partirons dans une journée, j’ai un boulot à finir, rejoignons-nous à la taverne demain et nous partirons immédiatement, soyez discrète.
*Ils partirent en direction de la ville et disparurent.*
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* Son attention était portée vers le ciel qui se dégageait lentement, laissant filtrer quelques rayons dorés de l’astre de jour. Un petit sourire sur les lèvres, elle marchait laissant ses pensées vagabonder sans raison aucune d’appréhension quant au lieu où ses pas la menaient.
Cependant, à mesure qu’elle s’approchait du temple de Shariva, sa quiétude avait fait place à la méfiance. Tandis qu’elle distinguait nettement la cime de l’Arbre par-dessus toutes autres, un frisson, comme un doigt glacial parcourant le long de son dos, la fige éveillant ses sens.
Elle n’arrivait pas encore à en cerner exactement la raison et puis elle l’entend ; le silence. Le vent passait dans le feuillage animant les arbres autour d’elle, mais les dryades s’étaient tues. Elle remarque à présent quelques signes étranges à ses yeux, comme le tapis de feuilles mortes qui recouvraient le sol de cette partie de la forêt jusqu’à présent préservée des changements des saisons…
L’hiver avait-il pénétré jusqu’à l’Arbre ?
Elle continuait de s’avancer prudemment d’une démarche presque féline, à présent intriguée et attirée plus que jamais vers le centre ou battait le cœur de la forêt.
Soudain, elle s’arrête encore et cette fois une vive impression de douleur s’empare d’elle lorsque son regard se pose sur les arbres… la végétation… les animaux… tous morts… morts comme foudroyés sur place par une sorte de malédiction. Un long moment, elle reste immobile, pétrifiée comme en état de choc profond.
Au milieu de ce cercle désolé de destruction se trouvait l’Arbre… elle commence à marcher le contournant et restant à distance retenant son envie de s’en approcher et de poser ses mains sur son écorce.
Bientôt, elle distingue une silhouette féminine non loin, assise sur un rocher couvert de mousse brunie. les mains dans les plis de sa robe, elle semblait lasse, comme si le poids du monde se tenait sur ses épaules. Sans peine, Fleur devine que la nouvelle prêtresse se tient devant elle.
Sans un mot, Fleur marche vers elle et bientôt la jeune femme sent sa présence levant la tête dans sa direction. Leurs regards se croisent. L’expression de ce regard sans age reflète la douleur que l’archère ressent au plus profond de son âme depuis son arrivée en ces lieux…
Fleur la reconnaît. Ces boucles rousses encadraient son visage pâle de porcelaine lui donnant un air de fragilité qui la touche, comme la première fois qu’elle l’avait vue, il y a longtemps, auprès d’un feu et qu’elle lui avait ouvert son coeur…
Fleur laisse glisser sa capuche dans son dos dévoilant sa longue chevelure sombre et dépose son arc lentement à terre avant de s’incliner avec grâce devant la faery, prêtresse de Shariva.*
Nos chemins se croisent à nouveau, douce Thaïs…
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#271
Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 18)
le 02/01/2007 à 11h28
* Au départ, au commencement, on raconte qu’il n’y avait que la douleur d’un mage, ce genre de souffrance qui imprègne chaque parcelle de l’être humain, annihile tout autre sentiment sur sa route de destruction, comme une odeur de souffre et d’enfer suit l’éternelle damnation. Du moins, c’est ce qu’on a jadis raconté à Thaïs, c’est ainsi que l’on nommait l’Eldoran, que l’on justifiait son existence injustifiable, par le poids de mots qui n’auraient pas dû être prononcés, par la douleur de gestes qui n’auraient jamais dû être esquissés, par des chemins brumeux, des zones de non-dits, qui auraient dû rester dans les Ombres et s’y complaire à loisir. Seulement, la vivre, chaque jour, dépasse l’entendement des plus crédules…vivre une malédiction insensée dont nul ne peut encore percevoir tous les rouages, mais qui grandit encore, toujours, qui croisse en mal être et gangrène l’âme jusqu’à son ultime fin, vivre est bien différent de tout ce que l’on peut raconter, de tout ce que l’on essaie d’encadrer par des mots qui ne seront jamais que de ridicules tentatives pour cerner ce qui ne peut l’être.*
* Il aura fallu des années à Thaïs pour le comprendre ; il lui aura fallu des meurtres, des amas de violence incontrôlable et des ruines d’or et de pierres, il lui aura fallu les bris d’un espoir trop fragile, pour l’accepter.*
* Il est de ces moments qui n’appartiennent qu’au temps qui se suspend lui-même, des instants où le monde oscille, vacille, dans une sorte de danse funèbre, entre la sécurité d’un pont d’acier ou les Abymes ouvertes vers la fin d’une ère. Là où rien n’existe plus que le silence, le calme trompeur de secondes qui s’égrènent en symphonie amère. Le brouillard s’est ouvert, délaissant son voile nacré, pour faciliter le départ de l’assassin dont la fée ne connaît pas le nom, mais dont elle perçoit chaque faille avec une acuité fiévreuse, et de Sabat, petite elfe meurtrie serrant dans son poing frêle l’argent ciselé avorté de ses pierres mauves.*
* Puis la nappe de brume, dans un bruit moite et sinueux, s’est reposée sur le paysage de vide et d’abattement, et les Ombres s’étirent sans peine aucune sur cette nouvelle trame, envahissant progressivement le cercle dont les contours scintillants s’amenuisent.*
* Même le cœur de l’arbre glisse vers une inertie sans précédent, ses lourdes racines, recouvertes de cette épaisse cendre rosâtre, tentent encore d’enfermer les dernières parcelles de lumière, mais le combat est vain. Le combat a toujours été vain. Tôt ou tard, le mal se retourne contre le bien, Les Spectres contre les Ombres, leurs longs membres déliés à l’assaut des volutes noires. Peu importe.*
* Il n’y a jamais eu que l’illusion d’une bataille, et si peu de gloire…Et si peu de gloire.*
* Une silhouette s’avance pourtant, bravant inconsciemment le danger sourd et pesant qui s’accumule dans la Forêt. Un arc déposé sur le sol fendillé, au creux des herbes mortes dont les filaments achèvent de tomber en poussière, et une voix qui s’élève, murmurant doucement des paroles que Thaïs entend à peine ; sous les hurlements sauvages de cette partie d’elle-même qui se réveille, la voix trace un fil ténu, si mince qu’il en est presque muet. Pourtant, la fée redresse les épaules et rejette en arrière ses boucles de cheveux, maculant son front de terre, puis se frotte lentement les bras.*
Que cherches-tu en ces lieux ? La présence d’une Déesse omnisciente, la réponse à de trop nombreuses questions qui obsèdent et détruisent, le secret peut être inavouable d’une volonté de repos, de tendresse ou de réconfort ?
