*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.
Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*
Edit du MJ: PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar
Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
*Nagar s'attendait à bien plus luxueux. Après avoir franchi la porte, ils se retrouvèrent dans un long couloir, étroit (seul deux hommes pouvaient se tenir de front). Le couloir était long, d'après Wotan, d'un demi-kilomètree. A l'autre bout, il y avait une autre porte, protégée par une herse et bardée de runes qui lui conféraient des protections magiques. Le couloir n'était pas droit. Il plongeait puis remontai, de sorte qu'au milieu du couloir, la distance sol-plafond avoisinait les cinq mètres alors qu'au niveau des portes, elle ne dépassait pas les deux mètres soixante. Wotan expliqua qu'au cas ou les portes tombaient, l'envahisseur ne pourrait déferler comme une vague, et dans le plafond, il y avait plusieurs tuyau par lesquels il était facile de déverser sur l'ennemi toutes sortes de liquides brûlant.
Wotan les conduisit dans un couloir en colimaçon, sur la droite. Au bout, il y avait une trappe. Lorsqu'ils l'eurent franchi, ils se retrouvèrent dans une petite salle où plusieurs gardes étaient en factions. Lorsque Wotan entra, ils se mirent au garde-à-vous. Leurs armures étaient couvertes de runes magiques, comme celle de leur roi, mais en moins imposants.
Wotan:* Une fois que les nains ont confectionné ces armures, nous leur donnons des propriétés magiques. Elles sont d'une résistance à toutes épreuves mais lourdes à porter. La magie permet aux hommes de ne pas avoir à supporter une surcharge.
*Il franchit une autre porte, suivi de ses invités.
La salle dans laquelle ils pénétrèrent était beaucoup plus vaste. Il y avait tout un système de tuyauterie.
Wotan:* Vous pouvez voir, situé juste au-dessus du couloir que l'on a traversé, le système qui emmène l'huile, du bronze liquide ou autre.
*La salle avait beau être grande, il n'y avait pas beaucoup de personnes. Il s'agissait surtout de techniciens qui s'occupaient du bon fonctionnement de la machine. Un vieux nain trônait sur un tabouret, surveillant d'un oeil attentif de jeunes garçons et filles qui apprenaient l'utilisation de tout ce bric a brac.
Wotan traversa la salle dans toute sa largeur. A l'autre bout, il y avait un second escalier, plus large que le précédant. Il y avait au bout une porte en un métal que Nagar n'avait jamais vu.
Wotan:* De l'autre côté de cette porte, nous pénétrons dans les zones qu'il faut sécuriser à tout prix. Nous avons donc du faire en sorte que la porte ne puisse être détruite par aucun moyen existant. Le métal a été confectionné par magie, la porte forgée par des nains avec des ustensiles ensorcelés, et lorsqu'elle a été finie, elle a été bénie de toutes les façons possibles. Aucun sort, aucune arme de l'autre phase ne pourrait en venir à bout. Seul une personne qui m'est fidèle peut l'ouvrir.
*Il posa sa main sur la porte qui s'ouvrit aussitôt.
Ils débouchèrent dans une salle immense. Elle s'étendait sur toute la longueur et toute la largeur du château. Et il n'y avait quasiment personne.
Wotan:* Il y a deux autres salles comme celle-ci. Je vous avez bien dit que le château pouvait abriter toute la population de la région. Nous avons de nombreux lits de camps entreposés quelque part. Nos soldats ont leur propre dortoir situés sur la ligne de défense. Le mur défensif, comme vous l'avez vu, fait trois kilomètres de long. La forteresse se situe au milieu et deux petites fortifications sont sur les falaises, aux extrémités. Sur ces trois kilomètres, nous avons six garnisons, pouvant abriter cinq cents hommes chacune. Il y en a trois de chaque côté du château. Les bastions, situés aux extrémités comptent deux cent hommes chacun, et ce fort abrite quatre milles hommes. Plus les hommes qui sont au repos chez eux, nous pouvons nous venter d'avoir une armée assez imposante compte tenu des circonstances dans laquelle elle s'est formée. Je n'ai pas le chiffre exact des nains, mais leur armée compte environ le double de la notre. Et en ce moment, nous formons une cavalerie d'oliphants. Peu nombreuse pour l'instant. Les quatre milles hommes qui dorment dans le château ont les dortoirs répartis dans tout le château. Il y en a un au sous-sol, quatre au sommet, un autre dans le donjon, et un autre, enfin, situé au centre.
*Nagar avait remarqué que le roi s'égarait souvent dans ses propos. Comme d'habitude, elle perdit le fil. Après tout, cela n'était pas bien important de savoir où dormaient les hommes, tan qu'ils pouvaient assurer sa protection.
Les deux étages suivants, comme l'avait dit Wotan, étaient semblables au vaste hall.
Ils se dirigeaient tout le temps vers l'escalier central. Les autres conduisaient à des pièces comme les cuisines, un moulin (qui fonctionnait grâce à une mule), un four...(il y avait tout cela en ville, mais Wotan préférait prévoir le pire, à savoir se retrouver coincé dans le château.
En haut de l'escalier central, ils débouchèrent dans une salle plus petite. Il y avait quatre couloirs qui en partaient. Ils prirent celui situé juste en face. Ils passèrent devant de nombreuses portes, sans s'arrêter. Wotan leur expliqua qu'il s'agissait des différents bureaux de ses ministères.
Nagar réalisa alors quelque chose:*
On va devoir se taper trente étages?
*Wotan sourit:*
Non-mademoiselle. Il y a un ascenseur.
