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Lubja Jab
par Lubja Jab (Aspirant | niveau 4) le 20/05/2008 à 23h15  
Situé entre le parc de Kelestryan et le quartier des affaires, sur la rive gauche du Jaïmbre, le fleuve qui traverse la mégalopole, la Perle du Jaïmbre est un hôtel luxueux réservé aux personnes les plus fortunées. De la rue, il apparaît comme un tour de verre et matériaux composites d’une vingtaine d’étages dont le premier est réservé aux bureaux de l’entreprise qui le gère. Dans les étages supérieurs ont été aménagées des suites plus ou moins grandes. Mais toutes ont en commun d’être richement décorées et meublées, et de bénéficier de tout le confort moderne.

Ce qui fait l’originalité de ce palace, c’est qu’il possède deux niveaux inférieurs, immergés sous la surface du fleuve et dont la paroi en contact avec l’eau n’est qu’une immense baie vitrée (Un verre spécialement traité) qui permet au client d’admirer la vie dans le fleuve : une flore luxuriante due à la température relativement élevée de l’eau et une faune multicolore et variée. Pour réussir une telle prouesse technique, il a fallu, lors de la construction de l’hôtel, creuser le lit du fleuve, ce qui a eu pour effet de créer un vaste et profond bassin.
Au premier sous-sol, le client peut dîner dans un restaurant parmi les plus réputés de Kelestryan, auquel on accède par un escalier monumental en marbre qui rejoint le hall de l’hôtel. La cuisine y est raffinée de même que le décor. Outre la baie vitrée qui donne sur le Jaïmbre, les tables rondes sont disposées de manière assez espacée, parfois dans des alcôves qui permettent de parler discrètement. Les murs sont tendues d’épaisses tapisseries rouges et des lustres de cristal et d’or jettent sur la salle du restaurant un doux éclat.
Au second sous-sol ont été installées quelques suites dont les chambres ont vue sous le fleuve.

Ce que peu de gens savent, c’est que ce palace appartient, par le biais d’une filiale de la FROG, à Chopegourdin.
 
Discussion liée : 11 messages, dernier de dragonmpoi (Ecuyer | niveau 1) le 28/11/2008 à 20h25
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Lubja Jab
#2 Lubja Jab (Aspirant | niveau 4) le 22/05/2008 à 22h10  
*La luxueuse voiture avançait rapidement sur le premier niveau de circulation, à environ une quinzaine de mètres d’altitude, ce qui fit penser à Lubja qu’ils n’iraient pas bien loin. Le bourdonnement des propulseurs électromagnétiques s’entendait à peine tellement le modèle de véhicule était de haute gamme. Ce luxe tranquillement affiché par le nain ne laissait pas d’interroger la jeune femme. Elle avait d’ailleurs demandé à Vic de rechercher des informations sur lui, une procédure cryptée qui se voulait discrète. Pour elle, le sourire décontracté de cet élégant cachait forcément des activités plus obscures. Et d’ailleurs, en y repensant, les dires de Chopegourdin sur cette rencontre aux toilettes semblaient montrer qu’il n’hésitait pas à donner de sa propre personne. Puisqu’il en connaissait tant sur elle, il était l’heure de rééquilibrer le rapport de force.
Cependant, assise sur la moelleuse banquette en cuir, la mercenaire sentait la fatigue qui revenait à la charge. Décidément, le café n’était plus ce qu’il avait pu être. Dès qu’elle aurait une minute elle irait s’avaler un ou deux de ses fameuses pilules rayées de blanc et de mauve que Nexus lui avait données. La somnolence, aiguillonnée par la conversation légère et joviale de Chopegourdin et Araborgne commençait à embrumer son cerveau mais, fort heureusement, le chauffeur ralentit et prit une bretelle de sortie du boulevard aérien. Par la fenêtre, elle vit les balises flottantes qui marquaient le couloir défiler de moins en moins vite et, plus loin en dessous, le fleuve qui s’écoulait majestueusement, ponctué de barges et de yachts en tous genres.
Il se gara et, presque aussitôt, la porte s’ouvrit. Sans consulter qui que ce soit, elle sortit la première et se redressa en rajustant ses lunettes, inspirant à pleins poumons pour se réveiller. Jetant un regard devant elle, Lubja crut rêver. A ses côtés, un chasseur en livrée bordeaux et au garde-à-vous tenait toujours la portière ouverte. Derrière, la silhouette scintillante du palace reflétait les rayons de Solinar en une myriade d’arcs-en-ciel. Un sourire ironique se dessina sur ses lèvres. Passer des Basses-Fosses à l’un des hôtels les plus chers de Kelestryan, voilà qui ne manquait pas d’intérêt. L’image de la pension crasseuse où elle avait passé son adolescence lui revint comme un flash. Mais elle balaya aussitôt cette pensée et raffermit sa prise sur la poignée de sa mallette. Elle s’aperçut que les autres l’attendait. Cachée derrière ses verres noirs, elle garda un masque de marbre.*

