*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.
Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*
Edit du MJ: PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar
Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
#142
Friga
(Taxi | niveau 7) le 16/03/2008 à 19h47
*Friga, bien que répugnant à l'idée d'employer la torture, était restée sous la tente. Ses sentiments étaient partagés entre le dégoût pour le spectacle qui allait se préparer et la curiosité.
Le supplice de l'orc lui sembla interminable. Orcunsf devait avoir un don pour faire mal. Le prisonnier tint plus d'un quart d'heure, un exploit selon Friga. Elle crut devenir sourde à force d'entendre ses cris. Si la tente n'avait pas été placée dans une bulle de silence, elle aurait parié qu'on aurait pu l'entendre depuis Durrune.
Les révélations qu'il donna furent prononcées dans la douleur. Il venait de la même citée que les cavaliers qui les avaient attaqués dans la plaine. Détruire la caravane aurait du être pour lui un simple contrat. Un homme était venu le voir avec une importante quantité d'or et la promesse qu'il en donnerait plus encore si lui et ses orcs les tuaient. De simples bandits en somme.
Friga voulut en savoir plus sur cet homme, mais le prisonnier n'avait aucun renseignement sur lui. Et après une demi-heure supplémentaire de torture, il apparut évident qu'effectivement, il ne savait rien de lui.*
*orcusnf était contente, elle avait appris beaucoup de chose tout en se faisant plaisir. Bien plus que ne le soupçonnaient ses patrons, car elle était la seule à parler l'orc et avait soigneusement omis de tout traduire, l'asymétrie d'informations était sa spécialité après tout. Mais ce n'est qu'à la fin de son interrogatoire qu'elle reconnut le chaman, qu'elle avait déjà croisé il y a quelques années. Aussitôt, elle abandonna la scie qu'elle tenait et se saisit d'un scalpel, puis doucement, incisa la peau de l'orc entre les omoplates. Comme elle s'y attendait, il y avait un médaillon en cuivre gravé d'un A surmontant une double hache. Elle se retourna vers ses compagnons.*
Vous n'avez plus rien à lui demander ?
*dénégation de ces derniers*
Bien, sortez le parapluie alors.
*et d'un coup sec, elle arracha le médaillon, qui s'était incrusté sur une grosse veine pulmonaire. Un flot de sang jaillit de la blessure béante et aspergea toute la tente. Friga tenta d'y échapper, mais comme les autres, elle reçut la douche. Profitant du désordre, Orcusnf passa le médaillon autour de son cou, là où l'attendaient dix huit autres médaillons identiques.* Plus que cinq
#144
Friga
(Taxi | niveau 7) le 17/03/2008 à 21h49
*Le matin finit par arriver. Friga avait à peine dormi de la nuit. Les hommes furent réveillés très tôt au son d'un clairon. Cela, plus qu'autre chose, démontra à Friga que la discipline était toujours présente.
Trois quarts d'heure après le levé, la caravane se mettait en marche. Lorsqu'ils arrivèrent à l'embranchement où aurait du se produire l'embuscade, Friga ne put s'empêcher d'être prise d'un sentiment d'anxiété. Elle avait beau savoir que tous dangers étaient écartés, elle ne pouvait s'empêcher de penser que des orcs les attendaient. A cet endroit, la caravane n'aurait pu se défendre.
Le soir venu, le bivouac fut planté. Ils étaient au pied du glacier.
C'était bien la première fois qu'elle en voyait un, et celui-ci était très impressionnant. De là où ils étaient, cela ressemblait à un large boulevard, mais de tels boulevards n'existaient pas à Durrune. A vue d’œil, Friga estimait qu'il faisait dans les 750m de large.
C'est à dire 750m de pièges, sans oublier les avalanches qui, si elles se produisaient les anéantiraient.
Friga se rapprocha des autres qui semblaient admirer le paysage.*
C'est une vue magnifique, pourtant, je redoute de l'affronter. Lorsque nous aurons atteint l'autre côté, il est probable qu'une partie d'entre nous n'aura pas survécu.
en réponse au message
#144 Friga (Taxi | niveau 7)
le 17/03/2008 à 21h49
Ne sois pas si pessimiste Friga, tu vas nous attirer la poisse. Si on reste proche des flancs d'une montagne, on courra moins de risques.
