*Keavalor s'était lancé dans la préparation des peaux du gibier qu'il ramenait de ses chasses et les vendaient au marché à toute la populace de la ville. Le forgeron lui achetait ses tabliers, les belles demoiselles pouvaient trouver des fourrures de qualités pour s'en parer lors de soirées importantes, les armuriers lui achetaient un cuir pour les armures et les armes, très résistant.
il vendait la viande aux differentes auberges de la ville pour un prix modique.
Mais un problème se posait à lui depuis peu. Le tannage ne se fait pas sans quelques inconvenients, et son travail pouvait parfois mettre à malaise les sinus les plus bouchés.
Aprés quelques réflections de la part des habitants de la ville, il se décida à chercher un lieu isolé des capacités olfactives de tous pour pouvoir travailler sans déranger personne. Il trouva ce lieu en rentrant dans la forêt, à l'ouest, à environ une heure de marche prés d'un petit ruisseau, qui s'écoulait vers le sud. Une ancienne cabane de chasseur, abandonnée s'y trouvait.
Il contempla l'édifice délabré pendant un petit moment jugeant du travail à effectuer avant de pouvoir y travailler.* Ça devrait aller c'est assez grand pour faire office de magasin et puis si un vagabond passe par-là, la pièce de derrière, peut servir de refuge pour la nuit.
aller! au boulot!
*Le temps passa et clients après clients la cabane fut rénovée. Keavalor doté d'une patience en or, fit du tas de planches vermoulues et recouvertes de lichens qu'était la ruine qu'il avait récupéré, un charmant magasin qui se fondait parfaitement dans le décor de la clairière. Du moins comme pouvait se fondre un nez au milieu d'un visage. Ça faisait un peu tache mais ça faisait tellement de temps qu'on le voyait qu'on n'y faisait plus gaffe.
Au fil du temps, il agrandit le bâtiment qui au final possédait plusieurs pièces.
En entrant, on pouvait découvrir une salle assez petite, faiblement éclairée par deux fenêtres et assez bien rangée. Une cheminée de pierre couvrait le mur du fond. Le mobilier était sommaire. Deux fauteuils sans âge étaient disposés devant l'âtre et un troisième attendait de satisfaire le fondement fourbu d'un autre visiteur. Au milieu de la pièce se situait une petite table, que nombre de personnes, dans l'ignorance aurait définit comme un guéridon, tellement elle semblait insignifiante. Généralement elle était recouverte d'un tas de rouleaux de peaux prêtes à être tannées. A gauche de la porte se trouvait le comptoir prolongé lui-même par un petit meuble, où le tanneur rangé sa vaisselle et sa précieuse bouteille d'eau-de-vie naine. Aux poutres parfois pendaient des peaux qui n'avaient pas réussit à trouver une place suffisante, pour éviter la chute, sur la table. A gauche de la cheminée une porte donnait sur un petit couloir qui distribuait trois autres pièces qui le cas échéant pouvait servir de logement d'appoint pour tout vagabond de passage.
Comme le nom « Au Cuir d'Yria », la réputation du tanneur se fit plus importante dans Duruune. Ville la plus proche. Peu à peu il fidélisa sa clientèle et sa petite entreprise ne connaissait pas la crise.
Il fut un temps où un jeune homme du nom de Dar Kahol croisa la route du tanneur. Ce dernier lui proposa de travailler pour lui à la rénovation des livres de la bibliothèque de Melmiriel. Il fut le premier employé des entreprises « Au Cuir d'Yria » entreprise qui d'ailleurs ne dépassa que rarement le nombre de deux employés. C'est à dire le patron, en l'occurrence Keavalor, et de vaillants travailleurs de passage dans la région à qui il offrait l'occasion de trouver une situation suffisante pour démarrer dans notre chère communauté.
Grâce au bénéfices qu'il tira de son travail il racheta un petit bâtiment en ville qui lui servait de dépôt pour des livraisons importantes. Le dit dépôt se situait à l'angle de la rue des Joyeux Nains coincé entre une boulangerie naine, réputé pour son pain tant au niveau culinaire que militaire, et la bibliothèque qui était propriété de Melmiriel, chef de rayonnage de son état.
