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Le parc de Kelestryan
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*Au tournant d’une rue bondée, au milieu la ville, se situe un grand parc : un endroit où nature et technologie se sont emmêlés, entretenu et surveillé par une équipe de petits droïdes programmés par des experts en recherche botanique.
C’est un vrai labyrinthe de sentiers ombragés par des arbres sans age, parsemés de bancs et de fontaines. Des oiseaux et autres petits mammifères s’y sont réfugiés alors que la ville grandissait autour d’eux. En travers du parc coule une rivière à l’eau un peu trouble, car touchée par la pollution de la cité…
En ces lieux, la nature est domptée. La plupart des fleurs ont été crées dans des serres, et jamais ne se fanent. L’herbe douce invite à éteindre son portable et de s’y allonger et rêvasser, le temps de reprendre le souffle avant de se replonger dans la foule et les rendez-vous qu’on ne peut annuler…
La nuit, les fontaines l’éclairent de leurs lumières changeantes…*
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*l'armée des nains immigrés envahit les jardins, se dispersant dans ses chemins ombragés et ses labyrinthes tordus. Paniers à la main , les familles se divisèrent selon les affinités et les classes sociales. Les nappes furent étalées sur les parterres de fleurs, les naines sortirent les marmites, tandis que les nains allaient couper quelques arbres , à la fois pour embêter les elfes, et aussi pour faire une bonne flambée. Les petits nains et naines partirent cherhcer des champignons, des scarabées et des larves pour faire le repas du jour. Quelques nains assez agés s'assirent contre les souches des arbres fraichement abattus, et se mirent à deviser en fumant leur pipe. Les vieilles naines donnaient des cours aux bébés nains agés de 10 ans, tout en les empêchant de ne rien casser. Puis la cloche sonna, et les nains se mirent à table. Rapidement, on sortit des tonneaux qui, une fois mis en perce, firent le bonheur des convives. Une fois repus et à moitié endormis, les vieux nains se retirèrent et les jeunes nains et naines se mirent en rang pour la danse. Et la fête continua jusqu'à la tombée de la nuit, faisant défiler tout l'éventail de traditions patiemment accumulées pendant des millénaires. On distribua même des tracts où orcusnf faisiat un discours. emus, le peuple nain s'en alla en pleurant, n'omettant pas de se débarbouiller dans les fontaines illuminées.*
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*Un robot de surveillance appuie sur un bouton déclanchant un système de nettoyage d’urgence… les derniers nains restés en arrière, sont zappés dans les fesses vers la sortie tandis que les droïdes s’affairent faisant disparaître toute traces du passage de ces puants-poilus-petits-vandales-coupeurs-d’arbres…*
*Quelques heures plus tard, les cheveux défaits dans le vent, elle jette un coup d’œil par-dessus son épaule, espérant avoir semé ses poursuivants. Elle ralentit un peu sa course et saute de son speeder en marche, le laissant aller se fracasser et exploser dans un mur. Elle se redresse et passe une main dans ses cheveux scrutant les alentours, alors que les passants s’agroupent comme des moutons autour de l’incendie.
Elle commence à marcher lentement en direction opposée et tournant au coin d’une avenue, se remet à courir presque à en perdre le souffle. L’air glacial lui brûle les poumons. Apercevant les cimes des arbres de loin, elle se dirige vers le parc et passe le grand portail. Elle commence à marcher dans les sentiers d’un pas rapide et disparaît bientôt dans l’ombre des arbres. Soudain, elle sent une présence familière. Son visage s’illumine d’un sourire. Elle s’arrête et se retourne pour voir une pair d’yeux félins qui reluisent…La panthère sort de derrière un buisson, s’avance vers elle et la fait basculer dans l’herbe en ronronnant. Fleur rit de plaisir et reste allongée un moment avec son compagnon reprenant son souffle, puis se lève et grimpe à un arbre. Assise sur une grosse branche, elle sort son communicateur et fait apparaître le plan de la ville. Elle l’étudie encore un moment, songeuse, puis envoie un message holographique à Nacil.*
bla bla bla… il semblerait y avoir tout un labyrinthe de souterrains à explorer, en dessous de la ville…bla bla bla…
*En attendant sa réponse, elle se penche et caresse la panthère qui s’est allongée devant elle. Elle sort sa grande cape de laine et la passe derrière ses épaules, puis elle renverse la tête doucement en arrière contre le tronc de l’arbre et ferme les yeux alors que le jour s’achève...
Elle est arrachée brusquement de son sommeil par le bruit d’une branche qui craque… dans l’obscurité, elle aperçoit une silhouette qui rôde en dessous d’elle… soudain on lui tire encore dessus. Fleur saisit son sac et saute à terre. D’autres ombres, des hommes équipés de lunettes à infra rouge la poursuivent à travers le parc… elle sent qu’elle n’a plus de choix, la seule issue… c’est les égouts. Un frisson d’appréhension lui parcourt le dos: aller dans un souterrain ne la tentait pas vraiment…* Les caves c’est bon pour les nains… !
*Elle sent qu’ils se rapprochent, elle prend une grande inspiration, ouvre la trappe et alors qu’elle descend lentement referme aussitôt le passage derrière elle…*
Edité par Fleur Sauvage le 22/02/2006 à 22h04
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*La jeune top model entre dans le parc.*
* Elle y marchai tranquillement lorsque soudain- !*
*Un homme arriva et lui demanda un autographe*
*Elle refusa et continua son chemin.*
Sale pub… Elle est presque partout !
