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Matsuo
par Matsuo (Roublard | niveau 6) le 27/04/2008 à 22h35  
Une dure et longue journée. Comme chaque jour sur cette misérable terre... *La voix retentit non loin de l'entrée de l'auberge ; une nouvelle tête espérait obtenir quelques pièces pour sa triste éxistence ; rien que quelques pièces...

Cette vie morose qu'il menait depuis une trentaines d'années avait perdu son intérêt, et les évènement quotidiens leurs goûts. Il avait vu misère et souffrance, combattu pour la survie, et c'était ainsi que tout se terminait : assis sur des pavés boueux, se lamentant sur son propre sort, alors qu'il aurait très bien put trouver un travail et ainsi gagner de quoi se nourrir.

Sa cape en lambeaux, son turban voilant son visage, ses sandales déchiquetées, des bandes de tissus entourant ses poignées ainsi que les paumes de ses mains étaient peut-être les vêtements les plus médiocres que l'on pouvait se procurer.

C'était cette misère qui s'abattait sur les moins courageux...

L'homme observait - de bas - le regard noir et plaintif, les quelques âmes qui passaient par l'auberge ; entraient ou sortaient.
Il s'était assis en tailleurs, sur le sol, et son ventre criait famine*
 
Discussion liée : 27 messages, dernier de Matsuo (Roublard | niveau 6) le 30/04/2008 à 22h39
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druss
#2 druss (Berserker | niveau 10) le 27/04/2008 à 22h44  
*Comme il était coutume, le nain allait à la taverne chaque fois qu'il en avait l'occasion. Son entraînement fini, il était allé chez lui se laver (et oui Druss est un nain propre) avec un sceau d'eau et ses mains (pas trop non plus). Il se trouvait à présent devant son bâtiment préféré près à y entrer. Il croisa par hasard le regard d'un mendiant qui mendiait (tu m'en diras tant). Ne le reconnaissant pas, Druss s'en approcha, le prit par un bras et le traina jusqu'au bar s'en rien dire. Quand il eut commandé deux choppes pour lui et le nouveau, il l'accompagna à une table.*
Bonjour! Je suis Druss. Vous êtes nouveau à ce que je vois et c'est en cet honneur que l'on boit.
*En même temps qu'il buvait, il sortit une pièce et la donna au misérable.*
Racontez moi votre histoire.
 
Matsuo
#3 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 27/04/2008 à 23h03  
*Le regard toujours aussi misérable, il observait le bock emplit de bière ; un fil de mousse s'en était échappé. L'endroit n'était pas aussi rempli qu'il le semblait, et le jeune mendiant ne se sentait pas à l'aise en voyant devant soit ce petit nain qui insistait pour qu'il boive de la petite chope en bois.
Il refusa l'offre, néanmoins avec un regard de gratitude qui fut d'ailleurs visible à travers son visage voilé, et dit d'une voix usé en se levant.*


Ma place n'est pas ici, et je vous remercie fortement pour cette offre, mais, si je reste, on risque de me jeter dehors.

*Pour prouver ses dires, ils insista le nain à observer de plus près la tenue de l'homme : les manches déchirées jusqu'aux coudes pendaient lourdement vers le bas. Boue, sueur et d'autres saletés s'y étaient incrustées.
L'odeur insupportable devait se faire sentir jusqu'à l'autre bout de la pièce.
Quelques clients le dévisagèrent avec dégout ; lui-même se sentait misérable et inférieur, il faisait bien partie des plus minoritaires de la classe social. Rien de pire qu'un mendiant sale, puant, et priant pour obtenir quelques pièces.

Il se dirigea vers la sortie, n'attendant pas plus du nain, et encore moins qu'il revienne le chercher.
Ses pas suant se terminaient un bruits moites. (flap ; flap ; flap)*
 
Balder
#4 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 27/04/2008 à 23h33  
*Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans une taverne. Alors que je déambulais entre les tables, je remarquai que Drus était en compagnie d'un pauvre type. Celui-ci le quitta précipitamment.*
Tut tut.
*Je rattrapai ce visage inconnu avant qu'il ne passe la porte et le poussai avec ménagement (si si, j'insiste) en direction du comptoir.*
Ben alors Druss, tu as encore proposé à un mendiant de te servir de défouloir moneyant quelques piecettes?
*Sans attendre la réponse du nain, je me tournai vers l'inconnu.*
Faut pas lui en vouloir, il est comme ça. Un peu rustre et grognon, mais il n'est pas méchant.
*Je lui tendit la main.*
Moi, c'est Balder.
 
