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Friga
par Friga (Taxi | niveau 7) le 17/09/2007 à 19h29  
*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.

Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*


Edit du MJ:
PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar

Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
 
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Discussion liée : 310 messages, dernier de Friga (Taxi | niveau 7) le 22/06/2008 à 22h01
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Friga
#262 Friga (Taxi | niveau 7) le 20/04/2008 à 10h54  
*Nagar et Friga étaient parties dès que le début de l'attaque. Elles s'étaient glissées dans les mines puis étaient sorties par là où elles étaient entrées. De là où elles étaient, elles pouvaient voir la mer de géants se fracasser contre la muraille. Leur nombre était impressionnant.
Elles décidèrent qu'il serait plus prudent de se mettre directement hors de vue d'une éventuelle vigie.
La marche était difficile, surtout sur le flanc de la montagne, mais elles ne se faisaient pas trop d'illusion. Ici, elles étaient en sécurité, dans deux jours, lorsqu'elles seraient dans la plaine, il leur serait difficile de se cacher. Elles emportaient beaucoup de provision, en particulier de la frygi, cette nourriture prisée par les mineurs car elle était très nourrissante, ce qui était pratique lorsqu'on se retrouvait coincé dans une galerie, suite à un éboulement.
Elles pourraient ainsi tenir deux mois, alors que leur voyage, s'il se passait comme à l'allée, ne leur prendrait que trois semaines. Le fait d'avoir de la nourriture leur ferait gagner du temps, donc elles n'auraient pas à chasser. En tout, elles devraient gagner cinq jours de voyages.
Outre la nourriture, elles étaient également équipées de capes de voyages sur lesquelles une rune de camouflage avait été tracée. Elles étaient bien mieux préparées que pour leur premier passage sur ces terres. Et, par dessus tout, elles n'étaient pas suivies depuis les airs.
Elles avaient décidé de s'imposer un rythme de marche: cinq fois trois heures de marche, chaque portion séparée par une heure de pause, et elles se laissaient cinq heures d'affilé pour dormir.
Cette première journée, elles ne progressèrent pas beaucoup. Le terrain les obligeait à avancer avec la plus grande prudence.
Néanmoins, à la fin de la journée, elles pouvaient apercevoir la plaine au delà des montagnes.*
 
Vidar
#263 Vidar (Disciple | niveau 11) le 20/04/2008 à 16h50  
*Dès le début de l'attaque, Vidar était retourné dans les galeries naines. Il avait toujours une tache à accomplir. Il lui restait une dernière mission, confiée par Wotan, avant de se sentir totalement libre.
Il lui avait fallu toute la matinée pour parvenir à sa destination. Il avait quitté les tunnels creusés par les nains depuis longtemps et se trouvait désormais dans une caverne naturelle. Les murs étaient peints de symboles très anciens, stalactites et stalagmites se côtoyaient. Le tout faisait un décor absolument magnifique, d'autant plus qu'il était naturel si on ne tenait pas compte des peintures qui dataient d'une époque où l'homme venait juste d'apparaître.
C'était dans ce lieu, emplit par la magie de la terre, que Vidar était venu prendre le dernier trésor de l'Asgard.
Vidar savait que c'était précieux, mais il ne savait pas pour autant de quoi il s'agissait, jusqu'à ce qu'il les vit. Prisonnières de la glace, trois couronnes étaient disposées en triangle.
Vidar bloqua sa torche dans une fissure, puis il entreprit de briser la glace à coups de pics. Il lui fallut bien un quart d'heure pour parvenir à bout de l'épaisseur de glace.
Il disposa les trois couronnes sur le sol et les éclaira.
Ces trois couronnes n'avaient rien en commun, pourtant, il suffisait d'un coup d’œil pour savoir qu'elles avaient été forgées par le même forgeron.
La première était immense, deux cornes de quarante centimètres, courbées et d'un blanc pur, la flanquaient. Elle était faite dans un métal sombre, mais des liserés blancs la parcouraient, on aurait dit de la neige. En son centre, un blason. Vidar y reconnu sans difficulté un skeln.
La seconde était bien plus petite. Vidar cherchait à depuis un bon moment quel était le minéral dans lequel elle avait été forgée, lorsqu'il comprit qu'il s'agissait d'une pierre taillée. Plusieurs scènes y avaient été sculptées. Elles pouvaient représenter aussi bien un soldat qu'un mineur ou encore un forgeron. Il n'y avait qu'une seule pierre précieuse. Un rubis luisait à la lueur de la torche. Un rubis de la forme d'une flamme.
La troisième et dernière couronne avait été créée dans du bois. Un bois qui avait traversé les âges. Cinq pointes étaient réparties sur tout le contour. Le bois sombres contrastait avec les runes dorées qui y étaient gravées dessus. Là aussi il y avait un blason, un frêne.

Vidar remonta les couronnes avec lui. Il savait qu'il lui faudrait les remettre à leurs légitimes détenteurs, mais tant qu'il y aurait la guerre, il n'en ferait rien. Une question le taraudait: comment ces trois couronnes s'étaient-elles toutes retrouvées en la possession des hommes?
Lorsqu'il parvint enfin dans sa chambre, la nuit était tombée depuis longtemps.*
 
orcusnf
#264 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 21/04/2008 à 10h53  
*Après avoir dormi 36 heures de suite, orcusnf se réveilla. Les infirmiers l'avaient lavée, avaient pansé ses plaies, les avaient enduites d'onguent et de cataplasmes, et la naine se sentit revigorée, pleine d'énergie malgré les quelques élancements au niveau de ses blessures. Usant d'une vieille potion elfe gardée précieusement et sacrifiée pour l'occasion, la plupart de ses fractures s'étaient réduites. Un nain rapporta son bras mécanique, totalement réparé : tôle défroissée, mécanisme huilés, rouages graissés, et même quelques pièces reforgées. Certes, le bras n'était plus aussi efficace qu'avant, mais ça aurait pu être pire. Un autre nain vint lui apporter une armure ancienne, ornée de nombreuses runes magiques et héritée des meilleurs guerriers nains. La naine l'enfila, ne gardant que son vieux casque qui l'avait suivi depuis son entrée à durunne il y a plus de cent ans. Elle se restaura et fut portée jusqu'au temple de Firun où elle passa la nuit en prière, allongée sur le carrelage froid. Une fois le matin venu, et le délai de 48 heures expiré, elle finit ses préparatifs en retournant à son aéronef. Là, elle s'empara de ses dernières armes encore intacte, une hache de guerre qu'elle glissa à sa ceinture, sa hache magique - une arme forgée par Finrod lui même et forgée avec de l'or, du vif-argent, des pierres précieuses et de l'acier le plus pur - un set de couteaux de jet et son attirail d'assassin. Elle se sentait fin prête, juchée sur un bouclier portée par huit nains, elle sortit de la montagne pour rejoindre la première enceinte, là où tous les soldats, humains et nains, attendaient l'assaut des géant. On l'amena jusqu'à la plus haute tour, d'où tout le monde pouvait la voir.*

Mes amis, je suis Orcusnf, la princesse naine en exil. Tous les nains me connaissent, mais vous les humains, retenez que je suis désormais votre seul espoir. Une grande bataille nous attend. J'ai estimé nos forces, vous avez beaucoup souffert je le sais, vos pertes ont été considérables, vos amis et vos frères ont péri, mais rien n'est perdu. Car nous devons reprendre l'avantage, sinon la forteresse ne tiendra pas jusqu'à la fin de la semaine. Vous êtes épuisés, les vivres commencent à manquer, les murs sont de plus en plus fissurés par les bombardements ennemis, la forteresse est sur le point d'être prise. La seule solution est, je le répète, l'offensive. Car ils s'attendent à tout sauf à ça, Et si nous n'avons lus guère de mages, nous avons encore du fer et du feu, et nous irons le porter jusque dans leurs camps. Et pour ce faire, je vais diriger moi même un commando chargé d'aller éliminer le mage ennemi, et j'ai besoins de volontaires pour cette mission qui, je vous l'avoue, sera difficile. Des volontaires ?

*dans la seconde, tous les nains, jeunes ou vieux, blessés ou valides, hommes ou femmes, firent un pas en avant, hache en main, prêts à en découdre. Pour eux, c'était un honneur de périr aux côtés d'orcusnf, sûrs qu'ils étaient de voir leurs noms inscrits dans la légende pour l'éternité. Quelques hommes hésitèrent et firent un pas en avant, mais ils étaient moins nombreux.*

Merci à tous, mais je n'ai besoin que de quatre hommes, les plus valeureux et les plus forts, car ils devront me protéger pendant ma tâche.

*tous les nains sauf quatre reculèrent. Dans le peuple nain, la hiérarchie changeait quotidiennement, chacun sachant quelle était sa place exacte. Pour le coup, tous les nains savaient qui étaient leurs meilleurs guerriers, et sans surprise, ils s'agissaient des chevaucheurs de dragon, l' équivalent nain des chevaliers. Ceux-ci montèrent sans façon jusqu'à Orcusnf et s'agenouillèrent devant elle, tandis qu'elle les bénissait. L'espionne fit ammener son aéronef, et déploya son ballon qu'elle gonfla.*

Nous monterons à bord de cet appareil, et nous nous jetterons au milieu de l'armée adverse. Je vous promets un beau combat. Les géants vont souffrir.

*Les clameurs d'enthousiasme submergèrent les propos de la naine, qui se laissa envahir par cette déferlante d'émotions. Puis, laissant ses compagnons se préparer, elle redescendit. Le prince nain de la forteresse faisait un peu la tête de la voir prendre la tête des opérations, mais son prestige était inférieur à celui de la naine, et il devait s'incliner. Orcusnf convoqua les capitaines nains et les exhorta de coopérer à tout prix avec les humains. Car ces derniers pourraient repousser les échelles et les tours avec leurs arcs et leurs hallebardes, tandis que les nains repousseraient les ennemis prenant pied sur le chemin de ronde. Les deux peuples étaient plus que jamais complémentaires. Au passage, elle salua balder, propulsé capitaine lui aussi, et lui remit un médaillon en argent, précisant qu'il s'agissait d'un médaillon pris à wotan et renforçant la concentration de son porteur, ce qui devrait manifestement lui être utile. Puis elle se dépécha de rejoindre le régiment des sapeurs nains, auxquels elle exposa un plan.*

- Bon, j'ai un truc que vous devriez apprécier, un moyen de repousser les géants en leur infligeant de sérieux dégâts sans vous exposer. Il faut confectionner une poudre noire.

*elle leur montra la recette de la poudre à canon*

- Puis vous en remplissez des pots de terre cuite, hermétiquement fermés, avec seulement une mèche de chanvre plantée dans la poudre. Vous allumez la mèche, vous jetez et ça explose.

