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L'ironie est avant tout une forme d'expression qui consiste à dire l'inverse de ce que l'on pense, tout en rendant évident que ce que l'on dit est en désaccord avec ce que l'on pense. (source : wikipédia)
Juste pour que les choses soient claires et dites une fois pour toutes, je ne me considère pas spécialement comme dénuée d'une certaine forme d'humour, et je pratique avec assiduité le cynisme dans toute sa splendeur (les arcaniens qui me connaissent un tant soit peu peuvent d'ailleurs en témoigner), que ce soit sur le site ou IRL. Seulement voilà, j'ai deux mauvaises habitudes, qui, je l'espère, vont me permettre d'éclairer un peu plus ma pensée, et contrecarrer (si j'ose dire) l'argumentation échevelée de quelques personnes avec lesquelles, vraisemblablement, mes opinions divergent.
Tout d'abord, pardonnez moi cette grande folie, quand j'use de termes, j'en profite au passage pour lire leur définition complète afin de ne pas me laisser surprendre par leur véritable sens : l'ironie, selon notre source wikipédia, est l'art on ne peut plus subtil de prôner l'inverse de ce qu'on pense…or, il est fort regrettable de constater que si je ne possède pas encore de boule de cristal pour savoir vraiment pointer du doigt les idées générales de certains membres, elles transparaissent suffisamment abondamment sur le site pour que je m'en fasse une petite idée : récriminations à n'en plus finir, sur tel ou tel texte soi disant favorisé, fausses insurrections, combats entre les bas et les hauts niveaux, et je ne compte pas le nombre de dessins critiqués simplement parce qu'ils avaient eu le malheur de mettre en scène des personnages trop dénudés ou de phrases appelées à être censurées parce qu'il y avait dedans, des mots inadaptés.Alors là, je vais jouer de mon cynisme habituel, et faire remarquer que si on est loin de l'ironie, on est en revanche très proche d'un manque de tolérance, et j'ose même ajouter, puisque la liberté d'expression s'applique à chacun et que je commence à en avoir marre qu'elle soit unilatérale, que quand on aime un site, on le respecte.
Que quand on se targue de vouloir avancer ses idées, il faut au moins les justifier, que la pratique intensive de l'ironie est censée amuser, mais qu'elle n'amuse qu'une infime partie du site, et qu'en créant des tensions là où il n'y en avait pas, on tombe dans la pure démagogie bornée. De plus, je tiens à rassurer les personnes qui se sentiraient trahies par un...Comment dire...laxisme de la part des modérateurs : pas d'inquiétudes, en règle générale ils sont tout à fait aptes à s'occuper de la tâche qui leur a été confiée.
Mais merci tout de même de prendre de leurs nouvelles.
Le second point sur lequel je reviens, et j'use du mot « je reviens » avec raison, puisqu'il a déjà été pointé du doigt cette tendance à de nombreuses reprises, mais qu'apparemment il n'a pas encore été intégré dans nos moeurs arcaniennes, c'est justement la teneur des dits commentaires. J'ai, sans doute influencée par mon éducation, contracté la mauvaise habitude de tenter d'articuler mes opinions autour d'un noyau dur de respect à l'égard des personnes qui prêtent le flanc à la critique en osant poster, des dessins ou des textes, d'ailleurs, car le constat, bien amer, demeure le même.
Rattachant ce point de mon argumentation à la vérité énoncée ci-dessus, également inscrite, si mes souvenirs sont justes, dans la Charte d'arcanes, charte que tout le monde a acceptée et qui inclue donc un encadrement des futurs débordements, j'essaye donc de contourner le piège de la facilité acerbe ou du rejet total de certaines oeuvres parce que, soit je n'en comprends pas vraiment toutes les ficelles, soit qu'elles ne me plaisent tout simplement pas. Encore une fois, il ne faut pas oublier que notre liberté d'expression, pour autant qu'elle constitue le fondement de toute communauté, est néanmoins limitée par deux choses fondamentales : la charte, et notre propre conscience. A force d'être obligée de repasser derrière certains commentaires, et là je vise le site en général, j'en suis arrivée à la triste conclusion que la conscience ou l'aptitude à vivre en société manque à certaines personnes de façon vraiment terrible.
Si vous voulez des exemples, j'en ai à la pelle, mais le but de mon propos n'est évidemment pas d'attiser les rancoeurs, car je crois que je ne suis pas la meilleure à ce petit jeu là (et sur bien des sujets également), mais de montrer que l'ironie mal utilisée, ou alors parsemée d'incohérences qui font qu'elle devient, non plus une façon de se moquer gentiment, mais une base sur lesquelles viennent se greffer maints soucis annexes, peut devenir à la longue particulièrement lourde.
Oui, c'est lourd.
Je rejoins l'avis de Pyrithe, et j'irais même plus loin. D'abord, je suis bien forcée de faire observer que l'ironie n'est pas employée judicieusement, et que taxer les personnes qui en sont victimes (oula, quel vilain mot, aurais je pris la tendance naturelle du site à me poser en victime ?) de manque d'humour, c'est non seulement leur nier un droit de réaction, mais encore plus, méconnaître profondément la nature humaine.
Ensuite, à force d'accumuler du lourd, on en arrive à l'inacceptable ; je ne sais pas pour vous, mais je suis une grande fille responsable et je crois que notre statut de soi disant maturité devrait nous indiquer quand il est bon de s'arrêter… A moins que le but poursuivi ne soit plus de faire de l'humour, mais de créer artificiellement un climat de tensions, propice, comme chacun le sait, à des dialogues profonds, nourris, responsables et j'irais jusqu'à dire, intelligents.
Alors, merci de contribuer à envenimer certaines situations, mais si possible, commencez à grandir. L'intolérance à ce stade là, ce n'est même pas une question de rejet ou de critique, mais simplement une puérilité qui ne devrait pas avoir sa place ici.
Et pour les questions d'épanouissement de l'âge adulte, les modos ne sont d'aucun recours, j'en ai bien peur.
Edité par Thaïs Erin le 08/05/2007 à 14h32 : Mise en page
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