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Keavalor
par Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 11/12/2005 à 22h44  
*Keavalor s'était lancé dans la préparation des peaux du gibier qu'il ramenait de ses chasses et les vendaient au marché à toute la populace de la ville. Le forgeron lui achetait ses tabliers, les belles demoiselles pouvaient trouver des fourrures de qualités pour s'en parer lors de soirées importantes, les armuriers lui achetaient un cuir pour les armures et les armes, très résistant.
il vendait la viande aux differentes auberges de la ville pour un prix modique.
Mais un problème se posait à lui depuis peu. Le tannage ne se fait pas sans quelques inconvenients, et son travail pouvait parfois mettre à malaise les sinus les plus bouchés.
Aprés quelques réflections de la part des habitants de la ville, il se décida à chercher un lieu isolé des capacités olfactives de tous pour pouvoir travailler sans déranger personne. Il trouva ce lieu en rentrant dans la forêt, à l'ouest, à environ une heure de marche prés d'un petit ruisseau, qui s'écoulait vers le sud. Une ancienne cabane de chasseur, abandonnée s'y trouvait.
Il contempla l'édifice délabré pendant un petit moment jugeant du travail à effectuer avant de pouvoir y travailler.*

Ça devrait aller c'est assez grand pour faire office de magasin et puis si un vagabond passe par-là, la pièce de derrière, peut servir de refuge pour la nuit.
aller! au boulot!


*Le temps passa et clients après clients la cabane fut rénovée. Keavalor doté d'une patience en or, fit du tas de planches vermoulues et recouvertes de lichens qu'était la ruine qu'il avait récupéré, un charmant magasin qui se fondait parfaitement dans le décor de la clairière. Du moins comme pouvait se fondre un nez au milieu d'un visage. Ça faisait un peu tache mais ça faisait tellement de temps qu'on le voyait qu'on n'y faisait plus gaffe.
Au fil du temps, il agrandit le bâtiment qui au final possédait plusieurs pièces.
En entrant, on pouvait découvrir une salle assez petite, faiblement éclairée par deux fenêtres et assez bien rangée. Une cheminée de pierre couvrait le mur du fond. Le mobilier était sommaire. Deux fauteuils sans âge étaient disposés devant l'âtre et un troisième attendait de satisfaire le fondement fourbu d'un autre visiteur. Au milieu de la pièce se situait une petite table, que nombre de personnes, dans l'ignorance aurait définit comme un guéridon, tellement elle semblait insignifiante. Généralement elle était recouverte d'un tas de rouleaux de peaux prêtes à être tannées. A gauche de la porte se trouvait le comptoir prolongé lui-même par un petit meuble, où le tanneur rangé sa vaisselle et sa précieuse bouteille d'eau-de-vie naine. Aux poutres parfois pendaient des peaux qui n'avaient pas réussit à trouver une place suffisante, pour éviter la chute, sur la table. A gauche de la cheminée une porte donnait sur un petit couloir qui distribuait trois autres pièces qui le cas échéant pouvait servir de logement d'appoint pour tout vagabond de passage.
Comme le nom « Au Cuir d'Yria », la réputation du tanneur se fit plus importante dans Duruune. Ville la plus proche. Peu à peu il fidélisa sa clientèle et sa petite entreprise ne connaissait pas la crise.
Il fut un temps où un jeune homme du nom de Dar Kahol croisa la route du tanneur. Ce dernier lui proposa de travailler pour lui à la rénovation des livres de la bibliothèque de Melmiriel. Il fut le premier employé des entreprises « Au Cuir d'Yria » entreprise qui d'ailleurs ne dépassa que rarement le nombre de deux employés. C'est à dire le patron, en l'occurrence Keavalor, et de vaillants travailleurs de passage dans la région à qui il offrait l'occasion de trouver une situation suffisante pour démarrer dans notre chère communauté.
Grâce au bénéfices qu'il tira de son travail il racheta un petit bâtiment en ville qui lui servait de dépôt pour des livraisons importantes. Le dit dépôt se situait à l'angle de la rue des Joyeux Nains coincé entre une boulangerie naine, réputé pour son pain tant au niveau culinaire que militaire, et la bibliothèque qui était propriété de Melmiriel, chef de rayonnage de son état.
Un lynx établit son territoire de chasse autour de la cabane, ou bien est-ce le druide qui s'est installé sur le territoire, nous ne le sauront certainement jamais. En tout cas une amitié est née entre Kea et ce félin. Il se pourrait qu'à l'occasion les visiteurs à la boutiques se voient accueillit par une boule de poil hérissée de griffes et affligé d'un mauvais caractère à cause des longes périodes d'absence du tanneur qui l'empêche d'attraper des proies faciles, en l'occurence le gibier ramené par le tanneur le soir.. *


Edité par Keavalor le 09/10/2008 à 07h22
 
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Discussion liée : 388 messages, dernier de Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 20/11/2008 à 22h03
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Finrod Galathil
#362 Finrod Galathil (Enchanteur des Arcanes | niveau 19) le 19/04/2007 à 20h50  
*Heol arriva dans un souffle à quelques pas de l'entrée de l'échoppe... il trottina vers la porte mais il se rendit bien vite compte qu'elle était fermée... il la renifla d'un air suspicieux et dépité... il commença alors, quoique de bien mauvaise grâce, à chercher une solution pour déposer ce fichu message et ainsi pouvoir retrouver au plus vite les ombrages angéliques de son fauteuil préféré...*
*Il parvint à la suite de nombreuses et tumultueuses contorsions à libérer le "précieux" parchemin de son collier... Le document trainant à présent lamentablement sur le sol, il décida d'un commun accord avec lui-même qu'il valait mieux le glisser sous la porte que de le laisser trainer là... Il l'aplatit donc et le poussa du museau sous la porte...*
RRFFFF !! *Enfin... il pouvait s'en retourner vers son havre, la tête et la queue haute !*
__________________________________

Commande de la part de Morsith transmise par Finrod :

- 6 selles (avec 2 sacoches et un emplacement pour 1 fonte chacune... pour la fonte, j'ai ce qu'il faut à la forge)
- 6 bridons-licol (avec chasse-mouche)
- 1 bât pour un cheval de petite taille

Voilà, je repasserai dans quelques jours pour tout récupérer et te payer...
à bientôt - Finrod
__________________________________


Edité par Finrod Galathil le 19/04/2007 à 20h51
 
Aelindra
#363 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 19/06/2007 à 12h25  
*Aelindra arriva dans la clairière entourant la cabane du Cuir d'Yria les joues rougies par la course qu'elle venait de faire ; elle avait certes gagner en endurance ces derniers temps mais pas suffisamment pour couvrir de trop longues distances...
Elle s'arrêta à la lisière de la clairière et scruta les environs, personne. Même le lynx qu'elle avait aperçu la dernière fois qu'elle était venue n'était pas dans les parages.
Parfait, c'est mieux ainsi...
L'elfe, le souffle court, traversa la clairière et frappa à la porte du Cuir d'Yria sans pour autant avoir de réponse. Elle se sentait soulagée, elle n'aurait pas à tout expliquer à Caranthir... Elle essaya de pousser la porte d'entrée, par chance, elle ne résista pas longtemps.
Aelindra entra doucement, comme hésitante à troubler ce calme qui l'avait jadis réconfortée. Son chat la rappela à la réalité en miaulant. L'apothicaire déposa Sévène par terre et sortit le parchemin de son sac. Le félin plus que curieux de découvrir ce nouvel endroit, alla se terrer sous un fauteuil.
L'elfe déposa le parchemin sur la table basse.
Elle avait les yeux pleins de larmes, mais les retint de justesse. Aelindra tourna les talons, ferma la porte derrière elle et traversa la clairière en courant, avant de disparaître entre les arbres...*


