La communauté du fantastique et de la science-fiction  







 
Titre, Auteur, Acteur... 

Fête Médiévale de Sougné-Remouchamps   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Les elfes noirs sont de retour !   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Convention Arcanienne : Le Reportage !   -   Grand concours de dessin   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Mercredi, jour du cinéma   -   Mercredi, jour du cinéma   -   EVERQUEST II - Living Legacy
Friga
par Friga (Taxi | niveau 7) le 17/09/2007 à 19h29  
*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.

Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*


Edit du MJ:
PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar

Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
 
Page
précédente
Discussion liée : 310 messages, dernier de Friga (Taxi | niveau 7) le 22/06/2008 à 22h01
Page 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16
Page
suivante
 
Nagar
#162 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 24/03/2008 à 22h45  
*Nagar regarda ses jambes. A travers son large pantalon de laine, elle devinait ses fines jambes. Elle marchait beaucoup, et elle courait beaucoup. Et depuis peu, elle gagnait en muscle. Il est vrai que son passé de mendiante ne l'avait pas aidé à se muscler. Mais depuis qu'elle avait retrouvé une alimentation saine, elle commençai à se muscler.
Nagar et Balder continuèrent de parler pendant leur petit déjeuné. Alors que Nagar s'entraînait à faire face à des combats de rues, Balder se proposait de lui apprendre à assassiner.

Plus tard, à la mi-journée, Nagar ressassait les paroles de Balder. Elle était en queue de colonne, plongée dans sa méditation lorsqu'un cri retenti. Pour éviter une série de faille dans le glacier, la caravane avait du s'éloigner du flanc de la montagne. Le cri retentissant traduisait l'une de leur pire crainte:*

AVALANCHE!
 
Friga
#163 Friga (Taxi | niveau 7) le 25/03/2008 à 12h15  
*Friga leva la tête. De la montagne située sur leur gauche, une énorme avalanche fonçait sur le glacier. Lorsqu'elle l'aurait atteint, elle s'engouffrerait dans le lit du glacier comme un cours d'eau dans son lit, et elle balayerait tout sur son passage.
Friga lança un ordre et les chariots prirent la direction de la montagne opposée à l'avalanche. La progression était beaucoup plus rapide car on ne vérifiait pas s'il y avait des failles.
Mais lorsqu'un des hommes de tête tomba dans une crevasse, la progression fut stoppée. Ils étaient encore loin de la montagne et la caravane ne pouvait plus avancer.*
 
orcusnf
#164 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 25/03/2008 à 12h30  
*la naine avança vers la tête de la caravane*
On peut avancer vers l'avalanche, ya pas de soucis, je l'arrêterai.
*fait quelques moulinets avec sa hache pour montrer ce qu'elle a l'intention d'infliger à l'avalanche si elle essaye de les ensevelir*
 
Balder
#165 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 25/03/2008 à 21h36  
en réponse au message #164
orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18)
le 25/03/2008 à 12h30
Ben voyons Orcunsf, tu vas sûrement arrêter une avalanche à coups de hache.
*Y en a , à force de bouffer des trolls par grappes de cinq à tous les repas, qui croient qu'ils pourront arrêter la nature.
Défier une montagne, c'est comme défier un dieu.*

On ne pourra pas fuir.
*Je fixai les deux sorciers.*
Vous pouvez faire quelque chose.
*Visiblement ils étaient aussi désemparés que nous, ou que moi en tout cas.*
Vous pouvez réchauffer l'air? Grandement?
*Oui, ça, ils en étaient capables.*
Rapprochez les chariots le plus possible.
*Je reportai mon attention sur les deux sorciers.*
Vous pouvez créer un bouclier de chaleur au tour du convoi?
*Oui ils le pouvaient, ils me firent d'ailleurs remarquer qu'ils n'étaient pas des incapables.
Une fois que les chariots furent le plus rapprochés possible, une vague de chaleur se répandit tout au tour, à 50cm du sol. Lorsque je demandais pourquoi, on me répondit que mon imbécillité ne m'avait pas fait comprendre qu'on était sur un fleuve de glace et qu'il valait mieux qu'il ne fonde pas sous nos pieds.
L'avalanche s'engouffra sur le glacier et dévala la pente, droit sur nous. Mais lorsque la neige franchit le barrage de chaleur, elle se transforma en eau, puis rapidement, elle s'évapora. Tout autour du bouclier, l'avalanche continuait de dévaler la pente.
Mais il semblait qu'elle ne devrait jamais cesser et les deux sorciers semblaient de plus en plus avoir du mal à maintenir leur bouclier.
Lorsque la déferlante cessa, les hommes ne réagirent pas tout de suite.
Pour ma part, je me tenais au chevet d'un des deux sorciers. L'effort l'avait épuisé et il en était mort.*


