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Le clocher des amants oubliés
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Elenwë se rendit vite compte que la curiosité et la patience permettaient de découvrir de bien belles choses en dehors de la bourgade.
C’est ainsi par une promenade de fin d’été qu’elle aperçut une forme particulière s’élever plus haute que les arbres de la forêt. Après plusieurs minutes de marche elle découvrit une lisière où une ancienne église, à présent en ruine supportait bien difficilement les caprices du temps. Le lierre et la mousse avaient pris possession de la pierre, grise et fraîche, un peu poreuse au touché mais agréable.
La pièce où avaient dû se dérouler les offices n’avait plus de toit, deux murs permettaient encore de deviner et d’imaginer ce qu’elle fut autrefois.
Mais son regard était attiré par autre chose, le clocher, qui était resté pratiquement intact. Seuls quelques trous dans la tourelle prouvaient le passage du temps.
Elle décida d’y monter, la vue devait être formidable.
Les escaliers en pierre étaient encore en bon état quoiqu’un peu envahit par la végétation et ébréchés de ci de là.
Elle fut surprise par l’espace qu’offrait la pièce où se trouvait une cloche énorme, presque aussi grande qu’elle mais qui était hors d’usage.
Des oiseaux avaient fait leur nid, des rongeurs passaient en vitesse évitant de peu les pieds d’Elenwë.
Le clocher était en bois, son toit pointu et out était ouvert. De grosses poutres moisies et un peu branlantes soutenaient le toit. L’air passait et s’engouffrait parfois dans la cloche émettant un son étrange, comme un murmure. Elle se tint à une poutre encore solide puis s’assit, les jambes pendant dans le vide.
La vue était magnifique, on voyait la forêt, le chemin principal qui menait à la bourgade ainsi qu’une des toits de la ville.
Sa main parcourait nonchalamment la poutre lorsque ses doigts rencontrèrent une surface plus en relief. Elle fronça les sourcils et regarda de plus près.
Des initiales étaient inscrites qui ressemblaient à un J et un F ; en dessous était écrit, bien que difficilement décodable par l’usure et le travail du bois
« A jamais toi et moi unis, les étoiles seront nos témoins. »
Son cœur se serra et tandis que ses doigts suivaient les contours des lettres, de petites larmes vinrent brouiller sa vue.
Elle espérait que d’autres viendraient s’émerveiller de cet endroit.
Il y a toujours un endroit, que l’on ne soupçonne pas, où deux amants se promettent l’un à l’autre pour toujours.
Edité par Pyrithe le 07/09/2006 à 18h48 : pas de signes sur les titres!!
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*Araborgne déambulait à l'orée de la foret, l'esprit préocupé par les diverses intérrogations qu'avait soulevé son passage aux Mille Sortilèges.Pyrithe semblait avoir bien changé depuis son départ ; les connaissance du rôdeurs n'étaient plus exactement ce qu'elles étaient auparavant.L'inconvénient de ses long périples ; Araborgne ne pouvait toujours rester informé sur les faits divers de toutes les contrées.Le rôdeur vît s'élever au loin le vieux clocher au milieu de la plaine d'herbes hautes qui se pliaient au grés du vent.La nuit tombait et lorsque le vagabond atteignit l'édifice en ruines, la pluie naissante s'intensifia.*
*Le récit de Laniya avait touché Araborgne, faisant ressurgir les spectres du passé.Le pas lourd il s'abrita de l'intempérie sous le clocher.Gravissant les marches de bois branlante,il prenait appuis de la main sur le mur.La toiture du clocher était inexistante a certains endroits, Araborgne avancait doucement, l'eau ruisselait sur la capuche du rôdeur.Il s'adossa sur l'ancienne cloche encastrée par terre dans des débris de plancher et de pierre,au sommet de l'édifice.Le regard vide il observait l'ondulation de la pluie battante qui rafallait la plaine.*
Tant de changements...*Araborgne se repassait la scene dont il avait assisté ; Pyrithe au service de la Dame D'Ebène, une société secrète accusant les héritiers du trône de certains royaume.Aurait- il pu être la cible de cette vile organisation ?*
Ce pourrait il que Trinaan ne soit pas responsable de sa mort ? *Araborgne était emplit de doutes*
Cassandre...*murmura-t-il,le bruit de la pluie couvrant ses mots.*
*Les souvenirs qu'il prenait tant soins a renfermer refaisaient surface brutalement ; La vision de sa mie fabriquant ses chandelles parfumées.Puis l'incident au Bourg de Baulne,la mort de son beau père ; Kérathlan de la huchette.Leur rendez vous au phare sur la côte d'Evlia avant leur départ.Sa fuite du royaume d'Oman sur le dos de Cendres, poulain prometteur de l'écurie de son ami Ybeb .Le retard d'Araborgne, et la vision de sa promise crucifiée, ses cheveux bruns ballotant dans le vent marin et les flocons d'hivers.L'arrestation d'Araborgne par le capitaine Trinaan.Son jugement et son exil, attaché comme une bête...*
Oublis tout cela...Si je n'avais pas croisé Basur, je ne serais plus de ce monde
