*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.
Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*
Edit du MJ: PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar
Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
*les expressions se succèdent sur son visage, un dilemne intérieur a lieu, puis elle prend finalement une décision*
Non, secret professionnel.
*voit les visages de ses compagnons se creuser*
pas ma faute, si on sait pas se taire, on vit pas vieux dans mon métier !!
*enlevant son masque sérieux*
et puis, étant la meilleure, je traite pas correspondance, alors je ne connais même pas leurs visages, d'autant qu'ils étaient bien une vingtaine à monter les enchères pour acheter mon poignard
Voilà qui est intéressant. Ils sont donc tant que ça à vouloir notre perte?
*Un beuglement retentit. Ce fut l'effervescence et tous les chariots se remirent en route.*
Je n'ai que trop traîné. On se revoit ce soir.
*Friga lança son char à fond.
Elle poussa jusqu'à Arbi. Seule, elle pouvait faire le trajet en deux heures. Il en faudrait quatre et demi pour que la caravane fasse le même trajet. Friga était chargé de préparer le terrain. Le chef du village avait été mis au courant de leur passage, à elle de voir où ils devraient camper. Elle se dirigea vers la plus grande des sept maisons. Sur le pas de la porte, un gamin jouait avec un cheval en bois.*
Bonjour toi. Tu sais où je pourrais trouver votre maire?
*Il indiqua la porte de la maison, aussi, Friga entra. Les paysans étaient en pleine réunion. Lorsqu'elle entra, tous les visages se tournèrent dans sa direction.*
Bien le bonjour, je me nomme Friga, et je suis l'éclaireuse de la caravane qui doit passer par ici.
*Dès qu'elle se fut présentée, un marmonnement se fit entendre, puis la rumeur amplifiant, la salle fut plongée dans un énorme bain de cris. Friga sentit qu'on la tirait par sa manche. Se retournant, elle se retrouva face à un paysan âgé mais bien battit.*
Si vous voulez me suivre jeune fille, nous serons plus à l'aise pour discuter dehors.
*Il l'entraîna hors de la demeure et se dirigèrent vers les maisons les plus éloignées. Friga se taisait en attendant que l'homme reprenne la parole.*
Comme vous avez pu le remarquer, notre village est en pleine ébullition. Jusqu'à hier, nous préparions une petite réception pour votre passage, on ne voit pas grand monde par ici. Mais des hommes armés sont venus, et nous ont menacé de brûler notre village si nous vous accueillons sur vos terres. Lorsque vous êtes entrée, nous étions en train de réfléchir sur la meilleure position à adopter vis à vis de vous. Beaucoup parmi nous, ont peur de ce qui pourrait se passer dans la nuit. Néanmoins, nous avons décidé de vous accorder notre hospitalité. Vous pourrez monter votre petit camp dans l'un de mes champs. J'en ai retiré mes bœufs, de toute façon, je devais les sortir parce que, voyez-vous,...
*Le paysan parla pendant un petit moment de ses problèmes de vaches, mais Friga ne l'écoutait plus. Ils étaient partis ce matin et, déjà, les ennuis se profilaient à l'horizon. Elle devait rentre immédiatement pour prévenir le cap. L'endroit était dangereux, il était très facile de dissimuler des hommes dans les bosquets. Le champ qui leur avait été octroyé était au pied d'une colline, une proie facile pour des archers. Et, dans la nuit, il serait extrêmement facile à quelqu'un de se rapprocher du camp sans être vu.*
C'est très gentil à vous monsieur. Je dois rentrer faire mon rapport. Je vous dis donc à ce soir.
*Elle n'avait pas l'intention de le revoir et ne lui faisait pas confiance pour un sous. Elle allait prévenir le cap qu'il était plus sage de faire un petit détour. Ils n'étaient pas à deux kilomètres près.*
#24
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 02/10/2007 à 18h16
*L'après-midi se passa sans histoire. A l'arrière d'un chariot, Vidar réfléchissait et cherchait à savoir qui aurait le plus à gagner dans cette affaire. Il s'était vite lié d'amitié avec un ambassadeur. Celui-ci pouvait très bien être un traître mais Vidar partait du principe qu'il ne lui mentirait pas au sujet de la situation en Zanji. Il se nommait Nemri et était le fils aîné d'un noble de Zanji.
