*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.
Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*
Edit du MJ: PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar
Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
Feu!
*Le cri retentit alors que les cavaliers n'étaient qu'à une cinquantaine de mètres. Aussitôt, une cinquantaine de flèches s'envolèrent. Lorsqu'ils virent arriver les traits mortels, les cavaliers qui avaient un bouclier le levèrent. Ce n'était pas des bandits, ils portaient un uniforme: un casque, une côte de maille, des jambières. Certains avaient des arcs de cavalerie, d'autre des lances, et tous portaient à la ceinture un sabre de cavalier.
Une vingtaine d'entre eux tombèrent, c'était bien trop peu. Ils étaient environ deux cent, soit trois fois plus que les caravaniers, et ils étaient armés pour la guerre. Leurs archers montés firent feu à leur tour. Bon nombre de flèches se plantèrent dans les chariots sans atteindre leur cible. Mais trois hommes furent tués pour ne pas s'être mis à couvert assez rapidement, un quatrième avait été touché à l'épaule et se tordait de douleur sur le sol. Heureusement, les cochers de la Compagnie étaient soumis à une discipline forte qui les incitait à se défendre et non pas à fuir. Habituellement, Nagar préférait la deuxième option, mais dans ces plaines, il n'y avait pas d'endroit où se cacher.
Les chevaux de tête furent mis à terre par la tranché et plusieurs cavaliers furent tués écrasés, par leur monture. Mais c'était des cavaliers expérimentés, la seconde ligne était assez loin pour que les chevaux puissent éviter la tranché ainsi que les chevaux qui étaient tombés.
Tout cela s'était passé très vite, les caravaniers n'eurent pas d'autres occasions d'envoyer des flèches, car les cavaliers continuaient à vider leur carquois.
Le premier cheval qui sauta par-dessus un chariot fut accueilli à coup de pique, le cavalier fut immédiatement désarçonné et sa gorge tranchée. Mais bientôt, plusieurs cavaliers sautèrent par-dessus la barricade, et le combat au corps à corps s'engagea. Plusieurs assaillants abandonnèrent les chevaux derrière les chariots et se jetèrent dans la mêlé.*
*Nous galopions à bride abattue. Après avoir traversé le fleuve, on avait décidé de prendre un peu de repos car nous n'étions plus bien loin de la caravane. Mais deux jours plus tôt, nous avions aperçu la poussière d'une autre troupe de cavalier, bien plus nombreux que nous et qui se dirigeait droit sur la caravane. Nous avions alors accéléré l'allure. Nous avions beaucoup de retard sur les autres cavaliers et nous savions que nous ne serions jamais les premier à atteindre la caravane. C'est pourquoi j'avais ordonné une halte la veille au soir, je voulais que pour le combat du lendemain, mes hommes et moi-même soyons frais et dispos. Nous nous étions remis en route tôt dans la matinée.
Nous n'étions plus qu'à une dizaine de kilomètres lorsque la rumeur de la bataille parvint à nos oreilles. Nous cravachâmes nos montures de plus belle.
Du lieu de la bataille, une clameur plus forte que les autres nous parvînt et une soixantaine de cavalier se détacha de l'attroupement et fonça droit sur nous.
Je connaissais la plupart des hommes qui m'accompagnaient. Je les avais recrutés personnellement. Certains d'entre eux avaient des dettes à mon égard et m'avaient accompagné de leur propre chef.
Je n'avais recruté que des hommes sachant se battre. Des cinquante cavaliers que je menais, une vingtaine était des femmes.
Les deux troupes se rencontrèrent dans un fracas indescriptible. Ils étaient mieux armés et mieux protégés que nous. Mais leurs chevaux étaient plus petits et beaucoup moins rapide que les notre, ce qui fait qu'on aurait l'avantage de la vitesse lors de l'impact. Les lances s'abaissèrent et les cavaliers se percutèrent. La majorité des lances percutèrent les boucliers qui s'étaient dressés, d'autres pénétrèrent les chairs. Une lance pénétra la tête de mon cheval et fut brisée. Cela ne me consola pas. Je me retrouvais à terre alors que des sabots menaçaient de me broyer la tête de toute part.
Je me redressais et dégainant mon épée, je me jetais en avant.