*Malgré mes paroles, je ne pouvais m'empêcher d'appréhender la traversé. Les avalanches ne seraient pas vraiment un souci face aux crevasses. Des blocs entiers de glaces pouvaient basculer, ou simplement se fracturer.*
Je crois qu'en Asgard, il y en avait. Mais je ne les ai jamais vus. C'est pourtant quelque chose que tout homme devrait voir au moins une fois dans sa vie.
*Le Soleil disparaissait derrière les montagnes, juste au niveau du glacier, offrant aux spectateurs une vue encore plus splendide.
La nuit s'installa et les compagnons restaient là, silencieux, à se délecter du paysage
Je finis par me lever, le lendemain, il faudrait maintenir une vigilance constante. Le trajet dans le glacier devrait durer une semaine environ, mais une fois cet obstacle franchit, nous aurions fait le plus dur.*
Et bien bonne nuit.
*Lorsque la caravane passa près du campement orc, un chariot quitta les autres et s'y arrêta. Une naine sauta du chariot et commença à dépouiller les cadavres de leur équipement et de leurs or, avant de ratisser leurs tentes pour récupérer tout ce qui pouvait l'être. La naine finit par la tente du chaman, où elle cherchait autre chose de bien plus précieux. Heureuse, elle ressortit avec le diadème de pouvoir dont se servait le chaman, et qu'il avait reçu de son défunt maître. La fouille lui prit du temps et le chariot ne rejoignit le bivouac que tard dans la nuit. Orcusnf prit à peine le temps de déeler les chevaux avant d'aller se coucher, épuisée mais satisfaite de sa trouvaille. Tant que les autres ne savaient rien, tout serait au poil.*
*Nagar finit également par aller se coucher. Les hommes pourraient créer tout ce qu'ils voudraient, rien ne pourrait surpasser la beauté et la puissance de la nature. Seule elle, sait mélanger la beauté au danger. Seule la nature pouvait se montrer clémente avec toute une population, ou, au contraire, pouvait s'acharner sur elle. Les hommes n'atteindraient jamais son niveau, que ce soit celui de la bonté, ou celui de la cruauté. Nulle force en ce monde, que ce soit sur cette phase ou sur l'autre, ne pourrait rivaliser avec elle. Si beaucoup de sorciers étaient capables de créer une tempête, très peu étaient capable d'en calmer une naturelle. Et nulle magie ne durait aussi longtemps que les montagnes. Celles-ci seraient toujours là lorsque la millième génération de Nagar apparaîtrait sur ce monde. Certains hommes prétendaient pouvoir la maîtriser, du moins une partie, mais la nature est patiente, elle a tout son temps, un jour ou l'autre, tout ce qui est de fabrication humaine finira par disparaître.
Chaque montagne, chaque océan, chaque forêt possède au moins une légende. Combien d'hommes peuvent s'enorgueillir d'en posséder une seule? Chaque chose physique finit par retourner à la planète. C'est sur ces pensées que Nagar finit par fermer l’œil.
Le lendemain le cor sonna. Nagar ne s'était pas réveillée pour son entraînement habituel. Lorsqu'elle sortit de sa tente, beaucoup d'hommes étaient déjà prêts.
Ils devraient grimper un peu avant d'atteindre les premières glaces mais ils y seraient vite. Le matériel pour pouvoir affronter le glacier était déjà sorti, mais il ne servait à rien d'occuper les bêtes, les hommes et les chariots tant qu'ils ne seraient pas sur la neige.
Finalement, la caravane se mit en route.*
#148
Friga
(Taxi | niveau 7) le 19/03/2008 à 22h33
*Après avoir parcouru plusieurs mètres sur le glacier, la caravane fit une nouvelle halte. Cette fois-ci, on équipa les hommes de chaussures épaisses dont on avait garni les semelles de clous tout comme les fers spéciaux avec lesquels on avait équipé les chevaux. Les roues des chariots avaient été bloquées par des cales et on y avait fixé des patins. Chaque chariot possédait, accroché à l'arrière, une ancre qui ne devait servir qu'en cas d'urgence.