*Sur la courte lettre on pouvait lire :
« Je suis désolée, mais certains évènements futurs me font accourir ici en toute hâte.
Tu as toute ma confiance Caranthir, et c’est pour cette raison que je te confie un être cher à mon cœur, mon chat Sévène. Je ne pouvait me résoudre à l’abandonner, alors j’ai pensé à toi. Excuse moi de ne rien t’expliquer d’autre, mais j’ai peu de temps.
J’espère pouvoir revenir bientôt te voir.
Avec toute mon affection,
Aelindra.
»*


*La nature restait de marbre devant l’émoi de l’elfe ; les feuilles bruissaient dans un vent frai, les nuages continuaient leur course dans le ciel, mais tout semblait immobile aux yeux d’Aelindra qui découvrait la peur que l’on ressentait quand on se faisait traquer. Jamais elle n’avait été en danger de mort… Tout du moins, personne n’avait encore voulu la tuer pour ce qu’elle était. Etait-ce sa faute si elle était née elfe ?
L’annonce de Balder avait fait monter en elle de la paranoïa et une rage de vivre qu’elle ignorait jusqu’alors. En marchant d’un pas vif dans les bois, elle avait pris sa décision ; elle allait se défendre, quitte à tuer ses agresseurs.
D’après l’humain, ces gens n’hésiteraient pas à la tuer, ils venaient d’ailleurs pour cette raison…
Qui des deux allait être traqué, l’apothicaire leur réserverait une petite surprise…*
 
Caranthir
#364 Caranthir (Druide | niveau 12) le 14/08/2007 à 00h08  
*Caranthir poussa la porte du Cuir d’Yria et pénétra dans la pièce baignée de silence. Il y avait comme une certaine tristesse, de celle qui imprègne des lieux rarement fréquentés. Voilà plusieurs lunes que Caranthir n’était pas venu ici. Depuis sa rencontre avec Ondine et le voyage qu’il avait dû faire pour tenter de rejoindre Nenwen, il n’avait pas eu le temps d’y passer. Il soupira et avança doucement, comme s’il craignait de déranger. Mais Keavalor n’était toujours pas revenu et le chasseur se prenait à craindre que le maître de cercle eût disparu dans une faille spatio-temporelle lors d’un essai de téléportation.

Revenant de chez Mayapartir où il avait acquitté les dettes de Didouladida, Caranthir venait de rendre à la Tour Blanche le hongre noir que les moines lui avaient prêté la veille. Il ne restait plus désormais qu’à prendre quelques affaires et s’embarquer sur le Forban. L’espoir que leur route croiserait celle de Nenwen emplissait à cet instant son esprit et guidait ses gestes avec économie et efficacité.

Il posa sa cape verte sur le dossier d’un vieux fauteuil et c’est le moment que choisit un chat pour apparaître. Miaulant à fendre le cœur, il se précipita aux pieds du chasseur pour se frotter contre ses bottes. Dans le silence, le ronronnement de l’animal résonnait comme dans une pièce vide. Caranthir l’attrapa d’une main et l’amena à hauteur de son visage.*

Je te connais, toi !... Sévène ?
*Pour toute réponse, le félin ronronna de plus belle, braquant sur lui deux billes vertes aux pupilles dilatées.

Aussitôt l’image d’Aelindra s’imprima devant ses yeux. Que faisait cet animal ici ? Le chasseur appela son ami en faisant le tour de la maisonnée, promenant le chat dans ses bras. Mais il n’y avait personne. Il finit par s’affaler dans un fauteuil et il découvrit le parchemin.

Lorsqu’il le reposa sur la table, le chasseur soupira. Pour l’aider à faire le point sur cette affaire, il alluma sa pipe. Leur dernière rencontre avait été plutôt houleuse et il n’avait plus eu de nouvelles de la princesse apothicaire. Il avait bien entendu parler de la destruction de la Pépinière, le jour où lui-même et Finrod avait baigné la forge du sang de leurs assaillants. Des évènements futurs… A l’évidence, ce message datait d’avant l’attaque. Sur le coup, le chasseur fut rassuré. Avec sa débrouillardise, son amie avait sûrement dû trouver une issue. D’ailleurs, c’est ce que laissait entendre le message. Cependant, après Keavalor, Aylia et Eve, Aelindra était la quatrième personne de son entourage à disparaître. Et ça commençait à faire beaucoup.

Le chasseur se leva d’un bond et commença à arpenter la pièce en tous sens. Que faire ? Pister Aelindra ? Pister Eve ? Rechercher Keavalor ? Rechercher Nenwen ? Trop pour un seul chasseur, même s’il commençait à posséder une grande expérience. La colère grondait. Une colère tournée contre lui-même, nourrie de son impuissance à faire quoi que ce soit.
Si ça continue, c’est Ondine qui va disparaître à son tour… Ondine. Là au moins il pouvait faire en sorte qu’elle ne disparaisse pas. Il avait comme l’impression que son regard, noir et farouche, l’observait.
Avec détermination, Caranthir emplit son sac. Puis il chargea Boccace de tout son matériel de chasse. Ce qu’il appelait le matériel pour la chasse au gros gibier : harpons, lances, grande arbalète… La vieille mule le regardait toujours placidement et elle ne broncha pas lorsque Caranthir ajouta Sévène sur le bât. Le chat d’Aelindra réussit à se caler entre deux sacs et Caranthir lui sourit en lui prononçant des paroles rassurantes en langue elfique.

Caranthir tira la porte du Cuir d’Yria, prit la mule par la longe et s’avança dans la clairière. Au loin dans un fourré, il aperçut le lynx et il le salua. La nuit était tombée. Une nuit fraîche, orpheline de sa lune. Une nuit où il ne faisait pas bon être une demi-nymphe isolée. Le chasseur remonta sa capuche sur son visage et accéléra le pas.
 