Habituellement, je n'avais pas pour habitude de foncer dans les batailles, ma philosophie, lorsqu'il s'agissait de tuer quelqu'un, était de le faire le moins fatigant possible. Tuer des hommes par derrière ne me dérangeait pas, je tenais trop à la vie pour vouloir la mettre en péril. Mais depuis un certain temps, le goût du sang et de la sueur ne me faisait plus peur. Depuis que j'avais retrouvais ma forme originelle, quelque chose en moi c'était éveillé. Ca me faisait peur car cette chose me faisait prendre des risques que je n'aurais jamais envisagés jusque là et me rendais fous dans les batailles.
Aujourd'hui encore cette chose se réveilla. Pris d'une rage soudaine, je lançais mon épée qui traversa jusqu'à la garde le torse d'un cavalier. Puis j'attrapais la tête d'un cheval et lui brisais les cervicales.
J'agissais plus par instinct, par pulsions que par raison. Je n'étais pas inconscient puisque je savais ce que je faisais, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. Tout ce qui passait à ma portée devait finir broyé, déchiqueté, tué.
De mon bras gauche, celui qui était en écorce, une lame effilée coulissa. Sans attendre mon reste, je me jetais contre un cavalier, lui enfonçant la lame dans la carotide, d'un bon, je me retrouvais sur un autre cavalier et lui arrachais la moitié de la gorge d'un coup de dent.
Le sang qui s'écoulait dans ma gorge me rendit encore plus dingue, libérant encore davantage ma rage du combat.*
*Les défenseurs avaient eu du mal à ne pas se faire déborder par leurs agresseurs. Ceux-ci étaient beaucoup plus nombreux qu'eux. Heureusement, l'arrivé de Balder avait divisé leur troup et la pression s'était relachée.
Les deux mages étaient dans le second cercle, protégé par quatre mercenaires. Mais ils n'étaient pas d'une grande utilité car ce n'étaient pas des sorciers de guerre et leur action risquait de blesser plus du côté des caravaniers que des soldats. Du coup, leur action se résumait à effacer toute douleur et à insufler du courage aux défenseurs.
Friga n'appréciait pas beaucoup ce genre de combat. Les coups pouvaient venir de n'importe où, elle ne pouvait focaliser son attention sur un seul guerrier et devait sans cesse se retourner pour vérifier si elle n'était pas menacée par derrière. Beaucoup de leurs chevaux étaient morts et les soldats se battaient comme des forcenés. Friga avait tué un soldat en lui enfonçant sa rapière profondément entre les côtes. Les assaillants devaient escalader les chariots et beaucoup se faisaient tués à ce moment là.
Crocher, le cuistot, ne cessait de trancher dans les chairs avec son couteaux, mais il finit par succomber sous le nombre de ses adversaires. Ce n'était pas le seul à être tombé. Le cap était également mort. Friga n'avait pas cru cela possible. Mais il fallait admettre qu'il s'était battu comme un beau diable, emportant dans sa tombe huit hommes. Il avait tué par derrière.
Petit à petit, le combat s'égalisait. Les cavaliers perdaient beaucoup plus d'hommes que les caravaniers, mais ils avaient fait de nombreux dégats et avaient réusi à pénétrer leur défense.
Au beau milieu du combat, Friga se démenait mais un coup de pommeau dans la nuque eut raison d'elle.*
*Nagar se tenait au côté du cuistot lorsque celui-ci était tombé. Elle avait toujours apprécié Crocher. Bien que bourru, l'homme lui avait appris le maniement des couteaux lors des combats. Il connaissait bien la physiologie des hommes et savait où frapper pour tuer un homme d'un coup. Lorsqu'il était mort, Nagar était restée au côté du cadavre et l'avait vengé. Dans la lutte, cependant, la pique qu'elle maniait s'était brisée et elle s'était retrouvée sans armes. Elle s'était donc emparer des deux couteaux de boucher du cuistot et était replongée dans la bataille.
Quelques temps plus tard, elle crut défaillir. Elle vit Friga s'écrouler et un homme levait son arme pour la planter dans la gorge de l'elfe. Sans plus réfléchir, son couteau fut projeté et se planta à la base du crâne du soldat, perforant le bulbe rachidien. L'homme s'écroula, mort.
Nagar attrapa Friga et la traîna jusque sous un chariot pour la mettre en sécurité. Elle l'avait vu tomber et elle ne pensait pas que le coup avait été mortel. Elle ne s'attarda tout de même pas pour vérifier.