*Nagar ne comprit pas le mot. Le roi les conduisit vers une salle, circulaire mais par laquelle il n'y avait aucune porte. Deux soldats se tenaient de part et d'autre de l'entrée. Un troisième, qui ne portait pas d'armure se tenait devant ce qui ressemblait à une demi-sphère d'énergie violette, encastrée dans un autel de marbre.*
Quel étage sire?
Le vingt-cinquième Pern.
*Le dénommé Pern plongea son index dans la demi-sphère et fit un geste compliqué. Le sol se mit alors à bouger. Nagar faillit tomber mais elle se rattrapa à l'épaule de Vidar.
La salle s'élevait doucement. Nagar vit défiler plusieurs couloirs au fur et à mesure de leur progression.
Finalement, ils arrivèrent à l'étage demandé.
Ici, le sol et les murs étaient recouverts de tapis. Au bout d'un couloir d'une dizaine de mètres il y avait une grande double porte en bois. Un arbre était gravé en son milieu.
La porte s'ouvrit avant que quiconque y ait touchée. Derrière, il y avait une grande salle, bien éclairée, eu bout duquel il y avait un trône.*
#223
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 07/04/2008 à 22h42
*Vidar suivit Wotan dans la salle du trône. Il y avait des soldats et des mages éparpillés un peu partout. Le scribe reconnut plusieurs notables et ministres. Il y avait également certains hommes qui lui étaient inconnu.
Le roi s'installa sur le siège qui lui était réservé. Toutes les têtes étaient tournées dans la direction de ses invités. Qui pouvaient-ils bien être? Certains reconnurent Vidar, mais tous se posaient des questions sur les autres. Le brouhaha ambiant commençait à s'intensifier lorsque le roi se leva. Aussitôt le silence se fit.
Wotan:* Mesdames et messieurs, je vous demanderai d'aller continuer vos discussions ailleurs. Pour la plupart d'entre vous, des bureaux ont été mis à votre disposition, autant qu'ils soient utilisés.
*Tout au long de son discours, son sourire ne le quitta pas.
Lorsqu'il n'y eut plus que le roi, ses invités et les gardes qui se trouvaient à leur poste. Wotan fit apparaître la pierre de Zanji, comme par magie. Il la contempla pendant un long moment, plongé dans ses souvenirs, Vidar pouvait le sentir.
Après tout, Vidar avait été créé par Wotan et un lien les unissait.
Vidar était bien placé pour connaître son créateur. Celui-ci était un homme bon, généralement sympathique. Mais il l'avait vu dans toute son ire et l'aura de puissance qui émanait de lui à ces moments là pouvait soulever des montagnes.
Tenir la pierre ne lui plaisait pas.
Wotan:* Cette pierre fut créé il y a fort longtemps. Le monde était différent. A l'époque, c'était la guerre. Une philosophie contre une autre, la pire guerre qui soit. J'étais déjà puissant à l'époque. J'avais fait mes preuves en affrontant le démon Gröd. Je pensai que la guerre finirait vite et que la magie et la technologie pourraient cohabiter. J'étais jeune. J'ai été obligé de me battre, pour ma survie, pour la survie de la magie. Lorsque la guerre a atteint son paroxysme, il fut décidé de créer des armes capables d'anéantir plus de vie que nécessaire. La pierre de Zanji a été créée ainsi, dans l'horreur de la guerre.
Nous étions cent cinquante trois mages à nous être réunis pour la créer. Cent cinquante trois. J'étais l'un des plus puissants, l'un des cinq à avoir survécu au sort combiné. Vider la terre du royaume de Zanji s'est révélé meurtrier. Mais l'arme que nous avions créé, en apparence simple, était des plus meurtrières. Elle a non seulement absorbé la magie de la terre, mais aussi celle de beaucoup de mages. Et la vie est une forme de magie. Sur cent cinquante trois mages, nous n'étions plus que sept. Aujourd'hui, je suis le seul survivant. Le seul qui sache comment utiliser la pierre au maximum de sa puissance, le seul qui puisse également la détruire.
*Il jeta au petit groupe un regard perçant.*
Vous voyez devant quel dilemme vous me mettez? Je pourrai utiliser cette pierre contre les géants, je pourrai les anéantir et sauver mon peuple. Mais je pourrai également donner une chance de survie au peuple de Zanji. Qui dois-je sauver?
*Un silence s'installa. Après plusieurs minutes, il reprit:*
Lors de la guerre qui a vu l'apparition de la pierre, les géants ont combattu à nos côtés. L'Asgard était une terre en guerre et il ne venait à l'idée de personne qu'elle puisse appartenir à quelqu'un. Après la guerre, nos peuples ont vécu en paix, dans un même royaume. Puis je suis parti affronter le mage Nécro. C'était le possesseur de la pierre à l'époque. Il avait participé à sa conception. Mais cet homme était mauvais, ses expérimentations des plus atroces. J'ai perdu le combat et me suis retrouvé prisonnier dans le néant. Pendant mon absence, les tensions entre hommes et géants se sont dégradés et les géants ont perdu la première guerre.
Lorsque j'ai enfin réussi à me libérer et à éliminer Nécro, je suis revenu et ce que j'ai découvert m'a mis dans une fureur noire. J'ai cherché longtemps les géants, mais ceux-ci considéraient que je les avais abandonnés. La situation a évolué jusqu'à aujourd'hui. Je ne peux me résoudre à éliminer nos anciens frères.