Pas mal. *Lâcha-t-elle froidement.
Chopegourdin sourit malicieusement et les invita à le suivre. Passés les portes automatiques, ils pénétrèrent dans le hall de la Perle du Jaïmbre où le mafioso, totalement à l’aise sur le dallage de marbre veiné de rose, les mena à la réception.*
 
Damocles D'Elryn
#3 Damocles D'Elryn (Guide Spirituel | niveau 16) le 24/05/2008 à 09h37  
*Dans l'aérolimousine, Damocles était un peux anxieux, en tout cas a la manière d'un inquisiteur, c'est a dire que c'était si imperceptible qu'on aurais put croire qu'il était limite joyeux. Il n'avait qu'une préoccupation, le retour de sa sonde crane. La distance coupant sont contacte avec cette dernière, il ne pouvait qu'attendre. De plus impossible de ce détendre avec ses amis, son identité devant rester secrète. Et a vrais dire, bien qu'il affectionnait tout particulièrement son ancien fournisseur en bois pour le magasin de Seth, il n'avais plus complètement confiance en lui. Dommage.
Alors qu'il était plongé dans ses pensé qu'il ressue un contacte avec "serbo". Il suivait la voiture en furtif et se rapprochait. Rassuré, Damocles s'affala un peux dans son siège et plaçât plutôt sont regard sur la discutions jovial d'araborgne et chopegourdin.
C'est alors que le macabre drône du Guide spirituel lui envoyât une image. Une voiture noire possédant une plaque VIP avec un signe de dragon dessus les suivait de loin. Le stresse du prêtre se fit soudain plus sentir car il remua nerveusement pour regarder par dessus la plage arrière.
Araborgne et Chop', interromps leur conversation un brève instant, ce qui se fit sentir tout de suite comme une interrogation de leurs part a propos de ce geste soudain. Damocles se retournât doucement.*

Excusé moi, reprenez, je me demandait si j'avais bien éteint le gaz chez moi...
*Mais que c'était nul comme excuse, Mon vieux va falloir faire mieux la...*
Oui je sait le gaz ca ne se fait plus mais je suis très vieillot.
*le pire c'est qu'il le disait derrière ça capuche affichant une expression neutre digne d'un vieux holo film sur un robot qui vient du futur pour tuer tout le monde.
Araborgne releva avec un sourire en biais, alors que le mafioso le regardait avec un sourcil levé. Puis ils reprirent leurs conversation.

Une fois a l'hôtel, que le prêtre ne pris pas le temps d'apprécier, de vue, ce dernier ordonnât a son cerveau crane de rester en stationnaire en hauteur, il le rappellerait en temps voulut.*


Edité par Damocles D'Elryn le 24/05/2008 à 11h59
 
Chopegourdin
#4 Chopegourdin (Mafioso | niveau 12) le 25/05/2008 à 23h56  
*Le nain arbore comme souvent un fier sourire. Il a choisi ce lieu pour impressionner et vraisemblablement, son petit effet est réussi.*
Oh, c'est une petite bicoque sans prétention que j'ai récemment acquise. Celui qui l'a fait construire a eu un redressement fiscal et s'est retrouvé obligé de vendre, pour la moitié de ce que ça lui avait coûté de faire construire. J'ai eu de la peine pour lui alors j'ai accepté son offre...