Aussitôt que Friga fut en sécurité, elle retourna dans la mêlé.*
*La bataille se déchaînait dans la plaine. Et plus il y avait de sang, moins je me contrôlais, si bien que même mes alliers éviter de trop m'approcher. Lorsque je me jetais sur un homme, il mourrait rapidement. Mais je ne me battais pas selon les règles de la bienséance, j'avais appris l'escrime et je ne me débrouillais pas trop mal, une arme à la main, pourtant la seule arme que j'utilisais était celle fichée dans mon bras. Mes dents faisaient également beaucoup de ravages.
Malgré le peu de précaution que je prenais dans mes charges animales, je m'en tirais plutôt bien: j'étais toujours vivant. Cependant, j'avais plusieurs entailles et du sang me bouchait parfois la vue. Ce qui, bien sur, me rendait encore plus dingue.
Finalement, le combat prit fin. Nos adversaires avaient tous succombé, cependant, alors que la rage du combat commençait à se tarir en moi, je me rendit compte que nous avions subi de nombreuses pertes. Sur les cinquante hommes qui m'avaient accompagné, seul treize avaient survécu, et trois d'entre eux étaient gravement blessés.
Le temps de rassembler les chevaux encore valide, et que je me trouve une épée, nous repartîmes affronter les soldats qui s'acharnaient sur la caravane.*
*même si bon nombre de gens avaient oublié jusqu'à son existence, orcusnf se trouvait toujours là. Retranché dans son chariot individuel, où elle écrivait ses mémoires, ce qui lui prenait du temps vu son âge, voire se livrait à de petites expériences chimiques ou mécaniques, mettant à profit le temps libéré par ce voyage. D'ailleurs, personne n'aurait songé à la déranger, plus par politesse que par crainte de ses coups de haches ravageurs. Aussi, alors qu'elle essayait sa dernière invention, une machine qui enregistrait la musique sur des disques de pierre et pouvait ensuite jouer l'enregistrement, des bandits attaquèrent la caravane. mais Orcusnf n'entendit rien à cause de son casque sur les oreilles, ce n'est qu'en voyant une volée de flèches traverser son chariot et déchiqueter un de ses précieux livres qu'elle comprit la situation. Sans perdre un instant, la naine enfila une cotte, boucla son ceinturon d'urgence autour de sa taille et , prenant sa hache au passage, sauta hors du chariot. Esquivant les coups puissants mais maladroits que lui portait un adversaire taillé comme un géant, la naine passa sous sa garde et l'émascula, se servant de sa chute pour attirer trois cavaliers qui rejoignirent bientôt leur camarade, une fois les jarrets de leurs montures tranchés. A terre, ils étaient impuissant, leur armure les clouant sur place, aussi fut ce un jeu d'enfant que de les désarmer définitivement. Mais les ennemis étaient toujours plus nombreux, alors orcusnf décida d'user des grands moyens, rentra dans son chariot et en sortit équipée de sa baliste en aluminium, avec système à répétition, triple niveau de tir, chargeur huit flèches dont une explosive, pression de 40 bar et pression hydraulique. Autant le dire, une arme quasiment impossible dans ce monde technologiquement borné, n'étaient l'immense génie de la naine dans le détournement des tabous magiques. Une fois l'arme brandie, et sa démonstration exécutée, les ennemis se firent moins pressés de l'affronter, et commencèrent à reculer...vers un cavalier au galop en lequel la maîtresse espionne reconnut son congénère balder, barbe au vent et hache ensanglantée.
*IL se passait de drôles de choses au niveau de la caravane. Visiblement, c'était la débandade du côté des cavaliers. Ces crétins se jetaient droit sur nous. Ils étaient plus nombreux que nous mais ils n'étaient pas prêts à nous faire face, occupés qu'ils étaient à protéger leurs arrières. Finalement, les prédateurs se transformaient en proies. Et les pauvres malheureux, sur le coup, je n'avais pas d'états d'âmes, pour moi, ce n'était pas des hommes, mais des morts en sursis, les pauvres malheureux, donc, se firent massacrer.