Edité par Balder le 26/03/2008 à 13h04
 
Nagar
#166 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 25/03/2008 à 22h17  
*Nagar força Balder à se relever.*
Pas le temps de traîner, il faut absolument se sortir de là.
*La neige formait un cercle bien délimité au tour de ce qui avait été leur bouclier. Il y en avait pour deux mètres d'épaisseur.
Les hommes sortirent les pelles et commencèrent à creuser un chemin assez large pour permettre aux chariots de passer sur la neige.
Plusieurs planches furent également sorties, les chariots seraient délestés de leurs patins et rouleraient dessus. Sans quoi, ils s'enfonceraient dans la poudreuse.
Il fallut bien une heure pour sortir tous les chariots. Les hommes étaient épuisés, mais il était hors de question de rester sur place.
La caravane se remit donc en marche.
Nagar ne pouvait s'empêcher de se sentir gêné. Elle considérait les deux sorciers comme des ennemis depuis les révélations de Balder, et voilà que l'un d'eu était mort pour leur sauver la vie.

Deux jours plus tard ils atteignaient le sommet du glacier. La moitié du trajet dans la montagne avait été réalisé. Tous les matins, Nagar s'entraînait en attendant que Balder sorte de la tente de Vidar.*
 
orcusnf
#167 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 26/03/2008 à 08h37  
*orcusnf était contente, grâce à l'avalanche, elle avait pu prendre une douche gratuite. Et c'était bien connu, les nains adoraient faire des économies. Bon elle avait du payer le savon, enfin pas vraiment, elle l'avait fabriqué à partir de la graisse d'orc qu'elle avait prélevée sur le chaman. Et elle en avait aussi profité pour se raser avec sa hache, l'eau ayant assez ramolli sa couche de gras pour rendre l'opération possible...*
 
Balder
#168 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 26/03/2008 à 13h33  
*Nous avions atteint le sommet du glacier très tard dans la journée. Depuis l'avalanche, on avait forcé l'allure et raccourci les temps de repos. Tous les hommes l'avaient bien pris, ils ne voulaient pas réitérer l'expérience de l'avalanche, d'autant que l'un des sorciers était mort et que l'autre était encore fatigué.
Le matin, lorsque je sortis de la tente, je vis sur ma droite, au Sud, l'immense plaine que l'on avait traversée et sur ma gauche, au Nord (vous l'auriez parié), l'immense steppe qu'il nous faudrait traverser.
Pris entre ces deux paysages, je me sentais petit, misérable et insignifiant (en gros, mon ego en a pris un sacré coup).
Cette nuit, je m'étais encore rapproché de ma zsm mais je ne l'avais pas encore atteint. Plus le temps passait et mieux je parvenais à contrôler mon esprit. Si au début Vidar avait beaucoup parlé pour me guider, désormais, j'avançais dans un silence total. Le chemin fait la veille était facile à remonter mais au bout, il y en avait toujours un autre, toujours plus difficile à arpenter. Plus je m'enfonçais dans les méandres de ma conscience et plus j'avais de penser à contrôler. Vidar avait dit que lorsqu'on parlait on pensait à plusieurs choses. Je m'attendais à deux ou trois pensées différentes. Mais plusieurs dizaines, ça faisait beaucoup.
Chaque souvenir entraînait d'autres souvenirs et il fallait toujours en maîtriser de plus en plus. Les ignorer pour mieux les dominer.
Il y en avait pour lesquels j'avais beaucoup de mal, notamment ceux qui restaient pour moi énigmatiques. Je dois bien le reconnaître, ma curiosité que j'arrive si bien à contrôler à l'éveil, était quasiment indomptable une fois dans le domaine de l'esprit.
Toujours chercher à comprendre. Certains souvenirs entraînaient plusieurs dizaines d'hypothèses et chacune de ses hypothèses entraînait des conséquences qui elle-même en entraînaient d'autres.
Il fallait stopper l'engrenage avant qu'il ne se développe trop. Pour beaucoup, c'était facile, pour d'autres, il me fallait plus de temps. Et ces problèmes étaient vraiment stupides (pour certains) comparé à mes préoccupations immédiates.
Cette nuit encore, j'avais été capable d'ignorer assez facilement le sentiment de honte qui me prenait chaque fois que je pensais à cette famille que j'avais laissé se faire massacrer. En revanche, il m'avait fallut plus d'une heure (ce qui est énorme dans ce domaine là) pour parvenir à repousser toutes les hypothèses qui m'assaillaient lorsque je pensais à "comment plaire aux filles?"
Bon, vous vous en foutez n'est-ce pas?

