*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.
Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*
Edit du MJ: PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar
Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
*Au sommet de la tour, le mage lançait des boules de feu sur les patrouilles qui venaient intercepter les bandes de révolutionnaires, tandis que la naine le protégeait. D'abord, ce furent des gardes normaux qui montèrent les déloger, ce ne fut pas un problème, la naine était rapide, puissante et habile à la hache. On entendit longtemps geindre les agonisants, tandis que leur sang stagnait sur les marches de l'escalier de la tour et rendait glissante leur montée. Puis vinrent les mages de guerre. Contre eux, orcusnf ne pouvait guère espérer résister, malgré ses amulettes anti-magie et ses longues heures d'apprentissage des postures de combat antimagique. Sa seule chance fut qu'ils ne s'attendaient pas à être assaillis dès l'entrée de la tour. D'un coup de hache, l'assassin brisa les vertèbres d'un mage avant de lancer une hachette dans la tête d'un autre. Seulement, ils étaient bien trop nombreux pour elle, et qui plus est, accompagnés d'archers. La naine sema dans son sillage quelques pièges qui ralentirent ses poursuivants plus qu'ils ne les mirent en péril. Parvenu au dernier étage, elle fit signe à son compagnon qu'ils devaient partir ici vite fait.*
- Me fais tu confiance ?
- Ai je jamais eu le choix ?
- Alors accroche toi à moi et essaye de nous concocter un sort d'allégement, on ne tiendra jamais à deux sur un seul parachute.
*Orcusnf prépara son parachute de secours et arrima le mage à son harnais. Puis ils sautèrent, ralentis par le sort de plume qu'ils avaient reçu. Sort grâce auquel la naine put stabiliser son bras mécanique transformé en arbalète pour l'occasion et cribler quelques archers de carreaux, mais eux aussi pouvaient les viser. Les deux compagnons n'échappèrent à leur funeste transformation en passoires que grâce à la naine, qui fit tournoyer devant eux la hache pour réduire en miette les flèches, abimant aussi par la même occasion sa hache. Peu importait, elle trouva une cognée de bucheron une foi arrivée au sol et se la passa à la ceinture. Là, ils rejoignirent le QG de l'insurrection. Ils apprirent que les chefs de la caravane partie de durunne se dirigeaient vers le nord.*
- Vers la cachette de la pierre !
*s'exclama la naine*
- Il va falloir les arrêter ou arriver avant eux.
*rétorqua sombrement son compagnon mage*
- Pas de problème, tu vas pouvoir goûter à la technologie gnome améliorée par les nains. Tu vas voir, c'est mieux que la magie.
*La naine conduisit son compagnon à son chariot, qu'elle débarrassa de tout ce qui était inutile, c'est à dire le butin ramassé en chemin, son établi de mécanique, la plupart de ses affaires personnelles et quelques objets divers. Puis, enlevant une latte du plancher, elle dévoila un levier caché qu'elle tira à elle. Un grincement sinistre se fit entendre, tandis qu'une troisième paire de roues sortait de dessous le chariot et s'ajustait entre les deux autres. Le banc du cocher disparut, remplacée par un pupitre orné de boutons, de levier et d'une roue de gouvernail. La naine s'y jucha, et le mage se cramponna derrière elle au mat qui venait de s'ériger à l'emplacement de la cabine du chariot. Sur le mat se déploya une voile, tandis qu'à son sommet tournait une immense hélice. Du reste du plancher sortit des boites où s'empilaient des couches de zinc et de platine. Et le mage sentit ses cheveux se dresser sur sa tête, l'air crépitait autour de lui d'une énergie qui n'avait rien de magique.*
- Comme tu l'as deviné, j'ai joué avec les limites technologiques imposé à notre phase. grâce à une énergie que j'ai nommé orcusnfricité, produite à partir de ces hélices ou du mouvement rotatif des roues lors du voyage aller, et stocké dans ces piles de métaux que tu vois là, je peux désormais mouvoir mon chariot sans recours aux chevaux. C'est un véhicule automouvant, puisque l'énergie est redistribuée aux roues, transformée en chenilles par l'ajout de deux autres roues reliées entre elles par une bande de caoutchouc, les faisant s'actionner pour avancer. J'ai nommé ça autorcusnf, ça vient de schémas gnomes que j'ai amélioré pour l'adapter à un chariot. Fais gaffe, je vais plus vite qu'une diligence.
- Peut être pourrons nous répandre ça quand nous aurons détruit toutes les pierres.
- Ouais, ça serait sympa, mais la tâche sera dure. Accroche toi bien.
*la naine baissa un levier, et l'énergie se répandit dans les roues. Le chariot fut tiré brusquement de son immobilité et commença à avancer tout seul. Rapidement, il atteignit la vitesse confortable de cinquante kilomètres heures.*
- Aide moi, pédale un peu, ça amènera un peu plus d'énergie, sinon on n'en aura jamais assez pour le retour, le véhicule est plus gourmand que prévu, c'est la première fois que je l'essaye hors d'un circuit d'essai.