Pris entre le marteau et l'enclume ils se défendirent comme ils purent. Je n'avais plus la rage meurtrière de tantôt mais je dois reconnaître que je suis un guerrier plutôt doué. Franchement, je suis fier de moi. Je n'étais pas aussi rapide, ni aussi fort que dans mon état bestiaire, mais je maniais l'épée avec grâce. Je suis d'autant plus fier de moi que je n'ai jamais été à l'aise sur un cheval.
L'ennemi ne savait plus où donner de la tête, si bien que souvent, elle tombait. Visiblement, leurs officiers étaient tous morts car il n'y avait plus aucune organisations dans les rangs de nos adversaires.
Certains d'entre eux tentèrent bien de s'échapper, ils n'y parvinrent pas.
La bataille était finie. Ca avait été rapide, mais la violence n'en avait été que plus violente. C'était la première fois que je voyais une bataille rangée entre les hommes. Plus jeune, j'avais connu la guerre contre les géants, en Asgard, puis lors d'un voyage, j'avais assisté à une bataille entre des hommes à têtes d'animaux contre des démons.
Mais cette bataille là était une nouveauté pour moi. Je n'étais pas complètement idiot (oui oui) et je savais que ça arrivait, mais ça restait choquant. D'autant plus choquant que je n'avais éprouvé aucun mal à tuer sans m'en rendre compte. J'avais déjà tué des hommes, mais j'en avais pris conscience avant de commettre mon geste, là, ce n'était pas prémédité.
Et cette chose en moi, qui semblait se délecter du sang des autres. J'avais déjà éprouvé cette sensation, à Durunne, juste avant de partir rejoindre la caravane. Lorsque ça m'était arrivé, j'avais cru devenir fou. Depuis la première fois où j’avais été pris de cette rage meurtrière, la viande me dégoûtait. Depuis que je versais du sang, je ne mangeais plus de viande. En revanche, je raffolais des produits laitiers. Allez savoir pourquoi.
Alors que je déambulais parmi les cadavres, je me retrouvais face à un visage bien connu.*
Ben t'en a mis du temps.
*Au début, Nagar n'avait pas reconnu Balder, il faut dire qu'il avait changé depuis la dernière fois qu'elle l'avait vu. Désormais, il avait bien l'apparence d'un homme. C'était sa démarche qui lui avait rappelé quelque chose, puis, lorsqu'elle l'avait vu de plus près, elle avait reconnu ses yeux: ils n'avaient pas changé, toujours aussi noirs avec comme des étoiles dans le fond. Maintenant qu'elle l'avait juste en face, elle ne pouvait pas ne pas remarquer son bras en écorce de même que, l'étoile rouge qui se mélangeait aux autres dans le fond de ses yeux.
Il y avait quelque chose de neuf en lui, et ce n'était pas que son physique. C'était quelque chose de malfaisant, pourtant Nagar ne pouvait être heureuse de revoir l'homme qui l'avait sorti de la misère et qui lui avait tendu la main.*
On a failli attendre.
Moi aussi je suis heureux de te revoir Nagar.
*Malgré l'odeur qui nous entourait, je parvins à esquisser un sourire.*
Et je te souhaite également une bonne journée, alors oui, elle a mal commencé, mais on peut espérer qu'elle n'ira pas en empirant.
*Je remarquai alors qu'elle me regardait bizarrement. Et je ne pus que comprendre pourquoi. Si Nagar avait des taches de sang un peu partout, moi, j'en étais imbibé. Je sentais le sang qui ruisselait le long de mon menton et de mon coup.*
Et si on allait s'asseoir, c'est pas pour dire, mais je suis crevé moi. Faut aussi que je vous dise ce que l'enquête que j'ai menée à Durrune m'a appris. Ce sera court de toute façon. Et où sont les autres?
Vidar était au près de Friga la dernière fois que je l'ai vu, elle a été blessée pendant la bataille. Il faut que je te dise aussi, le cap est mort et Crocher aussi.
*Nagar savait que c'était la mort de Crocher qui affecterait le plus Balder. Aussi, elle le conduisit devant le corps du cuisinier.*
Je vais chercher les autres.
*Nagar laissa Balder seul devant la dépouille et partit chercher ceux qui pourraient être intéressés par les propos du barbare. Désormais, ça concernait vraiment tout le monde, mais comme il y avait un traître parmi eux, il valait mieux que celui-ci ne soit pas au courant de ce qui allait ce dire.