L'entraînement de Nagar se poursuivait, toujours théorique. Si un jour, on m'avait dit que j'enseignerai l'art de se battre au sommet d'un glacier à une jeune faery, je crois que j'aurai conduit le meilleur devin de tous les temps devant un tribunal pour qu'il soit jugé pour tentative d'arnaque.
Ca aussi, vous vous en foutez?
Peut-être que cette information vous intéressera: il fait beau.*


Edité par Balder le 26/03/2008 à 13h35
 
orcusnf
#169 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 26/03/2008 à 17h39  
*sortant une chaise pliante de son chariot, la naine s'installa au sommet d'un pic, contemplant l'immense paysage qui s'écoulait sous ses pieds, admirant les multiples teintes de la neige et ce disant qu'il y avait pas mal de place pour quelques puits de mine. Orcusnf sortit une feuille et des crayons, et se mit à dessiner. Non pas des paysages ou un quelconque souvenir de ces paysages sublimes, mais les plans d'une future ville naine qu'elle avait l'intention de construire au coeur d'une de ces montagnes pour en devenir la reine. Sans y penser, elle esquissa dans la marge le croquis d'une machine à provoquer des avalanches pour empêcher les trolls de les envahir. Bref, elle s'amusa, finissant par faire ses comptes au dos du plan de ce qu'elle avait l'intention de nommer modestement Utopusnfia*
 
Friga
#170 Friga (Taxi | niveau 7) le 26/03/2008 à 19h35  
On repart!
*L'ordre de Friga retentit, comme tous les matins lorsque tout le monde était prêt.
La descente serait plus facile que la montée. Ils n'auraient pas à grimper. Ils avaient juste positionné un système qui permettrait aux chariots de ne pas descendre trop vite. Alors que pour la montée, il avait fallu les pousser, il faudrait, désormais, les empêcher de partir trop vite.
De ce coté-ci, le glacier était moins large. En fait, le fleuve de glace descendait de la montagne située sur leur droite et se scindait en deux au niveau de la jointure avec la montagne située sur leur gauche.
Pour Friga, les jours se ressemblaient tous. Chaque soir, il fallait soigner les blessés, réparer les fers spéciaux qu'on avait fixés aux chevaux.
Ils avaient failli perdre deux chariots avec leurs équipages. Toute la caravane était passée mais une crevasse s'était ouverte alors que les deux derniers chariots passaient. Le premier s'en était sorti indemne grâce à la rapidité du conducteur. Mais un membre du second équipage était tombé. Son cri avait résonné longtemps.
Il leur fallut quatre jours pour finir de traverser le glacier. Désormais, un passage serpentait entre des montagnes. Mais au fur et à mesure de leur progression, en ce matin du quatre-vingt-douzième jour depuis leur départ de Durunne, les montagnes se faisaient de moins en moins hautes.
Lorsqu'ils firent une halte, le soir, la steppe de Gorgorian leur faisait face, dernier obstacle entre eux et Zanji. Désormais, ils devraient faire face à un paysage magnifique, certes, mais monotone, réputé pour ses violentes et brèves tempêtes, ainsi que pour ses loups et ses cavaliers nomades.*
 
Balder
#171 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 26/03/2008 à 21h41  
*Si tout se passait bien, il nous faudrait un mois pour traverser la steppe.
Mais depuis qu'on avait quitté cette fichue glace, tous les hommes se sentaient revigorer. En revanche, de ce côté-ci des montagnes, il y avait sans cesse du vent qui semblait vouloir nous empêcher d'avancer.
Le soir, pour monter les tentes, c'était une vrai lutte. Le sorcier se remettait péniblement mais on ne recourrait pas à ses services pour nous protéger du vent. Même s'il restait un éventuel ennemi, nous lui étions tous redevables.

