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*A la suite d'un attentat terroriste, il ne reste de la pépinière de l'elfe que des débris divers et épars, formant un champ de ruine et de désolation. Il ne reste de la tente principale que gravas, sang, suif, cendre et chagrin. La serre derrière la tente principale a été réduite à néant, il ne subsiste que les armatures en métal et du compost.
L'apothicaire avait un petit jardinet au fond de sa serre ; mais il n'en reste rien, à part un cerisier qui se dresse fièrement, surplombant le cataclysme produit par la bombe, et le désespoir engendré au plus profond du coeur d'Aelindra...*
Edité par Aelindra le 23/06/2007 à 23h41 : modifications de circonstance de la description... ;)
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Discussion liée :
335 messages, dernier de Finrod Galathil (Enchanteur des Arcanes | niveau 19) le 07/08/2007 à 23h02
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*Aelindra recueilli la fleur et le bout d'écorce, et apprécia la vitesse de cicatrisation de l'humain. Impressionnant!Elle leva les yeux sur lui et ajouta mentalement pour elle même : Nous serons amenés à nous revoir par le futur.... L'apothicaire sourit et remercia l'inconnu.
Soudain, se dernier se leva, l'elfe par réflexe fit de même, faisant tomber Sévène à terre, qui miaula de mécontentement.
Alors, comme ça, l'inconnu se nommait Balder... Aelindra grava ce nom au fond de sa mémoire, persuadée qu'elle était d'en avoir un jour besoin, plus que pour le saluer au passage. Sévène s'était mis à tourner autour de la fleur dont lui avait fait don l'humain ; l'elfe le chassa et se mit à courir après Balder pour le rattraper. Aelindra l'attrapa par le poignet de justesse.*
Attendez Balder! Vous ne pouvez pas partir comme ça! Combien seront-ils? Seront-ils humains... ou d'une autre race? Vous ne pouvez pas partir sans me donner plus amples renseignements, voyez l'état dans lequel vous me mettez!
*Aelindra commençait à perdre son sang froid, et sa voix trahissait allègrement se changement. Elle retint une larme, et ajouta avec un sourire triste, tout en lui lâchant le poignet : *
Je compte sur votre aide, car seule je ne pourrai rien... Au revoir, si vous êtes si pressé, que vous deviez me laisser dans l'angoisse de périr...
*Aelindra avait conscience de jouer un peu la comédie, mais elle avait besoin de ces informations. Quitte à se faire tuer, autant se défendre jusqu'au bout avant...*
Edité par Aelindra le 18/06/2007 à 23h12
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Ils seront une dizaine d'hommes, pas plus. Mais je ferai parti du commando et ils ne s'attendront pas à prendre des coups par derrière. Si vous avez du matériel qui peut leur nuire, n'hésitez pas à vous en servir. Je ne puis vous en dire davantage car je n'en sais pas plus.
*Si tout se passait comme prévu, demain, à l'aube, on devrait être débarrasser des plus dangereux PURs.
Pris d'un accès de galanterie, je lui fis un baisemain.*
Je vous souhaite de passer une bonne nuit, et à demain.
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*Aelindra resta un moment interdite, puis, elle attendit que Balder disparaisse au bout du sentier pour retourner à ses occupations ; si neuf hommes devaient mettre à sac sa pépinière, autant en protéger le maximum. Elle avait des choses à faire, de plus, il n'était que midi... Elle avait encore du temps pour tout préparer.
L'elfe mit l'excroissance florale et l'échantillon de peau-écorce de Balder dans une boîte, et la déposa dans sa besace.
Puis, elle prit un parchemin, une plume et de l'encre sur son comptoir et rédigea une courte lettre. Tandis que l'encre séchait, Aelindra saisit son chat dans ses bras et le mit dans sa besace. Sévène croyant à un nouveau jeu se laissa faire et se tapit dans le sac de l'apothicaire, prêt à tendre une embuscade à la première main qui s'approcherait trop près de son museau. L'elfe roula le mot, puis elle voulu se saisir de la besace, pour le félin se fut le signal, et il sauta sur la main de l'apothicaire.*
Mince, Sévène ! Ce n'est pas un jeu !
