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*A la suite d'un attentat terroriste, il ne reste de la pépinière de l'elfe que des débris divers et épars, formant un champ de ruine et de désolation. Il ne reste de la tente principale que gravas, sang, suif, cendre et chagrin. La serre derrière la tente principale a été réduite à néant, il ne subsiste que les armatures en métal et du compost.
L'apothicaire avait un petit jardinet au fond de sa serre ; mais il n'en reste rien, à part un cerisier qui se dresse fièrement, surplombant le cataclysme produit par la bombe, et le désespoir engendré au plus profond du coeur d'Aelindra...*
Edité par Aelindra le 23/06/2007 à 23h41 : modifications de circonstance de la description... ;)
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Discussion liée :
335 messages, dernier de Finrod Galathil (Enchanteur des Arcanes | niveau 19) le 07/08/2007 à 23h02
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*Aelindra resta stupéfaite. Elle était sur le point de s'évanouir et se mordit la lèvre pour rester consciente. A voir la tête d'Eve et sa requête, l'herboriste ne mis que quelques secondes à trouver l'objet de son mal. Elle doutait quand même. D'après le vieux sage, la plante n'avait d'effet que sur les humains. Ael' l'avait cru sur parole, de plus elle n'avait pas eu le temps de mener des recherches complémentaires sur la plante... Il lui fallait gagner du temps. Ael' regarda Caranthir et lui fit comprendre qu'elle avait la solution.*
Eve, ce n'est pas gentil de faire ça! Mais puisque c'est demandé si gentiment, je vais te chercher cette plante qui t'intéresse autant.
*Elle lui sourit et fit un discret clin d'oeil perceptible seulement de Caranthir et d'Ehlro'. Puis elle s'en alla vers son boudoir.*
Ne bouge pas je reviens d'accord?
*Eve souriait diaboliquement: "Ahaa! J'peux même donner des z'ordres à la so'cière!! Pensa-t-elle.*
*Ael' s'en alla d'un pas vif dans son boudoir. Puis elle se mit à chercher frénétiquement un somnifère très puissant et quasi instantané dans ses étagères. On entendit un bruit de verre brisé, puis plus rien. Les deux adultes restés avec Eve tendirent l'oreille, mais aucuns sons ne se fit entendre. Pendant ce temps, Ael' préparais une compresse de chloroforme et mis la plante dans un sac de tissus sombre. Elle cacha ensuite le mouchoir derrière son dos et revint sur ses pas.
Arrivée à quelques pas de l'elfe, elle jeta la plante dans sa direction sachant pertinemment la réaction de la fillette.*
Tiens Eve attrapes!
*Eve vit la plante tomber sur le sol au ralenti et se précipita pour la rattraper. Pendant se temps, Ael' bondit sur la petite elfe et lui plaça la compresse sur le nez et la bouche. Eve se rendant compte, essaya de se retourner et griffa furieusement l'herboriste aux bras. Ael' hurla de douleur, et appuya plus fort la compresse sur le visage de la petite elfe. Eve s'endormit. L'herboriste tomba à genoux. Caranthir et Ehlro' se précipitèrent, mais Ael' les repoussa.*
Non, je peux attendre. Il faut d'abord entraver solidement Eve. Je vous expliquerai!
*Caranthir sortit une corde de son sac et commença la singulière besogne. Pendant se temps, Ael' alla, avec l'aide de son frère soigner ses bras meurtris au plus profond de leur chaire. Quand ils revinrent, le trappeur avait fini. Après avoir attaché solidement Eve, il l'avait confortablement installée dans un fauteuil et placé un oreiller derrière son dos. L'herboriste grimaçait encore de douleur; ses griffures la picotaient et son poignet l'élançait de nouveau.*
En fait, c’est la plante. Celle que j’ai trouvé sur mon chemin en revenant… Je vais faire des recherches, mais j’ai besoin d’aide. J’ai beaucoup d’ouvrages et nous avons peu de temps. De plus nous devrions nous relayer pour surveiller la petite Eve. Je vais lui préparer une décoction de somnifère en attendant d’avoir la solution pour la guérir. Voulez-vous bien m’aider tous les deux ? Toute seule je n’y arriverais jamais…
*Son regard tomba dans le vide et se posa sur la petite Eve endormit. Elle sourit pensant à la petite elfe guillerette qu’elle était quelques jours plus tôt… Une larme roula sur sa joue. Elle s’empressa de l’essuyer discrètement avant que son frère ou encore Caranthir s’en aperçoivent.*
Edité par Aelindra le 11/10/2006 à 20h24
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*Ehlrodihr observa un instant la petite Eve puis il se dirigea vers Aelindra*
Ma pauvre, je suis sous le choc là. Comme quoi tu peux faire parti des braves de ce monde, tu ne sais pas tout, ca m'en bouche un coin là. Sinon je veux bien prendre le premier tour de garde ou t'aider, peu importe. La petite Eve passe avant...
