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Friga
par Friga (Taxi | niveau 7) le 17/09/2007 à 19h29  
*Depuis maintenant deux ans, le petit royaume de Zanji, situé au delà de la chaîne de Santia, dans le lointain Nord, souffre de la famine du à un hiver interminable qui a détruit toutes les récoltes.

Devant la grande porte nord, une immense caravane marchande, mise en place par la compagnie de transport, est sur le point de s'engager dans un voyage de plus de deux milles kilomètres. Son but, le lointain royaume de Zanji.
Friga discutait avec le responsable du voyage, le cap. Ils avaient dressé une carte où était tracé le trajet du voyage. Le chemin le plus court passait par les bois de Xerox (il tient ce nom de la légende d'un nain qui se serait distingué en abattant un dragon d'un seul jet de hache), il faudrait ensuite traverser le fleuve Cérou, large de quelques trois kilomètres et dont ses protecteurs, des elfes, vivaient sur des radeaux. Il leur faudrait ensuite traverser les montagnes de Santia, il n'y avait pas de col, le seul passage passait par un glacier. Une fois les montagnes franchies, il faudrait encore traverser les steppes de Gorgorian, une immense plaine désertique.
Le voyage serait long. Ils avaient fait appels à deux sorciers pour pouvoir conserver la nourriture, et plusieurs mercenaires étaient en charge de la protection du convoi.
Friga leva son regard vers l'astre solaire, les autres ne devraient plus tarder.*


Edit du MJ:
PJ mobilisés par cette quête:
¤Balder
¤Friga
¤Nagar
¤Orcusnf
¤Vidar

Edité par Pyrithe le 24/10/2007 à 09h35 : Précisions des personnages mobilisés par cette quête, ne pouvant être physiquement présents qu'ici...
 
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Discussion liée : 310 messages, dernier de Friga (Taxi | niveau 7) le 22/06/2008 à 22h01
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Vidar
#182 Vidar (Disciple | niveau 11) le 30/03/2008 à 19h36  
*Vidar faisait parti de la délégation qui s'était rendu au palais. Contrairement aux autres, il n'était pas surpris par la taille du château. Les fortifications asgardiennes avaient été spécialement conçues pour résister à des armées de géants, leurs murs étaient bien plus hauts.
Depuis un petit moment, Vidar soupçonnait Balder d'avoir réussi à pénétrer sa zone de sécurité mentale. Bien que celui-ci ne lui eut rien dit, il avait cessé de venir le voir le soir. Et il restait distant. Vidar n'aimait pas cela, il était inquiet pour son ami. Lorsque Vidar avait atteint sa zsm, il avait été fou de joie. Il avait aimé ce qu'il y avait vu. Ce n'était visiblement pas le cas de Balder.

Vidar suivit Balder dans les jardins. Le berserk était furieux. Vidar ressentait plus de l'incompréhension.
Un homme s'approcha d'eux. Il n'avait rien d'un valet, au contraire. Il était vêtu comme un noble et avait une démarche gracieuse. Il souriait mais son visage trahissais une grande inquiétude.*

Bonjour messieurs.
*Nous le saluâmes d'un signe de tête.*
Je suis Monone, un noble de la cour. Je viens en tant que représentant du prince, le seigneur Arke. Il voudrait s'entretenir avec vous.
*Vidar jeta un regard à Balder. Celui-ci semblait aussi surpris que lui. Ils suivirent tous deux Monone, intrigués.
Celui-ci les conduisit jusqu'à un petit pavillon situé dans un coin du palais.*

Avant d'entrer, ayez la bonté de laisser vos armes sur le pas de la porte.
*Vidar n'aimait pas cela.*
C'est une règle, personne n'est autorisé à voir la famille royale s'il porte une arme sur lui.
*Vidar n'avait aucune arme à déposer. En revanche Balder se sépara de son arsenal. Il ne sembla pas juger nécessaire, cependant, de mentionner qu'il avait une arme incrustée dans son bras.
Ils pénétrèrent dans le pavillon. Le bâtiment était beaucoup moins luxueux que le hall, mais il avait un certain charme. Tout était en bois. Les coussinets qui auraient du se trouver sur les fauteuils avaient été remplacés par des feuilles épaisses et moelleuses. Les meubles semblaient n'être que des troncs évidés... Vidar se serait cru en forêt s'il n'y avait pas eut le plafond.
Un homme était assis sur un siège à haut dossier, face à la porte. Lorsque Balder et Vidar entrèrent, il se leva et leur indiqua deux sièges. Monone ne les avait pas suivis.*

Heureux de faire votre connaissance. Je suis le prince Arke.
*Il était plutôt bel homme. Grand, bien découpé. Il avait les cheveux cours à la manière des soldats zanjiniens. Mais posé à côté de lui, il y avait un bâton de mage.
Arke remarqua l'analyse à laquelle il était soumis.*