Matsuo
#5 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 28/04/2008 à 02h00  
*Cette bonté inattendu le laissa figé. C'était différent de la coutume... Peut-être même une violation de la "culture des mendiants" ? Mais, sur ce coup, il lui était bien impossible de refuser la proposition, et se rassit à la table à laquelle le nain l'avait tiré quelques secondes auparavant, et s'assit sur la chaise collé au mur juste à sa droite. Il en profita pour rabaisser le bas de son turban, dévoilant son nez et sa bouche, qui se nuançaient parfaitement bien avec ses yeux légèrement plissés, et sa peau bronzé. Ses traits fins marquaient ses origines elfiques et les quelques mèches noires qui lui tombaient dans le visage ainsi que ses joues saillantes lui donnaient un air éxotique donnant un effet plus ou moins particulier au jeune mendiant.

Il observa les deux individus avec intérêt, n'osant toujours pas toucher la petite chope en bois que le nain lui avait offert, et dont la mousse commençait à disparaître. Pourtant il la fixait avidement du regard sans s'en apercevoir.
Un léger silence tendit l'atmosphère entre les trois hommes, ce n'est que là que le mendiant se rendit compte qu'il n'avait pas même élevé la voix pour se présenter et prit la parole, la voix ferme, légèrement granulée mais eu teint doux.*


Vous pouvez m'appelez "Mat"

*Lançât-il doucement, préférant garder la voix basse, sa paranoïa le surpassait, et il se sentait observé... Il jeta un furtif coup d'oeil par dessus son épaule, ne croisa pourtant le regard de personne ; il se détendit et lachât les épaules.*

Dommage que non tous les gens soient comme vous ici... Rares sont les personnes aujourd'hui qui prennent encore compte de la misère des gens, encore moins ceux qui prennent en compte la misère des plus pauvres.
Regardez autour de vous, plus que des personnes sans coeur et mécontentes de leur sort, alors que d'autres souffrent et crient famine. Ils en ont rien à foutre de ce qu'on devient. L'égoïsme est devenue vertue de nos jours.

*Il eut un léger sourire en coin. Ils devaient comprendre qu'il se désignait lui-même ainsi que ses pareils. Il tapottait nerveusement le bois de la table ovale, il parlait, mais n'était toujours pas à l'aise. C'était dans la rue qu'il devrait être ; à mendier, ou à se faire frapper ou moquer par les quelques âmes oubliées et corompues.*
 
Balder
#6 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 28/04/2008 à 11h48  
Et bien, très heureux de faire votre connaissance Mat. Mais faut pas avoir des idées pareilles en tête. Tenez, buvez votre bière, je suis sur que vous vous sentirez mieux après.
*Après mure réflexion.*
Quoique, vous devriez peut-être pas boire le ventre vide.
*Je me levai pour ne revenir que quelques minutes plus tard, une miche de pain dans une main, un jambon dans l'autre.*
Voilààà. Réfléchir le ventre vide est la pire chose que vous puissiez faire. Ca vous donne des idées bien trop noires. Vous savez, toutes les grandes villes ont leur lot de misères, mais le bonheur ne se trouve pas forcément dans la richesse. J'ai connu un type, y a longtemps de ça, qui avait choisi de vivre dans un tonneau, sans aucun bien matériel. Un jour, y a un magnifique cavalier qui passe et, choqué par tant de misère lui dit "que désires-tu pauvre homme?" Et l'autre qui répond, "que tu t'écartes de mon soleil." Alors, je sais, c'est une exception. Je doute que tu, je peux te tutoyer au moins,? Je doute que tu es choisi de vivre cette vie là. Alors, si tu nous disais comment t'en est arrivé à vivre dans la rue.
 
Matsuo
#7 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 28/04/2008 à 12h10  
*Le mendiant s'empare avidement de la miche de pain, le jambon posé dessus, et mordit dans la matière sèche et granulée. La bouche pleine il écoutait l'homme qui lui contait l'histoire d'un mendiant fière de l'être.
Il connaissait déjà cette philosophie, l'avait entendu et en gardait une partie enfouie dans son petit coeur.