*Soupir*
Et puis Eve me rappelle un peu toi lorsque tu étais petite, si curieuse et si pleine de vie. Ah où est notre jeunesse ?
*Le Champion attendait rapidement une réponse de sa soeur*
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*Eve nageait en plein rêve. Elle voyait la plante lui crier des mots rugissants dans une langue qu'elle ne comprenait pas. Plus la fleur hurlait, plus elle se recroquevillait sur elle-même...
L'enfant s'éveilla. Elle ne comprit pas dans un premier temps où elle se trouvait, sûrement pas en tous cas à Alnéir. Puis, jetant autour d'elle un regard circulaire, elle découvrit ses amis, entourés de diverses plantes, et elle comprit qu'elle se trouvait à la pépinière. Ses yeux étaient encore injectés de sang, et à la comissure de ses lèvres perlaient encore quelque filet de bave. Sa tête lui pesait lourd, elle aurait voulu y porter ses mains pour aider son cou frêle à la soutenir, mais elle avait été soigneusement ficelée, comme si elle avait été un animal dangereux. Elle ne comprenait rien : que faisait-elle ainsi attachée à la pépinière? La corde lui serrait les oignets et bloquait la circulation du sang... Les adultes ne s'étaient pas rendu compte qu'elle sortait de son sommeil agité, elle préféra garder les yeux fermés quelques instant, histoire de réfléchir à ce qui l'avait amenée là, car elle n'avait aucun souvenir d'être entrée dans la pépinière.*
Edité par Eve le 11/10/2006 à 17h35
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#104
--Eve-- (Prêtre | niveau 9)
le 11/10/2006 à 17h30
*Caranthir se trouvait près d’Aelindra et d’Ehlrodhir. Il tâchait d’ordonner ses pensées. Cette plante étrange avait des propriétés bien néfastes. Ce pollen mauve, si envoûtant par sa beauté, cachait en réalité un danger. Envoûtant, il avait trouvé le mot. Comme souvent dans la nature les couleurs chatoyantes peuvent receler des pièges mortels. Il sentait également la bile amère du remord qui lui montait à la gorge. La petite Eve faisait les frais d’un manque certain d’attention et il espérait que les effets de la plante ne fussent pas indéfinis. C’était un vrai cauchemar que de voir les traits de l’enfant déformés par la haine, les yeux injectés de sang empoisonnés.
Il retourna auprès d’elle. Sa respiration semblait se calmer. Il posa sa main sur son épaule et l’agita doucement.*
Eve ? Eve ?
Eve ouvrit les yeux. Sous le regard inquiet de Caranthir, la haine avait fait place à la peur. Son regard semblait perdu. Le trappeur s’agenouilla face à elle.*
Eve ? C’est bien toi ? Comment te sens-tu ?
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#105
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 11/10/2006 à 17h52
Caran... Je... Qu'est-c'que j'fais attachée... ?
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*Aelindra était toujours dans son boudoir à feuilleter livres sur livres avec son frère. Quelques instants, elle eut les yeux dans le vague; elle ne comprenait pas pourquoi Eve avait réagit comme ça après avoir touché la plante. "Et ces livres qui n'en peuvent mais..." De colère elle balaya furieusement ses notes d'un revers de main. Puis l'elfe posa rageusement ses bras en les croisant sur la table et posa sa tête dessus pour réfléchir à la situation. Ael' sortit de sa torpeur et prit une plume neuve pour entreprendre de la tailler; il fallait qu'ele se change les idées. C'était clair: Ael' n'en pouvait plus.