*Alors qu'il arrive au comptoir, le mafioso pose sa mallette dessus, sort un cigare de son étui et en croque le bout. Le réceptionniste lui indique une plaquette posée sur son comptoir. "Interdiction de fumer".
Le sourire du mafioso s'agrandit tandis que ses sourcils prennent de la hauteur pour former 2 parenthèses horizontales et bien arrondies sur son front. Il frotte l'allumette négligemment avant de passer la flamme sous l'extrémité du précieux objet et aspire tranquillement la fumée.
Le maître d'hôtel, un petit gars bien propre sur lui et à peine sorti de l'adolescence se trouve totalement pris au dépourvu, immobile et sans voix tandis que le nain le regarde fixement, le regard emplit de malice, projetant ses ronds de fumée grise*


Bonjour monsieur, je vous pries d'accepter nos plus plates excuses, nous ignorions votre arrivée sans quoi nous aurions pris nos dispositions pour vous accueillir convenablement...

*L'homme qui avait parlé avec cette voix si mielleuse était arrivé par une grande porte situé à quelques dizaines de mètre du comptoir. Il était à la fois grand et mince et la coupe de son costume ne fait que renforcer cette impression de maigreur. Son cou est long et ses rares cheveux plaqués sur sa tête comme pour se préserver une calvitie désespérément inéluctable. Sa fine moustache, aussi grise que ses cheveux fait ressortir le bronzage marqué de son épiderme. S'il se tenait droit, il aurait, malgré sa démarche guindée dégagé une certaine impression de prestance. Mais comme pour mieux voir les pompes de ses clients avant de les cirer, il se tient vouté et le buste de travers.
Comme pour mieux dévoiler son personnage, il avait reporté sa responsabilité sur le petit réceptionniste en le montrant de la tête, geste qu'il coupla avec un regard noir lourd de sens.
Le mafioso ne peut ressentir que du mépris pour un tel type.
D'un geste ferme de la main, il lui fait signe de ne pas ajouter un mot. Ce à quoi le bonhomme s'exécute, naturellement.
*


Mes invités et moi-même sommes venus pour dîner. Sous le fleuve naturellement. L'alcôve conviendra parfaitement. Prenez vos dispositions.
Oh et tant que nous y sommes.
*Il se tourne brièvement vers ses associés et une lueur dans ses yeux trahissent l'idée qui vient de lui traverser l'esprit.*
Donnez-nous 4 chambres. Non 5. Un autre invité pourrait nous rejoindre.
Au sous-sol naturellement. Si le compte n'y est pas, déplacez des clients.
*Le vieil homme se tourne vers le jeune réceptionniste et lui fait signe de se charger. Vraisemblablement, il n'est pas sûr que 5 des meilleures chambres soient disponibles. Le nain profite de l'occasion pour remettre le directeur de l'hôtel à sa place*

Non, non, laissez le jeune homme ici, j'ai deux mots à lui dire. occupez-vous de cette affaire vous-même. Et faites préparer la table.

*Le directeur file aussitôt vers l'ascenseur, sa démarche rappelant au nain celle des anguilles dont la vue est offerte par ces fameux sous-sol.
Le morne individu parti, il offre au jeune homme un cigare et un clin d'oeil paternaliste avant de devancer ses invités dans le grand escalier de marbre. Le meilleur des chemins pour réussir son entrée.