Après avoir terminé sa bouché, il prit la parole, encore quelques miettes de pain collées sur les lèvres gercées.*
Tu parles de Diogès ? Ouais, brave homme celui-là... Si c'est bien de lui d'où tu tiens ton récit.
*On pouvait remarqué le jeu de mains qu'il tenait en parlant. Surtout avec son index qu'il pointait machinalement en direction de son interlocuteur, tenant toujours la miche fermement entre les deux mains, comme si il aurait peur que quelqu'un lui la vole.*
T'sais, j'suis peut-être pas spécialement malin, mais, je sais que dans ce monde la plupart des personnes ayant beaucoup d'argent ne sont pas grand chose. Du moins, ceux que j'ai connu dans cette région ! *Il insista sur le dernier mot. On put comprendre qu'il venait de loin.*
Et puis, qui dit que je n'ai pas choisi cette vie par simple caprice ?...
*On put entendre une légère pointe sarcastique dans sa phrase.*
Enfin, tu as raison, j'aurais put avoir une famille à l'heure qu'il est, une vie paisible... Cultiver des champs de riz, jouer du shamizen... *D'un coup sa voix possédait un ton rêveur. Lui même était affalé par une nuée de souvenirs. Cela ne semblait pas le déranger.* Je ne suis pas du genre "justicier", si tu vois ce que je veux dire... Peut-être bien que j'l'étais avant, mais, c'est passé.

Rien de ça n'a tenu.

Je connais le monde, j'l'ai observé pendant une trentaine d'années, et si tu veux mon avis, il est gris, morose, corompu de là à là. La seule façon de survivre dans ces environs, c'est de faire comme eux, mais pas avec le même esprit.
*Il regarda légèrement par dessus son épaule pour bien voir si personne ne les écoutait*
J'ai déjà volé, j'ai escroqué des gens... Sans ça je ne serais plus en vie maintenant. *Il sourit bêtement sur sa misère ; il termina rapidement le pain avant de se rapprocher de Balder et de chuchotter encore plus bas, avec des yeux grand ouvert.* Avant, je ne l'aurais jamais fait, je combattait contre ces gens ; les assassins, les voleurs... cambrioleurs... *Il appuiait sur un doigt après l'autre en citant le nombre ces mots.* Mais, depuis que j'ai comprit, et que j'm'y suis habitué, j'y ai trouvé du plaisir.
*Il se rassit correctement à sa place, s'appuyant fortement contre le dossier de la chaise en bois noir et continua de sa voix d'origine*
Mais, je reste un simple mendiant.
 
Balder
#8 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 28/04/2008 à 18h16  
*C'est bien ça, Diogès.
Au fur et à mesure que Mat chuchottait, je levais mes sourcils.*

Vous devriez quand même vous méfier. *(J'étais repassé au vouvoiment sans m'en rendre compte)*
*Désormais, je le regardais avec méfiance.*
Si Durunne est la ville des assassins, elle est surtout celle des héros. Je puis comprendre que vous ayez été emmené à de telles extrémités pour sauver votre vie, mais j'ose éspérer que ça ne deviendra pas une habitude. Certains pensent qu'il est dur d'être un assassin. Pour ma part, je crois qu'il est bien plus facile de détruire que de créer. Et il est plus facile de prendre que de concevoir.
 
Matsuo
#9 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 28/04/2008 à 18h33  
*Le regard avide avec cette étincelle de folie s'éteignit peu à peu. Il savait que son interlocuteur ne le comprendrait pas... De plus, qui avait dit que Matsuo avait déjà tué ? Voler et arnaquer, peut-être, mais il n'a jamais osé tuer pour le simple plaisir.

Il se contenta du regard méfiant de Balder avec ce sourire en coin qu'il avait eu il n'y a pas longtemps de là, et continua sur un ton plus apaisé avec une pointe d'amusement.*
T'sais... *Il s'arrêta pour se gratter légèrement le front avant de continuer.* je ne parles pas principalement d'assassins.
Il y a quelque chose que tu devrais mettre dans ta petite tête *fit-il le ton moqueur en baissant dangereusement la voix* Les héros, il y en a, mais, si tu regardes plus autour de toi, tu vois plus de mort et de misère que de bonheur et de vie.
Le monde a été bâti ainsi : on vit et on meurt ; et si tu as la
chance de mourir avec de beaux souvenirs, je ne te plains pas et ne t'en voudrais pas pour autant... Mais, la chance ne sourit pas à tout le monde.
*Une expressions d'ironie parcourut son visage, pas pour autant méchante ou malicieuse... Une simple expression que se moquait de l'ironie de son propre sort...
Il laissa échapper une petite tape sur l'épaule de l'humain.*
Les contes de fées petit, y en a plus des tonnes de nos jours, et crois moi, je sais de quoi je parle...
*Il s'arrêta...
Un long silence parcouru leur table, et les quelques regards qui s'étaient rapidement aventurés vers eux perdaient l'attention.

