*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.
Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*
Edit du MJ: PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar
Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
*La naine se renfonça dans son siège, oubliant qu'elle avait un tabouret et faillit tomber en arrière, sauvée par l'intervention rapide d'un de ses gardes du corps.*
Ahahahahahahahahahahahahah
*elle voulut attraper balder, mais il était déjà parti.*
Tu m'as bien eu gamin. On me l'a rarement faite celle là. Et d'un, pas de preuve, et j'ai un alibi. Et de deux, étant une des nations belligérantes, j'ai le droit à des indemnités de guerre. Et de trois, j'avais affaire avec les révolutionnaires zanjiens en fait, qui m'ont payé pour fomenter la révolte et assassiner les dignitaires en place. En fait, avec tous ces dettes accumulées par mes partenaires, j'ai...
*elle sort un boulier, un parchemin et une plume, puis se met à compter.*
...calculé que l'on me doit pour à peu près un million deux cent quatre vingt douze mille cent vingt quatre oros, divisés entre huit débiteurs. Comme je suis gentille, je fais un forfait de groupe. Une fois la somme dûe payée, la nation orcusnfienne se considérera satisfaite et ratifiera l'accord de paix sans poser de problèmes.
*Tape du poing sur la table, ce qui fait sursauter tout le monde, tandis que les gardes des différents partis portent une main à leurs armes, persuadés que la celèbre espionne va se montrer fidèle à la réputation que l'on prête aux membres de sa guilde en massacrant tout le monde.*
Et puis n'oublions pas les frais. Je suis partie depuis près d'un an de durunne, j'ai perdu un bras mécanique de grande valeur, un véhicule automotorisé unique au monde et quelques babioles de haute valeur, sans compter que j'ai dû supporter balder pendant la quasi totalité de cette année...
*joue l'apitoiement, ce qui, grâce à son charisme énorme, marche à merveille. Elle voit presque les regards s'embuer sous ses trémollos mélodramatiques...*
*Moi, on ne me supporte pas, bien au contraire, n'est-ce pas cher lecteur?*
Donc les révolutionnaires zanjiens ont déjà payé? Parfais, ça fait déjà quelque chose de moins à régler. Pour ta machine, Orcusnf, je crois bien que la seule responsable de sa destruction, c'est toi.
*A ce moment là, Fir prit la parole.*
De toute façon, nos caisses sont vides. Pour ce qui est de votre bras, on pourra certainement vous le réparer. Et je n'ai jamais entendu parler de nation portant ce nom biscornu. Et je pense que nous aurions été au courant de sa présence lors de la guerre. Les géants ne te doivent rien, les nains encore moins. Et n'oublions pas les nombreux mages que tu as entraînés à la mort en tuant Wotan, les laissant quasiment sans ressources dans un univers qui leur était inconnu. Vous voulez de l'argent? Très bien, on a dit qu'on satisferait vos demandes. Mais je ne suis pas sur qu'après cela, nous accepterons de signer un "accord de paix". Quatre nations vous fermeront leurs portes.
*Hay hay hay. Mauvais tout ça. Si les menaces commencent à devenir plus explicite, c'est qu'on n'est pas loin du point de rupture.*
Si vous permettez, il me semble que vous avez oubliez un point important. Y a-t-il un contrat prouvant tous les dires de la vieil... de notre amie? *(je ne suis pas rancunier, vous avez remarqué)* Et je me posais la question, justement, de la somme qu'avaient dépensée les Aesir dans la construction du palais de Wotan. Vu sa splendeur, il doit en valoir pas mal des sous. Et sa destruction, on est sur qu'elle est due à Orcusnf. On aura beau dire que ce bâtiment aura été construit à la gloire d'un seul homme, combien de bâtisseurs sont morts pour le construire. Et l'impressionnante bibliothèque du mage, totalement détruite. Combien de documents précieux ont été détruits?
*Je fis mine de compter.*
Il doit y en avoir pour une véritable fortune.
