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Friga
par Friga (Taxi | niveau 8) le 17/09/2007 à 19h29  
*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.

Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*


Edit du MJ:
PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar

Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
 
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Discussion liée : 310 messages, dernier de Friga (Taxi | niveau 8) le 22/06/2008 à 22h01
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Vidar
#282 Vidar (Disciple | niveau 12) le 25/05/2008 à 18h49  
*Balder avait raison sur bon nombre de point. Pour l'instant, il était impossible d'agir. Mais le guerrier était resté éloigné de son pays bien trop longtemps, et il n'avait pas connu Wotan comme Vidar l'avait connu. Et même s'il l'avait toujours regardé avec les yeux d'un serviteur, il ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour un tel homme.
Au cours des jours qui suivirent, la guerre prit une nouvelle tournure monotone, du moins dans le fort.
Celui-ci était en effet imprenable par la force et les géants le savaient. Les grottes, même si elles contenaient plus de défenseurs et plus de vivre, abritaient également tous les civils nains. Et contrairement aux couloirs du fort, les galeries des mines étaient accessibles aux géants.
Le fort n'avait subi aucune attaque, mais resté tout de même un obstacle pour les troupes ennemies. Les officiers avaient le temps de planifier de nombreux raids et, même si la porte était surveillée constamment par des sentinelles ennemies, il n'était pas rare de voir des soldats revenir avec un petit butin. En général ces raids avaient lieu dans la citée abandonnée, et ce, pour deux raisons. La première étant que les géants craignaient d'y mettre les pieds et que, certains matins, ils retrouvaient certains des leurs assassinés alors qu'ils avaient passé la nuit dans l'un des immeubles.
Les Vars, en effet, s'aventuraient par petits groupes et tuaient un maximum de géants qui occupaient la ville. Même si les patrouilles ennemies étaient plus nombreuses, les géants ne pouvaient pas se targuer de connaître la citée mieux que ses habitants. Ils avaient bien essayé de mettre des barrages pour bloquer les routes venant du fort. Mais les pillards pénétraient dans la citée de la même manière qu'ils en étaient sortis: par les toits. Et les géants ne pouvaient aller se placer sur les plus hauts toits car ils y faisaient des cibles parfaites pour les archers positionnés dans le fort.
Outre les nombreux cadavres qu'ils laissaient derrière eux, les Vars ramenaient avec eux tout ce qui pouvaient être utile. Il n'était pas rare de voir des mages ingénieurs les accompagnaient car ceux-ci étaient spécialisés dans le transport de matériaux lourds, comme peut l'être, par exemple, un projectile de mangonneau.

Vidar, lui, ne s'occupait pas de cela. Il lui arrivait, parfois, de croiser Balder alors que ce dernier allait mener un raid, mais il avait d'autres soucis en tête. Pour l'instant, il était inutile à l'évolution de la bataille.
Il occupait son temps entre la lecture des poésies de Proserpine, ainsi qu'il les avait baptisées lorsqu'il avait découvert le nom de celle qui les avait écrites, et la salle d'entraînement. Et, en effet, il se rendait de plus en plus souvent dans la salle de sport. Là aussi pour deux raisons.
La première étant qu'il voulait entretenir son corps, la seconde, plus importante, provenait des poésies.
Après avoir lu certains passages, il s'était rendu compte que la magie qu'elles dévoilaient était à base, non seulement d'invocations mais aussi de danses complexes et acrobatiques. Et après avoir compris quel type de figure de danse il fallait maîtriser, Vidar en était venu à la conclusion qu'il devrait se préoccupait un peu plus de son physique.
Se souvenant des petites ballades de Nagar, le matin, Vidar avait entreprit de faire le tour du fort. Il partait de sa chambre, situait dans les derniers étages de la fortification et descendait tous les escaliers jusqu'aux étages les plus bas puis il remontait. Il lui arrivait également de s'entraîner avec les soldats d'une section.
Après deux semaines passées à ce régime, le physique de l'ancien mjoln avait beaucoup changé. Se contemplant dans un miroir, il se savait plus proche, physiquement, de l'elfe qu'il avait été avant de devenir un mjoln.
Un soir, Vidar avait découvert dans un vieux coffre de Wotan, une combinaison qui, il s'en était rendu compte par la suite, était idéale pour le genre d'activité qu'il pratiquait. Cette combinaison était bariolée de couleurs et de nombreuses runes y étaient brodées.
Après l'avoir essayé, Vidar avait du se rendre à l'évidence, il était bien trop grand.
Deux jours plus tard, des gamins se présentaient à ses appartements avec la tenue qu'il avait commandée. Le tissu se faisait rare mais Vidar n'en était que plus satisfait. En fait, il s'agissait d'une tunique moulante, noire. A celle-ci s'ajoutait une longue robe sombre et un large collier métallique qui lui protégeait le cou. Cette tenue le suivrait durant tout le reste de sa vie.*
 
Nagar
#283 Nagar (Contrebandier | niveau 8) le 25/05/2008 à 22h31  
*Enfin, Juthura était en vue. La citée semblait avoir été la proie des flemmes dans un passé proche. Certains quartiers n'étaient plus que des cendres alors que d'autres étaient en train d'être reconstruit. Le château semblait intact.
Alors qu'elles se dirigeaient vers la citée, Nagar se remémorait leur voyage.

Après avoir dérobé le cheval, elles avaient galopé le plus rapidement possible vers Zanji, oubliant toute discrétion. Les géants n'avaient pu que le regarder passer. Ils avaient de grandes jambes, mais pas au point de rivaliser avec un cheval.
Ce dernier était mort alors qu'elles pénétraient dans la chaîne de montagnes qui constituait la frontière entre l'Asgard et le Zanji.
Elles avaient suivi, à pied, le même col qu'ils avaient emprunté lors de leur venue en Asgard. Et, tout naturellement, elles étaient arrivées dans le petit village gnome. Quelle n'avait pas été leur surprise lorsqu'elles avaient constaté que Delnör, l'oliphant de qui avait été donné à Friga, était toujours là. Plus grande encore avait été leur surprise lorsqu'elles découvrirent que les gnomes, dans leur immense curiosité avait confectionné une nacelle et un mécanisme qui permettait de charger le pachyderme d'une véritable petite maison.
Les gnomes n'avaient pas grande utilité d'un animal pareil et si certains lui dirent adieu, la larme à l'oeil, la majorité était plutôt contente de voir que leur invention n'allait pas rester au fond du placard.
Quoi qu'il en soit, après cela, leur voyage fut beaucoup plus rapide et bien plus confortable.

Elles se rendirent d'abord à la ferme d'oliphants pour y laisser Delnör en attendant le retour de sa propriétaire. Elles y prirent également les dernières nouvelles.
La guerre civile avait fait beaucoup de morts dans tous les camps. Pendant un moment, le rapport de force avait été maintenu puis plusieurs généraux s'étaient détournés du pouvoir en place pour rejoindre les révolutionnaires. Ce retournement de veste avait été rendu possible par un riche marchand, Firgilbitur, un héros de la révolution qui était à la tête d'un gouvernement provisoire.
Lorsque Nagar demanda si la terre avait retrouvé sa générosité, le fermier affirma que les terres, dans le sud, étaient redevenues cultivable et que, ici, même si elle n'était toujours pas cultivée, était tout de même fertile.
Après cela, les deux jeunes femmes prirent des montures pour la citée.
Les Assemblées du peuple étaient organisées dans ce qui avait été, autrefois, le palais royal.

Lorsqu'elles pénétrèrent dans la ville, elles purent constater que les miséreux étaient beaucoup moins nombreux à être avachi dans les rues. Mais la misère était toujours présente. Elle se faisait surtout ressentir par le nombre de gamins faméliques qui couraient entre les passants, seul ou en bande. Des orphelins de guerre.*

Les révolutions ne font pas que des héros.