*les nains comprirent immédiatement la portée pratique de l'arme*

- Pour plus d'efficacité, je préconise de rajouter un peu de poudre fumigène et de la ferraille dans le mélange. Ainsi, les géants seront à la fois éblouis par l'explosion, aveugls par la fumée, blessés par les éclats et brûlés par les flammes. Mais gaffe aux accidents, il faudra vite lancer les projectiles pour éviter que vous ne soyez tués.

*Ils se mirent immédiatement à l'ouvrage, alors que la naine repartait vers son aéronef, prise d'une soudaine inspiration et démontait rapidement quelques piles et fils électriques, pour aller les installer en haut de la barbacanes qui défend la porte principale. Là, elle dépose les piles, installe rapidement un petit générateur avec interrupteur, et branche les fils électriques, en les diposant à intervalles réguliers derrière les créneaux. Puis elle fait venir des tonneaux d'eau qu'elle fait déverser devant l'entrée principale.*

- D'une part, l'eau va créer de la boue, faisant patauger les assaillants, d'autre part, après avoir déversé de l'eau sur eux, jetez aussi les fils électriques je vous assure qu'ils vont regretter d'être venus...

*enfin elle repart vers son vaisseau, installe un système de pédales pour pallier la disparition des piles, et déclare que tout est paré. Le soleil se lève à peine, la bataille est sur le point de recommencer. Les quatre nains embarquent à bord, le moteur se met en marche, les amarres sont coupées et l'expédition s'envole, saluée par les clameurs des soldats.*
 
Balder
#265 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 22/04/2008 à 00h25  
*Comme tous les soldats, je saluai le vaisseau d'Orcusnf s'élever dans les airs. Les cris des soldats se répercutaient sur les flancs des montagnes. L'ensemble des cris ne fit plus qu'un. Et, au lieu d'aller en diminuant, l'amplitude du cri augmenta. Les soldats profitaient de ce cri pour expulser toutes leurs angoisses.
A mes côtés, le jeune adolescent qui me suivait depuis le début, et dont le nom était Hold, brandissait l'oriflamme des Vals. Il l'avait confectionné dans la nuit. Et il était unique. Les étendards des sections asgardiennes représentaient des runes différentes pour chaque section, les bannières naines représentaient toutes des flammes, différentes pour chaque compagnie.
Notre oriflamme représentait une hallebarde d'où gouttait du sang, le tout sur fond noir. Elle était sombre, comme la terreur qu'on souhaitait inspirer chez nos ennemis.

Les géants chargèrent et je quittais des yeux la machine volante. Le carnage allait recommencer de plus belle.*
 
orcusnf
#266 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 22/04/2008 à 11h20  
*avant que le vaisseau ne disparaisse aux yeux des soldats, caché par la muraille, orcusnf, prise d'une impulsion, sauta sur le bastingage et, se retenant à une corde, se pencha en arrière pour crier.*

Pour la gloire de Firun

*et tous les nains de reprendre son cri en jetant en l'air leurs haches. La naine se retourna vers ses compagnons.*

- Bon, on a quelques instants de répit. Le plan est simple, on passe au dessus du camp ennemi, on repère le chef, on lui saute dessus, on le tue, on s'enfuit, des questions ?
- euh comment on fait pour garder le vaisseau ?
- on jette l'ancre et si on meurt, et ben ils le récupéreront !
- ben pas cool pour la forteresse ça...
- on s'en fout, on sera morts.

*les nains déglutirent, ça n'allait vraiment pas être facile. L'aéronef continua sa route et s'approcha du camp adverse, survolant l'armée en marche. Déjà, les géants se demandaient ce que pouvait être ce drôle d'oiseau qui ne battait pas des ailes. Orcusnf profita de leur stupeur pour leur jeter des grenades et semer l'effroi parmi eux, pensant avoir affaire avec une nouvelle magie diabolique. Puis ils arrivèrent au dessus du camp, aux dimensions proprement incroyables, puisqu'il s'étendait juqu'à, semble-t-il, l'horizon. Des milliers de tentes, avec des écuries, des forges, des ateliers, des boutiques même, des entrepôts, toute une petite ville en tissu et en cordes s'était dressée là pendant le siège. Ce qui donna une idée à orcusnf, qui s'aperçut qu'à part quelques sentinelles et blessés, le camp était désert. Elle jeta l'ancre, ordonna à un nain de rester là et de tirer sur tout ce qui approcherait du ballon et déploya une échelle de corde. Avec les trois autres nains, elle descendit à terre.
Des sentinelles la virent et voulurent l'intercepter, mais elle leur décocha une volée de carreaux qui les transperça sans qu'ils aient le temps de se protéger. Avec ses compagnons, la naine coupa les cordes de toutes les tentes, mit le feu aux provisions, aux ballots de foin, à tout ce qu'elle trouva d'inflammable. Son manège ne passa pas longtemps inaperçu et une escouade plus solide vint à sa rencontre. Le combat fut âpre. Retranchés derrière des tonneaux et des caisses éventrés, les quatres compagnons luttèrent contre un ennemi largement supérieur en nombre. Mais les nains, de par leur petite taille, esquivaient plus facilement les grands coups brutaux des géants et ripostaient en coupant les tendons, ce qui faisait s'écrouler les géants qui, fous de douleur, se laissaient achever sans guère de problèmes. De cette manière, et à l'aide des talents d'arbalétrière de la maîtresse espionne, les nains repoussèrent l'assaut. Mais d'autres allaient arriver, aussi la naine eut elle une idée brillante. Elle s'arrangea pour faire monter les bottes de foin à bord du ballon et, les fit tomber un peu partout à travers le camp, enflammés au préalable, répandant l'incendie plus largement. Désormais, les gardes s'occupaient plus d'éteindre l'incendie que de la poursuivre. Hélas, le camp était si vaste que les nains n'en avaient guère ravagé que dix pourcent. Néanmoins, elle comptait sur l'effet démoralisateur de ce coup bas.
Regardant vers la forteresse, elle vit que le temps pressait. car le temps consacré à ravager le camp avait permis aux géants de lancer l'assaut sur la forteresse, dont les défenseurs avaient du mal à protéger la première enceinte. Celle-ci perdue, ils devraient se réfugier dans le fort, et là, ils n'auraient aucune échappatoire. La situation était désespéré si elle ne faisait rien. Mettant le cap sur la forteresse, la naine survola l'armée adverse en faisant des cercles concentriques, cherchant à repérer le mage noir qui commandait l'armée. Si elle repéra bien les capitaines, bien reconnaissables à leurs plumets écarlates, elle ne vit nulle trace du mage. Et pourtant, il n'était pas retranché dans son camp, sinon il aurait cherché à l'arrêter. Orcusnf hurla de frustration et, enragée, fit descendre le ballon pour mieux apostropher les assaillants.*


Tremblez bande de larves géantes, je suis Orcusnf la sanguinaire, de ma hache étincelante je vais vous tailler en rondelles.

*une tirade qui ne les effraya guère, car le nom d'orcusnf était inconnu dans ces contrées barbares et reculées, où peu de gens allaient de leur plein gré. Seuls les officiers frémirent, car en interrogeant les nains faits prisonniers, ils avaient remarqué que les prisonniers récitaient son nom comme si ils la priaient. Et comme pour illustrer l'indifférence qu'ils éprouvaient à son égard, les géants redoublèrent d'effort et rapidement, plusieurs tours réussirent à approcher de la muraille et des assaillants prirent pied sur le chemin de ronde. En contrebas, un bélier ébranlait les portes de la forteresse. Et le mage noir qui restait introuvable...*

Edité par orcusnf le 23/04/2008 à 13h40
 
Balder
#267 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 24/04/2008 à 11h46  
*On repoussait avec de plus en plus de mal les assaillants sur la muraille. Et les civils n'avaient pas encore pu être évacué dans la forteresse ou dans les montagnes. Il nous fallait absolument tenir la muraille un jour de plus. Une seule foutue journée. Le peu de sorcier de guerre qu'on avait ne pouvaient être partout à la fois.
Heureusement il restait les trucs bizarres mis en place par Orcusnf. Mais, bien qu'efficace, il n'y en aurait pas assez pour tenir toute la journée.
Les Vals avaient beaucoup de travails sur la muraille. Pourtant, un messager nous arriva pour nous demander de nous replier dans la forteresse.
Je ne comprenais pas pourquoi jusqu'à ce que Fir en personne me transmette ses ordres. On allait devoir faire une sorti pour détruire leur bélier. La porte pouvait résister à n'importe quoi, mais ses concepteurs n'avaient pas pris en compte la puissance magique qui travaillait pour nos ennemis. Il nous fallait absolument s'emparer de ce bélier.

Les derniers fils ecletruc furent balancer sur les géants, devant la porte. On attendit un peu, le temps que l'énergie retourne à la terre, puis on sortit. Les géants avaient laissé un espace entre leurs morts, car ils avaient peur de succomber à leur tour à cette énergie mystérieuse. Mais lorsqu'on ouvrit la porte et qu'on se précipita à l'extérieur, ils nous fondirent dessus. Tous les hommes des Vars dressèrent un mur de hallebardes semi-circulaire. Pendant ce temps, les nains, à l'abri des géants, poussèrent le bélier à l'intérieur. Les hommes se replièrent petit à petit, le demi-cercle était conservé autour de la porte, mais il se faisait de plus en plus petit au fur et à mesure que les hommes se repliaient. Les géants, voyant ce qui se passaient, lancèrent une vaste offensive contre notre mur de piques. Malgré tout, on parvint à garder notre cohésion. On savait que si notre mur se brisait, il en serait fini de nous.
La porte n'était pas très large: deux hommes de front pouvaient la défendre alors qu'un seul géant pouvait y passer. Plusieurs d'entre eux nous suivirent dans le long couloir, mais la porte se referma derrière eux, malgré toute l'énergie qu'ils mirent pour la maintenir ouverte. La magie d'Asgard était puissante. Les géants qui pénétrèrent dans le couloir ne purent se défendre contre les attaques qui venaient du plafond. Une fois le bélier mis en sécurité, on remonta sur la muraille.
La situation commençait à devenir catastrophique. Les civils commençaient à peine à être évacués dans le fort ou dans la montagne. Le peu d'oliphants qu'on avait devaient courir partout pour repousser les géants qui avaient réussi à passer la muraille.
Je jetai un coups d'oeil et constatais avec horreur que des géants avaient réussi à mettre en place un rideau défensif autour de l'une de leur tour. Je pointai mon doigt dans leur direction, et le jeune Hold, comprenant mon intention s'élança, bannière levée, vers cet ennemi. Toute la troupe le suivit.