Elle se disait qu'elle devait sûrement dramatiser la situation: la petite Eve, une gamine de dix ans entravée au sang, son frère qui ronflait à en faire trembler les tentures de la tente principale et l'encens et la tour blanche, ... Aelindra respira une grande bouffée d'air et essaya d'entrer en méditation pour se reposer et d'avoir une concentration qu'elle n'avait plus du tout malgré ses efforts sur-elfiques.*
Edité par Aelindra le 11/10/2006 à 20h41
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#106
--Eve-- (Prêtre | niveau 9)
le 11/10/2006 à 19h11
*Devant l'inquiétude d'Eve, Caranthir n'hésita qu'un court instant avant de commencer à desserrer les liens.*
Tu ne te souviens de rien ? *Il lui sourit pour la réconforter. Les yeux verts de la petite Elfe restaient grands ouverts.*
Non, visiblement tu ne te souviens pas… Et bien, *dit-il en continuant de défaire les liens,* Tu jouais avec une plante d’Aelindra et il semble que cette plante t’as droguée ou envoûtée. Je ne saurais te dire. A mon avis, c’est le pollen, mais je ne suis pas herboriste, il faudra le demander à Aelindra. *Caranthir hésita à poursuivre. Eve comprendrait-elle qu’elle ne se maîtrisait plus ?*
Bref… Quand Aelindra t’as repris la plante, tu es devenue folle de rage et tu t’es attaquée à elle. Rassure-toi, *ajouta-t-il aussitôt,* elle va bien. *Il jeta la corde sur le sol et, toujours agenouillé devant elle, le trappeur la prit par les épaules.* Ne t’inquiète pas, tu sembles être de nouveau toi-même. *Il scrutait son regard, toute trace de haine avait disparu. La petite Elfe, malgré sa force de caractère, semblait néanmoins éreintée. Il lui sourit à nouveau, étudiant avec attention ses réactions.*
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*Eve lança un regard lourd de soupçons à Caranthir : il essayait de lui faire croire qu'elle avait été envoûtée par une vulgaire fleur, c'était absurde. Cependant, il n'était pas imaginable que le trappeur lui mente ; et dans quel intérêt le ferait-il ? L'enfant, sans savoir quoi penser, se leva doucement, posa un baiser sur la joue rugueuse de Caran, sourit à Elhro et passa la tête dans le boudoir:*
Désolée pour l'dérangement, Ael...
*Puis elle sortit, dans la seule obsession de trouver un lit douillet.*
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#109
--Eve-- (Prêtre | niveau 9)
le 12/10/2006 à 16h30
*Aelindra plongée dans ses pensées sursauta, quand elle entendit la petite voix d'Eve. Elle la regarda en clignant plusieurs fois des yeux. L'herboriste était étonnée de la voir non seulement debout et aussi de l'entendre tenir pareil discours. Elle jeta un coup d'oeil à Ehlro' pour vérifier si ce n'était pas une illusion de son esprit. Ael' décida de garder ses questions pour elle. La petite enfant avait l'air exténuée, normal après ces évènements. Elle décida donc de ne pas l'interroger et de la laisser partir le temps de finir ses recherches et pour ne pas perturber plus encore la fillette. Ael' restat assise sur sa chaise, elle ne s'étira pas et s'en retint même, on ne savait pas vraiment si l'herboriste regardait exactement dans les yeux d'Eve. Elle se revit petite fille; jamais Ael' n'aurait eu son courage: un visage d'apparence si calme pour cacher ses doutes et ses craintes... Quelle fierté dans son regard... Et sa détermination... Elle sourit et posa sa plume qui était restée en suspend au dessus d'un parchemin vierge. Une goutte d'encre tomba mollement sur la surface lisse du support. Ael' réajusta ses lunettes et vit Sévène entrer dans le boudoir. Elle se promit de lui donner à manger àprès. D'un regard bienveillant, elle scruta Eve.*
Va Eve. Non ne t'excuse pas. C'est même à moi de le faire. Si seulement je n'avais pas ramassé cette plante...
A bientôt ma grande!
*Elle vit un tout petit sourire se former au coins des lèvres d'Eve. Ael' se promit de lui faire un cadeau la prochaine fois que la petite elfe passerait le seuil de sa pépinière pour la remercier de son courage. Ce n'était pas donné à toutes les gamines de dix ansde se comporter de la sorte...