Je suis le dirigeant des mages de guerre. Mais ce n'est pas pour parler de moi que je vous ai fait quérir. On m'a parlé de vous et de vos véritables motivations. Vous n'êtes pas ici en tant que simple représentant d'une quelconque compagnie de transport. Les renseignements que m'a fournis mon espion m'ont révélé que vous combattiez un puissant réseau. J'aimerai que vous m'en disiez plus là-dessus.
*Vidar était surpris que leurs agissements aient été découverts. Il pensait avoir été discret, mais visiblement pas suffisamment.*
Qui vous a parlé de nous?
*Il sourit.*
Fergu, tu peux te montrer.
*Le sorcier survivant de la caravane se matérialisa derrière son seigneur.*
Je pense que vous vous connaissez. Fergu m'a signalé que vous le soupçonniez de travailler pour un réseau criminel. En fait, il travaille pour moi. Il était censé entrer en contact avec Dargne, un ambassadeur qui travaillait pour moi. Mais celui-ci a été tué avant d'atteindre Durunne. Les assassins étaient Goverson et Nemri, deux autres ambassadeurs. Ils ont également été tués. La tête de Goverson était sous contrat, et Nemri a été tué par Fergun.
*Celui-ci s'inclina à la manière des artistes.*
Vous ne comprenez pas grand chose n'est-ce pas? Il faut donc que je vous explique la situation de mon royaume. Mon père, le Roi, est un homme bon. Mais il est sous l'influence de Alphé, le premier conseillé qui est également de champion de la famille et le premier mage du royaume. Mon père est entièrement contrôlé par ce scélérat. Il a voulu s'emparer de la pierre pour des raisons qui restent obscure. Lui et le général qui a voulu s'emparer du pouvoir se connaissaient bien avant leur arrivé à Juthura, mais ils ne pouvaient pas se voir. C'est d'ailleurs Alphé qui a tué ce général. Lui aussi voulait s'emparer de la pierre.
*Un sourire éclaira son visage.*
Aucun des deux n'a pus s'en emparer. C'est moi qui l'ai volée, et je suis le seul à savoir où elle est.
*Vidar fut surpris par cette révélation et le montra.*
Vous laissez donc votre peuple crever.
Il m'a fallu choisir entre deux grands maux. J'ai pris celui qui me semblait le moins pire. Que croyez-vous qu'il se passerait si la pierre était volé par le mage. Rien de bon. Alphé n'est qu'un émissaire plus grand basé à Kaleystran. Cette pierre est destructrice. Plusieurs dizaines de mages y ont laissé la vie pour la créer. Entre de mauvaises mains elle se révèlerait meurtrière. Notre famille la conserve depuis sa création. J'ai toujours été pour la destruction de cet artefact, mais je ne connais pas les conséquences qu'un tel acte entraînerait. Peut-être que la magie retournerait à la terre, peut-être que l'énergie emmagasinée créerait une faille par laquelle serait absorbée une grande partie de la magie. Nous devons la détruire, mais de façon à ce que sa destruction nous soit profitable.
*Vidar se leva.*
Et qu'attendez-vous de nous?
Une seule chose. Emmenez la pierre avec vous, loin d'ici. Je connais vos origines, et je sais qui est le dirigeant de votre royaume. C'est l'un des rares sorciers à avoir participé à la conception de la pierre et à être toujours vivant. Il doit être en mesure de la détruire.
*Des hommes en armes entrèrent soudain dans le pavillon. Un homme, tout rabougri les suivait. Une aura de malfaisance émanait de sa personne. Arke se raidit.*
Mais amis, je vous présente Alphé.
*Alphé montra les dents.*
Ne vous fatiguez pas, prince. Je suis venu arrêter ces messieurs sur ordre du roi.Toute personne qui s'interposera devra être inculpée pour trahison.
Nous savons tous qui est le traître ici, Alphé.
*Plusieurs gardes s'agrippèrent la gorge et tombèrent, morts. Le premier mage du royaume brandit les mains. Plusieurs rayons s'en échappèrent. Fergu fut projeté dans les airs et éclata, littéralement.
Arke s'empara de son bâton.*

Fuyez!
 
Nagar
#183 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 30/03/2008 à 20h41  
*Nagar se baladait dans la ville. Elle cherchait, comme d'habitude, qui étaient les maîtres des bas quartiers. Elle dut faire attention aux voleurs en tout genre. Etant elle-même une chapardeuse, elle connaissait bon nombre de combines pour s'emparer d'une bourse et savait donc à quoi s'attendre.
Alors qu'elle marchait dans une rue, son attention fut attirée par des hommes en armes. La roublarde préféra se cacher pour voir ce qui allait ce passer.
Lorsqu'une patrouille passa dans la rue, une dizaine d'hommes sortirent des rues adjacentes. Le combat fut acharné. Les soldats se battaient bien, mais à trois contre dix, ils n'avaient aucune chance. Ils furent massacrés, dépouillés de leurs armes et protections.
Nagar en avait assez vu pour savoir qu'il valait mieux ne pas traîner dans le coin. Elle retourna dans les quartiers plus huppés de la ville. Elle s'installa à la terrasse d'une auberge de luxe, juste devant l'entrée du fort. De là où elle était, elle avait une vue sur toute la Place de la Porte, comme l'appelaient les citadins.
Ce n'était pas vraiment une place, mais plutôt un large carrefour. Il y avait peu de personnes qui déambulaient sur les pavés.
Soudain son attention fut attirée par des cris. Un homme sortit en hurlant de la porte du château.*

Qu'est ce que vous avez encore fait? Espèce de dingues.
 
Balder
#184 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 30/03/2008 à 22h02  
*Le prince lança une incantation. Son bâton déversa une multitude de rayons qui transpercèrent les soldats. Ma lame coulissa et je l'enfonçai dans la gorge du soldat le plus proche. J'agrippais Vidar par le bras et le tirai jusqu'à la sorti.
Alphé s'interposa et lança un sort. Mais c'était sans compter Arke, il est bien ce garçon. Alors que plusieurs soldats se jetaient sur lui, il lança un sort qui propulsa plusieurs de ses agresseurs tout en nous protégeant grâce à un bouclier magique. Le sort d'Alphé fut dévié.
Le mage s'était déplacé pour nous boucher le passage. Il y eut une détonation et il fut propulsé dans les airs.
Une fois sorti du pavillon, je récupérai rapidement mes armes et nous nous mîmes à courir vers la sortie.
Il y eut une grande explosion et le pavillon s'écroula.
Je ne savais plus qu'elle était la tour par laquelle nous étions sortis. Je m'en remis au jugement de Vidar. Celui-ci courait vers la tour situé juste en face l'entrée du palais.
Des portes du fortin situé à la gauche du palais se déversa une grande quantité de soldats. L'explosion les avait attirés à l'extérieur. Leurs regards se posèrent sur deux pauvres types en train de fuir les lieux de l'explosion. Ils en tirèrent vite une conclusion.
Au moment où l'on s'engageait dans les escaliers, une petite armée était à nos trousses.*