Tuer ou donner la vie. C'est ce pouvoir que renferme la pierre. Les mages de Zanji l'ont toujours utilisé sans savoir que ce qu'ils maniaient était une arme de destruction massive. Ils auraient pu annihiler tout leur peuple mais la chance leur a évité cela.
*Wotan se leva. La pierre flottait devant lui.*
Je vais partir. Je n'aimerais pas, et vous non plus j'en suis sur, que ma tentative échoue entraînant la destruction du fort, et probablement de la montagne et de ses environs.
*Il n'ajouta pas un mot de plus. Il partit, tout simplement. Les autres commençaient à parler de ce qu'avait dit Wotan.*
Il a toujours eu une longueur d'avance sur les autres.
*Orcusnf avait suivi discrètement le groupe, ne comprenant pas comment le mage avait pu survivre à des hachettes bénies pour résister aux sorts magiques. Cet homme devait être un maître de cercle des arcanes, un de ces mages avec lesquels manthor aimait à se promener dans les rues de durunne du temps où il daignait encore s'intéresser à la plèbe. Se taisant et écoutant, elle avait enregistré tout ce qu'il avait dit et reperé les points faibles de la forteresse pour une éventuelle trahison. Pour finir, le dénommé wotan les avait emmené en haut de la citadelle et débité son laius stupide sur la pierre. Mais il avait parlé du dilemme auquel il était confronté, ce qui réveilla la naine. Lorsqu'il sortit, elle l'attendait déjà dans le couloir. Les jambes écartés, le buste à moitié tourné, le bras droit devant elle paume en avant, elle avait adopté une des postures les plus efficaces pour se protéger de la magie. Lorsqu'il fut devant elle, orcusnf lança une boule de verre sur son passage. En se brisant, la boule libéra une fumée qui détourna l'attention du mage tout en le déstabilisant brièvement. Un temps que l'espionne mit à profit pour passer un médaillon antimagie éphémère autour du cou du mage, ce qui le fit tomber à genoux. Il gémissait sous la douleur infligée par le médaillon, tout en rassemblant ses forces pour se libérer.*
- Mage, où as tu rangé la pierre ? Il ne faut pas hésiter, elle doit être détruite, elle contient trop de douleur et de souffrance. Libère son pouvoir pour empêcher les malveillants d'en faire une arme de mort et pour rendre sa magie aux deux phases. Ce que tu ne sais pas, même si tu as participé à sa conception, c'est que cette pierre est une des clés du déphasage. Elle doit donc être anéantie.
*orcusnf fouilla rapidement le mage et trouva la pierre tout simplement enroulée dans un morceau d'étoffe rangée dans la poche du mage. Elle le brandit avec satisfaction, une drôle de lueur flamboyant dans son regard.*
Et maintenant, le meilleur moment, la destruction de la pierre.
#225
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 08/04/2008 à 12h14
*Wotan se releva, blême, non seulement de douleur, mais aussi de rage.* Arrête! Stupide folle!
*Il retomba, épuisé. Il se passa alors des choses étranges: les runes gravées dans son armure commencèrent à bouger. Elles étaient indépendantes de la magie de leur maître mais les sorts avaient été confectionnés pour des moments semblables à celui-ci. Wotan avait survécu à des démons à des mages noirs d'une puissance inouïe; il ne fléchirait pas devant la naine.
Son état de faiblesse fit entrer en action les runes et plusieurs éons mineurs (des êtres magiques) furent libérés. Ils encerclèrent la naine pendant que l'un d'eu détruisait d'un simple sort l'artefact antimagie qu'Orcunsf avait passé autour du coup de Wotan.
Celui-ci se releva, le regard glacial.*
Donne-moi la pierre.
*Il lança un sort et la pierre glissa des mains d'Orcunsf pour retourner dans les bras du mage.*
Tu n'as aucune idée sur la manière de détruire cette pierre.
*Les démons réintégrèrent son armure.*
Il n'y a qu'une façon de la détruire sans provoquer un cataclysme qui pourrait détruire une bonne partie d'Yria.
*La lueur dans ses yeux s'éteignit.*
Je vais la détruire, ça va me demander une grande concentration d'énergie et je n'ai pas le temps de m'occuper des caprices d'une naine.
*Plusieurs gardes accouraient déjà, attirés par le bruit. Friga, Nagar, Balder et Vidar arrivèrent au même moment.
Il n'y avait pas besoin d'explication sur ce qui c'était passé, ça se devinait clairement. Wotan s'adressa à l'un des mages présents dans le couloir:*
Montre leur les appartements qui leur sont réservés. Orcunsf est également mon invité, à moins qu'elle ne préfère aller dormir dehors.
*Son regard se posa à nouveau sur la naine:*
Ma patience a tout de même des limites. Nous avons un but commun, inutile de me mettre des battons dans les roues, je les détruirai.
*Au fur et à mesure qu'il parlait, un nuage se formait tout autour de lui. Une fois sa phrase terminée, le nuage le dissimula à la vue des spectateurs. Sa voie retentit une dernière fois:*
Inutile de me chercher, je serai loin.
*Le nuage disparut, Wotan avec.
Vidar reporta son attention sur la naine.*
Je crois qu'on a pas mal de chose à se dire.
*une fois de plus, le mage surmonta les ruses de la naine, qui enragea en le voyant reprendre la pierre, alors qu'il s'enfuyait comme un lâche elle lui cria*
Tue moi idiot, ou je finirais pas parvenir à mes fins. On ne se moque pas impunément d'orcusnf, la tueuse de mages !