Les entraînements avec Nagar se poursuivaient. J'étais content que mes conseils ne soient pas tombés dans l'oreille d'une sourde. Le combat au couteau nécessitait une extrême précision. Il fallait tuer d'un coup. Je l'entraînais donc à frapper à la tempe, à la nuque et sur le côté (au niveau du cœur ou des poumons). Entraîner à tuer est une bénédiction pour la future victime: il est casiment certain qu'elle ne souffrira pas. C'était étrange pour moi. J'entraînai Nagar à se battre de face alors que moi-même, je préférais tuer tout en me sachant en sécurité.

Mes efforts, la nuit, étaient de plus en plus récompensé. A chaque fois, je demandais à Vidar si j'avais atteins ma zsm. Pour lui, cela signifiait que j'en étais très proche mais que je ne l'avais pas encore atteinte. Lorsque je l'aurai fait, je le saurai.

Durant les voyages, dans la journée, je passais mon temps à cavaler le long de la caravane, parfois, cependant, il m'arrivait de m'éloigner de plusieurs kilomètres, tout en faisant attention à ne pas perdre la caravane des yeux. J'aimais ce paysage, je le trouvais idéal pour réfléchir, pour envisager l'avenir. J'essayai également de mettre en application les exercices de la nuit, mais les yeux ouverts, je n'obtenais pas beaucoup de résultats.
De temps en temps, j'apercevais au loin, une tribu nomade avec son bétail. Parfois, ils nous rendaient visite lorsque le soleil se couchait. Il faut dire qu'ils ne devaient pas avoir beaucoup de nouvelles du monde, isolés comme ils étaient. Parfois, je me disais que ce serait bien si je pouvais vivre comme eux, loin de tous les problèmes, dans mon petit coin. Puis je me dis que ce serait la manière la plus abjecte de prouver ma lâcheté et mon ego reprends le dessus.

Cette nuit là, avec Vidar, on ne put faire notre séance habituelle. Le vent était trop violent, et l'orage menaçait.
Les bêtes s'affolaient de plus en plus, plusieurs tentes s'étaient envolées et les feux ne voulaient pas prendre avec la pluie.
Mais ce fut un éclair qui nous prévint du danger. Nous étions encerclés par des loups. En général, ces animaux ne s'attaquent pas aux hommes, mais il y avait peu de nourriture dans la steppe, et la vue des chevaux avait du aiguiser leur appétit.*
 
Nagar
#172 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 27/03/2008 à 18h56  
*Les hommes se resserrèrent au tour des chevaux. Mais quatre montures parvinrent à s'échapper, elles se firent rattraper par les loups et immédiatement mises à mort.
Plusieurs hommes sortirent de fines lames. Avec le vent et la pluie, il était impossible d'utiliser des torches ou de se servir d'un arc.
Nagar avait pris un couteau dans chaque main. Il y avait des loups dans sa campagne natale, elle en avait d'ailleurs vu plusieurs, mais jamais autant. Ils devaient être une vingtaine.
Si l'appétit des loups n'était pas satisfait avec les quatre chevaux qu'ils avaient mangés, ils risquaient de s'en prendre aux survivants. Sans monture, il serait impossible de survivre dans la steppe.
La lune aurait du être pleine et la nuit claire, mais les nuages masquaient le ciel. On ne voyait pas à quinze pas.
Finalement, au bout d'un moment qui lui paru interminable, le ciel commença à se dégager. Beaucoup de loups étaient partis, mais plusieurs restaient à proximité, comme s'ils guettaient.*
 
Balder
#173 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 27/03/2008 à 21h36  
*Les loups nous suivirent plusieurs jours durant. Toutes les nuits, ils s'approchaient du camp et essayaient, en leur faisant peur, d'éloigner un ou deux chevaux, pour pouvoir leur faire un accueil tranchant un peu plus loin.
En trois nuits, on avait perdu deux autres chevaux. Heureusement, il nous restait les montures de guerre, que l'on pouvait atteler aux chariots.
Les loups aussi avaient subi des pertes, pas assez à mon goût cependant. Le jour, il était hors de question de leur donner la chasse, trop s'éloigner dans la steppe signifiait une mort certaine.
La nuit dernière, nous avions fait halte à un point d'eau. Nous avions pu refaire le plein d'eau.
Le harcèlement des loups sapait le moral des hommes, le bon point, cependant, était que nous n'étions plus qu'à cinq jours de Zanji.*
 
Friga
#174 Friga (Taxi | niveau 7) le 28/03/2008 à 22h03  
*Plus la caravane se rapprochait de Zanji, plus les hommes retrouvaient le sourire. Les loups se firent également plus lointains, depuis un petit moment, le mois de la pluie avait cessé, et bien que toujours fraiche, les nuits étaient claires.
Un beau jour, les hommes se levèrent plus tôt que d'habitude. La veille, un fort frontalier avait été apperçu au loin, signe que nous étions très proche du petit royaume.
Voyant que le soir ils n'étaient plus qu'à quelques kilomètres du fort, les hommes acceptèrent de continuer à voyager de nuit.