Les chariots avançaient lentement, à la file indienne. Précédant la colonne, à plus de dix mètres, quatre hommes marchaient en ligne, armés de longues perches. Ils enfonçaient celles-ci dans le sol, à la recherche de la moindre crevasse.
La journée fut pénible, et le soir venu, Friga était exténuée, comme tous les hommes. La semaine serait longue. Ce jour là, un seul homme s'était blessé: il avait glissé et s'était tordu la cheville. Friga ne pouvait s'empêcher de penser combien il y aurait de victime dans les six prochains jours. Aujourd'hui, les hommes étaient encore frai, prêts à braver la montagne, mais dans deux jours, l'exaltation laisserait la place à la fatigue, l'attention se relâcherait au profit de la fatigue, et alors, le glacier ferait ses premières victimes.*
en réponse au message
#148 Friga (Taxi | niveau 7)
le 19/03/2008 à 22h33
*orcusnf, après avoir glissé des fers de hache sous ses chaussures, s'était aventurée à patiner sur le glacer, jouant entre les congères, faisant des sauts acrobatiques en passant sur une bosse. Sa petite taille et sa force conjuguées lui permettaient d'atteindre des vitesses de pointe, sa souplesse de lui faire accomplir des figures si compliquées qu'elle méritait un 10/10 pour ses prouesses. Soudain, la glace se fissura sous ses pieds, des éclats volèrent et un york dégagea son énorme et hideuse tête du trou. Un york, un mélange entre un yéti et un orc était ce qu'il y avait de pire dans le coin. Grand et poilu comme un yéti, méchant et vert comme un orc. Un concentré de puissance, de bêtise et de cruauté. En le voyant apparaître, la naine glissa et se retrouva à portée de ses bras, sans possibilité de bouger, coincée sous un morceau de glace.*
#150
Friga
(Taxi | niveau 7) le 20/03/2008 à 22h14
*Friga était encore debout. La plupart des hommes étaient déjà couchés. Friga, elle, regardait évoluer la naine sur la glace, s'étonnant de l'élégance qu'un tel corps pouvait dégager, une fois affublé de patin.
Elle commençait à s'assoupir lorsqu'elle vit Orcunsf tomber. Elle ne comprit pas tout de suite pourquoi, jusqu'au moment où elle vit le york s'extirper difficilement de la glace.
Tout d'abord, elle ne sut comment réagir, puis lorsque l'effet de surprise fut passée elle donna l'alerte et s'élança.
Il fallait absolument sortir Orcunsf de là avant que le york ne se soit complètement dégagé. Elle courait le plus vite possible, si bien qu'elle glissa à plusieurs reprises. La distance qui la séparait de la naine diminuait de plus en plus, mais Friga savait qu'elle n'arriverait jamais à temps.
Alors qu'elle n'était qu'à cinq mètres de la naine, le york finit par se dégager. Friga se jeta sur Orcunsf, mais l'impact qu'elle imposa au bloc de glace ne suffit pas à le dégager complètement.*
en réponse au message
#150 Friga (Taxi | niveau 7)
le 20/03/2008 à 22h14
*Alors que je finissais d'installer ma tente, un cri retenti. Je m'emparais de ma ceinture de combat et tout en l'enfilant je me précipitai dans la direction d'où venait le bruit. En chemin, je croisais les hommes, qui ne comprenaient pas pourquoi on les réveillait. Visiblement, il n'y avait aucune aide à attendre de leur part.
Il y avait une drôle de bébête plus loin. Et un cinglé se précipitait à sa rencontre. Malgré l'obscurité, je reconnus la tignasse blonde de Friga. Mais qu'est-ce qui lui prenait?
Je lui courus après tout en armant mon arbalète. Au moment où le monstre finissait de s'arracher à la glace, Friga se jeta en avant, quasiment à ses pieds. Et je compris alors la raison de la course de l'elfe. Si la situation n'avait pas été si dramatique, j'aurais probablement éclaté de rire; la vision de la naine coincée sous un bloc de glace était assez burlesque. Limite si elle ne brassait pas l'air avec ses poings en espérant se dégager.