Elle attendit qu'Eve soit partit... Puis l'herboriste s'occupa de son chat qui miaulait famille, n'ayant pu trouver quelques insectes ou sauriceaux pour subsister jusqu'à la fin des travaux d'Ael'... Parie sur sa lancée, elle décida de faire une pause. Elle posa sa plume sur le parchemin. La tâche d'encre avait eu le temps de sécher depuis lontemps...*
Ehlro, tu veux bien continuer les recherches s'il te plait? Je fais une pause je n'en peux plus, et mes bras me font souffrir le martyre.
*Elle lui fit un vague sourire pour tenter de le rassurer, mais le champion n'était pas dupe. Elle s'en alla félinement dans l'autre partie de la tente rejoindre Caranthir. Elle s'approcha du comptoir et se servit une tasse de thé reposant et surtout anxiolythique.*
Alors? Elle s'en souvient?
*Elle massa ses bras endoloris. Elle alla chercher de quoi renouveler ses compresses et revient dans la pièce. Ael' s'assit et commença à défaire ses bandages : Les plaies s'étaient rouvertes et les bandages d'un blanc étincelant commençaient à être souillés de son sang. Pendant qu'elle s'occupait de se soigner, elle repença à la poupée qu'Eve avait oublié. Elle murmura:*
Je t'en fait cadeau Eve, je n'en ai plus besoin maintenant...
*En effet, Aelindra, après ses blessures, son séjour à la tour blanche, sa noyade et ces évènements avait quelques peu changé, elle le sentait au plus profond d'elle même: ces évènements l'avait profondément marqué.*
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#110
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 12/10/2006 à 22h10
*Ehlrodihr connaissant sa soeur mieux qui quiconque alla la rejoindre, il passa donc de l'autre côté de la tente, puis fit halte devant Caranthir qui lui fermait le chemin menant à sa soeur*
Allons Caranthir que se passe t'il ?
*Caranthit baragouina des mots incompréhensible pour le Champion*
Aelindra je veux te voir un instant seul à seul j'ai plusieurs chose dont quoi je voudrais te parler.
*Aelindra suivit son frère à l'extérieur de la tente, surprise d'être seule avec lui elle prétexta de sa frébrilité à sa main meurtrie puis se résigna*
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#109
--Eve-- (Prêtre | niveau 9)
le 12/10/2006 à 16h30
*Caranthir resta un instant agenouillé, observant de son regard à nouveau inexpressif le départ de l’Elfe enfant. Dans l’esprit du trappeur, l’inquiétude se mêlait au soulagement. Inquiétude causée par le mutisme d’Eve, il espérait qu’elle n’aurait pas de séquelles de cet accident. De plus, visiblement, sa mémoire ne lui était pas revenue, dans le cas contraire, elle l’eût exprimé. Cependant, son regard et son baiser sur sa joue lui prouvaient qu’il avait retrouvé Eve, ou tout du moins, une grande partie d’elle. Il resta un instant dans le silence à ressasser ces derniers évènements dans son esprit. Puis il finit par se secouer et se redressa. Il enfila son grand manteau brun et saisit son sac au moment où Aelindra reparaissait dans ce qui lui tenait lieu d’appartements privés. En entendant sa question, il secoua la tête.*
Non, elle a tout oublié. Et c’est peut-être aussi bien. Reste à savoir si c’était la plante qui s’exprimait à travers elle ou bien si c’est une partie d’elle-même qui s’est trouvée révélée. J’avoue que suis quelque peu inquiet. *Il soupira en plaçant son sac sur son épaule droite. Il vit que la blessure de l’herboriste, qu’elle s’était faite la veille, la faisait encore souffrir. Mais il ne dit rien, seul le temps pourrait réparer cette blessure qui n’était finalement que peu de choses comparée à ce qu’ils avaient encouru. Il lui désigna la table basse ou se trouvait la gourde vide.*
Il n’y a plus de Valériane. *Caranthir parla plus bas, pour qu’elle seule pût l’entendre.* Mais je ne t’en demande plus, il faut que j’apprenne à dormir sans. Keavalor a été assez clair à ce sujet. *Caranthir observa Aelindra. Il s’attendait à la voir protester, mais elle dit rien. Pour quelqu’un qui la connaissait, les récents évènements se lisaient dans son regard. L’herboriste avait changé, ce qui est toujours le cas lorsqu’on rate de peu un rendez-vous avec la mort. Il lui sourit faiblement.