*les gardes frémirent en l'entendant se vanter de la sorte, mais après avoir vu ce dont elle était capable, ils ne doutèrent pas de ses dires et se tinrent à distance respectueuse d'elle. La naine se retourna vers vidar qui lui parlait*
Ouais, déjà vous m'avez pas encore payé mon salaire pour les mois passés à vous escorter ! parlons en de ça...
#227
Friga
(Taxi | niveau 7) le 08/04/2008 à 17h00
*Friga leva les yeux au ciel, Vidar, puis Wotan, leurs avaient expliqué que le mage était mort de nombreuses fois mais qu'il était toujours revenu.*
Je croyais que la question du salaire était réglée. Si tu veux ta paye, il te faut aller la réclamer dans l'un des comptoirs de la compagnie. Après tout, tu as une preuve écrite que tu as escorté la caravane.
Et ce que Vidar voulait savoir, comme nous tous d'ailleurs, c'est pourquoi tu t'obstines à nous mettre des bâtons dans les roues alors que nous avons un but commun.
*L'homme que Wotan avait désigné, avant de partir s'interposa:*
Je crois qu'il est temps pour moi de vous conduire dans vos appartements.
*Nous suivîmes notre guide jusqu'à l'ascenseur. Il donna la destination au mage qui s'occupait du fonctionnement de la machine et nous nous élevâmes vers le sommet. L'ascenseur finit par s'arrêter à l'air libre, au milieu d'un vaste espace dallé. Il y avait une tourelle à chaque angle du château. Derrière nous, il y avait le donjon. Il était grand, de forme conique et semblait agréable: s'il n'y avait pas de fenêtres aux cinq premiers étages, en revanche, aux suivants, les pièces étaient aérées et certaines avaient même des balcons.
Nous fûmes guidés jusqu'à ce bâtiment. Notre guide n'était pas aussi loquace que Wotan, il semblait au contraire pressé de se débarrasser de nous.
Je n'osais pas lui poser des questions sur ce que je voyais et mon regard était attiré à peu près partout: sur les sentinelles qui surveillaient les troupes géantes, sur les balistes, sur les tours, sur la conception...
Nous pénétrâmes dans une vaste pièce circulaire au milieu de laquelle il y avait un escalier en colimaçon qui montait vers les étages supérieurs.
Il m'indiqua une porte et j'y pénétrai. Une fois dedans, je me poussai pour laisser entrer les autres mais ceux-ci continuèrent leur progression dans les escaliers.
Cette pièce, immense, était pour moi seul.
Wahou.
J'en fis le tour, notant minutieusement le moindre détail. La pièce était ronde, sans cloison, il y avait juste une colonne au milieu (l'escalier en fait).
La pièce était bien meublée: un vaste lit, une armoire, un bureau, un coffre, une cheminée, plusieurs fauteuils... Je n'avais jamais été logé dans un tel luxe. Car c'était non seulement immense (pour moi) mais c'était en plus d'une grande beauté. Y a pas à dire, j'aimais le peuple dans lequel j'avais grandi.
Il y avait quatre fenêtres (avec des vitres!) et deux portes donnant sur un balcon qui faisait tout le tour de la tour.
Je sortis immédiatement prendre l'air sur ce balcon. Face à moi s'étendait l'océan de tentes des géants. Je voyais les deux tourelles du château, en contrebas. A gauche et à droite s'étendait la vaste muraille défensive, ponctuée par-ci par-là de tourelles. C'était assez impressionnant.*
en réponse au message
#227 Friga (Taxi | niveau 7)
le 08/04/2008 à 17h00
Le même but ? Et comment aurais je pu le savoir, vous n'avez fait que vous enfuir !!
*éclate d'un rire qui semble ne jamais pouvoir finir*
Et qui peut vraiment savoir quels sont les véritables buts d'une espionne. Pour le moment, vous n'avez qu'à savoir que je veux la destruction de la pierre. Pourquoi et pour qui, ça ne vous regarde pas, et c'est bien là ce qui nous différencie.
*sort un gros tube de verre orné de cristaux sur lesquels sont gravées des runes*
Et contrairement à ce que dit wotan, j'ai le matériel pour détruire la pierre sans risque. Plus besoin de mage, juste d'un bon enchanteur d'armes, d'un nain quoi !! Et je vais le lui prouver.
*enjambe la balustrade d'une fenêtre et saute dans le vide. Lorsque ses compagnons se précipitent à la fenêtre, ils ne voient ni le corps de la naine s'écraser 30 étages plus bas, ni celle-ci s'enfuir dans un aéronef. Et pour cause, elle s'est cachée en dessous de la balustrade, dans un recoin invisible depuis la fenêtre, contente de sa sortie spectaculaire.*
*Nagar pénétra dans la pièce qui lui avait été réservée. Elle ne le savait pas, mais elle était agencée de la même manière que celle de Balder et des autres. La décoration était simplement différente.
Elle jeta négligemment ses affaires sur son lit. Son regard fut alors attiré par un petit paravent. Elle passa sa tête de l'autre côté et Oh! bonheur! Il y avait une bassine incrustée dans le sol avec un petit tuyau qui longeait le mur et qui disparaissait dans les étages supérieurs et inférieurs. Il n'y avait pas d'eau, en revanche il y avait une fine cordelette au bout de laquelle pendait une clochette. Elle la secoua, la clochette produisant un son cristallin. Elle allait partir s'asseoir pour attendre la personne qui monterait le seau d'eau lorsqu'elle vit avec stupeur la bassine se remplir.
Sans perdre de temps elle se déshabilla, laissant ses vêtements sur le sol et s'installa confortablement dans l'eau. Ce fut un moment de pur plaisir. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas eu le plaisir de se laver et l'eau était à la température idéale. Elle prit tout son temps pour enlever la crasse et la poussière qui recouvrait son corps.