Ce fut donc au beau milieu de la nuit qu'une délégation, dont Friga faisait partie, s'approcha de la porte imposante du fort afin d'obtenir le droit de faire camper la caravane dans la cours. Les hommes n'auraient, ainsi, pas à monter la garde, et ils seraient tous à l'abri du vent.*
 
Balder
#175 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 28/03/2008 à 23h11  
*On obtint la permission assez facilement. Les diplomates nous accompagnaient et il était hors de question qu'ils ne soient pas protégés par la garde de leur pays.
Une demi-heure seulement après notre arrivé, un messager partit en direction de Juthura, la capitale zanjinienne, pour annoncer la nouvelle au roi.
Pour ma part, ce fut avec soulagement que je pris congé du capitaine grassouillet qui dirigeait la garnison d'une manière cruelle, tout en se montrant mielleux avec ses invités. Les diplomates et les marchands étaient particulièrement bien traités. Ils purent même prendre une chambre, mais par esprit de solidarité (ou parce qu'ils remarquèrent le regard assassin que je lançai au capitaine), ils préférèrent rester avec nous.
Cette nuit là, nous ne fîmes pas nos séances habituelles. Vidar préférait s'entretenir avec le chef de la garnison sur l'état politique du royaume. Pour ma part, j'étais trop fatigué, et trop heureux de quitter ce petit bonhomme.
J'allai directement dans ma tente pour y faire les habituels exercices.
Désormais, je parvenais à les faire les yeux ouverts aussi bien que fermés. Il m'avait suffit d'ignorer ce que je voyais, ce qui ne signifiait pas que je ne faisais pas attention où je mettais les pieds, je voyais où je marchais, de même que j'entendais ou que je sentais, mais si ces informations étaient enregistrées par mon cerveau et transmises à mon corps, mon esprit, lui, les ignorait.
Désormais, plus j'allais loin, plus c'était facile. J'avais pris l'habitude de franchir les premiers états de la conscience. Désormais, les pensées qui m'assaillaient étaient si infimes que je les voyais à peine.
Mais chaque nuit, c'était le même problème. Je pensais à chaque fois avoir atteint ma zsm; vous voyez où est le problème? Je pensais. Et cette seule pensée anéantissait tout le travail de la nuit.
Un jour, j'avais demandé à quoi ressemblait une zsm. Il m'avait répondu que son apparence variait selon les individus. Je voulus lui demander à quoi ressemblait la sienne, mais je retins la question qui me brûlait les lèvres juste à temps.
La zsm était censée être le refuge de l'esprit. Le seul lieu de la pensée, où personne d'autre que le propriétaire pouvait avoir accès. Lui demander de me décrire sa zsm, c'était comme lui demander de me donner les clefs de son âme.
Il m'avait raconté l'histoire d'un sorcier puissant qui avait pu accéder à sa zsm. Il avait voulu y entraîner sa femme et ses immenses pouvoirs lui en donnèrent la possibilité. Mais dès lors que sa femme eut vu qui il était vraiment, elle sut comment le manipuler et le conduire à la mort. Révéler ce que l'on voyait dans sa zsm, c'était comme révéler le secret intime sur sois-même.

Cette nuit, comme toutes les autres, je fis mes exercices habituels. Je plongeai plus profondément que d'habitude. Je sentais que j'étais tout proche. Je continuai. L'habituelle pensée qui me piégeait à chaque fois que je touchais au but faillit se manifester. Mais non. Je m'étais rendu compte qu'une pensée, depuis le début, m'empêchait d'atteindre la zsm. J'avais un but.
Cette fois là, je m'étais lancé plus par habitude. Et par habitude encore mon esprit ignora les pensée. Toutes les pensées.