Keavalor
#365 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 05/10/2008 à 11h32  
*Le ciel semblait s'embraser et donnait aux nuages l'aspect de quelques foyers éthérés. L'astre diurne installait une nouvelle fois son règne souverain sur cette journée. La lune s'éclipsait à la canopée des arbres et la luminescence des dernières étoiles s'étiolait dans le même instant. D'ici une petite heure la guerre chromatique de l'aube allait s'apaiser, laissant à la place de l'obscure clarté de la nuit et de ses astres, un ciel azuré que quelques troupeaux nébuleux allaient traverser, muent par une légère et froide brise annonciatrice de l'arrivée prochaine de l'hiver.
Le froid matinal avait figé la rosée du matin dans son écrin de cristal. Le calme qui de prime abord aurait put paraître funeste, fut brisé par le chant hésitant d'un rouge gorge qui goûtait à la joie du nouveau jour. Le vent agita les feuilles des arbres et déclencha un vague écho cristallin telle une symphonie de carillons imperceptible pour le commun des mortels.
Des mouvements furtifs à l'orée de la clairière étaient visibles. Mais seuls les meilleurs chasseurs auraient pu les déceler.
Un chasseur justement faisait le guet dans les broussailles. Cela faisait déjà dix bonnes minutes qu'il était à l'affût de ses imperceptibles mouvements causés par les rongeurs sortant de leur torpeur nocturne. Un net bruit de craquement fit dresser l'oreille du chasseur alors qu'il croyait que l'apogée de l'agitation des rongeurs était passé mais il s'avéra que le bruit venait d'ailleurs. Les proies entendirent aussi le craquement et rejoignirent en un éclair la sécurité de leur terrier. Dépité le chasseur venait de voir son petit déjeuner disparaître, la journée ne s'annonçait pas aussi bonne qu'il l'espérait. Il se releva, se lécha les babines et s'appliqua à se faire la toilette.
Au bout d'un petit moment le lynx fut de nouveau alerté par un étrangement craquement. La froide bise matinale semblait amplifier malgré le ciel vierge de signes annonciateurs d'orage. Cet insignifiant souffle n'était pas naturel et le lynx commençait à connaître les choses peu naturelles. Aux abords de la clairière qui cachait la boutique « Au cuir d'Yria », Les choses peu naturelles étaient légions. Surtout depuis que le maître des lieux versait dans le grand art de Celnystra. La chose qui alertait le lynx était que le dit maître des lieux était absent depuis fort longtemps et qu'un retour était plus inespéré qu'attendu. Il se leva et trottina en direction de la clairière.
Sorti du taillis, le lynx put constater du surnaturel de la bise matinale. Un tourbillon s'élevait dans la sommière et faisait monter les feuilles givrées dans un tourbillon éclatant de cristaux.
Le tourbillon sembla forcir au point de traîner au sol de petits morceaux de branches. Le phénomène s'intensifia jusqu'à former une colonne tourbillonnante de feuilles impossible à percer du regard. Puis tout d'un coup le vent cessa et les feuilles stoppèrent leur tournoiement et churent au sol comme si elles avaient été lâchées en l'instant des arbres.
Un homme se tenait au milieu du tas de feuille. Le lynx le reconnu de suite. Il s'agissait bien de l'improbable retour du maître des lieux. Keavalor jeta un regard alentour et aperçu le lynx en bordure du bois. Il esquissa un large sourire. Durant quelques secondes, le chasseur se retourna pour fouiller dans sa gibecière et en sortis un lapin, semblait-il, fraîchement tué.
Le lynx s'élança vers lui et se saisit du lapin en plein vol quand son ami le lui lança. Il se rattrapa gracieusement sur le sol et jeta un regard lourd de reproche à l'élémentaliste. Aucun discours n'était utile entre ces deux être, ils avaient partagé suffisamment de temps ensemble pour se comprendre d'un simple regard. Keavalor lâcha un petit rire et fit signe au lynx de le suivre. Mais ce dernier ne voyait pas les choses de la même manière. Il se retourna vers la forêt et se fichant royalement de l'invitation du chasseur parti en trottinant déguster tranquillement son petit déjeuner sous le couvert des bois.
Keavalor secoua la tête, amusé par le comportement rancunier de son ami. Il pris une profonde aspiration issue de soulagement du retour chez soi. Voilà trop longtemps que le tanneur s'était absenté de la boutique et c'est avec une grande satisfaction mêlée d'une petite appréhension qu'il se dirigea vers la boutique.
Que s'était-il passé en ces lieux, depuis son départ ? Caranthir était-il toujours là ?
Après un examen rapide des alentours de la boutique, il était manifeste que personne n'était revenu depuis déjà quelques temps. Aucune lumière ne perçait les vitres de la boutique et la cheminée ne laissait passer aucune fumée annonciatrice d'un chaleureux accueil.
Peu importait. Il fallait bien qu'il y ait un premier. Ce jour ci c'était Keavalor qui s'acquitterait de la tache d'accueillir les éventuels visiteurs de la journée.
Il poussa la lourde porte de l'échoppe et rentra dans l'obscurité sereine de son foyer. Tant de souvenirs venaient troubler les eaux calmes de son esprit. Il y avait eu ici tant de rencontre et de discussions. Tout lui revenait en mémoire comme une douce vague de chaleur suite au froid qu'engendre la vie loin de chez soi.
Il laissa la porte ouverte pour laisser pénétrer un peu de lumière et se dirigea vers la cheminée. Une bûche y était sur un épais tapis de cendre. Il s'accroupit et pointa du doigt une partie charbonneuse du billot. Le fait était indiscernable au commun des mortels mais l'air se compressa, peu à peu, contre la bûche jusqu'à s'échauffer. La température de cette pression augmenta à un tel point que le charbon depuis longtemps éteint s'aviva d'une timide lueur rougeâtre. Quelques secondes plus tard de petites flammes s'élevaient de ce point de chauffe et ravivèrent cette flambée accueillante qui était connue de tous dans la boutique du tanneur.
Toujours souriant Keavalor se releva et parcourant du regard la salle constata qu'un peu de ménage ne serait pas du luxe. La poussière s'était accumulée sur les meubles et les araignées avaient gagné du terrain sur cet immense territoire de chasse.
Le ménage serait vite fait.
Keavalor ouvrit en grand les fenêtre et se positionna au centre de la pièce. Il récita d'obscures paroles à voix basse et un courant d'air violent parcouru la salle. Mais contre toute attente au lieu de faire choire les divers objets disposés sur les meubles seuls la poussière et les toiles d'araignées subirent la force de ce flux éthéré. En un instant la boutique avait été nettoyée des traces de l'abandon dont elle avait été victime.
Satisfait de lui le tanneur referma les fenêtres et pris place devant l'âtre du feu. Il y rajouta une bûche et entreprit d'étudier un parchemin qu'il sortit de son sac.
A l'entrée de la cabane la tête d'un lynx, dont les babines étaient souillées de sang, apparue. Il jeta un rapide coup d'oeil et repéra l'îlot de confort que dispensait le feu. Il rejoignit son ami deux pattes et entrepris de nettoyer les dernières traces de son petit déjeuné.*


Edité par Keavalor le 05/10/2008 à 11h38
 
Polye de Narnara
#366 Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 08/10/2008 à 22h07  
*Tout est calme, endormi, n'entendez vous pas les clochettes qui ne tintinnabulent point? Bon, tant pis. Polye quant à elle les entend et plutôt bien même, elle vient juste de recevoir une avalanche de gouttes de rosées gelées pile sur le dessus de sa tête, avec en prime trois pommes de pins et un nid de mésanges. Et tout ça à cause d'un rugissement soudain d'un vent inexpliqué, mais peut-être pas inexplicable. La gnome ainsi gelée de la tête aux pieds (et puis, la rosée est vicieuse et pernicieuse ; elle s'est glissée dans le cou de Polye, a glissé dans son dos, dans ses guêtres... Déjà que ses chausses étaient humides, elle n'a pas fini de greloter de froid!), marche en grelottant et ses dents l'accompagnent en jouant des claquettes dans un show unique pour la forêt et ses habitants : The Poly one-gnome show, la comédie musicale avec un très célèbre solo de claquettes mouillées. Tout en improvisation bien sûr (tant qu'à faire).
Mais elle a pas d'cheminée cette forêt ou quoi? S'énerve la gnome qui grelote.
Soudain, elle aperçoit une cheminée qui fume.
Bah tiens? Y'a une cheminée dans les arbres maintenant? D'puis quand y'a des farfelus qui mettent des cheminées dans la forêt? J'suis sûre qu'c'est un ermite louche qu'a jamais vu de comme moi dans sa vie! Ouais, mais j'ai froid quand même... La gnome polémique tout en marchant sur le comment du comment faire pour se réchauffer sans aller déranger l'ermite louche qui loge dans cet arbre qui fait de la fumée (Polye n'aperçoit pas encore la chaumière d'où cette petite méprise de sa part. On lui pardonnera, elle est si charmante). Mais bientôt une idée éclaire son esprit échauffé lorsqu'elle voit la petite chaumière à l'autre bout de la clairière.
Approche discrète. Furtivité. Calme. Silence. Eternuement. Eternuement? Chuuutt... Silence. On s'approche... voilà... Discrètement Polye escalade une façade sans fenêtre et après moult et moult efforts, la gnome se retrouve sur la cheminé. Elle en profite pour se chauffer les mains et commence à faire fumer deux petites souris écharpées du petit matin, qu'elle a stocké depuis ce temps dans sa petite besace.
Tandis que ses souris fument, Polye souffle sur la fumée qui sort de la cheminée "pour faire des formes rigolotes". Mais bientôt la tête lui tourne et trébuchant malheureusement, une de ses souris embrochée tombe dans la cheminée.*