Elle finit par sombrer dans un sommeil sans rêve.
C'est la fraîcheur ambiante qui la réveilla. La nuit n'était plus loin et les fenêtres étaient grandes ouvertes. La température de l'eau avait également considérablement chuté.
Nagar se leva et marcha, nue, jusqu'à l'armoire. Il y avait, à l'intérieur, plusieurs vêtements. La jeune faery les sortit avec délicatesse. Elle qui avait toujours baigné dans la pauvreté, voilà qu'elle contemplait des tuniques qui l'émerveillaient.
Celles-ci n'étaient pas extravagantes. Il n'y avait qu'une robe de soirée, les autres vêtements étaient certes beaux, mais ils avaient surtout l'avantage, contrairement à la robe, d'être pratique.
Nagar sortit un ensemble. Il était noir avec des lignes dorées brodées dessus. Elle se contempla dans le miroir incrusté dans la porte de l'armoire. Elle se plaisait bien. Il semblait que leur arrivé avait été prévu depuis longtemps.
On toquait à sa porte. Lorsqu'elle l'eut ouverte, elle eut la surprise de trouver Vidar et Friga sur le pas de sa porte. Friga aussi s'était changé, Vidar, en revanche, portait toujours cette même tenue sombre, propre à sa nature.*
*Alors que je rêvassais sur ce lit si douillet, mon regard errant dans mes souvenirs à la recherche de ce qui manquait à mon psyché, je fus ramené à la réalité par des appels provenant de la porte.
Je me levai aussitôt, ronchonnant sur ce visiteur malvenu. Je m'étais allongé torse-nu après m'être lavé. J'avais découvert avec plaisir le contenu de l'armoire et avais disposé sur une chaise la tenue que j'étais, désormais, en train d'enfiler.
Je m'admirai dans le miroir (je dois reconnaître que je me trouve pas mal habituellement, mais dans ces vêtements, je me trouvai tout simplement splendide).
J'allai ouvrir la porte.
Sur le seuil, je reconnus les trois gugus. Je me poussai pour les laisser entrer.*
Je ne vous attendais pas.
*Nagar suivit Vidar et Friga dans l'appartement de Balder. Une fois qu'elle eut franchit la porte, celui-ci la referma. Il leur indiqua les fauteuils situés à côté de la cheminée. Il n'y avait pas de feu, en revanche, il y avait une table basse sur laquelle Balder posa plusieurs verres et des bouteilles qu'il sortait d'un buffet.
Une fois qu'ils eurent tous rempli leur verre, Nagar décida d'entamer la discussion qui devrait déterminer leur décision.*
On a apporté la pierre à Wotan. On n'a plus rien à faire ici. En revanche, en Zanji, on sait qu'il y a eut un réseau Pur et une autre cellule composée de mages. Je suis d'avis qu'on retourne à Juthura et qu'on se débrouille pour en savoir plus sur ce Vargo. Il est fort probable qu'il ait des contacts à Kelestryan comme en ont les Purs. Il faut qu'on apprenne de qui il s'agit.
*Nagar jeta un coup d’œil aux autres. Visiblement, ils n'étaient pas tous d'accord.*
#233
Friga
(Taxi | niveau 7) le 10/04/2008 à 19h52
Je suis d'accord avec toi Nagar. Nous ne découvrirons rien de plus ici. Mais nous devrions attendre avant de partir. J'aimerai savoir si Wotan va réussir à détruire la pierre. Le problème, c'est qu'il risque de tarder avant de rappliquer. On n'est même pas sur qu'il survivra à l'opération.
#234
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 10/04/2008 à 21h20
en réponse au message
#233 Friga (Taxi | niveau 7)
le 10/04/2008 à 19h52
T'inquiète, vous le saurez s'il meurt. Je suis lié à lui par la magie, il m'a créé, s'il meurt, je disparais. Donc pour l'instant, il va bien. Moi, j'ai accompli ma tache. Maintenant, je dois attendre les directives de Wotan. Peut-être qu'il aura encore besoin de mes services. Vu la situation, ça ne m'étonnerait pas.
*Vidar jeta un coup d’œil à Balder.*
Tu me semble bien silencieux mon ami.
en réponse au message
#234 Vidar (Disciple | niveau 11)
le 10/04/2008 à 21h20
*Silencieux? et comment. Bien sur que j'avais envie de poursuivre la lutte contre cette organisation. Mais, ici, je me sentais bien. Je me sentais chez moi, dans mon peuple, à ma place. J'étais face à un cruel dilemme.
Je me levai et me rapprochai d'une fenêtre.*
J'ai abandonné ma patrie, et depuis ce temps, mon sentiment de culpabilité n'a cessé de grandir. J'ai quitté ces terres alors que mes amis se faisaient massacrer. Aujourd'hui, je suis à nouveau là. Si la situation était identique, je resterai sans aucun doute,...
*Je les regardai tour à tour.*
Je pense que je vais rester ici, combattre au côté des miens. Lorsque je suis parti, j'ai détruit mes origines. J'ai une chance de me retrouver, je ne peux pas la laisser passer.
*J'avais le sentiment de faire un choix égoïste. Je n'osais pas croiser leur regard de peur d'y lire de la déception.*
Je vais aider de mon mieux ici et, lorsque je me sentirai en paix avec moi-même, je saurai retrouver votre trace.