Un lynx établit son territoire de chasse autour de la cabane, ou bien est-ce le druide qui s'est installé sur le territoire, nous ne le sauront certainement jamais. En tout cas une amitié est née entre Kea et ce félin. Il se pourrait qu'à l'occasion les visiteurs à la boutiques se voient accueillit par une boule de poil hérissée de griffes et affligé d'un mauvais caractère à cause des longes périodes d'absence du tanneur qui l'empêche d'attraper des proies faciles, en l'occurence le gibier ramené par le tanneur le soir.. *
*Keavalor acquiesça aux paroles de son apprenti. Il espérait que le jeune vagabond resterait le plus longtemps possible pour l’aider. Ces affaires lui prenaient de plus en plus de temps et il avait des difficultés à assurer son travail. Il lui fallait aussi bientôt aller de l’autre coté de la faille est espérait voir bientôt arriver Dar Kahol afin que ce dernier puisse l’aider dans sa livraison. Il plongea un court instant son regard dans les braises de la cheminée. La fumée s’élevait dans la cheminée dans des volutes aux motifs attrayantes. Il retira la bouilloire du feu et la déposa sur la table en face des personnes présentes dans la pièce. Puis il sortit sa blague de tabac et bourra sa pipe. Un instant plus tard de la fumée se répandit autour des amis accompagnés d’une douce odeur aux parfums exotiques.*
*La journée passa et c’est au coucher de soleil que Keavalor prit congé de ses amis. Ils avaient discuté de tout et de rien. Des perspectives d’avenir de chacun et de certains projets communs qui un jour, il l’espérait, verraient le jour.*
*Keavalor se leva et considéra ces amis d’un œil amical.*
*Je vais vous laisser. J’ai des pièges a relever avant que les loups ne s’en occupent à ma place. J’en serais bien embêté. Il tapa d’un geste rapide sa pipe sur un des chenets de la cheminée pour la nettoyer. Une bourre de cendre chut dans les braises rougeoyantes du foyer. Il la rangea dans la doublure de sa cape avec sa blague de tabac. Il prit conscience qu’il allait bientôt devoir aller faire un tour au fumoir de l’esprit, pour se réapprovisionner.*
*Le lynx releva la tête alors qu’il enfilait sa cape. Le félin comprit aussitôt qu’il était bientôt pour lui l’heure de passer à table. Keavalor lui lança un regard lourd de reproche, l’avertissant qu’il avait intérêt à être en forme s’il voulait éviter les projectiles en cas de larcin de sa part. Ignorant les regards de son ami le lynx sortit de la cabane devançant le chasseur et espérant ainsi prendre un peu d’avance sur lui sur la relève des pièges.
Keavalor se saisit de son couteau de chasse et passa sa ceinture où pendait son épée. Il finit d’un trait son verre et invita ces amis à prendre place dans la cabane pour la nuit s’ils le désiraient.*
Vous pouvez rester ici pour cette nuit. Si vous le voulez. La forêt n’est pas aussi sur qu’elle n’y paraît, la nuit. Orman ne tardera pas je pense à rentrer, il s’occupera de tout en mon absence si vous avez besoin de quoi que ce soit.
*Il s’avança vers Naâha et lui prit la main. Après avoir effleuré ces doigts d’un baiser il lui adressa un sourire.*
Mademoiselle ! Votre visite m’a été très agréable. J’espère vous revoir le plus souvent possible. Et sachez qu’ici vous serez toujours la bienvenue.
*Il se retourna et adressa un regard amical à Neurtre.*
Je te souhaite bon courage pour ton avenir et tu pourras revenir ici quand tu auras besoin.