Le mendiant termina par dire, la voix lasse.*
J'ai vécu une trentaine d'années... Pas beaucoup pour un demi-elfe, et encore moins pour les centenaires ; mais, laisses moi te dire, que dans cette vie d'exactement 36 ans et 8 mois, j'ai eu 6 ans de paix. Pas plus ! *Il frappa légèrement sur la table*
 
druss
#10 druss (Berserker | niveau 10) le 28/04/2008 à 20h44  
*C'était tout de même bizarre. Balder, bien qu'étant homme d'arme, était très philosophe. Et pourtant c'était ce demi-elfe qui lui donnait des leçon. Peut-être que Balder était encore jeune. Mais Druss aimait bien ce nouveau. Il avait une conception de la vie qui lui semblait réaliste et surtout proche de la sienne, ce qui aurait put être une honte entre un nain et un demi-elfe. Mais dans ce cas-ci, il éprouvait pourtant une certaine fierté que ses idées soient mises à jour avec autant de philosophie saine.*
C'est exactement ça! Je suis heureux que je en sois pas le seul à croire cela! Merci Mat. Mais maintenant, je voudrais que tu veux mériter la pièce que je t'ai donné, raconte moi ta vie et ce qui t'amène ici. Peut-être que Balder pourra alors mieux comprendre ce que tu veux dire.
 
Matsuo
#11 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 28/04/2008 à 21h47  
*L'exclamation du nain coupa - raide - la discussion intime que les hommes tenaient là à leur table. Pourtant l'air bateleur du nain ne laissa apparaître qu'un petit sourire en coin sur le visage du mendiant. Il s'empara de la pièce et remercia le nain d'un coup de tête.
"Comprendre" ? Peut-être bien que le nain possédait quelques traits de pensé comme le demi-elfe, mais il ne pourrait jamais totalement le comprendre. Du moins, c'était encore une fois l'esprit renfermé et coutumier des mendiants qui le lui faisait penser.

Matsuo s'adossa au mur à sa droite, l'air détaché il commença à jouer avec la pièce en la faisant tourner entre ses doigts. Il observait le nain du côté, jetant toujours quelques regards à l'humain qui semblait commencer à le mépriser.*

Mon histoire... *Commença-t-il. Lors d'une seconde il avait une expression mélancolique.* Et bien, tout à commencer dans un village. Un paradis à mes yeux d'enfant. J'avais 5 ans quand je suis entré au village avec mon père. *Il se tut, ne dit rien sur les Cinq ans qu'il avait vécu auparavant... Après tout, le jeune mendiant avait le droit à un peu d'intimité.

Après une légère hésitation, il essaya de visualiser le paysage qui lui semblait si parfait ; c'était comme si chaque petit détail était marqué dans sa mémoire à tout jamais. Il continua le ton plus rêveur que toutes les autres phrases qu'il avait prononcé il y a longtemps.
Par émerveillement, il parla à voix basse.*

De grandes montagnes au loin, leur sommet semblait percer la toile du ciel... Mais, bien qu'on les apercevait du village, elles étaient si loin que nul personne ne les ait encore atteinte... Les petites maisons, ainsi que le seul temple dans les environs - qui était d'ailleurs le seul endroit à posséder un magnifique et grand jardin zen -, surmontaient la plus haute colline.
De nombreux champs de riz entouraient le village ; quelques autres champs - mais auxquels je ne me suis jamais vraiment intéressé - étaient éparpillés à côté du portail sacré. Des fragments de sa peinture rouge s'étaient séparés de lui.
Un petit chemin sableux menait à l'enceinte du village...