Je regardai dans ma sacoche et constatai qu'il ne me restait plus qu'une seule grenade à poipoils. Je la balançai, juste avant l'impact, contre les géants. Se tordant de douleur, ils ne purent s'organiser contre notre offensive. Comme mes hommes, je me servais de mon glaive pour achever les malheureux qui se tordaient sur le sol. Ce fut plus une boucherie qu'une bataille. On prit place dans leur tour d'assaut, et les nains, avec leurs haches, entreprirent d'en briser le bois. Pendant ce temps, nos deux mages préparaient un sort à leur façon.
C'est alors que ça arriva. Je n'étais pas dans la tour à ce moment là, et je vis avec horreur une boule de feu, énorme, émerger de la foule des géants et se diriger vers nous.*

Sortez de là !
*Plusieurs nains, ainsi que nos deux mages eurent le temps d'obéir à cet ordre. Pour les autres, ils furent cramer en même temps que la tour. Certains soldats, restés sur la muraille, reçurent quelques brûlures, mais rien d'inquiétant.*
Restons pas là, je crois qu'il y en a un, en bas, qui ne nous aime pas.

Edité par Balder le 10/06/2008 à 22h10
 
orcusnf
#268 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 24/04/2008 à 17h51  
*juchée dans son ballon, orcusnf regardait intensement l'immense mer bleutée composée des armures étincelantes des géants. Elle ne comprenait pas son organisation jusqu'à ce qu'elle y repère un motif récurrent. Dans chaque régiment, un homme agitait des drapeaux dans différentes positions, jouant le rôle d'un sémaphore. Même si elle n'en connaissait pas le code, orcusnf put remonter jusqu'à sa source, il suffisait d'en voir un transmettre un message et de voir qui le reprenait à la suite pour partir dans le sens inverse et répérer le chef. cette tâche lui prit plusieurs minutes, car les ordres n'étaient pas si fréquents que ça. Au moment où elle comprit la source des ordres, elle fut frappée par sa stupidité. C'était là où se concentraient les géants appartenant à la garde d'élite, soit ceux qui mesuraient presque trois nains de haut ( environ 3,5m). Et autour d'eux, un cercle complet de sémaphores juchés sur des chars retournés. Mais l'armée était si grande que la naine ne les avait pas repérés avant. En outre, quelques archers ennemis avaient entrepris de les éloigner, comme devinant leurs mauvaises intentions, et l'un des nains avait été touché grièvement. Il était mort dans ses bras, le sourire aux lèvres.
Aussitôt, l'espionne baissa le régime du moteur, de sorte que le ballon perde de l'air et que l'aéronef descende. L'inconvénient était qu'ils étaient plus exposés aux tirs ennemis, aussi orcusnf déploya-t-elle des boucliers autour de leur nacelle, elle-même déjà renforcée. Elle avait évidemment envisagée de prévenir les défenseurs de la position du mage, mais ceux-ci ne pourraient rien tenter. Il y avait au moins cinq cent mètre entre les portes et le chef des géants, autant dire cinquante rangées de géants sur des largeurs de plusieurs centaines d'hommes. La naine préféra ne pas faire le calcul de peur de se mettre à trembler. Et comme elle était venu pour tuer le mage, elle fit ce qu'elle devait faire. Arrivée à proximité du mage, elle vit une boule de feu partir de son emplacement approximatif, et se diriger vers elle. Désespérée, orcusnf fit ce qu'elle ne devait faire qu'en dernier recours. Elle détacha la nacelle du ballon. Le ballon s'envola aussitôt tandis que la nacelle allait s'écraser au sol, sa chute amortie par le tapis de géants gentiment disposé en dessous, mais ça faisait quand même une dégringolade de vingt mètres, et un autre nain, qui avait jailli hors de la nacelle, s'était écrasé sur une pique abandonnée. Encore étourdie par le choc, orcusnf se retourna vers la montagne et vit avec satisfaction que la boule de feu qui lui était destinée avait éclaboussée de flammes une tour ennemie en train de déverser ses hommes sur les remparts.
Mais elle dut se reprendre aussitôt car déjà, les géants survivants se ruaient sur elle et ses deux compagnons. Ils croisèrent brièvement leurs haches pour se souhaiter bonne chance et chargèrent.*


Pour Firunnnnnnnnn

*Le choc fut terrible, mais les trois compagnons étaient des guerriers expérimentés et de première force, orcusnf la meilleure guerrière de durunne, les deux autres de leur royaume. Aussi firent ils cinq mort en un coup de hache chacun. Leurs adversaires les regardèrent avec incrédulité, se demandant comment des nains pouvaient faire autant de morts avec une telle économie de moyens. Orcusnf ne leur laissa pas le temps de comprendre et leur balança ses dernières grenades, clairsemant les rangs adverses et élargissant le cercle autour d'eux. Même si tous les géants n'étaient pas morts, plusieurs dizaines d'entre eux toussaient, irrités par les fumigènes, ou se tenaient une partie du corps, blessés par un éclat. Usant de cette accalmie, les nains repartirent à l'assaut, choisissant cette fois de briser leur encerclement en évitant les coups adverses, passant parfois entre leurs jambes et en ne donnant un coup de hache que si nécessaire. De la sorte, ils parvinrent à s'en sortir, presque par miracle. Mais leurs adversaires les talonnaient et il y avait encore tout un régiment d'élite à affronter pour parvenir au mage qui, à n'en pas douter, ne les attendrait pas sans rien faire...*
 
Balder
#269 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 25/04/2008 à 00h12  
Feu!
*Une volée de flèche s'abattit sur l'ennemi depuis le haut de la forteresse. Les onagres envoyèrent leurs derniers projectiles, répandant la mort dans les rangs adverses. Cette initiative ralentit pendant un court instant la progression de l'ennemi. Ce bref répit permit aux hommes de faire le nettoyage sur la muraille sans avoir à repousser les géants qui atteignaient le sommet des échelles. On put souffler un peu et se repositionner.
Les cadavres des géants furent hissés sur les créneaux. On n'avait plus de pierres à leur jeter dessus, on faisait avec ce qui nous tombait sous la main, à savoir, les cadavres.*

Kerst, va voir ou en est l'évacuation.
*Le dénommait Kerst s'éloigna à grandes enjambés, trop heureux de s'éloigner du massacre.
Déjà les géants revenaient. Je constatais avec bonheur qu'ils attaquaient avec beaucoup moins d'enthousiasme que précédemment.*

Venez mes salauds. Venez.
*Je sentais la fatigue dans chacun de mes mouvements, mais, au-delà, je percevais ma force berserk. Je la retenais depuis trop longtemps et je ne voulais pas que le barrage cède.
On basarda les corps par-dessus et c'est avec satisfaction que j'entendis des bruits de chutes et des cris.
Au premier géant qui passa la tête par-dessus le mur, je lui envoyai un coup magistral, puisant dans la force tapie au fond de moi. Son casque, en acier, s'enfonça sous le choc avant d'exploser en même temps que le crâne du géant. Des bouts de cervelles volèrent dans tous les sens.
Je n'ai pas l'habitude de décrire de telle scène, mais lorsque je suis dans cet état, je tire plaisir du bruit de l'explosion d'une boîte crânienne. Pas très gai.
Kerst revint une demi-heure après que je l'eut envoyé à la pêche aux renseignements. L'évacuation des civils se déroulait plus rapidement que prévu. Au maximum, il nous faudrait tenir trois heures avant d'entamer une retraite. Trois heures. Je faisais un rapide calcul mental. Dans quatre heures, la nuit devrait reprendre ses droits. Quatre heures déjà.
La journée passait vite. J'entendis alors un drôle de bruit. Je tournai la tête dans toutes les directions pour trouver d'où venait ce gazouillis lorsque je m'aperçut que mon ventre en était l'émetteur. Chaque soldat avait une poche à sa ceinture ou il y avait un morceau de frygi. Je l'avalais quasiment sans le mâcher, prenais une gorgée d'eau à ma gourde et retournais dans la mêlé.
C'était assez répétitif comme travail. Tuer, tuer, tuer, regarder un ami mourir, tuer, tuer...
Je me maintenais toujours dans un état semi-berserk. Au lieu de laisser libre cour à ma fureur destructrice, je la faisais s?écouler. Comme si j'avais mis un barrage sur un torrent et que seul un mince filet d'eau en ressortait.
Je ne sais combien de fois je n'ai du mon salut à l'armure asgardienne. Pourtant, je fus touché une fois de trop. Le géant qui nous faisait face maniait une sacrée masse d'arme. On le chargea à quatre, hallebardes levées. Il y avait quatre armes qui lui plongeai dessus, et il a fallu que ce soit la mienne qu'il bloque avec sa main non armée. Réflexe idiot, je m'agrippais coûte que coûte à cette arme. Pendant ce temps de l'autre main, il envoya un large coup circulaire. Je me pris la masse d'arme dans le ventre, ce qui me fit faire un vol plané de plusieurs mètres. Heureusement, je ne tombai pas de la muraille, la chute m'aurait été fatale. L'un de mes compagnons s'agenouilla prêt de moi pendant que les autres soldats repoussaient les géants.
J'avais du mal à respirer. Le coup qu'il m'avait porté en plein ventre m'avait coupé le souffle. J'avais eu beaucoup de chance: plus haut et il m'enfonçait les côtes dans les poumons, entraînant une mort particulièrement désagréable.
Après quelques minutes, je me relevai, prêt à repartir. Quatre heures que j'avais dit. Beaucoup trop à mon goût.*