*Tous les chefs présents acquisèrent aux paroles de Balder sauf Resfor, le roi nain, qui resta étrangement silencieux. Son regard croisa celui de Orcusnf et, honteux, il baissa la tête. Quelques secondes passèrent avant qu'il ne se décide à appeler un serviteur.*
Amenez le Grand Coutumier Nain.
*Rapidement, un immense ouvrage constitué de parchemins collectés depuis des milliers d'année et qui constituait la constitution des royaumes nains arriva. Resfor l'ouvrit et trouva rapidement la page qu'il cherchait, aussitôt il se mit à la lire.*
Extrait de la déclaration du Concile de Milanet, an 184 AG, article 24, alinéa 3.
Bien que les princes nains soient au nombre de dix, il en reste un qui n'a pas de royaume, celui-ci ayant été perdu lors de la guerre mondiale interraciale ayant abouti aux évènements que l'on sait. De fait, pour maintenir une égalité entre les princes, et ce malgré le déséquilibre inhérent au statut du prince apatride, il est considéré qu'il constitue à lui seul l'âme et le corps de son royaume. C'est pourquoi il est avéré que son corps sera le territoire de son royaume, son esprit sa population. Ce qui lui permet de se revendiquer comme nation naine à part entière, et lui donne la pleine et entière légitimité lors de négociations diplomatiques. Ce prince, que l'on nommera le prince vagabond, ne pourra par conséquent pas résider plus d'un an dans un royaume nain, sous peine sinon de se voir considérer comme envahisseur, etc.
*Après la lecture laborieuse de ce bout de papier presque mangé par les mites et sorti d'un passé immémorial, Resfor releva la tête.*
Hélas, la princesse Orcusnf a tout autant le droit de revendiquer sa part que moi même. Dans le cas contraire, les nains se verraient contraints de rompre les négociations pour reprendre la guerre.
*Il renvoya le porteur du Grand Coutumier Nain et prit le temps de souffler.*
Et à mon avis, nous aurions tous intérêt à prendre en considération ses revendications. Car lui reprocher ses dégâts est inutile, puisqu'il est normal qu'il y ait des dommages collatéraux dans une guerre. Nous, nains, pourrions reprocher aux hommes de s'être servis de nos galeries pour s'y retrancher, et pourtant nous ne le faisons pas, alors oubliez vos griefs envers ma consoeurs et payez la rapidement, ça simplifiera d'autant nos discussions.
*Pendant ce temps, Orcusnf, silencieuse, attendait la suite des évènements.*
*Les autres échangèrent des regards embarrassés. Pour ma part, ce n'était pas mon argent qui était en jeux, mais ça me faisait mal au coeur de les voir se faire escroquer. Et moi, les escrocs, je ne les payais pas, je les pendais. Je voyais le même raisonnement dans les yeux de Fir. Et ce papier n'avait été ratifié que par des nains, ils n'étaient donc pas tenu de le respecter. Mais comme les trois autres, il ne voulait pas de nouvelles guerres.
Ce fut Siegfried qui prit la parole.*
Comme nous l'avons déjà dit, cette guerre a ruiné nos nations, et nous aurons besoins de toutes nos ressources pour s'en sortir. Néanmoins, nous avons beaucoup de terres. Des terres en notre possession mais qui sont trop éloignées pour que l'on puisse s'en occuper. Alors, on vous passe ces terres et vous nous foutez la paix. C'est là tout ce qu'on peut vous offrir.
*Il étala sur la table l'ancien royaume de Jotunheim qui depuis un peu plus de deux heures n'existait plus. Je remarquai qu'il y avait d'étranges symboles sur cette carte. Il pointa un doigt sur une région montagneuse, boisée. Il y avait un étrange animal ailé.*
Là, vous y serez très bien.