Quelques instants plus tard, ils retrouvèrent Balder à l'écart du reste des chariots. Les autres survivants s'occupaient des blessés et enteraient les morts.*
#72
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 13/02/2008 à 22h22
*Vidar donna l'accolade à son vieil ami.*
Ca me fait plaisir de te revoir Balder. Ca commençait à chauffer ici.
*Vidar regarda à nouveau son compatriote.*
Je t'ai vu te battre tout à l'heure. Tu as changé, il va falloir qu'on discute.
*Balder lança un regard inquisiteur au scribe.*
Plus tard, d'abord tu as quelque chose à nous dire.
*couverte de sang, un poignard nain à lame en granit dans la main, la naine passait entre les cadavres, les achevant pour qu'ils ne souffrent pas trop, et surtout pour qu'ils ne protestent pas lorsqu'elle les dépouillerait de leurs armes, de leur bourse, chaussures, objets divers, dents en or, boucles d'oreilles et ainsi de suite. Elle remarqua au passage que le cap était plus pauvre que certains de ses hommes, mais ses gargouillis l'empêchèrent de lui en expliquer la raison. Finalement, alors que ses poches étaient pleines à craquer, qu'elle trainait derrière elle un gros tas brinquebalant d'armures et d'épées rouillées, elle se heurta à une jambe encore debout. In extremis, elle se retint d'égorger la jambe, et regarda par dessus la rotule, découvrant ce qui ressemblait, dans ses souvenirs, à la tête de balder, un de ces stupides humains spécialisés dans la baston et le suicide.*
Ah euh salut, je te laisse dix pourcent du butin, t'es arrivé trop tard pour en avoir plus, et puis je les avais vus en premier.
*satisfaite d'avoir remporté si facilement les négociations, et devant l'absence de réaction de son interlocuteur, orcusnf s'autorisa une gorgée de sang puisée dans le cou d'un agonisant, puis reprit sa quête de richesses.*
*Vous ais-je déjà dit que j'appréciais énormément les nains, dans les combats ils se montrent utiles, en général ils savent lire des cartes, quand l'un d'entre eux vous accompagne vous pouvez être sur que vous ne vous ferez pas arnaquer par un marchand; ils pourraients être le compagnon de voyage idéal s'il n'y avait pas ces quelques défauts: ils ronflent, ils pètent et ils rotent (ok, comme un peu tout le monde), mais en plus, ils volent les morts (même ce qui est inutile, comme par exemple des mouchoirs usagés, où en locurence une chaussure dont l'utilité pourrait être réduite à rien), ils volent également leurs compagnons, et puis ils sont barbares, qui aurait l'idée d'aller prendre son apéritif dans le gosier d'un cadavre?
Bon, ok, je généralise, ils ne sont pas tous comme ça. Le cap était un nain d'honneur, en revanche, l'Orcunsf, c'est autre chose. D'un autre côté, le cap est mort alors qu'Orcunsf non.
Quoi qu'il en soit, elle me remarqua à peine, trop occuper qu'elle était à dévaliser les morts.*
Bonjour à toi aussi Orcunsf!
*Mais la naine ne m'entendit pas, trop occuper à marmonner, probablement en train de conter le pognon qu'elle pourrait se faire à la revente de tout ce bric-à-brac sur le marché noir.
Je me retournais vers les autres. Il ne manquai que Friga, mais on ne pouvait pas lui en vouloir vu qu'elle en avait pour un petit moment.
Vidar avait quelque chose à me dire, j'étais sur que c'était en rapport avec ce que j'avais ressenti durant la bataille, mais je ne savais pas si je voulais en parler.*
J'suis aussi content de te revoir Vidar. Apparemment, on est arrivé au bon moment.
*Je m'allongeais dans l'herbe et je commençais à raconter ce que j'avais découvert à Durrune.*
Vous vous rappelez pourquoi j'étais resté à Durrune? Je recherchais Goverson, l'un des neufs ambassadeurs Zanjien. Il avait disparu dans Durrune, et pour moi, il était l'assassin du neuvième ambassadeur. J'avais raison sur ce point là, mais j'y reviendrai plus tard.
Le père de Goverson était un proche du général responsable de la tentative de putsch. Il apparaît que ce général était originaire de Durrune et qu'il faisait parti d'une organisation que nous connaissons bien: les Purs. Il a bien sur été exécuté. Mais comme vous pouvez vous en douter, la branche du réseau n'a jamais été exterminée.