Le york allait leur sauter dessus. A cette distance, je n'avais pas beaucoup de chance de parvenir à le toucher. Mon arbalète, à cette distance, n'était pas très précise. Néanmoins, tout en continuant à courir, j'appuyai sur la première gâchette et un carreau fut éjecté. Je n'avais pas visé la tête, à cette distance, même si elle était grosse, j'aurai raté la cible. Le torse offrait une cible beaucoup plus large. Néanmoins, je visai un peu trop à droite et mon carreau s'enfonça dans le biceps du monstre. Surpris, celui-ci releva la tête, et bien sur, qui vit-il?
Ce bref moment de répit fut utilisé avec brio par Friga, qui parvint, non sans mal, à sortir Orcunsf de son piège.*
en réponse au message
#150 Friga (Taxi | niveau 7)
le 20/03/2008 à 22h14
*orcusnf repoussa friga*
Mais non idiote, laisse moi faire.
*Orcusnf se remit sur ses patins, évoluant en cercles reserrés autour du york. A chaque tour de manège, elle lui infligait un coup de hache sur la cuisse. Les estafilades se multiplièrent rapidement et un sang vert, épais et visqueux coula. Négligeant toute prudence, la naine troqua sa hache pour un flacon et entreprit de ramasser autant de sang qu'elle le pouvait, tout en évitant les bras de la bête. Par miracle, elle y réussit et cacha le précieux flacon dans une poche rembourré dans son bras mécanique. Puis elle se laisse retomber sur la glace.*
Revenez avec des cordes et des crochets.
*lança t'elle à friga et balder, que le york ne voyait pas, obnubilé par celle qui le torturait.* bobn, maintenant va pas falloir flancher. Je connais la procédure pourtant.
*elle se laissa faire quand le york tendit les bras, l'arracha au sol et la goba. Le tout devant une assistance médusée par la défaite si rapide de la naine. Une défaite feinte, car bientôt, le york fut pris de nausée et de maux de ventre. Il se mit à genoux pour se faire vomir sans y parvenir. Finalement, une grande zébrure apparut à travers son torse, et orcusnf s'en extirpa, ses patins à la main, toute couverte de sang, de boyaux et de lapins en digestion. Elle jeta ses patins dehors et arracha un organe écarlate qu'elle tint à bout de bras tout en sautant à l'extérieur. Puis, sans prendre son souffle, elle repartit en courant vers son chariot.* Achevez le, je vous expliquerai plus tard. Pas le temps de bavarder là.
*Ben voyons, il suffisait de demander. Mon épée décrivit un large arc de cercle et décapita le york agonisant. Les intestins rendaient l'air plutôt infect. Accompagné de Friga, je me dirigeai vers le chariot d'Orcunsf.* Hep, y a un problème?
*orcusnf sortit du chariot en se frottant énergiquement avec une brosse métallique. Balder détourna la tête en voyant quelques bouts de peau de la naine.*
Non ya pas de problème, sauf que les sucs gastriques du york sont utilisés comme ciment par les autochtones, que son sang est le pire poison du coin, et que ses poils sont utilisés pour fabriquer les manteaux les plus chauds que je connaisse. Vous en aurez besoin pour la traversée je crois.
*grelotte de froid à cause de sa tenue légère*
Oui j'avoue, j'avais repéré le york depuis longtemps, et je cherchais à l'attirer pour qu'il me bouffe.
*regard accusateur de balder*
Ben ouais, un coeur de york est un ingrédient très précieux pour les alchimistes. Je pourrais facilement en tirer 2000 po, sans compter la fiole de sang et ses canines.
*lui montre sa cuirasse dans laquelle sont encore plantées les dents du monstre*
J'étais un appât vivant, mais à moi les sous maintenant.
*Pu**** de me***.
Préviens-nous quand même la prochaine fois. Je sais pas si t'as remarqué, mais on a bien faillit perdre Friga.
*Je ne pus m'empêcher de sourire au souvenir de la naine coincée sous un bloc de glace.
Quelle soirée, et ce n'est que la première.*
Je crois qu'on va quand même doubler le nombre e vigie cette nuit, je n'aimerais pas qu'une de ces sales bêtes nous tombe dessus alors qu'on dort.