*Sur ce, il rabattit sa capuche sur sa tête et sortit de la cabane en direction de la forêt. A la lueur du soleil couchant, il disparut parmi les buissons. Agitant la main d’un dernier signe d’au revoir.*
*La sombre silhouette du chasseur s'éloigna de la cabane, et entra dans la forêt. Le soleil se couchait et teintait peu à peu les fins nuages de sa chaude lueur rose et dorée, mais ne parvenait pas à faire entrer un de ses rayons sous les arbres, qui restaient noirs et peu accueillants. Le spectacle était magnifique. Naâha sentit une larme perler au coin de ses paupières, rouler le long de sa joue, s'écraser sur une pierre, et alors elle se souvint de ce que lui avaient dit les fées :
"Puisque tu désires garder une apparence humaine, nous te la laissons, mais si un jour tu pleures, tu seras une fée, et cela définitivement"
La jeune scribe essuya rageusement sa paupière humide, puis, résignée, elle attendit. Il y eu un brusque éclat de lumière, et Naâha s'examina. La cambrure de son dos était accentuée, de ses omoplates sortaient deux ailes transparentes aux reflets orangés, ses oreilles s'étaient éfilées comme celles des elfes, et ses cheveux lui arrivaient au bas des reins.
Elle cria longtemps, autant de dépit que d'impuissance, tandis qu'elle prenait son envol au dessus de la forêt.
#165
Orman
(Trappeur | niveau 3) le 22/03/2006 à 15h37
*Orman de retour du quartier de la faille, arrive en vue de l’atelier. Plus personne ne semble être là. Il pénètre à l’intérieur. Il constate que le feu est sur le point de s’éteindre, vite fait, il rajoute deux grosses bûches t tisonne les braises. Un instant plus tard les flammes renaissantes lèchent le bois sec des bûches. Orman se relève et fait le tour de la salle du regard. Pour commencer, il range les verres ainsi que la théière qui était encore à demi-pleine. Il a vide et reprepare une infusion fraîche. Du temps que l’eau bout, il s’affere à ranger quelques affaires qui traînaient un peu partout. Une fois le rangement fait, il se sert une infusion et s’installe devant le feu et commence à coudre certaines pièces de cuir que Keavalor voulait lui faire faire.*
*Dar arriva dans la boutique. La bibliothèque de Dame Melmiriel était de nouveau en état et le travail le plus urgent avait été fait. Il voulait prendre des nouvelles de son Maître qu'il n'avait pas revu depuis que le calme était revenu en ville. En attendant le retour de ce dernier , il restera en compagnie d'Orman.*
*Le soleil était à son zénith lorsque Keavalor franchit la faille en direction de sa boutique. Il avait bien profité de ce petit séjour dans le futur, si l’on pouvait dire ainsi. Aux douanes il avait remit ces effets personnels dans le coffre pour sa prochaine visite. L’homme qui les avait prit en charges, lui avait jeté un regard mauvais. C’était vrai que ces temps ci Keavalor passait assez souvent la faille, et il semblait que ce n’était pas pour plaire au personnel du coffre qui n’avaient de cesse de sortir et ranger ses affaires. Keavalor n’osait même pas imaginer la tête du gardien du coffre lorsqu’il le reverrait dans quelque temps pour aller faire sa livraison à la centrale, ensuite, il repasserai pour revenir après a son atelier. Ah ! Et il lui faudrait aussi aller voir Myrtion, puis après il rentrerait chez lui, puis…. Non d’ici là le gardien du coffre tenterai un assassinat sur sa personne. La folie tient parfois à peu de chose.
Dans les bois à proximité de son atelier le Lynx le rejoignit. Ce dernier ne voulait pas accompagner son ami dans ces déplacements. Certainement lui aussi trouvait qu’il faisait beaucoup de chemin pour rien, et il avait peut être décider de s’économiser des kilomètres en restant sur son territoire.
Keavalor déboucha dans la clairière, devancé par le lynx. De la fumée s’échappait de la petite cheminée de pierre qui dominait le toit. La colonne de fumée, passé la canopé des arbres, se dissipait aux vents en une myriade de filaments de coton.
Comme il était chez lui il ne fit pas grand cas d’avertir de son arrivée dans la cabane. Il poussa la porte d’un geste peut-être un peu brusque. Orman et Dar Kahol ainsi qu’un était présents dans la pièce. Tous assis sur les fauteuils prés du feu, ils sursautèrent à son entrée.*
Oh ! Excusez-moi, si je vous ait fait peur.
*Le lynx passa entre ces jambes et se coucha près de l’âtre. Il serra la main des deux jeune gens puis il attrapa trois tasse dans le coffre au fond de la salle pour servir un rafraîchissement à ses amis. Il servit un peu de thé a chacun.*
Bonjour Orman. Je te remercie d’avoir gardé ma cabane en mon absence. J’espère que ta petite visite en ville s’est bien passée.