*Silvernight continua son chemin vers les courses.*
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*Voilà deux jours que Keavalor était en ville. Il avait amené Maître Myrtion à l’hôpital. Ce dernier s’était cassé la jambe lors de l’essai d’une de ses inventions.
En se promenant dans les rues Keavalor avait put constater que c’était vraiment autre chose, ce coté ci de la faille. Tout y était à la fois plus facile et plus compliquées. Les machines économisaient nombre de travaux pour la peine des hommes et ils économisaient beaucoup de temps dans leurs taches quotidiennes. Mourir y était aussi une chose très aisée, si on ne faisait pas attention où l’on posait les pieds. Les speeders qui circulaient dans les rues ne faisaient généralement pas grand cas des passants. L’ambulance qui avait faillit le renverser à sa sortie de l’hôpital l’avait conforté dans cette idée. Certes le chauffeur était pressé mais ce n’était pas une raison pour faire un blessé de plus. Il allait finir par manquer de place dans son ambulance s’il continuait de conduire comme ça.
Dans les magasins c’était souvent des hologrammes qui accueillaient la clientèle. Au moins eux lorsqu’on leur criait dessus, ils ne vous répondaient pas d’aller vous faire voir chez les concurrents. Ils gardaient un sourire impassible restaient polis et proposaient des articles plus adéquats à la demande. Dans les rues un système de surveillance était branché en continu et guettait le moindre délit. La rapidité d’intervention des forces de l’ordre était effarante. Un homme avait volé le sac d’une dame et avait même pas quinze mètres plus loin percuté de plein fouet un droïde de sécurité. L’homme était tombé inconscient sur le choc et la femme elle avait récupéré son bien. Malgré qu’elle ait passé vingt bonnes minutes a tenter de convaincre le robot qu’elle n’était pas un complice.
Keavalor en attendant la convalescence de Myrtion avait prit résidence dans un hôtel. Dans sa chambre il y avait un coin cuisine pour les puristes qui ne voulaient pas laisser n’importe qui leur préparer leur repas. Certainement en avait-il été à cause quelques paranoïaque qui voyaient des empoisonneurs un peu partout. C’est vrai que les machines rendaient la vie bien plus facile. Le matin le café était chaud et une douce musique le tirait de ses rêves pour lui faire prendre la journée du bon pied. On lui avait expliqué à quoi servait le grille-pain. Fabuleuse invention qu’était cette petite chose. Et il y avait pris goût. Tous les matins il se faisait deux ou trois tartines pour déjeuner. Du moins il commençait à apprécier cet appareil quand il avait chopé le coup pour attraper les tartines au vol quand elles étaient éjectées. Par la suite, elles tombaient généralement sur le coté beurre. Ce petit incident le mettait en rogne pour le reste de la matinée. Car il fallait aussi considérer que le café était bouillant.
Lorsque la tartine tachait la moquette de sa chambre un robot nettoyeur passait pour réparer la bêtise. Chose encore plus agaçante il n’arrêtait pas de se cogner les orteils sur cette saleté de droïde nettoyeur qui ne se sortait pas de ses jambes et manquait aussi de la faire tomber.
La centrale électronique qui gérait la douche, elle, avait trouvé un grand plaisir a lui faire tous les matins le coup de la douche écossaise. Passant de la pluie de feu à l’averse glaciale. Certes toutes ces inventions étaient pratiques, mais il aurait été encore mieux qu’elles marchent à la perfection. Enfin bref la perfection n’est pas de ce monde.
Ce matin il s’était décidé à aller faire un tour dans un parc. Tous ces immeubles lui bouchant la vue du paysage lui tapaient sur le système. En vérifiant sur une carte les lieux de la ville à visiter. Il avait vu qu’un parc avait été préservé en ville pour que les habitants puissent se promener. Arrivé sur les lieux, il goûtât avec force de plaisir au calme qui l’entourait et il s’assit sur un banc profitant du soleil de cette matinée qui avait pourtant mal débuté suite à l’attaque combinée du grille-pain de la cafetière et de la douche.*
Edité par Keavalor le 21/03/2006 à 08h48
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*Alors qu'elle marche dans les rues, sans savoir réellement où elle va, un speeder de sport rouge passe tout près d'elle et manque de renverser un bon nombre de piétons. Un vilain juron échappe à Sabat qui décide de rentrer dans le parc.
Elle s'y enfonce et s'assoie près de la rivière. Elle entend des oiseaux chanter...*
ça faisait longtemps...
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*arrive perdu dans ses pensés, ou il tourne et retourne les scénarios qui auraient pu être ou serra.*
*ce que surprendra Sabat c'est les habits que Feaï' porte, la mode de cette phase (incroyable mais vrai), ce qui est vrai et rare c'est l'air extrêmement grave que feaï' affiche, elle sera encore plus surprise de le voir passer sans même faire attention a ce qu'il l'entour, une chose à l'air de l'obséder.*
Edité par feaïquenedel le 21/03/2006 à 22h43
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#7
feaïquenedel (Grand Conseiller | niveau 16)
le 21/03/2006 à 22h34
*Elle se lève et court vers Feaï', qui ne l'a pas vu... Et lui colle un bisou sur la joue.*
Alors on fait semblant de ne pas me voir ?