*Resfor regarda Siegfried, puis chercha de l'aide dans les yeux de Fir. Voyant le regard que celui-ci lui lança, il acquiesça.*
Du temps de l'union de nos peuples, du temps où il n'y avait qu'une seule armée et où on ne cherchait pas à se faire la guerre, cette région était connue pour ses dragons et pour son école de chevaucheurs de dragons. Bon, il n'en reste que des ruines et nous n'avons pu établir, récemment, contact avec eux. Mais ils sont toujours là. A vrai dire, leur population a même augmenté, à tel point qu'ils ont élargi leur territoire.
*Il regarda Resfor.*
Il y aura toujours moyens que Notre future armée soit équipée de chevaucheurs de dragons. Il y a d'anciennes mines, elles sont à vous.
*Je faillis relever ses propos, pour moi, il était évident qu'elles étaient infestées de gobelins ou autres créatures aussi charmantes, mais je me tu en pensant qu'il valait mieux ne pas envenimer la situation.
Resfor regarda Orcusnf qui semblait dubitative.*
C'est là la meilleure offre qu'on puisse vous faire.
*Orcusnf rendit son regard à Resfor, et tous deux sourirent. Le roi conversa quelques instants à voix basse avec l'érudit gardien du grand coutumier nain, tandis que la princesse battait le rappel de ses connaissances historiques.*
Dragons...mines...montagnes...bois...présence des géants et d'autres monstres...par firun, serait ce...
*au même instant, resfor et son conseiller faisaient à peu près la même remarque, mais avec des accents sardoniques dans la voix, car tous deux savaient des choses que l'espionne ignorait, trop vite partie de sa mine natale pour connaître certaines légendes. D'ailleurs, Orcusnf n'hésita pas longtemps.*
J'accepte, et considère que toutes les dettes contractés envers le royaume orcusnfien sont levés. De plus, dès que l'acte de cession sera signé, nous nous retirerons des négociations et vous laisseront discuter tranquillement. Nous considérons avoir obtenu satisfaction.
*La déclaration de la naine provoqua la stupeur dans la tente, peu de gens s'attendaient à une victoire si facile, mais la plupart n'avaient pas compris non plus ce qu'impliquait réellement l'extrait qu'avait lu Resfor il y a quelques minutes.*
*Siegfried, se levant:*
Et bien dans ce cas, signons!
*Il claqua des doigts et un scribe se rapprocha pour commencer à écrire le contrat. Il y eut encore une bonne heure pour discuter des frontières. Ce fut ennuyant au possible.
Pour ma part, je n'envisageai qu'une chose: une bonne sieste et je ne cessai de me rapprocher de la sortie pour pouvoir respirer un peu d'air frais. J'avais l'impression d'être dans une serre.*
Voilà, il ne reste plus qu'à signer, et ce sera fini.
Non non non, il reste certains détails à régler et nous devons aussi discuter de...
*Oh, par les Primordiaux mais qu'ils se grouillent un peu.
N'y tenant plus, je sortis. C'était le soir. Les guerriers géants encore vivants étaient rassemblés un peu à l'écart et étroitement surveillés. Mais ils n'étaient pas maltraités.
Le ciel était magnifique. Je m'installai, à l'écart de la tente mais pas trop loin, pour contempler les nuances d'oranges et de bleus. Les premières étoiles apparaissaient dans le ciel.
Je dus m'assoupir. Ce furent des bruits de pas qui me réveillèrent. La nuit était totalement tombée. Le visage de Fir entra dans mon champ de vision. Il était souriant.*
Nous en avons enfin fini avec ces signatures. Dis-toi bien qu'on a eut l'extrême honneur de signer un texte concernant les fourchettes. J'ai déjà oublié pourquoi.
*Il me tendit une main et m'aida à me relever.*
Firgilbitur et Nagar sont allé discuter de choses plus ou moins secrètes. Friga est restée dans la tente pour mettre au point un système de ravitaillement avec les autres seigneurs. Marchons un peu, tu veux?