Après une heure de conversation, Vidar en avait appris plus sur la mystérieuse pierre qu'au bout de deux jours confiné dans la bibliothèque de Durunne. Cette pierre avait toujours été, de mémoire d'homme, dans le temple de Palidor. Les prêtres la considéraient comme un don du primordial, les savants voyaient plutôt en elle un vestige de la première guerre mondiale d'Yria. Les historiens affirmaient que plusieurs mages aux pouvoirs inouïs étaient mort pour la concevoir. Le but de leur sacrifice: donner à la planète le moyen de laver ses blessures de guerre. Le possesseur de la pierre pouvait diriger le climat et maîtriser la terre. Depuis toujours, cette pierre n'avait été utilisé qu'à de bonnes fins: rendre la terre fertile et empêcher les catastrophes climatiques.
Désormais, n'importe qui pouvait l'avoir, et son possesseur avait le pouvoir de rendre la terre stérile et de déclencher des tempêtes.
Vidar méditait depuis un bon moment ce qu'impliquaient les paroles de Nemri. Il en était là de ses réflexions lorsque la caravane s'arrêta soudainement...*
*Friga arriva en trombe. Après un bref échange de paroles avec le cap, la caravane dévia de sa route.
Ils trouvèrent un endroit près d'un ruisseau. Ils étaient dissimulés par les collines. DEs sentinelles furent placées de façon à avoir une panoramique de la campagne. Les chariots furent placés en position de défense. Il fut interdit de faire des feux car, la lune étant pleine, on pouvait voir la fumée à plusieurs lieues à la ronde.
Friga voulait savoir comment c'était passée la journées de ses compagnons, mais la course de char l'avait épuisé. Elle s'allongea dans son char. De là où elle était, elle pouvait voir la machine d'Orcunsf. Tient, elle avait des questions à poser à la naine. Où était-elle passée?
Oubliant sa fatigue, Friga partit à la recherche de la drôle de dame.*
*Nagar installait sa tente. La nuit allait bientôt tomber et la température allait baisser de plusieurs degrés. Alors qu'elle finissait, elle entendit une altercation. Un garde avait interpellé un homme qui voulait pénétrer dans le camp. Elle le reconnut aussitôt, c'était un type qui faisait parti du réseau d'information que Balder et elle avaient mis en place dans Durunne. Il s'agissait d'un mendiant qui traînait souvent sur les quais.*
C'est bon, je le connais. Laissez-le.
*Les mercenaires s'en retournèrent. Le vieillard apportait un message de Balder. Son enquête rencontrait quelques difficultés, et pour des raisons de santé, il devrait rester plus longtemps que prévu à Durunne. Qu'est-ce que cela voulais dire? Nagar n'en avait aucune idée. En revanche, il avait retrouvé Goverson,...mort. Il était sur les traces de témoins qui avaient été témoins du meurtre du principal témoin de l'assassinat de Goverson. L'affaire était de plus en plus sombre et Balder s'inquiétait pour la vie de plusieurs de ses contacts dont il n'avait plus de nouvelles.
Nagar conduisit le messager au réfectoire, il fallait qu'elle lui trouve un endroit où dormir, il n'allait pas repartir maintenant.
Une fois cela fait, elle partit à la recherche de Vidar et de Friga. Elle finit par trouver la conductrice qui elle-même cherchait la naine. Elle la mit au parfum et les deux femmes discutèrent longuement. Lorsqu'elles eurent fini, la nuit était tombée depuis longtemps.*
*Friga alla se coucher, la tête pleine de questions, elle avait totalement oublié les questions qu'elle voulait poser à Orcunsf.
Le lendemain, elle se leva bien avant les autres pour manger un peu avant de repartir. Au réfectoire, elle croisa le cap qui lui demanda de partir au plus vite en direction de leur prochaine étape: une ferme fortifiée.
Il lui fallut toute la matinée, sans trop pousser ses étalons, pour faire le voyage. Lorsqu'elle arriva, à destination, elle fut accueillie, à la porte, par un homme en arme qui lui demanda de décliner son identité.
Dès lors qu'elle se fut présentée, le gardien devint plus amical. Il s'excusa en prétextant qu'il y avait de drôles de gens qui traînaient dans la campagne. La cour était assez vaste pour contenir tous les chariots de la caravane.