Passe devant Vidar. L'escalier est étroit, ils ne pourront pas nous submerger sous le nombre.
*Je dégainai mon épée et m'engageai dans le passage obscur à la suite de Vidar.*
Plus vite par les Primordiaux, ils vont nous rattraper!
*Je jetai un coup d'œil derrière moi et m'aperçu qu'ils n'étaient plus qu'à une dizaine de mètres.*
Pars devant chercher de l'aide, je vais les ralentir.
*J'étais seul et ils étaient une centaine. Mais à ce niveau des escaliers, ils ne pourraient se battre que de deux de front.
J'entendais Vidar courir mais mon attention était ailleurs. Les premiers hommes chargèrent. Je parai l'attaque du premier homme et lui envoyai un crocher. Il tomba et entraîna dans sa chute plusieurs de ses camarades. J'en profitai pour me remettre à courir. Pas bien loin. Un soldat plus rapide que les autres me sauta dessus. Une idée stupide. Au moment où il allait m'atteindre, je me baissai et m'arrêtai. Emporté par son élan, il me percuta, fit un roulé-boulé sur mon dos et continua sa chute dans les escaliers.
Ce petit incident avait permis aux autres soldats de me rattraper. Le combat repris de plus elle. Je bloquai une hache avec mon épée (tenue avec la main droite), coinçai la lame d'une épée contre le mur avec ma dague (tenue avec la main gauche). Celle-ci glissa jusqu'à la garde de l'épée et continua son voyage jusqu'à la gorge de l'homme. Dans un mouvement circulaire, je ramenai ma dague vers la droite, la plantant dans la tête du soldat. Mais je m'étais à peine débarrassé de cela que d'autres prirent leur place.
Je sentais ma rage revenir. Mais j'avais lu en moi et j'avais compris ce qui n'allait pas. Je savais me maîtriser et je n'emploierai cette capacité qu'en dernier recours. Si je la libérais, je foncerais dans le tas et je mourrais. Je n'avais pas envie de mourir.
Quatre autres soldats étaient morts.
Ceux de devant ralentirent. Ils commençaient à comprendre. Je les regardais, attendant qu'ils se décident à repartir à l'attaque. J'entendis du bruit derrière moi. Un page était sorti d'un couloir latéral. Lorsqu'il vit le carnage, il prit ses jambes à son coup, pressé de sortir.
J'avais relâché mon attention mais les soldats n'en avaient pas profité.
Je commençai à m'inquiéter, ils commençaient à me faire flipper. Et je compris alors pourquoi. Ils se faisaient passer par dessus les têtes, une arbalète.*

Fumiers!
*Je me remis à courir à toute vitesse. Les gardes me poursuivirent. Je trébuchai sur un corps, c'était celui du soldat qui s'était brisé la nuque. Je m'affalai. Lorsque je me relevai, les soldats m'avaient rattrapé. Deux d'entre eux se jetèrent sur moi. J'esquivai un coup d'estoc du premier tout en parant un coup de taille du second. Je me débarrassai du premier en lui enfonçant la cage thoracique d'un coup de pied. J'agrippai ensuite l'arme du second et enfonçai mon épée dans ses intestins. Je la fis remonter jusqu'au menton.
Je ressentis alors une vive douleur. Un carreau s'était fiché dans mon épaule et je l'arrachai d'un coup sec (dans une situation pareille, faut savoir supporter la douleur, c'était pas le moment de gémir). Les soldats s'étaient à nouveau arrêter et l'un d'entre eux au second rend maniait l'arme.
Sans tenir compte de la douleur dans l'épaule, je me remis à courir. Je sentis alors un carreau se ficher dans mon omoplate gauche. Je fus projeté vers l'avant.
La dégringolade dans les marches fut terrible. A chaque fois que j'accomplissais un tour complet, je sentais le carreau s'enfoncer un peu plus.
Il fallait voir le bon côté. A cette vitesse, ils n'étaient pas prêts de me rattraper.
La chute cessa. Je voyais de la lumière, j'étais donc tout en bas des escaliers. Je me relevai, fis quelques pas et retombai.
Puis ce fut le noir complet.*
 
Nagar
#185 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 30/03/2008 à 22h22  
*Nagar vit Vidar sortir en trombe et partir à toutes jambes. Elle voulut le rattraper mais Balder n'étais pas encore sorti.
Elle attendit un petit moment. Plusieurs valets s'étaient déjà enfuis de la forteresse.
Après une demi-heure, n'y tenant plus, elle pénétra dans le fort.
Elle entendait du bruit dans les escaliers. Rapidement, elle se plaqua dans une alcôve. Le bruit cessa. Nagar entendit alors quelqu'un grommeler et chuter. Elle regarda discrètement et reconnu, avec horreur, la tenue de Balder.
Elle se précipita vers on ami, l'agrippa par les épaules et le traîna jusqu'à la sortie. Il n'y avait pas de gardes à l'entrée.
Nagar se retrouva au milieu de la Place de la Porte avec Balder dans les bras. Elle ne savait que faire. Soudain, elle entendit un bruit de cavalcade sur sa droite.*
 
Friga
#186 Friga (Taxi | niveau 7) le 30/03/2008 à 22h35  
*Friga s'apprêtait à partir vois ces fameux oliphants lorsqu'elle vit Vidar arriver, tout essoufflé. Elle se précipita vers lui.*
Vidar, ça va? Qu'est-ce qui s'est passé?
*Il lui exposa rapidement la situation. Friga ne perdit pas une seconde. Elle attela son char et le lança au galop dans les ruelles de la citée. Elle allait bien plus vite que ne le permettait l'étroitesse des rues.
Finalement, elle arriva devant les portes du château. Avant de s'arrêter totalement, elle repéra Nagar et Balder. Elle se précipita à leur rencontre.*

Tout est ...
*Elle ne termina pas sa phrase. Balder était inconscient, ça en disait long.*
Aide-moi à le monter sur le char.
*Une fois que Balder fut installé, Friga s'empara des commandes. Elle lança un regard inquiet à Nagar.*
Je te proposerai bien de monter Nagar, mais je crains qu'il n'y ait plus de place. Retrouve nous au comptoir. Et le plus vite possible, je crains qu'il ne nous faille mettre les voiles dans l'heure.
*Et le char s’élança.*
 