Edité par Chopegourdin le 26/05/2008 à 00h01
 
Lubja Jab
#5 Lubja Jab (Aspirant | niveau 4) le 08/07/2008 à 21h03  
*Et pour une entrée, ce fut une entrée. Encore qu’il est difficile de savoir qui fut le plus surpris des clients attablés dans le calme, qui virent cet équipage hétéroclite descendre avec plus ou moins de nonchalance l’escalier monumental, ou bien des quatre personnes qu’il fallait bien appeler des associés. Lubja savourait avec délice le son mat de ses bottes sur le précieux calcaire et, pour ne pas montrer cette émotion, comme si d’aucuns avaient pu penser la prendre en flagrant délit de réaliser un rêve de petite fille, elle garda une expression neutre et ses lunettes noires. Il faut dire que la réalité était bien plus impressionnante que les holos qu’elle avait eu l’occasion de voir. Sous un haut plafond blanc réfléchissant, des lustres lourds flottaient à mi-hauteur pour diffuser une douce lumière légèrement dorée. Comme des aquariums en forme de larges colonnes, une demi-douzaine de piliers en plastacier transparent, emplis d’eau et d’un décor sous-marin, offraient aux convives un échantillon de la vie du Jaïmbre. Chopegourdin lui expliqua sur un ton tranquille qu’il ne s’agissait pas d’aquariums mais bel et bien d’un prolongement du fleuve, tout comme la large bande du mur vers lequel ils se dirigeaient, que les architectes avaient intégré dans la conception du bâtiment. Cette fois, la jeune femme reconnut qu’elle était surprise.*
Vous êtes plein de ressources Mr Chopegourdin.
*Le mafioso les conduisit vers une large alcôve au centre de laquelle les attendaient, sûrement grâce à la promptitude du personnel, une table ronde dressée de cinq couverts. Ignorant le regard des convives qui n’avaient pas réussi, malgré une éducation des plus strictes aux convenances du grand monde, à garder l’apparence de la discrétion, Lubja contourna la table et s’approcha de la paroi de plastacier derrière laquelle de longues algues jaunes et mauves flottaient au gré du courant. Fascinée par le spectacle, elle approcha davantage son visage, comme pour mieux s’immerger dans cet univers. Soudain, une murène, qui jusque là se tenait sous le couvert végétal, se jeta sur le visage de la mercenaire. En silence, le long serpent aquatique se heurta à la paroi. Lubja, qui n’avait pas tressailli ni esquissé un geste, resta à contempler la gueule ouverte et furieuse de la murène. Un sourire féroce étira ses lèvres et, tranquillement, elle tourna le dos à la bête pour s’asseoir sur un fauteuil confortable.
Tandis que ses compagnons s’attablaient également, elle fit du regard le tour de la salle et, mis à part le visage d’une femme d’une quarantaine d’années qui lui rappelait vaguement quelqu’un, elle ne décela rien de particulier.*
 
Chopegourdin
#6 Chopegourdin (Mafioso | niveau 12) le 10/07/2008 à 03h34  
*Prenant place autour de la table, le nain s'arrange pour être installé à la gauche de la jeune femme, laissant l'espace vide à sa propre droite pour l'éventuel cinquième invité. De la sorte, ses convives ont une vue dégagée sur la faune et la flore sous-marine tandis que lui, non seulement fait face à la partie ouverte de l'alcôve mais s'offre aussi une charmante compagnie en guise de voisinage sur le plan de table.
En s'asseyant, il profite de ce nouveau modèle de fauteuils qu'il imposait déjà à la F.R.O.G. et qui s'adapte à toute les tailles sans difficulté sans rien concéder au confort de son occupant. Passant outre les règles de bienséance qu'on serait en droit d'attendre d'un homme dans sa situation, il lance son chapeau sur le porte-manteau situé derrière lui et constate avec satisfaction que le couvre-chef a atteint son objectif avec élégance.
Reportant son attention sur ses invités, chacun ayant désormais pris place dans son fauteuil, il observe avec attention ses voisins de table, l'un après l'autre, à la manière d'un médecin auscultant son patient. Un sourire en coin grandit au fur et à mesure que son regard se pose sur eux.
Puis, il fronce les sourcils, plaque ses mains sur la table, puis, d'un air décidé, il tend son doigt vers "Ambrihann" et l'interpelle brusquement*

Vous, lequel êtes vous?