L'endroit semblait relativement sur. Après avoir mangé, Friga du repartir pour donner son rapport au cap. Elle retrouva la caravane en milieu d'après-midi. Ils progressaient vite.
Ils arrivèrent tard, le soir, à la ferme. Les propriétaires organisèrent un petit festin. Mais alors que le dessert était servi, un homme arriva en courant. Le message qu'il transmettait était pour le moins troublant: Arbi avait été brûlé dans la journée et sa population massacrée.*
#28
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 16/10/2007 à 22h16
*L'annonce jeta un froid sur l'assemblée. Le cap se leva et annonça que la caravane partirait plus tôt que prévu le lendemain. Alors que bon nombre de gens allaient se coucher, Vidar, qui ne connaissais plus le sommeil depuis longtemps, se dirigea du côté de la palissade.
Il vit alors une silhouette tirer une flèche par-dessus la palissade. Lorsqu'il voulut voir son visage, celle-ci avait disparu dans l'obscurité.
Le lendemain, la caravane poursuivit sa route. Comme les jours précédents, le voyage se déroula tranquillement. Lorsqu'il fut décidé d'établir le camp, la caravane avait atteint la lisière de la forêt de Xerox. Alors qu'ils étaient réunis au coin d'un feu de camp, Vidar raconta à Nagar et à Friga ce qu'il avait vu la veille. Il eut alors l'étrange impression d'être épié.*
*Le lendemain, la caravane pénétra dans le bois. Friga n'avait plus à partir loin devant: le cap ne voulait pas risquer de vie pour rien. Aussi, Friga, progressait à quelques mètres devant les chariots. La route était étroite et très peu entretenue. A plusieurs reprise, la caravane dut arrêter sa progression car des chariots restaient bloqués dans des nids de poules. Mais l'expédition continuait à avancer et vers le milieu de l'après-midi, ils étaient tellement enfoncés dans les bois que ceux-ci, d'une hauteur prodigieuse, empêchaient la lumière du soleil d'atteindre le sol.
Les mercenaires faisaient d'incessant allé-retour sur les flancs, assurant la sécurité du convoi.
Alors que le soir approchait, les chariots s'arrêtèrent dans un campement de boucherons abandonné. Ils venaient à peine d'établir leur bivouac lorsque l'alerte fut donné. Deux mercenaires restaient en retrait arrivèrent à fond de train. Une imposante troupe de cavaliers était sur leurs traces. Très vite, les ordres furent donnés. Des piques furent distribuées pour assurer un minimum de défense. Il y avait bien des arcs, mais entre des mains inexpertes, les flèches risquaient de faire plus de dégâts chez les membres de la caravane que chez leurs agresseurs. Ils avaient un bon avantage sur les assaillants: le campement était facilement défendable et les cavaliers qui auraient eu l'avantage de leur monture dans la plaine seraient gênés par l'étroitesse du champ de bataille.
Friga se rapprocha de Sri Yumbar. S'il y avait un endroit de sur dans les batailles, c'était à coté de lui.
Bientôt, on entendit le bruit d'une cinquantaine de monture. Friga fit claquer son fouet pour se donner du courage. Et alors que les mercenaires se plaçaient en première ligne, ceux qui ne pouvaient pas combattre s’éclipsèrent dans l’obscurité des bois.