*Fait une petite moue... Et puis se rend conte que Feaï' et très préoccupé. Elle lève de grands yeux interrogateurs vers le chef de protocole*
Qu'est que tu as ?
*Remarque qu'il n'y a pas d'autre bruit que celui du parc, pas de petit rire...*
Où est Mélina ?
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#8
Sabat Tailor (Trafiquant | niveau 10)
le 21/03/2006 à 22h48
*il fait de gros yeux avant de les cacher en les enfouissant dans sa main.*
Je...
*il n'arrive pas encore à faire retomber la pression, la seule chose qu'il réussi a faire c'est prendre Sabat dans ses bras avant d'éclater en pleure tout en murmurant, "il me le payera ho oui!, il me le payera. "*
*une fois l'explosion d'émotion passé, il se reprend en se redressant et se sèche les larmes d'un geste du pouce.*
Excuse moi, mais...
*il grimace.*
...j'ai eus quelques complications d'ordre personnel.
*essayant de changer de sujet mais sans grande conviction.*
Mais que faisais tu ici?
Edité par feaïquenedel le 21/03/2006 à 23h04
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#9
feaïquenedel (Grand Conseiller | niveau 16)
le 21/03/2006 à 23h01
*Regarde Feaï' d'un air suspicieux...*
Je prennais l'air.
*Caresse la joue, encore humide, de Feaï'*
Dis moi ce qui ne va pas...
*Prend les mains de feaï' dans les siennes.*
Je peux t'aider peut être... Qu'est ce qui s'est passé ?
Parle moi...
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#10
Sabat Tailor (Trafiquant | niveau 10)
le 21/03/2006 à 23h08
*le communicateur de Feaï' chante un "Feel Good" d'un goût d'un seul coup douteux.*
Excuse moi.
*dit-il gentiment mais brièvement à Sabat avant de décrocher.*
Oui!
Non...
...non, sûrement pas!
D’accord!
*il raccroche un peu plus énervé qu'avant.*
Bon! Je suis désolé *lui fait un sourire à briser un coeur*j'aurai bien voulu parler avec toi, mais certaines affaires doivent se terminer...
*déçu de devoir déjà partir et laisser seul une personne qui a su en quelques gestes le réconforter, Feaï' lui dépose un léger baiser avant de lui dire.*
Je t'appelle le plus vite possible...
*il s'éloigne d'elle son regard a du mal à quitter le sien, mais au bout de quelque secondes il baisse le visage et remonte la capuche du sweet sur sa tête pour partir sous la pluie naissante, comme si le ciel pleuré avec lui. *
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*Elle le regarde partir sans rien dire... Je sais tellement peux de choses sur toi...
Une fois que Feaï' est hors de son champ de vision, Sabat se retourne vers la rivière. L'eau coule doucement, son murmure berce les pensées de l'elfe.
Le regard perdu dans l'eau de la rivière, elle se demande si elle pourra faire quelque chose pour Feaï', si elle aura l'occasion de le soulager de ses maux...
Elle ne se rend pas compte qu'à présent la pluie tombe de plus belle, l'eau coule sur son visage et la fraicheur de cette pluie lui rend espoir, un apaisement, un jour, peut être...
Elle lève les yeux et regarde autour d'elle. Elle veut se promener, partir à la rencontre de cette ville, de ces passants.
Elle se dirige vers la sortie, la pluie continue à tomber...
Elle glisse une main dans sa poche : son communicateur est là.*
Appelle-moi, n'hesite pas.-
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*Ah ! Saleté de pluie.*
*Alors qu’il commençait à oublier tous les petits tracas qui l’avaient jusque là contrarié pour la journée, et qu’il goûtait au plaisir du calme. Une pluie soudaine s’était mit à tomber. Il se précipita à l’abri d’un arrêt de transport en commun. Plusieurs personnes étaient là à attendre soit là prochaine navette soit la fin du déluge, et vu les nuages ça ne semblait pas être pour la prochaine demi-heure. Il se, fraya un passage entre un jeune qui avait sans aucun doute abusé de la nourriture fast-food et une petite vielle qui lui lançait des regards à faire peur à un troupeau de bison en charge. Il lui fallait regagner son atelier pour s’occuper de cette affaire de livraison à la centrale. Ça faisait bien trop longtemps qu’il avait reçut cette fameuse lettre et qu’il n’avait pas eu le temps d’honorer cette commande. Il ne comprenait pas tout à fait non plus qu’est ce que les scientifiques de la centrale allaient faire avec des échantillons de peaux de divers monstres, qu’il avait tué par le passé. Il verrait bien sur place. Plongé dans ces pensées il ne s'aperçut de l'arriver de la navette que lorsqu'il sentit tout à coup un grand vide à ses cotés. Le jeune venait de monter dans la navette.*
Edité par Keavalor le 24/03/2006 à 09h57
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*alors qu'il vadrouille dans la ville de Kelestryan avec un gros sac, Feaï' s'arrête croyant entendre Mélina, secoue la tête se disant que cette histoire lui fait perdre la boule. Il sort son communicateur tout en regardant le ciel qui commence enfin à se dégager. Il appelle tout d'abord son contact habituel Antonio, se dernier ne décroche pas.*
Merde, quand on en a besoin, il n’est jamais là!