*Le chat rétracta ses griffes et se mit à ronronner. Aelindra soupira, puis caressa affectueusement la tête de Sévène avant de sortir à toute allure de la pépinière...*
Edité par Aelindra le 19/06/2007 à 13h31
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*Quand Aelindra revint à la pépinière, Solinar avait du passé son point culminant. L'air était doux, contrairement à l'apothicaire dont l'esprit marchait à toute vitesse. Elle entra pensivement dans sa pépinière où le calme régnait maintenant que Sévène n'était plus là, et se réfugia dans son boudoir.
L'elfe aperçu sa malle en cuir usagé toujours ouverte sur son canapé romain ; elle s'empressa de la fermer, puis vida l'eau de son tub dehors. Aelindra récupéra le morceau de papier qu'elle avait dissimulé dans son corset de la veille, le mit dans une poche de son ample veste, et brûla ses vêtements tachés de sang avec les mauvaises herbes sèches qu'elle avait enlevé plutôt dans la semaine. *
*L'apothicaire se saisit de fioles et de diverses plantes dans sa serre et revint dans son boudoir, déposant le tout sur son bureau. Elle sortit son un grimoire de sous sa table de travail : "Poisons, acides, et toxines en tous genres" ; puis souffla la poussière qui s'était déposée dessus au cour du temps ; en effet, jamais l'elfe n'en avait eu grand usage, préférant la diplomatie, et laissant le soin de tuer aux assassins et aux cupides. Cependant, Aelindra se souvint d'une conversation qu'elle avait eut un soir avec Silvernight...
« Ne te crois aussi inutile que ça, tu es utile, il faut juste que tu te serves de ton point fort... Les herbes... Tu sais combien de choses tu peux faire avec les herbes différentes ? Tu peux droguer jusqu'à tuer quelqu'un. C'est un métier intéressant... » Voilà ce que lui avait dit la nymphe. Maintenant qu'elle y repensait...*
Nous allons voir si tu avais raison Silvernight... *silence, puis,* Que Corthelian me protège...
*Tout le reste de la journée on vit planer une fumée grisâtre dans le ciel aux alentours de la pépinière ; l'apothicaire travaillait à l'élaboration de sa défense, cependant, seule une personne savait sa situation : Balder. Ne se laissant pas déconcentrer une minute, Aelindra prépara des fléchettes enduites de curare, de batrachotoxine et diverses autres poisons comme du venin scorpionique concentré, macéré dans quelques acides... L'elfe en profita pour enduire la dague drow offerte par Zaknar d'un poison translucide mais expéditif, puis elle la rangea dans son fourreau et l'accrocha à sa taille. *
*La dague se mit à luire d'un étrange reflet plus noir que l'obscurité, mais ce détail échappa à l'elfe qui continuait de travailler activement.
Vers la fin d'après midi, un jeune elfe habillé de fins vêtements de soie elfique vint se présenter à la pépinière. Aelindra lui fit une rapide accolade et échangea divers propos avant de lui remettre sa malle et un parchemin contenant des instructions. L'elfe aux cheveux argentés, tressés en de fines nattes, fit une révérence et s'en alla à pied.*
*L'elfe cacha ses précieux effets personnels dans un trou, derrière le tronc d'arbre, à la sortie de la pépinière. L'apothicaire finissait de préparer la contre attaque. Quand elle eut presque fini son oeuvre, elle sortit dans sa serre et décrocha tout le réseau des clochettes gnomes qui la parsemait.
Avec quelques outils pris dans son boudoir, Aelindra piégea l'entrée de sa pépinière, et disposa des réserves de fléchettes et quelques sarbacanes dans divers endroits de sa tente principale.
