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Pour rebondir sur le forum precedent :
http://www.arcanes.org/forums.php?sujet=255
Je vous propose d'ecrire ici des morceaux de description ou de dialogue que vous avez trouvé particulièrement touchants ou en tout cas, particulièrement bien trouvé !
En effet, à la fin d'un livre, on est parfois à se dire : mince, ces 2 lignes, elles étaient où? Et de plus, ca pourrait donner des envies de lecture aux autres !
Afin de garder une intégrité à ce post, merci de juste poster des citations et le cycle/livre/auteur. Merci !
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désolé pour ces multi-posts ...
* rougit, confus ... *
Edité par Thanatos le 03/12/2004 à 12h18
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exposé de la situation :
Nachak, ambassadeur Murgo, tente de fuir.
Hettar, un Algarois portant une terrible haine envers les Murgos, le poursuit.
"Le Murgo avait presque réussi à atteindre l’autre bout de la salle, mais, traversant la foule à grandes enjambées, Hettar fut devant la porte avant lui. L’ambassadeur dégaina son épée avec un cri de désespoir, et, curieusement, Garion éprouva un instant de pitié pour lui.
Au moment où le Murgo s’apprêtait à lever son épée, Hettar le frappa une première fois au dessus de chaque épaule, faisant claquer la lame de son sabre comme si c’était un fouet. Nachak tenta désespérément de soulever ses bras morts pour se protéger la tête, mais Hettar le pris au dépourvu. Abaissant sa lame, l’Algarois au visage implacable lui traversa le corps de part en part, délibérément, avec une grâce fluide très particulière. Garion vit la pointe du sabre ressortir entre les épaules du Murgo selon un angle qui lui parut étrange. L’ambassadeur poussa un hoquet, lâcha son épée et se cramponna des deux mains au poignet de Hettar, mais, tordant inexorablement la main, l’homme au profil d’oiseau de proie fit tourner le tranchant de sa lame incurvée dans le corps du Murgo. Nachak émit une sorte de grognemejnt, il fut secoué par un horrible frisson, puis ses deux mains se glissèrent sur le poignet de son bourreau, ses jambes se dérobèrent sous son corps et il tomba à la renverse dans un soupir gargouillant, dégageant mollement la lame du sabre."
La Reine des sortilèges, Chant II de la Belgariade
David Eddings
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"Stern now was Éomer's mood, and his mind clear again. He let blow the horns to rally all men to his banner that could come thither; for he thought to make a great shield-wall at the last, and stand, and fight there on foot till all fell, and do deeds of song on the fields of Pelennor, though no man should be left in the West to remember the last King of the Mark. So he rode to a green hillock and there set his banner, and the White Horse ran rippling in the wind.
Out of doubt, out of dark to the day's rising
I came singing in the sun, sword unsheathing.
To hope's end I rode and to heart's breaking:
Now for wrath, now for ruin and a red nightfall!"
The Lord of the Rings, book five, chapter V, The Battle of Pelennor Fields ; John Ronald Reuel Tolkien
"La disposition d'Eomer s'était à présent durcie et sa pensée était redevenue claire. Il fit sonner les cors pour rallier à sa bannière les hommes qui pouvaient y parvenir; car il pensait à faire pour finir un grand mur de boucliers, de tenir, de combattre là à pied jusqu'au dernier homme et accomplir dans les champs du Pelennor des exploits dignes d'être chantés, bien que nul ne dût rester dans l'Ouest pour se souvenir du dernier Roi de la Marche. Il gagna donc à cheval une butte verte, où il planta sa bannière, et le Cheval Blanc flotta dans le vent.
Sorti du doute, sorti des ténèbres au lever du jour,
Je vins chantant au soleil et tirant le glaive.
Vers la fin de l'espoir, je chevauchai, et vers le déchirement du coeur :
Place maintenant à la colère, place à la ruine et à un rouge crépuscule! "
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"Dans le regard des autres , recherchons d'abord notre propre reflet.
En premier lieu, dans le regard de nos parents.
Puis dans le regard de nos amis.
Puis nous nous mettons en quête d'un un ique miroir de référence.Cela signifie se mettre en quête de l'amour mais, en fait , il s'agit plutôt de sa propore identité.