Aaaahh!... Nan... Ma souris... Zut!
*Polye met la tête dans la cheminée pour essayé d'apercevoir son précieux déjeuné mais retire bien vite sa tête en toussant plus qu'un vieux nain qui aurait fumé la pipe toute sa vie. Kof kof kof, kof kof kof. Polye recule mais trébuche!*
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiii!!
*Polye roule et dégringole du toit, réussit de justesse à attraper le bord du toit à bout de bras et finit suspendue dans les airs, les jambes battant l'air froid du matin. Si un grain de poussière récalcitrant de l'intérieur de la chaumière voyait la scène, nulle doute qu'il rirait à gorge déployée en voyant les petites jambes de la gnome s'agiter au niveau de la fenêtre. Mais malheureusement, il parait que les grains de poussière n'ont pas de gorge ni de jambes. Du coup, un grain de poussière ça ne marche pas! C'est triste un grain de poussière...
Quant à la petite souris qui a dégringolée dans la cheminée... Elle n'est plus fumée mais cendrée! Oui, une nouvelle espèce posthume vient d'apparaitre, après les hérons cendrés, les souris. Mais que voulez vous, on n'arrête pas le progrès! Et il faut gager que bientôt les grains de poussière pourront vivre libres et heureux et que quelqu'un possédant un minimum de bienveillance viendra décrocher la pauvre Polye avant qu'elle ne s'écrase au sol...*
 
Keavalor
#367 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 09/10/2008 à 19h29  
en réponse au message #366
Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3)
le 08/10/2008 à 22h07
*Il régnait dans la boutique un lourd silence. En d'autres circonstances l'observateur se serait attendu à voir des cadavres jonchant le sol ou aurait sans réelle grande surprise put s'émouvoir de l'apparition d'un spectre hantant les lieux. Mais le silence absolu n'existe pas. Il y a toujours un bruit pour attirer l'attention.
En tendant bien l'oreille il y avait même dans la boutique une cacophonie à tout rompre. Le bruit qui dominait tout les autres était l'essence même des lieux. La boutique étant située dans une clairière on aurait été bien en mal de ne pas distinguer ne serais-ce que le chant des oiseaux à l'extérieur. De petits passereaux lançaient des trilles joyeux dans la froidure du matin afin de fêter le retour de la douce chaleur de l'astre diurne. Une légère bise agitait les feuillages des arbres et au loin un renard poussait un jappement de mécontentement devant la fuite de sa proie.
Dans la boutique les bruits étaient tout autres. On pouvait entendre la lente respiration du lynx qui dormait devant l'âtre, profitant de la douce chaleur dispensée par le feu. La bûche dans le feu crépitait. Si elle avait eu une conscience et une vie propre, on se serait amusé de voir son entêtement à essayer de brûler le pelage du lynx en faisant jaillir des escarbilles dans tous les sens. Le bois n'était pas tout à fait sec pour être brûler et il dégageait une épaisse fumée qui avait tenté à plusieurs reprise d'envahir la boutique. Mais à chaque tentative de conquête un léger courant d'air chassait la fumée vers la cheminée. Le plancher ajusté avec une minutie douteuse craquait sous l'effet de la chaleur emplissant le lieu. Le propriétaire en la personne Keavalor n'avait pas été très regardant sur la qualité de son travail de menuiserie. Etant ancien vagabond de son état, du moment qu'il avait un toit étanche sur la tête, il était plus que satisfait de sa réalisation.
Le dit propriétaire était justement présent dans la boutique. Affalé dans un fauteuil où l'on pouvait deviner sans grand mal la morphologie de son habituel occupant, par le biais des creux qui marquaient l'assise, il était plongé dans l'étude d'un parchemin en piteux état.
L'écrit n'était autre que les notes prises par un grand sage de ce monde lors de ses travaux sur d'obscures questions qui n'avaient jusque là jamais troublé personne. Les sages ont cette étrange qualité qui est de se poser des questions sur le pourquoi du comment de choses tout ce qu'il y a de plus naturelles. Ces questions, la plus part du temps, brisent la monotonie de leur vie pour plusieurs années. Quand on habite reclus au fin fond d'une grotte perdue en montagne ou dans un atelier oublié de tous, il faut bien s'occuper comme on peut.
Le sage se dénommait Cho Dine Gueur. Il s'était posé un problème relativement difficile à résoudre. Les choses étaient-elles ce qu'elles étaient tant que personne ne les avait observé ? Pouvait-elles être définies tant qu'elles étaient indéfinies par l'observateur ? Réaliser une expérience pour mettre à l'épreuve une réponse valable à cette question, lui avait pris quinze années de sa palpitante vie de penseur. Mais comme tout vient à point à qui sait attendre, il avait réussit à mettre sur pied une expérience pour démontrer ce qu'il en était.
Sur le parchemin étudié par l'élémentaliste, le penseur Cho Dine Gueur expliquait qu'il avait enfermé un chat dans une boite avec un petit piège créé par des gobelins. Comme tout le monde le sait les pièges créés par les gobelins marchent une fois sur deux (quand il est réalisé par un des meilleurs fabricants de piège gobelin, sinon cela reporte les taux de réussite à environ une fois sur cent.). Donc selon toute logique le chat possédait une chance sur deux de connaître une fin tragique. Mais comment le savoir tant que le résultat n'était pas à la connaissance de l'observateur. Ainsi durant tout le traité écrit par ce penseur, il était fait mention de toutes les éventualités possibles quant à la subsistance du pauvre chat. Il était même émit l'hypothèse que le chat devenait mort-vivant.
Alors même que Keavalor tentait de percer les mystères du raisonnement plus qu'étrange du penseur, une petite forme grise chut dans la cheminée. Un réflexe d'auto protection né d'une grande expérience alerta tout l'esprit de l'élémentaliste qui en une fraction de seconde créa un écran éthéré pouvant le protéger de toute agression physique venant de la cheminée.
L'objet de l'alerte n'était autre qu'une souris morte qui pour une inexplicable raison s'était soumise à la dure loi de la gravité. Alors même qu'elle rebondissait sur la bûche au milieu du feu le lynx se leva en un éclair et happa la souris avant même, qu'elle ne puisse réaliser son second rebond. Keavalor s'étonna de la rapidité de réaction de son compagnon qui mâchouillait ce repas inattendu.
Le lynx stoppa net sa dégustation en portant son regard vers le plafond où un bruit se faisait entendre. Quelque chose semblait dégringoler depuis la cheminée et suivre l'inéluctable chemin dessiné par la pente du toit.
Le lynx et Keavalor, les sens en alertes, portèrent leur regard vers la fenêtre où allait tomber l'objet de leur attention. Une seconde plus tard un juron fut proféré et deux petites jambes se mirent à battre l'air de façon frénétique juste devant le carreau de la fenêtre. L'intrus semblait se retenir au rebord du toit.
Keavalor voyant que maintenir la protection invisible devant lui était inutile laissa tomber ses défenses et se leva pour rejoindre la porte.
Accompagné du lynx, il sortit et put constater qu'un gnome, et plus précisément une gnome pendouillait lamentablement au-dessus d'un tonneau remplit d'eau gelée.
L'élémentaliste esquissa un bref sourire et lança un sortilège sur l'intruse. La gnome se retrouva tout à coup soulevée dans les airs, comme prisonnière d'une bulle d'éther. Aucun mouvement ne lui était possible. Lentement elle fut descendue juste au-dessus du tonneau rempli d'eau de pluie et elles stationna ainsi dans les airs à quelques centimètres au-dessus de la glace.*


Le bonjour à vous chère intruse.
Je me nomme Keavalor, élémentaliste d'air de mon état. Tanneur officiel de Duurune et chasseur de monstre reconnu.