*il réfléchit un moment tout en marchant au bord du parc, puis compose le numéro des renseignement.*
Allo oui bonjour, pourrai-je être mis en relation avec Keavalor s'il vous plaît?
*l'opératrice droïde le met en communication avec le portable de Kea'.*
Allo Kea'?...c'est feaï', je... *marque une pause avant de lui dire:*
...est-ce que l'on pourrait se voir, j'aurai une chose à vous demander?!
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*Le parc s'est vidé, même si un oeil excercé verrait bien vite que les quelques curieux qui traînent ressemblent assez à une bande organisée... Sauf que la bande est tombée sur un os. Un par un, les quatre hommes les plus isolés tombent, un poignard planté dans la gorge.
L'ombre avance sans un bruit vers les trois silhouettes rassemblées. Un très court combat rapproché s'engage, se finissant fatalement par deux hommes émettant quelques gargouillis au sol, tandis que le dernier se retrouve, un fil à couper le beurre tendu sur la gorge, dos tourné à un sourire éblouissant...*
Bien le bonsoir. Faisons simple : de toute façon, vous êtes mort. Que ce soit par ma main ou la sienne. Disons que vous aurez plus de temps si vous voulez bien m'arranger un peu. Pourrais-je donc permettre de vous demander de me passer votre portable, s'il vous plaît ?
*une main tremblante lui tend son communicateur*
Merci bien. Profitez bien de vos derniers instants. Sans rancune, vraiment...
*L'homme filant sans demander son reste, l'assassin change radicalement de ton*
Bonsoir ma douce. Va falloir me sortir des pièces plus importantes que ces quelques pions. Je te propose d'éviter un massacre inutile, et de parler tranquillement tous les deux du bon vieux temps. Retrouvons-nous à notre bar des Fosses, si tu te souviens toujours de l'adresse.
*jette négligemment le transmetteur, et se dirige vers la panthère noire de la rôdeuse. Les deux bêtes s'observent longuement, quand Fëatir tourne la tête, les sens aux aguets*
Du danger pour ta maîtresse, sûrement. Il va falloir qu'elle compte sur ses capacités...
*soudain, la panthère s'élance dans la nuit*
... et sur toi
*sourit en retournant dans les ombres*
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*Dar et Keavalor arrivèrent au parc et se dirigèrent vers un endroit dégagé. Par chance, il y avait peu de monde à cette heure. Ils s'approchèrent d'une marre, Keavalor poussa un morceau de bois qui flottait contre le bord pour le diriger vers le centre. Dar sorti son arme et avant de retirer la sécurité, il écouta attentivement les conseils de son Maître sur la façon de visé.*
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*Dans le parc, près d’un des nombreux étangs qui ponctuaient le trajet de promenade, Keavalor donna un cours rapide d’utilisation de pisto-laser. Un morceau de bois avait été poussé au milieu de la surface tranquille de la pièce d’eau et servit de cible. Les premiers tirs furent bien sur infructueux. Après le génocide de toute une colonie de punaise d’eau qui voulaient prendre le bout de branche pour habitat, et le malencontreux assassinat d’une truite tentant de se faire d’une punaise d’eau, un repas, un tir fit mouche et pulvérisa le morceau de bois dans une explosion de débris de bois pourris. Dar Kahol comprit pour l’heure les bases de "l’autodéfense" et de "l’offensive efficace accidentelle". Keavalor pris tout de même note d’éviter de se trouver dans l’angle de tir du jeune homme. La précision viendrait avec de l’entraînement, comme pour tout. Il se promit de revoir ça avec lui de l’autre coté de la phase une fois cette histoire finit. Une idée lui traversa l’esprit. Lors de leur livraison à la centrale, le désert serait un endroit parfait pour s’essayer à des tirs plus précis. Sans risquer plus, que la vie d’un malheureux scorpions. Oui il verrait certainement ça dans le désert.
Keavalor montra à Dar Kahol comment ranger son arme assez discrètement et tout en la gardant facilement saisissable, dans ces vêtements. C’est là qu’ils comprirent qu’ils étaient un peu dépareillés avec la mode des citadins de ce coté-ci. Une petite ballade dans les galeries marchandes à la sortie du parc leurs permirent de trouver des habits plus adéquats.
Lorsqu’ils portaient leurs anciens trousseaux, des jeunes dans la rue, leur lançaient des regards moqueurs en disant des trucs du genre : « Yo dit donc le style ! T’as vu leurs fringues ? On dirait de moines. » Keavalor se promit de chercher la signification du mot « YO ». Il l’entendait sans arrêt de la bouche de jeunes habillés bizarrement et balançant la tête au son de musiques, mi-chantées mi-parlées. Curieusement ces jeunes semblaient avoir de grande connaissance sur la mère d’autrui. D’ailleurs Keavalor apprit à sa grande surprise, de là part d’un jeune aux comportement assez virulent, que sa mère possédait par le passé des lunettes soit disant si épaisse qu’elle pouvait voir l’avenir. « Ta mère ! Elle a des lunettes si épaisses qu'elle voit l'avenir » lui avait-il dit, avant de partir dans un four rire générale avec ces compères. Keavalor se dit qu’il lui fallait coûte que coûte retrouver ces verres. Ils seraient bien pratiques.