*La Place de la Porte n'avait guère changé. Il semblait juste y avoir un peu plus de badauds. Les portes étaient gardées mais personne ne les arrêta lorsqu'elles les franchirent.
Alors qu'elles empruntaient les escaliers qui devaient les mener au sommet du château, devant le palais, Nagar se demanda si la fortification n'était pas d'origine asgardienne. C'était à peu près la même architecture qu'à Muspelheim, sauf que là-bas, les couloirs étaient plus clairs, plus large, plus mieux quoi.
Elles arrivèrent enfin devant le palais, ou plutôt, comme on le nommait à présent, le Parlement.
Pour y pénétrer en revanche, ce ne fut pas facile. Elles durent se faire fouiller par des gardes aux mains un peu trop entreprenantes pour Nagar. Après quelques paroles bien senties et quelques tapes pas très amicales, un officier rappliqua, ameuté par tout ce remue-ménage et il envoya un garde porter un message à monsieur le Premier ministre Firgilbitur.
Après quelques minutes passées dans un silence pesant le garde revint avec la réponse du Premier ministre et les deux voyageuses furent autorisées à être étroitement escortée jusqu'au bureau de monsieur le représentant du peuple, héros de la révolution et cetera.
Ledit monsieur n'était pas encore là, ce fut un valet qui les accueillit.
Il les pria de s'installer confortablement pendant qu'il préparait un thé. A peine leur eut-il remis les tasses que la porte s'ouvrit à la volée.*


Edité par Nagar le 26/05/2008 à 21h14 : on m'a volé une astérisque didiou
 
orcusnf
#284 orcusnf (Maître du Renseignement des Arcanes | niveau 19) le 26/05/2008 à 19h22  
*Réfugiée dans un cratère avec son compagnon nain, orcusnf se remettait de ses blessures. Il avait d'abord fallu fortifier cette position en empilant des cadavres au dessus d'eux, les faisant tenir à l'aide de leurs piques et ceintures, en attendant mieux. Là, orcusnf avait pu se débarrasser de son bras gauche, foutu et trop encombrant. A la place, elle avait adapté un bout de bois muni d'un bourdon à l'extrémité qui remplirait sa manche à défaut de lui être utile. Au dessus d'eux, la bataille faisait rage, et ses échos, bien qu'assourdis, leur apprenaient combien elle faisait de morts. Par des interstices, ils avaient vu les géants prendre la ville, se retirer, puis l'encercler totalement en prenant position sur ses murailles. Ce n'est que le surlendemain qu'ils s'inquiétèrent de leurs morts et entreprirent de les brûler pour éviter les contagions. Profitant de la nuit, orcusnf et son compagnon parvinrent à s'échapper et firent le tour de la montagne. Ce qui leur prit plusieurs jours avec les multiples contreforts, failles finissant en impasses et mésas escarpées. Heureusement, ils avaient fait cuire de la viande de géant et récupéré le contenu de leurs gourdes. Le tout était peu ragoutant, mais suffisait à les nourrir. Enfin, ils atteignirent l'endroit que le nain cherchait, une entrée secrète vers les galeries naines, qui ne servaient que pour des expéditions vers l'extrème nord, terre des trolls, donc terrain de chasse traditionnel des nains.*
 
Friga
#285 Friga (Taxi | niveau 8) le 26/05/2008 à 21h51  
*Firgilbitur entra précipitamment dans la pièce, le sourire aux lèvres. Visiblement, il était heureux de revoir les deux voyageuses.*
Mes amies! Asseyez-vous asseyez-vous! Je suis heureux de vous revoir! Vous pouvez sortir Martin, je vous donne votre journée.
*Surpris, le valet ne se le fit pas dire deux fois et s'en alla sans demander son reste.*
La terre est redevenue nourricière. Une chance que ça se soit produit après la révolution car sinon celle-ci aurait échoué.
*Il fronça les sourcils.*
Mais où sont donc Vidar et Balder? Il ne leur est tout de même pas arrivé malheur?
*Nagar et Friga entreprirent alors de relater toute l'histoire depuis leur départ de Zanji jusqu'à leur départ de Muspelheim. Et Friga de conclure:*
Et donc, nous sommes revenues en tant que messagères demander officiellement au Zanji de venir en aide aux Aesirs.
*Le Premier ministre n'avait pas ouvert la bouche de tout le récit, et avant de donner sa réponse, il prit plusieurs minutes de réflexions, plongeant la pièce dans le silence.*
Si ça ne tenait qu'à moi, notre armée serait déjà en route. Mais nous ne sommes plus sous un régime monarchique. Le peuple ne comprendrait pas que nous partions risquer nos vies pour un voisin qu'ils ne connaissent pas. Et une telle décision ne peut être prise de mon seul fait. Pour tout vous dire, je suis, en ce moment, dans une mauvaise posture. Voyez-vous, je ne suis pas Zanjien et beaucoup de mes adversaires politiques rêvent de me voir plier bagages. Une telle décision me coûterait sûrement mon poste. Il va falloir préparer le terrain, réunir un soutient, chez les sénateurs, assez important. Beaucoup d'argent va circuler dans l'ombre. Il va également falloir lancer des rumeurs dans la population pour la rendre plus réceptive à la guerre. Et la guerre civile a décimé les rangs de nos soldats. En bref, nous ne partirons pas sur-le-champ. Mais je vous promets que dans moins de deux mois, nous serons prêts.
*Friga ne s'était pas attendu à un miracle mais elle estimait la réponse assez satisfaisante.*
Très bien. Et comment pourrions-nous nous rendre utile pour faire accélérer le mouvement.
*Il regarda l'elfe.*
Et bien, je vais m'occuper des politiques. Commencez à éveiller l'intérêt de la population. Il existe également plusieurs groupes armés qui réclament leurs statuts de résistants. Ils ne l'ont pas reçu car ils ont été jugés par le Parlement bien trop violent, mais il représente un poids assez considérable dans la balance: leur force, une fois réunie, est au moins aussi forte que celle de l'armée régulière. Trouvez-les et faites en sorte qu'ils soient prêts à nous soutenir.
*Friga se leva.*
Très bien. Dans ce cas, nous allons nous mettre au travail tout de suite.
 