*Alors même que l'intruse allait répondre, Keavalor leva un doigt, intiment à la visiteuse à l'écouter.*

Prise dans cette bulle d'éther, il vous est impossible de parler. Je n'ai pas encore trouvé de solution pour parer à ce petit inconvénient. Mais soyez sur que j'y travaille.
Il n'est pas habituel de voir tomber du toit de ma boutique une gnome. Encore moins après qu'elle ait fait tomber dans la cheminée une souris. Souris qui à par ailleurs a servit d'amuse-gueule à mon compagnon ici présent. Vous me voyez désolé si vous accordiez une grande importance à cette sourie. Cela m'étonnerait fort car j'ai pu constater qu'elle était déjà morte avant la chute. Dans le pire des cas il devait s'agir de votre repas. Le cas échéant, je me ferais un plaisir de pourvoir à votre appétit. Mais avant il me faut savoir ce que vous faites là.
Je vois à votre regard que vous êtes tiraillé par l'incertitude de l'instant et que vous vous demandez ce que je vais faire de vous. Rassurez-vous et ne voyez pas dans mes actes empreints de magie, une quelconque volonté à vous nuire sans raison, mais sachez qu'il s'agit là d'un simple fait que mon instinct de survie a préféré mettre en avant, le temps d'établir la dangerosité de votre personne.
Mon instinct de survie, je le reconnais, est quelques peu prononcé. Pour ne pas dire exacerbé par rapport au commun des mortels. Si je l'écoutais dans les déductions, vous seriez certainement une personne voulant attenter à ma vie. Par le passé nombre de personnes ont mis à rude épreuve mes aptitudes à rester dans le monde des vivants. Comme vous pouvez le constater en vain ! Il est à noter aussi que mon travail de chasseur de monstre m'a souvent exposé à des périls mortels parfois munis de plusieurs têtes ou de plusieurs pattes. Voir même de plusieurs vies. Comme vous ne rentrez manifestement pas, selon votre aspect physique, dans le cadre des dangers tératologiques, il est beaucoup plus probable que vous soyez un danger en rapport avec quelques personnes en voulant à ma vie. Comme je ne vous reconnais pas, je pourrais supposer que vous êtes envoyé par un commanditaire qui a préféré garder son anonymat, plutôt que poussé par une pulsion personnelle. Mais j'abandonne vite cette hypothèse de tentative de meurtre car il aurait fallut qu'il s'agisse d'un attentat à la sourie piégée. La sourie n'ayant manifestement pas explosé, j'aurais été au regret de vous confirmer le lamentable échec de votre mission. Et puis de toute façon je n'ai jamais entendu parlé d'un attentat à la sourie piégée.
Vous voyant de la sorte suspendue au toit de ma boutique, je dois reconnaître que suite à mon instinct de préservation vient un grand amusement vis à vis de la situation. Mon âme d'enfant prend le dessus et là je pourrais tirer la conclusion suivante. J'ai beaucoup étudié les diverses croyances existantes dans le monde, et vous ne ressemblez à aucune des chimères que les diverses races de ce monde ont eu besoin de créer pour expliquer les choses inexplicables. Vous pourriez dans le meilleur des cas être un des gnomes qui accompagne le gros bonhomme jovial qui passe au milieu de l'hiver par les cheminées pour distribuer des cadeaux. Mais si c'était le cas vous seriez très en avance sur la date et de toute façon je ne me rappelle pas avoir commandé une sourie morte dans une lettre où j'aurais précisé clairement que j'ai été très sage. De plus l'absence du traîneau et du gros bonhomme jovial me conforte dans cette idée.
J'en viens donc à faire appel à mon âme de commerçant, mais j'abandonne tout aussi vite cette idée car jusqu'à ce jour, de tous les clients venant volontairement chez moi faire des affaires, tous sont passé par la porte. Admettez que si vous étiez un acheteur potentiel, vous ne seriez pas passé par le toit. Ou alors vous faites preuve d'un manque total de savoir-vivre.
Il ne reste donc plus que la possibilité que vous soyez tout simplement un vagabond qui cherchait la chaleur d'un refuge dans le vif froid de ce début d'hiver. Et je suppose que la cheminée de ma boutique, devait faire un très bon réchaud pour faire mijoter votre repas. Une légère maladresse combinée à une perte d'équilibre inopinée vous a donc amenée à ce rebord de toit juste au-dessus d'un tonneau remplis des eaux de pluie que le froid nocturne a transformé en un funeste bain givré.
Donc il ne tient qu'à vous de confirmer le laborieux cheminement vers cette hypothèse du vagabondage en hochant simplement la tête. Si c'est le cas je vous déposerais loin de la froide fin qui pourrait vous attendre. Et n'essayez pas de me mentir car nonobstant le fait que je vois de suite dans le regard de mes interlocuteurs la sincérité de leurs dires, j'ai à ma connaissance quelques sortilèges très pratiques pour lire dans les pensées.

*Suite à ce long et ennuyeux discours Keavalor se fendit d'un large sourire et interrogea du regard la gnome.*

Alors ?

Edité par Keavalor le 09/10/2008 à 19h37
 
Polye de Narnara
#368 Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 09/10/2008 à 20h24  
*Polye n'avait pas tort, cet ermite était vraiment louche! Quant à bulle étrange et à son tonneau d'eau froide... D'ailleurs, c'est infâme de la part d'une érudite personne de menacer une gnome de 59 centimètres de haut, frêle comme un gardon avec des cheveux cuivrés en bataille sur la tête, possédant une petite dague d'une lame aussi grande qu'un index (celui de la main hein... pas celui de la bibliothèque de la guilde des érudits, mettons tout de suite la situation au clair), d'une baignade improvisée dans de l'eau froide. De l'eau froide...
Même que c'est froid l'eau froide. Même que j'aime pas ça. Pense Polye, emplie d'un fugace bon sens.
Après cette réflexion plus que minime comparée à celle plus que fournie en circonvolutions et digressions en tout genre d'autre personnage censé être plus qu'érudit, mais finalement plus que fou et aliéné (oserions nous esseulé? Oui! Tant qu'à faire, ne mâchons pas nos mots!), la gnome ne dit plus rien et se contente de dessiner dans l'éther de la bulle qui se déforme sous son habile tracé. Bien sûr, elle écoute d'une oreille distraite Ké'aval'l'or, l'ermite qu'elle a décidé louche (mais oui, souvenez vous de ses aprioris à venir demander asile dans la chaumière isolée au beau milieu de nulle part... Euh, pardon, de la forêt... La forêt est quelque part, forcément, mais c'est à la fois un nulle part où l'on rencontre de drôle de créature et notamment des souris volantes et des tonneaux d'eau gelée... ahem, reprenons).
Mais il est cinglé ce humain! Panique Polye. En plus il parle trop vite j'comprends rien... C'est qui Nono Stan? Et pourquoi il parle de souris piégée? C'moi qui l'avais attrapé, j'l'ai pas piégée pour l'attraper...
Visiblement, la gnome est un peu perdue. Quoi qu'il en soit, elle hoche la tête puisque c'est ce que lui demande Aval'or le nénémentiste d'éther et puis que de toutes manières elle n'a rien à se reprocher si ce n'est d'avoir fait tomber la moitié de son deuxième petit déjeuner dans la cheminée d'un étranger (poils au nez)!
Cependant, comme une journée mal commencée a du mal à s'arranger (d'ailleurs un certain penseur du nom de Lo Ren Ts l'a si brillamment expliqué après sa longue errance dans une secte dirigée par Mat et Matic, deux personnages très étranges que Polye a eu l'occasion de rencontrer sur sa route lorsqu'elle est arrivée par hasard à Duruune), voilà que la gnomette commence à suffoquer dans sa bulle. Etrangement, toujours, ses lèvres commencent à prendre une teinte bleuâtre pas très jolie à voir…
Au fait, saviez-vous que les grains de poussière n'avaient pas d'yeux?*
 