*Keavalor reporta son regard sur Dar.*
Bonjour Dar ! Je suis heureux de te voir passer faire un tour. Je vais avoir besoins de toi si tu peux bien sur m’aider. Mais pardonne moi je m’occupe de ce client.
*Il se retourna vers Elindel.*
Bonjour. Que puis-je pour vous ?
*Le jeune homme lui demanda une tenue sexy pour une femme. Keavalor se demanda s’il avait ça en stock. Il allait lui falloir la réaliser.*
Et bien j’ai un petit problème. Ce n’est pas le genre d’article qu’on me demande couramment donc je n’ai pas ça en magasin. Il me faudrait les mensurations de la demoiselle puis, je vous ferai ça le plus vite possible.
*Keavalor fut surpris par la réponse rapide d’Elindel. Sans chercher à trop comprendre, il nota les mensurations sur un bout de parchemin puis se retourna vers le jeune homme.*
Très bien je m’attellerais à la tache sitôt mon retour de l’autre coté de la faille. En attendant Orman me préparera les pièces de cuir.
*Il adressa un regard interrogateur au vagabond qui opina du chef. Keavalor fit un signe de salut à l’intention d’Elindel alors que ce dernier partait, semblant satisfait de sa commande. Après un petit instant de silence il reporta son attention sur Dar Kahol.*
Je te pris de m’excuser. Je pense malheureusement que si nous voulons parler, il nous faudra trouver un endroit un peu plus calme.
*Il partit dans un petit rire léger puis but d’un trait sa tasse de Thé. Reprenant son sérieux il s’adressa à Dar.*
J’aurais donc besoins de toi si tu as du temps à me consacrer. J’ai besoins de faire une livraison de l’autre coté de la faille, à la centrale énergétique. Ils m’ont demandé de leur amener des échantillons de peaux de monstres. J’ignore ce qu’ils veulent faire avec ça mais ils m’ont promit un bon prix. Qu’en dis-tu ?
J'avoue que mon premier séjour sur la nouvelle Yria ne fut pas des plus agréables, mais la curiosité que je porte depuis pour ce monde et plus grande que la crainte qu'il m'inspire. De plus je suis désormais en règle avec les douanes.
Je serais donc heureux de vous rendre service et de diversifier mon expérience, mais il me faudrait, quelques informations complémentaires. J'ignore où ce trouve cette fameuse "centrale énergétique"
*Dar buvait tranquillement sa tasse de thé en attendant le réponse de son Maître.*
*Keavalor sourit aux dires de Dar. Il ne mettait pas en doute la véracité de ses dires quant à son adaptation un peu difficile avec toutes les nouvelles choses de l’autre phase. Il comprenait même exactement ce que voulait dire le jeune homme. Il repensa à son séjour à l’hôtel où il avait appris à se servir d’un grille pain, à régler sa douche et à trouver le bouton pour arrêter la radio de son réveil. Cette dernière chose lui avait causé certain problème et lui avait même faillit coûter la vie. Les deux premiers matins à l’hôtel, il avait été réveillé par des musiques douces et enivrantes. C’était un bonheur d’émerger de ses rêves de la sorte. Malheureusement, le troisième jour, la station de radio s’était lancée dans la rediffusion d’un technival qui avait eu lieu la veille au milieu du désert. L’époustouflante rythmique qui l’avait sortit du domaine d’Hypnos en manquant de lui faire avoir une attaque cardiaque. Il avait roué de coups son radio réveil qui voulait comme par hasard ne plus s’éteindre. On dirat qu'un vol accidentel, par la fenêtre avait mit fin à ce tintamarre matinal. Il se releva et invita Dar à en faire de même. *
Eh bien ! Mon ami ! Nous allons partir maintenant. Le soleil est encore haut et je serais partisan pour que nous y allions le plus vite possible afin de prendre une chambre en ville.