D'un coup, je fus comme happé à l'intérieur de moi-même. Plusieurs dizaines de questions m'assaillirent. Je voulus les repousser tout en sachant que c'était trop tard. Mais rien à faire, elle restait là, et moi, je n'étais pas ramené dans le monde physique.
Je n'y comprenais plus rien. Je savais que j'avais fini par l'atteindre. Pour y arriver, il m'avait fallu ignorer toutes mes pensées, mais une fois dedans, celle-ci se manifestaient.
Je pensais à cela, tout en pensant que j'y pensais et ainsi de suite. Pourtant, je restais.
J'essayais de les ignorer, car j'avais l'impression que, même étant dans ma zsm, j'étais aveuglé comme un bandeau.
C'était comme si, après avoir traversé un continent, puis un pays, une ville, êtres entré dans une maison et enfin dans une pièce, tout cela les yeux grand ouverts, on m'avait fixé un bandeau sur les yeux au moment où je poussai la porte de la pièce. J'étais dedans, mais pas moyen d'y voir quoi que ce soit.
Et plutôt que d'un bandeau, c'était un mur de pierre que j'essayai de casser avec mes poings. Et ce mur ne cessait de s'épaissir.
Après être resté ainsi pendant un bon moment, une idée me vint (dans ce milieu, il en arrivait sans cesse, mais celle-ci retînt mon attention, du coup, plusieurs autres pensées furent réduites au silence alors que d'autres prenaient leur place). Pourquoi vouloir casser le mur? Le temps le ferait tomber tout seul. Si, dans le monde physique, il aurait fallu plusieurs années, ici, dans le domaine mental, le temps n'avait pas le même pouvoir. D'une part parce qu'il s'écoulait différemment et d'autre part parce que chaque pensée avait un temps différent. Une pensée pouvait n'apparaître qu'une seconde, mais cette seconde pouvait être interminable. Alors que d'autres qui demanderaient plusieurs heures de réflexions n'étaient que passagères. Il y avait beaucoup d'autres trucs bizarres dans ce genre.
Au lieu de vouloir faire tomber le mur, donc, je décidai d'attendre qu'il tombe de lui-même. Je ne pensais pas que c'était possible, mais je finis par m'endormir dans la pensée. En tout cas, c'est le sentiment que j'ai eu lorsque le mur est tombé.
Ce que j'ai vu m'a coupé le souffle.
Puis j'ai ouvert les yeux.*
 
orcusnf
#176 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 29/03/2008 à 10h05  
*Orcusnf était ravie de cette occasion d'exercer certains de ses talents secrets. Après s'être tressée la barbe et avoir troqué son armure pour un pourpoint, elle avait suivi la caravane à l'intérieur du fort. Le capitaine n'y avait vu que du feu, ne voyant en elle qu'une commerçante naine et non la terrible assassin durunienne. Ca tombait bien, elle avait besoin de discrétion. Une fois la nuit tombée et les soldats partis se coucher, elle s'infiltra dans le bureau du capitaine, ce qui était d'une facilité déconcertante, ce gros lourdaud n'ayant qu'une serrure pour protéger les secrets du royaume. Une fois à l'intérieur, la naine compulsa rapidement ses dossiers, et trouva ce qu'elle cherchait, les différents mots de passes utilisés par l'armée zanjienne ainsi que des cartes stratégiques sur le royaume, la position des forts et le maillage administratif. Tout ce qu'il fallait savoir pour une invasion en bonne et due forme...Elle effaça ses traces et planta un clou dans la chaise du capitaine. La prochaine fois qu'il s'y assiéra, il s'injectera sans le savoir une dose de cyanure suffisante pour le tuer au bout d'un mois. La naine se réjouit de cette perspective en regagnant son chariot.*
 
Nagar
#177 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 29/03/2008 à 13h45  
*Lorsque Nagar se leva, ce matin là, elle fut surprise de constater que Balder était déjà debout. A voir sa tête, elle se doutait qu'il n'avait pas besoin de compagnie. Plus le temps passait, plus elle le considérait comme son mentor.
Il lui avait appris à tuer. Il lui avait montré qu'il fallait respecter ses victimes, éviter de les faire souffrir inutilement. D'une part parce que c'était inutile, une fois mort, l'autre n'aurait que faire d'avoir souffert quelques instant plus tôt, d'autre part parce que cela permettait de garder un minimum de respect envers sois-même. Nagar n'était pas tout à fait d'accord avec cette théorie, même si elle se doutait que Balder ne disait pas cela pour rien.
Ce matin, donc, elle s'entraîna toute seule. Il y avait une zone d'entraînement dans le fort, Nagar en fut enchantée. Elle toucha à tout ce qu'elle put.
Elle fut interrompue par un cocher qui vint la prévenir que la caravane n'allait plus tarder à partir.