Keavalor
#369 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 10/10/2008 à 13h19  
*La gnome sembla virer au violet dans sa bulle d’éther. D’un mouvement imperceptible il la fit descendre des hauteurs et la posa au sol où il put la relâcher. L’intruse reprit sa respiration et dévisagea le tanneur d’un regard légèrement réprobateur.*

Mes excuses pour le désagrément occasionné. Pour me faire pardonner je vous invite à me rejoindre à l’intérieur où je vous offrirais avec plaisir un petit quelque chose à manger en compensation de ce que mon ami vous à involontairement volé. Ma boutique est toujours ouverte pour les vagabonds de passage dans la région.

*Le tanneur se fendit d’une révérence en invitant la gnome à rentrer dans la bâtisse.*
 
Polye de Narnara
#370 Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 10/10/2008 à 19h56  
*Hop, debout la gnome! Polye assise dans l'herbe détrempée claque des dents tout en essayant de reprendre une respiration normale. Finalement, l'éther c'est bien, mais pas trop.
La gnomette essuie ses mains terreuses sur son pantalon, gardant le silence (chose extrêmement rare, mais quand on vient de passer à côté de sa première mort par asphyxie, il est normal d'observer une minute de silence. Enfin observer... faire quoi... Mais vous l'aviez compris). Soudain, l'humain prononce un des mots magiques qui font tilt dans l'esprit de Polye : manger.
Et voilà la gnome emplie d'une furieuse énergie de vivre (manger, voilà une belle invention (de facture gnome, sans aucuns doute)), elle se lève, se redresse, se masse les lombaires, répond "ouais" à la proposition de l'élémentaliste et file au trot vers la porte d'entrée. Quand elle est devant, elle s'arrête et passe la tête pour découvrir l'intérieur et pour faire un repérage. Niveau d'alerte : code rose bonbon. Y'a un gros chat louche qui la suit de près et la pièce dispose d'un fauteuil aussi vieux que son arrière grand-père gnome, et les Primordiaux seuls savent de combien est âgé l'honorable vieillard. Polye passe la porte et se retourne vers son hôte.*

Eh, 'l pas dang'reux quand même ton gros chat? *questionne Polye qui a évalué la taille de l'animal du regard (et à la taille des oreilles aussi).
Quant à l'intéressé poilu, il laisse échapper un bâillement la gueule grande ouverte qui fait frissonner la gnome déjà congelée.*
 
valso
#371 valso (Etudiant en Médecine | niveau 3) le 11/10/2008 à 01h08  
*J'entre dans la boutique pour m'acheter un blouson qui peut resister aux fleches (si ça existe ) .*
Bonjour Keavalor je voudrais savoir si un louson qui résisterat aux bflèches existerait ?
Et si oui est-ce-que vous pouvez m'en faire un dans la semaine ?
 
Keavalor
#372 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 13/10/2008 à 13h32  
en réponse au message #370
Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3)
le 10/10/2008 à 19h56
*La gnome une fois libérée s'avança vers l'entrée de la boutique qu'elle inspecta d'un oeil prudent. Le comportement et les dires de Keavalor n'allant pas aux primes abords dans le sens d'un mental tout ce qu'il y avait de plus stable, il fallait s'assurer que la boutique en plus de faire asile à un original au raisonnement douteux, ne fasse pas non plus office de chambre de torture ou autre joyeuseté pouvant mener sur une terrain favorable à un décès prématuré.
La boutique ressemblant à n'importe qu'elle cabane de vagabond la menace d'un quelconque donjon des douleurs pouvait être écarté. Mais un regard pénétrant rivé sur le dos de la gnome attira l'attention de cette dernière sur son hôte. Ou plus précisément sur ces deux hôtes.
Il aurait été difficile de ne pas faire attention à la présence de l'énorme félin qui semblait s'être lié d'amitié avec l'élémentaliste. Le lynx laissait paraître un calme trompeur dans le déroulement de la rencontre. N'importe quelle personne pouvait parfaitement lire dans le regard du loup-cervier que la faim était une de ses préoccupations les plus tangibles. Et l'observateur n'étant guère plus grand que la dite bestiole au garrot, il y avait forcément une certaine méfiance qui s'imposait à l'esprit du potentiel repas.
Simple coïncidence ou fait volontaire du lynx au regard inquiet de la gnome, ce dernier se fendit d'un bâillement qui dévoila une superbe collection de dents immaculé et à n'en pas douter tranchantes à couper des cailloux. Devant cette magnifique exposition de crocs Keavalor put déceler dans le regard de la gnome une vague de crainte latente ressurgir et prête à attiser un instinct de survie fort développé. Chez les vagabonds, cette aptitude à rester en vie est rarement mise à défaut. Les observations de l'élémentaliste furent confirmées lorsque la gnome s'enquit de la sociabilité du félin. Le tanneur laissa échappé un petit rire amusé et répondit à l'intéressée. *


Je ne me porte pas garant sur l'influence que l'estomac de mon ami a sur sa courtoisie. Il est un compagnon fidèle mais très indépendant et caractériel. Mais je peux vous assurer qu'en ces lieux et tant que je serais là il ne tentera pas de goûter votre chair sans mon accord. Et puis de toute façon, si rustre qu'il puisse paraître, il aime faire de nouvelles connaissances.

*Tendant le bras vers la porte le tanneur invita la gnome à rentrer. Cette dernière s'exécuta, sembla-t-il à demi rassurée, suivie de son hôte.
A l'intérieur il régnait une chaleur réconfortante. L'odeur des cuirs tannés était peu présente mais c'était tout à fait normal aux vues de l'abandon qu'avait connu la boutique ces derniers mois. Néanmoins la propreté des lieux ne pouvait être mise en défaut. Le maître des lieux invita d'un signe son invitée à prendre place à l'un des sièges disposés devant l'âtre et se dirigea vers le comptoir.
Il disparut derrière durant un petit moment à la recherche de quelque chose de bien spécifique. Après quelques tintements de vaisselle et divers bruits à l'origine inconnue, il réapparut muni d'une bouteille et de deux coupes en terre cuite. La bouteille semblait sortie du fin fond des siècles. Couverte de poussière, le verre était impénétrable au regard et le niveau du contenu était impossible à définir, tout comme sa nature. Sans doute contenait-elle quelque obscur breuvage sans âge, comme on en retrouve parfois par hasard dans les caves oubliées.
Keavalor prit place dans son fauteuil tout en posant la bouteille et les deux godets sur la petite table devant lui. Il suspendit la théière au-dessus du feu. Il adressa un large sourire à la gnome.*


Pour commencer, puis-je vous offrir une boisson qui vous réchauffera des froidures de ce matin ? Un peu de thé ou peut-être un peu d'eau de vie naine ?