*le visage du mage pâlit tandis qu'il s'exécutait*
#203
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 03/04/2008 à 17h04
*Vidar poussa Balder, exaspéré par l'ignorance du guerrier.*
Excusez-mon ami, il n'a pas toute sa tête. Nous aimerions parler au gnome qui s'occupe de l'alimentation en énergie de votre petite communauté.
*L'énergie jouait un rôle important dans des villages comme celui-ci. Il était facile de la produire, avec l'eau, le vent... mais la transporter était une tache des plus compliquée.
Un gnome s'avança vers eux. Il avait la tête dégarnie et de nombreuses griffures au visage, comme s'il était en perpétuel état d'angoisse.
Il étudia avec plus d'attention les quatre compagnons.*
"Que voulez-vous, étrangers?"
*Il n'y avait aucune hostilité dans son ton, en revanche, Vidar remarqua qu'il était impatient de retourner à ses affaires.*
Nous cherchons la grotte de Nicaramdilombala.
*Il sembla soudain plus attentif.*
"Pourquoi le prince Arke n'est-il pas venu lui-même?"
Il a eu quelques soucis avec certains membres de son entourage. C'est lui qui nous a indiqué l'endroit où trouver ce que nous cherchons.
"Bien. Erni! Va donc conduire ces gens à la grotte. J'espère que vous avez de bonnes jambes."
*Erni était un jeune gnome. Il était curieux de tout, n'arrêtait pas de poser des questions et s'arrêter sans cesse pour pouvoir contempler une colonie d'insectes quelconque.
Finalement, il leur indiqua un chemin en leur précisant que la grotte était juste au bout.
Lorsqu'ils pénétrèrent à l'intérieur, ils constatèrent que la grotte n'était pas bien profonde. Des milliers de mains s'étaient amusées à graver des énigmes dans des centaines de langues différentes. Certaines étaient si vielle que le temps les avait quasiment fait disparaître. En revanche, il n'y avait pas de pierre.*
en réponse au message
#203 Vidar (Disciple | niveau 11)
le 03/04/2008 à 17h04
*Nagar se rapprocha du mur, en face d'elle.*
Il semblerait que l'énigme qui est inscrite ici a été gravée récemment.
*Les autres se rapprochèrent. Nagar s'écarta un peu pour que son ombre ne dissimule pas les écritures.*
Il est écrit:
"je suis le brouillard, je suis le démon
si tu veux la terre, réponds à cette question."
*Nagar se tourna vers les autres, dépitée.*
On est bien avancé.
La réponse est donc à la fois un démon et un brouillard. Je m'y connais pas bien en légendes et je n'ai jamais entendu parler de démons nuageux
*Je lançai un regard venimeux à Vidar.*
De toute façon, je ne risque pas de trouver la réponse. Après tout, je n'ai pas toute ma tête.
*J'avais bougonné durant tout le trajet mais je n'étais pas parvenu à énerver Vidar.*
Et Arke ne nous a donné aucun indice. C'était bien la peine de venir jusqu'ici.
#206
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 03/04/2008 à 21h51
*Vidar n'écoutait pas les ronchonnements de Balder. Il était plongé dans ses réflexions et essayait de résoudre l'énigme. Une idée luit vint alors.*
Vous vous rappelez ce que le prince a dit au sujet de la pierre? Elle renferme le pouvoir de la terre. Mais ce qu'il nous a dit de plus important est qu'elle fut mise au point lors des grandes guères qui précédèrent le déphasage. A cette époque, plusieurs armées suprématistes disparurent mystérieusement dans des nuages de brume. Les mages de l'ancien temps avaient pris l'habitude d'invoquer des génies du froid. Ces génies ne faisaient que ce qui leur été ordonné et n'étaient pas foncièrement mauvais. Cependant, les ignorants les nommèrent Skelns, les "démons du brouillard".
*Lorsque Vidar prononça ce mot, la caverne s'illumina d'une étrange façon. Les lettres de l'énigme semblaient s'assembler les unes les autres. Finalement, elles furent toutes unies en une boule de nuages noirs parfaitement sphérique. Puis la boule s'éclaira d'une lumière intense qui éblouit les spectateurs.
Lorsqu'ils purent à nouveau voir, ils constatèrent qu'une pierre de la taille d'une assiette reposait sur le sol. Sa matière ressemblait à du verre de couleur vert. On pouvait voir au travers.*
C'est tout simplement magnifique.
*Vidar ramassa la pierre. Elle était plus lourde qu'elle ne le laissait paraître. Il la fit passer aux autres qui l'examinèrent à tour de rôle. Finalement, il la prit et la rangea dans sa besace.*
Il n'y a pas une minute à perdre. Nous devons nous mettre en route pour l'Asgard. Nous ne pouvons prendre le risque de nous faire rattraper par des hommes de Vargo. Ce mage a des espions, il doit être au courant de notre voyage jusqu'ici.