Le sanctuaire de Shariva est vide, sache-le. On peut dresser des autels à une divinité, chercher à la comprendre ou à la servir, mais on ne peut la forcer impunément à parcourir les temples, enfermer son essence même entre des murs de pierre, ou les racines d’un arbre, aussi majestueux soit-il…Le vide est la seule réponse que les Dieux nous accordent, et les échos de nos larmes forment la dureté de nos espoirs, amplifiés par le néant qui nous entoure.
Fleur Sauvage, que tu es imprudente de venir me trouver, en cet instant précis, où j’ignore moi-même ce que je ferais dans quelques secondes…
* L’archère écoute en silence les notes disparates résonnant près de Thaïs, et effleure lentement, du bout des doigts, les liens d’une transparence opaline qui parcourent la peau lacérée d’arabesques, les nerfs fébriles sous la membrane fine, et les Spectres dont les mouvements erratiques et saccadés tirent sur les chaînes étranges nouées avec la fée.*
* Thaïs pose les pieds à terre, et repousse doucement les armes inutiles*
Il court des bruits sur toi, Fleur, et ces bruits redoublent de jour en jour d’intensité. Peut être est ce la raison de ta présence ici, avec moi, maintenant.
Pour si différentes que nous soyons, nous avons pourtant des souffrances communes : la liberté nous est retirée, nous nous débattons, empêtrées dans la volonté d’êtres supérieurs à nous.
Je n’ai pas oublié qu’à mon arrivée sur Yria, tu fus la première à me regarder, et à me voir telle que je suis, ou du moins telle que j’aurais pû être si les circonstances en avaient décidé autrement…
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#272
Thaïs Erin (Grand Alchimiste des Arcanes | niveau 19)
le 02/01/2007 à 22h04
*Thaïs, la fascinante Thaïs s’était levée… glissant de ce rocher avec toute la grâce de son peuple, telle une princesse descendant de son trône. Fleur était immobile et la contemplait, l’étudiait en silence. Dans le regard envoûtant et presque hypnotisant de la faery se reflétaient les années, des expériences lointaines dans son passé que Fleur ne pouvait commencer à entrevoir qui la soutenaient et l’opprimaient à la fois...
Sous l’apparence du calme, Thaïs était un conflit permanent.
Assurément, elle représentait à merveille le symbole de Shariva. La vie qu’elle chérissait encore et la mort qu’elle semait autour d’elle avec un semblant de dédain. Un semblant car elle en souffrait, comme le démontraient ses gestes las et tremblants d’émotions qu’elle s’efforçait de lui cacher. La douleur était présente, Fleur la ressentait dans le timbre de sa voix et dans cette attitude posée et fragile…
Cependant, la menace était bien là, presque palpable, omni présente dans chacun de ses mots et même chacun des souffles de la prêtresse. La douleur et le désespoir qu’elle ne connaissait que trop bien, maintenant régnaient comme les seigneurs de ce domaine maudit. Par sa seule présence, Thaïs était en train de détruire l’Arbre. Et si elle disait vrai, Shariva l’avait quitté et avait abandonné sa prêtresse…
Les paroles prononcées sont puissantes et même provocantes pour l’archère. Ce qu’elle lui disait faisait monter une rage qu’elle avait du mal à contenir. Mais en elle vibrait encore une étincelle, la trace d’un chant ancien, la mélodie de l’initié. Inconsciemment, Fleur a fermé ses paupières un instant comme pour en puiser la force. *
J’arrive au moment précis que toi seule a choisi…
*Son regard mitigé à présent est plongé dans le sien. Sa voix est douce et légère mais les mots qu’elle prononce lui paraissent étranges, comme si ils ne lui appartenaient pas vraiment…
Fleur inspire longuement tandis qu’elle retient l’attention de Thaïs sur elle.*
Shariva est la déesse que tu sers et ces lieux sacrés lui appartiennent encore… mais… ce n’est pas elle qui m’a attirée ici. Tu es là, Thaïs. Tu t’es isolée de tout et tu te condamnes sans en avoir le droit… mais, tu m’appelles… tu m’appelles et cela même sans t’en rendre compte.
* Douleur… douleur et colère… le résultat de beaucoup trop de déceptions ou de mensonges… du regard, Fleur lui montre l’étendue de la dévastation qui les entoure toutes deux.*
Cet endroit, ce jardin sauvage qui regorgeait toujours de vie se meurt…
*Un vent léger soufflait sur leurs visages tandis qu’elles observaient l’Arbre. Quelques feuilles s’en détachaient ; le vent les faisait flotter et virevolter dans l’air… comme un appel silencieux… comme des larmes sèches et brunies… la tristesse d’une faery.
La voix de la demi-elfe devient un murmure respectueux.*
L’Arbre se meurt...
*Du coin de l’œil, Thaïs aperçoit une larme qui coulait le long de la joue de Fleur, capturée un instant par un rayon de lumière avant de tomber dans la poussière… Fleur dévoilait son âme devant elle sans retenue aucune.*
Le vide existe-t-il ?... ou n’est-il qu’une illusion ?...
*L’archère baisse les yeux vers son arme restée à terre que Thaïs avait poussé négligemment du pied et un sourire amer se dessine sur ses lèvres. Elle passe une main dans sa chevelure d’ébène d’un geste lent et laisse ses doigts s’y attarder distraitement… d’un air songeur, elle regardait ces arabesques qui se dessinaient toujours autour d’elles… si délicates…*
Je n’ai pas peur de mourir, douce Thaïs...
Il y a en ce monde bien pire que la mort. Elle ne serait qu’une délivrance… juste la fin d’un combat…
Je te regarde et je ressens toujours la force, la beauté intérieure qui surpasse ton apparence. Elle est toujours présente. Tu es forte mais pourtant tu te caches derrière une muraille d’indifférence. Un mur gigantesque qui ne cesse de s’élever à mesure que tu refuses de vivre… comme si tu en avais peur…
Une ombre de mélancolie prend possession de ton âme un peu plus à chacun de tes reculs et de tes doutes…
J’ai choisi de me battre il y a longtemps. Je suis toujours libre de choisir de vivre ou de mourir… et tu l’es aussi...