Les vingt mercenaires eurent le temps de tirer deux volés de flèches avant que l'ennemi n'arrive au contact. Ils firent un ravage chez les cavaliers, mais d'autres arrivèrent, et bientôt, le campement fut transformé en véritable charnier.*
*La naine se jucha sur un tonneau et fit des gestes moqueurs en direction des cavaliers. Une dizaine d'entre eux remarqua son manège et les cavaliers se dirigèrent vers elle, souriant à l'avance des sévices cruels et douloureux qu'ils allaient lui infliger. La naine, voyant cela, dégrafa calmement les pans de son manteau et dévoila son bras mécanique, dont l'extrémité s'ouvrait sur le canon d'une arbalète mécanique à répétition. Orcusnf se cala contre le tronc d'un arbre et tira : quatre carreaux s'envolèrent et se plantèrent dans la gorge des aggresseurs. Ils basculèrent de leurs selles, morts avant d'avoir touché le sol. Leurs montures, effrayées, s'égaillèrent dans tous les sens, tandis que les survivants rendus furieux par la mort de leurs camarades fonçaient à bride abbatue vers la naine, déterminés à lui faire payer à tout prix son crime. Cette dernière fit mine de prendre peur, sauta à bas de son tonneau et s'enfuit en direction de la forêt, empruntant un sentier de terre battue. Les cavaliers la suivirent, dégainant leurs sabres avec l'intention manifeste de les lui planter dans le dos. Au moment où ils allaient fondre sur elle, orcusnf plongea au sol, fit une roulade avant et se releva. Emportés par leur élan, les ennemis ne purent ralentir lorsqu'ils comprirent que la naine était passé en dessous d'un fil d'argent tendu en travers du sentier. Quatre corps coupés à hauteur du torse roulèrent à terre, accompagnés des dépouilles de leurs malheureuses montures. Restaient deux hommes qui préfèrent rebrousser chemin plutôt qu'affronter une naine aussi redoutable. Seul l'un d'entre eux parvint à fuir, l'autre s'étant pris une hache de jet entre les omoplates. Orcusnf courut récupérer son arme et se fondit dans la végétation, guettant le moment propice pour attaquer à nouveau.*
*Les cavaliers lourdement armés étaient stoppés. Leur charge qui aurait pu être dévastatrice avait été freinée puis arrêtée par les chariots. L'espace étroit de la clairière donnait un avantage aux défenseurs. Les cavaliers étaient isolés puis désarçonnés par des cochers armés de piques et achevés d'un coup de dague. Nagar était armée d'une pique et progressait dans la bataille en compagnie de cinq autres piquiers.
Un peu plus loin, elle voyait le cap dans sa danse de la mort, fauchant leurs ennemis. Le plus éloigné possible du carnage, les ambassadeurs et les marchands se terraient en attendant que le massacre soit fini. Vidar entraînait les quatre marmitons dans la forêt pour les mettre à l'abri du danger.
Les cavaliers semblaient avoir compris que c'était fini pour eux. Plusieurs voulurent s'enfuir mais les mercenaires coupaient toutes retraites.*
*C'était fini. Les assaillants avaient été massacrés et ils n'avaient occasionné que très peu de dégâts. Plusieurs cochers étaient blessés dont un gravement, mais les sorciers s'occupaient déjà d'eux. Friga avait plusieurs entailles mais rien de grave. La proximité du cap lui avait assuré une certaine sécurité.
La troupe qu'on leur avait envoyée était assez importante, et ils ne devaient qu'à une bonne organisation de s'en être aussi bien tirés.
Le lendemain, la caravane reprit sa progression. Les journées se succédèrent, toutes semblables. D''après les calculs effectués avant le départ, il leur faudrait bien un mois avant d'atteindre l'orée de la forêt. Mais après une semaine passée à l'ombre des arbres, les premières difficultés naturelles apparurent. Un cours d'eau leur barrait le passage, et le pont qui leur aurait permis de passer s'était écroulé.
Alors que la caravane établissait un nouveau campement, le cap décida d'envoyer deux éclaireurs en amont du fleuve et deux autres en aval.
Un mercenaire et un cocher se portèrent volontaire. Alors qu'ils descendaient le fleuve, Friga se proposa pour partir en amont.*
*Nagar se joignit à elle. Quelques minutes plus tard, elles étaient prêtes à partir.
Friga et Nagar progressaient assez rapidement, mais au bout d'une heure, elles n'avaient toujours pas trouvé de passage à gué. La nuit commençait à tomber, et elles songeaient à faire demi-tour, lorsque, dans l'obscurité, elles aperçurent de la lumière suivit du son mélodieux d'une flûte. Elles partirent donc dans cette direction, prudemment. Elles ne savaient pas ce qu'elles allaient y trouver.
Il n'y avait rien d'autre qu'une petite cabane ainsi qu'une chèvre sur le pas de la porte. Alors que Nagar cherchait des yeux le joueur de flûte, Friga lui donna un coup de coude et désigna la chèvre. Chose incroyable, la musique provenait de la chèvre: elle sifflait.
La rivière était toute proche*
Friga! Ici, je crois bien que les chariots pourront passer!
*Les deux éclaireuses repartirent donc vers la caravane. Le trajet du retour fut plus long qu'à l'allé, car, dans le noir, il fallait faire attention aux endroits où l'on posait les pieds.