Edité par Balder le 25/04/2008 à 00h18

Edité par Balder le 25/04/2008 à 23h30
 
orcusnf
#270 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 25/04/2008 à 13h35  
*Alors que haches levées, nous foncions sur les gardes, je fus arrêtée en plein élan par un fil imaginaire tendu dans mon esprit. Le mage noir me parlait par télépathie, il évoqua tous les supplices qu'il me réserverait ce soir, lorsqu'après m'avoir capturé, il me ferait cracher tout ce que je savais sur la forteresse. Car je compris avec horreur qu'il savait qui j'étais et qu'il était donc conscient que je représentais le poids capable de faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Je compris alors que face à lui, la force brute ne suffirait pas. J'infléchis ma course en direction des messagers. Mes compagnons comprirent mon intention et firent de même. Les messagers, seulement équipés de perche de sémaphore, ne purent se défendre contre nous, qui étions assez petits pour éviter leurs massies poutres. Lorsqu'ils eurent rendus leur dernier soupir, l'armée se retrouva privée de chef, puisque celui ci ne pouvait plus transmettre ses ordres.
Pourtant je n'avais rien arrangé, car la rage du combat aidant, les géants n'écoutaient déjà presque plus les ordres et n'avaient plus en tête que massacres et meurtres. Ils s'entassaient au pied des portes, sur les échelles, hurlant leur envie de sang, agitant leurs armes et mimant les tortures qu'ils infligeraient aux civils. Il fallait les arrêter, le mage noir n'était pas urgent.
Mais au moment où je commençais à courir vers les portes de la forteresse, j'entendis un grondement sourd et du sol devant moi surgit un mur de trois mètres de haut, qui m'entourait de tout part, formant une arène circulaire où moi et mes deux compagnons étions enfermés. Le mage comptait bien en finir avec nous, car retranché derrière ses hommes, eux aussi enfermés dans l'arène qu'il venait de créer il leur ordonna de nous attaquer. Au dessus du mur, je vis la tête de géants curieux d'assister à la mise à mort de trois nains. Ils n'allaient pas être déçus...
Nous nous mîmes dos à dos au milieu de l'arène, chacun couvrant un tiers de l'espace, tenant en respect les géants en donnant des coup de haches devant nous. Ceux ci nous encerclèrent, profitant de leur supériorité numérique pour nous couper toute fuite. C'était ce que nous attendions, car ainsi disposés, ils s'exposaient plus facilement à nos coups tout en se gênant mutuellement. A mon signal, nous firent tous les trois une roulade dans leur pieds. Nous relevant, nous donnèrent un coup de hache de haut en bas, coupant chacun en deux un géant, avant de briser le cercle. Mais il restait les murs de l'arène, et nous ne pouvions espérer les franchir avec une troupe dans notre dos. Malgré tout, il fallait combattre.
C'est à ce moment là que je vis le mage noir...c'était un gnome d'à peine cinquante centimètre de haut perché sur l'épaule d'un géant, et lui parlant avec les mains. Je compris alors qu'il était muet, ce qui expliquait certains aspects de sa magie. Mais j'avais d'autres problèmes en tête.*
 
Nagar
#271 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 26/04/2008 à 00h06  
*Cette seconde journée s'était plutôt mal dérouler.
Alors qu'elles quittaient enfin les montagnes, à la mi-journée, elles avaient été repérées par une patrouille de géants. Heureusement, elle était assez loin et les demoiselles avaient pu se cacher.
Désormais, elles progressaient beaucoup plus prudemment. Si proche du fort et de la guerre, le nombre de patrouilles était assez important. Heureusement pour elles, la plaine était parsemée de buissons et de bosquets.
Parfois, le vent emmenait des échos de la bataille, chose tout à fait insupportable pour le mental de Nagar.*

Friga, on devrait essayer de se trouver un moyen de locomotion plus rapide que nos jambes.
*Elle ne le formula pas explicitement, mais l'elfe comprit que Nagar s'inquiétait pour les défenseurs du fort.
Aussi, elles dévièrent un peu leur trajectoire pour se rapprocher d'un hameau. Même si les géants n'avaient pas de cavaliers, ils utilisaient les chevaux comme des bêtes de sommes et ils aimaient parier sur des courses de chevaux sans jockeys. Il n'était donc pas rare de voir un cheval de course, mascotte du village, déambuler en toute liberté dans les ruelles.
C'était Friga qui l'avait appris alors qu'elle travaillait à l'élevage des oliphants lorsqu'elles étaient au fort.
Avec un cheval, elles pourraient aller beaucoup plus vite, même s'il devait porter deux personnes. A vrai dire, Nagar, avec ses 35kg, n'était pas bien lourde. Elle avait atteint sa taille adulte, mais n'en était pas encore une, après tout, elle n'avait pas encore d'ailes.*
 
Balder
#272 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 28/04/2008 à 11h34  
*Par les Primordiaux. Au milieu de la marée de géants, je venais de voir surgir un mur. Je ne savais pas très bien à quoi il pouvait bien servir, mais je me doutai que le petit commando d'Orcusnf n'y était pas pour rien.
Il semblait ne plus y avoir d'organisation du tout dans les rangs ennemis. L'armée bien rangée qui attendait au pied du mur s'était transformée en une troupe désordonnée. Ils essayaient d'enfoncer les portes du château. Sans bélier, ils n'y arriveraient pas. Il y avait également la pagaille aux pieds des échelles. Ce n'était pas plus mal, parce qu'ainsi, les géants se gênaient et une fois arrivés en haut des murs, avaient encore moins d'organisation qu'en bas.
Nos soldats avaient vite compris que sans ordres, les géants étaient beaucoup moins efficaces et tous les gradés, qu'ils soient officiers ou sous-officiers, étaient devenus les cibles privilégiées des défenseurs.
On avait bel et bien repris l'avantage sur la muraille.*

On n'a plus rien à faire ici, on retourne à la forteresse.

*Une fois dans la place forte, j'allai trouver Fir.*
Général!
*Il se retourna.*
C'est le moment idéal pour tenter une sortie. Les géants sont massés aux pieds des portes et leur marge de manoeuvre en est donc très réduite. Laissez-moi la mener. On est en mesure de leur faire subir pas mal de perte et, si on ne s'éloigne pas trop du fort, on ne devrait pas subir de trop grosses pertes.
*Il acquiesça, puis il repartit, presque en courant. Le pauvre, il devait être surchargé.

On attendait, dans le couloir, en rang par deux, hallebardes levées, que la porte s'ouvre. Il y eut d'abord le sifflement d'une centaine de flèches, suivi par presque autant de cris de douleur. Puis la porte s'ouvrit et on s'élançait.
C'était presque trop facile. Les géants étaient tellement collés les uns aux autres qu'ils pouvaient à peine bouger. Certains tentèrent de reculer, mais les soldats qui étaient derrière voulaient avancer. On fit un massacre. Notre étendard se balançait et était bien visible au-dessus des têtes des géants. Je du rappeler certains de mes hommes: galvaniser par leur succès, ils s'enfonçaient trop profondémment dans les rangs ennemis, au risque de se retrouver isoler et donc tuer.
Dans les rangs ennemis, le désordre gagnait en intensité. Leur première ligne voulait reculer et ceux de derrière, comme ils ne voyaient pas quelle était la menace, durent penser que c'était vraiment terrifiant. De plus en plus de géants commencèrent à tourner le dos à la muraille. Dans la panique, plusieurs échelles basculèrent, envoyant de nombreux géants dans leur dernière chute.
Je ne pouvais pas savoir ce qui se passait tout le long de la muraille, mais j'espérai que la panique des géants allait s'étendre.
Je ne pus m'empêcher de sourire. Aujourd'hui, on avait gagné la bataille psychologique. Ce jour aurait du être le dernier d'Asgard et cette victoire n'en était que plus belle. Il se pouvait qu'ils tentent une nouvelle offensive aujourd'hui, mais ils n'avaient plus la foi alors que nous, on venait de la retrouver.*


Edité par Balder le 28/04/2008 à 11h34
 
orcusnf
#273 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 29/04/2008 à 21h02  
*un muet était un type de mage bien particulier, qui ne pouvait lancer ses sorts qu'en dessinant des runes. Mais ils avaient aussi la particularité d'être de fabuleux hypnotiseurs, car leur charisme était concentré dans leur regard. Ce qui pouvait expliquer la facilité avec laquelle les géants en avaient fait leur chef et lui avaient obéi. Je n'avais qu'un moyen de le vaincre, retourner son hypnose contre lui.*

Couvrez moi

*Les deux compagnons de la naine se mirent en travers du chemin des garde et les affrontèrent, tandis que leur chef se précipitait ves le mage, multipliant les roulades et les sauts sur le côté pour éviter les multiples sorts que lui lança le mage. A un moment, il invoqua deux squelettes de sable, mais se rendit compte que ça ne servait à rien quand la naine leur balança deux coups massifs de hache dans les gencives, les renvoyant à la poussière. Il tenta alors de créer des pièges sous les pieds de la naine, de créer de nouveaux murs, de se protéger avec des haies de rosiers, mais rien n'y fit. Inlassable, la naine avançait et taillait dans le tas, sa longue expérience du combat acrobatique la servant au mieux dans ces circonstances extraordinaires. Finalement, se hissant sur une niche creusée dans le mur, le gnome ordonna à son garde du corps d'affronter la naine.
Et le combat fut à la hauteur des espérances de la naine, car le garde était un véritable maître à l'épée, un guerrier accompli tel qu'on n'en rencontre que peu dans sa vie. Pour tout dire, il était aussi bon à l'épée que orcusnf à la hache, ce qui n'était pas peu dire. Lui avait l'avantage de la portée, mais la naine compensait par sa garde haute impénétrables et ses ripostes surpuissantes, qui ébréchaient peu à peu la lame adverse. Les craquements se faisaient de plus en plus fort, la sueur coulait dans les yeux des deux adversaires qui ne pouvait se permettre le luxe de s'essuyer, une distraction probablement immédiatement sanctionné par un mauvais coup. Le combat s'éternisait, juste ponctué parfois par une éraflure bénigne qui arrachait un grognement au blessé, mais rien d'autre. Le duel était dans l'impasse, aussi, après avoir tourné en rond durant de longues minutes, tous deux cherchant une faille dans l'adversaire, ils s'élancèrent l'un contre l'autre en même temps, car ayant perçu un tressaillement chez l'autre au même instant, avaient préféré attaquer...
La naine porta on coup en premier, donnant un coup circulaire de hache au niveau des genoux, , manoeuvre que le géant esquiva en sautant, supériorité de hauteur qu'il mit à profit en armant un coup de haut en bas qui, conjugué à sa force et son allonge, devait fendre la tête de la naine. Mais cette dernière para le coup de son bras gauche. Le géant, qui ignorait la nature particulière du bras, sourit lorsque l'épée s'encastra dans le bras. Il sourit moins lorsqu'il échoua à l'en dégager et que la naine déchira sa manche pour lui montrer le métal qui remplaçait les chairs. Il eut un rictus d'effroi et lacha le manche de son épée, reconnaissant sa défaite. Il ne se défendit pas quand la naine l'éventra. Il tomba sans un cri, vaincu plus moralement que physiquement.*


A ton tour sale gnome...

*après avoir essuyé le fer de sa hache et remis tant bien que mal en place son bras, la naine fondit telle une des erynnies de Maar sur le mage qui, recroquevillé sur sa corniche, en était presque arrivé à pleurnicher de peur.*

" Je t'en conjure divine guerrière, épargne ma pauvre vie et rejoins moi. Avec toi à mes côtés, nous pourrions conquérir tous les deux le monde "

*Le pauvre essayait de la rallier à sa cause par télépathie, mais elle n'avait pas besoin de lui pour conquérir le monde. Car une fois reine des nains, ce dont elle ne doutait pas de devenir un jour, elle pourrait satisfaire cette ambition seule. Aussi, voyant qu'il ne la flêchrait pas, il changea de méthode et tenta de l'hypnotiser, mais orcusnf avait prévu ce coup là. Quand elle le vit amorcer son sort, elle ramena sa hache devant elle et d'une seule main, rendue experte en ce domaine par des années d'expérience, la fit tournoyer de plus en plus vite. Le gnome, déconcentré par le tournoiement du fer de la hache, abandonna son sort et, fixant l'étincelant rubis qui faisait office de clou pour unir les deux fers de hache, perdit toute notion du monde extérieur, hypnotisé à son tour.*

- T'es fini mon coco.