Cela, je le savais avant de me lancer à la chasse au Goverson.
Ca n'a pas été bien compliqué pour moi de retrouver le cadavre de celui-ci. En revanche, j'ai eu beaucoup de mal à savoir qui était l'assassin et pourquoi il avait été tué. J'ai d'abord recherché le principal témoin, mais celui-ci a été tué sous mes yeux, alors qu'il arrivait à notre lieu de rendez-vous. Vous devez vous douter qu'après cela, j'ai eu du mal à obtenir des renseignements. Pourtant, à force de persévérance, j'ai réussi à retrouver l'assassin de mon témoin. En fait, la solution n'était pas bien compliquer à deviner, mais si je voulais avancer dans l'enquête, il fallait bien que je remonte tous les points de l'histoire. Ce meurtre, donc, m'a mené droit à la guilde des assassins. Là, bien sur, ça a coincé. On n'entre pas dans la guilde comme on entre dans un moulin. Pour moi, il était hors de question d'y mettre les pieds. En revanche, j'ai une certaine connaissance qui elle y avait accès. Elle m'a fourni le nom de l'assassin et elle est morte dans la nuit.
Visiblement, j'étais surveillé, et ce n'était pas pour me rassurer. Je craignais pour ma vie et je m'entourais de précautions qui n'ont pas facilité mes recherches.
Une fois le nom en poche, je me suis donc mis à la recherche de ce type. Finalement, c'est lui qui m'a trouvé, je ne passais pas inaperçu.
Ils m'ont coincé dans une taverne vide. Ils étaient quand même venu à cinq. Je les ai tout de suite repérés, à vrai dire, dès qu'ils sont entrés, la salle c'est fait beaucoup moins accueillante et beaucoup plus vide.
Des cinq, il n'y en avait qu'un qui semblait dangereux, et bien sur, ç'était le type que je recherchais. La belette qu'ils l'appelaient.
On a discuté pendant un bon moment. Il n'avait pas l'habitude de parler de ses secrets professionnels, du coup, c'est là que ça a dégénéré. Au final, il a quand même fini par balancer le nom.
*Je remarquai que Vidar me regardai d'une étrange façon. J'étais sur qu'il savait que j'avais délibérément omis certains détails. Ils n'en dit rien et je lui en fus reconnaissant.*
De fil en aiguille, je suis remonté jusqu'à Octu. Je n'ai jamais vu cet homme, je ne sais même pas si c'est un homme. On s'est toujours douté que les Purs n'étaient qu'une branche d'un réseau bien plus important basé dans la nouvelle Yria. Et bien il semblerait que cet Octu soit le représentant des Purs au sein de ce réseau. Ce qui signifie qu'en gros, c'est le big boss des Purs dans cette phase. C'est de lui que vient toute cette pagaille.
Après, je me suis dit que c'était plus important qu'une simple manœuvre terroriste. Si les ordres venaient de la nouvelle phase, les moyens utilisés contre nous étaient bien plus importants.
Les Purs sont une branche d'un réseau plus grand. D'après moi, une autre de ces branches rassemble des magiciens. Et il doit y en avoir d'autres.
Et apparemment, ces deux branches sont en luttes. Comme dans toutes les grandes organisations, il y a des tensions entre les responsables des différentes branches. Le neuvième ambassadeur était un sorcier, et il travaillait dans la branche magie. Son but était de faire capoter l'opération des Purs. Il a été tué par Goverson qui lui travaille pour les Purs. Et Goverson a été tué sur ordre de son patron pour qu'une éventuelle enquête interne ne remonte pas jusqu'à lui. C'est assez compliqué. Pour résumer, il y a des guerres internes entre différentes cellules d'un même réseau. Et, ces deux cellules veulent que le succès de l'opération lui reviennent. Ils veulent donc mettre la main sur la fameuse pierre magique zanjienne.
Je voulais partir pour Kalestryan pour m'en assurer mais un informateur m'a prévenu qu'une manœuvre allait être tenté pour vous intercepter. Du coup, je me suis mis en route le plus vite possible.
Avant de partir, je suis quand même passé à la Compagnie. Je voulais m'assurer de quelque chose. Les dossiers sur les sorciers qui nous accompagnent ont disparu.