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#273
Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 18)
le 03/01/2007 à 13h44
* Sur les racines qui se tordent et se tendent, avant d’enfouir dans le sol desséché leurs reliefs chargés de poussière cendreuse, les Ombres rampent et délient leurs membres en mouvements d’une terrifiante lenteur, effleurant parfois, dans un bref sursaut, la main de Fleur. Près d’elle, le visage perdu dans la contemplation de quelques secrets inavouables, ou de quelque spectacle invisible jouant leurs dernières scènes au fond de son esprit, Thaïs se tait. Les murmures enflent et grondent sous leur apparence frêle, les notes montent en aigu puis chutent dans des octaves rauques, les chuchotements se perdent sur la trame de soie du brouillard, tout se mélange, se corrompt. S’annihile, et se détruit.*
*Comme si la vie elle-même, lasse de se déployer ou de resserrer ses anneaux de feu sur les misérables êtres à sa portée, les choses qui n’ont jamais eu qu’un semblant d’existence, et dont personne ne se rappellera jamais, si ce n’est dans des chants aux paroles empreintes de mystères d’initiés et de larmes contenues, comme si la vie s’attaquait à présent à la seule chose ayant jadis acquis une certaine forme d’importance. Elle-même*
* La fée glisse ses doigts entre les filaments nacrés ancrés dans sa chair, et un instant les contours de sa main se dissimulent dans cette lumière tâchée de ténèbres, la reliant plus qu’aucune autre chaîne ne pourrait le faire, aux Spectres ; puis elle se tourne vers l’étrange silhouette lui faisant face, et elle sourit. Le monde s’éteint, et pourtant elle sourit, marquant son visage de cette trace, infime, de douceur qu’elle a toujours combattu avec hargne, jusqu’à ne plus devenir qu’un masque de marbre aux traits figés dans une dureté apparente*
Le vide existe sans le moindre doute, Fleur…Il existe, parce que nous le voulons. Il existe, parce que nous le portons en nous, comme on porterait un présent de silence et d’agonie, précédant une fin.
Notre fin, dessinée sur notre corps, par les cicatrices des combats, et de ceux à venir, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien.
Ni larmes, ni soupirs, ni amour, ni gloire, qui ne sont que de vagues mots sans véritable substance, créant l’illusion de l’espoir. Plus rien de ce qui nous fait vivre, jour après jour, et nous empêche de sombrer.
La liberté d’agir est une entrave quand on l’assortit de remords et de peine. Si les Dieux nous aimaient vraiment, ils nous auraient crées incapables de ressentir.
* Thaïs observe un long moment l’archère, dont les longs cheveux bruns se chargent de cendres des feuilles, de l’or tamisé de la lumière déclinante, et des Ombres. Puis, dans un geste d’une infinie tendresse, elle caresse sa joue, les entraves plongeant sous la membrane de sa peau attirant vers elle les Spectres nimbés de nuances d’opales perlées. Ils s’avancent, effleurant de leurs pieds aux veinules apparentes, d’un bleu soutenu, la terre blessée, de leur démarche presque aérienne, flottant au gré de l’air qui s’abaisse puis redouble d’acuité. Ce froid intense, cette chaleur poignante, la brise et le vent, la tempête et le calme. Deux contraires complémentaires, deux affrontements immémoriaux. Et une fée qui s’attarde sur cette caresse comme si brutalement, le temps lui-même avait cessé d’être*
Je n’avais pas conscience de t’avoir appelée, mais peut être ai-je murmuré ton nom, Fleur…Je ne sais plus, moi-même, quels gestes j’ai accomplis, et quelles paroles j’ai prononcées…
Peut être ai-je souhaité qu’il ne t’arrive jamais ce qui s’est abattu sur moi, et a gelé tout ce que j’aurais pu être, dans une inertie sans plaisirs et sans joie.
Tu penses que tout peut changer, et cette innocence m’attire, si tu savais comme je t’envie, et comme je souhaiterais, quelques secondes, avoir cette confiance inébranlable dans l’univers, cette volonté de combattre pour ce qui nous dépasse.
Mais, sais tu, le monde est en oscillation constante, il se déplace, les mouvements secs, brutaux, il sème sur la corde d’or qui l’empêche de sombrer des odeurs de morts et des semblants amers de vie. Des deux côtés, quoiqu’il fasse, et quoique nous fassions, le souffre s’élève, ou la lumière aveugle. Meurtrit tout autant.
* Les fines et pâles silhouettes entourent les deux jeunes femmes, et aux pieds de Fleur l’arc, tout comme la lame de Seth, se brise dans un bruit sec, les esquilles de bois parsemant le sol rude, enroulées dans la brume qui, peu à peu, referme ses bras sur le cercle luminescent. Sur les parois dressées en un infime rempart de cristal, les Ombres grandissent encore, et tracent de leurs mains aux doigts démesurés quelques dessins malhabiles…les Ombres, qui sont aussi une partie de Thaïs, tout comme les Spectres. Tout comme la mort.*
Là où je suis née, là où je suis morte, sans espoir de retour, la lumière était aussi dangereuse que la folie d’une reine ; entre les volutes et la poudre d’or que l’on jetait devant mes yeux pour m’empêcher de voir, je n’ai été qu’une vulgaire, sordide, pitoyable et monstrueuse arme de destruction. J’ai tué des hommes que je ne connaissais même pas, et j’ai lavé leur sang sur mes mains comme on se débarrasse d’un vêtement souillé ; j’ai pleuré la perte de l’amour, mais j’aurais fini par l’achever, car entre mes mains rien ne dure jamais.
Peut être est ce mieux ainsi, alors…
Moi aussi j’ai choisi de me battre, il y a bien longtemps, Fleur, contre moi-même, avec ma volonté érigée en lame et ma peine dressant une citadelle où j’ai fini par m’ensevelir.
Si les Dieux m’avaient aimée, ils m’auraient sculptée sans âme, et j’aurais été l’Eldoran, pour toujours, et à jamais.