orcusnf
#187 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 31/03/2008 à 14h58  
*Tout s'enchainait à merveille, et orcusnf comprit que sa mission serait plus simple que prévu. Restant dans l'ombre, elle avait suivi Vidar et Balder, sautant de piliers en piliers, de coins d'ombre en parois pour ne pas se faire remarquer. Il lui avait juste suffi ensuite de se glisser sur le toit du pavillon pour épier la conversation, qui lui avait confirmé la plupart de ses impressions. Pourtant, elle avait été surprise lorsqu'elle avait vu Alphé surgir inopinément. Elle n'était pas prête, et ce n'était pas le moment adéquat, mais c'était peut être là sa chance. Alors que les deux compères s'enfuyaient, poursuivis par les gardes, et que les deux princes s'affrontaient à coup de sorts, l'assassin vérifia son attirail : armure, médaillon anti-magie, fléchettes empoisonnées, armes à ressort, pierre de concentration. Tout y était, alors elle se lança, sans réel plan à l'esprit. Profitant de sa formation poussée dans l'art de l'antimagie, et adoptant les postures permettant de réduire l'efficacité des sorts, la naine se coula dans la pièce, se faisant plus petite qu'elle ne l'était vraiment pour passer sous le champ de vision des deux hommes, tous les gardes ayant déserté les lieux. Et au moment opportun, elle frappa. Son bras rencontra un champ de répulsion magique, mais elle savait comment le contourner, il suffisait de réduire la vitesse de pénétration. Lorsque Alphé se rendit compte de l'agression dont il était victime, il était déjà trop tard. Le champ était passé, le poignard, planté entre deux côtes. La blessure n'était pas mortelle dans l'immédiat, juste suffisamment affaiblissante pour l'obliger à abaisser ses défenses. Ce qui se fit quelques secondes plus tard, et permit à la naine de se mettre à califourchon sur le torse du magicien, tandis que le prince Arké grognait de douleur à quelques pas de là, blessé par l'explosion magique qu'il avait encaissée. Il perdait son sang mais la naine n'en avait cure, sa cible était le mage alphé. A l'aide d'une seringue qu'elle portait à la ceinture, prête à l'emploi, elle lui injecta un sérum de vérité, le même que pour le chaman orc d'il y a quelques semaines. Sa blessure l'empêchant de se concentrer, le sérum se répandit dans son organisme et l'empêcha de faire quoi que ce soit contre l'espionne. Il lui dit tout ce qu'elle voulait savoir sans trop se faire prier. Déjà, ses yeux retrouvaient leur acuité, tandis qu'il repoussait les effets nocifs du sérum et utilisait ses réserves magiques pour se guérir. La naine ne se laissa pas tromper par sa respiration sifflante et ses difficultés d'élocution. Dans la plaie qu'avait creusé son poignard, elle inséra un médaillon fondu dans un acier très spécial, issu d'un alliage tenu secret, qui repoussait la magie. La plaie s'agrandit et le sang se remit à couler, le mage mourrait d'ici à quelques minutes, incapable d'arrêter l'hémorragie et paralysé par les effets secondaires du sérum. Par mesure de précaution, la naine laissa une bombe actionné par une bougie près de la porte. Si la bougie était soufflée par l'arrivée de secours, la bombe exploserait, ce qui n'était pas le cas si elle fondait entièrement. Une mesure simple et discrète, comme les aimait la naine. Elle sortit rapidement, la révolution était en marche.*
 
Vidar
#188 Vidar (Disciple | niveau 11) le 31/03/2008 à 18h13  
*Vidar attendait impatiemment le retour de Friga au comptoir de la compagnie. Lorsqu'elle arriva, Vidar fut horrifié à la vu de son ami.*
Il est mort?
*Friga fit non de la tête. Ensemble, ils le déchargèrent. Dans cet état là, il n'était pas en état d'être transporté sur de longues distance.
QUelques minutes plus tard, une diligence déboucha dans la cours du comptoir. Un homme en descendit. Vidar reconnu le marchand Firgilbitur qui les avait accompagnés sur le trajet. Il se remémora rapidement les informations qu'il avait pu glaner sur lui.
Originaire de la nouvelle phase, il résidait en ancienne depuis qu'il avait essayé de faire passer des armes dites de destruction massive dans cette phase. Il lui est interdit de rentrer chez lui au risque de se retrouver au gnouf. Cela faisait 27ans qu'il vendait des armes, il avait 52ans. Il avait établi un incroyable réseau à travers tout le continent et avait le monopole du marché des armes dans plusieurs royaumes. Cela faisait 7ans qu'il avait établi un comptoir en Zanji. Il fournissait en arme la petite armée du royaume.
Le marchand se précipita à leur rencontre.*

J'étais au palais lorsque l'attaque a eut lieu. Je sais ce qui s'y est passé. Vous ne pouvez rester là, l'armée va bientôt arriver.
*Vidar se rapprocha du marchand. Il n'avait aucune raison de lui faire confiance, mais, faute de meilleures solutions, il décida de la lui accorder.*
Quelles sont les dernières nouvelles?
Vous êtes recherché par la milice magique. Alphé a été retrouvé mort, mais son second, Vargo, a pris la relève. Il n'est pas aussi puissant que son maître mais il est bien plus cruel. Le prince Arke est toujours vivant, mais il a été fait prisonnier sur ordre du roi.
Son propre père l'a mis en prison?
C'est lui qui a donné l'ordre, mais il ne fait aucun doute que c'est Vargo qui en est à l'origine. Maintenant, si vous voulez me suivre, je peux vous mettre à l'abri, le temps pour vous de soigner Balder.
Quelle raison vous pousse à nous aider?
Je suis venu en Zanji pour voir le prince. J'ai une dette envers lui, et j'ai cru comprendre que vous étiez de son côté.
*Vidar le scruta attentivement.*
Très bien, on va vous suivre. Mais une amie devait nous retrouver ici, il faut la prévenir.
*Le marchand commençait à s'impatienter.*
On n'a pas le temps. J'enverrai quelqu'un. Maintenant grouillez-vous, ou je pars sans vous.
*Ils chargèrent le corps de Balder, toujours inconscient dans la diligence et se mirent en route.

La diligence était sortie de la ville. Elle se dirigeai vers une imposante demeure située à un quart d'heure de Juthura. De nombreux gardes patrouillaient sur les murs. La maison ressemblait à celle d'un riche qui n'avait que faire de gaspiller son argent. A n'en pas douter, ils y seraient en sécurité.
Deux heures plus tard, Vidar et Friga, qui s'étaient réfugiés dans un coin tranquille le temps que Vidar fasse le récit complet de ce qui s'était passé, furent inviter à venir se mettre à table. Le marchand Firgilbitur les y attendait.*

J'ai de mauvaises nouvelles. Le prince Arke a été jugé pour trahison et a été condamné à mort. L'exécution aura lieu dans deux semaines. Si vous voulez mon avis, une révolution se prépare. La situation échappe de plus en plus au contrôle du roi. Celui-ci n'est qu'un pantin dans les mains du sorcier. Arke était révolté contre la situation du royaume et allait tenter une prise de pouvoir en douceur. Mais la colère du peuple risque de se transformer en torrent de sang. Je vends des armes. Et, ces temps-ci, j'ai l'impression que mes meilleurs acheteurs, en Zanji, ne sont pas les groupes militaires, mais plutôt des groupes terroristes. Ce qu'il y a de sur, c'est que le roi sera évincé. Si ce n'est par ses conseillers, ce sera par son peuple.
*Vidar réfléchissait. La situation du royaume lui importait peu. Des guerres, des révolutions, il y en aurait toujours. Et chacune serait accompagnée de son lot de souffrance. Ce qui inquiétait Vidar, c'était de ne pas savoir où était la pierre. Seul le prince savait où elle se situait. Sans les pouvoirs de la pierre, le royaume ne retrouverait jamais sa tranquillité. Arke voulait que le pouvoir de la pierre retourne à la terre à laquelle il avait été pris (et qui était devenu le royaume de Zanji), sans les pouvoirs de la pierre, le royaume resterait une terre stérile.*
Il nous faut absolument sauver le prince. Où est cette fameuse prison.
*Firgilbitur éclata de rire.*
On ne peut sauver le prince. Vous êtes montés en haut du fort. Vous avez donc vu le bâtiment de la garnison non loin de la demeure seigneuriale. La prison n'a qu'une entrée, et elle se situe dans le fortin de la garnison. C'est dans cette prison que le prince a été enfermé. Impossible que vous y entriez sans vous faire repérer.
*Vidar sourit.*
Il y a peu de temps, j'aurai parié que j'allai disparaître dans le pavillon du prince. Et je suis toujours là.