*La soudaineté de la réaction du mafioso prend de cours ses trois invités tandis qu'un petit silence se fait ressentir. Le manque de réaction autour de la table ne semble pas spécialement refléter d'inquiétude ou de crainte malgré la légère pointe de tension que le nain croit percevoir mais plutôt une attente. Rompant les fractions de seconde suivant son injonction, le nain poursuit*
A vue d'oeil, je dirais le numériste, c'est très branché, ça vous irait très bien. Et vu votre accoutrement, vous crèveriez de chaud aux percussions. Sinon, chanteur, pourquoi pas si vous avez un bon timbre vous pourriez travailler à un bon jeu de scène. Mais je voyais plus mademoiselle au chant. Avec une basse ou une guitare. Plutôt une basse quand même, oui. Quand à vous mon ami, un harmonica vous siérait à merveille mais ce ne serait pas suffisant. Enfin, je ne vous impose rien, c'est selon les préférences de chacun...

*Le regard débordant de malice, il se délecte des regards dépassés de ses compagnons et se décide à cesser son petit jeu avant que leur patience atteigne ses limites.*
Voyez-vous, chers associés, il est rare que des clients accoutrés comme vous l'êtes tous actuellement viennent prendre leurs aises dans ce type de maison. Je me disais donc qu'un petit jeu de rôle serait une idée amusante dans l'optique de conserver un minimum de tranquillité. Après, c'est comme vous voulez, moi je dis musique mais si vous préférez conserver votre identité en public, je n'y vois pas d'inconvénient.
*D'un geste de la main, il salue un haut fonctionnaire du département de sécurité de Kelestryan qui quittait sa table, à quelques dizaines de mètres de l'alcôve.
Croisant le regard de Lubja et s'y attardant quelques instants, il poursuit.*

Je vous sens l'âme d'un groupe d'électro-rock mais si vous avez une meilleure idée, je suis toute ouïe...

*Il se redresse dans son fauteuil, lorsqu'un serveur accompagné du sommelier se présentent à la disposition de la table, apportant cartes et apéritifs au moyen d'un silencieux petit véhicule aéroglisseur contenant de multiples bouteilles.
Une fois les commandes enregistrées, le rôdeur et Ambrihann profitent du temps d'attente les séparant de l'arrivée des plats pour s'éloigner quelques instants.
Profitant de l'aubaine, le nain fait délicatement signe à Lubja de regarder vers le Jaïmbre. Il se lève alors et s'approche du petit meuble situé au pied du porte-manteaux sur lequel est posé une télécommande.
Et lorsqu'il presse l'unique bouton sur le boîtier, d'étranges poussières multicolores jaillissent du fond de l'eau, remontant vers la surface en reflétant la lumière aléatoirement. L'effet produit est difficile à décrire tant il est unique; les poussières semblent scintiller mais sans briller, de la même manière, la lumière semble tamisée tout en étant puissante. Tout à coup, la nuée semble recouvrir la surface faisant front à la vitrine de sorte que le restaurant semble désormais être un aquarium sur lequel les dieux auraient posé un voile majestueux. Un spectacle à la fois inquiétant mais surtout irrésistible du fait de ces millions de poussières colorées qui retombent lentement vers le fond, donnant au spectateur cette impression de suspension du temps, puis de retour à la normale. Comme un échantillon de rêve inaccessible.
Ainsi, quelques dizaines de secondes plus tard, la vie normale a repris son cours au fond du fleuve.