*Je le suivit sur le versant de la montagne. Pendant quelques minutes, personne ne dit rien. Les énormes bûchers funéraires, érigés dans la journée, avaient fini de se consumer.*
Balder.
*Je m'arrêtais pour le regarder. Visiblement il allait enfin me dire ce qui le tourmentait.*
J'ai une offre à te faire, mais c'est peu être bien un cadeau empoisonné.
*Là, je commençais à me méfier.*
Vois-tu, nous sommes tous dans une situation difficile. La guerre a miné nos forces. Si nous voulons reconstruire notre Empire, et je ne parle pas de l'Asgard, mais de l'Empire de trois nations, si nous voulons le reconstruire donc, il nous faudra commencer par faire des économies là où c'est possible. Nous allons avoir besoin de bras, c'est pourquoi notre armée va être réduite au strict minimum.
*Il se tut, comme pour me laisser le temps de méditer ses paroles.*
Je vois pas bien où tu veux en venir.
C'est normal. Mais j'y viens. Nous avons une frontière, à l'Est qui ne peut être contrôlé sans le soutient d'une armée. Même les géants ont eut du mal à y maintenir l'ordre. C'est un vrai poison pour notre jeune nation. On te l'offre.
*J'éclatais de rire.*
C'est bien trop aimable. Et qu'à t'elle de si particulier cette région?
*Il fis demi-tour et me fis signe de le suivre.
Il me conduisit jusque sous sa tente qui avait du être monté alors que je dormais. Il posa une carte sur la table. C'était une vieille carte de l'Asgard. Il m'indiqua la frontière à l'Est.*
C'est une région sauvage. Elle est faite de hautes collines, ou de basses montagnes, à toi de voir. La forêt en recouvre une bonne partie. Il y a juste sept villages fortifiés et un vieux fort. Elle est assez autonome question nourriture.
*Je pianotai la table avec mes doigts.*
Tu vas me le dire son problème ou faut-il que je revienne dans un siècle?
*Il souffla un bon coup.*
Elle est infestée de trolls. Que ce soit l'Asgard ou Jotunheim, nos armées y sont inefficaces. Mais nous ne pouvons pas abandonner les paysans comme ça.
*Je levai les yeux au ciel.*
Et tu veux que j'y aille, que je claque dans mes doigts et les trolls se cacheront, c'est ça?
*Là, il sourit.*
Tu ne serais pas seul. Tes Vals t'y accompagneraient.
*Oh le salaud. Il savait que je tenais beaucoup à ce corps militaire, ayant moi-même été à la base de sa formation. Il savait que j'avais du mal à les abandonner.*
Faut que j'y réfléchisse.
*Nagar discutait avec Firgilbitur. Dès que tous les documents avaient été signés, il l’avait prise à part. Ils avaient beaucoup discuté du passé du Premier ministre zanjien. Notamment du fait que sa tête avait été mise à prix de l’autre côté de la faille.
A l’époque, il travaillait pour une multinationale. Son boulot consistait à piller les ressources de l’ancienne faille et à les faire passer dans la nouvelle. C’était un job plutôt peinard, surtout lorsqu’on avait les bons amis.
Puis ses ordres avaient changé. Il devait faire passer des armes de hautes technologies dans l’ancienne faille pour mener des actions de pillages de plus grandes envergures. Mais si les autorités acceptent de fermer les yeux sur la contrebande de matières premières, il en va autrement lorsqu’il s’agit d’armes à feu. Il avait eu du mal à s’en sortir vivant. Et depuis, il s’entourait constamment de gardes du corps.*
Vois-tu, Nagar, j’ai fini par aimer cette phase. Ici, au moins, les gens ont un certain code d’honneur. L’ancienne firme pour laquelle je travaillais m’a contacté il y a de cela quelques mois. Ils avaient un boulot pour moi. Il faut bien que tu comprennes que, à l’époque, j’étais le meilleur pour faire passer des choses en douce. J’aimais ce boulot, et, bien souvent, je regrette ce temps là. Mais ce qu’on me demande là, ce serait contre ma nature que de l’accepter. Néanmoins, une telle opération signifie qu’ils ont pris une trop grande importance de ce côté de la faille. Et ce qui m’embête, c’est que je n’ai aucun de mes hommes pour les surveiller là-bas.