Edité par Vidar le 31/03/2008 à 18h48
 
orcusnf
#189 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 31/03/2008 à 19h01  
*nichée entre deux contreforts de l'énorme muraille qui ceinturait la ville, orcusnf guettait une patrouille. Elle en entendit venir une longtemps à l'avance, les hommes lançant sporadiquement leur cri si caractéristique*
Dormez bonnes gens, on vous pique vos impôts impunément...
*le sommeil après 22h était obligatoire en zanji, ce qui arrangeait bien des choses mais déplaisait aux taverniers. C'est pourquoi leur syndicat avait engagé la naine pour remédier à cette situation mauvaise pour les affaires. Les sentinelles étaient deux, coup de bol, l'un d'eux était barbu. Orcusnf coupa les jambes de son camarade, l'achevant d'un coup de manche dans la pomme d'adam. Le tout n'avait duré que deux secondes, sans un cri, mais l'autre avait évidemment vu la scène. Il n'eut pas le temps de crier, déjà la naine lui fourrait sa hache sous le menton.*
pas un mot gamin, dis moi ton nom, ton grade et ton adresse ?
*le garde s'exécuta, puis la naine, sympa, l'assomma et le traina dans une ruelle. Puis elle le déshabilla, et enfila sa tenue. D'un sac, elle sortit une paire d'échasse et passa le pantalon du garde autour des longues perches de bois. S'en servant, la naine gagna 50 cm, puis elle s'empara des armes du garde et s'en ceignit. Ainsi équipé, elle se dirigea vers la caserne du château. Grâce à son déguisement et à sa ressemblance grossière avec le garde, la nuit l'aidant dans ce travestissement, elle passa aisément les postes de garde. Se servant des mots de passe volé au capitaine du fort où la caravane avait fait halte peu de temps auparavant, elle s'enfonça plus avant à l'intérieur de la citadelle. Elle arriva finalement aux alentour des cachots où, selon les infos glanées ici et là, serait enfermé le prince arke. Elle devait apprendre où trouver la pierre.*
 
Nagar
#190 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 31/03/2008 à 19h26  
*Nagar quitta la Place de la Porte aussi discrètement que possible. En s'éloignant, elle vit une troupe importante sortir du château. Une centaine d'hommes en arme se déployèrent sur le carrefour.
La roublarde prit des chemins détournés pour atteindre le comptoir. Lorsqu'elle arriva enfin à sa destination, elle découvrit que les soldats infestaient déjà les lieux. Elle s'éloigna rapidement tout en gardant un oeil sur ce qui se passait dans la cours.
Le soir venu, elle était toujours à son poste, les gardes aussi. Pas question qu'elle entre dans ce bâtiment.
Elle déambula dans les rues. Elle n'avait pas beaucoup d'argent sur elle et elle préférait le conserver pour des situations extrêmes. Lorsqu'elle passa devant un étal, elle vola ce qui lui servirait de repas.
Nagar avait un don pour trouver les plus beaux endroits des citées. Elle mangea son repas, assise sur le toit d'un immeuble. Le bâtiment offrait une magnifique vue sur les toits de la ville. Nagar aimait observer les draps sécher sur les toits, ils se gonflaient à la moindre brise. Elle avait l'impression d'être sur les quais à Durunne.
Elle prit son temps pour manger. Il lui faudrait, désormais, se débrouiller toute seule.
Soudain, elle écarquilla les yeux.
Elle passa la nuit sur le toit.

Les jours qui suivirent se ressemblaient tous. En ville, on ne comptait plus le nombre de patrouilles qui se faisaient attaquer. Désormais, les soldats étaient accompagnés de sorciers et le rapport de force, dans les rues, était revenu pendant un bref moment en faveur de la garde. Mais les révolutionnaires avaient leurs propres sorciers. Il y eut donc de moins en moins de morts. Les sorts lancés par les sorciers s'annulaient mutuellement et il était rare de voir une escarmouche tourner au massacre. En revanche, il y avait de plus en plus de feu. Les criminels en tous genres en profitèrent et le taux de meurtres et de vols augmenta.
A plusieurs reprise Nagar dut échapper à des bandes de pillards. Ces hommes la étaient les pire. Si les rebelles respectaient leur ville, celas, en revanche, ne pensaient qu'à s'enrichir. Ils n'hésitaient pas à rentrer dans des demeures, à tuer et à violer, puis repartaient en emportant tout ce qu'ils pouvaient.
C'était la pire guerre qui soit, la guerre civile. Dans plusieurs autres villes, des débuts d'émeutes avaient éclataient, mais Juthura restait le principal foyer. Trois factions se partageaient la ville: la garde, la rebellions, et les pillards.