Alors qu’il finissait sa phrase Ehlrodhir entra et Caranthir s’effaça pour laisser passer le champion.*
Je vous laisse parler en paix, j’ai à faire. Je dois retourner au village des rôdeurs.
*Caranthir serra la main du champion et fit une accolade à l’herboriste.* A bientôt mes amis. *Puis il ouvrit le pan de la tente et s’en alla rapidement.*
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*Aelindra regarda Caranthir pensivement. Et chuchota pour n'être entedue que de lui seul.*
Bien, fort bien... Je t'avourais que je le suis également Caranthir, c'est la première fois que je vois ça. Je mènerais des recherches dès que je le pourrais...
*Ael' saisit la gourde à présent vide et la posa sur le comptoire à thés. Et elle tressauta quand elle entendit le nom de Keavalor. " Je ne le connais que de réputation, mais quelque chose me dit que celui ci est au courant pour la protection de Caranthir... Ne plus prendre de valériane signifit deux choses: soit Caranthir n'a plus de cauchemars -ce dont je doute fort-, soit, il veut les affronter -et seul de surcroît-, seul avec la naïade. Tu es courageux Caranthir, bonne chance si c'est la voie que tu prends... Puisses-tu en ressortir grandi, comme je l'ai été en sortant de l'eau."
Aelindra finit son thé et regarda Caranthir sortir. "Pourquoi l'aurais-je retenu en ces lieux de toute façon... " *
Bonne route Caranthir, puisses-tu ne pas te perdre sur les chemins...
*L'herboriste posa sa tasse sur le petit comptoire et alla rédiger les lettres qu'elle allait porter à la missive arcanienne. Elle était désormais seule avec son frère. Sans lever la tête de ses parchemins,*
Je t'écoute mon frère. Maintenant que nous sommes seuls ici, que voulais tu me dire?
Edité par Aelindra le 14/10/2006 à 18h52
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#113
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 14/10/2006 à 18h47
*Ehlrodihr regarda Caranthir partir, mais il sentit que celui-ci cachait un lourd fardeaux. Sa soeur pensive il s'approcha là puis la pris dans ses bras*
Ecoute moi Aelindra, c'est très important ce que je vais te dire, enfin pour les affaires du royaume et de notre peuple.
*Ehlrodihr serra sa soeur encore un peu plus qu'avant car quelque chose le tracassait*
Tu sais ma vie depuis que je t'ai perdu n'a pas était de tout repos, j'avais été confié à l'Ordre de la Croix Sacrée de Palidor, ordre qui a toujours été à la hauteur pour nous sortir des situations les plus délicates. J'y ai gravis les échellons pour me retrouver à sa tête, mais je dois t'avouer qu'à un moment de ma vie j'ai douter du Seigneur Céleste. Pourquoi tu va me dire ?
*La regarde dans les yeux*
Le pourquoi je l'ignore, mais sache que j'avais des doutes sur son Eglise, sur mes propres amis même. J'ai basculé dans l'ombre au prix de dizaines de vies innocentes. Par le passé j'ai fais la guerre pour le plaisir et au nom de Palidor, mais maintenant je regrette tous ces morts pour rien.
Et puis...*se retient de pleurer*
Et puis tu es revenu dans ma vie à un moment où je recommençais à vivre. Le royaume est sorti de l'esclavage et de la tyrannie, et je croyais être le seul descendant encore en vie. Aujourd'hui tu es là devant moi, tout seule me connais mieux que personne. Et c'est pourquoi la bataille qui s'annonce selon Damoclès, sera peut être la dernière pour moi si nous ne sortons pas vainqueur.
*S'arrête un instant puis sort de la tente, il fait signe de le suivre*
Aussi si nous perdons cette bataille ici à Duruune, sauve le peuple Aelindra, tu seras la souveraine légitime. Rentre en Lotharengie si nous perdons cette guerre et prie Palidor qu'il nous sauve.