L'elfe s'allongea à la nuit tombée sur des couvertures disposées à même le sol, derrière son comptoir, puis elle s'endormit dague au côté, la poupée attrape cauchemars dans ses bras.*
Edité par Aelindra le 19/06/2007 à 20h06
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*Nous approchions, silencieusement, de la pépinière. Je faisais en sorte de me trouver à l'arrière de la file de sorte à ce que je sois le dernier à pénétrer dans la boutique. Je n'avais pas vraiment envie de me retrouver avec un bout de tête en moins. Le soleil se levait à peine. On était dix. Neuf terroristes et moi. Ces gens là n'ont aucun sens de l'humour. J'ai bien essayé de les détendre mais pas un seul n'a daigné me faire le moindre petit sourire. Et puis, alors qu'on allait entrer dans la pépinière j'ai été pris d'un étrange sentiment? Comme une petite boule au fond de ma gorge. Ces gens, que j'avais essayé de faire rire, j'allais les tuer. Le premier homme pénétra dans la boutique, et l'enfer se déchaîna.*
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*Aelindra s'était réveillée un peu avant l'aube. Cette nuit là, le cristal était resté silencieux et l'elfe en avait profité pour dormir de tout son saoul.
L'apothicaire s'était nouée les cheveux en une longue tresse qui lui arrivait au niveau du bassin ; heureusement pour elle, son mithridatisation progressif à divers poisons lui permettrait de ne pas porter de protection au niveau des muqueuses buccales.
L'elfe en avait profité pour déplacer, spécialement pour l'occasion, son système d'arrosage devant son comptoir, face à la tenture principale, et avait placé dans les réservoirs d'eau, de l'acide nitrique assez concentré.
Lorsqu'elle entendit des pas s'approcher, elle vérifia que les pièges de l'entrée n'étaient pas bloqués, puis elle s'adossa légèrement contre la tenture de la tente, hors de vue des assaillants.
Corthelian, faites que Balder n'ait pas eu l'idée saugrenue d'ouvrir la marche...*
*Le premier homme passa la tenture, puis un autre, et encore un autre. Le premier, pas très adroit, trébucha sur une cordelette au niveau du sol ; l'arrosage se déclencha, aspergeant les trois premiers hommes d'acide. Tandis qu'ils hurlaient à l'agonie et que leurs chairs brûlaient vives, collant peau et vêtements, les sept autres se précipitaient à l'intérieur de la pépinière.
Aelindra toujours tapit dans un coin, tira sur une ficelle et des fléchettes empoisonnées vinrent piquer un terroriste. C'est à ce moment que l'elfe se glissa derrière le sixième homme et lui planta sa lame drow dans la veine jugulaire.
Le coutelât entièrement noir, le pommeau orné d'un dragon, luisit dans l'aube naissante, sa lame dérapa et trancha également l'artère carotidienne, rependant son poison et la mort de l'individu. Du sang gicla, éclaboussant le visage de la douce apothicaire qui resta un instant interloquée devant son acte ; l'avait-elle vraiment tué... tué de sang froid qui plus est?
Ce laps de temps fut suffisant pour qu'un terroriste l'attrapât par la gorge pour l'étrangler. Par réflexe, Aelindra se saisit la gorge à deux mains, mais bientôt sa lame noire transperça une main de son agresseur qui la lâcha au sol ; l'elfe s'effondra suffocante.
Mais elle se remit bien vite, avant qu'un autre homme trop occupé à saccager ses étagères ne vienne pour s'en prendre à elle, et courut se mettre à l'abri d'une arbalète que possédait le huitième homme. Tandis que Balder entrait en action, l'elfe s'était terrée derrière son comptoir et s'empara d'une sarbacane et souffla une volée de fléchettes sur son agresseur, ainsi que sur les brûlés vifs.