*J'avais eu l'impression que plus j'avançais dans mon récit, plus je perdais leur attention. Cette dernière phrase les ramena brutalement sur terre.*
*dresse l'oreille en entendant parler de La Guilde, puis se relève finalement en suivant le reste du récit. Se débarrassant de tout son fourbi, sort sa dague officielle d'une poche secrète et se jette sur Balder, prête à l'égorger*
Bon mon petit, on ne rigole plus maintenant. Tu as sauvé la caravane, sympa, mignon mais c'est rien ça, au pire j'aurais changé de camp s'il l'avait fallu, car là, tu parles de la guilde des assassins. Ma guilde, celle dont je suis un des membres les plus éminents, directrice entre autre de la section collecte d'informations et chantage, ainsi que professeur en mécanique appliquée et technique de piratage outrephase.
*petit moment de gloriole en énonçant tout ses titres*
Alors si j'ai bien suivi, tu nous as espionné et en plus, tu accuse un de nos membres, que tu as par dessus le marché tué ? C'est grave là, ça pourrait mériter une exécution immédiate et sans procès. Bon, évidemment, ça m'obligerait à rédiger des tonnes de rapport et de paperasses pour expliquer le pourquoi de mon geste, car tu dois aussi savoir que nous ne tuons que sur contrat, sauf dans le cas d'une atteinte aux intérêts de la guilde, mais ça reste encore compliqué.
*note du coin de l'oeil une réaction de ses compagnons, qui ne semblent pas d'accord avec la naine. Peu lui importe, elle est payée pour protéger la caravane, pas pour faire de la dentelle.*
Alors si tu veux encore continuer ta carrière, va falloir être mignon avec tata orcusnf, et surtout, bien me dire toute la vérité même si j'en connais déjà plus que tu n'as dit, mais faut vérifier si t'es honnête.
*Alors voilà, on veut rendre service à la communauté, et on se retrouve avec une dague sous la gorge. Je voulus repousser la lame avec mon index mais je ne parvins qu'à me tailler, gloups. Je reviens sur ma déclaration de tout à l’heure, je commence à apprécier les nains de moins en moins.*
Euh, *(ça, c'est un râle)* Orcunsf, t'es assise sur mes côtes et j'ai du mal à respirer.
*Visiblement, ça ne la dérangeait pas puisqu'elle n'eut aucune réaction, si ce n'est celle de s'installer plus confortablement (pour elle) sur mon torse.*
Bon, d'accord, je crois que là, ça risque d'être compliqué. Primo, j'ai espionné personne, c'est un type qui l'a fait pour moi, et la guilde lui a déjà réglé son compte. Deusio, j'aurais pas tué l'autre débile *(oups, c'est sorti tout seul)* si lui ne m'avait pas agressé. De toute façon, c'est lui qui m'a trouvé. Et enfin, je n'ai pas nuit aux intérêts de la guilde *(en ce moment, ce serait même plutôt l'inverse.)*
Orcunsf, j'étouffe!
*Elle consentit finalement à descendre de son perchoir, la dague, elle, resta sur place.*
Franchement, je pensais que même la guilde avait un certain sens de la morale, et du coup je ne comprends pas pourquoi elle a accepté ce contrat.
*Pris d'un doute là.*
Et de toute façon, qu'est-ce qui te prouve que la guilde n'est pas infiltré. Si moi, j'y avais un informateur, alors le réseau que nous traquons doit y avoir introduit les siens. Dis-moi, tata Orcunsf, tu ne serais au courant de rien par hasard?
*s'insurge devant les insinuations odieuses du barbare.*
Non mais pour qui tu me prends, je suis agent triple, pas quadruple, ça suffit assez de travailler pour l'armée et les p...
*se mord la langue pour ne pas révéler son dernier commanditaire.*
Non, tu ne m'auras pas vil tentateur, et d'ailleurs, c'est toi l'accusé ici.
*dit elle en brandissant sa dague pour affirmer son autorité et convaincre les indécis*
Alors je ne connais pas la belette, mais si il est moche, gros, puant et maladroit, c'est probablement june solmendil, sinon je ne vois pas. Si en plus il est vert, alors c'est pyrithe déguisé en assassin. Sinon, un tel contrat n'avait rien d'immoral, et tu n'es pas bien placé pour nous faire la leçon, toi le mercenaire, pour ne pas dire le soudard, alors que nous, possédons un code d'honneur et un réglement.