Une fois habillés tous les deux à la mode, les deux amis se dirigèrent vers un bar où Keavalor savait pouvoir récupérer des renseignements sur ce dit Moghan.
Le bar se situait dans une rue morte ou du moins grièvement blessée. La porte était gardée par un molosse qui faisait très bien sont travail. Rien que par son physique de taureau dopé aux hormones et sa mine patibulaire, il décourageait les personnes non habituées à vouloir tester la bière dans cet établissement. Keavalor se présenta devant l’homme suivit de Dar. Une fois arrêté devant lui il lui fallut lever la main devant les yeux de l’homme pour attirer son attention. Le géant prit alors conscience de la présence des deux hommes un peu plus bas. Il baissa bas le regard pour juger s’il devait charger droit devant lui en écrasant tout obstacle le gênant, ou s’il devait les accueillir chaleureusement et leurs ouvrir la porte.
L’homme reconnu Keavalor. Leur dernière rencontre avait laissé un mauvais souvenir au videur. A Keavalor aussi d’ailleurs. L’homme avait reçu un puissant coup de pied entre les jambes lors de leur affrontement. Etant affublé d’une surcharge pondérale assez conséquente, il n’avait pas put, de ces bras puissants, parer le coup de pied. Et s’était retrouvé plié en deux au sol tentant vainement de se masser le point douloureux. Ses mains ne parvenaient pas a trouver la déviation périphérique qui les aurait menés à ses bijoux et se retrouvaient confrontés à une colline graisseuse bien trop grande pour être franchit. Kea, lui pour ça part, n’avait pas vu le ceinturon en acier renforcé qui maintenait le pantalon. Il en avait boité pendant une bonne journée.
Il lui adressa un sourire comme si de rien était. L’homme prefera éviter de retenter l’expérience de force avec ce gringalet un peu trop sournois et usant sans vergogne des coups en traître.
Maugréant dans sa barbe, il les fit entrer dans le bar et les installèrent au comptoir. Quelques secondes plus tard le patron les rejoint. C’était un homme petit et trapu, souffrant d’une calvitie trés avancée, voir même depuis longtemps au stade final. Il s’assit à coté d’eux. Keavalor discuta longuement avec ce dernier. L’homme ne semblait pas des plus ravi de voir Kea dans son établissement mais le tanneur gardait son sourire confiant sur les lèvres ne laissant transparaître aucune gène quant à l’avis du patron.
En ressortant Keavalor fit un signe amical de la main, à l’adresse du videur, pour lui souhaiter un au revoir. Ce dernier ne lui rendit qu'un regard noir et méprisant. Ensuite il reprit son sérieux et s’adressa à Dar.*
Bien ! Je n’ai pas appris grand chose de cet énergumène. Il semblerait que ce Moghan aurait été recemment vu, prés de la décharge. Mais rien de plus.
Je pense que nous allons aller dans un bar prés de la boite de nuit, afin d’être là le plus rapidement possible si Feaï nous appelle.
*Dar hocha la tête sachant que dans l’immédiat cela restait l’unique chose à faire. En chemin Keavalor lui apprit des choses qu’il savait sur cette phase. Bien qu’il jugeait que ces connaissances étaient encore trop limitées pour donner des cours.*
Edité par Keavalor le 01/04/2006 à 13h46 : fautes
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*Il la sent derrière lui. Ils arrivent au parc. S'isoler avec cette furie n'était pas ce qu'il avait fait de mieux jusqu'à là.
Elle allait lui rabattre les oreilles avec ses sarcames et son venin. Une immense lassitude l'envahit. Passant à côté d'un marchand ambulant il achète des ballons et s'assoit sur un banc. Un à un il les laissent s'envoler.il tend le dernier à Thais.* çà vous dit de ressentir pendant un instant la liberté...
*elle le regarde comme si elle le voyait pour la première fois et se saisit du ballon, restant figée avec son ballon à la main* je sais ce que vous pensez..."encore une entourloupe de ce cher Moghan" et bien que nenni...parfois même un être aussi vil et dénué de sentiments que moi à besoin de cette chaleur humaine que vous appelez amitié...Moghan de Mag meld lui n'a pas d'ami ...
*il jette une pierre qui aterrit dans la fontaine.*
il n'en a pas l'utilité , çà ne serait que faiblesse dans sa vie ...mais parfois peut etre quand solinar brille comme ce soir, un grain de sable se glisse dans les rouages bien huilés et le machiavélique Moghan déraille pendant un instant...*il regarde l'air ahuri de Thais et éclate de rire* c'est bon oubliez çà , vous ne pourriez pas comprendre vous qui êtes si parfaite...madame je contrôle tout!!!
*Il fixe l'eau qui coule un instant puis se retourne vers thais *
en fait je pensais même à un marché loyal avec vous chère thais. je vous donnerai le journal à condition que vous me rendiez un petit service...Pyrithe à un objet ...une lame gravée...sans manche...il me la faut, parcontre je sais qu'il ne me laissera pas approché et sans mes pouvoirs originels , je ne suis qu'un nain insignifiant .