#236
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 10/04/2008 à 22h19
*Vidar se leva et alla rejoindre Balder à la fenêtre. Il lui prit l'épaule.*
Y a pas de problème Balder. De toute façon, on s'en doutait un peu. Depuis qu'on est là, tu semble moins lointain.
Il y a beaucoup de combats à mener. Ce n'est pas à un guerrier que je vais apprendre qu'ils sont tous difficiles. Mais le plus compliqué de tous, c'est probablement celui qu'il faut mener pour se sentir complet.
*Vidar relâcha l'épaule de son ami et se dirigea vers la porte.*
Sur ce, je vous souhaite une bien bonne nuit.
#237
Friga
(Taxi | niveau 7) le 10/04/2008 à 23h25
*Friga se leva à son tour.*
Même si le temps presse, on va quand même attendre des nouvelles de Wotan. Il faut qu'on s'assure, avant de partir, que la pierre ne représente plus une menace. Et pour tout dire, je ne suis pas très motivé pour retourner sur les routes. Le confort n'est pas du tout le même.
*Sur ce, elle sortit à son tour et regagna sa chambre, deux étages plus hauts. Elle était épuisée, aussi ne prit-elle même pas la peine de se dévêtir avant de plonger dans son sommeil.*
*après quelques détours, orcusnf rejoignit son véhicule, à l'intérieur duquel son compagnon mage commençait à s'impatienter. Il grogna de soulagement en voyant la naine revenir et relâcha son bouclier magique. La naine put se reposer et soigner ses blessures, tandis que le mage préparait le matériel pour le plan B. Quelques heures plus tard, après avoir dissimulé l'aéronef, les deux compagnons repartirent en escaladant le versant extérieur de la montagne, décidé à ne plus recourir aux nains. Ils atteignirent une plate-forme qui donnait sur une entrée oubliée. Après avoir enflammé un bout de bois pour la naine, claqué des doigts en faisant jaillir une étincelle magique pour le mage, ils s'enfoncèrent dans les boyaux envahis par la vermine et les déchets. La naine put y prélever les ingrédients nécessaires à la réalisation de son plan. Après de longues heures d'errances et s'être perdu plusieurs fois, elle trouva la paroi qu'elle cherchait.*
Nous y sommes, ça va prendre un peu de temps.
*sortant une écuelle et un pilon, elle commença à écraser le soufre et le salpêtre qu'elle avait trouvé. Puis elle ajouta quelques ingrédients qu'elle gardait sur elle, dont les précieux sucs gastriques de york, un animal fort utile au demeurant. Après avoir malaxé la pâte ainsi obtenue, elle l'étala sur la surface rugueuse de la paroi et planta de minces bâtonnets à intervalle régulier, dessinant le cadre grossier d'une porte. La pierre commença à fumer, de petites explosions retentirent, et en quelques instants, la paroi s'était dissoute sans provoquer de vacarme. Evitant soigneusement de frôler l'encadrure de l'ouverture, encore enduite de cette mystérieuse substance, les deux compagnons la franchirent. Ils se retrouvèrent dans une galerie bien éclairée où deux gardes, un nain et un homme, montaient la garde. Orcusnf tira un carreau assourdissant et les deux gardes s'effondrèrent, assommés, sans avoir eu le temps de sonner l'alarme. Ils furent rapidement ligotés, puis orcusnf se pencha sur la porte d'acier qu'ils gardaient. Elle palpa délicatement le mécanisme de la porte, inséra un crochet dans la serrure et releva le pêne. Puis grâce à un tube collé à la porte et relié à son oreille, elle composa le code exact. Le mage désactiva quelques pièges magiques et enfin, la porte s'ouvrit sans grincer. A l'intérieur se trouvait le trésor du palais. Des dizaines de coffre débordaient de pièces d'or et de gemmes. Des armures et des armes ornées de runes s'entassaient dans un coin, des étoffes précieuses, des grimoires inestimables et des bijoux délicatement forgés remplissaient les étagères, babioles parmi les centaines entreposées ici.*
- Enfin, nous allons être riche.
- Tu l'as dit, avec ça je serai le plus puissant mage du coin.
- Et mon royaume sera enfin à portée de main...
*ils refermèrent la porte derrière eux, entrainant les gardes ligotés avec eux, et commencèrent à fouiller la pièce.*
*Nagar se leva à son tour, prête à s'en aller à son tour. Avant de remonter dans sa chambre, elle s'adressa une dernière fois à Balder.*
De toute façon, si en plein combat tu commence à penser à autre chose, autant que tu ne viennes pas. Entretient ton esprit avant de t'occuper de ton corps, c'est toi-même qui me l'a dit. Tu n'as pas à culpabiliser.
*Elle franchit la porte et alla se coucher.*
*Ils étaient tous partis. Moi, j'avais gardé mon regard rivé sur l'extérieur, observant les étoiles qui pointaient dans le ciel.
Je n'avais plus envie de dormir, mais je me sentais trop fatigué pour entreprendre une petite promenade nocturne.
J'allais me rasseoir dans le fauteuil que j'avais quitté quelques minutes plus tôt. Réfléchir, toujours, ne rien faire d'autre, à tel point que la tête donne l'impression qu'elle va finir par éclater.
Je me plongeai dans ma zone de sécurité mentale.
Le drôle de singe vert était toujours présent. Ses griffes et ses lames tranchant toujours les chairs. Cependant, je remarquais une différence: certains visages étaient comme effacés: ils étaient toujours présents, mais on ne les remarquait plus. J'avais la certitude qu'un jour viendrait où il n'y aurait plus de corps à trancher, ce jour là, je serais libre.