Un coup de foudre s'avère souvent la trouvaille d'un "bon miroir"n nous renvoyons un reflet satisfaisant de nous même.On cherche alors à s'aimer dans le regard de l'autre. Instant magique où deux miroirs parallèles se renvoient mutuellement des images agréables. D'ailleurs , il suffit de placer deux miroirs face à face pour s'apercevoir qu'ils reflètent l'image des centaines de fois enune perspective infinie. Ainsi la trouvaille du "bon miroir" nous rend multiple et nous ouvre des horizons sans fin. Quel sentiment de puissance et d'éternité.
Mais les deux mirois ne sont pas fixes, ils bougent. Les deux amoureux grandissent , mûrissent, évoluent.
Ils étent bien enface l'un de l'autre au début , mais même s'ils suivent untemps des cheminements parallèles, ils n'avancent pas forcément à la même vitesse et dans le même direction , ils ne cherchent pas non plus contamment le même reflet d'eux-même. Alors survient ce déchirement , l'instant où l'autre miroir n'est plus en face.C'est non seulement la fin de l'histoire d'amour mais aussi la perte de son propre reflet.On ne se retrouve plus dans le regard de l'autre.On ne sait plus qui on est."
"Nous les dieux" de Bernard Werber
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"Presently he became aware that Frodo was singing softly to himself, singing the old walking-song, but the words were not quite the same.
Still round the corner there may wait
A new road or a secret gate;
And though I oft have passed them by,
A day will come at last when I
Shall take the hidden paths that run
West of the Moon, East of the Sun."
The Lord of the Rings, Book VI, Chapter IX The Grey Havens ; John Ronald Reuel Tolkien
Traduction plus tard
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"royal m'a t il dit de ce ton que nous connaissons bien, ne fais jamais ce que tu ne peux défaire avant d'avoir réfléchi à ce que tu ne pourras plus faire une fois que tu l'auras fait."
la citadelle des ombres robin hobb (l'apprenti assassin)
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"car il doit nécessairement y avoir une opposition en toutes choses.S'il n'en était pas ainsi, mon premier né dans le désert, la justice ne pourrait pas s'accomplir, ni la méchanceté, ni la sainteté, ni la misère, ni le bien ni le mal..., ni bonheur, ni malheur, ni sensibilité, ni insensibilité."
2e livre de Néphi chapitre 2 verset 11/ livre de mormon/écrit par des prophètes indiens d'Amérique.(-588 av j.c)
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"The last i saw of Count Dracula was his kissing his hand to me, with a red light of triumph in his eyes, and with a smile that Judas in hell might be proud of"
-Dracula- de Bram Stoker
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Moi, j´aime ca, c´etait le texte de motivation par excellence que je viens de lire chaque jour:
"Manuel pour gravir des montagnes
A] Choisissez la montagne que vous désirez gravir: ne vous laissez pas entraîner par les commentaires de ceux qui vous disent : « Celle-ci est plus belle », ou « Celle-là est plus facile. » Vous dépenserez beaucoup d’énergie et beaucoup d’enthousiasme pour atteindre votre objectif, vous êtes donc le seul responsable, et vous devez être certain de ce que vous faites.
B] Sachez comment arriver devant elle: très souvent, la montagne est vue de loin – belle, intéressante, pleine de défis. Mais quand vous tentez de vous approcher, que se passe-t-il ? Les routes tournent autour, il y a des forêts entre vous et votre objectif, ce qui paraît clair sur la carte est difficile dans la vie réelle. Par conséquent, essayez tous les chemins, les sentiers, jusqu’à ce qu’un jour vous vous trouviez face au sommet que vous souhaitez atteindre.
C] Apprenez de ceux qui ont déjà pris cette route: vous avez beau vous croire unique, il y a toujours quelqu’un qui a déjà fait le même rêve, et qui a fini par laisser des marques qui peuvent vous rendre la promenade plus facile ; des endroits où placer la corde, des entailles, des branches cassées pour faciliter la marche. C’est votre promenade, votre responsabilité également, mais n’oubliez pas que l’expérience d’autrui est très utile.
D] Les dangers, vus de près, sont contrôlables: quand vous commencez à gravir la montagne de vos rêves, prêtez attention à son environnement. Il y a des précipices, bien sûr. Il y a des crevasses quasi imperceptibles. Il y a des pierres tellement polies par les tempêtes qu’elles deviennent aussi glissantes que la glace. Mais si vous savez où vous posez chaque pied, vous distinguerez les pièges, et vous saurez les contourner.