*Il plisse les yeux* mais vous, vous chère Thais je sais qu'il ne peut vous résister...et que vous maniez le charme aussi bien que le verbe ...*il lui sourit malicieusement*
ramenez moi la lame et je vous remettrai le journal ... Tuer moi maintenant et vous ne saurez jamais ce que Chalya a
écrit, vous ne pourrez jamais combler le puzzle qui a conduit à la mort de Larkan...encore un homme que vous avez préféré sacrifié sur l'autel de votre incommensurable orgueil ...
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* Pendant un moment Thaïs demeure silencieuse. Son visage est noyé dans la brume qui se lève, entourant chaque objet, chaque contour, d’une nuance opaline et trouble, un voile aérien de fumée. Elle ne dit toujours rien. Cette immobilité forcée est presque pire que son ton ironique habituel, parce qu’elle bruisse de non dits, sous le murmure vagabond de la rivière, le chuchotis de l’eau d’une étrange couleur moirée…Après les rythmes percutants de la boîte, ceux là même qui ont déclenché en elle une pulsion incontrôlable, le calme est presque trop douloureux, il glisse le long de ses épaules en un souffle malsain, et vrille ses tympans. Elle sent ses veines pulser sous sa peau, et ce rappel de la vie la fait souffrir.*
* Et puis, sur le banc d’acier rouillé du parc, un vide peuplé de cris et du goût d’une terre dont elle ne parvient plus à se rappeler la texture l’envahit. Toute sa colère est tombée. Comme une peau de mue que l’on arrache, sous la violence soudaine charriant un sang brûlant dans ses veines, la fierté est la seule chose qui lui reste, aussi fragile qu’une aile de papillon, ces ailes qui laisse, lorsqu’on les effleure, une trace de poussière vaguement brillante, qui ressemble fort à des larmes cristallisées. Un rien peut la faire basculer. Un rien. Un souffle*
* Inconsciemment, Moghan doit le ressentir, car il ne brise pas le silence, l’équilibre délicat des contraires qui s’opposent en Thaïs et qui la rongent de seconde en seconde. Comme paralysée par ses souvenirs, des bris de verre dont personne, à part elle, ne peut apercevoir les reflets. Nul doute qu’il s’y joue, là, en cet instant, des scènes invisibles, jouée par des ombres alanguies, mouvantes et sinueuses. Dans les méandres de son passé.*
* Elle pose les mains sur le dossier du banc et y attache lentement la ficelle du ballon. Caressé par la brise, il semble s’animer d’une existence propre, chavire dans les courants, et se débat sans un bruit contre la chaîne qui le retient, le feulement sourd de l’air l’enserrant dans ses mains transparentes, le claquement sec qui le ramène près du banc, forment une musique, une suite de sons d’une tristesse désabusée. Une esquisse barbouillée, la toile moucheté de ratures et de tâches colorées d’un enfant qui aurait oublié de la déchirer, ou de la laisser s’envoler.*
Vous savez ce que je vois en vous, Moghan, et pourquoi je vous hais tant ? Puisque nous en sommes au stade des confidences, laissez moi vous le dire, je préfère que vous le sachiez… Je vois mon reflet, et il n’est jamais bon d’avoir en face de soi, comme une réplique cinglante de ses propres défauts. De voir s’animer le fruit de ses propres blessures…J’aimerais les oublier, ou du moins les enfermer quelque part, loin de moi, là où je ne pourrais pas les atteindre et m’en servir pour me masquer… Mais vous…
* Sa voix s’anime et elle ôte sa main du banc, rejette la tête en arrière dans un mouvement familier et reprend*
Vous passez votre temps à me les rappeler. Chacun de vos gestes inconscients, votre mépris du danger, la sensation de n’avoir rien à perdre, votre cruauté sans mobile, même votre sourire sardonique ne font que dévoiler un peu plus votre véritable nature…On ne devient pas ainsi sans raison valable.
* La fée dénoue un à un les fils dorés amarrés sur le banc. Elle s’y coupe, une légère estafilade sur sa paume déjà meurtrie par une ancienne cicatrice trace une ligne rougeâtre sur le tissu cicatriciel*
Mais je n’éprouve aucune pitié pour vous. Vous vous servez des mots, mais, sans le savoir, ils vous blessent autant que des lames, parce qu’ils sont le gouffre de vos pensées, ils vous révèlent à vous-même et ne font que vous rendre plus vulnérable que vous ne l’êtes déjà…Ne comprenez vous pas qu’en dévoilant ses cartes on se retrouve nu ? Et pourtant vous continuez à attaquer, à mordre, à créer le chaos, croyant ainsi, peut être, qu’on vous jugera plus fort…C’est à la fois fascinant et terriblement triste.