*Nous avions beaucoup de chance d'avoir un érudit avec nous. Peu d'êtres vivants peuvent se targuer d'avoir une quelconque connaissance sur les évènements passés. Vidar, lui, avait appris toutes ces choses.*
Dans ce cas, nous devons partir.
*Nous ne retournâmes pas au village des gnomes. Si l'on prenait au nord, à travers les montagnes, nous serions en Asgard le lendemain. Il ne nous resterait plus qu'à nous trouver le chemin de Muspelheim.
Nous n'empruntâmes pas de chemin, il n'y en avait pas. Dans un tel lieu, il aurait été dangereux de monter un cheval, alors un oliphant... Du coup, nous n'avions pas grand chose pour nous couvrir la nuit; au moins lorsqu'on voyageait sur le dos de Delnör, nous étions sur d'avoir un abri pour la nuit.
Nous avions cependant de la chance. Les nuits étaient fraîches, certes, mais pas autant que si nous avions été en plein hiver.
Après deux jours de marche, nous atteignirent l'autre côté des montagnes. Désormais, il nous faudrait éviter les géants.*
*orcusnf, son ami mage et son chariot mécanique arrivèrent sur place quelques heures après le départ des aventuriers. Aussitôt, la naine se précipita vers la grotte de machin chose et constata que l'écrin contenant la pierre était vide.*
- Merde, ils sont arrivés plus vite que nous.
- Tu sais où ils sont allés.
- facile, tu te rappelles les oliphants qui étaient au village gnome de tout à l'heure ? Ils y sont encore, ce qui signifie qu'ils ne les ont pas empruntés pour repartir, car les gnomes sont incapables de dompter de tels animaux. Donc, ils sont partis ailleurs que vers Zanji.
*regarde la montagne qui les domine*
Et dans le coin, je ne vois qu'un endroit où un oliphant ne passerait pas. Allez viens, faut retourner au chariot, il ne passera pas non plus, mais j'ai une idée.
*les deux compagnons redescendirent jusqu'à l'emplacement où stationnait leur chariot. Là, la naine appuya sur un levier qui actionna le rangement des mécanismes automouvants du chariot. L'espionne, férue de mécanique, dressa une charpente de bambous autour du chariot, puis redisposa les piles à energie et le moteur, pour qu'ils envoient leur décharges vers le haut. Puis elle sortit d'un coffre une immense toi qui prenait la forme d'une chaussette de 10m de haut. La chaussette fut attachée au sommet du fragile assemblage de bois, puis une nouvelle machine fut placée entre la chaussette et le chariot, à l'intérieur d'un cadre de bois. Après avoir démarré le moteur, on vit la chaussette se gonfler tandis que de l'air chaud y était soufflé par la chaudière improvisée.*
- Ca marche, grimpe vite dans le chariot, on décolle.
- J'ai le vertige quand je vole sans mon balai...
- Pas le choix, faut contourner la montagne ou augmenter mon retard, je te rappelle que j'ai de petites jambes...
*A peine le mage était il monté à bord que le chariot s'envolait, tiré vers le haut par la toile gonflée qui voulait à tout prix flotter dans les cieux. Une fois qu'ils furent à une hauteur de plusieurs milliers de nains, Orcusnf se préoccupa du déplacement. Elle prit une des hélices qui servait à produire de l'énergie et inversa le mécanisme, le reliant à la dynamo pour que l'hélice reçoive l'énergie pour tourner. Ce mouvement rotatif impulsa un mouvement d'abord imperceptible, mais qui grandit en ampleur quand orcusnf eut l'idée de déployer les voiles pour avancer encore plus vite. En moins d'une journée, ils franchirent les montagnes.*
- Mais quel pays est ce donc là, *s'écria le mage. *
- Attends, je cherche.
*pour le coup, la naine consultait un atlas, elle trouva vite ce qu'elle cherchait. Elle blêmit.*
Nous sommes en asgard, le pays des géants, ceux avec qui les nains sont en guerre depuis la nuit des temps.
*elle s'accrocha au bastingage de son frêle aéronef et apostropha l'horizon* Orcusnf arrive, et ça pue pour vous !!
*A l'allure où on allait, il nous faudrait moins d'un mois pour atteindre la forteresse de Muspelheim. Nous avions pris l'habitude de voyager de nuit. Les géants étaient en terre conquise et ils dormaient sur leurs deux oreilles. Le jour, en revanche, on se cachait comme on pouvait, dans des bosquets, à l'ombre d'arbres... En général, l'un de nous partait chasser pendant que les autres se reposaient.
C'est pendant mon tour de chasse que je remarquai une étrange chose dans le ciel. Je ne compris pas très bien ce que c'était, et, à cette distance, je ne pouvais distinguer les détails. Quoi qu'il en soit, la machine venait du Sud, comme nous. Donc c'était un danger potentiel. Je courus me mettre à l'abri sous un arbre mais je savais qu'il était déjà trop tard, j'avais été repéré.
Je regagnai prestement notre bivouac. Je n'eut pas à fournir quelques explications. Ils avaient aperçu la machine et en avaient tiré les mêmes conclusions que moi.*
Nous ne pourrons jamais les distancer. Il faut espérer que l'on pourra les semer lorsque la nuit tombera. Il faut aussi espérer qu'ils n'attireront pas les géants dans notre direction.