Quelque chose manquait, j'étais sur que je le découvrirais lorsque les corps auraient disparu.
Le lendemain matin, je sortis de ma torpeur. Un plateau repas avait été monté et déposé sur la table. C'était un repas succulent. Je l'engloutis rapidement et après quelques étirements et une toilette en quatrième vitesse, je descendais dans la cours.
Une trentaine de soldats y était réunie. Ils faisaient des exercices eux aussi. C'était beau à voir. On me proposa de me joindre à eux et j'acceptais avec plaisir. Quelques minutes plus tard, Nagar nous rejoignit.
Ces exercices durèrent un peu plus d'une heure, puis la section rejoignit son poste pendant qu'une autre prenait sa place.
Pour ma part, je décidai de suivre la première section. Je me liai rapidement d'amitié avec plusieurs soldats. J'étais surpris d'avoir oublier à quel points les hommes qui devaient combattre ensemble parvenaient à lier des liens aussi solide que ceux qui unissaient deux frères. La discipline régnait, mais il n'était pas pour autant interdit de parler ou de plaisanter.
On rejoignit les murs du château. Ils étaient bien plus élevés que la muraille de Muspelheim. Le chemin de ronde permettait aux hommes de s'aligner sur deux lignes. Mais les trente hommes de cette section n'étaient pas assez nombreux pour, même en se mettant sur une seule ligne, faire la moitié de la longueur du chemin de ronde.
Je posai la question à un homme. Il me répondit que lorsque les géants attaquaient, deux centuries étaient positionnées sur les murs. La conversation dévia naturellement sur l'organisation de l'armée asgardienne. A l'origine celle-ci comptait cent cinquante milles hommes répartis en dix corps d'armée (quinze milles hommes). Un corps d'armée était composé de trois légions (cinq milles hommes), une légion partagée en dix cohortes (cinq cent hommes), une cohorte en cinq centuries (cent hommes), une centurie en trois sections (deux sections de trente hommes et une troisième, plus importante, de quarante), une section était partagée en trois décuries (dix hommes) et une décurie était composée de deux groupes de cinq hommes que l'on appelait frères d'armes. Il y avait toujours deux sorciers de guerre et trois médecins dans une section.
Ces médecins étaient chargés de s'occuper des hommes blessés légèrement, ceux qui étaient en état critique étaient automatiquement envoyés à l'hôpital.
La fortification de Muspelheim contait huit milles hommes en tout. Mais six cent étaient au repos en tant normal. Ils étaient cependant prêts à intervenir à tout moment.
Les guerriers nains n'étaient pas pris en compte dans les chiffres que me fournit le soldat. Mais ils étaient plus nombreux que les Aesirs. Au passage, les Aesirs sont les habitants d'Asgard.
Wotan avait précisé la disposition des troupes le long de la fortification: quatre milles hommes dans le château, deux cent à chacune des deux petites garnisons situées aux extrémités de la muraille et trois milles répandus le long de la muraille, mille cinq cent de part et d'autre du château. Ces hommes vivaient dans des fortins de cinq cents hommes chacun.
Je m'étonnai du fait que la muraille était moins bien défendue que le château alors qu'elle était plus facile à prendre et que c'était le seul rempart entre les géants et la citée. Il me répondit avec le sourire qu'en général, des nains combattaient sur les murs et que des corps spéciaux de mages avaient été instaurés.
D'autres exercices furent mis en place pour éviter que les soldats ne s'ennuient, car les géants ne semblaient pas pressé. Apparemment, c'était normal. Des éclaireurs (en fait des mages capables de projeter leurs esprits hors de leurs corps) avaient rapporté qu'ils construisaient des tours d'assauts. Plusieurs tactiques avaient été mise en place par les stratèges pour parvenir à repousser un assaut de ce type. Elle s'appuyait un peu trop sur le soutient de la magie. Qu'adviendrait-il si par malheur les mages se faisaient décimer?
Une réponse, toujours la même, revenait lorsque je posais la question: "Wotan interviendra."
La nouvelle était tombée à midi. Le roi était revenu, et depuis ce temps, il s'était enfermer dans son bureau avec Vidar. La nouvelle du vol spectaculaire de la nuit, qui avait fait tout le tour de la communauté, n'avait même pas réussi à le faire sortir.
Tout le monde se posait la question de savoir qui en était l'auteur. Moi, j'étais certain de connaître la réponse.
La criminalité était quasiment inexistante et voilà que d'un coup, un vol de cette ampleur était commis.*
Edité par Balder le 11/04/2008 à 21h20
#241
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 12/04/2008 à 00h17
*Vidar ne dormait plus depuis longtemps, depuis plusieurs siècles à vrai dire. Cette nuit encore, il la passa à observer des étoiles, à essayer de comprendre Yria, son fonctionnement, sa création...
Alors que le Soleil allait se lever, il y eut une bourrasque et Wotan se matérialisa dans devant lui. Il semblait épuisé, complètement crevé.
Vidar l'aida à s'allonger sur son lit.
Le mage ne se réveilla qu'en milieu de matinée. Vidar avait commandé un repas copieux à un valet, et il ne faisait désormais aucun doute que la nouvelle du retour s'était répandue.
Lorsqu'il eut mangé, Vidar l'aida à monter au dernier appartement, celui de Wotan. L'appartement n'était pas plus luxueux que les autres présents dans la tour. Il y avait plus d'armoires, plus de babioles et une bibliothèque importante.
Ils parlèrent longtemps. Wotan lui raconta ce qui s'était passé.