Un quart d'heure plus tard, ils quittaient le fort.
Il restait seulement trois jours de voyages. Durant ces trois journées, la caravane traversa des villages, la plupart abandonnés. La famine sévissait et de nombreux paysans, voyant que leur terre ne produisait plus s'en était allé. De nombreuses bandes de pillards s'étaient formées. Poussés par la faim, les gens n'hésitaient plus à tuer.
Ils virent plusieurs fermes ainsi brûlées, et ils trouvèrent plusieurs cadavres abandonnés sur la route.
Mais malgré la richesse qu'ils transportaient, ils ne furent pas attaqués. La caravane était bien protégée, et les voleurs n'étaient pas organisés.
Nagar ne savait que penser d'eux. Ils tuaient, pillaient, parfois brûlaient. Mais seule la faim et le désespoir les avaient conduits sur ce chemin obscur. Ces hommes doux et aimant avec leurs familles n'avaient pas trouvé d'autres solutions pour les nourrir que de tuer des innocents et de les voler. Bien sur il y en avait qui faisaient ce travail là bien avant le début de la famine, mais la majorité n'était composée que de paysans.
C'était triste à voir.*
 
Nagar
#178 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 29/03/2008 à 13h46  
double post, désolé

Edité par Nagar le 29/03/2008 à 13h46
 
orcusnf
#179 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 29/03/2008 à 16h01  
*pendant ce temps là, orcusnf ne perdait pas son temps. Pour tout dire, elle en avait déjà trop perdu pendant les longs mois qu'avait duré le voyage. Désormais, elle se retrouvait au centre du réseau, et sans cesse, elle devait envoyer des pigeons à ses agents dispersés dans tout le royaume. Une nuit, elle tint une assemblée générale au nez et à la barbe de tous les membres de la caravane, il fut décidé que la révolution était prête. Et sans le savoir, la caravane allait jouer le rôle de l'étincelle dans cette énorme poudrière qu'était devenu le royaume de zanji.*
 
Balder
#180 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 29/03/2008 à 21h55  
*Nous étions enfin arrivés au terme de notre voyage. Juthura, la capitale, se dressait fièrement devant nous. La citée était immense, pas plus que Durunne qui devait bien être la citée la plus importante de cette phase, mais assez importante, cependant, pour être impressionnante.
Elle n'était pas protégée par des murs. Le royaume de Zanji était pacifique et leur principale force venait de la pratique de la magie. Si certain pouvaient aligner plusieurs armées sur un champ de bataille, Zanji, elle, contait des escadrons composés entièrement de sorcier de guerre. La pierre devait avoir un rôle à jouer, comme si elle émettait de la magie dans tout le royaume.
De là où nous étions, nous pouvions voir les bâtiments de tailles inégales se dresser fièrement vers le ciel. Mais ils étaient éclipsés par l'importance du palais. C'était un véritable palais fortifié.
Ses murs étaient si hauts que plusieurs quartiers étaient plongés dans l'ombre de la bâtisse. Au sommet des murs, il y avait des tours et un bâtiment. En fait, le palais avait été construit sur le toit du fort. On pouvait voir des parcs sur le toit. C'était impressionnant.
La caravane descendit vers la citée. Il y fallut plusieurs entrepôts pour protéger la marchandise.
Les marchands nous quittèrent. Ils allaient rendre visite à leurs propriétés.
Les ambassadeurs prirent la direction du château. Plusieurs d'entre nous décidèrent de les suivre, dont moi.
Alors que nous traversions la citée, nous ne vîmes que tristesse et désespoir. Les mendiants semblaient s'être emparer des rues de la citée. Un ambassadeur fit remarquer que la situation s'était encore dégrader depuis leur départ. Les bâtiments de la citée prouvaient qu'il fut un temps où la population était prospère, mais avec le vol de la pierre, la situation s'était dégradée.