*Laissant Dar finir sa tasse de thé il se dirigea au fond de la pièce et sortit d’un coffre plus petit que les autres trois sacs qui semblaient assez lourds. Une odeur très forte envahit la pièce. Keavalor plissa le nez et versa un fond de flacon que Maître Pyrithe lui avait donné par le passé, pour neutraliser les mauvaises odeurs. Même si le parfum était efficace il restait dans l’air une vague fragance de …..pourriture ! Il désigna les trois sacs à Dar.*
C’est là, la marchandise que nous devons amener à la centrale. Ces sacs sont un peu lourds et je me vois mal les porter seul c’est pourquoi j’ai besoins de ton aide.
*Dar opina du chef, mais Keavalor crut lire sur le visage de son employé une certaine appréhension quant à la nature du contenu des sacs. Il s’empressa de le rassurer si besoins était.*
Ne t’inquiète pas il n’y a rien de vivant là dedans.* Il se fendit d’un large sourire*
*Du moins je l’espère*
Pour ce qui est de la route à suivre j’ai avec moi une carte et un laissé passé pour entrer à la centrale.
*Il revêtit sa cape de voyage prit son couteau de chasse et son épée puis passa en bandoulière deux des sacs sur ses épaules. Laissant un colis aux soins de Dar.*
*Dar ajusta sa cape et se saisit du dernier sac. Le poids était en effet assez conséquent, contrairement à son Maître, il n'aurait pu en porter deux.* Et bien allons-y, je vous suis.
*Il suivi Keavalor qui quittait la cabane en direction du quartier de la faille.*
Au fait, Maître Keavalor, un détail me tracasse depuis mon premier passage par la faille. Je n'avais pas connaissance de son existence avant d'arriver dans cette ville. Si j'ai bien compris elle nous envoie dans le future de notre monde ? Dans ce cas c'est tout de même une sacrée chance que l'heure solaire des deux phases soit synchrones.
#174
Orman
(Trappeur | niveau 3) le 25/03/2006 à 19h20
*Orman termine son verre, quand keavalor et Dar Kahol quitte la boutique. Il est heureux que son maître lui confie la boutique en son abscence. Il prend une part importante dans le fonctionnement de ce commerce et se n'est pas pour lui déplaire. Une fois seul il lave les verre, puis les range à leur place. Aussitot il se met au travail pour préparer les pièces de cuir que Keavalor lui a demandé de découper. Il espère un jour avoir le temps de faire la connaissance de Dar Kahol qui d'aprés ce qu'il a comprit travail pour Keavalor lui aussi. Il sourit à la pensée qu'il a enfin peut-être trouvé un endroit tranquille pour vivre. Et qu'il va pouvoir mettre fin à ses vagabondages qui pour lui, dure depuis bien trop longtemps. *
en réponse au message
#175 Raziel (Chasseur | niveau 5)
le 05/06/2006 à 19h04
*Tout était tranquille dans la clairière où se situait l’atelier de Keavalor. Seule la bise faisait frémir les feuille donnant une ambiance de sérénité en ce lieu. Il fallait bien sur être capable de passer outre l’odeur des peaux en train de sécher au soleil derrière l’atelier. Un homme déboucha du couvert des arbres et se dirigea vers la porte d’entrée. Arrivé devant la cabane il agita la petite clochette suspendue au montant troublant le silence par le tintement clair de l’airain. N’ayant aucune réponse il retenta d’attirer l’attention du maître des lieux. Et dans sa seconde tentative il réussit à l’attirer.
Un lynx apparut à l’angle de la bâtisse et posa un regard curieux sur le visiteur. La bête n’était grasse. L’absence de Keavalor se faisait ressentir sur le physique de la bête. Elle était depuis quelques jours obligés de chasser par ces propres moyens et ne pouvait plus profiter de l’aubaine de suivre le tanneur dans ses habituelles chasses où il parvenait parfois à lui voler ses proies. Le lynx avait développé d’ailleurs à force de suivre Kea à la chasse un don pour éviter les projectiles qu’il lui était parfois lancé lorsqu’il fuyait avec ses rapines.
L’animal s’assit et dévisagea les paupières à demi fermées, laissant plané un instant d’incertitude dans l’esprit de Raziel. La bête allait-elle lui sauter dessus ? Certes un lynx n’est pas très gros mais en considérant les énormes griffes acérées qui ornaient ses larges pattes ainsi que ses dents pointues qui n’avaient aucune difficulté à entamer les chaires d’un chevreuil on pouvait se poser la question.