Un beau soir, elle se décida enfin à se rapprocher du palais. Elle put ainsi observer les activités d'Orcunsf. Connaissant la naine, elle se dit qu'il valait mieux ne pas la suivre. Elle resta à sa position et quelques instants plus tards l'activité de la place s'intensifia.*


Edité par Nagar le 31/03/2008 à 19h52 : dernier paragraphe ajouté
 
Balder
#191 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 31/03/2008 à 20h15  
*Je suis resté inconscient, d'après Vidar, cinq jours. Cinq jours que je m'étais enfermé dans ma zsm. Même si je n'aimais pas ce que j'y voyais, je devais bien reconnaître que je m'y sentais bien, chez moi, à ma place; en même temps, comme c'est mon esprit... C'était comme une cathédrale d'arbres, sauf qu'il n'y avait pas de troncs. Il y avait des corps partout. Des visages que je n'aurais pas été en mesure de reconnaître dans mon état normal. Mais ici, je savais qu'il s'agissait des visages des hommes que j'avais tués ou abandonnés à une mort certaines. Au centre, il y avait un animal que je ne connaissais pas, une sorte de grand singe vert avec de longues griffes et de longs crocs. Des excroissances tranchantes sortaient de ses avants bras. Il enchaînait des mouvements qui tranchaient dans les corps, mais ceux-ci ne tombaient pas. Il manquait quelque chose à ce tableau, je ne savais pas ce que c'était, et c'est cela qui me faisait tenir le coup. Je savais que quelque chose de bon se cachait dans tout ce carnage, mais je ne parvenais pas à chercher. La réponse, j'en étais sur, se trouvait dans mes souvenirs.
J'étais sur le point de toucher au but lorsque mon long sommeil fut interrompu.
J'étais dans un grand lit et des visages familiers m'entouraient. Je voulus me lever mais une main se posa sur mon épaule, et, d'un coup sec, me força à me recoucher.*

Où suis-je?
Chez moi.
*Je ne reconnu pas la voie, mais j'étais sur d'une chose: la réponse m'était grandement utile.*
Qu'est ce que je fous ici?
*On m'exposa la situation le plus clairement possible.*
Et bien qu'attendons-nous? Allons le chercher ce prince.
*Ce ne serait pas bien compliqué. Ils avaient déjà établi un plan. Firgilbitur avait de nombreux contacts dans la résistance. Il ferait en sorte que celle-ci s'en prenne aux cartiers résidentiels, pour attirer un grand nombre de soldats à l'extérieur. Pendant ce temps là, on s'infiltrerait dans la prison et on enlèverait le prince.
Sur le papier, c'est simple. La réalité risquait de s'avérer plus compliqué.
On prépara notre équipement. Armes de combats, mais aussi grappins et matériel de cambriolage.

Le lendemain au soir, la diligence du marchand Firgilbitur nous déposa non loin du château. On attendit un quart d'heure, puis il y eut des cris et une cloche d'alarme retentit. Quelques instants plus tard, deux milles hommes sortirent du château dans l'espoir de mater la rébellion.
Au moment où on allait se glisser dans la fortification, une personne se dirigea vers nous. Je ne tirai pas mon épée. Même à cette distance, je reconnu la façon de marcher de Nagar. Après tout, je l'avais entraîné, et il y a des choses qui ne s'oublient pas.*

Heureux que tu sois vivante Nagar. Plus on est de fous, plus on rit.
*C'est donc à quatre que nous nous engagèrent dans le fort. J'ouvrai la marche, suivait Friga, Vidar, puis enfin Nagar. Désormais, il y avait des soldats dans le corps de garde. Ils n'étaient que quatre, mais une cloche était placée juste sous un tuyau. S'il la sonnait, l'alarme se répercuterait dans toute la fortification. Rapidement, je chargeai mon arbalète et m'emparai d'un couteau. Les deux hommes les plus près de la cloche se prirent un carreau dans la tête, un troisième se prit un couteau dans l'oeil et le quatrième eut la gorge tranchée.
On ne se changea pas et on ne prit pas la peine de cacher les corps. Si quelqu'un s'apercevait qu'il manquait quatre hommes, l'alarme serait donnée. Autant éviter une perte de temps.
On grimpa le plus rapidement possible dans le palais. On rencontra quelques soldats en faction et on dut se débarrasser d'eux. Tout en finesse et discrétion. Pas un râle ne fut poussé.
On finit par déboucher sur le parc. La, la situation se corsa. Beaucoup d'hommes patrouillaient ou étaient postés sur les murs.
Il fallut se montrer discret. Passant d'arbres en arbres, de statues en statues, de fontaines en fontaines, on finit par s'approcher des portes du fortin de la garnison. Deux hommes gardaient les portes. Vous avez devinez ce qui allait se passer? Pendant que Vidar faisait le gué, je tirai mes deux carreaux. Aussitôt, Friga et Nagar s'élancèrent et rattrapèrent les gardes avant qu'ils ne tombent. Ils furent empalés par leurs propres lances à et laissés sur place.
On pénétra dans la caserne.*


Edité par Balder le 31/03/2008 à 21h09
 
Friga
#192 Friga (Taxi | niveau 7) le 31/03/2008 à 21h57  
*Depuis le réveil de Balder, tout s'était précipité.
Ils avaient enfin retrouvé Nagar, mais les retrouvailles n'avaient pas été effusives. Ils savaient qu'ils n'avaient pas une minute à perdre. Tout devrai être dans la rapidité. Vidar étant le seul à ne pas savoir se battre, il avait hérité de tout le matos.
Leur progression au sein du château avait été particulièrement meurtrière. Balder agissait vite et avec précision. Nagar couvrait leurs arrières au cas ou.
Lorsqu'ils débarquèrent dans le parc, Friga s'attendait à tomber sur une multitude d'hommes en armes. Mais si des soldats étaient présents, ils n'étaient pas en assez grand nombre et l'obscurité leur facilita la traversé.
Empaler le soldat se révéla écoeurant. L'adrénaline qui était à son paroxisme aida Friga à porter le cadavre.
Ils pénétrèrent dans la caserne.
La salle était grande. C'était un réfectoire. Il y avait plusieurs portes. Vidar, qui tenait un plan, leur indiqua la porte à emprunter.
Ils décendirent plusieurs volés de marches et arrivèrent finalement au cachôts.
Il y avait une dizaine de gardes.
Friga entra dans la pièce à la suite de Balder et de Nagar, le plus innocement du monde. Les gardes les regardèrent, interloqués. Ils ne savaient coment réagir. L'un d'eux réagit enfin et s'interposa, demandant ce qui emmenait trois étrangers dans les chachôts.
Il se reçu une dague dans l'oeuil. Les autres dégainèrent leurs armes. Deux projectiles furent libérer de l'arbalète de Balder. Deux couteaux s'échappèrent des mains de Nagar et allèrent se ficher dans d'autres soldats.
En quelques secondes, la moitié des gardes était déjà hors jeux. Finalement, le combat au corp à corp fut engagé. Friga évita un coup vicieux de la part d'un garde et fit claquer son fouet, crevant l'oeuil du soldat. Elle l'acheva en plantant son arme dans le coeur de l'agonisant.
Lorsqu'elle releva les yeux, les autres soldats étaient morts. Vidar entra dans la pièce, il se dirigea vers la seule porte qui leur faisait face. Elle était fermée, mais la cléf se trouvait à la ceinture du sergent (le soldat, pardon, le cadavre le plus haut gradé de la pièce). Après en avoir essayé plusieurs, il trouva la bonne. La porte s'ouvrit sur une nouvelle vollée de marche.
Les couloirs étaient sombres, comme dans les murs de la forterresse.
Ils arrivèrent à une grille. Le garde en faction dormait. Ils l'assomèrent et l'attachèrent à sa chaise. Ils ouvrirent la grille et se précipitèrent à l'intérieur.
Plusieurs cellules étaient vides.
Ce n'était pas la véritable prison. Ici n'étaient conservés que les prisonniers de marques.
Ils finirent par arriver devant la porte de la dernière cellule. Un garde s'apprétait à y entrer.*
 