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#114
Ehlrodihr (Baron | niveau 15)
le 14/10/2006 à 19h02
*Aelindra surprise de l'étreinte soudaine de son frère lâcha sa plume sur le parchemin destiné à la réponse de madoka. Passé son air surpris, elle resta de marbre en écoutant son frère parler."Ainsi, il a douté de Palidor..." Elle ne lui rendit pas son étreinte certaine qu'elle ne pourrait s'empêcher de pleurer. Elle devait être forte, car elle connaissait pertinemment les enjeux de cette guerre. Mais Aelindra tremblait au fond d’elle-même, qu’est qu’elle avait peur la petite herboriste du futur destin de Durunne.*
Frère, je suis consciente de tout ça. Mais j'ai des engagements et des amis qui compte sur moi… Je comprends que l'avenir du royaume repose sur mes épaules si par malchance s’il t’arrivais malheur. Mais ma décision est arrêtée : Je ne partirais pas! Je suis certaine que tu comprends mon choix… * « De plus je suis enfant de la deuxième couche du roi, cela m’étonne qu’il m’accepte entend que reine… »*
*Elle rechigna à le suivre quand il sortit; elle avait à faire. Ael' le suivit tout de même jusqu'à l'entrée de la pépinière. Sévène resta là où il était : telle une statuette de Bastet, il les regarda parler.*
Ehlrodihr, tout ce que tu peux faire pour ta soeur maintenant c'est de respecter son choix et de lui apprendre à se défendre par ses propres moyens.
*Elle sortit une petite dague d'un pant de sa robe. Et la lui montra, lui sourit et la rangea à sa place initiale. Le ciel se couvrait comme s'il savait les évènements, le fond de l’air était froid. Le vent se leva et balaya les cheveux de la jeune herboriste dans la fleur de l'âge. Ses cheveux noirs flottaient dans le vent et ses yeux verts brillaient d’une intense lueur plus que jamais. L’herboriste était sous tension après ces révélations. Elle réfléchit pendant un instant de silence à ses paroles ; elle n’aurait peut-être pas du finalement… Mais une princesse ne revient pas sur ses décisions. Aelindra ne se sentait pas vraiment concerné par ce titre ; jamais elle n’en avait profité, autre que dans sa jeunesse. Et cette charge en ce moment là consistait à se taire et à être digne de sa lignée.*
J'ai grandis Ehlrodihr. Je ne suis plus celle que tu connaissais autre fois. J'ai cessé de pleurnicher voilà fort longtemps. Quand je fus séparé de toi, lorsque je quittais le royaume qui nous est cher…
*Aelindra fit un faux mouvement de bras et son poignet ne l’en fit que souffrir d’avantage. Une larme roule sur sa joue. L’herboriste sourit tout de même au champion.*
Viens, asseyons-nous ici.
*Aelindra désigna une souche d'arbre mort, que les âges avaient eu la bonté de le façonner en banc approximatif. Elle grelottais.*
Ma mère me chantait une chanson étant petite… Elle parlait d’un courageux chevalier qui sauvait tout un royaume et s’en allait sans demander récompense, solitaire et triste. Notre père reprenait la chanson si celui-ci l’entendait. Il entrait alors dans ma chambre et s’asseyait sur le lit. Je sais qu’il ne fut pas très présent pour toi, mais il fut un père exemplaire pour moi.
*Elle détourna les yeux de son frère. C’était la première fois qu’Aelindra parlait autant en une fois. Elle d’habitude si réservée… Plus aucun son ne sortit de sa bouche pendant dix minutes. Son frère se taisait. Elle se mit alors à chanter d’une voix mélancolique. Toute sa tristesse, ses peurs et son ressentiment s’échappaient en une mélopée à en faire pâlir les sirènes. Elle pleurait en même temps. Aelindra était à bout de nerfs, dans ce chant [celui avec le chevalier cité plus haut] elle s’exprimait mieux qu’avec des mots qu’elle n’aurait su dire à voix haute. Au bout de quelques minutes son chant se tarit ; Aelindra ne bougea plus et resta le regard dans le vide, apaisée.*
Edité par Aelindra le 14/10/2006 à 20h28
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*Ehlrodihr écouta attentivement la chanson d'Aelindra, le vent soufflait de plus en plus fort et le Champion se rapprocha d'Aelindra. Le souffle des dieux devenaient très violent par moment, elle les doux cheveux d'Aelindra flottaient vivement, Ehlrodihr en perda même sa coiffe.*
*A la fin de la chanson Ehlrodihr regarda sa soeur repensant aux dires de sa soeur il pris la parole*
Je sais pertinament l'éducation que nous avons eu chacun de notre côté. J'aspirais aux fonctions d'héritier du trône, c'est pour cela que j'ai eu une éducation militaire et diplomatique, et toi à une éducation plutôt rationnelle et intellectuelle.