*Le tanneur indiqua d'un geste la bouteille sans âge trônant au milieu de la table. Les boissons proposées étaient aussi différentes l'une de l'autre. Autant le thé était un breuvage courant et apprécié de tous, autant l'eau de vie naine faisait partie de la catégorie de breuvage à consommer avec modération mais aussi avec beaucoup de précaution. Il était de notoriété publique que les alchimistes usaient parfois de l'eau de vie naine, pour la réalisation de potion hautement explosive ou corrosive. De toute façon, l'eau de vie naine seule était déjà un très bon mélange pour faire sauter toute une ville ou pour dissoudre bon nombre de métaux.*

*C'est à ce moment qu'un jeune elfe entra dans la boutique sans crier gare. Le lynx fut semble-t-il pris à défaut car il leva vivement la tête près à réagir. Aurait-il privilégier une attaque ou une fuite ? Il était le seul à le savoir.
Le parlé du jeune elfe était étrange. Il demanda au tanneur s'il existait un « Louson » qui serait capable de résister aux « Bflèches ». Keavalor mit un certain temps à comprendre la requête du jeune elfe. Il semblait parler cet étrange langage perdu que certains nomment le « Essaimhesse ». Mais ce patois avait quelques similitudes avec l'idiome de la région et le tanneur comprit tout de même la demande. Contraint et forcé, il reporta son attention un court instant de la gnome, auprès de laquelle il s'excusa, au jeune elfe.*


Bonjour à vous.
Hélas jeune ami je ne peux pas réaliser de blouson capable de résister aux flèches. Et même si cette réalisation était dans mes capacités, j'ai bien peur que le prix serait pour vous tout simplement exorbitant. Je connais peu d'homme dans ce monde possédant une fortune suffisante pour se payer l'équivalant d'une armure en mithril.
Vous me voyez navré.

Edité par Keavalor le 13/10/2008 à 13h33
 
Polye de Narnara
#373 Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 20/10/2008 à 20h23  
*Thé ou eau de vie. Eau de vie ou thé... C'était tentant... Enfin tentant, il faut se poser la question en tout cas. Quoi que l'eau de vie naine, de ce que Polye en a entendu dans son enfance, mieux vaut s'en tenir éloigner. Le plus possible. D'ailleurs une légende revient à l'instant dans les méninges de la gnome à propos des vapeurs d'eau de vie naine. Elle a entendu raconter un jour par la demi-cousine germaine de sa tante maternelle que son arrière arrière grand père paternel, un fameux inventeur gnome un peu dérangé qui avait utilisé des vapeurs d'eau de vie naine à haute pression pour découper une plaque de métal. Le problème dans l'histoire c'est que la plaque avait bien été coupée, mais un peu trop car à la fin... y'avait plus de plaque du tout! Comme quoi, l'eau de vie naine à bien y réfléchir...*
Moi j'préfère quand même l'sirop d'grosseille. Y'a pas peinture.
*Tandis que la gnome se perd en conjectures, le tanneur commerce avec un drôle d'elfe (un humain aux oreilles pointus pour Polye, mais par soucis de compréhension pour le lecteur nous appelerons ses gens des elfes. Et puis elfe, c'est plus court à écrire). Quand la gnome s'apprête à donner sa réponse finale, le gros chat recommence son numéro de baillement.
Mais il le fait esprès c'ui là ou quoi? S'étonne Polye à demie rassurée.
Les dentitions trop blanches et trop bien fournies, Polye n'a jamais pu s'y faire. Depuis le jour où son père avait débarqué avec un canique nain pour lui essayer des systèmes de ferme-bouche. Cet inventeur avait eu l'idée farfelue de demander à ses enfants de passer à côté du chien (petit, argneux et surtout méchant!!) pour voir si le système fonctionnait correctement. D'ailleurs rien que d'évoquer le sujet, Polye en est toute retournée. Pauvre gnomette...
Elle chasse ses mauvais souvenirs en secouant la tête et grimpe sur le dossier du fauteuil.*

Eh Ke aval or! J'veux bien du thé en fait.
 
Keavalor
#374 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 21/10/2008 à 13h43  
en réponse au message #373
Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3)
le 20/10/2008 à 20h23
*Devant les révélations du tanneur vis à vis du prix d’un « Louson » capable de résister aux « Bfleches », le jeune elfe resta sans voix. Comment un simple bout de cuir taillé et enchanté pouvait-il atteindre le prix d’une armure dont la réputation, quant à sa résistance et son prix, n’était plus à faire. Keavalor aurait certainement put travailler sur un tel projet, mais le temps qu’aurait demandé cette réalisation ainsi que sa valeur finale aurait atteint des sommets. Le jeune elfe avait plus de chance de prendre possession d’une armure de mithril en soudoyant un nain lors d’une longue dégustation d’eau de vie naine que d’acheter en oros sonnant et trébuchant le gilet enchanté. Encore aurait-il fallu que le jeune elfe soit capable d’ingurgiter une quantité d’eau de vie naine suffisante pour saouler un nain sans lui-même perdre connaissance dans un coma éthylique ou sans perdre la vie dans un grave accident de nature explosive.
Le silence s’appesantit dans la pièce et le tanneur prit le mutisme de son jeune client pour une résignation devant l’impossibilité d’acquérir le produit tant désiré. Il considéra le client d’une dernier regard d’excuse et se rappela que la gnome était toujours dans sa réflexion sur la nature du breuvage qu’elle allait absorber.
La gnome, elle, était en proie à une grande méfiance envers le félin qui revendiquait dans chacun de ses mouvements la pleine propriété des lieux et des potentiels repas qui pouvaient s’y trouver. Peut-être la gnome se comptait-elle dans la catégorie des repas présents dans la pièce. Il est toujours difficile de définir ce que pense un Lynx. Le regard pénétrant qu’ils arborent généralement peut pousser à bon nombre d’hypothèses quant à leur projet immédiats.
Le lynx s’assit sur son séant et entreprit de faire sa toilette tout en gardant une œil sur la gnome. Après une belle démonstration de son équipement de crocs, il déploya d’un geste rapide sa très belle collection de griffes acérées qui tenaient plus du cimeterre que de l’excroissance ongulaire que chacun sait redoutablement développé chez les félins et entreprit de se lécher les pattes. Il affichait une lascivité éhontée se rendant, sans contestations, maître de la situation. Il était difficile pour une personne présente de ne pas être subjugué par la présence du félin. Il était manifeste que le lynx prenait plaisir à mettre mal à l'aise la gnome.
Le tanneur décida de mettre fin à ce numéro stupide interprété par le lynx. S’approchant de la chaise il colla un léger coup de pied dans le derrière du lynx. La réaction ne se fit pas attendre, de la patte touchant le sol sortirent quatre griffes qui se plantèrent profondément dans le plancher de la boutique. Le loup-cervier adressa un regard meurtrier au tanneur et s’en retourna devant l'âtre pour achever la sieste qu’il avait commencé.
Une fois le risque du lynx éloigné la gnome sembla se détendre et calculer ce qu’elle allait prendre à boire. A n’en pas douter, elle devait connaître les propriétés explosives et corrosives du breuvage nain et alors même que le tanneur s’approchait des fauteuils pour s’acquitter des devoirs de la bienséance envers l’invitée, cette dernière grimpa sur le dossier et demanda au tanneur un simple thé. *


Je vous sers ça de suite.