Balder
#193 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 31/03/2008 à 22h09  
*Quelque chose clochait chez ce garde. Il nous tournait le dos. J'avais le doigt sur la détente mais ne pouvais me résoudre à tirer.
D'un coup, il se retourna et il nous vit. J'appuyai sur la détente, mais au dernier moment, je détournai mon arbalète. Le carreau percuta le plafond. J'entendis un mouvement et constater qu'un projectile avait bien failli me tuer.*

Orcunsf! Par tout ce qui est impossible mais qui existe quand même, qu'est-ce que tu fous ici?
 
orcusnf
#194 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 01/04/2008 à 12h43  
*Alors que la naine allait pénétrer dans la cellule du prince, elle entendit des bruits de pas dans son dos. A en juger par le bruit, les semelles n'étaient pas cloutées, ce n'était pas des soldats, ce qui était potentiellement plus inquiétant pour elle. Lorsque son instinct lui souffla que les nouveaux venus étaient sur le point de l'intercepter, elle dérapa sur ses échasses, opérant une volte face descendante durant laquelle elle arma son bras mécanique et décocha une volée de carreaux. Au dernier moment, elle reconnut l'épée de Balder et, visa un point derrière son épaule.*
Par la barbe de Firun, c'est vous qui n'avez rien à faire ici. J'étais sur le point de récupérer la pierre de Zanji, il faut la libérer pour que le peuple zanjien puisse accéder à la liberté et au bonheur. Suite à quoi, nous pourrons mettre en place un régime parfait, où la révolution communiste permettra chaque jour de faire les plus grands miracles ! Et je serais une héroïne de la liberté, mouahahahahah.
*perdue dans son délire mégalomaniaque, la naine en oublie presque la présence de ses compagnons de voyage.*
Bref, vous n'avez été payés que pour escorter les diplomates, pas pour libérer le peuple zanjien. Vous n'avez aucune raison pour le faire, ce n'est pas votre travail, vous risquez même d'y laisser la vie. Croyez moi, il faut plus que le sens de la justice pour cette tâche.
*finit d'ouvrir la porte du cachot à l'aide d'un passe-partout, et sans un regard en arrière, lame au clair, elle pénètre dans la petite pièce.*
 
Vidar
#195 Vidar (Disciple | niveau 11) le 01/04/2008 à 17h28  
*Vidar, qui se trouvait derrière les autres, poussa les autres vers le cachot. En entrant, il regarda la naine avec intérêt.*
Une révolution communiste? Vraiment?
*Celle-ci ne lui répondit même pas.*
De toute façon, ce qu'il va advenir du royaume ne nous intéresse pas. La seule chose que nous voulons, c'est récupérer la pierre.
*Une forme bougea dans un coin obscur. Le prisonnier était enchaîné et suait à grosses gouttes.*
Prince Arke, c'est vous?
*La silhouette rampa jusqu'à une zone éclairée par le clair de lune. Il était squelettique, avait le teint cireux et semblait vraiment mal en point.*
Enfin...
*Sa voie était à peine audible, rauque, comme s'il manquait d'eau. Vidar alla s'agenouiller à ses côtés.*
Mais qu'est-ce qu'ils vous ont fait?
Je ne tiens que par la force *râle* de mes pouvoirs, mais ceux-ci me quittent également.
*Il but une gorgée d'eau à la gourde que lui tendait Vidar.*
La pierre, il faut que je vous dise où elle est.
*Sa tête retomba. Il n’enavait plus pour longtemps.*
Prince, votre peuple. Il a besoin des pouvoirs de la pierre pour subsister.
*nouveau râle* La grotte de Nicaramdilombala, dans les montagnes d'Atrabe, au Nord. Demandez aux gnomes. Et, lorsque vous y serez, méfiez-vous de *râle* de l'én...
*La tête d'Arke retomba, Vidar prit son pouls mais il ne sentit rien. Il regarda les autres.*
C'est fini. Il n'a plus rien à nous dire.
*Un bruit retenti alors à l'étage.*
 
Balder
#196 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 01/04/2008 à 21h54  
*Par réflexe, je braquai mon arbalète en direction du couloir.*
J'ai comme l'impression qu'on a assez traîné. Et on a laissé une piste assez facile à suivre.
*Je sortais dans le couloir. Il n'y avait que deux issues possibles: la porte et la lucarne. Mais comme on était à environ 100mètres de haut, envisager un saut n'était pas dans nos priorités. En revanche, nous n'étions qu'à 15mètres en dessous du sommet du mur.*
Vidar, on a bien penser à prendre des grappins?
*Ce dernier sortit du sac un grappin de 30mètres de longs.*
 
orcusnf
#197 orcusnf (Maître du Renseignement | niveau 18) le 02/04/2008 à 09h43  
*la naine ne suivit pas les autres, elle resta en arrière et ouvrit le torse du prince d'un coup de hache précis, après avoir fouillé quelques instants, elle referma son poing sur une petite pierre rougeoyante, qu'elle cacha précipitemment dans sa bourse, avant de recoudre le prince pour que son autopsie rapide ne se voie pas. Puis elle sauta par la fenêtre, déploya son parachute, et atterrit dans la cour du château. Des soldats la virent, mais elle couvrit sa fuite avec une rafale de carreaux tirés depuis son bras mécanique, les faisant s'abriter derrière des tonneaux qui par chance trainaient dans le coin. Orcusnf se précipita dans une des tours qui défendait la barbacane du château, et grimpa rapidement jusqu'au sommet. l'une des portes était fermée, aussi dut elle la défoncer à coup de hache, attirant l'attention d'un des gardes, qui rejoignit les petits poissons dans les douves. Au sommet de la tour, la naine cassa la hampe d'un des drapeaux, enroula l'un des étendard autour du bout de bois brisé, le saupoudra d'une poudre étrange qu'elle portait à la ceinture, et y mit le feu. Sa torche improvisée lança rapidement un éclat verdoyant qui traversa la nuit et se répandit jusqu'au tréfonds de la capitale. Au bout de quelques instants, une rumeur sourde se fit entendre, le cliquetis des armes et le martèlement des bottes ébranla la ville. Dans toutes les rues, les membres de la résistance dressèrent des barricades et commencèrent à combattre les troupes royales. Un mage se téléporta aux côtés de la naine. Il portait au cou un collier de fer, signe qu'il avait été repertorié par les services du roi et était considéré comme dangereux. La naine l'avait libéré cette nuit, avant que balder et ses amis n'arrivent, car l'homme serait un soutien précieux, d'autant que la résistance lui faisait confiance. Tandis que orcusnf se postait dans les escaliers menant au dernier étage de la tour, prête à s'occuper des éventuels assaillants, il commença une invocation.*
 