* Thaïs laisse retomber son bras, l’épuisement faisant place à l’étincelle éphémère de douceur, et elle contemple les Ombres. Sous son regard, leurs contours acquièrent plus de substance. Un des Spectres, une femme ressemblant de façon frappante à la fée, dépose sa main sur l’épaule dénudée de Fleur. Geste d’amitié empreint de tristesse.*
Raconte moi, Fleur, les ombres qui envahissent ton esprit et les doutes qui te menacent, car je suis peut être celle qui les comprendra mieux. Tu es aussi venue à moi parce que tu le savais, inconsciemment…
En toute confiance. Tu es la seconde personne à me trouver fragile et démunie, et à ne pas me craindre, à savoir que l’apparence de gel et de glace n’est qu’un leurre, un rempart de protection, pour les autres, et pour moi.
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#274
Thaïs Erin (Grand Alchimiste des Arcanes | niveau 19)
le 03/01/2007 à 16h00
*La caresse du froid qui faisait frissonner sa peau, les faibles chuchotements de leurs voix torturées et lointaines, comme des échos étranges qu’elle ne pouvait comprendre…
Les ombres autour de Thaïs étaient présentes et bien réelles. Fleur avait senti leur présence. Elle les percevait clairement à présent comme si ils voulaient se faire connaître d’elle. Certains même prenaient forme sous son regard intrigué…
Ils lui effleuraient les mains au passage, et quelques uns s’approchaient assez pour qu’elle puisse distinguer leur visage. Ils flottaient, tournoyaient, dansaient dans l’air autour d’elles avec une lenteur que la demi-elfe trouvait presque angoissante.
Progressivement, Thaïs l’attirait dans son univers de mélancolie. Son regard profond de tristesse la fascinait. Un long moment Fleur ne dit rien, s’efforçant de lui résister et à se reprendre… reprendre le contrôle de ses pensées qui tentaient de lui échapper comme aspirées par le souffle invisible d’un être puissant qu’elle ne voyait pas.
Thaïs était là, tout près de Fleur… elle entendait chacune de ses respirations, ressentait sa souffrance comme un cri inaudible, même à travers son sourire… ce sourire que même les mots fleuris des érudits n’auraient pu décrire.
Elle semblait attendre quelque chose de l’archère…un geste, un signe ?
"Raconte-moi Fleur…"
Thaïs la regardait avec une tendresse infinie. Fleur à cet instant se sentait si vulnérable… aussi fragile que le nom qu’elle portait. Pourtant, elle aussi avait donné la mort maintes fois.
L’archère baissa son regard sur les restes de son arc que les ombres avaient brisé sous ses yeux sans qu’elle ne montre aucune réaction. Peut-être était-ce leur manière de protéger la prêtresse ? La guerrière le prit comme tel, mais n’en laisse rien entrevoir. Elle n’était pas venue jusqu’ici pour tuer, ou Thaïs ne serait déjà plus sans même avoir eut la chance de sentir sa présence. Lentement, Fleur se saisit d’une flèche. Elle passe un doigt sur la pointe acérée, l’air songeur… personne n’est invulnérable… et… brusquement, elle la brise de ses mains devant la faery. La mort l’aurait trouvée sans qu’elle ne l’ait jamais vue venir.*
Les dieux sont un mystère pour moi, mais je refuse de croire que l’on puisse vivre sans âme… le choix de vivre ou mourir, tout comme le choix de donner la mort, cette liberté d’agir est pour moi un don précieux et non une entrave…
*Son regard est triste et distant. Elle laisse la flèche brisée glisser de sa main à terre, dans la brume poussiéreuse et lentement, s’avance vers l’Arbre. Après une légère hésitation, elle pose délicatement une main sur le tronc. Elle se tourne alors vers Thaïs à nouveau.*
Tu as été l’instrument de la mort et tu continues de la semer autour de toi… mais Shariva n’est-elle pas aussi la déesse de la vie ?
Je ne peux imaginer l’étendue de ton pouvoir. Je ne sais si tu peux rétablir la vie dans cet endroit sacré… mais, ne pourrais-tu pas, de ta seule volonté, épargner le grand Arbre ?
*Elle reste ainsi immobile, refoulant ses larmes, sentant la pulsion de vie sous ses doigts et fini par poser son front contre l’écorce lentement comme elle l’aurait fait à un être cher. Les ombres s’étaient écartées à son passage et continuaient leur danse spectrale. Fleur s’était retournée et les observait en silence. Les feuilles brunies continuaient à se détacher une à une, perdues dans la douce brise et semblaient rejoindre les ombres dans leur danse.*
Tu as raison, je crois encore en l’univers…oui… et je crois aussi à l’amour. Il est pour moi le pilier de la vie. Ce mot même n’est pas assez fort pour le définir et n'a pas besoin d’être prononcé. On le verrait dans les yeux de ceux qui nous entourent, si nous leur prêtions vraiment attention…
On le ressent aussi dans leurs gestes et même leurs sacrifices silencieux... il aussi est dans le premier souffle de vie d’un nouveau né… Thaïs, l’amour n’est-il pas le plus beau des rituels, si il peut créer la vie ?
*Fleur lui parlait et s’étonnait de ses propres mots... soudain, en un geste de réserve, ou de résistance vaine, lentement elle détourne son doux visage et baisse son regard. Elle lui parlait avec son cœur et peut-être était-ce là tout ce que Thaïs attendait d’elle...*
Le doute vit en moi et se nourrit de mes faiblesses et les ombres qui envahissent mon esprit ne sont que mes propres peurs. Il n’y a que là qu’elles existent, cachées dans mon esprit. Je les ai acceptées, car elles font partie de moi.
Tu es devenue celle qui vit toujours avec les souvenirs amers et douloureux.
Pourquoi voudrais-tu devenir cet Eldoran, sinon pour pouvoir vivre sans éprouver ni tristesse ni chagrin, sans aucun remord, ni regret, pour pouvoir oublier ce que nous ne pouvons changer. Vivre ainsi, sans sentiments aucun, n’est-ce pas déjà la mort ?
Tu peux encore choisir d’être aussi le symbole de la vie…
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#275
Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 18)
le 04/01/2007 à 19h35
* Les Spectres, à ce dernier mot, se retournent d’un seul mouvement, et les entraves de nacre courrant sur la peau de Thaïs, glissant sous la membrane de chair presque translucide, sous les veinules bleues, tremblent, frissonnent, et se teintent lentement d’une encre rougeâtre…Le sang, des mouchetures, des auréoles marbrées aux couleurs de la vie, s’infiltre au travers des liens se resserrant imperceptiblement autour des bras minces de la fée, nourrissant les êtres nés de sa peine, ou peut être de quelque manipulation ancestrale, il y a bien longtemps, ces êtres d’une clarté presque aveuglante, ces nouveaux-nés au crépuscule formé par les ronces de voûtes épineuses. Thaïs sourit plus distinctement, mais ses lèvres se tordent sous l’effet de la pression imposée à son corps, et elle interrompt son interlocutrice d’une voix entrecoupée par sa respiration, comme si l’air, s’insinuant entre les mailles de la toile finement tissée, lui manquait, que le filtre sombre, aux mains des Ombres, achevait de consumer le temps en lui volant même la substance de la vie. L’air, le souffle, le tout premier, le tout dernier.*
Pourquoi ?