Je fus tout pour ma mère, mon père regretta que mère ne pu plus lui offrir d'enfant, c'est pour cela qu'elle accepta de laisser faire père une deuxième couche avec ta mère. Ce fut de l'amour je te rassure.
*Mélancolique le champion resta un instant devant sa soeur sans rien dire puis ayant réfléchit il repris*
Concernant la succession des affaires du royaume s'il m'arrivait quelque chose le peuple t'acceptera tu le sais très bien. Je sais aussi que tu es loin de tout ceci, mais repense à notre belle cité d'Holmgarth ! Dis toi qu'elle est toujours comme avant et qu'elle n'attend que ton retour. Pour ma part j'ai nommé un gouverneur d'état le temps que je suis à Duruune, les affaires du royaume sont entre de bonnes mains pour l'instant et mes obligations de la Croix Sacrée m'oblige à être ici. Je suis toujours le souverain des Lotharengiens, et toi la première dame du royaume.
*Ehlrodihr se tut, observant le comportement de Aelindra. Celle-ci regarda son frère droit dans les yeux, puis elle s'approcha de lui, l'étraignant longuement.*
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en réponse au message
#116
Ehlrodihr (Baron | niveau 15)
le 15/10/2006 à 11h22
*Aelindra rompit l'étreinte après quelques instants. Ses sens d'elfe ne la trompait jamais: deux cavaliers s'approchaient au galop dans leur direction.* Frère, deux cavaliers arrivent.
*Ils se relevèrent et les deux cavaliers arrivèrent en effet.*
"Ehlrodihr d'Yeu, nous vous attendons dans la tente des généraux."
*Aelindra laissa échapper une larme qui roula sur sa joue. Une seule larme servait à faire entendre tout ce qu'elle ressentait.Elle regarda son frère, comme si c'était la première fois qu'elle le voyait. L'elfe regardait le champion sous un jour nouveau.*
Celui qui par le premier garde les yeux secs, alors va je pleurerai pour toi. Au revoir mon frère.
*Ael' lui souria.Puis, l'herboriste fit volte-face et rentra dans sa pépinière sans même saluer les cavaliers.*
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*Ehlrodihr regardant sa soeur entrer dans sa pépinière ne lui répondant même pas à son sourire. Regardant les deux cavaliers*
Allons messieurs, ce qui nous guette n'est pas encore là et loin d'être là.
Monseigneur, il faut juste que vous passiez par la tente des généraux afin de prendre les dispositions nécessaire pour aller voir Damoclès d'Elryn. En effet le Conseil de Guerre de la Croix Sacrée se réunira bientôt avec le Conseil des Inquisiteurs au sein de la Seigneurie de Duruune.
Nous devons nous hater dans ce cas...
*Les cavaliers ainsi que le Champion monte en selle gagnant la tente puis ayant pris les ordres Ehlrodihr se dirige seul vers la Tour Blanche*
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*Aelindra soupira en se laissant tomber sur son canapé romain dans son boudoir. La lueur de ses yeux avait changée. "Enfin seule, quel baratin j'ai du raconter... Quelle crédulité... Ah! Mon frère, bien sûr que je prendrai les rênes du pouvoir. Pour moi, et pour les autre ainsi que pour toi. Tu m'as bien fait sentir que je n'avais pas le choix... Alors je le ferais. Je vais me lancer à corps perdu dans l'étude de toutes les plantes, faire des recherches, et surtout m'entraîner à la dague et à gouverner juste et sans partage! J'en jure sur ma propre vie. "*
*Sur ces bonnes paroles, Aelindra pose machinalement son chat par terre qui pousse un miaulement de protestation et va dans le fond de la pépinière. Elle ouvre la porte d'une serre abandonnée, dont elle n'avait pas l'utilité et qui servait à l'heure actuelle de débarras. Soudain on entendit des grands bruit venant de cette serre : l'herboriste déplaçait tout! Ael’ sortit pleins d’objets rouillés, de vieux livres déchirés, quelques plantes sauvages qui avaient envies les lieux. Les rats et les araignées prirent la fuite et au bout de trois heures : elle n'en pouvait plus mais la serre était propre et rangée. Ael’ rentra fourbue et affamé dans la tente principale, son poignet la gênait de plus en plus, Ael’ avait du se forcer et se mordre la lèvre inférieure plusieurs fois pour résister à la douleur. Le soir tombait à grands pas et Sévène quémandait sa pitance d’un miaulement sourd. L’herboriste le nourrit et fit de même pour elle à grand renfort de thé et de café accompagnant quelques légumes cuits à l’eau. Pour elle la journée n'était pas terminée; l'elfe devait faire ses recherches : sur la plante découverte ce matin entre autre.*