* Le ballon s’envole soudainement, détaché de toute contrainte, et Thaïs tourne enfin son visage vers Moghan. Pour une fois, ses cheveux ne lui retombent pas sur le front, créant un effet d’ombre sous lequel elle se dissimule, et ses traits détendus, plus qu’ils ne l’ont jamais été depuis son arrivée sur Yria, ont perdu toute sévérité. Plus jeunes, presque trop pour une fée, pour ses yeux d’encre qui semblent avoir contemplé toutes les horreurs du monde, et les avoir amèrement pleurées. Ces yeux qui cillent rarement.*
Vous n’avez pas d’ami, Moghan, mais vous ne les cherchez pas. Vous avez construit des murs autour de vous, des murailles que vous pensiez infranchissables, mais vous avez fini par vous y étouffer, et je crains fort que, dans la nuit où vous vous êtes perdu, nul ne vous trouve jamais…Quel gâchis…
* Ses quelques mots sont prononcés d’une voix sourde, et un instant, Moghan se demande à qui ils s’adressent…A lui ? A elle ? A l’histoire de leurs deux solitudes ? Il secoue la tête, mais, alors qu’il va rétorquer, Thaïs reprend la parole*
Est-ce que je vais trahir Pyrithe sous le prétexte d’un parchemin peut être inexistant ? Je veux des preuves, Moghan, car je ne vous juge pas digne de confiance. Et que vous le vouliez ou non, vous allez me les donner, car sans elles notre marché ne tiendra jamais.
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*Il éclate de rire*un mur, vous vous trompez Thais , je ne suis qu'un vaste désert où rien n'a de prise...n'essayez point sur moi votre langue si bien pendue que vous maniez avec charme certes mais fourberie ...des preuves ...vous me prenez pour un débutant ...croyez vous vraiment que j'allais vous amener le journal sur un plateau, sur un claquement de doigts , que vous avez fort jolis je le conçois.
*il lève un sourcil...puis éclate le ballon, en le griffant* A trop attendre on perd le meilleur chère Thais ... il vous faudra me faire confiance... ce journal existe ...et vous le savez bien ...des preuves ma foi en voici...les morts de Krailwenn... la vieille femme d'Atravalon, Rel ...le secret de Larkan...*il lui attrapa la main violemment, la touchant pour la première fois directement, découvrant la vilaine cicatrice qui zébrait sa paume * La pierre de Proxyse... je continue peut etre voulez vous que je vous rappelle les quelques détails savoureux sur votre relation avec votre protecteur que le journal distille savemment...comment vous l'avez rejeté, piétiné son amour si pur et si dévoué ou bien le récit de l'oracle de kryolin à Chalya lorsqu'elle vous a gardé ...*moghan tandis qu'il parlait voyait THais s'affaisser peu à peu sur le banc ...l assurance pleine d'orgeuil s'effaçait peu à peu, chaque mot que prononcait moghan se transformait en souffrance , la faisant retrouver des sensations qu'elle avait voulu oublier. Il en ressentait une étonnante jouissance...aucun remord , elle voulait jouer avec lui , elle en paierait donc le prix ...*
et cette musicienne , cette lim disparu dont la musique ne finira jamais de vous hanter...comme le visage du petit Petryen et puis le journal parle aussi de l'eldoran...mais gardons quelques secrets ...
Amenez moi la lame et le journal est à vous, sinon il ira rejoindre une des riches collections de Sélénia qui le paiera à prix d'or croyez le ..quand à trahir pyrithe cela n'est pas si dur, si çà n'est pas vous , c'est lui qui finira par le faire , il n'hésitera pas ...sa soif de pouvoir n'a d'égal que votre orgueuil... Il aime trop la lumière*ses yeux brillent*
*il se lève et s'approchant de la fontaine regarde Thais* je vais vous laisser récupérer , cette énumération semble vous avoir marqué ... la souffrance vous embellit pourtant...à une autre époque nous aurions pu devenir ...plus proche ...*il laisse trainer sa main dans l'eau froide*
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en réponse au message
#20
Moghan (Cambrioleur | niveau 8)
le 09/04/2006 à 22h23
* Thaïs se redresse et lisse les plis de sa robe en silence, alors que Moghan semble perdu dans les reflets de l’onde ; puis un sourire torve remplace l’expression presque trop douce de son visage en une seconde, et elle s’approche sans bruits de la rivière. Le murmure sinueux l’assaille de toute part, les sons des alentours se sont éteints, la lumière elle-même parait plus tamisée, alors que des nuages cotonneux passent dans le ciel d’encre. Comme un rideau de théâtre se refermant sur les mystères d’une salle vide. La fée plonge sa main dans l’eau, rencontre celle du jeune homme, y mêle ses doigts en une caresse furtive et éphémère, à peine plus qu’un frôlement, puis elle agrippe son poignet et le repose brutalement sur l’herbe, y laissant des marques sanglantes, les ongles fermement plantés dans la chair offerte. Moghan se débat, et lui jette un regard indescriptible, mais ses yeux…Ses yeux n’expriment rien, un gouffre sans fond, de temps à autre traversé d’une vague étincelle d’or…Elle a parlé de nuit éternelle…Ses yeux, justement, ont la profondeur insondable des ténèbres, celles dont on ne revient pas sans blessures. Puis ses boucles rousses effleurent la joue de Moghan quand elle se penche sur lui*
Vous parlez sans savoir, Moghan, et c’est bien une chose que je déteste foncièrement…Votre ignorance vous perdra, ce n’est pas un simple journal, aussi précieux fut il à mes yeux, qui remplacera l’expérience du vécu…Vous voulez comprendre ? Vous voulez jouer ? Bien.
Jouons.