Il s'était téléporté aussi loin que possible, dans un endroit désertique. Il avait alors concentré une grande énergie pour pouvoir pénétrer le pouvoir de la pierre. Ce pouvoir était immense, et pendant un moment, il avait cru qu'il allait être absorber par ce pouvoir. Mais il avait réussi à garder une cohérence dans ce flot de magie, et il était même parvenu à intimer un ordre à cette puissance. La magie avait alors été éjectée de la pierre et, suivant l'ordre magique de Wotan, avait retrouvé sa place dans la terre de Zanji.
Vidar était très impressionné. Il savait que le roi était très puissant, mais de là à maîtriser la magie de la terre, il y avait un pas. Seul un élémentaire de terre pouvait en arriver là. Un élémentaire ou un mage d'une grande puissance.
Wotan continuais son récit. Il avait voulu aller vérifier que le pouvoir de la pierre était retourné à sa place, mais il avait présumé de ces forces, et, alors qu'il était sur les chemins de la téléportation, il avait été attaqué par une force noire. En tant normal, il n'aurait même pas fait attention à cette force mystérieuse, mais dans l'état où il était, il ne pouvait combattre. Il tenta bien de fuir, mais la force qu'il utilisait pour s'éloigner malgré l'attraction dont il était l'objet, l'épuisait. Finalement, il s'était abandonné, avec le peu de force qui lui restait, à cet ennemi. Il avait été attiré jusque dans une tente où un petit homme au physique ingrat était installé à même le sol. Devant lui, il y avait une assiette dans laquelle il avait tracé une figure avec son ongle sur du sang séché.
Wotan n'avait jamais apprécié la magie noire bien qu'il lui était arrivé de la pratiquer. Il remarqua immédiatement que ce sorcier n'était pas bien puissant et qu'il n'aurait aucun mal à s'en débarrasser, bien qu'en état de faiblesse. . Mais Wotan était enfermé dans un cercle de sable des abîmes, et il lui était donc impossible d'user de magie sans en mourir.
Le petit personnage émis un rictus. Il lui manquait plusieurs dents, et le peu qu'il avait étaient cariés. C'était l'archétype du sorcier de campagne, plus rebouteux que sorcier. Wotan entrepris de chercher une faille dans sa prison. Pendant ce temps, l'autre commençait à exulter. N'écoutant tout d'abord que d'une oreille, l'attention de Wotan fut attirée par les propos du personnage. Celui-ci se réjouissait de sa future mort et de l'anéantissement de son peuple. Il oeuvrait avec les géants, mais Wotan comprit vite qu'il tirait ses ordres d'ailleurs. Visiblement son supérieur nourrissait une haine particulière à son égard. Le rebouteux continuait ainsi à parler, ne se souciant aucunement de son prisonnier, certain qu'il ne pouvait s'échapper.
Mais Wotan avait trouvé une faille. Il entreprit immédiatement de libérer un mince filet de magie qui alla séparer les grains de sables, ouvrant un passage par lequel il pourrait sortir.
L'autre finit par s'en rendre compte, mais il était déjà trop tard et Wotan le foudroya avant de se téléporter dans la chambre de Vidar.
Ils réfléchirent ensuite pour savoir quel serait le meilleur moyen de connaître l'identité de ce nouvel ennemi. Ils pensaient tous deux que cet homme maîtrisait la magie car il était parvenu à se dissimuler aux yeux des éclaireurs.
Lorsqu'un homme vint leur annoncer qu'un vol avait eu lieu, Wotan le renvoya, prétextant que s'il s'était préoccupé de cet or, celui-ci n'aurait pu être volé. Il est vrai que depuis qu'ils étaient enfermés dans cette fortification, le système monétaire habituel avait été abandonné au profit d'un système plus adapté à la situation et qui permettait aux deux peuples de survivre dans la bonne entente.
A midi, ils n'en étaient pas plus avancés. Vidar se décida à poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis un bon moment.*
Pourquoi m'avoir envoyer chercher Balder ? Ce n'est qu'un homme, pas un mage aux pouvoirs impressionnant, pas un de ces héros de légende.
*Wotan sourit:*
Si je ne t'y avais pas envoyé, il ne serait pas là aujourd'hui, la pierre de Zanji serait perdu à jamais et le réseau des Purs aurait certainement fait exploser une bombe dans Durunne. Mais cela, je ne le savais pas. Tout ce dont j'étais certain et je le suis toujours, c'est qu'il fallait que vous soyez ici.
*Vidar restait dubitatif. Wotan pouvait voir loin, pouvait lire dans le coeur des hommes, mais il ne connaissait pas l'avenir.*
J'ai mes sources Vidar, j'ai mes sources, et tu as rencontré l'une d'entre elles par le passé. Mais nous avons plus important à résoudre. Une armée à annihiler, un sorcier à tuer et deux civilisations à protéger.
*Vidar se souvint de sa rencontre avec Veer, le barde, sur le fleuve Cérou:*
J'ai rencontré un homme qui m'a dit « trouvez le lac d'Urda, les morts vous aideront. » Sur le moment, je n'ai pas compris, et je ne comprends toujours pas.
*Wotan, en revanche, semblait comprendre.*
Je vais avoir besoin d'être seul pendant un petit moment Vidar. Il me faut réfléchir à ce que tu m'as révélé. Mais il semblerait que ce soit le moment idéal pour trouver ce fameux lac.
*Wotan s'était levé et commencé à chercher dans sa bibliothèque le bouquin qui lui fournirait l'information désirée. Vidar savait que maintenant, il n'avait plus rien à faire dans cette pièce, aussi, il se leva et partit.*
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