Nagar
#286 Nagar (Contrebandier | niveau 8) le 26/05/2008 à 22h59  
*Firgilbitur leur offrit une chambre dans une auberge située sur la Place de la Porte. A vrai dire, il n'y avait plus de chambres de libres dans la forteresse; on ne l'avait jamais vu aussi peuplé depuis plusieurs années.
Mais dormir dans une auberge n'était pas plus mal. D'une part parce que c'était l'endroit idéal pour faire des connaissances et se renseigner, d'autre part parce qu'il était facile d'y faire démarrer des rumeurs.
Pour commencer, elles commencèrent à révéler le fait que c'était grâce à un mage puissant que la magie était revenue dans leur terre. Après quelques jours, la rumeur avait fait le tour de la ville.
Elles en lançaient d'autres sur leurs voisins invisibles et sur la triste guerre qui s'y menait et qu'il faudrait l'intervention d'un bon samaritain pour y mettre un terme.
Mais elles ne se contentaient pas des rumeurs.
Elles allaient de réunions secrètes en réunions secrètes. A vrai dire il n'avait pas été difficile de s'y faire accepter. Le plus dur avait été d'établir le premier contact avec l'un de ces groupes.
Après cela, elles s'étaient présentées comme étant des représentantes de l'actuel Premier ministre et qu'elles avaient des propositions à leur faire. Les rebelles avaient fait le reste.
Les différents chefs se réunissaient dans des lieux souvent insolites, jamais identiques. Et pour caser une centaine de type, ce n'était pas facile.
Il y avait en effet cent douze groupes des mercenaires. Chaque groupe comportant entre cent et cinq cents hommes. En gros, il y avait trente quatre milles soldats qui n'appartenaient à aucune armée régulière et qui, pourtant, savaient se battre.
Il y avait bien souvent des débats. Dans les premiers temps, il avait été question de reverser le pouvoir en place. Projet vite abandonné. Puis on avait daigné s'intéresser aux deux envoyées.
Petit à petit, les différents chefs avaient accepté la proposition qui leur avait été faite. Là aussi, il avait fallu promettre beaucoup, mais Firgilbitur leur avait donné carte blanche.
Le Premier ministre leur faisait un rapport sur la situation politique environ tous les deux jours. De ce côté là, il y avait des progrès aussi, mais pas aussi rapidement que prévu. Firgilbitur avait néanmoins fait passer plusieurs lois pour rétablir une armée.
Notamment le dressage des oliphants, la réouverture d'écoles militaire, la réouverture de plusieurs mines de fer et de forges. Il créait ce qui devrait servir de support à la nouvelle armée en affirmant qu'il cherchait juste à fournir du travail.
Il avait également instauré des sortes de camps pour les orphelins où ceux-ci pouvaient y apprendre des métiers manuels et recevaient également un entraînement militaire, sois disant pour leur inculquer la discipline. Il n'y avait aucune obligation pour ces jeunes de s'engager dans l'armée. Mais Nagar se doutait bien que dans ces camps, la propagande devait être féroce.
Les jours se succédaient ainsi, toujours la même rengaine.*
 
Friga
#287 Friga (Taxi | niveau 8) le 28/05/2008 à 23h10  
*Comme prévu, Firgilbitur ne put tenir sa promesse de lever une armée seulement en deux mois. Il lui fallut trois mois pour y parvenir, ce qui était, selon Friga, un véritable exploit.
Pour se faire, plusieurs politiciens opposés au projet étaient soudainement tombés malades. D'autres s'étaient rendu à l'avis du Premier ministre après avoir reçu quelques visites de courtoisies de la part d'un ou deux amis de Firgilbitur.
L'armée comptait plus de soixante-dix milles hommes. C'était moins du quart de celle des géants, et si l'armée zanjienne n'était pas soutenue par des mages exceptionnels, elle comptait deux cents oliphants de guerre. Comme prévu, les différentes factions de révolutionnaires avaient été incorporées à l'armée. Celle-ci comportait également de nombreux artisans, en fait des orphelins qui avaient reçu une rapide instruction et qui étaient placés sous la tutelle d'un expert.
L'alimentation, en revanche, risquait d'être un problème important pour l'armée d'un pays qui avait traversé une phase de famine importante. Là aussi l'Etat allait dépenser beaucoup d'argent pour s'approvisionner chez d'autres voisins. Mais comme, selon Firgilbitur, c'était l'Etat qui frappait la monnaie, il pouvait bien en frapper autant que nécessaire. Et comme la rumeur qui parcourrait tout le pays stipulait que l'Asgard était un voisin prospère qui les avait tirés d'un mauvais pas...

La veille du départ, Nagar et Friga se tenaient dans la tente de Firgilbitur. Ce dernier avait décidé d'accompagner l'armée, la raison principale étant qu'il voulait s'éloigner le plus possible de ces ennemis politiques de plus en plus nombreux et surtout de la mort qui guettait à chacun de ses gestes. Ses éternels gardes-du corps l'accompagnaient.*

Vous vous rendez compte, j'espère, que j'abandonne tout pour vous aider.
*L'éternelle discussion. A chaque fois qu'elles le voyaient, il le leur rappelait.*
Dites plutôt qu'on vous a servi une bonne excuse pour vous échapper.
*A chaque fois Friga prononçait la même réponse.
L'armée serait coupée de son pays pendant une longue période et c'était l'idéal pour le Premier ministre qui ne souhaitait qu'une chose: disparaître pour pouvoir reprendre des activités normales (trafic d'armes, pour mémoire).
Après un repas plus que copieux qui dura, au grand dam de Friga, des lustres, elles purent enfin aller se coucher.
Le trajet jusqu'à Muspelheim risquait d'être long pour une telle armée, surtout pour lui faire passer la frontière.*
 
Nagar
#288 Nagar (Contrebandier | niveau 8) le 29/05/2008 à 22h30  
*Le lendemain, l'armée se mit en route. Malgré sa taille, elle progressait rapidement. Il faut dire aussi que la majorité des soldats étaient des fantassins.
Suivre une armée en marche n'est pas très exaltant. Et encore, Nagar se félicitait d'être sur un oliphant assez grand parce que les fantassins et les animaux soulevaient un épais nuage de poussière.
L'armée progressait durant toute la journée, ne se reposant que lorsque Solinar disparaissait à l'horizon.
Il en fut ainsi pendant près de deux mois. La traversé de la frontière ne fut pas sans mal. Trouver un col accessible aux oliphants fut assez pénible.
Par la suite, sur les terres des géants, il fallut supporter leurs espions en tout genre. La nouvelle de la venue de l'armée devait être parvenue aux assaillants de Muspelheim bien avant qu'ils ne la voient.
La dernière nuit, il fut décidé d'établir le campement à une demi-journée de marche de Muspelheim, en terrain découvert. Les généraux considéraient que se rapprocher plus les transformeraient pour la nuit en véritable gibier.
Pour une fois, le camp fut établit dans les normes militaires. Le nombre de sentinelles fut quadruplé, les tentes furent ériger de façon à empêcher toutes avancées organisées de la part d'un ennemi, des pieux furent planter tout autour. De nombreux feux furent allumés de façon à éclairer un périmètre à cent mètres tout autour du camp, les oliphants furent gardés éveiller...
Bref, pour une fois, Nagar considérait qu'elle pouvait dormir en paix. Chose qu'elle aurait pu faire si l'idée que le lendemain la guerre reprendrait ses droits ne lui avait trottée dans l'esprit.*
 
Balder
#289 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 12) le 31/05/2008 à 14h57  
*Après plusieurs mois de luttes, la situation s'était stabilisée. Les géants avaient compris que chaque fois qu'ils pénètreraient dans les grottes ou qu'ils s'approcheraient d'un peu trop prêt du fort, ils auraient des pertes. De même pour ceux qui désiraient passer la nuit dans la citée.
Du coup, ils avaient installé leur siège, attendant que l'on finisse par mourir de faim.
Puis la situation avait encore évolué. Les géants s'étaient fait beaucoup plus entreprenant, comme s'ils voulaient sortir d'un guêpier. A l'intérieur, on en avait déduit que les Zanjiens avaient répondu favorablement à notre demande d'aide.
Ils lancèrent plusieurs attaques vouées à l'échec puis, voyant que ça ne donnait rien, ils abandonnèrent cette tactique.
Ils se savaient dos au mur. Ils avaient voulu nous affamer, mais voilà qu'une nouvelle menace pointait dans leur dos et s'ils ne voulaient pas combattre sur deux fronts, il leur fallait éliminer un ennemi. Nous, nous avions de trop bonnes défenses, aussi, ils décidèrent de s'en prendre à ces nouveaux venus.
Ils laissèrent cependant une assez bonne menace à nos portes pour nous dissuader de sortir en grandes pompes.
On était un peu plus de cinq milles combattants dans le fort, plus, en théorie, vingt milles combattants dans les galeries naines.
C'était étrange de voir deux cent milles géants nous tourner le dos. On a qu'une envie, à ce moment là, c'est de leur foncer dessus. Après, on jette un coup d'oeil aux quatre-vingt milles autres qui n'attendent que ça pour nous tomber dessus. Manque de bol pour eux, s'ils pouvaient occuper une bonne portion de la muraille, ils ne pouvaient pas défendre les parties trop proche du fort. Et l'unique porte qui permettait de franchir la muraille était en notre possession.
En gros, s'ils restaient là, ils devraient combattre dans une vallée encaissée (donc ils ne pourraient pas utiliser leur avantage numérique) et ils devraient le faire tout en sachant qu'en cas de pépin, ils devraient escalader une muraille pour se mettre en sécurité (tout cela sous un déluge de pierre et autres projectiles (meubles, cadavres...)
Bref, ils ont décidé de partir à leur rencontre. C'était le soir, je ne le savais pas encore mais l'armée zanjienne établissait son campement à moins d'une journée de Muspelheim.
Quoi qu'il en soit, il fut décidé, dans le fort, qu'il y avait là une opportunité à saisir. Aucun géant ne dormirait tranquillement cette nuit. Et la première étape de nos activités nocturnes serait de rejoindre les grottes pour pouvoir mener par la suite, une action de plus grande envergure.*