Elles avaient trouvé un passage, mais encore faudrait-il pouvoir y emmener les chariots. Pour deux personnes, à pieds, le trajet était difficile, mais avec une douzaine de chariots et plusieurs tonnes de matériels le parcours serait impraticable.
Le cours d'eau serpentait entre des rochers impossibles à déplacer, il faudrait donc circuler entre des arbres dont les troncs étaient tellement rapprochait, qu'on pouvait à peine se glisser entre.
Friga songea avec un petit sourire que ce n'était pas son problème mais plutôt celui du cap.
Elles progressaient en silence, il fallait toute leur attention pour ne pas tomber. Les rochers, sur la berge ,étaient glissants, et elles ne voulaient pas s'éloigner de la rivière de peur de se perdre dans le noir et de ne pas retrouver le campement.
Finalement, au bout d'un peu plus d'une heure et demi, elles aperçurent les lumières du campement.*
#35
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 01/12/2007 à 23h30
*Vidar était assis avec un groupe de cocher. L'un d'eux jouait de la mandoline pendant que les autres, allongés dans l'herbe, observaient les étoiles entre les feuillages. Les deux éclaireurs partis en aval étaient revenus depuis longtemps. Plus bas, le cours d'eau s'élargissait rendant toutes traversées impossibles.
Finalement, Friga et Nagar revinrent apportant de bonnes nouvelles. En quelques minutes une petite réunion fut organiser pour déterminer le meilleur moyen d'arriver à ce passage à gué. Finalement, voyant qu'on avait plus besoin de lui, Vidar partit se reposer.
Le lendemain, Vidar fut réveiller par le boucan que produisaient les cochers au travail. Visiblement, le travail entrepris était colossal. Tout le monde était mobilisé. Il était impossible de couper des troncs aussi immenses. Aussi, on démontait les chariots.
Un groupe de cochers avait été envoyé à la cabane du gué. Des cochers démontaient les chariots, les mercenaires les transportaient jusqu'au gué, et la bas les autres cochés les remontaient.
Il fallut deux jours pour tout transporter. Le travail fut éreintant mais les bœufs apportèrent une grande contribution au transport. Il y eut de nombreux accident, le plus souvent sans gravité, mais un cocher fut amputé d'une main après qu'un essieu lui soit tombé dessus et lui ai broyé les os. La chèvre ne quittait pas les hommes des yeux. Au bout d'un moment, les caravaniers prirent l'habitude de lui gratter la tête pour l'encourager à siffler, ce qui donnait du courage et de la force à tout le monde.
Finalement, le moment vint de traverser le fameux cours d'eau. Le lendemain serait ce fameux jour.
ALors que tout le monde fêtait ça, Nemri prit Vidar à part. A voir sa tête, Vidar comprit qu'il avait quelque chose à lui dire. Mais au moment où l'ambassadeur s'apprêtait à vider son sac, le marchand d'arme Firgilbitur se mêla à leur conversation et Vidar ne put entendre ce que voulait lui dire Nemri.*
*Le lendemain matin, les chariots franchirent le cours d'eau. Le courant y était fort et la caravane faillit perdre deux chariots. Lorsque tous les chariots furent passés, ce fut le tour des caravaniers. Bon nombre de cochers avaient déjà fait la traversé, mais il restait les marchands, les diplomates et tous les mercenaires, ainsi que quelques cochers.
C'est alors que le drame se déroula. Friga était déjà sur la rive opposée, où elle calmait les bêtes lorsqu'elle entendit des cris. Elle se précipita au gué, mais il était trop tard, un homme avait glissé et était tombé. Le courant l'emmenait déjà au loin. Elle apprit qu'il s'agissait d'un diplomate Zanjien, Nemri.*
#37
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 06/12/2007 à 21h33
*Dans les jours qui suivirent, Vidar ne parla pas beaucoup. Souvent en train de faire fonctionner sa cervelle. Il était sur que Nemri avait été assassiné et il avait fait part de ses préoccupations à Nagar et à Friga. Il réfléchissait à la manière dont il avait été tué et essayait de déterminer le coupable. Ses premiers soupçons se portèrent sur Firgibiltur. Il avait des antécédents et il avait paru effrayer Nemri lorsque celui-ci était venu le trouver. Puis Friga lui affirma qu'au moment où Nemri était mort, le marchand discutait avec un cocher et que, de là où il était, il lui était impossible de tuer le diplomate. Il ne l'écarta pas pour autant d'un complot. Après tout, ils savaient qu'il y avait au moins deux traîtres dans la caravane.