Ce qu'elle ne vit pas, c'est un homme, entré en septième dans la pépinière, se faufiler dans la serre ; Aelindra était trop occupée à égrener son espérance de vie pour le remarquer.
L'elfe essuya son visage plein de sang d'un revers de manche et passa sa langue sur ses lèvres, le sang de cet homme avait un drôle de goût ; étrangement délicieux sur le bout de la langue, et amer au fond de la bouche... Non ! Elle n'aimait pas le sang, elle n'aimait pas le répandre, mais cette furie qui l'avait gagnée n'avait pas envie de repartir tout de suite ; la lame drow luisait en silence, les flammes que crachait le dragon gravé sur le tranchant étaient plus noires que jamais...
Aelindra la rengaina dans son fourreau en forme de queue de dragon, et sentit tout de suite que les idées de massacres et de mort qui lui embrumait la raison commençaient à disparaître en même temps que sa peur de la mort.
L'elfe s'était emplie d'une nouvelle soif, celle de répandre du sang pour sa survie, les instincts primaires prenaient le dessus sur son tempérament plutôt calme et tranquille, malgré elle, et ça n'avait pas l'air de la perturber dans le fond, elle y prenait goût malgré elle...
Corthelian... Pitié...
Cachée comme elle l'était, elle attendait le signal de Balder pour la suite ; car ses réserves de fléchettes allaient en diminuant, et bien qu'elle fut d'une précision exemplaire pour une apothicaire, elle avait du mal à viser les zones sensibles, tel la gorge ou le visage, et la plus part de ses tirs ricochaient contre les armures en cuir des agresseurs. Soudain, elle hurla de toutes ses forces quand elle vit son agresseur de tout à l'heure revenir à la charge, les yeux injectés de sang, les toxines de ricin n'avait pas eut encore d'effet sur lui... *
Balder ! A l'aide !
Edité par Aelindra le 20/06/2007 à 00h29
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*Quelle petite rusée cette Aelindra, enfin, petite, pas tant que ça. Elle en avait éliminé plusieurs d'un coup. J'adore la ruse, je la préfère et de loin à la force brute. Je me dis alors qu'il était peut-être temps de m'y mettre. J'attrapais le plus proche de moi, le fit tomber à terre et l'étranglais. Avec l'obscurité et le bruit de la bagarre, personne n'y fit attention. J'entendis alors un hurlement, la voix de l'apothicaire. Je me retournai et vis un homme foncer sur elle. Les autres n'avaient pas réagi en entendant mon nom, ils me connaissaient comme étant Wotan. En quelques pas rapides, je fus à bonne distance. Les boules pleines de piquants de mon fléau d'arme vinrent s'écraser sur la tête d'un terroriste fou furieux qui n'inquiéterait plus personne. J'ai toujours aimé le bruit que provoque l'explosion d'un crane.
Je me retournais. Les autres ne comprenaient pas vraiment ce qui se passait. Je profitais de ce laps de temps pour ouvrir un petit sac accroché à ma ceinture. Je pris une de mes grenades à base de salive de poipoils et je la balançais sur les autres terroristes avant de me mettre à couvert. En explosant, la grenade répandit la salive dans toute la pièce et ce ne fut plus que cris d'agonies.
Je me relevais et j'achevais les blessés en leur faisant un nouveau sourire au niveau de la gorge. Mais alors que je me dirigeais vers Aelindra pour l'aider à se relever, je vis un homme, qui semblait venir de la serre, s'engouffrer dans la tente. Il n'était pas armé. Il jeta un rapide coup d’œil à la scène, me regarda, et je vis alors dans ses yeux une lueur d'intelligence. Il avait compris ce qui c'était passé. Il sortit en trombe de la tente en mettant ses mains sur la tête et en se couvrant la nuque. Je regardais en direction de la serre, puis je compris la raison pour laquelle il se protégeait.
J'attrapais Aelindra par les épaules et la propulsais vers la sortie.*
Cours! Met-toi à l'abri!