*Un petit soupir lui échappa*
C'était par ce chemin que mon père et moi sommes entrés pour la première fois.
Mon père disait toujours "C'est à l'apogée de l'ombre des arbres, qu'un chemin sableux frissonne, et que les étoiles commencent à danser...". *Il sourit légèrement, et jeta un coup d'oeil au nain, qui semblait toujours l'écouter.*
C'était là que j'ai pu vivre mes 6 ans de paix et de sérénité. Une harmonie parfaite, un monde sans inquiétudes. Mais c'est bien mes seuls souvenirs d'un monde idéal, et ce monde a disparu à tout jamais. *"Pour moi du moins..."*
Comme je l'ai dit : un tel monde est bien trop éphémère. Il faut voir la vérité en face et se tenir prêt pour pouvoir combattre les situations les plus rudes. J'ai comprit ça à 15 ans, quand j'ai finalement été contraint à vivre par moi-même pour survivre.
*En levant la tête il cru comprendre que les deux hommes pensaient qu'ils se lamentaient sur son sort.* Et ne pensez pas que je pense que je suis le seul qui ait eut besoin d'endurer ce genre de situation... Je sais très bien qu'y a des milliers de miséreux là dehors !

J'ai donc été contraint à vivre par mes propre moyens. Ce n'était même pas si difficile au début... J'ai nettoyé des chaussures pendant une longue période... 2 ans après j'ai vendu des cacaouettes ! *Un rire sourd et gris retentit, terminé de ce sourire en coin.* J'suis pas resté longtemps avec les cacaouettes n'empêche... 9 mois. Pas plus : l'hivers était trop rude cette année là, j'pouvais plus rien faire à l'extérieur pour gagner ma vie.
J'avais 18 ans... Mes origines elfes me laissaient ressembler à un gamin de 15 ans.
J'en veux toujours à ma mère pour ça, et pas que pour ça d'ailleurs...

J'ai terminé par trouver un petit travail en tant que serveur dans un petit coin sympa ; rien de sérieux, mais pendant 5 ans je vivais comme la plupart des gens, j'avais même un petit ghetto pour vivre, pourtant la vie n'était pas paisible. J'voulais jouer le justicier. C'est comme ça que les choses se sont gâtées.

J'étais bête à l'époque... Stupide et inconscient.
Je me suis révolté contre mon chef en apprenant qu'il avait assassiné un jeun couple dans la ville. J'ai voulu le dénoncer. J'étais pas assez rapide et organisé, et mon supérieur à trouver une quelconque raison pour me faire jeter de la ville. J'me suis retrouvé sans rien.
J'avais 23 ans.
Les trois années qui suivirent j'ai vagabondé un peu partout, sans vraiment savoir où j'allais... J'ai même tenté le suicide une fois. *Il eut un sourire ironique.* Et c'est là que ça s'est passé, j'ai eu le grand malheur de tomber amoureux de la fille d'un aubergiste.
On est resté 1 an et demi ensemble. Elle comptait s'enfuir pour se marier avec moi en cachette : elle savait que son père n'aurait jamais accepté qu'elle se marie avec un homme sans le moindre sou. Mais, faut dire que j'étais aveugle : son père le savait depuis déjà bien longtemps. La nuit où elle voulu s'enfuir, il est sortit et a envoyé un groupe de vauriens à ma poursuite.
J'ai terminé par sauter d'une falaise dans la mer. Voire dans l'état dans lequel j'étais après la poursuite, et avec cette chute, ils ont du croire que j'étais mort.
J'suis retourné voir cette fille 3 mois plus tard :
j'l'ai vu heureuse avec un autre.

C'est la que la misère m'est tombée dessus, j'ai tout abandonné, et j'ai terminé mendiant... *Le récit se termine avec un soupir las. Raconter tout ça ne lui avait pourtant pas poser grands problèmes... ça avait seulement suscité quelques souvenirs enfouis.*
Pas plus de mystères et de secrets... Une vie qui s'effondre à cause d'une sale garce...
 
Finrod Galathil
#12 Finrod Galathil (Enchanteur | niveau 18) le 28/04/2008 à 23h31  
*Assit dans l'ombre, près du mur, la tête coiffée d'un large capuchon, un homme vous observe, écoutant d'une fausse oreille distraite les conversations alentours...*
*Installé au fond de sa chaise, fumant une pipe à long tuyau sans fioriture, une grande chope devant lui, il vous fait un signe de la main accompagné d'un petit mouvement de tête en guise de bienvenue... seule la lueur de ses yeux pourpres est visible sous sa capuche qui, malgré la chaleur de la salle, couvre son visage d'ombre...*
*Il paraît comme à l'affût... calme et impassible, un lourd marteau à son côté... Il semble prêt, à tout moment, à délivrer des mandales par grappe de 5 à tous les sent-la-pisse de la taverne...*
*à voix basse il se dit...* Ah ces vagabonds... il faudrait qu'ils apprennent le respect de la hiérarchie et du rang...
 