Regagnant sa place comme si de rien n'était, le nain fait signe au serveur et au sommelier de s'éloigner après avoir fait remplir à ce dernier quatre verres d'un liquide bleu azur, tiré d'une fine bouteille argentée. En effet, ceux-ci étaient restés ébahis devant un spectacle qu'ils n'était vraisemblablement pas habitués à voir, et pour cause, il n'avait été vu qu'une fois en ces lieux, à son inauguration qui avait été très privée. L'acoustique de l'alcôve est étudiée pour que le bruit du reste de la salle y soit presque imperceptible et la réciproque également, mais le nain peut tout de même entendre avec intérêt le succès que son petit spectacle a provoqué*

Saviez-vous, ma chère, que le Jaïmbre abrite en ses fonds d'innombrables volcans? De minuscules volcans, pas plus grands que mon poing. Les scientifiques le savaient depuis fort longtemps bien qu'ils soient depuis toujours éteins. Mais ce qu'on a découvert récemment, grâce à une erreur de forage, c'est que ces volcans abritent toujours un certain type de gaz qu'il ne rejettent pourtant pas. Je ne suis pas expert en biologie mais figurez vous qu'une certaine molécule contenue dans ce gaz, alliée à une autre molécule contenue dans certains végétaux du Jaïmbre provoque une réaction chimique particulière qui explique en partie le spectacle que vous venez de voir. Un des rares bienfaits de la pollution marine. Mais je n'en dirais pas plus pour ne pas gâcher la magie du spectacle et surtout, j'ai trop peur de vous avoir déjà bien trop ennuyé avec mes explications.
J'espère tout de même que malgré mon bavardage, le spectacle vous a plu.
*Il tente alors de capter le regard de la jeune femme, persuadé que sa petite démonstration n'a pas pu laisser la demoiselle insensible*

Edité par Chopegourdin le 10/07/2008 à 04h00
 
Lubja Jab
#7 Lubja Jab (Aspirant | niveau 4) le 10/07/2008 à 16h37  
*Lubja, sachant le regard de chopegourdin à la recherche du sien, resta un instant silencieuse. Comme pour justifier son mutisme, elle approcha son verre de ses lèvres et huma le subtil nectar avant d’y goûter avec la méfiance d’un chat. Le spectacle auquel elle venait d’avoir droit lui laissait une agréable sensation, comme un îlot de beauté scintillante dans le monde qu’elle traversait quotidiennement. Cependant, la prévenance de cet étrange personnage pour elle, la troublait. La jeune femme se savait capable de mondanités, pour le peu qu’on n’y regardât pas de trop prêt. Mais le cadre du restaurant de même que l’aisance et l’esprit vif de son voisin de table lui montraient que les apparences ne pouvaient tromper. A ce petit jeu, les habitués détectent tout de suite les artifices. De plus, le mystère de Chopegourdin s’épaississait : elle décelait en lui l’alliage subtil du garnement et du grand seigneur. A l’aune de ces considérations, elle n’arrivait pas à définir s’il s’agissait, de la part du nain, de simples esbroufes ou bien… d’autre chose. Elle reposa son verre doucement. C’était la première fois qu’elle buvait du vin et elle reconnut aussitôt que c’était délicieux. Une partie de son être lui susurrait de se laisser aller, de profiter de ces instants paisibles et agréables. La tentation était très forte, sûrement soutenue par la lassitude, mais son naturel, la dardant d’un regard noir, garda le dessus.
Surprendre, encore et toujours.
En se tournant vers son hôte, elle retira ses lunettes, dévoilant un regard amusé et pétillant.*

Le triangle. *Dit-elle d’un voix douce et basse.
Chopegourdin resta maître de son expression, mais elle décela comme un léger froncement de sourcils interrogateur.*

Je suis une virtuose du triangle. *Elle sourit, amusée.* Mais si vous mettez une basse dans mes mains, je crois pourvoir m’en sortir. *Elle lui lança un clin d’œil de connivence.* Electro-rock ? C’est une bonne idée, même si, pour ma part, je préfère l’Electro-jazz.
*Elle reprit une gorgée de vin. D’un geste de sa main, elle désigna la paroi translucide qui les séparait du fleuve.*
Ce spectacle était magnifique. Je suis honorée que vous me l’ayez offert. Il y a quelque chose de magique au sens où j’ai trouvé cela fascinant et captivant. *La voix de la mercenaire se fit murmure.* C’est comme si on pouvait changer de monde l’espace d’un instant. C'est de la magie artificielle, bien différente sûrement de celle que vous connaissez de l’autre côté de la faille. Mais c’est de la magie tout de même. *Ses yeux et ses lèvres se plissèrent d’un nouveau sourire malicieux.* A ce propos, cela fait-il longtemps que vous vivez de côté de la faille ?
*La jeune femme arborait désormais l’expression polie et attentive qu’on porte lors d’une conversation intéressante.*
 