*Nagar voyait bien où il voulait en venir.*
Et en quoi consiste ce travail au juste ? Quel est le type de marchandise ?
*Firgilbitur entreprit alors de lui exposer tout ce qu’il savait. Nagar continua à poser des questions et la discussion ne cessa que très tard dans la nuit.
Nagar avait accepté ce travail, d’autant qu’elle aurait une bonne paye et que cela lui paraissait un bon moyen pour se rapprocher de l’organisation responsable des PURs et autres groupuscules dans le même genre.
Le lendemain, elle partirait avec Firgilbitur et ses hommes pour Duruune. Celui-ci allait démissionner de son poste de Premier ministre avant de se faire empoisonner.*
#309
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 22/06/2008 à 13h07
*Vidar se posait de nombreuses questions au sujet des paroles de la naine concernant les pierres de magies, comme celle de Zanji. Elle avait affirmé que le conseil des Arcanes en détenait une, et qu'une seconde était quasiment en sa possession. Vidar ne savait pas s'il était sage de les détruire. En revanche, il savait qu'il lui fallait mettre la main sur la dernière pierre. Celle qui avait disparu. Et pour cela, il devrait consulter des archives datant des guerres ayant précédées le déphasage. Et le meilleur endroit où trouver de tels écrits était à la guilde des magiciens.
Et bien soit, il irait à Duruune.
Vidar regarda une dernière fois les montagnes de Muspelheim, loin derrière lui. Il avait pris toutes ses maigres affaires et empruntait un cheval à la cavalerie zanjienne ainsi qu'assez de provisions pour tenir jusqu'à Juthura.
Il n'avait pas eu le temps de dire au revoir à ses amis, mais il avait comme l'impression que le temps lui était compté.*
*Comme on dit: la nuit porte conseil. Et ce fut effectivement le cas.
Comme à mon habitude je pénétrais dans les méandres de ma conscience pour pouvoir méditer à mon aise. J'arrivais dans la cathédrale d'arbre où se tapissait le singe vert. Les morts avaient disparu depuis longtemps et l'animal n'avait plus à déchiqueter les êtres qui se pressaient contre lui. Il dormait, en boule, entouré de végétations que je n'avais vu qu'une seule fois.
En une pensée, je fus au près de lui. C'était étrange de pouvoir contempler sa propre force. D'autant plus lorsqu'elle était en symbiose avec une autre force: la plante qui me parasitait.
Devant le singe, il y avait comme une flaque d'argent liquide. Je focalisai mon attention dessus.
Le rêve me happa.
A mon réveil, je connaissais la réponse que j'allai fournir à Fir. J'allai le trouver, il était en train de déjeuner avec les autres dirigeants.
Il me regarda m'approcher.*
Alors?
Je crains que ma réponse n'aille dans le sens que vous souhaiteriez. C'est une proposition tout à fait honorable que vous m'avez faite et, en d'autres circonstances, j'aurais probablement répondu par l'affirmative. Mais mon cœur me souffle d'aller à Kalestryan.
*Fir acquiesça.*
Je comprends. Mais je ne l'accepte pas. Ce domaine ne revient pas seulement à toi. C'est une offre aux Vals que je faisais. Et en temps que leur capitaine, tu dois l'accepter. Que tu décides de vagabonder par la suite ne me regarde pas.
*Je pris le temps de réfléchir avant de répondre.*
Très bien. Dans ce cas, les Vals s'y rendront. Je les rejoindrai plus tard.
*Alors que je sellais mon hongre, je vis un jeune homme se précipiter vers moi.*
Balder! Balder!