Matsuo
#13 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 29/04/2008 à 10h15  
*En terminant sur le mot "garce", et sachant bien que des gens les écoutaient - du moins l'essayaient -, c'était l'homme en capuche avec sa pipe qui attira son attention. C'était d'ailleurs certainement son regard qui l'avait rendu si agité tout à l'heure.

Le marteau la gauche du personnage ne s'hamorniait pas du moindre à l'atmosphère qui se propageait des lieux.
Matsuo osa jeter un petit coup d'oeil par la fenêtre. Il devait être assis là depuis un peu plus d'une heure, et il devait être 2h de l'après-midi. Le ciel n'était pas bleu, mais d'un gris lumineux, dont l'étoile la plus scintillante était leur grand soleil et que ce ciel recouvert de cette brume nuageuse recouvrait totalement, ne laissant apparaître que son spectre.
Ces temps-ci, était bien tout le contraire d'agréable, et on se sentait las et alourdi en observant l'extérieur, et encore plus en marchant.

Le demi-elfe esseya de tirer ses pensés de ce paysage morose, et avec satisfaction. Mais, en se focalisant à sa table, le chemin de son regard croisa à nouveau le personnage avec le marteau qui semblait lui avoir fait signe.
Pas très discrèt... ; mais l'intervention de Matsuo le fut cent fois moins...*

Hé ! Le papi en capuche ! *Il apercevait l'homme par dessus l'épaule de Druss, mais fut néanmoins impassible à l'appel du mendiant.* Qu'est-ce que tu nous regardes avec tes yeux de blaireau ?
*Sa voix avait totalement changé, et si une personne n'avait pas eu l'occasion de l'entendre parler il y a quelques instants, on pourrait croire qu'il était un de ces personnages qui ne sont pas du moindre interessés par les évènements qui les entourent ; en résumé : [...] un voyou.*
 
Balder
#14 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 29/04/2008 à 12h20  
Hey, tu ferais mieux de te calmer. Le type que tu viens d'apostropher, il est capable de te broyer les os du crâne avec seulement deux doigts. Et s'il s'y prend bien il peut faire durer ça plusieurs heures.
*Complètement barje ce type!*
Et des héros, il y en a bien plus que tu ne semble le croire. Je ne veux pas parler de ces dingues qui foncent têtes baissées contre le premier dragon venu, je veux parler de ceux qui doivent se battre pour vivre sans pour autant le faire au dépend des autres. Quand je dis que Durrune est la ville des héros, c'est qu'elle attire beaucoup de personnes aux passés tourmentés mais qu'elle leur permet de s'élever. Ici, tu peux devenir le plus grand chevalier comme le pire des assassins. Sauf bien sur si tu te fais tuer avant. Et ta vie qui s'effondre à cause de cette jeune demoiselle dis-tu? Et bien peut-être qu'elle sera plus heureuse avec l'autre qu'avec toi. Mais pense à cela: t'as vie n'a été gaché que parce que tu as focalisé tous tes espoirs sur une seule chose. Tu t'y es tellement attaché que ta déception n'en a été que plus grande. Tes espoirs, tu dois les placer en toi et en toi seul. Tous les amis que tu te feras, et j'espère que tu en auras beaucoup, sera un éventuel traître. Compte sur toi. La vie fait de nous qu'on est seul. Tu peux t'attacher à des êtres pour l'éternité, mais finalement, tout dépend de toi et du regard que tu portes sur le monde. Quand quelque chose me déplait, je change ma façon de voir la chose et je peux ainsi continuer à vivre. Ma plus grande peine, je me la suis infligé tout seul, mais ce n'est qu'à force de combats contre moi-même que j'ai pu retrouver une certaine tranquillité.
*Je lui fit un sourire.*
Et observe avant d'attaquer. Méfie-toi du loup qui dort sous chaque homme. C'est d'autant plus vrai avec Finrod.
 