E] Le paysage change, donc profitez-en: bien sûr il faut avoir un objectif à l’esprit – parvenir au sommet. Mais à mesure que vous montez, vous distinguez davantage de choses, et il ne coûte rien de s’arrêter de temps à autre et de jouir un peu du panorama alentour. À chaque mètre conquis, vous pouvez voir un peu plus loin, et vous en profitez pour découvrir des choses que vous n’aviez pas encore aperçues.
F] Respectez votre corps: seul celui qui donne à son corps l’attention qu’il mérite parvient à gravir une montagne. Vous avez tout le temps que la vie vous donne, donc marchez sans exiger l’impossible. Si vous allez trop vite, vous serez fatigué et vous renoncerez à mi-parcours. Si vous allez trop lentement, la nuit peut tomber et vous serez perdu. Profitez du paysage, jouissez de l’eau fraîche des sources et des fruits que la nature vous offre généreusement, mais continuez à marcher.
G] Respectez votre âme: ne répétez pas tout le temps : « Je vais réussir. » Votre âme le sait déjà, ce dont elle a besoin, c’est d’utiliser cette longue promenade pour pouvoir grandir, s’étendre sur l’horizon, atteindre le ciel. Une obsession n’apporte rien à la recherche de votre objectif et finit par retirer tout plaisir à l’escalade. Mais attention : ne répétez pas non plus : « C’est plus difficile que je ne le pensais », car cela vous ferait perdre votre force intérieure.
H] Préparez-vous à marcher encore un kilomètre: le parcours jusqu’au sommet de la montagne est toujours plus long que vous le pensez. Ne vous trompez pas, il arrive un moment où ce qui semblait tout près est encore très loin. Mais comme vous êtes prêt à aller au-delà, ce n’est pas un problème.
I] Réjouissez-vous quand vous atteignez la cime: pleurez, battez des mains, criez aux quatre coins que vous avez réussi, laissez le vent là-haut (parce que là-haut il y a toujours du vent) purifier votre esprit, rafraîchissez vos pieds en sueur et fatigués, ouvrez les yeux, nettoyez la poussière de votre cœur. Comme c’est bon ! Ce qui avant n’était qu’un rêve, une vision lointaine, fait maintenant partie de votre vie, vous avez réussi.
J] Faites une promesse: vous vous êtes découvert une force que vous ne connaissiez même pas, profitez-en, et dites-vous que désormais vous l’utiliserez pour le restant de vos jours. De préférence, promettez aussi de découvrir une autre montagne, et de partir vers une nouvelle aventure.
L] Racontez votre histoire: oui, racontez votre histoire. Donnez-vous en exemple. Dites à tout le monde que c’est possible, et d’autres personnes se sentiront alors le courage d’affronter leurs propres montagnes."
par l´écrivain Paulo Coelho
http://www.warriorofthelight.com
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Dans la salle de bains, Paul de Rahway rabattit le couvercle des toilettes, s'agenouilla sur le carrelage, et croisa les mains.
"Si la prière élève tellement l'âme, pourquoi vous agenouillez-vous dans la même pièce que celle où vous vous asseyez pour chier ?"
"Peut-être que j'aurais dû répondre que c'est pour rester humble", se dit-il. "Pour garder ma place. C'est de la poussière que nous sommes nés, et c'est à la poussière que nous retournerons, et s'il y a une pièce où cette réalité est difficile à oublier, c'est bien celle-ci"
La Tour Sombre (La Tour Sombre 7) Stephen KING
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"Il était une fée-Flocon d'hiver-
Qui, quand venait la neige, murmurante, silence,
Faisiat de pré palais d'argent,
De nuit, solitude, brodée d'étoiles,
S'écriant auprès des toits gelés "je brûle ici !"
Citation de Walter de la Mare, trouvée dans "la sève et le givre", de Léa Silhol.
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Le père porcher
Selon la légende rurale - du moins dans les régions où le cochon représente une part vitale de l’économie familiale -, le père porcher est une figure mythique hivernale qui, le soir du Porcher, galope de maison en maison sur un traîneau rudimentaire tiré par quatre sangliers sauvages armés de défenses afin de livrer des cadeaux tels que saucisses, boudins, couennes et jambons à tous les enfants qui ont été sages. Il répète souvent « Ho ho ho ». Les enfants qui n’ont pas été sages reçoivent un sac remplit d’os sanglants (c’est à ce genre de détail qu’on reconnaît qu’il s’agit d’un compte pour les petits). Le père Porcher vit semble t’il au milieu des montagnes dans une espèce d’abattoir horrible enguirlandé de saucisses et de boudins et peint en rouge sang épouvantable.