Finalement le lynx se leva est ‘approcha de la porte d’entrée. Raziel se recula pour le laisser passer. Evitant peut-être par la même de provoquer le caractère irascible du félin. Ce dernier d’ailleurs n’avait pas le moral au beau fixe depuis le départ du druide pour une livraison dans l’autre phase. Il avait un peu trop pioché sur ses réserves naturelles et ça le mettait de mauvais poils. Le félin se cabra sur les pattes arrière et fit sauter d’un coup de patte le loquet de la porte. Sous le poids de la bête la porte s’ouvrit et il entra d’un pas nonchalant en direction de la cheminée. Il n’adressa au visiteur qu’un regard chargé de mépris. Il n’aimait pas se mêler des affaires des deux pattes. La bête se roula en boule au pied de la cheminée ou gisait les cendres du feu éteint. Mais plutôt que de fermer les yeux le lynx garda tout de même un œil sur Raziel le surveillant au cas ou ce dernier décidait de partir avec une chose qui appartienne à son ami deux-pattes, en l’occurrence Keavalor.*
*Au début apeuré mais rassuré sur la fin, la question du j'entre ou j’entre pas le hantait. Puis aimant particulièrement les animaux il décida d’entrer tout en regardant bien les moindres mouvements du félin. Regardant l'endroit de long en large, il remarqua de nombreuses toiles d'araignées et la poussière bien accumulé. il s'installa donc dans un fauteuil, levant un grand nuage de poussière. Se relève rapidement pour s'éloigner, il tousse à s'en décoller les poumons. Le lynx émit un léger grognement étouffé, finissant en soupir ennuyé.* Rooh sa va...
*regarde le félin, et le trouve bien triste à coté de son feu sans feu. Prit soudain d'une idée il partit dehors pour revenir quelque minute après avec du bois. Alors il fit comme il put pour allumer un grand feu, chaud et accueillant. Le lynx aima beaucoup cette attention et s'installa à coté de Raziel qui c'était assit sur un fauteuil qu'il avait plus ou moins dépoussiéré auparavant...*
en réponse au message
#177 Raziel (Chasseur | niveau 5)
le 06/06/2006 à 00h11
*Le vent se levait sur la forêt annonciateur d’orages à venir. Keavalor marchait doucement sur le sentier menant à sa cabane. Il remarqua des traces fraîches de passage. Aux empreintes visibles il s’agissait d’un humain. Les elfes ne laissaient généralement presque aucun indice de leur passage. Kea savait lui, certes avec quelques difficultés il le reconnaissait, si un elfe avait emprunté ce passage. L’idée qu’un homme mal intentionné se soit rendu à son atelier pour le piller, lui traversa l’esprit. Mais il se rappela bien vite que le lynx avec son caractère irascible laissait peu de gens rentrer dans son territoire lorsque ces derniers avaient de mauvaise intention. Pour le lynx perdre l’abris de l’atelier et la chaleur du feu en hiver ainsi que la compagnie de Keavalor aurait été une véritable catastrophe, et il n’aurait sûrement pas manqué de courage pour chasser toute personne qui porterait atteinte à son petit confort.
Kea d’ailleurs en pensant au félin s’étonna que ce dernier ne l’ait pas déjà rejoint aussi sur le sentier.*
*Dans l’atelier Raziel assis prés de la cheminée dans un fauteuil sans âges. Attendait le retour du maître des lieux. Il sursauta de surprise lorsque le lynx leva brusquement la tête et pointa les oreilles en direction de la porte. Puis en un éclair le félin fut debout et couru vers le couvert des arbres. Il sauta d’un souple au-dessus d’un taillis de ronce montrant aux personnes qui l’auraient vu qu’il était d’une agilité qui n’avait pas son pareil. Le lynx disparu dans les fourrés il couru un cours instant parmi les arbres et rejoignit le sentier qui menait à la ville. Un instant plus tard au détour d’un grand chêne il sauta comme pour intercepter un gibier potentiel. En l’occurrence le gibier était Keavalor qui avait entendu l’arrivée du félin et qui se tenait prés à recevoir dix kilos de poils en furie dans les bras. Le félin fit la fête au druide. Et tous deux au bout de quelques minutes arrivèrent dans la clairière.