Je vous propose de ne pas rester là. Si on ne bouge pas, ils auront tout le temps de descendre de leur truc. Et l'endroit n'est pas idéal pour organiser une défense.
*Les quatre compagnons repartirent donc. Ils n'avaient pas eu le temps de bien se reposer, mais ils savaient que s'il fallait se battre ils ne seraient pas dans de bonnes dispositions. Il préférèrent donc éviter un conflit.
Leurs pas les menèrent jusqu'à une ferme ravagée par les géants. Il ne restait que des ruines de ce qui avait été un bâtiment à trois étages. Ils s'installèrent donc en ces lieux et commencèrent à organiser leurs défenses.*
#211
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 04/04/2008 à 21h20
*Vidar pensa qu'il serait plus prudent de cacher la pierre. S'ils mouraient, leurs agresseurs auraient du mal à la trouver. Il décida également de ne rien en dire aux autres. Non pas parce qu'il ne leur faisait pas confiance, mais simplement parce que l'information serait mieux protégée si une seule personne était au courant.*
Tu reconnais cet endroit Balder? Nous ne sommes pas loin de la plaine du désastre.
en réponse au message
#211 Vidar (Disciple | niveau 11)
le 04/04/2008 à 21h20
*Je regardai Vidar sans comprendre, puis soudain je me souvint. La plaine du désastre devait son nom à l'une des plus grande bataille de la guerre contre les géants. Ca avait été ma première bataille, ça avait également été l'une des défaites qui coûtèrent le plus à l'Asgard. Plusieurs légions y furent décimées ainsi qu'une bonne centaine de mages. Je me souviendrai toujours des cris de douleurs de mes compagnons d'armes. Lorsqu'on avait vu la quantité d'adversaire que l'on avait à affronter, on avait commencé à douter de la victoire. Nous y avions mis tout notre cœur, mais cela n'avait pas suffit. Les géants nous avaient piétinés, littéralement. Seule une centurie parvint à prendre la fuite. Par chance, c'était la mienne. Après cela, je n'avais plus jamais regardé la guerre avec admiration.
Pour quoi Vidar me posait-il cette question? Je n'en savais strictement rien. Depuis qu'il m'avait trouvé, il n'avait jamais cessé d'essayer de me convaincre de retourner dans mon pays et d'y retrouver Wotan, le roi.
Je fis un court somme sans rêve. Lorsque je me réveillai, la nuit tombait.*
*Perché sur son aéronef, orcusnf vit enfin ses premiers géants, qui patrouillaient à travers la plaine. Elle ne s'en rendit pas compte au premier abord, même si elle sentait une gêne dans ce qu'elle voyait. Elle comprit en s'en rapprochant, c'était un problème d'échelle. Les gardes mesuraient près de trois mètres de haut, et leurs montures étaient adaptées à cette taille. Les géants portaient en travers de leur dos une épée de plus d'un nain de long, de quoi faire frémir n'importe quel adversaire, et ne portait qu'une simple cuirasse, renforcée vers le bas pour éviter les coups de leurs adversaires plus petits. Ils avaient l'air de rudes combattants, mais rien d'impossible pour la naine qui repéra leur point faible rapidementµ
- Regarde bien leurs cuirasses, qu'est ce que tu remarques ?
- Ben pas grand chose, elles ont l'air bien ces cuirasses.
- En fait, elles sont trop minces. Elles peuvent probablement arrêter une arme tranchante, mais pas perçante. Les géants ne se battent qu'au corps à corps, d'homme à homme, les arcs et autres armes de jet leur sont inconnues. Je peux même supposer qu'il est dégradant pour eux de se battre à distance. Une chance pour nous, je suis arbalétrière...
*de fait, lorsqu'ils passèrent près de la patrouille, qui avait remarqué le ballon depuis quelques minutes et avait obliqué vers eux pour les intercepter, la naine fit descendre le ballon et arma son bras mécanique. Le mécanisme de l'arbalète apparut, et elle commença à lancer ses carreaux d'acier enduits de sang de york. Lorsque les deux premiers géants tombèrent de leur monture, les autres ne comprirent pas, ce ne fut qu'en voyant l'empennage d'un carreau dépasser du cou d'un autre de leurs camarades qu'ils comprirent la traîtrise de la naine. Ils firent volter leurs chevaux, mais trop tard, six autres géants churent pour ne plus se relever. Seul l'un d'entre eux parvint à s'échapper.* N'oublie pas que je suis Orcusnf la tueuse de géants !!
*hurla la naine, qui n'oubliait jamais d'augmenter sa gloire personnelle même au péril de sa propre vie.*
- Bien, maintenant ils savent que nous sommes là. Ils devraient se mettre sur notre piste, et probablement trouveront ils en même temps nos amis de la caravane.
- Et c'est une bonne nouvelle ?