*Ael' se leva et alla prendre un bain (oui on réfléchit mieux dans un bon bain chaud !). Elle sortit d'un coin du boudoir un tub qu'elle fit rouler qu'en son milieu. Puis elle fit pleins d'allers et retours entre le réchaud et la grande bassine avec deux seaux. Son chat la regardait faire, amusé et lui courait dans les pattes, jouant avec sa robe et essayant de lui attraper les pieds. Quand ceci fut fait, l’herboriste enleva ses vêtements et les jeta sur le canapé romain et prit le soin de sortir une grande serviette et de la poser juste à côté d'elle.- Ael’ défit aussi ses bandages et constata que ses griffures avaient cicatrisées en grande majorité-. Puis après ces précautions, l’herboriste se laissa couler dans son bain chaud. L’eau chaude lui enlevait toute volonté, et Aelindra s’endormit dans son bain après dix minutes.*
Edité par Aelindra le 15/10/2006 à 20h43
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*Le roublard vagabondait comme à son habitude dans les ruelles sombres de la ville, essayant toujours de passer le plus inaperçu possible... Son petit corbeau sur l'épaule... Ses pensées dérivaient comme à l'accoutumée vers sa tendre elfe qui était partie et son visage se rembrunit encore plus... On ne pouvait voir sur son visage qu'une grande tristesse mêlée à une solitude affligeante... Tel avait été toute sa vie... Malgrè ses rêveries, il scrutait toujours les passants et à un certain moment, il aperçut une pépinière et bizarrement, il eut envie de s'y rendre... Il rentra et enleva sa capuche... Remis plus ou moins ses longs cheveux noirs en arrière et avança lorsqu'il discerna la serre... Connaissant sa démarche silencieuse, il sonna tout de même sur la clochette pour que la gérante sache qu'il y avait quelqu'un et se diriga calmement vers la serre... Son corbeau alla se percher sur un chêne et débuta son repas tandis que l'elfe se laissait aller parmi les fleurs et autres plantes exotiques... Il ne put s'empêcher de s'arrêter près des roses et en attrapa une tout en s'accroupissant...
Là, les souvenirs lui revinrent et des larmes se formérent sur ses joues... Inconsciemment, il serra la fleur, qui, lui écorcha la main... Il vit le sang jaillir mais n'y fit pas vraiment attention, tout façon, qu'étais-ce une éraflure face au souffrance qu'il avait toujours enduré... ? face à la solitude... ? et ses pensées se dérobèrent de nouveau vers ses sombres souvenirs... ... ... *
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*Le son de la cloche tira Aelindra de son sommeil. Son réveil fut difficile : Elle avait passé la nuit à macérer dans son bain, l'eau était gelée. Elle grelottait. L'herboriste se sécha rapidement et s'habilla. Ael' oublia de se sécher et de s'attacher les cheveux. Ils flottaient derrière elle tel un rideau de soie noire. Elle dit un furtif "J'arrive!" à l'adresse du mystérieux client en lassant ses sandalettes. L'herboriste prit cinq minutes à peine pour refaire ses bandages (à force de se blesser, on aquière de l'expérience...). Elle traversa la tente pricipale et passa la tête par la tenture de derrière et apperçu à quelques mètres le roublard. Très silencieuse comme à son habitude, elle se plaça derrière Imbrähel.*
Bonjour, et bienvenue à la pépinière d'Yria.
*Imbri' se leva et se retourna vers l'herboriste dont il avait perçu l'arrivée. Ael' lui fit un grand sourire. Puis elle remarqua quelques gouttes de sang qui s'écoulait de la paume de l'elfe.*
Tiens! Imbrähel! Oh! Attends, tu saignes!
*Elle pris un petit mouchoir qu'elle avait dans sa poche et fit un bandage rapide autour de la main du roublard.*
Et voila! Que me vaut l'honneur de ta visite?
*Elle lui sourit.*
Edité par Aelindra le 16/06/2007 à 08h43
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