Lorsqu'on fut devant les portes, je fut surpris de leur taille. Je m'attendais à quelque chose d'énorme, mais comparé au mur, la porte était minuscule. Son étroitesse empêchait le passage de quatre hommes de front.
Une fois qu'on fut à l'intérieur, je me cru en prison. Tout était noir. Des torches projetaient une lumière lugubre dans le couloir qui allait en rétrécissant.
On commença à grimper des marches. Il me sembla que l'ascension fut interminable. Je ne pris pas la peine de compter les marches, mais je devinais qu'il y en avait bien plus de deux cents. Et ces marches étaient hautes, l'architecte qui avait bâti le palais ne devait pas être un nain.
Lorsque nous arrivâmes au bout du supplice, j'étais exténué.
On était sorti à la base d'une tour. Mon regard se posa sur les jardins qui recouvraient le toit et sur la battisse situé au bout de l'allée. Un bataillon aurait pu y établir son campement. Je portai mon regard vers la citée. Elle était si basse que je fus pris de vertige. Aucune échelle, aucune tour d'assaut ne pourrait parvenir jusqu'au sommet. Et je me demandais si un trébuché pourrait envoyer sa pierre sur l'une des tours.
En revanche, je remarquai un "petit" bâtiment, situé à gauche de la maison royale. Il devait s'agir du poste de garde. Il pouvait contenir une petite garnison.
Les systèmes défensifs étaient très perfectionnés. Il y avait d'immenses chaudrons situés au niveau de la porte. Ceux qui s'en prendraient à la porte se verraient aussitôt brûlé. Il y avait également une importante réserve de pierre.
Sur le coup, je pensai que seule une armée embarquée sur le dos d'un immense dragon pourrait s'emparer du palais. Mais cela faisait longtemps que le climat de la région avait chassé les dragons de la région.

Notre petite délégation se dirigea vers la demeure principale.
Lorsqu'on eut franchit les portes dorées, je fut ébloui par la beauté du spectacle. Nous étions dans un grand hall. De magnifiques colonnes recouvertes de mosaïques traçaient une allé jusqu'au trône. Le sol était en marbre dans lequel des diamants avaient été incrustés (sûrement par magie).
Je devinai que le hall aurait du être bondé. Même le trône était vide. Les ambassadeurs, eux, ne semblaient pas surpris. Un homme s'avança vers nous et s'adressa aux ambassadeurs.*

Messeigneurs, le roi vous attend dans la salle du conseil.
*Il n'adressa même pas un regard aux membres de la caravane qui était venu.
Je suivis les zanjiens dans une pièce sur la droite. Elle était différente du hall mais tout aussi impressionnante. Il y avait un immense escalier qui menait vers les étages supérieurs (il devait y en avoir plus de trois). En levant la tête, on pouvait constater que le plafond était en fait une immense verrière. Alors que j'emboîtai le pas aux ambassadeurs dans l'escalier, le valet me barra la route.*

Le roi ne souhaite pas vous recevoir.
*Va te faire f*****
On est venu exprès de Durunne, le roi peut bien nous donner audience.
Le roi ne désire pas vous recevoir.
*"Le roi ne désire pas vous recevoir" et gnagnagna. Bande de fumiers.
Je sortis furieux du palais. Maintenant que j'étais là, je souhaitais profiter pleinement du parc avant de retourner dans la puanteur de la citée.*
 
Friga
#181 Friga (Taxi | niveau 7) le 29/03/2008 à 22h15  
*Au cours de leur voyage dans les terres zanjiniennes, la caravane était passée devant d'immenses bêtes aux poils longs. La plupart étaient morte, tués pour leur viande. Ces animaux, Friga en avait déjà entendu parler. En général, on les trouvait au Sud, mais il existait des oliphants également dans d'autres régions. Il s'agissait de la même espèce, mais suivant le climat, un oliphant avait les poils plus ou moins longs. Ceux qui vivaient loin dans le Sud les avaient extrêmement courts, alors qu'ici, ceux de ventre descendaient presque jusqu'aux genoux.

Dans Juthura, Friga s'occupait du rangement. Bien qu'elle l'ait voulu, elle n'avait pas accompagné la délégation jusqu'au palais. Elle était responsable de la caravane, des hommes comme de la marchandise transportée.
La compagnie de transport possédait un comptoir dans la ville. Les chariots y furent emmenés une fois que la marchandise eut été entreposée.
Les hommes dormiraient dans le dortoir du comptoir.
Plusieurs mercenaires de Balder quittèrent la caravane le jour même. D'autres restèrent.
Friga apprit avec plaisir que la compagnie possédait plusieurs oliphants de transport. Après s'être entretenu avec le responsable du comptoir, elle parvint à en obtenir un. Si elle le voulait, il ne lui restait plus qu'à aller le chercher à trois kilomètres de Juthura, dans une propriété de la compagnie où étaient parqués les oliphants.*
 
Page
précédente
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 Page
suivante

Ecrire un message :
Vous devez etre enregistré pour pouvoir participer aux forums