- Bien entendu, il est plus facile d'aller les chercher dans une geôle fixe que dans l'immensité d'Asgard. En plus il y aura probablement de l'or et des artefacts magiques.
*ce qui eut pour effet de satisfaire le mage qui n'en demandait pas tant. Pour la peine, il lança une boule de feu sur une ferme, semant la panique parmi ses occupants.*
#214
Friga
(Taxi | niveau 7) le 05/04/2008 à 12h08
*Pour Friga, comme pour tous les autres, il ne faisait aucun doute qu'ils avaient été attaqués délibérement. La ferme en feu ne tarderait pas à ameuter les géants. Ils préférèrent donc quitter les lieux au plus vite. Alors qu'ils commençaient à s'éloigner, Vidar retourna en courant dans la ferme. Apparment, il avait oublié quelque chose.
Finalement, ils se remirent en route.
Ils continuèrent à marcher pendant deux jours, ne faisant que de courtes pause, et dormant à peine. Ils ne prenaient plus la peine de chasser. Tout ce qui les préoccupait était de fuir le plus loin possible de la machine volante.
Au bout d'un certain temps, ils se rendirent à l'évidence que les personnes qui les suivaient depuis les cieux n'avaient aucunément l'intention d'attérir.
Les quatre compagnons reprirent donc un rythme plus calme et ils recommencèrent à s'alimenter correctement. Cependant, au fur et à mesure de leur progression, la présence de géants devenait de plus en plus génante. Ils durent faire un bon détour pour éviter une citée, autrefois appartenant aux hommes, désormais la citée avait été reconstruite à l'échelle des géants. Il leur fallait également éviter les civils. Les géants étaient un peuple comme les autres, à l'exeption de leur taille. Ce n'étaient pas de simple bêtes, comme les trolls. Les géants étaient aux hommes ce que les hommes étaient aux nains.
Après deux semaines de marche, la région se fit plus boisé. D'après Vidar, ils atteindraient bientôt les montagnes Bregse. Et alors, ils seraient tout proche de leur destination. Cependant, si comme le disait Vidar, la forteresse était assiégé, il ne serait pas facile d'y parvenir.*
*Finalement, nous sommes arrivés dans les montagnes Bregse sans trop d'encombre. On a décidé de s'accorder une nuit de sommeil. Maintenant, il va vraiment falloir être prudent.
De là où nous sommes, nous pouvons voir la montagne royale et les murs de Muspelheim. Ils sont impressionnants.
Il vaut peut-être mieux que je vous explique à quoi ressemble cette place forte. Moi-même, je n'y ai jamais mis les pieds, mais son histoire militaire est telle que mon enseignement au temple de Firun ne pouvait l'ignorer.
La montagne royale est la plus imposante de la région. Cette montagne est en forme de U. A l'origine, il s'agissait d'un royaume nain. Lorsque ce dernier a été envahi plusieurs siècles plus tôt par les premiers géants, les nains ont reçu l'aide des armées d'Asgard, alors à l'apogée de leur puissance. L'alliance a triomphé et de nombreux accords ont été signés entre les deux peuples. Accords économiques et militaires. C'est ainsi qu'est née la forteresse de Muspelheim. Les géants n'étaient pas anéantis, comme le montrera la suite. Aussi, les hommes construisirent un immense mur qui comblait l'espace entre les deux extrémités de la montagne. Entre le mur et la montagne, de nombreux champs ont été ensemencés et une ville a fini par voir le jour. Finalement, un château est venu compléter le tout. Son nom, il le doit au seigneur nain de l'époque. Les murs sont très hauts. Jusqu'alors, je n'imaginai pas à quel point. Mais lorsque je les vis, je compris que les bâtisseurs de ces murs avaient également construit le palais de Juthura.
Lorsque la dernière guerre contre les géants a éclaté, l'Asgard a été balayé et c'est dans cette place forte que les derniers Aesirs ont pu trouver refuge. L'Asgard, qui été autrefois un immense empire, se résumait dès lors à un espace fermé. Une citée de quinze milles habitants et suffisamment de champs pour nourrir tout ce petit monde.
C'était cela, notre destination.
Et entre nous et les murs, il y avait plusieurs kilomètres de tentes. Toutes occupées par des êtres de trois mètres cinquante de haut, en moyenne. Ici, les soldats géants étaient bien protégés. Lorsqu'ils partaient à l'assaut des murs, ils devaient bien protéger le haut de leur corps.
Vidar nous avait dits que les géants n'avaient plus lancé d'attaques à grande échelle contre les murs. Ils creusaient dans la montagne royale pour atteindre le royaume nain, puis, de là, pénétrer par l'arrière dans ce qu'il restait de l'Asgard.*
*Ils restèrent cacher dans une grotte pendant deux jours, le temps de trouver le moyen de pénétrer dans la forteresse. Il n'y avait pas trente six solutions: soit, ils allaient tout droit, ils traversaient le camp ennemi au risque de se faire attraper, soit il creusaient un tunnel, mais ça risquait de leur prendre du temps, soit, ils escaladaient la montagne à leurs risques et périls. Il fut décidé qu'ils passeraient par la montagne. Les mines des nains devaient bien avoir des puits pour faire entrer l'air. Ceux-ci devaient être hors de porté des géants et bien cachés, en hauteur donc.