Pourquoi le ferais-je ?
Pour me soulever encore contre l’impensable, pour y briser mes mains et mes cris, pour m’enfermer et m’ensevelir sous un linceul d’images, de chimères trop ténues ?
Mais même les plus délicats des filaments, même la plus infime des particules, lorsqu’on y attache de l’importance, tue, Fleur…
Tu parles de la vie comme de ce souverain espoir qui dirige l’esprit, comme d’une obole que l’on nous tend, lorsque nos mains errent au contact du néant, en mendiants d’infinis, intemporels.
Mais c’est une souveraine maladive, qui se nécrose en se mettant elle-même au monde, qui s’asphyxie en créant l’illusion.
Si tu avais, ne serait ce qu’une seule seconde, pour un seul instant d’envol, la Vie entre tes doigts, palpitante en un seul et suave, frisson, n’aurais-tu pas la tentation d’y refermer tes ongles, d’y lacérer ta peine, d’y tracer tes propres marques ?
* Thaïs redresse une mèche de cheveux, et s’approche plus encore de Fleur d’un pas rendu malhabile par le déploiement soudain des filaments rougis ; peau contre peau, la moiteur maladive de la fée, ses tremblements rythmés de silences pesants, se transmettent inlassablement à l’archère, au paysage, aux racines apparentes qui s’immobilisent sous le poids de quelque fer invisible, et les esquisses tracées par les Ombres, autour des deux silhouettes accolées, se précisent, se définissent…Sur la scène de cendres et de lourdes fumées odorantes, à travers les éclats brusques des mouvements fantomatiques, et des visages dressés, se joue une symphonie mortuaire, des scènes trop rapides, trop hâtives, pour que Fleur puisse en comprendre le sens. Mais elle entend, malgré elle, les sifflements âpres et désincarnés d’une effarante vigueur, se rapprochant, sourds, graves.*
* Et elle ne sait si ces murmures, cette mélopée aux consonances étrangères, comme un langage oublié, se tissent sur la toile des Ombres, ou si ils proviennent de Thaïs.*
* Elle détourne la tête, tentant de faire abstraction de la proximité des bras malingres, des pans de soie suintant d’une onde malsaine, des Spectres aux figures exsangues, qui entortillent les mèches de ses cheveux autour de leurs doigts glacés, de Thaïs qui sourit au vide et au néant, qui parle mais dont la voix se perd entre deux souffles courts. Mais une violente torsion l’étreint, une main sévère agrippe son menton, et le redresse, offrant son visage au spectacle de désolation, comme pour la forcer, encore, et encore, à regarder.*
Ne détourne pas les yeux, Fleur, ne les détourne jamais de cet univers que tu aimes, et que tu défends, même s’il est fourbe, même s’il nous brise. Puisqu’il t’appartient, tout comme tu lui appartiens.
Mais surtout, ne baisse pas la tête lorsque tu ouvres cette réserve qui te poursuit, pour enfin te libérer.
J’ai trop vu de fronts me fuir, pour le supporter de ta part, en cet endroit.
* Aussi vite qu’elle était apparue, la menace physique recule, lorsque les doigts de la fée, solidement ancrés sur les joues pâlies, se retirent en une caresse furtive. Il n’y a aucune colère dans la voix de Thaïs, mais cette empreinte de froideur, ce ton à peine adouci par l’appel tressaillant qu’elle lance, sous l’enlisement des mots prononcés.*
* Dans un frôlement frêle, un des Spectres s’éloigne, la silhouette gracile, au port altier, et se poste près de la fée, avant de passer ses mains autour du fil de nacre les reliant. Sous les pulsations frénétiques du lien, sa paume rencontre le bras inerte de la fée, et effleure les cicatrices noirâtres. *
L’amour…ce n’est pas une offrande, c’est une prise de risques, c’est un combat permanent, pour si peu de plaisir, et si peu d’oubli.
Donner la vie ? J’en suis bien incapable, Fleur, et je pourrais te haïr parce que toi, tu le peux. Parce que tu as tellement de confiance dans ce qui t’entoure, dans cet amour qui te soutient, je pourrais, je devrais te haïr.
Mais il y a bien longtemps que je ne hais plus…
Tu me parles de choix, mais aucun n’est juste, mais aucun n’est bon. C’est juste une prise de position, une façon comme une autre d’affermir notre droit sur notre partie de l’univers, mais l’univers se vide entre nos mains…
Parle moi encore, Fleur, parle moi des destins qui se nouent sur Duruune, des changements, des secrets qui ourlent les existences…De Pyrithe et de ses complots, de Moghan et de Luuna, de la pluie, du sol sur lequel nous marchons…
Sais tu seulement combien je crains d’être seule, en cet instant ?
* Le visage de la fée se contracte, fendille son masque de marbre, et de nouveau elle s’interrompt, avant de redemander, les mots s’entrechoquant entre le mauve de ses lèvres*
Si tu avais, ne serait ce qu’une seule seconde, pour un seul instant d’envol, la Vie entre tes doigts, palpitante en un seul et suave, frisson, n’aurais-tu pas la tentation d’y refermer tes ongles, d’y lacérer ta peine, d’y tracer tes propres marques ?
J’ai déchiré des hommes, bien avant d’avoir seulement conscience de ce que je faisais, et à présent, je n’ai plus de sécurité, je n’ai plus d’entraves à ma douleur, ni de barrières à ce que je pourrais encore faire…
J’ai peur, de ma solitude, tout comme je crains le contact, sous toutes ses formes ; c’est une boucle d’eau dans laquelle je ne cesse de me débattre, car, qui saura me dire où m’arrêter ?
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en réponse au message
#276
Thaïs Erin (Grand Alchimiste des Arcanes | niveau 19)
le 01/02/2007 à 15h12
Personne. Il n'y a que toi qui puisses faire cela...