Edité par Balder le 04/06/2008 à 21h33
 
orcusnf
#290 orcusnf (Maître du Renseignement des Arcanes | niveau 19) le 03/06/2008 à 22h25  
*La naine et son compagnon avait bien rallié les galeries naines, en explorant parfois des recoins méconnus et peuplés de créatures hostiles mais pas assez fortes pour résister aux deux guerriers de haut niveau, en dépit de leur faiblesse et de leurs blessures. Cependant, il errèrent plusieurs jours dans ces galeries avant de trouver le bon chemin et d'arriver dans des niveaux connus du compagnon d'Orcusnf. Quelques heures plus tard, ils rencontraient une équipe de mineurs, qui les aida à remonter jusqu'au coeur de la cité naine. Là, ils furent pris en charge par les meilleurs médecins, et entrèrent en convalescence. Si le nain en sortit rapidement, lui qui n'était que légèrement affaibli, ce fut plus long pour la naine, qui se remettait à peine de son duel avec Wotan et devait supporter la perte de son bras, ainsi que de multiples blessures. De plus, elle demanda à ce que les nains ne préviennent pas les humains de sa présence, préférant leur faire croire qu'elle avait succombé lors de la bataille. Pendant qu'elle guérissait, des mécaniciens nains lui fabriquèrent un nouveau bras, primitif, et peu solide, mais qui lui permettrait au moins de faire des gestes simples, voire de porter un bouclier. Elle ne pouvait guère espérer mieux en l'état, et de toute manière, était trop faible pour combattre.*
 
Friga
#291 Friga (Taxi | niveau 8) le 03/06/2008 à 22h32  
*Friga fut réveillée au beau milieu de la nuit. Des éclaireurs étaient revenus, porteurs de nouvelles. La jeune elfe n'appartenait pas à l'état-major mais elle en savait plus que les officiers sur la configuration du terrain.
Lorsqu'elle entra dans la tente, le Premier ministre parlait avec ses conseillers de guerre et ses généraux. Une carte ancienne était étalée sur une table de campagne (militaire).
Voyant son regard, l'un des colonels crut bon d'ajouter à l'intention de l'elfe:*

C'est là la seule carte que nous ayons de la région. Elle remonte à plus d'un siècle.
*Friga examina la carte de plus prêt.*
Il n'y a pas de cours d'eau ici, et ce bosquet a grossi. Pour le reste, je peux pas dire, c'était pas sur notre chemin.
*Le plus vieil homme de cette petite assemblée se rapprocha de la carte. Il avait participé à de nombreuses campagnes militaires lorsque Zanji était encore une monarchie et avait rejoint les partisans de la révolution lors de la guerre civile.*
Nos éclaireurs affirment que les troupes géantes se sont déplacées. Elles ont pris position dans la cette vallée. Elle est assez large, notamment en son milieu. Si notre armée s'y aventure, elle pourra sans mal se faire déborder. En outre, il y a la présence de ce bois sur le flanc droit de la montagne, à gauche. Ils pourront y dissimuler des troupes. D'après les éclaireurs, ils sont environ deux cent milles, soit presque trois fois plus nombreux que nous.
*Le général à la barbe blanche se rassit alors que le colonel de cavalerie se levait.*
Nous n'avons pas beaucoup d'avantages. Ils sont plus nombreux que nous, plus robustes, et ils sont sur un terrain qu'ils ont pu préparer. Notre seul moyen de les vaincre est de les maintenir sur un seul front, ce qui signifie que nous ne devrons pas rester au centre de la vallée, là où elle est la plus large. Si nous nous portons trop rapidement contre notre ennemi, de l'autre côté de la vallée, les géants restés dans le bois pourrons nous prendre à revers. Mais nous ne pourrons résister à une charge des géants. Ca, c'est le mauvais côté de la situation. Le bon côté, c'est qu'on dispose de deux cents oliphants de guerre armés jusqu'aux dents. On a également quatre milles archers montés. Une cavalerie légère qui pourra harceler de loin nos ennemis.
On dispose également de trente sorciers de guerre *plusieurs têtes acquiescèrent en silence: les sorciers de guerre étaient presque tous morts lors de la guerre civile.* Nous disposons également de trois balistes, mais les munitions manqueront vite. Nous avons une infanterie d'un peu moins de soixante cinq milles hommes dont dix milles archers. Mais ce sont, pour la plupart, de jeunes recrues n'ayant encore jamais participé à une bataille rangée.
Nous avons les moyens de vaincre, mais ce sera dur, voire impossible si les Aesirs n'interviennent pas.
*Après avoir fait son bilan, il se rassit, laissant la place au général en chef.*
Pour faire simple, notre principal atout est notre cavalerie, oliphants compris. Nous avons des balistes et des mages, autant nous en servir. La porté de nos armes de siège est largement suffisante pour atteindre l'autre côté de la vallée et les obliger à bouger. Je suppose qu'il n'est pas compliqué, pour un mage, d'allumer un feu.
*Il regarda Linnaus, mage en chef de l'armée. Celui-ci approuva.*
Dans ce cas, cramons la foret, Et dès que les géants en sortiront, je veux que des archers à pieds les reçoivent comme il se doit. Les cavaliers harcèleront d'éventuels fuyards. Tout comme ils le feront lorsque leur armée se mettra en marche.
Nous n'utiliserons nos oliphants que lorsque le contact avec nos lignes de défense aura été établi. Nous pourrons les dissimuler derrière le bois, en espérant que la fumée sera bien noire, arrangez-vous pour que ce soit le cas Linnaus. On pourra ainsi les prendre sur un flanc. Demain, deux mots devront rester gravé dans la tête de nos héros: discipline et patience. Y a-t-il des questions?
*Plusieurs hommes se mirent à parler en même temps, posant des questions sur le positionnement des différents commandements, sur le ravitaillement en flèches pour les cavaliers, sur la nécessité de chercher d'autres passages dans les montagnes...
La nuit continua ainsi. Friga du prendre à plusieurs reprises la parole pour dire ce qu'elle savait de l'armée géante. Lorsque les premiers rayons de Solinar traversèrent la toile, l'elfe était à peine fatigué, excitée par la longue discussion et avide d'en découdre.*