*Je reconnus Hold, le porte étendard des Vals. Il avait toujours le bras dans un bandage.*
Où vas-tu? Fir vient de faire un discours aux Vals. Ils nous cèdent des terres!
*Pour toute réponse, je fis oui de la tête. Du haut de ses dix sept ans, il pensait que c'était là la plus belle chose qui puisse lui arriver. Aller combattre des trolls pour protéger les innocents. Je sais ce que vous pensez: avec mes vingt deux ans, je ne suis pas beaucoup plus sage. Et faire ce que mon coeur me dicte n'est sûrement pas la meilleure décision. Mais tant pis.*
Et ce n'est pas tout. Des géants ont rejoins nos rangs. Oh, ils ne sont pas nombreux. Mais il y a aussi des mercenaires zanjiens: des révolutionnaires qui ont compris que leur révolution n'avait bénéficié que plus riches. On est plus de trois milles et, et où vas-tu comme-ça?
*Je posais une main sur son épaule et portais mon regard loin derrière lui.*
Tu es jeune Hold. Mais les hommes t'ont suivi sans discuter. Tu as prouvé que tu étais un fin stratège et que tu étais près à prendre des risques. Les Vals seront bien avec toi. Je vous rejoindrai dès que possible. En attendant, voici mes indications: le fort, tel que Fir me l'a décrit, peut abriter moins de cinq cents hommes. Mets en place des garnisons assez importantes dans les différents villages. Organise régulièrement des patrouilles dans les bois. Avec mille cinq cents Vals, tu devrais en avoir assez. Disperse les autres dans tout Yria. Il est possible que je me sois fait d'importants ennemis par le passé. Ce qui est sur, c'est que nous sommes au bord d'une nouvelle ère de souffrance et de guerres. Prépare les Vals. Fais en les meilleurs guerriers qui soit pour que, lorsque le jour viendra, nous puissions mener notre combat.
*Hold avait maintenant froncé les sourcils.*
Je ne suis pas sur de bien te suivre. Où plutôt, je vois très bien ce que tu veux dire, mais je ne comprends pas pourquoi tu les dis.
*A vrai dire, moi non plus je ne le comprenais pas très bien. C'était juste une impression: d'abord les armées démoniaques en Utgard, ensuite les PURs de Duruune puis la découverte qu'ils appartenaient à quelque chose de beaucoup plus gros. Et puis la destruction de la première pierre de magie. Et j'étais sur que bons nombres d'évènements similaires avaient lieux partout en Yria, d'un côté comme de l'autre de la faille. J'avais comme l'impression que nous nous rapprochions d'un point de rupture.*
Fais moi confiance. Et profite bien de la vie.
*Sur ce, je me hissais sur ma monture et je m'éloignais. Puis, une question me vint à l'esprit.*
Tu portes très mal ton nom, Hold. Si ma mémoire est bonne, il signifie bien petit. Et tu es loin de l'être.
Ce n'est pas mon nom complet. Le mien signifie génie mais les soldats ont trouvé amusant de transformer Holdon en Hold.
*Je souris et disparu sur un dernier signe de main.*
#311
Friga
(Taxi | niveau 7) le 22/06/2008 à 22h01
*Les différentes armées se séparèrent à la midi. Les Aesirs retournèrent à Muspelheim, ils reconstruiraient la citée avant de se répandre dans le nouvel Empire. Les troupes naines entreprirent de partir en direction de plusieurs de leurs anciennes exploitations.
Friga assista au départ des Vals. Puis elle se mit en route avec l'armée zanjienne.
Tous les autres étaient déjà partis.
Delnör, même pour un oliphant, était grand. Elle fut l'une des dernières à pouvoir contempler les cimes des monts de Muspelheim.
Elle n'était pas mécontente que tout cela se termine. Dans quelques mois, elle serait à Duruune. Elle devrait alors replonger dans son boulot. Mais jusque là, elle comptait bien profiter du voyage.*
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