On dit que le père Porcher trouve son origine dans la légende d’un roi local qui, passant par hasard, selon lui, devant la maison de trois jeunes femmes un soir d’hiver, les entendit sangloter parce qu’elles n’avaient rien à manger pour célébrer la fête du solstice d’hiver. Il les prit en pitié et leur jeta un paquet de saucisse par la fenêtre (Et commotionna sérieusement l’une d’elles, mais rien ne sert d’enlaidir une bonne légende.)
"Le Père Porcher" de Terry Pratchett
PS : Pardon Umbre pour le sujet, j'avais pas vu celui là. mille excuses. :)
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" ll était aussi dur qu'une bactérie résistante et aussi frugal qu'une tique accrochée à un arbre et qui vit d'une minuscule goutte de sang qu'elle a rapiné des années plus tôt. Son corps n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements. Son âme n'avait besoin de rien. Les sentiments de sécurité, d'affection, de tendresse, d'amour, et toutes ces histoires qu'on prétend indispensables à un enfant, l'enfant Grenouille n'en avait que faire. Au contraire, il nous semble qu'il avait lui-même résolu de n'en avoir rien à faire dès le départ, tout simplement pour pouvoir vivre."
"On connait des gens qui cherchent la solitude: pénitents, malheureux, saints ou prophètes.(...) Rien de tout cela n'avait d rapport avec Grenouille. C'est uniquement pour son plaisir personnel qu'il avait fait retraite, uniquement pour être plus proche de lui-même. Il baignait dans sa propre existence, que rien en distrayait plus d'elle-même, et il trouvait cela magnifique. Il gisait comme son propre cadavre dans cette crypte rocheuse, c'est à peine s'il respirait, à peine si son coeur battait encore...Et il vivait pourtant avec une intensité et dans des débordements comme jamais viveur n'en connut de tels dans le monde extérieur"
Patrick Süskind, "le Parfum" (en pleine relecture actuelle)
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" Tout seul avec mes pensées,
Moi j'rêvais des rêves affreux,
D'hommes tout p'tits, d'piqûres d'araignées,
Et dans un pays fumeux et vaporeux,
D'un mauvais anneau doré.
- Qu'esse ça veut dire? demanda Armure-de-Dieu.
- J'connais pas, répôndit Alvin. Je m'demande si je m'retrouve pas des fois avec le rêve d'un autre. C'était p't-être le rêve à quèqu'un de l'ancien temps, ou p't-être à quèqu'un même pas 'core né. Jusse un rêve de reste, et moi, j'ai croché d'dans durant que j'dormais. "
Orson Scott Card, Le Compagnon.
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" Je suis la mort qui longe les couloirs de la maison sur la pointe des pieds. Tu me parles du Don ténébreux; je le mets à profit. Je suis la mort qui vient, vêtue de soie et de dentelles, moucher les chandelles. Je suis le ver au cœur de la rose. "
Chroniques des Vampires, Lestat le Vampire, Anne Rice
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Tenez ! pour tout ceux qui ne connaissent Pratchett que de nom; pour vous faire une petite idée. Deux petit passage qui m'ont bien fait rire.
"La sagesse est toujours difficile trouver. Il est certaines personnes où qu’ils se trouvent, cherchent toujours la plus éloignées. La sagesse est une de ces curiosités dont l’importance semble s’accroître avec la distance. Pour exemple la voie de madame cosmopolite, très populaire chez les jeunes qui habitent les vallées cachées au-dessus de la limite des neiges éternelles des hautes montagnes. Dédaignant les paroles de leurs aînés vêtus de jaune safran et agitateur de moulins à prières, ils entreprennent parfois le long voyage jusqu’au n°3 de la rue de Quirm, afin de chercher la sagesse aux pieds de Mme Marietta Cosmopolite, une couturière. Nul ne connaît la raison qui les y pousse en dehors de l’attrait mentionné ci-dessus pour la sagesse lointaine, vu qu’ils ne comprennent pas un traître mot de ce qu’elle leur raconte ou, plus exactement, de ce qu’elle leur crie. Plus d’un jeune moine regagne son repère de montagne afin de méditer sur l’étrange mantra dont on l’a gratifié, comme «fous le camp toi ! » et «si j’en prends encore un a me reluquer, bande de petits salopiauds orange, il va la recevoir ma main compris ? » et « qu’est ce que vous avez tous, espèce de cons, a venir me regarder les pieds ! ». Ils ont même, à partir de leurs expériences, mis au point une technique spéciale d’art martiaux qui consiste à pousser des cris incompréhensibles a l’adversaire puis lui taper dessus a coup de balai."