En débouchant du couvert des arbres Kea put voir que la porte de l’atelier était ouverte, il lança un regard en biais au lynx.* Va falloir que je t’apprenne à fermer les portes. Toi !
*Le lynx lui répondit par un de ces regards dont ont le secret tous les félins d’Yria. Un royal mépris vis à vis d’un quelconque reproche. Non les félins sont bien au-dessus des reproches. Un sourire en coin il passa le pas de la porte et découvrit un jeune homme assit dans le fauteuil prés du feu. L’intérieur de la cabane était poussiéreux et des araignées avaient trouvé là un terrain de chasse providentiel. A priori Orman avait dut trouver sa voie en d’autres lieux. Le feu naissant qui léchait les bûches presque intactes attestait que c’était le visiteur qui avait allumé ce feu.
L’atelier était un lieu de rendez-vous pour tous les rôdeurs et Kea n’eut aucune surprise en voyant là quelqu’un. Il le considéra un instant silencieux puis s’adressa à lui d’une voix calme.*
Bonjour ! Je vous remercie d’avoir allumé le feu.
*Kea lança un regard dans la salle montrant qu’il regardait le désordre ambiant.*
Ça me sera toujours ça de moins à faire. Que puis-je faire pour vous ?
*ravit de voire son ami arriver, il se leva pour mieux s'incliner et s'avança vers le druide.*
Chère Keavalor, j'espère que vous ne m'en voulez pas d'avoir pris l'initiative d'entrer.
*Keavalor entre et ferme la porte car le vent qui s'engouffre dans la tannerie n'est pas vraiment réconfortant. Raziel s'approche du feu car il n'aime pas trop le vent, cela le glace.*
Vous m'avez dit de venir vous voire pour discuter... Et me voici.
*retire sa capuche et son bandeau.*
Les quelques heures passé devant la cheminé à regarder danser le feu et admirer vos peaux, m'on donné envie de vous aider... Il se trouve que je n'ais point d'argent et je serais ravie de travailler pour vous. Mais si Vous n'avez pas besoin d'aide, je ne le prendrais pas pour moi, je me contenterais de venir parler voyage avec vous.
*vous sourit de toute ses dents en faisant un petit clin d’œil au lynx.*
en réponse au message
#179 Raziel (Chasseur | niveau 5)
le 06/06/2006 à 22h57
*Keavalor s’avança dans la salle après avoir serré la main de Raziel. Il défit sa cape de voyage et posa sa besace sur la table. La poussière se leva dans l’atmosphère lourde de ce temps orageux, tournoyant un instant dans les rayons du soleil qui perçaient les fenêtres. Un grand ménage serait à faire au plus vite. Kea avait des habitudes de vagabond mais ce n’était une raison pour vivre dans un taudis. Il tira son fauteuil prés du feu et invita d’un geste Raziel à en faire de même. Le lynx, lui, avait reprit sa position initiale et habituelle contre la cheminée, en poussant un long soupir, certainement de satisfaction, en sachant enfin son compagnon de chasse, de retour.
Les flammes qui léchaient les bûches, étaient assaillies par une légère bise qui s’insinuait sous la porte te ne trouvait d’autre échappatoire que la cheminée. Le temps, au-dehors, s’assombrissait et dans le calme qui précéda leur conversation on pouvait entendre au loin les roulements du tonnerre de l’orage à venir. La lumière, que diffusaient les petites fenêtres, s’amoindrit au passage des lourds nuages qui envahissaient la région.
Le druide, une fois à l’aise sur son fauteuil, sortit sa blague, prit une pincée de tabac et commença à bourrer sa pipe. Une fois fait, il porta son doigt au foyer de la pipe et une petite flamme jaillit embrasant ainsi le tabac. Un léger voile de fumée d’étendit autour des hommes, exhalant une douce odeur exotique.*
-Ne t’inquiète pas ! Je ne vais pas t’en vouloir pour être entré en ce lieu en mon absence. Tous les rôdeurs de la région connaissent cet abri, et souvent l’un d’eux vient y chercher le refuge pour s’abriter du mauvais temps.