Edité par Friga le 03/06/2008 à 22h33

Edité par Friga le 12/06/2008 à 12h21
 
Balder
#292 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 12) le 04/06/2008 à 22h36  
*On sortit par petits groupes de cinq. Nos armures, habituellement étincelantes, avaient été repeintes en noire et huilées.
Le camp des géants était plutôt immense. Il était à assez bonne distance du fort, dans ce qui avait servi de champs aux Aesirs. Il se dressait entre nous et les grottes qu'on aurait bien aimé rejoindre.
Il fallait faire attention. Malgré toutes les précautions qu'on avait prises, il était difficile de passer inaperçu. En particulier à cause des feux qui avaient été allumés pour permettre aux géants de surveiller les environs, mais aussi à cause des nombreux postes de surveillance. Ce furent ceux-ci nos premières cibles. Il y en avait un peu plus de deux cent autour du camp. S'ils étaient tous de la même disposition que celui qui se situait à cinquante mètres devant moi, cela signifiait qu'il n'y avait que trois géants par poste de garde. Comme il y avait deux de nos groupes par poste, cela signifiait qu'on était à dix contre trois.
Le tout étant de les empêcher de sonner le cor pour ameuter de l'aide. Ce qui impliquait discrétion, rapidité et efficacité.
On se rapprochait en rampant (heureusement que les armures étaient enchantées). Après quoi, dix arbalètes se pointèrent sur les trois géants pour faire feux au même moment. Après quoi, il fallait se dépêcher d'aller achever d'éventuels survivants.
Si pour nous ça s'est bien passé, d'autres groupes ont connu quelques ennuis. En tout, j'entendis sept cors sonnaient. Pas mal hein? Y avait quand même deux cents cibles.
Les cors qui sonnèrent étaient ceux qui étaient situés sur la route reliant le for aux cavernes. Ils devaient être mieux défendus. De toute façon, ce n'était pas plus mal, les géants pourraient y être attirés. En revanche, on ne pourrait pas compter sur un éventuel effet de surprise.
Une fois les postes de surveillance éliminés, il nous fallait passer à la seconde étape: la destruction de plusieurs cibles.
Je vais peut-être un peu vite. Pour vous faire comprendre la situation je vous dois quelques explications, ce sera court mais ceux qui n'aimaient pas les chiffres, vous êtes autorisé à ne pas lire le paragraphe qui va suivre.
Nous estimons les géants restés sur place à quatre vingt milles. Deux milles hommes sur les cinq milles du for (en fait, il s'agit des Vals) se sont chargés d'éliminer les sentinelles. Les trois milles restants se sont planqués en ville. La première partie des opérations consiste à foutre la merde dans le camp ennemi pendant qu'un groupe (le mien en fait) devra aller chercher les guerriers des cavernes.
Plusieurs groupes se dirigèrent vers l'endroit où étaient gardées les machines de guerre. Des archers décochèrent des flèches enflammées sur les tentes. Hold et une vingtaine d'hommes avaient la mission la plus délicate: éliminer les officiers.
Jusqu'alors, ils n'avaient pas pris part aux opérations, ils avaient profité du fait qu'on attirait l'attention ailleurs pour se glisser derrière les lignes ennemies. Les meilleurs sorciers de guerres restant étaient parmi eux.

Des quatre soldats qui m'accompagnaient, deux étaient des nains, deux frères, Poing et Tillé, les deux autres étaient des hommes, Poloc et Chon. Je les avais choisis, non pas pour leurs aptitudes au combat, mais plutôt pour leur discrétion et leur rapidité d'action. On était tous armé d'arbalète, les hommes portaient leur hallebarde dans le dos et une seconde arme à la ceinture. Les deux nains portaient les haches de guerre réglementaires de l'armée naine.
On avait le camp sur notre gauche et de là où on était, on pouvait voir l'entrée des grottes. On pouvait également voir le magnifique brasier s'élever au milieu du camp et se répandre parmi les tentes. On pouvait tout aussi bien voir les sept géants qui se dirigeaient dans notre direction. Je ne suis pas sur qu'ils nous avaient vus.*

Poing, Tillé, vous occupez des deux de devant. Poloc, Chon, vous vous chargez des deux de derrière.
*Pour ma part, j'abattrai celui du milieu. Dans l'obscurité, les géants ne se sont pas aperçus qu'ils passaient à côté de deux hommes allongés dans l'herbe et qui braquaient leurs armes dans leurs dos. Ils n'ont pas vu, non plus, les deux nains accroupis devant eux, un peu sur leur gauche. Ils n'ont pas entendu les carreaux voler jusqu'à eux. Les deux survivants se sont retrouvés encerclés. Ne sachant sur quel ennemi chargé, hésitants, immobiles, ils se sont finalement pris une nouvelle volée de carreaux. Pour ceux qui estiment que c'est lâche, je leur répondrai qu'au moins, aucun de nous n'a été blessé.
Après ce petit imprévu, nous n'avons rencontré aucune résistance jusqu'aux grottes. Nous sommes passés tout prêt des cadavres des oliphants que Wotan avait réussi à introduire dans sa place forte et qui avaient été massacrés par les géants.

Alors qu'on marchait dans des couloirs jonchés de cadavres de géants et de nains, mais aussi d'hommes, on fut accueilli par un groupe de nains armés jusqu'aux dents. Ils furent pour le moins surpris de constater qu'on n'était pas des géants.
Ils nous conduisirent dans des galeries plus reculées et qui n'avaient pas connu les combats. Le roi et toute sa clique était là. Lorsqu'on entra dans la pièce, tous les regards se levèrent vers nous.*

On est venu vous proposer de venir contempler les étoiles.

Edité par Balder le 10/06/2008 à 22h12
 
Vidar
#293 Vidar (Disciple | niveau 12) le 08/06/2008 à 15h48  
*Vidar s'était joins aux trois milles combattants qui n'avaient pas encore pris part aux affrontements. Il avait rassemblait toutes ses affaires car il s'était promis que s'ils ne parvenaient pas à se débarrasser des géants, il partirait. Il n'avait aucune envie de rester bloquer ici. Il agirait de l'extérieur. Il avait également pris les couronnes des trois rois.
Les soldats faisaient le moins de bruit possible. Ils avaient monté des arbalètes à répétitions géantes, peu précises et à faible portée mais qui pouvaient faire de gros dégât à une grande troupe compacte.
Vidar regardait à l'Est, il savait que le véritable affrontement ne commencerait que lorsque Solinar se lèverait. Il savait également que l'affrontement avait déjà commencé et que, si tout c'était bien passé plus de vingt milles guerriers lançaient de petits assauts contre l'ennemi, l'affaiblissant, sapant le moral de ses troupes.
Les trois milles guerriers avaient été positionnés sur les toits de la ville et les arbalètes étaient prêtes à cracher un feu de pointe d'acier sur les ennemis. L'emblème d'Asgard flottait sur chaque toit de la citée.
L'apprenti sorcier regarda les hommes tout autour de lui. Il savait que peu d'entre eux survivraient à cette journée. Il essaya de ne pas penser à une éventuelle défaite car cela signifierait la fin complète de l'Asgard. Sans ses combattants, le fort serait pris.*
 
Balder
#294 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 12) le 10/06/2008 à 23h14  
*Il a fallu un peu plus de deux heures pour réunir tous les guerriers répandus dans les galeries. J'eus une agréable surprise en découvrant qu'il y avait plus de vingt-cinq milles guerriers, au lieu des vingt milles escomptés.
Lorsque tous les combattants furent sortis des grottes, Solinar commençait à déverser ses rayons sur la montagne.
Mes Vals avaient fait du bon travail. Il y avait des feux un peu partout dans le camp ennemi, les géants étaient totalement désorganisés. La majorité s'était regroupée pour faire face à la citée, mais il y avait un peu partout des petits tas de cadavres montrant que plusieurs géants, durant la nuit, s'étaient retrouvés isolés des leurs. Je pouvais voir les Vals se retirer vers la cité, comme convenu. Les consignes avaient été claires: tuer à distance un maximum de géants. Et les deux milles Vals avaient suivi cette consigne à la lettre. Peu de géants avaient eut le temps de revêtir leurs armures et il suffit d'une seule flèche pour venir à bout de n'importe quelle créature.
Il y avait vraiment beaucoup de géants morts, bien plus que je ne l'avais espéré. Finalement, on avait peut-être une chance d'en sortir vainqueur.