*Je m'en allais chercher quelques volontaires pour découper la peau du york ou pour surveiller le campement.
Une fois tout cela fait, j'allai rejoindre Vidar. On avait organisé des séances tous les soirs afin de trouver l'origine de mon comportement berserk. J'avais l'impression que ça ne servait à rien, mais lui semblait satisfait.*
Au fait, tu devrais essayer de manger des tripes de york, ça donne de la force à ce qu'il paraît, très utile quand on est un berserk
*la naine omet sciemment de lui parler de l'odeur pestilentielle du mets en question*
#157
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 22/03/2008 à 22h37
*Les séances pouvaient durer jusqu'à tard dans la nuit. Le plus souvent, Balder décrivait ce qu'il ressentait lors de combats, d'autres fois, il lui faisait le récit de son passé.
Plus Vidar en apprenait sur son ami, et plus il voulait en savoir. Bien sur, certaines choses n'étaient pas dites, mais certains silences étaient bien plus expressifs que les paroles.
Il arrivait parfois que leur sujet de conversation soit dévié vers le passé de Vidar. Le scribe restait le plus discret possible sur son passé, d'autant qu'il ne se rappelait pas de ses premières années. Vidar avait l'impression que Balder essayait la plupart du temps de le faire tourner en bourrique et c'est bien ce qui c'était produit à plusieurs reprises.
Remonter jusqu'à la source des émotions qui provoquaient l'état berserk de Balder avait été compliqué, mais finalement ils y étaient arrivés. Le problème restait désormais à apprendre à Balder à apprendre à contrôler son trop plein d'énergie.
C'était la première fois que Vidar pouvait étudier un berserk et il ne se privait pas de le faire. Le soir, lorsque Balder partait, il notait tout par écrit.
Le problème de Balder, et Vidar pensait, bien qu'il n'ait aucune preuve, qu'il en allait de même pour tous les berserkers, était qu'il emmagasinait un trop plein d'énergie et qu'il libérait celle-ci sous l'effet d'une violente émotion. La peur étant un puissant stimulant.
Il semblait également que le berserk devait avoir une spécificité physique. Balder avait eu sa première crise à l'âge de neuf ans, alors qu'il était encore au temple de Firun. Il en avait fait d'autres, toujours plus violentes au fur et à mesure qu'il grandissait dans l'âge. Mais ces précédentes crises n'avaient jamais été aussi violente que les deux dernières. Ce qui était intrigant, c'est qu'entre 17ans et 22ans Balder n'avait eu aucun symptôme. Mais à cette époque, Balder était métamorphosé en jeune fille.
Ce soir là, lorsque Balder entra dans sa tente pour leur séance habituelle, Vidar avait un nouveau programme.*
Bonsoir Balder. Aujourd'hui, la séance risque d'être reposante, surtout pour toi. Chaque être vivant possède en lui une zone mentale de sécurité. Cette zone, même un télépathe aguerri ne peut la violer, le problème, c'est que peu de personnes arrivent à atteindre un état de méditation permettant d'arriver cette zone de sécurité mentale. Il n'y a aucune magie là dedans. Et si certains paysans l'atteignent sans problèmes, des mages aux pouvoirs immenses n'ont jamais pu pénétrer leur zsm. Certains prétendent qu'on ne peut l'atteindre qu'en arrêtant de penser. Ces imbéciles n'ont absolument rien compris. Le primate ne peut s'arrêter de penser. Lorsque tu parles, tu penses à ce que tu dis, mais aussi à ce qui c'est dit et tu envisage ce qui risque de ce dire. Il existe d'autres niveaux de consciences, mais celui qui nous intéressent se situent au plus profond de nous. Il est tout à fait possible qu'il y ait d'autres niveaux de conscience, mais ils n'ont jamais été découverts. Pour atteindre l'état zsm tu dois tourner toutes tes pensées vers un seul point. C'est un exercice très difficile car tes pensées sont traîtres: elles veulent vivre indépendamment de toi et essayeront toujours de te détourner de ton but. C'est pour cela que les gens simples y arrivent mieux que les hommes entourés d'intrigues.