Ils crapahutèrent dans la montagne pendant plusieurs jours. La faim commençait à se faire sentir car le gibier se faisait rare et comme l'hiver venait juste de se terminer les baies étaient innexistantes. Les flancs de la montagne étaient raides, de telle sorte qu'après avoir fait quelques mètres, ils avaient l'impression d'avoir parcouru plusieurs kilomètres. Parfois, ils progressaient autant grâce à leurs pieds qu'à leurs mains.
Finalement, c'est à 1700mètres d'altitude qu'ils trouvèrent leur puit d'aération. Au début, ils avaient pensé qu'il s'agissait de la tanière d'une bête, puis ils avaient découvert qu'il n'en était rien. Des bribes de conversation leur était parvenue alors qu'ils s'apprétaient à rebrousser chemin. Le bruit venait d'une crevasse suffisament large pour permettre à un homme de passer en rentrant le ventre.
Ils débouchèrent dans une galerie naine sous le nez de plusieurs de ses occupants, surpris d'une telle apparition.*
#217
Vidar
(Disciple | niveau 11) le 05/04/2008 à 20h15
*Leur apparition dans une galerie fit rapidement le tour des mines. Plusieurs gardes les escortèrent jusque dans la caverne principale.
Au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de la salle du trône, les murs se faisaient de plus en plus décorés. Les murs étaient recouverts de mosaïques représentant toute l'histoire du royaume minier.
On pouvait voir, rien qu'à regarder les visages, que ce peuple était en guerre. Il y avait des hommes dans la salle du trône, chose normale vu les circonstances dans lesquelles les deux peuples étaient.
La sale était immense et bondée. Des nains couraient dans tous les sens. Ils surveillaient que la progression des géants avec appréhension. Leur connaissance de la montagne leur donnait un avantage sur leur adversaire. Ils savaient où les géants arriveraient, et ils avaient préparé quelques surprises, même s'il faudrait encore plusieurs années avant les mines se transforment en champ de bataille.
Vidar reconnu la personne assise sur le trône; il s'agissait de Resfor. Lorsque Vidar était parti pour Durunne, Resfor n'avait pas encore succédé à son père.
Resfor sembla également reconnaître Vidar. Il congédia le nain avec lequel il parlait et fixa toute son attention sur les nouveaux arrivants.
Resfor:* Vidar! Cela faisait longtemps qu'on ne t'avait pas vu.
*Vidar:* En effet. J'étais en voyage. Je vois que ton père n'est plus là.
*Resfor:* Non, il est tombé alors qu'il défendait les murs, quelques jours à peine après ton départ.
*Vidar:* La guerre n'épargne personne. *Après un petit moment d'arrêt il reprit.* Laisse moi te présenter des amis. Friga, Nagar, et Balder.
*Resfor:* Je suis enchanté de vous rencontrer. Dommage que ça ne soit pas dans de meilleures conditions. Enfin, je ne pense pas que ce soit pour me parler que tu es revenu par ici. Wotan doit déjà être au courant de votre arrivé, ne le faites pas attendre.
*Vidar:* Entendu, et que la chance te sourit.
*Resfor:* Par les temps qui courent, la chance semble avoir déserté nos galeries.
*Ils furent reconduits dans le réseau de galeries. Désormais, les passages étaient plus larges.
Après une demi-heure de marche, ils sortirent enfin à l'air libre.*
*Posant son aéronef sur un plateau de la montagne, la naine largua des grosses pierres pour l'empêcher de redécoller.*
Attends moi ici.
*lança-t'elle à son compagnon, trop grand pour les galeries naines. Orcusnf fureta quelques minutes autour du plateau et finit par trouver ce qu'elle cherchait. Elle appuya sur une pierre gravé d'un glyphe cabalistique nain, et une porte s'ouvrit dans la montagne. Elle s'engouffra dans le tunnel et tomba rapidement sur un poste de garde nain. Là, elle montra un médaillon, ce qui suffit à plonger les nains à genoux devant elle, la reconnaissant comme leur suzeraine sur le champ. Aussitôt, la nouvelle se répandit que l'un des princes nains était arrivé à Asgard, et pas n'importe lequel, Orcusnf, héroine de la guerre d'Amphictos. En quelques minutes, elle fut introduite auprès du prince nain local, Robrilloh le fumeux, qui l'accueillit avec hospitalité et méfiance. Il devait faire attention à cette rivale connue et adulée, aussi accéda-t'il à toutes ses demandes. Un quart d'heure plus tard, accompagnée d'un escadron de nains d'élite, elle débouchait à l'air libre, munie de provisions et de matériel en suffisance. Elle avait réussi, à quelques centaines de mètres à peine d'elle, ses camarades de la caravane marchait d'un bon pas vers une direction inconnue.*
Balance leur un carreau.