Les géants chargèrent la citée. J'eus une pensée pour Hold: le fait de constater que cette charge n'avait aucune organisation me fit penser qu'il avait accompli avec succès sa mission.
La première rafale de flèches s'envola des toits de la citée pour décimer les premiers rangs ennemis. L'armée des cavernes se mit en marche. Le but était de maintenir les géants dans la citée et de leur mettre une pression constante pour les obliger à nous faire face pendant que les soldats disposés sur les toits leurs tireront dessus.
Les géants ne nous remarquèrent que lorsqu'on ne fut plus qu'à sept cent mètres de la citée. Ils n'eurent pas le temps de se retourner pour nous faire face, surtout qu'ils devaient en plus, se protéger des tirs mortels qui venaient des toits.
La vague naine se déferla dans les ruelles, taillant les géants au passage. Les pauvres géants étaient bloqués par leur trop grand nombre. Les troupes qui n'étaient pas aux prises avec les nains, essayaient d'éviter les attaques venant des toits, magiques ou non.
S'ils avaient eut le temps de grimper sur les toits avant notre arrivé, le sort de la bataille aurait pu être différent, mais là, je n'avais aucun doute. Ils étaient désorganisés, seuls quelques-uns uns d'entre eux avaient eu le temps d'enfiler leurs équipements. Le seul avantage qu'ils avaient était leur très grand nombre, mais même cela se retournait contre eux car il empêchait toutes tentatives de coordination. Ils se battaient pour leur vie.
Pour ma part, je n'avais pas encore participé au combat de la citée. J'étais monté sur les toits où j'avais retrouvé Hold. Il était blessé à l'épaule mais il devrait s'en remettre.
Petit à petit, les toits se dégarnirent des Vals. Je conduisis mes troupes dans le camp abandonné ennemi.
Pendant ce temps, les géants avaient compris que la vie citadine était très mauvaise pour eux. Ils avaient réussi à trouver une issue à cet enfer et ils s'échappaient de la ville toujours sous la pression constante des nains et des hommes.
En terrain découvert, ils avaient un avantage. Mais le but était qu'ils ne s'en rendent pas compte, les maintenir constamment en mouvement pour les empêcher de s'organiser.
Comme prévu, ils se dirigeaient droit vers leurs tentes. On avait emmené avec nous l'une des arbalètes à répétition.
Je regardais cette armée en déroute et fus choqué par leur nombre. Tant que ça étaient déjà morts. C'était effrayant. Sur les quatre vingt milles géants, moins d'une trentaine de millier avait réussi à sortir de la ville.
Bon, il n'empêche que constater que face à trente milles géants en pleine course, il n'y a que deux milles Vals, ça fait un peu mal au derrière.*

Feu!
*Deux milles cordes d'arcs se détendirent, l'arbalète envoya une volée mortelle sur l'ennemi.
Hold blessé, c'était Tillé notre porte-étendard (oui, je sais, c'est un nain, mais la hampe est logue donc on peut quand même le voir de loin).
Plusieurs géants ralentirent alors qu'une seconde volée de flèches s'envolait. Puis le choc des nains rentrant dans les géants atteignit mes oreilles.
Pris entre le marteau et l'enclume, les géants n'avaient aucune chance. Et il suffit d'une matinée pour venir à bout de quatre vingt milles géants. Mais c'était une victoire bien triste car sur nos trente milles combattants, plus de seize milles avaient trouvé la mort.
Que c'est bon d'entendre le silence après avoir passé la matinée dans le bruit des armes et les cris.
Un vent léger se leva, emmenant avec lui l'écho d'une autre bataille, plus loin.*

Je crains que la journée ne soit pas finie.
 
Friga
#295 Friga (Taxi | niveau 8) le 12/06/2008 à 21h43  
*Les Zanjiens s'étaient mis en route dès l'aube. Le camp avait été plié en quelques minutes. Il n'arrivèrent dans la vallée qu'à onze heures, après une marche de quatre heures. Plusieurs soldats étaient déjà fatigués mais comme l'infanterie devrait intervenir assez tard, ce n'était pas trop grave.
Ils prirent position comme prévu: les archers montés furent les premiers à pénétrer dans la pleine, ils se positionnèrent sur le flanc de la montagne de droite, en face du bois. De là, ils purent surveiller les mouvements des géants. Ils étaient massés à l'autre bout de la vallée, les troupes de choc au centre.
Après l'entrée de la cavalerie, ce fut au tour de cinq milles archers de faire leur entrée dans la vallée. Ils prirent place à porté de flèches du bois, protégés par trois milles fantassins. Ils plantèrent des pieux pour sécuriser leur position.
Vint ensuite le reste de l'infanterie: cinquante six milles hommes dont les cinq milles autres archers. Eux aussi entreprirent d'établir une ligne de défense. Ils creusèrent de nombreux trous, plantèrent des pieux ici et là, allumèrent des feux qui répandaient une fumée noire et qui montait haut dans le ciel.
Après quoi, les balistes furent montées derrières l'infanterie: deux à droite du col et la troisième à gauche.
Les oliphants attendaient, à l'arrière, hors de vue des géants. Ils n'entreraient en action que lorsque le bois aurait pris feu.
Friga se tenait debout, et contemplait d'en haut, les mouvements des troupes. Soudain, des rangs des archers partirent plusieurs dizaines de boules de feu. Lorsqu'elles atteignirent les arbres, elles explosèrent, brûlant tout dans des cercles de plusieurs mètres de diamètre. Et d'autres suivaient. Une épaisse fumée noire commençait à s'élever.
Friga reporta son regard sur les fantassins, juste en dessous d'elle. Ils s'écartaient pour permettre le passage des oliphants à travers leurs rangs. La fumée était bien épaisse, mais le vent menaçait à tout moment de l'emporter.
Pendant ce temps, plusieurs géants sortirent des bois, mais, au lieu de fuir en catastrophe vers le reste de leur armée, ils foncèrent sur les archers. Ils furent fauchés, pour la plupart. Mais cinq milles archers ne peuvent pas grand chose contre quinze milles géants. Les volées de flèches se succédèrent, ricochant contre les armures ou bien, lorsqu'elles étaient guidées par la chance, parvenaient à trouver un point faible dans l'armure et faisaient tomber des géants. Les trois milles fantassins pivotèrent pour se positionner entre les géants et les archers. Plusieurs salves magiques creusèrent de nombreux cratères, éclaircissant les rangs ennemis, projetant des nuages de poussières, le tout dans un vacarme de fin du monde.
Puis un premier géant prit la fuite, et d'autres l'imitèrent. La cavalerie entra alors en action. Elle fit pleuvoir ses traits mortels sur les fuyards. Après quoi, elle fit face au quelques géants qui avaient survécu au déferlement magique et qui s'étaient arrêtés, sonnés. Les cavaliers chargèrent tout en tirant, fauchant les quelques survivants.
Les fantassins en profitèrent pour rejoindre le gros des troupes.
Friga constata alors que les oliphants étaient en place, prêt à charger. Puis il y eut trois sifflements et trois blocs de pierres décrivirent une magnifique parabole dans les airs pour aller s'écraser dans les rangs ennemis. Puis la cavalerie longea, à distance respectable, les rangs géants, décochant ses flèches dans les rangs adverses. Ils vidèrent leurs carquois puis revinrent se réapprovisionner. Les balistes, pendant ce temps, avaient fait feux à trois reprisent. Les projectiles étaient des bottes de foins recouvertes d'huiles et en flammes.
Elles ne causaient pas trop de dégâts dans les rangs adverses mais les obligeaient à faire attention et à prendre une décision, rapidement.
Finalement, les géants se mirent en route.
Ils progressèrent lentement au début, Friga eut l'impression que cela dura une éternité, puis, alors qu'ils arrivaient à porté de flèches, ils chargèrent. Les flèches zanjiennes passèrent au-dessus de leurs fantassins et retombèrent sur les géants. Les balistes étaient désormais inutiles, car l'ennemi était trop proche. De toute façon, toutes les munitions avaient été utilisées.
Les géants arrivèrent au niveau des pieux et des trous. Plusieurs s'empalèrent, d'autres se brisèrent les chevilles dans les trous. Puis ce fut le choc. Les géants, fort de leur puissance et de leur élan pénétrèrent profondément dans la défense zanjienne. Friga crut que celle-ci allait céder, mais malgré le choc, elle tint bon. Les flèches continuaient à assombrir le ciel, les archers montés continuaient à harceler les géants par derrière. Puis, lorsqu'ils eurent épuisé leurs stocks, ils se regroupèrent assez loin prirent leurs lances et attendirent.
La situation se stabilisa, c'est à dire que les zanjiens reculaient petit à petit. Puis la terre se mit à trembler. Il y eut plusieurs barrissement et deux cent oliphants perforèrent le flanc gauche de l'armée des géants. Les tourelles étaient équipées de machines gnomes et causaient de nombreux dégâts chez l'ennemi. Mais une fois la charge stoppée, les oliphants faisaient des cibles trop faciles. Déjà deux oliphants étaient tombés, et pour faire sortir les autres de cette nasse, il fallut que la cavalerie intervienne mais du coup, elle fut quasiment décimée.
Après cela, les oliphants se contentèrent de charges peut profondes sur l'arrière. Le rapport de force s'était équilibré.
Puis Friga aperçut le scintillement d'armures de l'autre côté de la vallée.*
 