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*Aelindra s'était recroquevillée pour éviter les descentes de bave de poipoils, ayant déjà rencontré cette sorte de bestiole par le passé, et ayant étudié la substance, elle ne voulait pas finir en petit tas de bouilli.
Mais sur le coup, elle s'en voulu un peu, la bave de poipoil était un acide concentré de nature, et l'apothicaire, a posteriori, aurait bien voulu remplacer son acide chlorhydrique par celui là...
L'elfe s’interdit de telles réflexions et voulu prendre la main de Balder pour se relever, mais soudain, elle se retrouva propulsée sur ses jambes et le barbare (après la violence des combats, elle était intimement convaincue de cet appartenance à la guilde des guerriers) se mit à hurler.
A cet instant, le temps semblait s’égrainer au ralentit, elle tourna la tête pour apercevoir un homme avec une armure de cuir s’enfuir les mains sur la tête de la pépinière, elle retourna la tête vers Balder et le regarda d’un air désespérer. Aelindra entendait à peine les paroles de l’humain, quand soudain, le temps reprit sa course à toute allure ; des mots franchir les lèvres de l’apothicaire : *
Oh non... Ne me dit pas que c'est une bombe!*balbutia Aelindra en direction de Balder.*
*L'elfe se mit à courir en direction de la sortie.
Devant elle, le jeune homme courait encore, sans se retourner ; il était assez loin de la tente principale maintenant, mais une lueur féroce parue dans les yeux de la douce princesse-apothicaire ; elle dégaina sa lame et voulu la lancer dans le dos du fuyard, entre deux côtes flottantes ; ou dans sa cuisse... Sur ces réflexions, Aelindra s'était arrêtée au beau milieu du chemin, à mi distance entre le derrière du tronc d'arbre et l'entrée principale, hébétée.
Soudain, elle sentit qu’un bras l’entourait par la taille. Tout alla si vite, qu’elle se laissa faire et se retrouva adossée derrière la souche de l’arbre mort, recroquevillée dans les bras de Balder. C’est à ce moment là que…*
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*BOUM! Ca n'a pas fait exactement ce bruit, a vrai dire je ne m'en rappelle plus trop: ça m'a rendu sourd pendant plusieurs minutes. J'étais tétanisé. Aelindra était recroquevillée contre moi et je la serrais dans mes bras, lui protégeant la nuque. Non mais quel débile, depuis toujours, ma philosophie était de laisser crever les autres si cela pouvait m'aider à survivre. Ce n'est pas la première fois que j'enfreins cette règle et à chaque fois ça m'a attiré des ennuis. Cette fois-ci cependant, je n'eut aucune mauvaise surprise. Et pourtant, toutes les conditions étaient là pour que je meure.
Des débris volaient un peu partout et retombaient à quelques centimètres à peine de nos deux corps recroquevillés.
J'avais la trouille. Vous connaissez cette sensation d'impuissance. Vous savez que si vous restez planter là, à ne rien faire, vous avez toutes les chances du monde d'y passer, et que si vous bouger pour vous enfuir, vous risquez encore plus d'y laisser votre peau. J'avais peur, et quand j'ai peur, je me crispe. Je me pose encore la question: est-ce que, à force de serrer Aelindra dans mes bras, je ne lui ai pas fait quelques hématomes. Oh, et puis c'est pas grave, elle est toujours en vie.
Lorsque les effets de l'explosion se furent dissipés on attendit encore plusieurs secondes avant de se lever. Pendant ce bref laps de temps, je réfléchissais à la bombe que les PURs avaient mis au point pour rayer toute trace de magie et qu'ils n'avaient pas encore fait sauter. Ca fait tout drôle de se dire que ce qui a bien failli vous pulvériser n'est qu'un joujou comparé à ce qui se cache dans un entrepôt de Durunne.