*En entendant Raziel lui dire, qu’il était intéressé de travailler pour lui, le druide esquissa un léger sourire. Orman était partit semblait-il et dans la foulé sans que le besoin d’une aide se fasse sentir, une autre personne se proposait à l’aider. Il se dit qu’il avait de la chance, car le travaille dans les prochains jours n’allait pas manquer. Tant pour honorer les commandes que pour nettoyer la cabane devenue poussiéreuse depuis son départ.*
-Je dois t’avouer qu’une petite aide me ferait grand plaisir. Il me faut faire un peu de ménage et rattraper certaines commandes en retard. Mais j’ai aussi nombres de choses à faire dans différents lieux en ville, ainsi qu’à la guilde des sorciers. J’accepte volontiers de t’employer le temps que tu le désire. Mais avant de commencer une quelconque activité, patientons, le temps que ce satané orage passe.
*A l’instant même des paroles de Kea’ le tonnerre retentit, cette fois ci-beaucoup plus prés. Le crépitement des gouttes se fit entendre peu à peu sur le toit de l’atelier. Kea’ se leva et se dirigea vers un coffre au fond de la pièce. Il l’ouvrit et en sortit une bouteille qui contenant un liquide aux couleurs verdâtres. Il posa la bouteille sur la table non loin d’eux puis attrapa la théière qu’il mit à chauffer sur les braises de l’âtre. Une pincée d’infusion fut jetée dans le liquide frémissant. Un instant plus tard une douce odeur se faisait sentir.*
Veux-tu une tasse ? Ce sont des herbes, que j’ai ramassé sur le trajet en venant. Elle sont de saison. Accompagné d’un peu d’eau-de-vie naine, ça revigore. *Dit Kea tout en lui faisant un clin d’oeil*
-Alors, mon jeune amis ? Comment se sont passé ces premiers jours dans la régions ?
*Regarde le tasse un moment et paraît pensif. Il avait le regard fuyant comme si un souvenir venait à nouveau le hanter. Puis dans un élégant geste de main il fit comprendre qu'il refusa.*
Non merci... Je... Je n'aime pas ça, ne le prenez pas contre vous, c'est que chaque foi que j'ai bue des herbes pures, j'ai éprouvé un mal atroce.
*plongea son regard dans le feu et ferma lentement les yeux. Une petite larme perla à son oeil. Dans un geste feintant une démangeaison, il l’essuya en reniflant. Puis il se rappela ce qu'avait dit le druide auparavant.*
Merci... C'est un bonheur pour moi d'être accepté... Heu que vous m'acceptiez comme apprenti...
*se morde la lèvre inférieur. Le tonner gronda le faisant sursauter, non pas par peur, mais par malaise.*
Excusez moi... C'est toujours aussi dure à chaque foi...
Quelques règles d’or à respecter dans cette communauté :
1. Yria se veut une société civilisée (si si). Les insultes sont proscrites autant que les réponses par des insultes. Si l'on supprimera le message d'abord, la téléportation de l'utilisateur vers un monde plus adéquat sera envisagée si les débordements continuent.
2. Évitez autant que possible les fautes d'orthographe ou de grammaire dans vos messages (et plus particulièrement le dialecte SMS). Nous avons beaucoup de vénérables vieillards ici et les agents du guet peinent parfois à tout traduire…
3. Chaque forum a un sujet spécifique afin de couvrir un aspect donné. Évitez donc de faire des messages hors sujet.
4. Autant que possible, prenez le temps de voir si un sujet que vous voulez aborder n'a pas déjà été traité. Mieux vaut remonter un ancien sujet et lui donner un second souffle que tout recommencer.
5. Ne postez pas de message "à la légère". Si ce n'est qu'une simple information n'entraînant pas forcément de réponse, le lien contact est là pour ça. Mieux, vous pouvez rédiger une news !
6. Pour vous présenter, n’hésitez pas à ouvrir un sujet dans la taverne, on adore les nouvelles têtes.
7. Ce forum se veut être le plus « direct » possible. Même si le guet veille, les messages tendancieux ou les débordements ne pourront être imputés qu’à leurs auteurs respectifs…