Balder
#296 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 12) le 16/06/2008 à 20h08  
*Il nous fallut pas mal de temps pour s'organiser. Il fallut mettre en place un hôpital de campagne pour nos nombreux blessés. Puis il fallut réunir tous les combattants valides qui étaient éparpillés un peu partout. On récupéra également un maximum de munitions pour les arbalètes géantes. On allait les prendre avec nous car elles étaient bien utiles pour ouvrir de larges passages.
Une fois que tout fut prêt, on se mit en route. Les Vals en tête, puis les soldats d'Asgard, avec leurs hallebardes, sous le commandement de Fir et enfin les nains, le gros des troupes, dirigés par Resfor.
On progressa rapidement et on atteignit assez vite la vallée dans laquelle avait lieu les combats. La bataille avait lieu de l'autre côté de la vallée et rien ne permettait de savoir qui sortirait vainqueur de la lutte.

On s'arrêta au milieu de la vallée. Je rejoignit Resfor et Fir qui discutaient sur la meilleure façon d'intervenir. J'arrivais en même temps qu'un cavalier zanjien.*

Messieurs, bonjour. Je suis le colonel de cavalerie Amicus. Vous tombez à pic.
*Les présentations furent rapidement faites, puis il fallut organiser un plan de bataille en hâte.

Les oliphants et la cavalerie légère s'étaient repliés pendant que mes Vals et moi avancions, les arbalètes géantes prêtent à faire feu. Dès qu'on fut à la distance idéale (c'est à dire pour qu'elle fasse un maximum de dégâts sur un large rayon), on les mit en marche. Elles crachèrent leurs carreaux sur les géants (des carreaux qui, au passage, peuvent embrocher deux géants en armures). Il y eut trois salves puis les oliphants chargèrent dans la brèche qui s'était ouverte. Les fantassins de Muspelheim foncèrent à leur suite, élargissant un peu plus la brèche. Pendant ce temps, la cavalerie légère maintenait la pression sur les flancs.
On ne pouvait pas voir ce qui se passait à l'avant, mais il fallait espérer que les lignes zanjiennes tiennent bon.
Je regardais mes mille cinq cent Vals. Ils ressemblaient à une troupe de mercenaires composée uniquement d'hommes et de nains. Mais ils avaient fière allure. Et la bannière claquait au vent.
Les notre avaient pénétré assez profondément pour se faire encercler par les géants. Et ceux-ci le comprirent.
Je prix une large inspiration, et soufflait un bon coup. Je levais mon épée pour le signal. Les Vals entamèrent leur course. Sans un cri mais avec une fureur implacable dans les yeux.
On tomba sur les troupes de géants en pleine manœuvre d'encerclement. Plusieurs arbalètes à répétitions ouvrirent le feu peu avant l'impact, et tout ne fut que chaos. Désormais, toutes les forces étaient engagées.
Nous n'étions pas au cœur de la tourmente, loin de là. Il nous fallait juste empêcher l'encerclement et, avec l'appui de la cavalerie et de l'arrière garde des nains, ce ne fut pas bien difficile.
Après quoi, je dirigeais mes combattants sur le flanc gauche pendant que la cavalerie se dirigeai vers le flanc droit, empêchant ainsi toutes nouvelles tentatives d'encerclement.
Même en sous nombre, nous parvenions, peu à peu, à compresser l'ennemi, bloquant toutes tentatives de manœuvres. Les oliphants continuaient de tailler un passage, mais désormais, ils s'étaient divisés en trois charges: la première continuait à foncer droit devant pendant que les deux autres chargeaient les flancs, de l'interieur.
Les géants devaient donc subir une pression venant de l'extérieur tout en étant attaquer de l'intérieur par une force beaucoup plus impressionnante. Mais l'exiguïté du lieu les empêchait de s'organiser efficacement.
Puis il y eut une montée de hurlement guerrier. L'infanterie zanjienne avait cessé de reculer et commençait même à repousser les géants.

Il fallut encore une heure avant que la bataille ne se termine. La dernière poche de résistance était encerclée par les oliphants lorsqu'ils s'étaient rendus. Il s'agissait des troupes d'élites du roi.

La tente de l'état major zanjien fut dressée et les principaux protagonistes y pénétrèrent. Je remarquais que Vidar y rentrait également.
Pour ma part, je restais avec mes Vals. A peine sept cent avaient survécu, plus la vingtaine de blessés restés à Muspelheim.
Puis deux vieilles connaissances me rejoignirent. Friga et Nagar semblaient en forme. On se raconta quelques banalités mais le cœur n'y était pas. La vallée était jalonnée de cadavres.
Un jeune soldat nous rejoignit. Apparemment, nous étions attendus dans la tente.*
 
Vidar
#297 Vidar (Disciple | niveau 12) le 16/06/2008 à 21h50  
*Vidar n'avait pas participé au combat, comme à son habitude. Il avait plutôt observé les mages en action et il devait bien reconnaître qu'il n'en avait rien appris.
Il avait assisté à la défaite des géants, son précieux trésor toujours à porté de main. Puis, lorsque les seigneurs s'étaient regroupés dans la tente de l'état major pour y discuter des conditions à la reddition des géants, Vidar s'y était invité.
Il était rentré alors que les quatre dirigeants avaient à peine pris place autour d'une table. Ils avaient tous levé leurs yeux vers lui et l'avaient regardé poser les trois couronnes sur la table. Seul Firgilbitur n'avait pas été choqué. Les trois autres, en revanche, ne détachaient plus leur regard des trois couronnes.*