"Le papilio tempestae : le papillon des tempêtes. Observez les ailes légèrement plus déchiquetées que celle du fritillaire commun. En réalité, garce a la nature fractale de l’univers, ces bords déchiquetés sont infinis – de la même manière que le bord d’une côte déchiquetée, quand on la mesure au niveau microscopique ultime, est infiniment plus longue- ou, a défaut de si prés de l’infini qu’on arrive à le voir par beau temps. Donc si leurs bords sont infiniment longs, les ailes doivent être infiniment grandes. Elles paraissent peut être de la bonne taille pour des ailes de papillon mais seulement parce que l’homme a toujours préférer le bon sens a la logique. Le papillon météo quantique est d’un jaune incertain, malgré les intéressants motifs à la Mandelbrot de ses ailes. Il a la particularité exceptionnelle de pouvoir créer le temps. Il doit s’agir d’un facteur de survie car une mauvaise tornade (habituellement d’une quinzaine de centimètre de diamètre) a de quoi incommoder même un passereau terriblement affamé."
(Pratchett)
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* Longtemps, les fleurs m'ont ennuyé.
Comme si leurs teintes avaient été retenues au fond des calices. les roses de Bellevent étaient des prisons de couleurs, et puis, avec les années, je me suis mis à aimer l'élégance sobre des pétales, crème et saumon, ils variaient avec le ciel, avec les reflets de la Loire proche...Elles grimpaient par massifs entiers à l'assaut du manoir, pâle armée languide et mouillée.
Je suppose que cet amour tardif est l'oeuvre d'Agnès et des années. Agnès, parce qu'elle est la maitresse du parc, les années, parce qu'elles m'ont apporté une patience...Agnès, le temps porte ton nom. j'ai sous ma amin la taille de la femme que j'aime, ronde, souple, simple. Rien n'est plus évident que la beauté, et le ciel file vers les sables des îles, les murailles de Bellevent se tartinent du beurre de septembre, l'on voit déjà dans les frondaisons la goutte mortelle qui dilue les verdures du tilleul dans le sang de l'automne: tout cela est la part naturelle, c'est le sourire du monde, sans détour. Son cadeau"
"Les choses étaient très claires: si un jour il me chassait, je reviendrais, j'achèterais de nouvelles fringues, me ferais refaire le nez, changerais de parfum, me teindrais en rousse, mais je reviendrais, par la porte ou la fenêtre.
Il ne m'a jamais chassée. Et les années ont passé...
Que de douceurs, que de tornades...Je les sens sur les roses tièdes du soleil, ton amour est dans ma vie comme cette maison sur la colline, si blanche, si sûre, si inévitable, elle est faite de pierres et de parfums, des feuillages changeants et des saisons aux successions immuables...L'hiver, lorsque la terre et les eaux s'engoncent dans le silence, lorsque les corbeaux et les corneilles quittent les rives, je te retrouve dans la lueur que les flammes des bûches confient aux hommes un peu las que des vieilles laines protègent..."
Patrick Cauvin, "Le sang des roses"
Edité par Thaïs Erin le 04/02/2006 à 10h54
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Deux petits passages, d'auteurs différents :
" Comme tous ceux qui vivent pour voir de tels temps. Mais les décisions ne leur appartiennent pas. Tout ce que nous avons à décider, c'est ce que nous devons faire du temps qui nous est donné. "
JRR Tolkien, La Communauté de l'anneau.
" - Moi, J'crois que j'aimerais voir, j'voudrais connaître combien d'années j'vais vivre.
-Beaucoup, fit Ta Kumsaw, ou peu, L'important, c'est ce que tu en fais, de ces années. "
O.S. Card Le prophète rouge.
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"Les personnes les plus aptes à nous faire souffrir sont celles que nous aimons. Nous remettons entre leurs bras nos vies assoupies" Francis Beaumont, "The Maid's tragedy" ( XVII siècle)
" il y avait en Bell un aspect qui me plaisait beaucoup, je veux dire une de ces particularités indéfinissables: les gens l'intéressaient autant que moi. elle était la seule personne que j'ai jamais rencontrée qui souhaitait sonder l'esprit des gens afin d'en comprendre le fonctionnement, la seule qui put parler des autres des heures entières sans s'ennuyer ou se lasser."