Matsuo
#15 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 29/04/2008 à 14h58  
*La pensée sur ce "papi en capuche" disparu rapidement en entendant parler Balder. Matsuo l'écoutait avec ennuie, mais au fil des mots il commençait à s'énerver, et finalement il ne put se retenir et dit d'une voix menaçante et moqueuse*
Parce que tu penses que mieux savoir comment mener ma vie moi-même ? Tu dis qu'on doit "place nos espoirs en nous, et nous seul", tu crois que je ne le fais pas ? Tu crois que je ne l'ai pas fait auparavant ? Et tu penses que tu l'aurais mieux fait ? Je sais que vivre c'est d'être seul, je sais que vivre n'est pas un conte de fées, et je sais bien plus que vivre c'est aussi souffrir !
*Il élevait la voix en fonction des phrases, il s'était penché en avant, et s'adossa de nouveau au mur et observa Balder le regard noir.*
Détrompes toi petit... Si tu l'aurais vu cette fille, t'aurais fait comme moi. *Il s'arrêta, songea à la fille de l'aubergiste ; des yeux en amande d'un bleu profond légèrement rapprochés, un nez fin, ni trop court ou trop long ; une jolie bouche qui s'harmonisait parfaitement avec la forme du visage. Ses cheveux bruns, presque noirs, et ondulés vers la fin.
La première fois qu'il l'avait aperçu elle ressemblait à un ange tombé du ciel de Rakuen. Mais il ne tarda pas à effacer cette pensée, et à se refocaliser sur la discussion. Il reprit la parole pour encore dire quelques mots à Balder.*

Et, si tu penses que je me fais des amis à tord et à travers, sur ce coup tu te trompes encore une fois. Et, t'es pas prêt d'en faire partie d'ailleurs.
*Le sourire qui s'afficha sur son visage était d'un malice insurmontable.

Il se retourna vers le soit nommé "Finrod".*

Ahh... Finrod il s'appelle. Il a qu'à à m'écraser le crâne si ça lui chante, j'ai rien à perdre...
 
orcusnf
#16 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 29/04/2008 à 15h18  
ya un truc qui me fait marrer dans le titre du sujet, puisque c'est le titre d'une de mes nouvelles non dispo sur arcanes ! drôle de coincidence quan même...
 
Balder
#17 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 29/04/2008 à 17h10  
*Je gardai le silence pendant un petit moment. Moi qui avais fui mon pays en proie au massacre. Moi qui avais abandonné des amis à une mort certaine. Moi qui n'avais pas hésité à laisser crever des familles entières pour sauver ma peau. Voilà que je me faisais engueuler par un type à l'amour contrarié. Il me parlait de solitude et de souffrance, moi qui avais mis des années pour revenir sur terre et chasser mes démons intérieurs.
Je haussai les épaules.*

Il y a quelques temps, je ne l'aurai pas supporté. C'est bien vrai. *(il y a quelque temps, je lui aurai également arraché la tête)* Mais bon, on finit toujours par ce remettre. Après tout, tu es vivant, donc tu peux agir.
Et tu prétends ne rien avoir à perdre en te faisant tuer, mais en restant en vie, tu as tout à gagner, Mat. Ta vie sera bien plus longue que la mienne, et je t'envie pour cela. Pourtant, je n'aimerai pas être comme toi. Vivre, ce n'est pas seulement souffrir. Vivre, ce n'est pas seulement être seul. J'ai mis du temps à le comprendre. J'ai mis du temps à m'aimer. Mais une fois cela fait, tout parait beaucoup plus beau. Je n'oublierai jamais mes errements passés, mais ce ne sont plus que des souvenirs. Le passé appartient au passé. J'ai choisi d'avoir un avenir plus radieu que mon passé. J'espère sincèrement que tu sauras en faire autant.
 
Matsuo
#18 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 29/04/2008 à 17h43  
*Il commençait à se lasser de ce "combat de phrases" interminables. Les deux personnages étaient bien trop différents, pour ne pas dire complètement discordants, et aucun des deux n'abandonnera avant l'autre pour avoir raison, et même si 1 000 se montaient contre les pensés de l'un, il serait toujours assez têtu pour dire "si, c'est moi qui a raison et vous, vous êtes si faibles de vous mettre à plusieurs et me faire la morale." pourtant, sur ce coup, le monde se séparait en deux pour donner raison à l'un et à l'autre, donc la bataille ne se terminerait jamais...
Lui-même un ancien vendeur de cacahouètes, l'autre, un orphelin.
La vie était réservée à tout le monde, ils n'avaient donc pas de raisons à ne pas défendre leur avis - ils seraient même capables de se tuer -.