Chopegourdin
#8 Chopegourdin (Mafioso | niveau 12) le 11/07/2008 à 14h54  
*Amusé par les réparties de la jeune femme, le nain se réjouit que sa nouvelle collègue de travail aie un esprit si pétillant et vif. De bonne augure pour leurs petites affaires. Elle jauge le nain à chacun de ses gestes et ses remarques semblent loin d'être choisies par hasard. Mais loin d'y voir un soucis, le mafioso sait que cela fait partie du jeu et y trouve même un gage de sécurité. Après tout, il analyse la nouvelle équipe au moins autant qu'elle.
Quand à la question de son appartenance à l'ancienne phase, il sait bien l'inutilité de prétendre le contraire. D'autant que l'excentricité est une des forces dont profite son personnage. Cela lui offre toujours une plus grande liberté d'action et une tendance à être sous-estimé par ceux qui ne le connaissent pas. En outre, il est tout à fait fier de cette origine.*


D'une certaine manière, je vis de ce côté de la faille depuis suffisamment longtemps pour me sentir en terrain conquis. Mais pas encore assez pour m'y sentir chez moi bien que les distractions ne manquent pas par ici.
*Il écarte les mains en signe d'abondance en se fendant d'un petit sourire espiègle puis porte les lèvres à son verre.*

Quant à la magie, vous savez, n'est bonne que celle que l'on peut maîtriser. Je vous parle d'expérience.
Alors, certes, c'est parfois beau ou impressionnant, on voit des explosions fantastiques, des couleurs et des lumières magnifiques, et bien d'autres effets que je ne saurais décrire. Mais croyez-moi, il vaut mieux se passer d'elle autant qu'on le peut. La magie n'apporte quasiment que des soucis.
Mais je suis heureux de voir que mes artifices vous ont plu.
Et je pense que tous les moyens sont possibles pour changer le monde vous savez. Même le plus petit élément peut jouer le grain de sable qui fait la différence. Comme un triangle trouve sa place dans une partition.
*Ses yeux brillent d'une lueur malicieuse tandis qu'il plonge de nouveau son regard dans celui de la jeune femme*

L'electro-jazz mmm? Explosivité, convivialité et improvisation... Dois-on y voir un signe pour la suite des évènements?

Edité par Chopegourdin le 11/07/2008 à 15h03
 
araborgne
#9 araborgne (Seigneur | niveau 14) le 13/07/2008 à 03h38  
en réponse au message #8
Chopegourdin (Mafioso | niveau 12)
le 11/07/2008 à 14h54
L'explosivité caractérise au mieux notre amie, mon cher, sans vouloir te mettre en garde.
*Araborgne apparut sur la droite des deux protagonistes un cigare entre les dents, un sourire
semblant s'afficher sur ses traits fatigués. Faisant tournoyer les volutes du breuvage emplissant
son verre à pied, le rôdeur se réinstalla à la table.*

*Ayant mis son holster de coté, Araborgne se sentait plus à l'aise sur la confortable
banquette.Il réajusta les boutons de sa chemise après quelques minutes de contemplation des fonds sous-marins qui s'offraient aux convives,puis il reprit.*

Je suis ravis que le choix de mes compères ne vous laisse pas pantois l'ami.
*Araborgne prit le temps de jeter un bref regard vers Lubja.Araborgne la fixa un instant se demandant jusqu'où serait-elle prête à aller. Il fixa ensuite son verre qu'il tenait entre trois doigts et l'avança quelques peu sur la nappe.*
Allons droit au fait. Es tu dans la capacité de me fournir l'appui nécessaire pour...
*Le regard du rôdeur balaya la salle l'espace d'un instant*...notre affaire...?