Nagar
#198 Nagar (Contrebandier | niveau 7) le 02/04/2008 à 13h13  
*Ils eurent du mal à atteindre le sommet. Mais une fois cela fait, sortir du château s'avéra facile. Firgilbitur avait introduit des hommes dans la forteresse, et la garde était bien trop occupée.
Ils regagnèrent rapidement les ruelles de Juthura. La citée était plongée en plein désordre. Partout, on entendait les murmures de la bataille. A plusieurs reprises, ils firent des détours pour éviter les zones de combat.
Lorsqu'ils sortirent de la ville, la nuit avait laissé la place au jour depuis longtemps. Les combats ne s'arrêtèrent pas pour autant.*

Et maintenant?
 
Vidar
#199 Vidar (Disciple | niveau 11) le 02/04/2008 à 14h17  
en réponse au message #198
Nagar (Contrebandier | niveau 7)
le 02/04/2008 à 13h13
Maintenant on va chercher cette grotte.
*Les montagnes d'Atrabe n'étaient qu'à une semaine à cheval.*
Il va nous falloir trouver des montures. Je me vois mal traverser un pays en guerre sans avoir au moins l'avantage de la vitesse. La compagnie a une ferme non loin d'ici où ils gardent les bêtes. Ils pourront sûrement nous en céder quelques-unes unes.
*Ils prirent donc la direction de la ferme. Personne n'avait dormi et la nuit avait été longue. La fatigue se ressentait dans chaque geste.
Après une heure de marche, ils arrivèrent enfin à leur destination. Le terrain était très grand. Dans des enclos, plusieurs chevaux attendaient qu'on vienne les atteler à des chariots. Mais dans les champs, à proximité, d'énormes bêtes se reposaient.*

Tu serais capable de conduire un oliphant Friga?
 
Friga
#200 Friga (Taxi | niveau 7) le 02/04/2008 à 15h03  
Quelle question! Bien sur que j'en serais capable.
*Friga était faussement outrée par la question de Vidar.
Lorsqu'ils entrèrent dans la ferme, un jeune homme vint à leur rencontre.*

Nous aimerions parler avec le patron, s'il est ici.
*Le garçon, après quelques paroles inutiles, les précéda dans les couloirs de la demeure. Il frappa à une porte, l'ouvrit, et les invita à y entrer.
Une femme, dans la force de l'âge, épluchait de vieux documents. Elle reposa sa paperasse lorsqu'ils furent tous entrer.
Ils parlèrent pendant plusieurs minutes avant d'arriver au véritable motif de leur conversation. Friga avait toujours la lettre que lui avait remise le patron du comptoir de Juthura. Une fois que la femme l'eut rapidement parcouru, elle cria un nom. Aussitôt, le jeune page se précipita dans la pièce.*

Les gens ici présents vont repartir avec Delnör. Va l'équiper pendant que je prépare les papiers.
*Après plusieurs dizaines de signatures, ils purent ressortir à l'air libre.
Le page les attendait. Derrière lui se tenait un énorme oliphant. La bête était l'une des plus grande de celles présentes dans les champs, elle mesurait dans les 12mètres de haut. Une tourelle avait été harnachée sur son dos.

Friga n'eut aucun mal à se faire accepter par l'animal. L'oliphant était jeune et n'avait pas encore eut l'occasion de faire de longs voyages. Il était docile, vigoureux et endurant, bien plus qu'un cheval. Il pouvait marcher toute la journée alors qu'il fallait sans cesse arrêter des chevaux pour qu'ils se reposent.
Le voyage qui aurait du durer une semaine, ne leur prit que quatre jours. La tourelle, était très pratique. Il suffisait de la détacher et l'oliphant la faisait glisser sur le sol en agenouillant ses pattes arrières. Il se chargeait également de la remettre sur son dos en utilisant sa longue trompe.

Les montagnes leurs faisaient face, mais il n'y avait pas âme qui vive. C'est la vue de la fumée, à l'Est, qui leur montra la route à suivre.*


Edité par Friga le 02/04/2008 à 21h37
 
Balder
#201 Balder (Pourfendeur de Trolls | niveau 11) le 02/04/2008 à 22h38  
*Voyager sur le dos de l'oliphant avait été une expérience agréable. De sur son dos, j'avais l'impression de dominer le monde lorsque je contemplais le paysage. Et puis voyager sans se fatiguer était un réel plaisir. Je passais beaucoup de temps à rechercher dans ma mémoire la chose qui manquait dans le décor de ma zsm. Sans aucun résultat.
Après quelques jours de voyages, nous bifurquâmes en direction de l'Est pour nous rapprocher de la fumée. Il nous fallut une après-midi pour arriver dans une étrange communauté. Je n'avais pas beaucoup vu de gnomes. A Durunne, ils étaient assez rares. Mais débarquer dans l'une de leur communauté restera un bon souvenir. Y avait des trucs bizarres dont l'usage me reste encore inconnu. Sur le moment, ma curiosité me mettait au supplice mais je décidai de ne poser aucune question. Connaissant le "peuple ingénieux" de réputation, je ne voulais pas subir un cours sur le fonctionnement de la roue d'une charrette.
Notre entrée dans le village ne se fit pas sans attirer l'attention générale et bientôt un petit attroupement se forma au tour de nous. Je n'avais aucun talent pour la diplomatie et aucune connaissance sur ce genre de culture.*

Heu, y a-t-il un chef parmi vous?
*Les gnomes me regardèrent comme si je venais de proférer une obscénité.*
Apparemment, non.
 
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