DE ce côté la de la rivière, le passage était bien plus praticable. En redescendant vers le pont écroulé, ils avaient fini par trouver une route bien mieux entretenue que sur l'autre rive. Ils avaient donc continué leur progression, bien plus rapidement que lors de la première semaine passée dans la forêt. Pas assez vite, cependant, pour semer la chèvre siffleuse. Elle apparaissait dès que la caravane faisait une pause et se volatilisait lorsqu'elle se remettait en route. Les hommes s'y étaient habitués, mais ils éprouvaient comme un mélange de crainte et d'admiration lorsqu'elle apparaissait. Vidar ne saisissait pas pourquoi,... c'était rien qu'une chèvre.
Un soir, alors que la caravane faisait halte, le cap leur annonça une bonne nouvelle. Le lendemain, ils sortiraient enfin de la forêt. Tout le monde en avait assez de l'obscurité des arbres, le soleil perçait difficilement le feuillage.
Cette même nuit, le cri d'un mercenaire réveilla le campement.* Afaronsis!
*petite article de l'Encyclopédie d'Yria:
les afaronsis sont de petits primates vivant principalement dans les forêts de l'hémisphère Nord. On sait très peu de chose sur leur apparition en Yria. Ce qui est évident, c'est qu'ils sont apparus après la grande scission car ils ne sont présents que dans l'ancienne Yria. Carnivore, ils sont de redoutables prédateurs lorsqu'ils chassent en meute.
On les compare parfois à des petits hommes trapus et musclés mais leurs capacités intellectuelles étant encore plus limitées que celles d'un gobelin particulièrement crétin, ils ont été classés dans la catégorie des animaux intelligents. Intelligent, car, malgré leur bêtise, ils possèdent un système de caste et savent fabriquer et se servir d'armes, généralement des pieux ou des os de leurs anciennes victimes.*
*Les afaronsis étaient plus nombreux que les hommes de la caravane, ils auraient pu bénéficier de l'effet de surprise mais l'alerte avait été donnée, et ils n'avaient sûrement pas l'avantage des armes. Ils se déversaient sur le campement et se jetaient sur les caravaniers. Nagar eut le temps d'en voir trois se jeter sur un orc et lui taper dessus avec leurs os mais l'armure de l'orc lui épargnait la douleur. En quelques secondes, l'orc se débarrassa de ses assaillants.
Mais ils continuaient d'affluer et si leur nombre continuer de croître, il n'y aurait bientôt plus de survivants.
C'est alors qu'un son étrange retentit dans la forêt. La chèvre c'était mise à siffler une mélodie qui sembla tétaniser les bêtes. Très vite, elles disparurent comme elles étaient apparues, laissant les caravaniers à leur expectative. Pendant ce temps, la chèvre avait à nouveau disparu.
L'adrénaline, qui était montée en flèche, n'avait pas été évacuée par le combat. Personne ne pensait à dormir, les hommes comme les animaux. Le cap prit donc la décision d'avancer de nuit. Ils n'étaient pas loin de l'orée de la forêt, et, en maintenant un rythme soutenu, il y avait de grande chance pour que la caravane sorte du bois avant le lever du soleil.
Ce fut un moment étrange. C'était la première fois depuis Durunne que Nagar voyait un tel enthousiasme. On entendait les cochers s'interpeller et rire, mais dans l'obscurité, ces sons avaient quelque chose de surnaturel.
Nagar voyait Vidar en train de se poser des questions. Elle se doutait que c'était bien la seule personne à ne pas avoir envie de rire. Elle l'entendait presque faire tourner ses méninges.*
Tu devrais être content Vidar, nous avons pu éviter un combat. C'est la chèvre qui t'inquiète?