Edité par araborgne le 13/07/2008 à 03h39
 
Chopegourdin
#10 Chopegourdin (Mafioso | niveau 12) le 15/07/2008 à 15h37  
*Ding, fin de la récréation.
Un poil désappointé, le nain s'efforce de n'en rien laisser paraître. Un petit coup d'oeil pour suggérer à Lubja que ce n'est que partie remise avant de revenir aux affaires sérieuses *

Ah mais tu as plus que mon appui camarade; car ce que je te propose, c'est tout simplement ma participation aux opérations.
Comme je te l'ai dis, je connais ta motivation et cela me suffit pour te suivre.
Mais je dois t'avouer que le hasard fait bien les choses car je me suis renseigné un peu plus sur cette Glucoz corp depuis notre dernière entrevue et il se pourrait bien que je tire un profit non négligeable de cette petite opération. Et puis, un peu d'action ne fait jamais de mal.
*Voila peut-être l'occasion parfaite pour mettre en pratique les premiers enseignements de la guilde*

Quand à notre petite équipe, j'aimerais que tu m'en dise plus sur l'invité mystère. Tu sais que j'ai confiance en toi, mon ami, mais j'espère que tu en sais assez sur lui pour le mettre dans le coup. Le succès ou l'échec de notre entreprise dépendent de chacun d'entre nous et je n'aimerais pas jouer ma sécurité sur un tour de roulette...
 
Myrtion Plum'mol
#11 Myrtion Plum'mol (Maître Ménestrel | niveau 15) le 20/08/2008 à 22h15  
Mais puisque je vous dis que je suis attendu ! Lâchez-moi, mais lâchez-moi ! Quoi ! Qu'est ce qu'ils ont mes vêtements ! Comment ! Vous osez ?! Savez-vous au moins à qui vous vous adressez ? Ah, vous aurez de mes nouvelles, soyez-en sûrs ! Une chance pour vous que je sois trop pressé pour prendre les mesures qui simposent immédiatemment. Oh, mais je m'en souviendrais, n'ayez aucune illusion là-dessus, retenir ce genre de comportement absolument innacceptable fait partie de mon métier, attendez-vous à voir votre popularité chuter en flèche ! Je n'en crois pas mes oreilles...

*Tout d'abord brouhaha incompréhsensible, des voix qui s'élèvent légèrement plus haut que la moyenne, des entrechocs de vaisselle restant dans les limites de l'acceptable, quelques phrases se détachent petit à petit dans les oreilles des conspirateurs pour finalement se transformer en cet amas de paroles colériques. Un gnome débarque alors, suivi de près par les pans de sa toge. Blanche, bien entendu, qu'imaginer d'autre. A en juger par les boitillements de l'un des domestiques le suivant, il est possible que le vêtement en question ait occasionné quelques menus incidents. La moustache lustrée, celui-ci arbore évidamment une petite pipe de laquelle se dégage cette fumée colorée faisant office de marque distinctive, presque plus caractéristique que ses empreintes physiques diverses ou ces petits filaments qu'on lui a récemment montré à l'intérieur d'une bulle de son sang. Un petit tambourin à la ceinture, une maracasse, et d'autres petits instruments pendent à sa ceinture, et d'un sac en bandoullière de l'autre côté dépassent la pointe d'une plume ainsi que deux rouleaux de parchemins.*

Vous voilà vous ! Enfin ! Pourriez-vous dire à ces hommes d'arrêter de me poursuivre ? Je ne sais pas ce que vous leur avez fait, mais impossible de se frayer un chemin jusqu'ici sans élever un peu la voix. Dites donc, cela fait un petit moment depuis le centre commercial. J'ose espérer que vous en avez de bonnes à m'appendre !

Edité par Myrtion Plum'mol le 30/08/2008 à 04h30
 
dragonmpoi
#12 dragonmpoi (Ecuyer | niveau 1) le 28/11/2008 à 20h25  
*tapes tous le monde* on doit faire coit
 

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