Au cœur de la forêt des lumières qui se situe aux abords de la ville d’Yriae, Constantine s’est installée dans un grand chêne au feuillage protecteur. Il s’agit de l’arbre aux friandises qui, comme son nom l’indique, laisse croître sur ses branches les plus suaves des gourmandises. Sur les multiples ramifications de cet arbre solennel, il pousse du miel de la cannelle, les sucreries croissent de plus belle : pommes d’amour et sucre d’orge, bonbons multicolores, petits biscuits, cœurs de praline et berlingots… il y en a là plus qu’il n’en faut. Les plus douces des confiseries ont revêtu leur tenue d’apparat, pour plaire aux gourmands qui daignent passer là. Les papillotes versicolores réfléchissent la lumière du soleil et créent dans l’ombre des arcs-en-ciel, qui ondoient dans l’air comme la flanelle.
Les arômes naturelles de ces douceurs sempiternelles chatouillent les narines de l’inconnu qui s’égare, où mieux encore, du visiteur qui s’en approche. Attiré par les senteurs légères, il ne peut s’empêcher de venir voir Constantine qui l’attend au pied de son grand chêne. Elle entretient les fruits précieux, pour préserver leur nectar mielleux.
Approchez jeune étranger, je voudrais bien si vous voulez, vous vendre mes bonbons dorés, mes friandises douces et sucrées… Pour le voyageur avisé, pour l’égaré, et pour les êtres d’Yriae, j’offre un abris sûr pour la nuit. Au cœur des vertes ramures de l’arbre, vous pourrez passer quelques nuits à la belle étoile, protégé(e) par le feuillage de l’arbre aux friandises. Ici, point de chambre, ni de toit ; dans les hauteurs, vous marcherez sur de larges branches maîtresses et le couvert du feuillage au-dessus de vos têtes vous préservera des intempéries.
Mais attention, qu’on se le dise, au pied du chêne un écriteau est planté : Prière de ne pas vous servir de confiseries à votre guise. Il faut préserver les ressources de l’arbre aux friandises, afin que tout le monde puisse savourer ses mets sucrés !