Finalement, je me décidais à me lever, serrant toujours Aelindra dans mes bras.*
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*Aelindra était tétanisée, complètement amorphe, l'explosion n'avait pas que détruit sa pépinière, elle l'avait détruite elle aussi, tout au fond d'elle même, une petite parcelle de vie s'était nécrosée. L'elfe tremblait de la tête aux pieds, tel un pantin, elle se leva, restant crispée dans les bras de Balder, elle n'était plus vraiment là... Elle ne bougeait plus, ne parlait plus, ne souriait plus, plus d'envie de carnages, plus rien.
Ce n'est plus Aelindra qui était là, c'était la petite elfe de son enfance qui avait repris le dessus, elle ne se sentait plus être, elle ne percevait plus vraiment les sons, de toutes manières, l'explosion avait fait fuir les animaux et oiseaux environnants.
Soudain, Aelindra étouffa un sanglot, puis, elle se mit à pleurer dans les bras de Balder de ces mêmes larmes qui avait emplie son cœur d’enfant il y a fort longtemps. Encore une fois elle avait perdu son foyer…*
*De la pépinière ne restait que le squelette métallique de la serre et quelques poutres calcinées qui n’allaient pas tarder à s’effondrer. La toile de la tente avait brûlée entièrement, il ne restait presque plus rien de l’ancien boudoir, si ce n’est des cendres et des bouts de verres cassés au milieu des manuels et grimoires en flammes… Les corps des agresseurs étaient recouverts partiellement par les débris de bois et de terre. Trônait en maître au milieu de la serre un cratère, signe incontestable de la présence criminelle d’une bombe qui fit tout valser.
Les morts emplissaient l’air d’une odeur de chair brûlée pestilentielle, le sol et la terre était définitivement souillée à cet endroit.
L’onde de choc avait envoyé des débris jusque devant le tronc d’arbre derrière lequel s’étaient cachés Balder et Aelindra. Les larmes de cette dernières commençaient à s’arrêter d’elles mêmes ; l’elfe ne pouvait plus rien pour son foyer détruit, alors les larmes étaient inutiles, Aelindra ravala son amertume et la mit en latence en son cœur, bientôt elle se transformerait en désir de vengeance.
L’apothicaire restait toujours agripper à l’habit de Balder, hésitant à le lâcher, ce qu’elle fit malgré elle quelques minutes plus tard.*
Qui étaient-ils ? *Balder dut tendre l’oreille pour entendre le murmure de l’apothicaire.*
Le nom de leur organisation… Quel est-il ? … Que je sache de qui dois-je me cacher…
*Aelindra n’avait plus qu’un seul lieu où elle puisse être en sécurité, un seul… Et seulement deux personnes qui pouvaient la trouver en ces lieux. Elle devait s’y rendre… *
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Ils se nomment eux-même les PURs. Ce sont des fanatiques qui ont été galvanisé par des cinglès. Ce sont des hommes qui haïssent la magie et ils sont très dangereux. Aujourd'hui, ils viennent de prendre un rude coup. La série d'attentats qu'ils avaient programmé a échoué. Mais ils ne sont pas anéantis pour autant.
*Je devrai peut-être en rester là. Elle a eut assez d'émotions pour aujourd'hui.... Oui, mais elle doit savoir. Après tout, c'est une victime, et rien n'est pire pour une victime que de rester dans l'ignorance.*
Ils ne sont pas un réel danger en tant que tel. Ils sont manipulés par un groupe d'individus qui se cachent à Kalestryan. Je ne suis pas sur de leurs motivations, aussi, je préfère ne pas en rajouter.
*J'étais inquiet. Un des terroristes s'était enfui et avait compris ce qui c'était passé.*
Ma chère, je dois vous laisser *(sachez que j'ai de profond remord à vous laisser dans cet état mais il en va de ma vie)*, j'ai un petit compte à régler. Où pourrais-je vous contacter, maintenant que la pépinière est rasée *(quel tact)*.
