|
Apres l'exposé qu'a fait Feaï, j'ai pas grand chose a rajouter pour la definition du film d'horreur.
Pour revenir sur Evil Dead, c'est vrai que quand j'etais gamin, ce film m'a carrement fait flippé mais aujourd'hui j'avoue sourire assez facilement principalement a cause des effets speciaux qui ont un peu vieilli. En tout cas la scene qui m'a le plus marqué etant gosse c'est celle de l'esprit demoniaque et la brume qui l'accompagne.
Dans Evil Dead 2, je me suis regalé au moment où Ash bataille avec sa main possedé, il y a un petit coté nerveux et frenetique dans la realisation et dans le jeu de Bruce Campbell.
Sinon, pour The Blair Witch Project, je suis un peu du meme avis que Chope', j'ai pas vraiment accroché a l'histoire et je me suis plutot ennuyé meme si j'ai adoré la fin que j'ai trouvé assez flippante. L'interet du film vient principalement de l'originalité de la realisation mais le scenar est faible.
Autre raison de regarder un film d'horreur:
Mater le film en compagnie d'une jeune femme assez emotive qui vous saute dans les bras a chaque moment flippant (ou pas)...c'est plutot agreable...
Pour finir, les derniers films d'horreurs qui m'ont emballé sont "28 jours plus tard", "Shaun Of The Dead" et "Dog Sodiers (le cinema d'horreur britannique se porte tres bien je trouve). Ce ne sont pas les seuls bien sur mais je n'ai que ceux la en tete pour le moment.
PS: J'attends aussi avec impatience le projet de Tarantino et Rodriguez: Grindhouse...
Edité par Arésius De Falk le 20/03/2007 à 23h01 : petit rajout
|
en réponse au message
#21
Chopegourdin (Mafioso | niveau 12)
le 20/03/2007 à 22h32
En parlant de ça avec une copine, quand j'étais plus jeune (et innocente, et naïve, et tous les adjectifs qui vous viendraient à l'esprit et qui contribueraient encore à renforcer cet idyllique tableau) j'étais allée voir « halloween » je sais plus trop combien (le dernier en date, sachant tout de même que pour la petite anecdote je n'avais bien sûr pas visionné les épisodes précédents, mais tout à fait entre nous était ce vraiment nécessaire ? ;)) dans une obscure petite salle de cinéma (à Rosny 2 pour ne pas nommer l'endroit)
Il n'y avait quasiment personne, si ce n'est quelques adeptes de la sortie « ciné du soir très tard pour parfaire leur image un brin asociale », deux ou trois adolescents grands amateurs des oeuvres culinaires du lieu (c'est-à-dire de sodas et du sacro saint pop corn), et bien sûr votre Altesse et sa Suivante…Passons sur le film, qui est en soi une véritable oeuvre d'art dont j'ai eu du mal à me remettre, c'est surtout l'ambiance qui importe dans mon récit.
Les sièges élimés, les murmures étouffés dans une salle presque vide, et surtout quand nous sommes sorties la nuit environnante, avec ses zones d'ombre et ses silhouettes erratiques (et hautement imaginaires), les rares passants à la mine rébarbative, le chemin que nous avons pris pour remonter la route, à peine éclairé d'une lumière vacillante (et non loin d'un cimetière d'après mes souvenirs embrumés). En bonne adulte attentive et consciente des dangers, ma mère était censée venir nous chercher en voiture pour nous éviter le chemin en transports en commun qui, à partir d'une certaine heure, basculent dans une dimension cauchemardesque, sauf que bien sûr, en tant que femme qui se respecte, elle était en retard.
Silence pesant, bruits de pas effrayants sur les trottoirs louches (enfin louches comme peuvent l'apparaître des rues aux yeux de deux ados fanfaronnes), nous riions donc sottement pour ne pas avouer que nous n'en menions pas large, tout en critiquant honteusement le film et le tournant en ridicule, quand tout à coup la brise s'est levée, et qu'un type s'est approché de nous, certainement dans le but de nous demander (sacro sainte question dont dépend la majorité des relations sociales) une cigarette. Sauf qu'il s'est littéralement matérialisé devant nous, et qu'il a été accueilli, le pauvre bougre, par des hurlements hystériques (il existe un code féminin qui veut que quand l'une commence à brailler, l'autre s'y met aussi par solidarité)
Un grand moment…
Pour en revenir au sujet je fais partie de ces gens complètement masos qui savent pertinemment qu'ils ne dormiront pas pendant un mois sans veilleuse après avoir regardé un film angoissant, si possible avec moults fantômes, grincements de porte et apparitions surnaturelles sanglantes (oui, je suis une fille très traditionnelle^^), mais qui le font quand même (sauf que, étant consciente de mon état de nerfs au moment où les images dansent devant mes petites mirettes, je n'impose jamais ce genre de spectacle à un individu de sexe masculin (pour mon image de marque et pour la santé de notre relation ;)). Là, je cite les grands classiques du genre, version japonaise : the Ring, Darkwater…les petites filles aux longs cheveux noirs, au visage déformé par la haine et la souffrance, que voulez vous ça me terrifie au plus haut point. Je suis assez bon public, et donc je me laisse prendre au jeu (sottement) à sursauter (sottement) toutes les 5 minutes (alors que je sais pertinemment que ça va arriver, mais bon…)
Cependant je suis bien plus impressionnée par les films d'atmosphère à l'ancienne, où il ne se passe strictement rien mais justement pendant lesquels l'esprit divague sur tout un tas de suppositions annexes, d'ailleurs l'un des films qui m'a le plus marquée (et auquel je repense parfois avant de m'endormir -oui j'ai des pensées complètement tarées avant de sombrer dans le sommeil, je sais-) est une histoire vieille comme le monde, dont je ne me rappelle plus le titre mais qui est passée il y a quelques années à la télévision sur une petite chaîne.
Une maison, des personnes incrédules, une héroïne qui bascule peu à peu dans la folie (à l'instar du « tour d'Ecrou » de Henry James, on ne sait pas vraiment si elle imagine tout ce qu'elle voit en bonne psycho maniaco dépressive ou si les illustrations de la peur, la plus primaire qui soient, sont réelles…Pour la petite info, je pense que ce film et le livre que je viens de citer ont grandement influencé « Les Autres » et surtout "un jeu d'enfant" dont parlait Devilbutterfly au début du topic...)…
Les murs commencent à se tordre devant ses yeux, les portes gémissent et portent l'empreinte de mains, une scène en particulier m'avait retenue : pendant la nuit, et une manifestation surnaturelle de plus, l'héroïne, dans un réflexe typiquement humain, agrippe la main de sa collègue et s'y accroche comme à un rempart de réalité contre l'impensable.
Sauf qu'à la fin elle découvre que la dite collègue était dans la pièce d'à côté…alors, à quoi ou à qui a-t-elle donné la main dans le noir ?^^
Edité par Thaïs Erin le 21/03/2007 à 15h34 : rajout
|