*souffla la naine à l'archer nain qui l'accompagnait. Celui ci installa son arbalète de guerre sur une pierre et visa avec soin. Un carreau fusa et alla se planter juste sous le nez de balder. Ce dernier releva la tête, déjà prêt à se battre, et aperçut orcusnf et ses compagnons qui dévalait le flanc de la montagne à toute allure pour les intercepter.* Donnez moi la pierre !!
*hurla la naine en agitant sa hache*
*Toute une petite armée de nains allait nous tomber dessus. A leur tête, Orcunsf. Toujours là où on l'attendait le moins. Je lançais un regard à Vidar.*
Je croyais que les nains étaient de notre côté.
*On commençait à se replier. Vidar m'affirma qu'ils l'étaient, en général. Le royaume de la montagne était sous l'autorité de Resfor, mais il était tellement grand que plusieurs seigneurs placés sous son autorité gouvernaient des portions de ce territoire. Toujours d'après Vidar, les emblèmes des nains étaient ceux de Robrilloh, le seigneur qui dirigeait les galeries ouests.
Les nains, avec leurs petites jambes, étaient bien moins rapides que nous. En revanche, il nous était impossible de distancer des carreaux.
Il y eut soudain une illumination. Un homme apparu à nos côtés. Il portait une armure recouverte de runes. En quelques seconde, les trente nains qui nous collaient au train se retrouvèrent prisonnier dans une bulle de pouvoir.
L'homme se tourna vers nous.
???:* Je vous observais dans mon miroir depuis un petit moment. Vous devez sûrement avoir entendu parler de moi. Je suis Wotan.
*A la bonne heure. C'est homme était indestructible. Combien de fois son enveloppe charnelle avait était détruite. Son esprit avait toujours survécu. S'il y a bien un endroit au monde où on peut se sentir en sécurité, c'est bien à ses côtés, lorsque ce n'est pas notre ennemi bien sur.
Les nains furent libérés.
Wotan (s'adressant aux nains):* Je crois que nous n'avons plus besoin de vous. J'ai des affaires à traiter avec ces personnes. Orcunsf, vous serez, bien évidemment, la bienvenue. Vidar, je crois qu'il serait préférable que tu me remettes la pierre maintenant. Il ne faudrait pas que notre amie succombe à la tentation.
*Je comprenais maintenant pourquoi cet homme était vénéré. Ce n'était pas simplement pour sa puissance. Il dégageait un tel charisme qu'il aurait pu convaincre un muet de chanter.*
*Orcusnf se retrouva souffle coupée lorsque le mage lança son sort, elle ne l'avait pas prévu celui-là. Mais aussitôt, elle déploya son art de l'antimagie et, se coulant entre les fibres magiques qui composaient la bulle de pouvoir, elle se retrouva bientôt libre de ses mouvements, bien que considérablement ralentie. Elle se jeta derrière un rocher tandis que les autres nains étaient libérés et, encore sous le choc, se laissaient tomber à terre. L'espionne rampa de manière à décrire un cercle autour du nouveau venu, sa cape grise de poussière lui permettant de se camoufler parmi les pierres. Lorsqu'elle estima être bien placée, elle se découvrit et, sautant sur un rocher, jeta deux hachettes empoisonnées vers le magicien* Crève sale mage, on n'en veut plus des comme toi !!
*Je regardai avec horreur les deux hachettes se planter dans le corps de Wotan. Il y eut une immense flamme et les haches tombèrent au sol avec un bruit de métal. Quelques secondes après, une autre flamme apparut à quelques mètres à peine, lorsqu'elle disparut, Wotan se tenait debout, en parfaite santé.
Wotan:* Lorsque j'étais jeune, j'ai fait de nombreuses études sur les phénix. Comme tu peux le voir, j'ai appris beaucoup de choses. Quant au poison que je sens circuler dans mes veines, il sera bientôt totalement consommé par mon corps.
*Ce type était vraiment formidable. Je le regardai passer devant moi la bouche ouverte.*
Mon invitation reste valable dame naine. Mais évitez de vous fatiguer pour rien à l'avenir.
*Il était aussi complètement cinglé. Alors que ces pensées m'effleuraient l'esprit, il me lança un sourire et j'eus la certitude qu'il était télépathe.
Sur le chemin qui nous menait à la forteresse, le roi parla de beaucoup de chose. Notamment du printemps qui revenait, des récoltes qu'il espérait abondante. Il semblait ce soucier des intempéries avant de se souvenir qu'il avait créé un département spécial, composé de mage, et qui s'occupait spécifiquement de l'agriculture (donc du climat, de la santé des plantes, des sorts pour repousser les parasites). Habituellement il laissait faire la nature, mais en guerre, il devait prendre en compte tous les paramètres. Et alimenter son peuple et celui des nains était une priorité. Il nous expliqua alors que les hommes s'occupaient de la nourriture sous toutes ses formes et que les nains, eux, fournissaient le matériel nécessaire, que ce soit pour les récoltes ou pour la défense. Alors qu'on continuait à marcher dans les champs nous aperçûmes une dizaine d'oliphants.