#39
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 13/12/2007 à 21h57
Non, Nagar, la chèvre ne m'inquiète plus. Lors de mes voyages, il m'est arrivé d'entendre des histoires semblables à celle-ci. Sur le coup je n'y ai pas trop prêté attention, croyant qu'il s'agissait de légende, mais aujourd'hui, je dois bien admettre qu'il est possible qu'elles soient vraies. Il serait possible qu'il s'agisse de ce que certains appellent maïa, d'autres djorie, d'autres encore harnus. Ce sont des génies plus ou moins importants. Rien à voir avec les djinns, beaucoup plus puissants qui eux sont biens réels. Ce serait plutôt des génies mineurs. Impossible de connaître leur nombre exact car ils adoptent n'importent quelle forme, que ce soit celle d'un dragon, ou celle d'un brin d'herbe. En général, ils aiment la discrétion, donc ils ne prennent pas trop de forme exubérante. C'est ce qu'on dit un peu partout. Il peut bien sur ne s'agir que de légende, et ils pourraient très bien n'être que choses ensorcelés.
*Nagar avait l'air sceptique.*
Dans les on-dit, il est précisé qu'en général, ce sont des gardiens. Peut-être s'agit-il de spirit...
*Nagar ayant l'air de plus en plus déboussolé, Vidar préféra s'arrêter là.*
Donc, pour répondre à ta question, non, ce n'est pas la chèvre qui m'inquiète. C'est plutôt la mort de Nemri. Je n'arrive pas à croire un accident, ce serait drôle de coïncidence. Et j'ai remarqué qu'en général, les coïncidences ont la fâcheuse tendance à surgir au mauvais moment. Le problème, c'est que je ne comprends pas comment.
*Nagar aimait parler avec Vidar. Elle qui ne savait pas lire avait l'impression, à chaque fois, de converser avec une encyclopédie vivante. Le scribe savait beaucoup de chose lorsqu'il s'agissait de coutumes. Ca lui faisait bizarre de l'entendre dire qu'il ne savait pas.*
Il suffirait peut-être juste que quelqu'un ait lancé un caillou à ses pieds. Ca l'aurait surpris et il serait tombé. Ouai, je sais, ce serait un peu trop facile, et parmi tous les témoins, il y en aurait un au moins qui l'aurait remarqué.
*Un silence s'installa alors que tous deux réfléchissaient à la question. Puis Nagar repris:*
Essayons d'oublier cela pendant un petit moment, nous risquerions de gâcher la bonne ambiance. Raconte-moi plutôt ce que tu as fais durant tes voyages.
Edité par Nagar le 29/12/2007 à 23h22
#41
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 17/12/2007 à 21h41
*Et Vidar parla de ses voyages, des lieux qu'il avait visité, la plus-part du temps, des villages. Il avait voyageait en particulier vers l'Est, bien qu'il n'avait pas eut de destinations précises. Au cours de ses voyages, il avait pu rencontrer bon nombre de personnes, créant un réseau assez vaste. Il avait également recueilli pas mal de données sur les différents mythes et avait commencé un recueil sur les différents animaux.
Alors qu'ils parlaient, le soleil se leva. Ce n'était que l'aube, et le Soleil n'était pas assez haut pour qu'on puisse l'apercevoir entre les arbres, mais le ciel, qui se voyait nettement, était bleu. Un quart d'heure plus tard, ils avaient atteint l'orée du bois.*
Quelques règles d’or à respecter dans cette communauté :
1. Yria se veut une société civilisée (si si). Les insultes sont proscrites autant que les réponses par des insultes. Si l'on supprimera le message d'abord, la téléportation de l'utilisateur vers un monde plus adéquat sera envisagée si les débordements continuent.
2. Évitez autant que possible les fautes d'orthographe ou de grammaire dans vos messages (et plus particulièrement le dialecte SMS). Nous avons beaucoup de vénérables vieillards ici et les agents du guet peinent parfois à tout traduire…
3. Chaque forum a un sujet spécifique afin de couvrir un aspect donné. Évitez donc de faire des messages hors sujet.
4. Autant que possible, prenez le temps de voir si un sujet que vous voulez aborder n'a pas déjà été traité. Mieux vaut remonter un ancien sujet et lui donner un second souffle que tout recommencer.
5. Ne postez pas de message "à la légère". Si ce n'est qu'une simple information n'entraînant pas forcément de réponse, le lien contact est là pour ça. Mieux, vous pouvez rédiger une news !
6. Pour vous présenter, n’hésitez pas à ouvrir un sujet dans la taverne, on adore les nouvelles têtes.
7. Ce forum se veut être le plus « direct » possible. Même si le guet veille, les messages tendancieux ou les débordements ne pourront être imputés qu’à leurs auteurs respectifs…