"Des gens comme elle, généreux, altruistes, patients, reconnaissants à outrance pour la moindre favuer, on s'en sert, on en profite et on les néglige toujours. Les romans du 19ème siècle en sont pleins et nous ont portés à croire que ces personnes, et leurs expériences, restent des inventions d'écrivains. Pourtant, elles existent, soutiennent autrui, et se font piétiner par ceux-là mêmes qui leur doivent tant. Ainsi la vie et le sort qui attendait Cosette n'en étaient que plus étranges. Cet avenir, cette destinée que personne n'aurait pu prévoir, venait contredire et défier la règle qui veut qu'une femme de ce genre ne connaisse jamais un amour passionné, désintéressé, ne soit jamais confrontée à une tragédie, une mort violente et un revers fatal, mais seulement à l'exploitation de sa personne et à une série de désillusions"
Ruth Rendell, " La Maison aux Escaliers"
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On va me dire "encore du Pratchett ?" eh ben oui !
En ce moment je suis en train de finir de lire la collection. Et un passage m'a bien fait rire. Pour ceux qui connaissent "la théorie du chat de Schrödinger" ou le probleme de l'incertitude en physique quantique. Voilà quelque chose que la mort a du mal a comprendre. Lui (et pas Elle) qui sait tout.
Dans le bureau de sa maison ténébreuse à la lisière du Temps, la Mort regarda la boite en bois.
-JE VAIS PEUT-ÊTRE ESSAYER ENCORE UNE FOIS, dit-il.
Il baissa la main, souleva un chaton, lui tapota la tête, le déposa délicatement dans la boite et referma le couvercle.
-LE CHAT VA MOURIR QUAND IL N’Y AURA PLUS D’AIR ?
-Je pense qu’il risque de mourir, oui, monsieur, répondit son valet de chambre Albert. Mais à mon avis, c’est pas ça l’important. Si j’ai bien compris, vous savez pas si le chat est mort ou vivant tant que vous avez pas regardé.
-NOUS SERIONS DANS DE BEAUX SUAIRES ? ALBERT, SI, MOI, JE NE SAVAIS PAS RECONNAÎTRE LE MORT DU VIF SANS Y ALLER VOIR DE PLUS PRES.
-Euh….théoriquement, monsieur, c’est le fait de regarder qui détermine si c’est vivant ou pas.
La mort parut choqué. « INSINUERAIS-TU QUE JE VAIS TUER LE CHAT RIEN QU’EN LE REGARDANT ?
-C’est pas vraiment ça, monsieur.
-JE VEUX DIRE, CE N’EST PAS COMME SI JE FAISAIS DES GRIMACES, DES CHOSES COMME CA.
-Pour être franc, monsieur, j’crois que même les mages comprennent pas cette histoire d’incertitude, dit Albert. On s’occupait pas de ces trucs-là, de mon temps. Quand on n’était pas certain, on faisait pas de vieux os. »
La mort hocha la tête. Pas facile d’être de son temps. Tenez, les dimensions parallèles, par exemple. Les dimensions parasites, ça, il comprenait. Il vivait dans l’une d’elle. Il s’agissait ni plus ni moins d’univers individuellement incomplets qui ne pouvaient exister qu’en s’accrochant à un univers hôte, comme un rémora. Mais avec les dimensions parallèles, tout ce qu’on faisait, on ne le faisait pas ailleurs.
Ce qui posait des problèmes délicats à un être par nature définit. C’était comme jouer au poker contre un nombre illimité d’adversaires.
Il rouvrit la boite et en sortit le chaton. L’animal le fixa du regard normalement surpris et halluciné des chatons de partout.
« JE NE SUPPORTE PAS LA CRUAUTE ENVERS LES CHATS, dit la mort en le posant doucement par terre.
-Je crois que l’idée du chat dans la boite, c’est une métaphore, fit Albert
-AH. UN MENSONGE. »
……
Pratchett "Le dernier Héros"
Je viens juste de finir "le 5°elephant" et ce problème d'incertitude, se pose, à la mort. Il visite dorénavant les personnes qui risque de mourir. ça fout un peu le bazard dans son emploi du temps d'ailleurs. franchement Prachett ! je suis fan ! :)
NB : Pour ceux qui ne connaissent pas la théorie du chat de Schrödinger : http://molaire1.club.fr/chat.html
Edité par Keavalor le 11/02/2006 à 00h15 : lien
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