*Les poings du rôdeur se serrèrent.Depuis ces évènements, sa foi envers l'homme était presque inexistante.Seul sa rencontre avec un dénomé Basur, lui avait donné de l'espoir.Le vent avait ramené en arrière sa capuche, l'eau ruisselait sur son visage.Il lui en était reconnaissant,seul le gout salé de ces larmes trahirent leur présences...*
*Araborgne saisissa son pommeau et observa sa lame brisée, les fines gravures elfiques alliées a celle du royaume d'Oman, sa contrée natale...Sa poigne se crispa sur sa garde.Une image du doux visage de Cassandre vint se placer devant son regard,sale au traits figés*
AHHHHhhhhh*dans un mouvement de rage Araborgne frappa en se retournant la cloche en bronze qui gisait.A travers la plaine un puissant écho métalique se fit entendre, en concert avec le bruit de la pluie.Araborgne observa alors son épée, et lacha prise, ce genre d'excès de rage ne le caractérisait pas.*Araborgne fils d'Isidor n'est plus..*Il lacha cette derniere pres du mur et s'asseya non loin, trempé.*
*Le nom de sa mie résonnait dans son esprit, mais il lui était trop difficile de prononcer.Inerte au sol, Le rôdeur rabat alors sa capuche sur sa tête,et les paroles d'un chant résonnèrent parmis les ruines du clocher.Un peu plus tard,remis doucement de ses émotions Araborgne pouffait sur un cigare, le regard pensif fixant l'horizon.Seul le bruit de la pluie se faisait entendre, ponctué quelque fois des mouvement brefs d'un rongeur qui avait élu domicile non loin*
Edité par araborgne le 15/06/2007 à 08h12
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*Sous la pluie battante, au loin, une chauve souris voletait en direction du clocher lorsqu'Araborgne était arrivé. Elle se placa dans une petite cavité, sur un mur, certainement provoquée par une pierre qui s'en était délogée. Finalement, la choix de la chauve souris ne s'était pas révélé si mauvais, au contraire. En tel endroit, elle passait inaperçue. Même un rodeur aussi expérimenté qu'Araborgne ne pourrait trouver suspect une chauve souris dans un vieux clocher abandonné. Du moins, tel était la reflexion du sorcier. Mais il se demandait quand même si des signes extérieurs, en rapport avec l'environnement, ne pourrait trahir cette présence. Il n'avait pas toutes les cartes en main, n'étant pas un explorateur/aventurier. Quoiqu'il en soit, le choix de l'animal se révela bon, puisque sa grande capacité auditive lui permettait d'entendre tous les murmures d'Araborgne. Il en pouvais pas lire dans ses pensées, mais la magie lui permettait de déceler son état psychologique. Remise en question, instabilité des reflexionx, Araborgne vivait une période de doutes intenses. Lorsqu'Araborgne frappa la cloche, la chauve souris envellopa sa tête de ses ailes, désapointée par le bruit engendré.
Elle attenda de voir ce que le rodeur allait faire*
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*Le soleil se couchais alors sur la grande plaine.Araborgne redescendis l'escalier branlant du clocher et décida d'établir un campement au pied de l'édifice.La nuit tomba rapidement et le rôdeur s'abrita sous une large toiture du clocher désormais à terre.La pluie s'était calmée ,cependant persistait,maintenant fine.Araborgne fît un maigre feu et établit un campement de fortune parmis les débris de l'ancien clocher.Araborgne n'avait pas le gout de casser la croute,ce qu'il fît néanmoins .Le regard fixant sa gamelle de voyage, Araborgne sortit de son leger paquetage un tissu de piètre manufacture ; de la main ouvrit ce dernier révèlant un médaillon. Araborgne le fixa et esquissa un sourire, c'était celui de Pyrithe.Il y à longtemps l'ancien forgeron lui avait demander de querir cet objet.*De toute facon je vais t remettre a ton propriétaire *Araborgne observait les fines gravure sur le pendentif, c'était selon l'ancienne explication du sorcier, l'embleme de sa familles.Possiblement son blason.A cet instant le rôdeur leva la tête, alerte,déposant la main sur sa garde ; quelqu'un s'approchait.Araborgne se sentait étrangement épié.Apres quelques seconde Black apparu derrière une roche qui gisait sur le sol non loin du campement, vu sa taille et sa position,cela devait être une partie du mur du clocher éffondrée.*ah te voila toi.Tu as finis de gambader dans la contée *Black vînt se poser pres du feu.Son regard enthousiaste s'opposait à la lueur de tristesse dans les yeux d'Araborgne.Apres un maigre repas, le rôdeur replia son sac et l'empoigna, Black jetta un regard blasé a son ami de route.*retournons en ville Black il me faut prendre des nouvelles de certaines personnes, et revoir un ancien ami.
*Araborgne enfila sa lourde cape de voyage sur son pardessus.Black emboita le pas du rôdeur qui parti en ce début de nuit en direction du lac afin de rejoindre le centre de Duruune.Au loin derrière lui une fine silhouette presque imperceptible s'envola du clocher et suivit les deux marcheurs.*
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