Wotan:* J'aurais aimé en avoir plus, mais faire passer un oliphant sous le nez des géants demande une bonne dose d'énergie. Alors une dizaine c'est assez compliqué. J'espère juste que dans dix ans, si nous sommes encore là, il y aura assez d'oliphants pour pouvoir créer une cavalerie capable de venir à bout de nos agresseurs.
*Il continua à parler. Plus on se rapprochait de notre destination, plus ses propos se rapportaient à la guerre.
Il commença à nous expliquer en comment fonctionnait la hiérarchie chez les géants lorsque nous arrivâmes aux premières maisons. Ce n'était pas une grande ville comme Juthura. Pour économiser un maximum d'espace pour les champs, les maisons étaient très hautes. Certaines comptaient une dizaine d'étages, d'autres plus, d'autres moins. C'était assez surprenant. Ici, les rues étaient propres, non pas que les gens faisaient attention, mais parce que Wotan avait mis en place un service d'hygiène composé d'une dizaine de sorciers et qui, non seulement s'occupait de la propreté de la ville, mais aussi de la qualité de l'eau et de la nourriture qui alimentait la ville et qui était convoyé par un autre service, composé, en majeure partie, de non-magicien.
Je ne pus m'empêcher de faire une remarque:*
La société de cette ville repose essentiellement sur le pouvoir de vos mages. Il doit être difficile, pour les non-magiciens, de trouver un travail qui leur convienne.
*Wotan:* Les sorciers sont employés là où leurs capacités sont obligatoires. Et ces temps-ci, nous avons une recrue d'essence d'enfants au potentiel magique élevé. Ce qui n'est pas plus mal. Mais nos hôpitaux comptent autant de chirurgien que de magiciens. Et ceux qui sont en première ligne, sur les murs, sont les sorciers de guerre. Leur nombre a considérablement diminué depuis le début de cette guerre, mais depuis que nous sommes bloqués ici, derrière la protection du mur, l'Académie militaire forme un nombre croissant de ses guerriers.
*Il nous expliqua ensuite que le taux natalité était très élevé mais que celui de mortalité était également assez important, notamment chez les soldats.
Pour ma part, je considérai que s'il n'y avait pas la guerre, ce pays serait particulièrement attractif pour ma personne. J'étais ébahi que même en période de crise grave, le royaume puisse assurer un tel confort aux civils.
Nous marchions dans l'allée centrale. Elle était droite, longue, mais étroites, et la hauteur des bâtiments donnait une impression de vertige. C'était en réalité une nécessité mais également une mesure de sécurité. La hauteur des bâtiments permettait d'accueillir plus de monde. Les toits avaient été emménagés pour que d'en haut on puisse jeter des projectiles sur les géants au cas ou le mur cèderait. Les rues étaient étroites pour empêcher tous débordements et il était plus facile, ainsi, de lever des barricades. Les maisons avaient été construites avec la roche inutile que les nains sortaient des mines. Les mages en faisaient de gros blocs qui permettaient aux maisons de résister au feu.
Depuis que l'on était sorti des grottes, on pouvait voir le château se dressait fièrement. L'allée centrale menait tout droit aux portes du palais. Les portes n'étaient pas bien large, conçues spécialement pour empêcher le passage d'un être de plus de deux mètres cinquante. Lorsqu'on fut à la base du mur, je levai la tête vers le ciel. Il y avait, en ville, des immeubles de plus de dix étages, mais ils ne dépassaient jamais les quinze. Ici, on aurait put mettre trois immeubles de dix étages l'un au-dessus de l'autre qu'on aurait presque atteint le sommet des murs.
Wotan:* Les murs du fort font environ soixante dix mètres alors que ceux du mur défensif ne dépassent pas les cinquante.
*C'était incroyable. Et les pierres étaient parfaitement imbriquées les unes dans les autres, si bien qu'il était impossible de glisser une aiguille entre. Wotan repris:*
Notre système défensif ne se résume pas à de simples murs. Plusieurs boucliers magiques les renforcent. Il y a également tout un ensemble de balistes, de chaudrons de trois mètres de diamètres et qui dissuadent, en général, l'ennemi de trop approcher. La forteresse, en cas de nécessité, contient un important garde manger et serait capable d'accueillir toute la population, qu'elle soit humaine ou naine, en cas de nécessité.
*Au-dessus de la porte, il y avait un drôle d'emblème. Je reconnus le frêne d'argent, le blason d'Asgard. L'arbre était enveloppé par une flamme qui formait une hache à double tranchant.
Wotan:* Le frêne d'Asgard mêlé à la flamme de Muspelheim. Le symbole de l'alliance des nains et des hommes. J'espère qu'un jour, le skeln des géants sera uni à cet étendard.
*Je regardai avec encore plus de bizarrerie l'homme qui nous guidait. Il faisait la guerre aux géants depuis bien avant ma naissance, et voilà qu'il parlait de faire la paix avec eux. C'est homme, était des plus surprenant.*
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