*Un silence s'est installé. Quelques fois un allié, un ami qui apaise, et quelques fois un sanctuaire où viennent se réfugier les pensées.
Le vent soufflait sur elles et changeait constamment de direction les entourant de son souffle de vie. Elles étaient assez proches l'une de l'autre pour que les boucles de feu de la faery se mêlent à la longue chevelure sombre de l'archère, et les pans de sa robe de soie ondulaient doucement contre leurs jambes.
La gorge nouée, Fleur la regardait, percevait chacun de ses frissons provoqués par le vent et ressentait toujours la douleur qui émanait d'elle presque à chacun de ses souffles. La prêtresse au visage de porcelaine s'était tue, mais ses yeux lui semblaient presque comme un appel muet, si évident pourtant, bien plus qu'aucun mot qu'elle n'avait pu prononcer jusque là.
Elle ne peut s'empêcher de déposer une main légère sur l'épaule de Thaïs, et d'un même élan, lentement frôle son bras nu couvert de marques noirâtres du bout de ses doigts. Thaïs ne fait pas mine de se reculer. La main de Fleur laisse entrevoir l'émotion qu'elle ne cherche plus à dissimuler et s'attarde sur celle de la fée.*
Tu demandes beaucoup de moi... moi qui, égoïstement, venais en ces lieux pour y puiser le réconfort et la quiétude, comme tu as semblé me le reprocher à mon arrivée. Aujourd'hui, ces sensations passagères me sont reniées. Pourquoi devrais-je continuer à me battre si tout ce qui m'est si cher se réduit à des poussières de cendres et des ombres ?
*Fleur inspire longuement et relâche son souffle lentement.*
Les destins changent à chaque nouvelle rencontre, à chacune de nos actions retenues que nous regrettons quelques fois alors qu'il est trop tard, et de nos décisions ; les nôtres ou celles que nous subissons parfois. Certaines rencontres semblent pré destinées ; un nouveau visage se tourne vers nous qui pourtant qui nous semble étrangement familier, comme si nous étions des pions dans les mains des dieux. Cette notion de destin me trouble.
Mais, je te parlerai un peu de ces ténébreux personnages, comme tu le souhaites...
*Elle se mord la lèvre un instant et penche la tête de côté l'observant du coin de l'oeil. Un nouveau silence respectueux durant lequel la main de Fleur a repoussé une des boucles du visage de Thaïs doucement, plongeant son regard à nouveau dans celui si fascinant de la fée.*
...Pyrithe, celui qui a payé une rançon en échange de ma vie, a quitté cette fausse neutralité et dévoile enfin ses couleurs. Il a choisi la déesse au Fouet des Mille Vices. Je pense qu'il souhaiterait à présent ne pas m'en avoir dit autant sur ses projets et surtout sur quel pourrait être mon rôle dans sa quête de pouvoir...
J'ai l'intention de garder un oeil sur lui, tout comme il me l'a demandé d'ailleurs...
* Un léger sourire sur ses lèvres et effleurant sa main de la sienne, Fleur ne la quittait pas du regard. Le pendentif de cristal noir qui repose sur sa poitrine capture un rayon de lumière brièvement et se reflète sur le bras de Thaïs. Par réflexe, Fleur enserre le dès de son autre main et le glisse dans sa tunique. Luuna...*
...Luuna, la Lame de Mort, en quête perpétuelle de vérité, ce qui lui a déjà beaucoup coûté ; et je ne parle pas simplement du sang qu'elle a perdu.
Je crois qu'elle serait surprise de m'entendre dire que je l'envie par moment...
Ce n'est pas par réserve si je te dis que je ne pourrais parler d'elle davantage, pas sans trahir ma soeur d'arme. Je ne connais pas toutes les rumeurs qui courent sur moi, mais certaines, peut-être sont vraies...
Moghan, l'ancien nécromancien, est toujours en vie en partie par ma faute. Le don ténébreux l'a rendu plus puissant et plus dangereux qu'auparavant. On l'a forcé à devenir précisément ce qu'il détestait, tout en ayant hérité de l'immortalité. Il n'est pas invulnérable cependant, et il le sait.
Un colonel un jour m'a dit qu'un attachement était une faiblesse... Moghan s'est retrouvé dans mon champ de tir à maintes occasions et jamais je n'ai pu me résoudre à l'éliminer. Peut-être devrais-tu me haïr pour cela aussi...
*Un léger soupir à peine perceptible cette fois se libère de sa poitrine et elle ferme les yeux l'espace d'un souffle avant de continuer.*
L'amour est un combat, peut-être... mais n'en vaut-il pas la peine ? Un vrai combat n'est vraiment fini que lorsqu'un des adversaires abandonne ou est éliminé...
Thaïs, tu te bats contre toi-même.
Je ne peux concevoir de vivre ainsi ; sans ressentir la douceur d'une caresse ou la tendresse d'un baiser... et je ne peux te regarder t'effacer devant cet Eldoran.
Tout ce qui nous entoure, ces spectres angoissants et les ombres... ils sont ta création, ton bouclier. Tu leur as même donné ton apparence. Ils te ressemblent.
Ils sont la preuve que tu peux toujours haïr; tes regrets t'accompagnent, te hantent, te gardent dans la mélancolie de tes actes passés et annihilent tout, tout ce dont à quoi tu pourrais encore tenir.
Aucun choix n'est juste, aucun choix n'est bon... soit... mais, pourtant, nous continuons d'en faire. J'ai choisi de t'approcher et tu as choisi de me protéger d'eux, et donc de toi-même. Ta décision peut-être était déjà prise même avant que tu ne poses les yeux sur moi.
Mais maintenant Thaïs, tu dois te pardonner...
Edité par Fleur Sauvage le 08/02/2007 à 14h22
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HRP
Les filles, ne changez rien !
Votre RP, c'est du bonheur !
La profondeur de vos personnages respectifs et la façon qu'ils ont de se répondre sont dignes des RP entre Luuna et Arésius.
Merci à toutes les deux et bon RP.
Edité par Pyrithe le 09/02/2007 à 16h50 : J'ajouterais même que du point de vue profondeur des discours, puissance des caractères, et transposition des sentiments, ca fait un moment que tel face à face de dialogue ne s'est pas passé aux Halles. Des dialogues constuits, profonds, et ou il nous semblerais presque entendre la voix des deux protagonistes... Vraiment, ca fait du bien!!