*la naine sourit de son succès et, improvisant totalement, décida de ne pas le tuer. Car étant un gnome nain ( ça existe) ne faisant guère plus de trente centimètres, elle décida de le ligoter, s'aidant d'une corde tissée avec un fil métallique connu pour ses propriétés antimagiques. Puis, finissant le boulot avec un de ses fameux médaillons, la naine charga le gnome sur son dos. Entendant un cri de douleur, elle se retourna et aperçut l'un de ses compagnons trébucher, une épée dépassant de son poitrail. L'autre, affolé, recula précipitemment vers la position de la naine, sans cesser de surveiller les gardes survivants.
Ils n'étaient plus que trois, et plus très sûrs d'eux malgré la mort d'un des nains, car à eux deux, les compagnons de la naine avaient exterminé les trois quart de leur unité d'élite. Quand ils virent leur chef aux mains de la naine, ils préférèrent détaler, sachant par avance que s'ils attaquaient, leur chef se ferait tuer. *


- Ca va ?
- Oui madame, quelques blessures, mais pas à me plaindre par rapport à diarik.
- sûr.

*orcusnf retint un sourire et passa à son frère d'arme une fiole de bière naine qu'il vida d'un trait. Requinqué, il reprit des couleurs et hocha de la tête pour assurer la naine de son soutien indéfectible. Ils escaladèrent le mur, le gnome en travers du dos de l'espionne, et observèrent l'évolution de la bataille. En bref, c'était la merde totale,les géants avaient pris pied à plusieurs endroits de la muraille juste au mauvais moment, alors que la nuit tombait, et les humains paraissaient débordés.*



Edité par orcusnf le 29/04/2008 à 23h53
 
Balder
#274 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 30/04/2008 à 14h23  
*Après les avoir repoussés, on était retourné dans la forteresse pour prendre un peu de repos.
L'évacuation venait juste de se terminer et nos troupes sur la muraille commençaient à se replier, soit vers le fort, soit vers les grottes, lorsque les géants lancèrent une nouvelle offensive. Les soldats n'étaient pas préparés à les recevoir et ils furent vite débordés.
Plusieurs groupes de défenseurs résistaient sur la muraille pour permettre aux autres soldats de se replier. La situation pouvait paraître catastrophique, mais la majeure parti de nos hommes avait été mise à l'abri. Il fallait maintenant venir en aide aux poches de résistance. Se tailler un chemin sur la muraille n'était pas une mince affaire, mais notre étendard était encore dans bien des mémoires géantes. Si certains se dressèrent en travers de notre route, ce fut toujours avec le doute dans les yeux. Et, au fur et à mesure que l'on venait en aide à nos soldats, notre groupe augmentait ses membres.

Alors que plus d'un millier de soldats s'étaient joins à nous dans notre retraite, nous nous retrouvâmes isolés.
Des géants devant, des géants derrière. Ils avaient fini par s'organiser et on était désormais coincé sur la muraille. Heureusement, notre salut était tout prêt. Il y avait plusieurs tourelles tout au long de la muraille. Et dans chaque tourelle, il y avait un escalier qui permettait d'accéder aux terres asgardienne. L'une de ces tours était à quinze mètres devant moi.
On fonça tête baissée. Il nous fallait absolument en chasser les géants. C'était là notre meilleure échappatoire.
Hallebardes levées, on chargea en rang par quatre (en gros, toute la largeur du chemin de ronde). Les géants eurent beau se défendre, ils ne purent résister à notre marée. Pendant ce temps, une trentaine de nos soldats empêchait les géants de nous prendre à revers.
Les nains, beaucoup plus mobiles car ils ne devaient pas s'encombrer de hallebardes, escaladèrent le mur de 2.50m de la tourelle. Pendant ce temps, les hommes restés en bas enfoncèrent la porte. Sa largeur ne permettait le passage que de deux hommes. Je voulus attendre que les nains aient fini le ménage à l'étage supérieur avant d'entrer dans la tourelle, mais notre arrière garde commençait à montrer des signes de faiblesse.*

On y va.
*Les deux premiers hommes à rentrer furent quasiment tués sur le coup, mais les cinq géants qui occupaient le petit espace ne pouvaient rien faire face à notre multitude. L'autre porte, en face de celle par laquelle nous étions entrés, était grande ouverte et d'autres géants s'en rapprochaient dangereusement. Elle fut rapidement fermée et bloquée avec tout ce qui était possible.
Des nains descendirent de l'escalier en colimaçon. Celui-ci continuait vers le bas. Il était assez grand pour permettre le passage d'un homme, si celui-ci se tassait un peu. S'il y avait des géants là dedans, ils ne pourraient même pas se retourner.
Je m'y engageai, entraînant derrière moi les soldats du frêne et de la flamme. Au fur et à mesure que je descendais, les bruits que provoquait la bataille de la tourelle se transformèrent en échos pour finalement disparaître.

Retour à l'air libre après dix minutes passées dans cet escalier. Je ne perdit pas de temps à attendre que les derniers soldats arrivent au bas des marches. On était tout prêt de la citée et il nous fallait l'atteindre avant que les géants s'en emparent.
Vous avez déjà essayé de courir dans la nuit en portant une armure, certes rendu légère par l'action de la magie, mais tout de même encombrante? C'est assez compliqué, surtout lorsque ce n'est pas sur la route. L'herbe était glissante et la vision d'un millier de soldats en armure, courant comme ils pouvaient, se gamélant la plupart du temps, aurait pu être comique s'il n'y avait pas eu les troupes géantes pour les talonner. Ils avaient l'avantage des jambes, mais leurs armures étaient bien plus lourdes que les notre.
On arriva dans la citée avant nos poursuivants, mais il y avait déjà des géants. Ils venaient de la muraille droite alors qu'on venait de celle de gauche (par rapport au fort). Ils n'étaient pas encore nombreux, mais assez cependant pour représenter une menace.
On était pris entre le marteau et l'enclume. Heureusement, tous les soldats savaient ce qu'il convenait de faire dans un cas comme celui-ci, ils avaient pu faire de nombreux exercices au cours des longues années de siège. Ils s'engouffrèrent dans les immeubles les plus proches.
Les toits en terrasse de ces immeubles culminaient à une vingtaine de mètres et il était facile de passer d'un toit à l'autre. De plus, il y avait sur chaque toit, une bonne quantité de pierres qu'il suffisait de pousser, sans trop d'énergie (lorsqu'on avait enlevé un système de sécurité), pour les faire basculer sur les mécréants qui marchaient plus bas. Il y avait également des arcs et de nombreuses flèches.
Les géants ne pourraient pas nous suivre sur les terrasses tant qu'ils n'auraient pas récupéré leurs échelles. En effet, pour y accéder, il fallait passer par une trappe située dans le plafond du dernier étage, et ce, grâce à une échelle qui avait été au préalable retiré. Et, bien entendu, pour accéder à ce dernier étage, il fallait passer par des couloirs et des escaliers qui les forçait à rentrer le ventre (chose tout à fait inutile lorsqu'on porte une armure). Il ne nous fallut pas bien longtemps pour retirer toutes les échelles des deux cents immeubles de la citée. Les quelques géants qui étaient parvenu sur les terrasses avant qu'on ait retiré les échelles furent mis à mort.
Les géants n'étaient pas idiots. Ils savaient que dans la nuit, dans les ruelles avec des torches pour s'éclairer, ils ne feraient pas long feu. Ils s'engouffrèrent donc dans les immeubles ou bien, pour la majeure partie d'entre eux, ils quittèrent la citée. Maintenant que la muraille était tombée, leur cible unique s'était divisé en trois: La citée, qui ne devrait pas tenir bien longtemps (deux jours ce serait déjà pas mal), les grottes des nains, ils parviendraient facilement à prendre l'entrée et la salle du trône, mais les nains connaissaient bien leurs galeries et ils sauraient les défendre longtemps, et le fort de Muspelheim qui, lui, tiendrait aussi longtemps qu'il y aurait de la nourriture en réserve.
Dès demain, il faudrait penser à une solution de replie pour ne pas être pris au dépourvu. Avec mille hommes, la citée pourrait être facilement défendu, mais pour quelques jours seulement. Les projectiles n'étaient pas en quantité illimité mais par dessus tout, la nourriture et l'eau ferait cruellement défaut au cours des jours à venir. Il me restait seulement trois tablettes de frygi et ma gourde était à moitié pleine. Ce qui était préoccupant par dessus tout resté les blessés. Les deux tiers des hommes étaient blessés et une centaine assez grièvement. Je savais très bien que le lendemain, plusieurs d'entre eux seraient mort mais tan pis. Je n'étais pas prêt à sacrifier des hommes valides pour tenter de mettre les blessés en lieu sur. Au temple de Fir, on m'avait appris une maxime que je n'étais pas prêt d'oublier: "oublies les morts, ils sont morts, concentre-toi plutôt sur le meilleur moyen pour sauver les vivants". Bon, en l’occurrence, on avait déjà abandonné nos morts, mais comme nos blessés ne passeraient pas la nuit, autant les considérer comme mort, non?*
 