*Vidar s'allongea sur sa couverture de fourrure qu'il avait disposée sur le sol.*
Allonges-toi à côté de moi Balder. Pour que tu n'aies à te concentrer que sur ton esprit, il faut que ton corps soit libéré de toute contrainte. Tu m'as dit qu'au temple de Firun, tu pratiquais la relaxation. C'est le moment d'appliquer ces leçons.
*Une fois Balder installé, Vidar continua sa leçon.*
Libères tes muscles. Ton corps n'est que chair, et c'est avec l'esprit que tu vas devoir travailler.
en réponse au message
#157 Vidar (Disciple | niveau 11)
le 22/03/2008 à 22h37
*Cette séance me paraissait assez étrange. Cependant, je me pliais aux exigences de Vidar, plus par la curiosité que par autre chose.
Je retrouvai très vite mes réflexes pour relaxer mon corps. Mais si mon corps était détendu, mon esprit, en revanche, était en pleine ébullition.
Je ne comprenais pas ce que voulais dire Vidar lorsqu'il parlait de tourner tous mes niveaux de pensées vers un même objectif.
Heureusement, mon ami était là pour me guider. Sa voix était profonde, apaisante et me mettait en confiance. Il me demanda de penser à un paysage qui m'était cher. La vision d'une citée se matérialisant sur un lac s'imposa à mon esprit. Mais, alors que je voyais la citée dans mon esprit, le souvenir des conditions dans lesquelles on avait été conduit dans cette citée remontèrent à la surface, ainsi que ce qui avait suivi.
J'eus beau essayer de me concentrer, mes pensées s'égaraient. Vidar se rendit vite compte de la détresse dans laquelle j'étais et de sa voix, il me conseille de ne pas repousser ces souvenirs mais de ne pas y faire attention. Cela me sembla contradictoire avec le but qu'on c'était fixé: focaliser toutes mes pensées sur un point précis. Lorsque je lui en fit la remarque, il m'affirma que mes pensées étaient comme des enfants turbulents: elles voulaient tester mes limites mais si je ne réagissais pas, elles se lasseraient. Je fus sceptique, mais j'avais confiance en Vidar.
Au bout d'un moment qui me parut interminable je parvint enfin à ignorer ses pensées vagabondes et étrangement, les souvenirs cessèrent. Lorsque je m'en rendis compte, je fus pris d'une bouffée de contentement, et mes pensées s'égaillèrent à nouveau.
Après plusieurs tentatives, je finis par comprendre que les émotions n'avaient aucune place dans cet exercice. Elles favorisaient l'égarement de la pensée. Se détacher de ses émotions n'est pas si difficile. Il suffit de considérer que ce que l'on voit n'est qu'une image, que ce qu'on entend, un bruit, et ce que l'on sent, une odeur. Dès lors qu'on fait place aux sentiments, les émotions reprennent le dessus.
Vidar continuait à me guider. Il se servait des récits que j'avais faits sur ma vie pour me guider. Après m'avoir demander de visualiser un paysage cher à mon cœur, il me guida à travers mes souvenirs. Sous ses indications, je me remémorai des moments précis de ma vie. Le plus souvent, il s'agissait de moment difficile, non pas par leur cruauté, mais par la richesse en émotions qu'ils dégageaient. Il m'était difficile de ne pas sombrer dans la tristesse, le bonheur, la nostalgie... mais j'étais parvenu à encrer en moi qu'il ne s'agissait que de souvenirs et qu'en aucun cas ce que je pourrais ressentir n'y changerait quoi que ce soit.
Au bout d'un long moment, Vidar interrompit la séance.*
Pourquoi Vidar? Je n'ai pas encore atteins ta zone de truc machin.
*Il fit ce qui ressemblait à un sourire et m'indiqua la sortie.
Je passai la tête dehors et constatai que le Soleil commençait à pointer à l'horizon. Les caravaniers n'étaient pas levés. On avait décidé que vu la difficulté du trajet, les heures de repos seraient plus importantes. Seules les vigies étaient debout. Les vigies, et Nagar. Celle-ci s'entraînait, comme tous les matins.