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* Etrange ronde de pas effleurant à peine le sol fissuré, mouvements sporadiques, et pourtant infiniment gracieux, d’ombres qui existent alors même que l’obscurité atteint son apogée, au centre de la Forêt. Les racines à terre se tordent, nimbées de sève rougeâtre ressemblant à s’y méprendre à du sang, onctueux, corrompu. Blessures apparentes.*
* Les sinueuses errances de sons, sifflements argentins, mélopées rauques, graves, arrachés au sein d’un être se consumant en lui-même, se taisent un moment, pour redoubler d’intensité ensuite, brisant peu à peu chaque parcelle de sérénité, en un souffle éteint déjà d’avoir vraiment vécu. Les Spectres ont cessé leurs errances, et leurs contours évanescents se diluent en vaporeuses étreintes, mais la femme près de Thaïs n’a pas bougé. Face à ce qui envahit progressivement le paysage, à ce vent qui n’en est pas un, mais un concentré de rancoeurs, de colère et d’amertume qui s’exhale enfin, glacial, la femme demeure d’un calme presque trop accentué, les yeux sans âge parcourant chaque détail comme pour graver la plus infime des images en elle. Puis, elle ôte doucement, de ses doigts dans la peau tressaille sous la morsure de la brise, de son poignet délicat, délié, aux veinules saillantes, une boucle des cheveux de Thaïs, et lui murmure quelques mots que Fleur ne parvient pas à comprendre.*
* Seulement, le visage de la fée se crispe davantage, les traits serrés, la mâchoire apparente, et sa main…sa main, que Fleur tient entre la sienne, peut être pour lui communiquer par l’étreinte ce qu’elle ne peut placer en mots, ce qui s’échappe de ses lèvres en une muette supplique, peut être juste pour lui signaler sa présence, à cette fin qu’elle sent toute proche et qui vrille ses tempes en chuchotements fourbes…Sa main cesse brutalement d’être. Toute forme de vie s’en évapore, sa forme primitive devient de pierre, et les pulsations des nerfs se brisent.*
* Ce n’est plus qu’une chose sans importance, une enveloppe faite de chair, d’os, et de sang, mais le sang se tarit comme la sève des derniers arbres encore vacillants entre le ciel et le sol, dans cette forêt qui s’abandonne, et les ongles se font durs, coupants, tout comme la voix qui s’élève de Thaïs*
Arrête, laisse-moi.
Recule.
* Les ordres, lancés d’un ton dont la sévérité a quelque chose d’effrayant, sont aussi brusques qu’une gifle, et un instant, mais un instant seulement, Fleur a l’impression qu’ils lui sont adressés, qu’ils brisent cette passerelle délicate, trop fragile, peut être, qu’elle a tenté de dresser entre elle et la fée. Pavées de mots qui prennent leur essor, et d’idées se mouvant avec de plus en plus de lenteur. Mais, avant qu’elle ait pu esquisser un geste, la Femme se recule, le visage serré par un mélange indicible de tristesse et d’amertume, avant de poser sa main droite sur le lien de nacre, à présent flamboyant d’un flot pourpre, qui la relie à Thaïs.*
* Il y a de la douceur, dans cette pression de la paume contre ce qui doit, sans doute, les faire souffrir, cet amalgame de chair tissée de bris de rêves, d’une ancienne magie, et de la volonté d’une enfant. Mais dans les mots qu’elle prononce, la douceur fait place à un ton grave, emprunté, le souffle sifflant entre ses poumons gonflés d’un air brûlant*
Femme : Thaïs…Tant d’années, tant de luttes, et tant de larmes, tout ce sang, et pourquoi ?
Pour en arriver à cette fin qui t’a été prédite, il y a bien longtemps, pour en arriver à ces ruines, à ce rien ?
Tu ne peux pas, tu n’en as pas le droit.
Tu m’as donné ce que nul n’aurait pu m’offrir, pas mêmes les Dieux, qui se jouent bien de nous, pas même les Mages qui se perdent dans la contemplation d’un monde d’asservissement, de cruauté, ou de naïveté confondante.
L’illusion, Thaïs, n’est pas une béquille d’ouvrage stable, contre laquelle on peut longtemps s’appuyer. Elle glisse, elle s’effondre sur le sol de nos propres erreurs, et la boue de notre passé, qui nous englue, étouffe nos plaintes.
Tu m’as fait vivre, chaque parcelle d’atmosphère que je fais mienne, comme pour m’ancrer encore plus solidement dans cet univers que je n’ai jamais connu, chaque soupir que je pousse, sont les tiens.
Sont les nôtres.
Nous sommes, nous respirons, et nous essayons de survivre de ces miettes de ta propre existence que tu arraches de toi-même, et nous t’avons protégée, aimée.
Spectres d’une malédiction, enfants non nés, les yeux morts sur le monde avant de s’être ouverts. Sœurs, Frères, parents lointains, une même souche commune qui s’effrite aujourd’hui, et nous consume.
Laisse nous partir, maintenant, laisse nous devenir ce que nous aurions dû être.
Ce sont tes Ombres, et tu t’affaiblis à nous bâtir, encore, une existence de Spectres, qui n’auraient jamais dû être.
Si tu ne nous laisses pas, tu es condamnée.
« TAIS TOI »
* Du peu de force qui reste dans son corps ballotté entre deux courants contradictoires, ouvert à tout influx dont Fleur ressent, comme de violents coups, l’intensité, à l’instar de ces bribes de pensées erratiques ne formant plus, assemblées, qu’une forme mouvante et désincarnée, Thaïs use encore, elle se redresse, les bras pâlis par la tension de ses muscles, et les veines se tarissant lentement, exhalant une symphonie morbide. Le dos droit, malgré les tremblements convulsifs de ses nerfs ; mais la statue marmoréenne fendille son masque d’un blanc laiteux, et sur sa peau courent en tout sens les cicatrices, meurtrissures passées, déjà, mais que le souvenir, la mémoire et ses échos, ravivent. Elle pose son regard sur Fleur, et pour la première fois, depuis bien des années, ses yeux, dont elle a appris à contrôler chaque plissement, chaque expression, ses yeux se brouillent sous l’effet d’une crainte terrifiante à observer.
Ce ne sont là, pas les iris d’une princesse auréolée d’or et de soufre, mais ceux d’une petite fille perdue dans une nuit sans fin, celle d’une vieillesse précoce et l’arthrite de sentiments avortés.