Vidar
#275 Vidar (Disciple | niveau 11) le 02/05/2008 à 23h23  
*Vidar avait observé, depuis le donjon du fort, la retraite des derniers défenseurs vers la citée. Désormais, le temps des Aesirs et des nains de Muspelheim était compté. Dans un an, ils auraient épuisé leurs réserves de nourriture. Dans les grottes, le délai était encore plus court. Le problème de l'eau n'était pas un problème puisque le fort était situé au-dessus d'une nappe phréatique qui était toujours pleine.
Il avait mis les couronnes en lieu sur, mais il se demandait s'il pourrait un jour les remettre à leurs légitimes propriétaires. Ses pensées se portèrent ensuite sur Nagar et Friga. S'il le faut, elles étaient mortes. Leurs espoirs ne reposaient que sur l'arrivé d'une armée alliée pour rétablir un équilibre militaire. Sans cela, les géants ne se rendraient jamais. Même si Orcusnf parvenait à tuer le mage, les géants n'abandonneraient pas des années de douleurs, à moins qu'ils soient obligés de réfléchir à la paix. Et cela, seule une armée assez importante pourrait le leur faire comprendre. Après, seulement, on pourrait entamer les négociations.
Vidar avait passé toute la journée à chercher dans les archives publiques du fort et dans les documents personnels de l'ancien roi que celui-ci avait rangé dans son bureau, dans le fort. Wotan avait toujours été un maître en politique, il s'était toujours débrouillé pour entretenir les relations entre les trois peuples. Mais après s'être libéré de Nécro, il avait constaté que la guerre avait déjà fait son oeuvre et les géants survivants s'étaient enfuis.
Vidar avait retrouvé un vieux journal de Wotan où celui-ci faisait le récit de son voyage à la recherche des géants.
Il se remémorait encore ce fameux passage qui l'avait marqué, plus tôt dans la journée:
"Quarante cinquième jours après mon départ d'Asgard.
J'ai enfin retrouvé les géants. C'est incroyable à quel point ils sont peu nombreux. Les miens ont bien failli commettre un génocide. Mais qu'importe, ce que je suis venu cherché est forcement là."
A ce moment là, Vidar s'était demandé de quoi il pouvait bien parler. En son fort intérieur, il s'en doutait, mais il ne pouvait se résoudre à se l'avouer.
"Quarante septième jour après mon départ d'Asgard.
Je rentre chez moi, en Asgard. La couronne des géants est en ma possession. Je vais enfin pouvoir la cacher avec les deux autres." (s'ensuivait une explication de la manière dont il s'y était pris pour s'emparer de la coiffe)
Vidar n'avait pas compris pour quelle raison Wotan avait voulu dissimuler les couronnes. Jusqu'au moment où il avait trouvé un autre journal. Celui-ci datait de l'époque où Wotan venait juste de tuer Nécro et de récupérer son royaume. Le monarque avait été particulièrement choqué par les actes de son peuple et il avait décidé de leur donner une bonne leçon. En retirant les trois couronnes de la tête des trois monarques, il savait qu'il plongerait ces peuples dans la guerre. Il voulait les ressortir au bon moment pour faire comprendre aux survivants les erreurs de leurs ancêtres et rétablir une nouvelle paix. Vidar n'en était pas revenu, Wotan avait contrôlé cette longue guerre, il avait prévu la défaite, il avait prévu le retranchement dans le fort de Muspelheim. Tout en prêchant la paix, il avait alimenté la guerre. Mais son plan ne s'était pas déroulé comme prévu. Dans son plan, il aurait du survivre; dans son plan, lorsque la muraille serait tombée, il aurait libéré tout son pouvoir sur l'armée géante pour la détruire; dans son plan, il aurait remis la couronne de roche aux nains, celle de métal aurait été rendue aux géants et il aurait porté celle de bois. Dans son plan, l'harmonie aurait du être rétablie entre les trois peuples. Ce plan ne plaisait pas à Vidar. De plus, il devinait, à travers les lignes, ce que Wotan n'avait pu écrire: le fait qu'une fois l'armée géante détruite, celle des hommes aurait du être la plus puissante des trois.
Les premiers journaux de Wotan, après son retour du néant dans lequel l'avait plongé Nécro, étaient d'une rare violence. Wotan semblait ne pas être le même que celui que Vidar avait connu. Ce Wotan là, était sombre, violent, agressif. Son combat avec le mage noir et son isolement de plusieurs siècles l'avaient profondément changé.
Au cours des siècles suivant, il avait su dissimuler sa noirceur. Mais c'est de là qu'était né les mjolns. Vidar n'avait pu trouver de quoi il s'agissait exactement, mais il avait décidé qu'il chercherait dans les jours à venir.
Pour l'heure il avait d'autres soucis en tête. Il avait fallu s'occuper de l'évacuation des civils et le rapatriement des soldats. Très peu d'entre eux avaient pu se réfugier dans le fort, la grande majorité étant allée dans les grottes.
Le fort, qui devait accueillir quatre milles hommes en comptait moins de la moitié. Il tiendrait, cela ne faisait aucun doute pour Vidar, mais avec si peu de soldats, il serait plus compliqué de le défendre.
Des généraux discutaient au meilleur moyen de faire entrer les hommes que Balder avait conduit dans la ville. Vidar avait été convié à cette réunion mais il avait poliment décliné cette offre. Il ne voulait pas assister à des disputes qui pouvaient durer des heures. En revanche, il avait besoin de prendre l'air.
Il aimait sentir à nouveau le vent sur ses joues. Profiter pleinement de la nature. C'est donc d'en haut de la tour qu'il était, à observer le déploiement des troupes géantes sur les champs asgardiens. La nuit les avait empêchés d'établir un campement complet et le gros de leurs troupes étaient resté à l'extérieur de la muraille.
De temps en temps, des bruits de luttes provenaient de la citée, témoignant des nombreux combats nocturnes. Vidar se remémora un serment guerrier qu'il avait entendu alors qu'il voyageait dans des contrées occupées par un peuple particulièrement guerrier: les Ménélésiens:*

"Quels que soient l'ennemi, le nombre, les hasards
De ton sort aujourd'hui que le glaive décide.
Arme-toi ; de la vie abjure un lâche amour
Et que les noirs sentiers de la parque homicide
Soient aussi beaux pour toi que les rayons du jour."
 
orcusnf
#276 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 03/05/2008 à 23h47  
*Le bras gauche pendant, brisé et inutile, le long de son corps, le gnome entravé dans son dos et sa hache trop lourde pour être aisément maniée d'une seule main, la naine se savait dans une mauvaise posture. D'autant que son compagnon n'était guère en meilleure état et qu'ils se trouvaient pris au piège au beau milieu d'une immense armée hostile, leur aéronef ayant été detruit. Orcusnf songea un instant à se servir du mage noir, mais elle comprit que son garde du corps était aussi son représentant. Jamais un géant normal n'aurait accepté de suivre un gnome, aussi fort soit-il, muet qui plus est. la majorité des guerriers ignorait donc qui était leur véritable chef, ce qui relativisait sa valeur d'échange.*

- Madame, nous n'avons que deux choix, la mort ou l'audace.
- Bien parlé mon ami, l'audace, il n'y a que ça de vrai, Wotan est bien placé pour le savoir...
- On aurait bien aimé aussi qu'il soit là pour en discuter avec nous...
- Pff, un détail, on n'a pas vraiment besoin d'une tapette avec des parchemins magiques, allez, suis moi.

*Et les deux nains foncèrent, coupant à travers les régiments de géants. Ils sautèrent au dessus des fossés, enjambèrent les cadavres, évitèrent les mages et roulèrent sous les jambes de leurs adversaires, qui ne purent jamais les aligner dans leur ligne de mire tant les deux nains étaient mobiles. Mais ils se fatiguaient vite, leurs lourd équipement ne les aidant pas non plus. D'autant qu'ils durent parfois batailler pour avancer. Mais l'armée ennemie semblait infinie, et la distance jusqu'à la forteresse toujours aussi grande. Ils finirent par se laisser tomber dans le trou creusé par un projectile, où les corps de géants morts les cacheraient à la vue de leurs adversaires.*

- Nous n'y arriverons jamais madame.
- Probablement, mais au moins nous ne partirons pas seul...
 
Balder
#277 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 04/05/2008 à 17h22  
*Ce fut une nuit sanglante.
Des géants s'étaient barricadés dans des immeubles au lieu de retourner dans leur campement. Je pris une décision: demain, lorsque les troupes géantes pénètreraient dans la ville pour s'en emparer totalement, elle devrait marcher sur les cadavres de ceux qui y étaient restés.
Les ordres furent transmis à tous les hommes dispersés un peu partout sur les toits.
On lança la première attaque vers vingt trois heures. Le but de celle-ci n'était pas de tuer beaucoup de nos ennemis, mais de leur faire bien sentir qu'ils allaient en baver toute la nuit.
Les habitants de la ville avaient pris l'habitude de faire sécher leur linge propre sur des cordes, sur les toits. Les cordes n'étaient pas de la meilleure qualité, mais elles restaient solides.
Je m'harnachais à l'une d'elles, imité par plusieurs soldats. On descendit en rappel le long des murs. Les fenêtres n'avaient pas de volets et on pouvait donc voir dans quelle pièce se regroupaient des géants.
Dans le premier bâtiment dont je m'occupai, il y avait quatre géants. L'un d'entre eux dormait profondément. Les trois autres faisaient une partie de dé. Ils avaient posé leurs heaumes à leurs pieds.
Je me posai silencieusement sur le rebord de la fenêtre et levai mon arbalète. J'appuyai sur les détentes et les deux géants qui me tournaient le dos s'effondrèrent sur la table, leurs bulbes rachidiens transpercés d'un carreau. Le troisième releva la tête et m'aperçut. Il se jeta sur le côté, réveillant le quatrième. Lorsqu'il se redressa, j'étais déjà remonté sur le toit.
Un peu partout la même scène se répétait avec plus ou moins de succès. J'étais le seul homme à porter une arbalète, les Aesirs n'utilisaient que des arcs. En revanche, certains nains étaient armés de ces armes assassines.
Le but de cette première attaque était de les maintenir éveillé pendant que nous on allait dormir.
Ca ne loupa pas. Quatre heures plus tard, à trois heures donc, je fis réveiller mes hommes. Ils étaient bien reposés et, dans une demi-heure, ils seraient complètement prêts à une nouvelle attaque.
Cette fois-ci, on passa par les portes.
On se glissa dans les étages aussi silencieusement que possible. Plusieurs géants étaient de garde au dernier étage. Leur but était de prévenir les autres au cas ou on descendrait. Mais c'est pas en dormant à moitié qu'ils allaient y arriver. Ils furent criblés de flèches. Après quoi, les nains et les hommes (qui pour l'occasion avaient abandonné leurs hallebardes au profit de leurs épées courtes) glissèrent dans les couloirs étroits, l'un derrière l'autre. Toutes les pièces furent visitées. Dès lors qu'on en repérait une occupée par des géants, on s'y précipitait. En général, c'était assez rapide. Tout d'abord, une volée de carreaux était envoyée puis on chargeait les blessés et on les achevait. La même scène se répéta dans toute la citée.
Les géants n'étaient jamais plus de cinq dans les salles. Par contre, ils pouvaient être une vingtaine dans un même immeuble.
Lorsque les survivants comprirent ce qui se passait, ils sortirent dans les rues, où ils furent criblés de flèches par les archers restés sur les toits.
Lorsque notre deuxième attaque se fut terminé, il n'y avait plus qu'une dizaine de géants qui s'étaient réfugiés dans un seul immeuble, au milieu de la ville.
Je décidai de les faire surveiller par une poignée de Vars. Pendant ce temps, les autres soldats traînèrent les cadavres des géants dans les rues et élevèrent des barricades avec leurs corps. Les immeubles furent vidés de leurs meubles au fur et à mesure que les rues étaient barricadées. Les géants regretteraient le bon vieux temps où ils devaient se battre sur le chemin de ronde dégagé de tout obstacle.
Plusieurs meubles furent hissés sur les toits pour servir de projectiles.
Après cela, j'autorisai les hommes à aller se reposer.
Il ne restait que deux heures avant que le soleil ne se lève.
Le jeune Hold vint me voir.*

Pourquoi avoir laissé la vie sauve à quelques géants?
Parce qu'ils vont parler aux leurs. Ils vont leur raconter cette nuit horrible. Ils ne sont pas idiots, ils savent que si on les a laissés en vie, c'est parce qu'on l'a bien voulu. Ils vont répandre le doute et la peur dans les rangs ennemis. Associé à l'impact des cadavres dans les rues, ils vont vite comprendre qu'il ne fait pas bon de rester trop prêt de nous. Rends-toi bien compte: nous les avons repoussés une première fois alors qu'ils allaient s'emparer de la muraille, puis, lorsqu'ils ont tout de même pu arriver à bout de cet obstacle, ce ne fut pas avec le succès escompté: une grande partie d'entre nous à pu se sauver. Et maintenant, ils vont devoir s'en prendre à la ville en sachant que chaque mètre qu'ils prendront ne sera obtenu qu'au prix de nombreux morts. Ils sont comme nous, ils ne veulent pas mourir et ils réfléchissent. Lorsque tu lèveras notre bannière, ils sauront que l'ennemi qu'ils ont à affronter est celui qui les a fait souffrir. Ils vont attaquer la peur au ventre. Et quand ils marcheront dans les rues, ils devront supporter l'odeur de leurs morts alors que nous, en hauteur, ne pouvons pas la sentir.
*Il voulut poser une autre question.*
Tais toi et va te reposer. La journée sera longue.