Bien que je n'aie pas dormi de la nuit, j'étais parfaitement reposé, comme après une bonne nuit de sommeil.*
C'est donc pour ça que tu ne dors jamais Vidar, tu passes tes nuits à chercher ta zone bidulle?
#159
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 24/03/2008 à 10h29
Ma zone de sécurité mentale. Et non, ce n'est pas pour ça que je ne dors jamais. Je suis en permanence dans cet état là, au bout d'un moment, on pratique l'expérience tellement de fois qu'on ne peut plus se résoudre à quitter son zsm. Mais j'ai plusieurs siècles d'expériences devant moi, du coup, je n'ai pas à me forcer pour atteindre cet état là.
*Vidar retourna dans sa tente, il n'avait pas encore décrit ce qui c'était passé cette nuit et il voulait le faire avant que la caravane ne se remette en route.*
*Nagar s'entraînait, comme tous les matins, lorsqu'elle aperçut Balder qui l'observait depuis l'entrée de la tente de Vidar.*
Toujours en train de m'espionner?
*Balder se dirigea vers elle.*
Tu m'avais dit que tu pourrais m'apprendre deux-trois trucs pour le combat.
*Sans prévenir, Nagar se jeta sur lui. En quelques instants, elle se retrouva au sol, sa dague à plusieurs mètres. Balder avait à peine bougé.*
*Tout souriant, je prenais une position de vainqueur.*
Bonjour à toi aussi Nagar.
*Je tendais ma main à Nagar pour l'aider à se relever.*
Je crois que tu auras compris par toi-même la première chose qu'un combattant doit apprendre. La surprise est inefficace si l'attaquant se précipite car alors, il perd son équilibre, surtout sur un sol comme celui-ci.
*Je ramassais son poignard et le lui tendais par le manche.*
La seconde chose que tu dois savoir, surtout toi, c'est que la distance d'attaque est très importante, et qu'elle varie suivant l'adversaire et le type d'arme qu'il manie. Comme tu n'es pas bien grande et qu'en plus tu te bats au couteau, tu dois te rapprocher au maximum de ton adversaire. Une fois corps contre corps, tu auras un avantage contre tout arme à longue portée, épée à deux mains, haches, masses d'armes... ils ne pourront plus manier leur arme correctement et tu n'auras qu'à planter ta dague. Le problème, ce sera pour franchir leur distance d'attaque et les mettre à ta portée.
*Je regardais ses jambes en souriant.*
Ca va te demander un gros travail de jambes. As-tu déjà entendu parler d'un art du combat que l'on appelle escrime? Ce n'est pas n'importe quel pèquenau du coin qui pourra te l'enseigner. Taper avec un bout de fer, ça, tout le monde peut le faire. En revanche, apprendre à se jouer de son adversaire, à être rusé, tout cela fait un bon escrimeur. Et la première chose qu'apprennent ces combattants, une fois que les éléments de base sont intégrés, c'est à reconnaître leur distance de fente.
*S'en suivit un long exposé théorique.*
Tu ne dois jamais perdre ton équilibre mais tu ne dois pas rester statique non plus. Tu dois être sans arrêt en mouvement, casser sa distance en t'éloignant de lui, ou au contraire en t'en rapprochant. Il existe un échauffement facile pour te donner une idée de ce que je veux te dire: la corde à sauter. Lorsque tu en faits, tu ne te sers jamais de tes talons mais plutôt de tes orteils. Ta jambe d'appuie ne devra jamais se reposer sur son talon. C'est elle qui te permettra de te propulser vers l'avant, ou au contraire de reculer.
*Les hommes commençaient à se lever.*
Pour les exercices pratiques, ça devra attendre. Il ne faudrait pas qu'on glisse sur cette foutue glace et qu'on se casse un os.
Quelques règles d’or à respecter dans cette communauté :
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2. Évitez autant que possible les fautes d'orthographe ou de grammaire dans vos messages (et plus particulièrement le dialecte SMS). Nous avons beaucoup de vénérables vieillards ici et les agents du guet peinent parfois à tout traduire…
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4. Autant que possible, prenez le temps de voir si un sujet que vous voulez aborder n'a pas déjà été traité. Mieux vaut remonter un ancien sujet et lui donner un second souffle que tout recommencer.
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