Et peu importe les corps qu’elle a déchirés jadis, peu importe les existences dont elle a joué avec mépris, peu importe le temps qui s’est écoulé, et qui a fait d’elle ce qu’elle est en ce moment précis.
Peu importe le pardon qu’elle n’attend pas, qu’elle n’attend plus, et qui ne viendra jamais.*
Je n’accepterais jamais ça…
* Thaïs s’interrompt brutalement, et elle ferme les yeux, apposant sur ses paupières un apaisement éphémère. Sa voix se perd dans le vacarme, en vagues onduleuses, de la Nuit qui s’annihile, et s’entre dévore elle-même, puisant les dernières volutes de la sève des arbres, sous l’écorce qui mue, et tombe en tas informes de bois, et de paillettes d’or. Les Ombres grincent, coulissent et forment une toile serrée, leurs longs cheveux d’encre baignant, et se confondant, dans la brume montant du sol fissuré.*
Le choix n’appose pas nécessairement ton implication directe, Thaïs, mais seule une acceptation que tu te défends d’émettre.
Et tu te trompes.
Si aucun n’est bon, aucun n’est mauvais.
Ce sont des notions qui s’enterrent d’elles-même dans leur propre vanité égocentrique ; les Dieux, les hommes, pas plus que toi, ne devraient avoir la prétention d’enfermer le monde dans des cercles trop étroits, entre le bon, le cruel, la saveur des fruits et l’amertume du sang, son goût de fer, et ton goût de cendres, celui qui t’impose chacun de tes gestes durs, et sans vie.
Rejette nous, Thaïs, le temps est venu. Tu n’es plus seule.
Tu as trouvé ce que tu étais venue chercher, sans vraiment l’avoir voulu, sans jamais te l’être rappelé.
Rejette nous avant d’en mourir.
* La Spectre se détourne brutalement du spectacle se déroulant dans la Forêt, les traces infimes de couleurs qui s’éteignent, et sourit à Fleur, d’un étrange sourire qui n’atteint pas ses yeux, brouillés par des émotions indistinctes, avant de prononcer les quelques mots qu’elle avait déjà murmurés à Thaïs, ces termes chatoyants en consonances mélodieuses*
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en réponse au message
#279
Thaïs Erin (Grand Alchimiste des Arcanes | niveau 19)
le 24/03/2007 à 22h25
* Tout semblait se mouvoir constamment autour d’elles, et dérangeait la brume poussiéreuse et lascive à leurs pieds, créant sillons et légers tourbillons où se mêlaient les derniers vestiges des arbres, découvrant de temps à autres, une partie du sol craquelé ou une racine de l’Arbre qui vivait toujours. Des yeux se posaient sur elles avec un semblant d’avidité pour ce qu’elles étaient ; des créatures de chair où pulsait le sang, ce que les ombres créées par Thaïs ne seraient jamais.
Mais la demi-elfe n’y prêtait plus vraiment attention.
Restée silencieuse durant cet échange presque intime, Fleur les observait tour à tour, gardant la main de la faery dans la sienne, comme si ce simple geste pouvait l’influencer… et pourtant… c’est bien à elle que Thaïs adressait ce regard où la peur se lisait tandis que sa peau devenait glaciale et aussi dure que du marbre blanc, que la vie semblait la quitter… à ce moment, l’archère a resserré son étreinte légèrement, sans vraiment en avoir conscience, et cela malgré son contact si froid, ce frisson glacial qui passe à présent à travers tout son être.
Sa respiration était visible dans cette pénombre inquiétante et se mêlait à celle plus faible de Thaïs. Fleur fixait la Spectre d’un regard de méfiance, hésitant devant ce sourire, se sentant mitigée d’incertitudes et de respect, et surtout de doute.
Elle ne comprenait pas les mots que la Spectre répétait une seconde fois dans le langage des fées, mais le timbre de sa voix est mélodieux et apaisant lui donnant presque un aspect maternel.
Non, ce n’est pas de cette femme qu’émane ce sentiment d’angoisse qui frôle son esprit maintenant…
Son regard se plonge alors dans celui de Thaïs.
L’archère brise son silence au milieu des plaintes, des voix dont l’on percevait à peine les mots, des hululements qui ressemblaient au souffle du vent et s’amenuisaient par moment, comme des vagues avant une tempête que l’on n’a pu prédire.*
Tu es, Thaïs…
Toi seule.
*D’un geste lent, elle avance son autre main doucement vers le lien de nacre blanche parcouru de veinules d’une couleur pourpre, l’effleurant d’abord du bout des doigts, puis y apposant délicatement la paume de sa main à son tour.*
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*cela faisait un long moment que Luuna les observait, thais était un danger pour elle meme et pour ceux qui l'approchait.Moghan lui avait parler de la noirceur de l'eldoran, de la souffrance...
Les yeux de luuna se perdirent dans le vide en pensant à Moghan, brillant d'un éclat étrange
Fleur n'avait pas conscience de ce qui se passait ...
La fée maudite l'entrainait dans son monde de ténèbre et de glace, dans la souffrance sans fond de cette âme torturée qui n'attendait plus rien sinon détruire, détruire encore. L'eldoran ou bien thais elle ne savait pas , mais attendre la réponse signifiait jouer la vie de l'archère.
Elle plissa les yeux, comme un chat qui attend le moment pour bondir...
Elle vit les doigts de Fleur se refermer sur les mains de nacre de thais agonisante...
Elle hésita, une petite voix intérieure lui murmurait de ne rien faire de la laisser périr... *
pourquoi sauver La jolie souris à la botte de pyrithe, la demoiselle est toujours désespéremment en péril, à croire qu'elle fait exprès non! ...laisses là se brûler l'âme!!! et si elle y reste et bien tant mieux...allez passes ton chemin !
*luuna crispa sa main sur son poignard. son démon interieur se tue.
Fleur n'entendit rien , elle fut juste arracher violemment de l'étreinte glacial de thais, étouffant un cri elle vit du sang sur ses mains blanchies.Une coupure zébrait sa paume droite ,peu à peu sa main reprenait vie, le sang affluait de nouveau.
Luuna la porta à l'écart et la jetta sans ménagement à terre, ce qui finit de la sortir de sa torpeur.*
Bonsoir petite soeur ...
*Luuna s'était adossé contre les restes d'un vieil arbre détruit et fixait fleur calmement, tout en essuyant le sang sur sa lame*
Edité par luuna le 30/04/2007 à 21h16
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