*Quelques heures plus tard, je fus réveillé par le cri d'une vigie:*
Les voilà!
 
Friga
#278 Friga (Taxi | niveau 7) le 07/05/2008 à 23h31  
*La nuit était sombre, idéale pour ce qu'elles se préparaient à accomplir.
Elles avaient repéré le village un peu avant la tombé de la nuit. Le temps qu'elles y parviennent dans leur état de fatigue, tous les habitants étaient rentrés se coucher.
Un étalon dormait paisiblement dans un champ voisin. Il n'y avait rien pour le garder. Après tout, la région ne devait pas abriter beaucoup de loups et les géants répugnaient à commettre le moindre vol, d'après ce qu'on lui avait dit.
Comme c'était à prévoir, il n'y avait pas de selle. Le fouet qui ne quittait jamais la ceinture de Friga devrait faire l'affaire.
Le cheval dormait. De plus prêt Friga pouvait voir qu'il n'était plus tout jeune. Et bien elles feraient avec.
Friga posa une main sur le poitrail de l'animal. Celui-ci se redressa, visiblement pas content d'être ainsi réveillé.
Friga le calma avant qu'il ne se mette à hennir. Elle grimpa sur son dos aussi délicatement que sa souplesse et son agilité le permettaient.
L'animal, pas du tout habitué à porter un tel fardeau commença à cabrer. Après quelques minutes, Friga parvint à s'en rendre maître.
Elle aida Nagar à prendre place devant elle et elles se remirent en route, décidées à mettre le plus de distance entre les propriétaires légitimes du cheval et elle-même.
Le cheval n'était plus tout jeune et il n'était pas habitué à porter des cavalières. Il faudrait ménager la monture mais pas au point que ça les ralentisse tout de même.
Si le cheval devait mourir, et bien il mourrait.*
 
Balder
#279 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 11/05/2008 à 23h04  
*Une chance pour nous que les architectes avaient conçu la citée en prévoyant qu'elle serait un jour envahi. La citée faisait un demi-cercle autour de la forteresse. Et plus les bâtiments étaient proches de la citadelle, plus ils étaient hauts (des fourmis tout de même comparées aux hauteurs vertigineuses du fort). Ainsi, comme on s'y attendait, les géants positionnèrent leurs échelles sur les premiers immeubles qui leurs étaient accessibles, les moins hauts. Une fois sur les toits en terrasse, il leur fallait d'autres échelles pour accéder aux toits supérieurs.
Et pendant leurs maneuvres, nos premières lignes les criblaient de flèches. Les autres étaient occupés à balancer, sur la tête des géants qui progressaient dans les rues, tout ce qui était assez gros et lourd pour faire des dégâts dans les rangs ennemis. Nos barricades, de meubles ou de cadavres de géants, les ralentissaient juste assez pour qu'on ait le temps de faire de nouveaux morts. Et plus on leur balançait des projectiles, plus il y avait des débris et plus leur progression était rendue difficile.
On avait abandonné les toits les plus bas sans même combattre. En effet, pour repousser les échelles, il aurait fallu qu'on se mette à porté de tir. Et on n'était pas assez nombreux pour se permettre des pertes stupides.
En revanche, on batailla dur pour leur empêcher l'accès au second niveau de toits. Derrière nous, des échelles assuraient notre retraite. Dès qu'on abandonnait un toit, on utilisait les échelles avant de les retirer. Idem pour les passerelles au-dessus des routes.
Notre but était de ralentir leur avancé au maximum. Ils étaient trop nombreux pour qu'on les empêche de prendre les toits. Mais chaque minute de combat nous rapprochaient de la nuit. Et notre but était de tenir une journée. Une seule. A la nuit tombée, on abandonnerait la citée.
Cela avait été décidé vers midi. La moitié de la citée avait alors été prise par l'ennemi, mais sans nous causer trop de pertes, mais du coup, le périmètre à défendre était beaucoup moins important. A midi donc, un sergent était venu me rejoindre alors que j'étais en train de cribler de flèches des géants qui prenaient pied sur une terrasse. Il venait du fort. Et si le plan d'évacuation qui avait été mis au point par les stratèges d'Asgard n'était pas sans risque, c'était le seul que nous ayons.
Voyez plutôt:
Vers onze heures du soir, des grappins seraient envoyés, par arbalète, depuis les fenêtres les plus basses (et assez large). La corde passait à un grappin coulisserait à travers un anneau de ce grappin. Ainsi, des brancards seraient acheminés en douceurs jusqu'aux toits les plus proches du fort. On pourrait, ainsi, évacuer les blessés. Viendrait ensuite le tour des hommes valides.
En théorie, c'est faisable. Sauf qu'entre la forteresse et les plus hauts toits, il y avait bien une centaine de mètres. Sans compter que la grimpette se ferait à 30°. Sans compter également qu'il n'y aurait que dix grappins, donc, pour faire passer un peu moins de mille hommes (dont une centaine de blessé), il faudrait faire tout de même une centaine de passages.
Comme vous pouvez le voir, c'est pas toujours facile d'être un gradé. Après de nombreux calculs, après avoir pris en compte une bonne quinzaine de possibilité (j'envisageai beaucoup de situations, assez dramatiques je dois l'avouer), tout cela en continuant à canarder l'ennemi (vous imaginez les erreurs de calculs, mais pour pallier mes erreurs, j'ai pris une fourchette assez large sur plusieurs points). En bref, il nous faudrait pas moins de quatre heures pour faire sortir tout ce petit monde de là. gloups*

Capitaine! Les hommes de Gruñir ont des problèmes!
*Ben voyons. J'étais bien tenté de répondre que Gruñir n'avait qu'à se démerder. Mais comme le caporal occupait une position stratégique: en gros, si son immeuble était pris, notre ligne de front serait coupé en deux au niveau d'une zone assez importante, stratégiquement, puisqu'elle était censée couvrir le repli de trois groupes de combattants.*
Hold, tu reste ici avec Avasallar, Sabueso et Ret *(les trois premiers sont des hommes, le quatrième est un nain)*. Gueych et Jomi, vous venez avec moi.
*Je n'avais pas pour habitude de me séparer de Hold. C'était un garçon plein de ressource et, malgré sa jeunesse, respecté par les vétérans qui n'hésitaient pas à obéir à ses ordres.
Gueych, le nain, et Jomi, qui se situait entre l'homme et le nain (probablement que le sang des deux races courait dans ses veines) me suivirent.
Il nous fallut traverser quatre terrasses avant d'arriver à notre destination. En effet Gruñir avait quelques difficultés. Il faut dire, pour sa défense, que les géants étaient déterminer à s'emparer de sa terrasse. Le problème, c'est que malgré les deux décuries à sa disposition, Gruñir était largement en sous effectif. S'il n'avait pas été sur une position stratégique, il se serait déjà replié, mais là, ce repli signifierai une large brèche dans notre défense.
Le champ de bataille était pour le moins surprenant. Le périmètre de défense pouvait être tenu par quatre cents combattants. Plus de cinq cents hommes et nains étaient répandu dans notre aire de défense. Ils étaient chargés de surveiller les rues ou de venir à la rescousse d'un groupe de combattants en difficulté. Les trappes, sur chaque terrasse, avaient été bloquées, ce qui était censé empêcher l'ennemi de nous prendre à revers. Mais comme on n'est jamais trop prudent, ces cinq cents hommes devaient également s'occuper de la surveillance de ces trappes. Les blessés graves étaient conduit le plus loin possible à l'abri.*

Alors Gruñir. On s'est fait de nouveaux amis?
*Le géant (façon de parler, c'est un homme très grand) se retourna, l'arcade sourcilière entaille mais le sourire aux lèvres.*
Je crois qu'ils préfèrent les baisers de nos lames capitaine.
*Sur ces paroles, il enfonça son épée dans le casque d'un géant (véritable) qui arrivait au sommet de son échelle.
Réflexion rapide (mais qui ne perd pas de sa qualité, n'en doutez pas).*

Gueych, Jomi, et vous sept *(je désignais les sept combattants chargés de remplacer un camarade éventuellement tombé -jusque là, ils n'avaient pas eu à intervenir-)* Tenez vos lames prêtes à être dégainés mais prenez vos arcs.
*On se positionna en ligne derrière les quatorze combattants qui défendaient le toit, un mètre d'intervalle entre chaque combattant qui allaient me suivre. A mon initiative, on passa en première ligne tout en décochant des flèches A ce moment là, il ne fallait pas réfléchir. Sur le muret, on était des cibles parfaites pour des archers dissimulés dans la masse de géants qui occupait le toit inférieur. Sans ralentir (et sans cesser de tirer), je me laissai tomber dans les rangs ennemis (quand je dis qu'il faut pas réfléchir). Alors que j'allai toucher les têtes casquées, je laissai tomber arc et flèches et me saisissais de mon épée. Les neufs autres en faisant autant.
J'envoyai un large coup circulaire censé faire place autour de moi. Du coin de l??il, je vis un géant tomber d'une échelle. Je fis un tour complet sur moi-même, le tranchant de ma lame au niveau des genoux, traversant de ma lame les pieds des échelles les plus proches, les faisant ainsi tomber (j'ai, en effet, une arme très aiguisée). Une volée de flèches, puis une autre, et encore une autre, passèrent au-dessus de ma tête pour aller se planter dans les corps des géants, les obligeants ainsi à reculer.
Pour ma part, je ramassai l'arc, à mes pieds, réduisais en petit morceau ce qu'il restait des échelles, et, en prenant un minimum d'élan, m'élançai contre le mur, mes doigts agrippant des interstices entre deux pierres. Une paire de bras m'aida à parvenir jusqu'au toit supérieur. La même scène se produisit pour les neufs combattants qui m'avaient suivi.