Quelques explications s'imposent.
*Et Vidar raconta comment il était rentré en possession de ces couronnes. Il rappela également le symbole qu'elles représentaient, l'union de trois races. Et, pour finir, il déplia un vieux drapeau qui représentait une flamme, un skeln et un arbre.*
Il serait temps que vous vous rappeliez de votre héritage.
*Un silence s'installa puis le ministre zanjien se leva.*
Si vous le permettez, en tant que parti neutre, je me propose pour vous aider de mon mieux à résoudre ce problème politique.
*Les discussions reprirent. Vidar les suivit pendant un court instant avant de se rendre compte que cela ne l'intéressait pas. Il ressortit de la tente et se dirigea vers ce qu'il restait de l'armée naine. Il avait des questions à leur poser au sujet du raid mené par Orcusnf, une éternité plus tôt.*
 
orcusnf
#298 orcusnf (Maître du Renseignement des Arcanes | niveau 19) le 17/06/2008 à 13h23  
*S'entourant du plus grand secret, orcusnf était restée claquemurée dans sa retraite muspeilheimienne, protégée par des guerriers nains d'élite. Le jour de la bataille, elle s'habilla comme pour une mission d'espionnage. Car la guerre n'était plus son affaire, elle connaissait déjà l'issue de l'affrontement et se préparait à des conflits autrement moins meurtriers et pourtant tout aussi cruciaux. Elle enfila une cotte légère et qui se dissimulait aisément sous un pourpoint de velours, avant de se ceindre la taille et les jambes de son équipement habituel. Puis, finissant de se vêtir avec une cape doublée de fil d'argent et de son éternel casque, elle s'empara de sa hache de guerre et sortit, appuyée sur un garde du corps, ses blessures n'ayant pas encore totalement cicatrisées, et son bras gauche n'ayant été remplacé que par un ersatz de bois terminé par un crochet, de quoi tenir quelques semaines, guère plus.
La bataille, la naine la vit juchée sur un bouclier supporté par huit nains, qui lui serviraient de porteurs. Ainsi transportée, elle avait tout de la princesse naine, et elle comptait bien se servir de son titre jusqu'au bout, l'utilisant comme atout supplémentaire dans les négociations futures. Elle n'oublia pas de prendre le pendentif volé au commandant des géants, elle en aurait besoin, et pas que pour cette occasion. Son escouade prit soin d'éviter les combats, et elle mit donc un peu de temps à arriver jusqu'à la tente des dignitaires zanjiens, mais ce retard servait ses desseins puisqu'il lui permit d'opérer une entrée majestueuse dans le quartier général, ses nains lui faisant une escorte d'honneur d'autant plus impressionnante qu'ils avaient quand même pris le temps de s'arrêter non loin du champ de bataille pour enduire leurs armes et armures du sang des géants, et ainsi renforcer leur aura de guerriers invincibles. La naine garda son air impeccable, agitant nonchalamment sa hache comme un enfant le ferait d'un hochet.
C'est ainsi qu'elle se présenta devant l'état major zanjien, alors que la bataille finissait à peine et que les râles et échos des derniers duels résonnaient au loin, pâles reflets du vacarme de la journée. Quand orcusnf et son escorte arrivèrent, ce fut l'effervescence, tous la croyaient morte...*
 
Friga
#299 Friga (Taxi | niveau 8) le 17/06/2008 à 20h09  
*Ils arrivèrent dans la tente de l'état major, spécialement dressée pour les négociations entre les différents seigneurs, Fir pour les Aesirs, Resfor pour les nains, Firgilbitur pour les Zanjiens et Siegfried le roi des géants. Il avait mené la lutte jusqu'au bout mais finalement, il s'était rendu. Trois couronnes étaient disposées sur la table.
Mais Friga, comme tout le monde dans la salle, observait Orcusnf. Elle avait changé, c'était le moins qu'on puisse dire. En particulier son bras. Friga comprenait mieux, désormais, la présence de nains peinturlurés juste devant la tente.
L'elfe chuchota à l'intention de ses deux compagnons:*

Surprise
*Finalement, Fir se leva.*
Et bien, je vois que tout le monde est là. Dame Orcusnf, nous ne nous attendions pas à votre visite mais cela reste une agréable surprise.
*Tout en disant cela, il lança un coup d’œil soupçonneux et discret à Resfor. Le nain ne put s'empêcher de rougir sous sa barbe.*
Nous vous avons fait mander pour, avant tout, vous remercier.
*Siegfried grogna. Son regard ne cessant de voyager d'Orcusnf à Balder. Mais ses lèvres esquissaient un léger sourire d'approbation.
Fir ignora son grognement et poursuivit.*

Nous souhaiterions vous remercier du mieux que nous pouvons. Vous comprendrez cependant que toutes nos finances sont au plus basses.
*Il jeta un regard noir en direction de la naine. Même s'ils n'avaient pas pu le prouver, les Aesirs la savaient coupable du vol de leur trésor historique.
Aux propos du roi, Friga détourna la tête. Une récompense. Ben pourquoi pas, mais là, elle avait du mal à imaginer quoi. Puis se rappelant qu'elle possédait une part assez importante de la Compagnie de transport, une idée lui vint.*

Ben, par les temps qui courent vous risquez d'avoir besoin de nombreuses marchandises. Si vous pouviez faire en sorte que la Compagnie de transport Poalour soit votre partenaire exclusif, ce serait, heu, aimable.
*Les autres la regardèrent bizarrement. Pour toutes réponses à leurs interrogations muettes, elle haussa les épaules.*
 
orcusnf
#300 orcusnf (Maître du Renseignement des Arcanes | niveau 19) le 17/06/2008 à 20h54  
*La naine sourit dans sa barbe*

Oui oui, ma compagnie m'est toujours agréable à moi aussi.

*En disant cela, elle saute prudemment de son bouclier, se rappelant qu'elle n'est plus aussi habile qu'avant, puis se dirige vers la table. D'un claquement de doigt, elle persuade un valet de lui apporter un tabouret sur lequel elle s'assied.*

Bon, je vois que tous les protagonistes sont réunis...

*fait craquer ses phalanges.*

Et si on parlait argent ? La caravane me doit des sous, zanji me doit des sous, aesir me doit des sous et les géants aussi pour les dégâts infligés à mon bras gauche si perfectionné. Je vous propose un forfait global à un millions d'oros et on n'en parle plus...

*se réjouit de semer la zizanie dans des négociations déjà très tendues*
 
Balder
#301 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 12) le 17/06/2008 à 22h21  
*J'eus du mal à dissimuler mon sourire devant les mines ahuries affichées par tous les membres de la petite réunion. Bizarrement, j'étais persuader que la naine avait au moins réussi à unifier les différents protagonistes sur un point, elle était cinglée.
Je m'approchai par derrière et lui posai la main sur l'épaule pour qu'elle tourne la tête vers moi.*

Je crois, ma chère, que leur silence signifie, d'un que l'Asgard estime que tu t'es déjà servie dans son coffre, de deux les géants doivent estimer que la valeur de ton bras mécanique vaut bien le quart de la valeur totale des armures que tu as fracassées, sans compter le nombre de morts et de trois je croyais que tu avais seulement eu affaire avec la guilde des taverniers zanjiens, ce serait donc à eux que tu devrais réclamer des comptes. Il ne te reste plus que le paiement de la Compagnie de transport, mais je crois me souvenir que Friga t'as remise un papier officiel qui te permet d'aller retirer ton du dans n'importe lequel de ses comptoirs.
*Je fis mine de réfléchir et posai ma main sur ma bouche pour cacher mon sourire.*
En fait, vu les dégâts matériels considérables que tu as provoqués, ce serait plutôt toi qui devrais de l'argent à ses messieurs. Après tout, ton intervention en Zanji a provoqué la destruction d'une grande partie de Juthura, la capitale. Bon, ils sont assez aimableS pour ne pas vouloir te demander des comptes.
*A ce moment là, je préférais m'éloigner un peu, on n'est jamais trop prudent.*
Je suis sur que ces messieurs sont d'accords.
 
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