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*Aelindra parut être pendant un moment interloquée. Puis, elle regarda Balder avec son regard d'un profond vert innocent.*
Eh bien, en fait...
*Son visage se peignit soudain d'un drôle de sourire, mi taquin mi carnassier, puis l'apothicaire chuchota quelque chose dans l'oreille de Balder.*
Vous pourrez me trouver là-bas... *silence, puis,* Malgré votre trahison, ma pépinière a explosé, j’aimerai qu’ils me croient morte, ça me laissera plus de marge de manœuvre, et un peu de répit… Ne dites à personne que vous me savez en vie et dites à tout le monde que je suis ou morte ou disparue... *elle s’arrêta de parler* Non, plus simple : ne dites rien du doute. *corrigea-t-elle*
*Aelindra soupira et esquissa un sourire en direction de Balder.*
Jusqu’au revoir jeune homme…
*Elle lui fit un clin d’œil et s’enfonça dans les bois environnants de la pépinière.
Dès qu’elle eut tourné le dos à l’humain, elle perdu son sourire, et le visage impassible, l’elfe disparu entres les arbres, elle devait se débarrasser du sang qu’elle avait sur elle au plus vite.
La vie d’Aelindra venait de prendre un nouveau tournant…*
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*Je restais là, à la regarder disparaître. Je n'arrivais pas à comprendre comment elle parvenait à sourire après ce qui lui était arrivé. Hey, réveille-toi! T'as du travail.
il fallait que je me remette en route. Ca allait s'annoncer difficile maintenant que je n'avais plus de couverture. Néanmoins, j'y étais forcé; il me fallait retourner dans le quartier général des PURs pour détruire la bombe. Suite à l'échec des attentats, ils seraient sous pression et n'hésiteraient pas à outrepasser les ordres de Kalestryan et à faire sauter leur bombe. Je jetais un coup d’œil à la pépinière et je soupirai. Puis je regardai les arbres où avait disparu Aelindra.*
J'espère vous revoir... j'espère.
*Jeune homme...je l'étais peut-être encore finalement.*
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*Laniya prit la rue qui menait à la pépinière d'Aelindra et elle resta bouche bée devant les ruines de la pépinière, ancien lieu de prestige reconnu. L'elfe déambulla dans les décombres de pierre, de bois noirci par le feu, et de morceaux de poteries qui avaient du contenir quelques plantes diverses.
Il se dégageait cette odeur de mort, de vie absente, comme si tout avait brûlé et plus rien ne pousserait par dessus les ruines de ce batîment.
La jeune femme reconnaissait dans ces pierres jonchants le sol, les débris qui avaient suivi son combat contre Arowen, comment tout avait explosé à Elendil.
Les ruines dataient depuis un certain temps, il ne restait plus personne, plus rien.
Et l'aphoticaire ? Où se trouvait-elle désormais ?
Elle soupira en poussant une poutre d'un pied absent. La plante étrange qu'elle avait confié à la jeune elfe avait du disparaître elle aussi dans l'accident. A moins que ce ne soit pas un accident...qu'importe.
La jeune femme tourna les talons tandis qu'un oiseau de flamme se dessinait dans la nuit qui tombait sur Duruune.*
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*Finrod, le corps inanimé d'Heol dans les bras, et Selene arrivèrent à la pépinière après de nombreuses téléportations... et ils furent surprit de voir l'état du bâtiment...* Ce n'est plus qu'un champ de ruines... qu'est-ce que... enfin bref, là n'est pas la question la plus urgente... il faut trouver Aelindra au plus vite...!
*Après une rapide recherche, ils virent que personne n'était là... Selene se mit donc à renifler l'air et trouva une piste assez rapidement... ils s'éloignèrent donc tous les trois en espérant retrouver au plus vite la maître des lieux...*
Edité par Finrod Galathil le 10/08/2007 à 19h43 : ...petits rajouts
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