Le reste de la journée se déroula de cette manière. On n'abandonna qu'une seule ligne de toit. Après quoi, notre résistance devint encore plus efficace. Les postions étaient bien mieux défendables.
Le jour fit place, étrangement, à la nuit. Il y eut bien une tentative de la part de nos ennemis pour essayer de nous prendre par surprise. Mais, à cette altitude, et dans l'obscurité, la moindre erreur pouvait être fatale. Ils allaient tellement lentement et faisaient tant de bruits qu'on les entendit venir bien avant de les voir clairement. La pluie de flèches qui s'ensuivi et leur retraite précipitée firent de nombreuses victimes chez l'ennemi.
A onze heures, comme promis, des grappins vinrent se ficher sur les toits les plus hauts.*



Edité par Balder le 11/05/2008 à 23h27 : coincoin

Edité par Balder le 19/05/2008 à 21h55
 
Vidar
#280 Vidar (Disciple | niveau 11) le 16/05/2008 à 21h45  
*La journée fut dure pour les défenseurs, qu'ils soient basés dans la citée ou dans la forteresse. Vidar s'était tenu autant que possible de l'évolution de la bataille des toits, mais il ne pouvait se préoccuper de cette seule attaque.
Le fort n'avait pas subi des assauts directs. En revanche, la journée avait été marquée par les incessants blocs de pierres qui allaient s'abattre contre ses murs. Ceux-ci étaient dotés d'une protection magique et ils ne pourraient pas tomber. En revanche, la forteresse dans son ensemble tremblait à chacun de ces chocs.
Le fait que le fort soit toujours debout signifiait que les géants avaient perdu leur principal soutient magique. Les sorts qui protégeaient le fort avaient été mis en place par Wotan et ses meilleurs disciples, et il fallait vraiment être un as pour en venir à bout.
Ca signifiait donc qu'Orcusnf avait réussi sa mission. Il était probable qu'elle y ait succombé, bien que Vidar n'était pas prêt à parier là-dessus.
Il avait passé la journée dans le bureau de Wotan pour essayer d'apprendre à maîtriser ce pouvoir qui lui était tombé dessus. Il se souvenait avoir déjà pratiqué la magie, mais il en avait été privé si longtemps qu'il lui fallait tout réapprendre. Ressentir le pouvoir de Celnystra en lui, lui avait fait un choc. D'autant plus qu'il était réapparu d'un coup. Il ne s'en était pas rendu compte sur le moment mais maintenant qu'il avait pris un peu de recul, Vidar savait que cet afflux de magie aurait pu provoquer sa mort définitive. Et il devait sa vie à la naine, et par son intermédiaire, à Firun et Maar, des Primordiaux que Vidar désapprouvait presque totalement.
Quoi qu'il en soit, il pouvait ressentir la magie en lui, et il l'imaginait comme un gros bloc de pierre qu'il lui faudrait réapprendre à tailler. Hélas pour lui, les mages de Muspelheim, du moins ce qui étaient encore en vie, avaient beaucoup trop de travail pour s'occuper de lui.
C'est pourquoi Vidar s'était enfermé dans le bureau de Wotan. Il y avait de nombreux livres, mais le scribe avait été surpris de constater que pour un mage, il ne gardait sous la main que des vieux recueils de poésies. Des poèmes très beaux, Vidar en avait convenu, mais qui le mettaient mal à l'aise.
Il lui avait fallu attendre la fin de la matinée pour comprendre pourquoi. Chaque poème avait un sens caché. C'est avec un poème du nom de "La Belle au Glaive" qui, à la première lecture contait une histoire d'amour durant une guerre. Cependant, après un second passage, Vidar s'était rendu compte qu'il pouvait tout aussi bien s'agir de nécromancie.
Il avait passé tout le reste de la journée à lire ces poèmes, jetant de temps en temps un regard par la fenêtre pour voir où en était le combat dans la citée. Si au début il avait vérifié si les troupes restées à l'extérieur de la muraille ne fonçaient pas contre le fort, il avait cessé lorsqu'au bout de cinq heures, ils n'en avaient rien fait.
Il ne mangea pas et personne ne le dérangea.
Ce ne fut qu'au premier tiers de la nuit qu'on vint le chercher. L'évacuation de la citée était sur le point de commencer et Vidar avait demandé à être prévenu dès que Balder serait rentré. Il voulait lui parler des couronnes et des découvertes qu'il avait faites sur le voyage de Wotan chez les géants.*
 
Balder
#281 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 19/05/2008 à 22h12  
*Vous pensez quoi? Ils ont eu un pépin pour faire évacuer tout le monde? Il y a eut une attaque massive des géants à ce moment là? Un tremblement de terre a précédé l'ouverture de la terre d'où se sont échappées des armées de démons? Et bien pas du tout.
En fait, le plus gros problème qu'on a eu, c'est qu'il a fallut grimper avec tout le matériel possible.
Alors, ok, pour vous faire plaisir, il y a eut quelques accroches avec des géants trop téméraires qui essayaient de se faufiler entre nos lignes. Bon, premièrement, on était sur des toits, donc les passages pour passer d'un bâtiment à l'autre ne sont pas nombreux. Et vous pensez bien qu'on ne les a pas laissés sans défense. Deuxièmement, les géants, ben croyez-moi, croyez-moi pas, mais ils ont du mal à passer inaperçu, en particulier quand la nuit est claire.

Bon par contre, s'cusez moi, je vais me plaindre.
Tout d'abord, l'attente fut longue. Ben ouai, je suis passé dans les derniers. Ensuite, au moment où ça allait enfin être mon tour, le vent s'est levé (genre, foutu Primordiaux). Ensuite, comme si c'était pas malheureux, il a fallu qu'on grimpe avec une armure sur le dos (alors je sais, elle a été rendue plus légère par magie, mais c'est pas une raison valable!!) enfin, c'est la nuit, il est plus de trois heures. La journée a été harassante. En bref, j'ai sommeil (d'ailleurs je baye).
En fait, on avait bien des brancards, pour faire évacuer les blessés, mais avec le vent, c'était trop dangereux, du coup voilà, vous m'avez compris, les derniers n'ont pas pu s'en servir. Du coup, vous m'avez compris: ouin.
Après un regard sur les autres cordés, je m'étais rendu compte que je n'étais pas le seul à être au bord du gouffre. En fait, on y était au-dessus, mais le moindre manque de vigilance, et c'était la chute. Y a des trucs comme ça pour vous stimuler. Un autre truc dans le genre, c'est que si on se magne pas le popotin, des géants risquent de ramener leurs poires et pensez-vous qu'ils laisseraient partir des types qui leur en ont fait voir de toutes les couleurs. Quand je dis qu'il y a des trucs pour vous stimuler.
Mais on a beau être stimuler, faire cent mètres à la force de ses bras qui sont dans le même état qu'après une bonne série de pompe. On a beau avoir des ressources, y a des moments, c'est dur. J'ai bien cru que les dix derniers mètres seraient infranchissables.
Et puis, oh bonheur, des bras vous saisissent par les épaules pour vous aider à passer par-dessus la fenêtre.
Voilà, je me suis plains, mais ça fait pas de mal une fois de temps en temps.
Maintenant, un bon gros dodo dans un lit bien douillet et avant un bon bain dans de l'eau tiède. Mouaaa (gémissement d'extase rien qu'à l'idée d'y penser).
Et puis là... SURPRISE!! Vidar, avec sa mine qui signifie "j'ai à te parler, oui c'est urgent, non ça n'attendra pas demain".

Pendant qu'on remontait les couloirs ?Vidar courant presque, moi rampant à moitié- je lui disais tout ce que je pensais de ces bonnes nouvelles qui ne peuvent pas attendre. Non mais, vous croyez que j?étais en état de réfléchir convenablement ? Bon, je vais pas repartir dans une série de plainte, j?ai dit qu?une fois de temps en temps c?était permis, mais il ne faut pas trop en rajouter.

Après un quart d?heure à grimper dans des escaliers (j?ai l?impression que je fais que ça ces temps-ci) nous arrivâmes enfin dans le bureau qu?occupait Vidar, anciennement celui de Wotan.
Il y avait un magnifique fauteuil qui me faisait de l??il et moi, faible que je suis, n?ais pas pu résister à son appel.*

Bon, et si tu me disais ce qu?il y a de si urgent.
*Etrangement, Vidar attaqua directement son histoire. D'une part, j'ai été content de ne pas l'entendre me demander d'arrêter de grommeler, d'autre part, j'ai été assez frustré qu'il ne me demande pas comment je me sentais après plusieurs jours de combats harassants (mais à bien y réfléchir, je crois que je le lui ai fait comprendre durant notre trajet jusqu'au bureau).
Vous le saviez déjà je suppose, mais ce qu'il m'annonça ne me plu, pour le moins, pas du tout.
Son récit, à mon grand dam, dura plusieurs heures. Heureusement qu'il était assez riche en mauvaises nouvelles pour me garder éveiller (là, je crois que je déraille).
Au bout d'un moment, je m'aperçu que Vidar s'était tu et que le silence durait depuis un petit moment déjà.*

Ecoute, pour l'instant, on ne peut rien faire. J'ai le pressentiment, et toi aussi apparemment, que les couronnes doivent être remises à leurs propriétaires au même moment. Pour l'instant, on a des soucis plus immédiats à régler. Et pour le moment je ne suis pas en état de palabrer. J'ai bien voulu t'écouter mais là, je commence à saturer.
*Je me levai.*
Et bien je te laisse. Bonne fin de nuit.

*Il m'a bien fallut une demi-heure pour retrouver le dortoir que j'étais sensé occuper avec mes hommes.
Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas parlé des mes immersions dans les tréfonds de ma conscience. Et bien à vrai dire, j'y vais assez souvent maintenant, à tel point que ça devient banal. Il m'arrive de rechercher cet état alors que je suis en train de trancher dans les chairs d'un adversaire. Mais si j'y passe beaucoup de temps, je n'ai toujours pas retrouver ce qui y manquait.
Avant de sombrer dans le sommeil, je serrai dans ma main le médaillon qu'Orcusnf m'avait donné. Tiens, où elle était passée celle-là?*



Edité par Balder le 19/05/2008 à 22h43 : voilà
 
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