* Ses lèvres frémissent sous ses derniers mots, son ton se fait plus dur, plus rauque que jamais, et elle l’embrasse. Mais ce baiser a la saveur amère de la haine et du dégoût. Thaïs ne s’y attarde pas, et lui mord violement la lèvre inférieure. Le sang en jaillit, coule comme une larme écarlate le long de la joue pâle du jeune homme, elle l’observe un moment en silence, les doigts toujours fermement serrés sur sa main, douloureuse étreinte pour elle, qui déteste tant toute forme de contact, toute basse matérialité, et fuit, toujours, devant les moindres marques d’intérêt, enfermée au fond d’elle-même, une boîte de Pandore dont elle a perdu, il y a bien longtemps, la clé.*
Nous ne serons jamais plus proches qu’en cet instant, ni plus éloignés, Moghan. Mais je n’ai pas encore fini de vous montrer, de vous apprendre…
Ça, c’est l’amour que vous êtes capables de donner, et la façon dont je peux le recevoir. C’est la violence de ce que vous ne connaîtrez jamais, du remord et de l’absence…
* Thaïs ne relâche pas son étreinte, alors que le jeune homme essuie lentement, de sa main valide, le sang sur sa joue, y dessinant sans le savoir des esquisses fragiles, des silhouettes d’une tristesse sans nom. La fée se repenche vers lui, et, pour une fois, c’est lui qui se recule, mais elle ne le laisse pas terminer son mouvement, car elle passe ses doigts dans ses cheveux et tire sa tête en avant, leurs visages se touchant presque, leurs souffles se mêlant dans l’air, s’étreignant, se fuyant. Elle murmure près de son oreille quelques mots dans une langue dure, âpre et pourtant mélodieuse, une langue presque morte, rejaillissant, l’espace de secondes hors du temps, d’une source longuement tarie, claire et glaciale. Les yeux de Moghan s’agrandissent sous le choc…La langue des Faerys…Et des mots sévères, impérieux, réveillant des instincts qu’il croyait oubliés…L’Eldoran… c’est donc ça, l’Eldoran…La pire des malédictions. Plus qu’une dualité, un néant que les ténèbres remplissent, près d’un enfant hurlant, une enfant d’ailleurs, une petite fille rousse terrifiée, appellant en vain le secours de sa mère qui ne viendra jamais. Des années d’attente souffrante. De combats dont l’issue échappe à tout contrôle. Plus qu’un être, l’odeur de la pourriture masquée sous la fragrance suave de coûteux parfums, le goût terne de l’absence et du manque que rien ne pourra combler… Moghan gémit sous la lame qu’il sent fouiller en lui, une lame de feu, brûlante, dévastatrice, et dans un suprême élan de survie il se retire, se détachant de l’étreinte sauvage de Thaïs.*
* Cette dernière ne fait pas un geste pour l’en empêcher. Elle demeure assise près de l’eau, les jambes recroquevillées sous le poids de son corps, baignée de lumière dans sa robe spectrale. Les yeux fixes et troubles, à présent animés de mouvements annexes, d’ombres laiteuses, et de voiles dorés. Moghan ressent une douleur à son bras gauche, et il baisse son regard : sa manche, relevée, laisse voir une fine plaie, les nerfs frémissant sous la brise, en proie à une tension trop forte…Sur les bords de la blessure, une étrange couleur, sinueuse, serpente et se replie…Du noir teinté d’ôcre. La couleur des yeux de Thaïs.*
* L’illusion disparaît, mais la musique entêtante de sa douleur ne fait qu’empirer de minute en minute. Il pose la main sur son bras, essayant d’endiguer ce qui le parcoure et le torture, fouillant en lui, dans le creux de ses fibres nerveuses, l’atteignant, le frappant, se terrant encore, pour le refrapper, dans une ronde sans fin*
Ca c’est la musique qui me hante et ne me quitte jamais…Plaisant n’est ce pas, Moghan ? On peut perdre le fil de sa vie en s’immisçant dans ces propres sons…
* Thaïs se relève, rajustant l’ordonnance de sa tenue, mais ses mains tremblent à présent, et sa voix se brise. Lorsqu’elle rejette les cheveux sur ses épaules dénudées, une cascade de boucles effleurant sa peau diaphane, le jeune homme peut voir, pour un bref, très bref instant, le reflet des larmes. Elle pleure sans bruits, comme on rit sans plaisir.*
Et ça, ces larmes que vous pouvez voir, ce sont celles que j’ai versées, une éternité, sur mon passé et dans chacune d’elle, j’y retrouve le visage de Petryen…L’innocence bafouée a cette vertu de pouvoir encore me permettre, parfois, de pleurer. Mais pour Larkan, Moghan, je n’ai plus de larmes. Il ne me reste rien à lui offrir, et c’est là ma plus grande douleur…
* La fée se baisse sur le jeune homme et ôte tranquillement un éclat de verre de sa blessure, puis elle s’éloigne sur ces derniers mots*
Si vous ne m’aidez pas, tant pis. Je ne suis pas prête à trahir Pyrithe, parce que j’ignore encore à qui j’ai affaire, et la prudence, mon cher, et le premier doute sont de sources communes…Mais ce journal, d’une manière ou d’une autre, avec ou sans vous, je l’aurais. Vous n’êtes même pas à même de le comprendre, Moghan, comment compteriez vous l’utiliser ?
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