Mais, comme le combat ne se terminera pas avant qu'une autre personne n'intervienne, Matsuo reprit la parole pour contre attaquer.*

Fais comme si tu serais impassible, au fond, t'es mou et sensible, et ça se remarque. Mais, si j'ai rien à perdre en mourant, qui dit que je gagnerais quelque chose à vivre ? Je suis pauvre, seul, corrompu et insouciant.
Et si toi tu m'envie pour vivre longtemps, j'peux te dire, qu'y a beaucoup mieux que de vivre plus d'une centaine d'années, car si tu vis sans paix, comme j'ai pu le faire pendant 6 ans, t'es las est ennuyé, ou... Tu souffres. *Il esquissa un sourire en coin.*
Et puis... Qui dit que je vivrais plus longtemps que toi ? La mort, elle tombe sur tout le monde, et quand elle veut.
 
druss
#19 druss (Berserker | niveau 10) le 29/04/2008 à 21h35  
Et elle pourrait très bien tomber maintenant...
*Le nain commençait à s'ennuyer. Il avait supporté jusqu'ici les remarques de l'un et de l'autre. Maintenant, il voyait qu'ils se bouffaient le nez et que cela n'allait jamais finir. Il fallait intervenir.*
J'ai été esclave pendant un certain temps et il me semble que ma situation a été pire que la votre, mais l'herbe est toujours plus verte dans le champs d'à côté. Donc en somme vous êtes deux personnes différentes avec deux passés différents et qui ne partagent pas le même avis sur le vie. Mais nous sommes ici pour faire la fête, vivre la vie pleinement chacun à sa manière et souhaiter une bienvenue à toi Mat. arrêtez donc de vous engueuler pour rien, ça va finir dans le sang et un jeune nouveau mort. Et tout ça pour rien. Donc buvez à la santé de Duruune, la seule ville dans laquelle chacun de vos rêvent peuvent se réaliser.
*Trois choppes arrivèrent à ce moment apportés par une servante. Druss en prit une avec envie et la leva.*
A Mat et à Duruune!
*Le cri fut reprit par certains de la taverne qui burent une gorgée en l'honneur de cette ville magnifique.*
 
Matsuo
#20 Matsuo (Roublard | niveau 6) le 29/04/2008 à 21h45  
*Matsuo se sépara de la discussion avec plaisir, il en avait également marre, et sourit honnêtement au nain. "au moins une personne digne d'un peu de vertue..." songea-t-il. Du moins, cette personne intervenait au bon moment.
Il souleva sa chope, mais jeta un regard méfiant à Balder avec d'en boire, puis il claqua le bock sur la table avec un bruit sourd.*

Merci Druss. *dit-il le ton franc en regardant la table et en soulevant légèrement le côté droit supérieur de sa lèvre, lui donnant un air un peu vulgarisé.* Teisn, en parlant de rêves, et en repensant à mes anciennes cacahouettes, j'me suis dit que j'pourrais p'tête essayer de m'investir dans le marchandage...
*Il eu un sourire malicieux et pensif puis termina la bière.

Après l'avoir reposé sur la table, il la reprit entre les mains l'observant de plus près, il essaya de parler le plus bas possible en s'adressant aux deux hommes sur la table, mais plus au nain qu'à l'humain.*

Dites, vous pensez qu'une chope ça se revend quelques pièces ?

*Il était près à se la chourer sans se faire prendre, il avait une nouvelle idée en tête pour gagner de l'argent ; un peu de marchandage, de bluff et d'escroquerie, et ça pourrait faire l'affaire.
Il sourit ironiquement à cette pensée, il voyait déjà son avenir -néanmoins flou- devant ses yeux.*
 
druss
#21 druss (Berserker | niveau 10) le 29/04/2008 à 22h18  
*Il aimait bien ce jeune bois mais sa question laissait Druss un tantinet hésitant. Il voudrait bien aider ce jeune même à escroquer mais de là à le laisser voler une choppe de bière de la taverne, il n'était pas sûr de pouvoir avoir cela sur la conscience. Comme tout bon nain, il lui arrivait fréquemment de se retrouver dans une bagarre générant dégâts mais il revenait toujours réparer et payer les pertes. Le cas suivant était similaire. S'il laissait Matsuo partir avec le verre il devrait aller payer une boisson gratuite au tavernier.*
Et bine je n'en sais rien. Personnellement je n'en donnerais que quelques sous sans grande valeur mais si tu veux t'initier dans cette branche, je te conseil plutôt d'aller voir ailleurs voir de plus grandes prises. Dans la rues, il y a plein de têtes-en-l'air qui ne font pas attention à leurs bourses ou qui ont des pièces à dépenser dans des jeux attrape-couillons. J'ai quelques contacts dans le secteur mais un malfrat se plus respecter s'il y arrive tout seul.
 
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