*avec dédain, range la dague dans son fourreau et se détourne.*
Je ne suis pas convaincu de ta culpabilité, mais tu n'es pas innocenté non plus. Et comme tu n'es pas dangereux, je te laisse libre, pour l'instant.
*Bon, je vais laisser passer les insultes, de toute façon, qu'est-ce que vous voulez que je réponde sans que je ne me fasse trancher la tête. Et c'est bien la première fois que je suis content de ne pas être dangereux. Habituellement, j'aurais tendance à m'en plaindre, mais pour aujourd'hui, je vais faire une exeption.
Ai-je déjà précisé que je n'aimais pas la guilde, le simple fait qu'elle existe est immoral. En fait, la guilde en elle-même ne me dérange pas, c'est le fait qu'elle accepte des contrats de groupes qui, eux, m'orripilent.*
Ca signifie que je ne meurs pas tout de suite alors?
*Je voulais poser plus de question sur les éventuels contrats qui auraient été placés en Zanji, mais à quoi bon avoir les réponses si on est mort?*
En gros oui, mais tu me connais, je t'ai peut être inoculé un poison dont je suis la seule à avoir l'antidote. Nous sommes vraiment immoraux à la guilde, tu le sais bieère n, et tous les moyens sont bons pour nous assurer la fidélité de nos serviteurs.
*voit un mouvement imperceptible parmi les cadavres entassés derrière Balder, l'un des agresseurs se relève, le bras replié en arrière comme pour lancer un poignard. La naine réagit aussitôt d'un bond incroyable fait sans élan, elle atterrit à côté du gars, et d'un coup de pied précis, lui brise une ou deux vertèbres lombaires, de quoi le rendre inoffensif tout en le laissant se vider de son sang pendant encore de nombreuses et douloureuses heures.*
Bref, tout ce que je peux te dire, c'est que pour un contrat massif contre un groupe tel que la caravane, la guilde aurait envoyé tout au plus trois hommes, pas besoin de plus. D'autant que nous ne disposons pas de sentinelles la nuit et que les mercenaires passent plus de temps à boire qu'à battre la campagne.
*se baisse et examine la tenue du gars qu'elle vient d'immobiliser*
Si j'en juge d'après l'hygiène de ces spadassins et leur équipement médiocre, ils ont été ramassés dans les bas-fonds d'une quelconque métropole, leur chef devait donc être un tueur à gage indépendant.
*frémit rien qu'à prononcer ces paroles*
Une belle ordure oui, tuer sans classe et sans honneur, presque pour se divertir. Si je le retrouve, je lui fais découvrir ma toute dernière invention en matière d'extraction de donnée cryptées...
*maîtrise à grande peine les pulsions meurtrières qui la hantent et se relevant, brandit une broche prélevée sur le cadavre du cap*
C'est pas tout ça, mais maintenant qu'il est mort, faut le remplacer.
*Non mais, quelle barbarie! Je me levais et égorgeais le mourant pour lui éviter une mort insupportable.*
En fait, ils viennent d'Argui, c'est une ville poubelle en perpétuelle guerre des gangs. Il n'y a là-bas aucune autorité. Certains de ces chefs possèdent des petites armées. L'un d'eux a du nous balancer ses hommes à la figure.
*Le cap, un grand nain. Je ne l'ai connu que très peu de temps, en revanche j'ai beaucoup entendu parler de lui.*
On ne peut pas remplacer un hom... un nain comme lui. Tout le monde sait, ici, où la caravane doit aller. Et on a assez d'homme et de chevaux pour prendre tous les chariots. On peut continuer.
#81
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 16/02/2008 à 22h16
*Vidar ne savait trop où se mettre dans cette conversation amicale. Ils étaient passé à un cheveu de perdre Balder, et ce, à cause d'une guerrière chargée, normalement, de la sécurité de la caravane et de ses passagers. Finalement, tout c'était bien passé.
Une fois remis du choc, Vidar resta silencieux un long moment: il cogitait sur ce qu'avait dit Balder.
Finalement, voyant que la tension s'amenuisait, Vidar décida d'en tirer profit.*
J'ai à te parler Balder, c'est important, pour toi et pour moi. Les autres questions peuvent attendre. On va s'éloigner un peu plus, ce serait peut-être mieux pour toi.
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