*L'élémentaliste s’avança vers le feu et retira la théière de l'emprise de la flambée. Muni d’un petit torchon et d’un filtre il servit un thé bouillant à la gnome.*

Je pense que ce breuvage vous fera le plus grand bien. Ces prémices d’hivers s’avèrent relativement rudes. Je pense que les premières neiges ne tarderont pas à tomber.

*Il réinstalla la théière non loin du feu pour maintenir la température et s’assit dans son fauteuil sans faire grand cas de la présence effacée du jeune elfe qui n’était toujours pas sortis de son mutisme nait de l'annonce du prix de l'article. Keavalor considéra la gnome en se fendant d’un large sourire.*

Alors ? Que faites vous dans la régions ?
 
valso
#375 valso (Etudiant en Médecine | niveau 3) le 22/10/2008 à 16h40  
en réponse au message #372
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 13/10/2008 à 13h32
Ce n'es pas grave mais merci quand même .
Mas j'aurais besoin d'un blouson pour partir à l'aventure pouriez-vous m'en conseiller un pas trop cher et qui tient chaud ?
 
Polye de Narnara
#376 Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 28/10/2008 à 15h29  
en réponse au message #374
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 21/10/2008 à 13h43
*Du fond de son fauteuil, Polye tend les bras vers la tasse fumante que lui apporte Keavalor.*
Merci... Awa! Qu'c'est chaud ça!*s'exclame la gnome en se brûlant le bout des doigts.*
*Elle pose la tasse sur ses cuisses qui ne tardent pas à prendre la même température que le thé (c'est-à-dire que notre chère Polye est gentiment en train de se brûler les cuisses), mais elle a eu si froid qu'elle est prête à supporter un trop plein de chaleur. Son dos se détend et bientôt la gnome s'enfonce dans le dossier du fauteuil. En attendant que son thé ne refroidisse, Polye se prête au jeu de questions-réponses que semble entamer l'humain louche (mais sympa) nommé Ke'aval'or.*
Baah... C'que j'fais? Bah... J'me ballade en attendant deux ou trois siècles que des foutus vieillards crèvent! *Etranges révélations que celles de Polye... et dites sur un ton si léger, on ne peut deviner qu'en sachant la vérité que ses paroles ne sont pas de l'humour gnomesque. D'ailleurs, le visage de Polye se fend d'un grand sourire. *
Bon mais sinon bah... J'sais pas trop. J'vagabonde quoi... Mais j'manque de argent alors du coup j'squatte un peu où j'peux. Et toi, t'fais quoi dans les régions?
 
Keavalor
#377 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 29/10/2008 à 08h30  
*Après avoir servit le thé à son invitée le tanneur entreprit de se servir lui-même. La tache n'était pas aisée quand on connaît les risques qu'entraînent la manipulation d'eau de vie naine. Délicatement il déboucha la bouteille sans age et la pencha doucement pour laisser sourdre le liquide si réputé. La cuvée embouteillée était relativement vieille. Keavalor était parvenu grâce à ses contacts dans la gent naine à dégotter un cru sans age. Mais ce dernier lui avait coûté une grosse quantité d'argent et d'interminable négociation avec le maître de chai qui était naît l'année de cette cuvée. Et quand on savait le dit maître de chai faisait partie des anciens des mines on pouvait aisément comprendre la difficulté à s'approvisionner en une eau de vie de cette qualité. Keavalor remplit le petit verre et reboucha la bouteille non sans un certain soulagement en constatant que sa boutique était toujours en un morceau.
Sorti de sa torpeur le jeune elfe présent dans la boutique s'adressa au maître des lieux et demanda s'il était possible que lui soit fait un simple gilet qui à défaut de le protéger des flèches le protègerait des implacables aiguilles du froid hivernal. Le tanneur acquiesça à la requête du jeune elfe et promit l'article pour la semaine suivante.
Keavalor reporta alors toute son attention sur Polye. La gnome semblait pratiquer dans la région un simple vagabondage, comme le laisserait présager sa condition de vagabonde. Mais une chose dans les dires de son invitée interpella le tanneur. Elle semblait être dans l'attente du passage ad patres de quelques vieillards. Elle avait dit ça sur un ton anodin ce qui eu pour effet de frapper la logique de Kea' avec un léger retard mais la remarque se rappela à la conscience du tanneur avec une force qui le poussa à laisser paraître une moue dubitative sur son visage illuminé par les effets de l'eau de vie naine.
Etait-ce là une façon propre à la gnome de dire qu'elle toisait le temps comme tout le monde en ce bas monde ? Le tanneur ne parvint pas à s'en convaincre. Sans s'inquiéter des changements de la mine du tanneur la gnome continua sur sa lancée en lui révélant à demi-mots qu'elle serait, si l'occasion s'en présentait, intéressée par un quelconque travail. Puis elle s'enquit des occupations de son hôte.
Troublé par la partielle étrangeté des propos de la vagabonde, Keavalor répondit à la question.*


Et bien pour l'instant je n'en fait pas plus que vous. Même si je dois admettre que je n'attends pas spécialement que les aïeux de la région passent d'un monde à l'autre. Je suis là de retour après une longue absence. En attestent le peu de stock que j'ai dans ma boutique en ce qui concerne les peaux fraîches à tanner et les quelques toiles d'araignées qui ont résistée à mon rapide ménage.

*Keavalor considéra un court instant le foyer rougeoyant qui dispensait sa douce chaleur en ces lieux tout en sirotant, non sans quelques précautions, une nouvelle gorgée d'eau de vie naine.*

Si vous êtes intéressée, je peux vous proposer de gagner quelques menues économies en travaillant pour moi. J'ai déjà une commande à honorer pour la semaine prochaine et il me faut en même temps refaire mon stock de fourrure. Le temps que je vais passer à chasser m'empêchera de commencer le travail. Votre aide ne serait pas de trop.
Bien évidemment, libre à vous d'accepter.

Edité par Keavalor le 29/10/2008 à 18h21
 
Polye de Narnara
#378 Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 29/10/2008 à 21h53  
*Huuum... La gnome réfléchit. C'est vrai que la proposition est tentante...
Polye regarde ses petites mains et se met à penser. Que va-t-elle bien pouvoir faire pour rendre service à un humain? (et surtout à un humain qui est capable d'enfermer des gnomes dans des bulles...) Oh et puis qui ne tente rien n'a rien et en deux siècles, il faut bien faire quelque chose pour passer le temps...*

Bon, c'est d'acc! Par contre, j'sais pas faire tes trucs moi... Faire d'la couture et des habits... Moi c'tait ma mère qui les f'sait pour nous à la maison. Mais c'est moi qui f'sais mes plans de mes habits! J'avais commencé aussi à faire un plan pour un truc qui f'sais que quand on appuyait d'ssus bah ça f'sait du bruit à une heure qu'on avait décidé pa'c'qu'en fait c'tait relié à la pendule d'la cuisine. Mais j'l'ai pas fini... *Polye essaye de parler d'un minuteur de cuisson, mais elle confond en même temps avec les plans de son paternel qui avait entreprit de créer le réveil mais qui finalement avait opté pour une autre solution à savoir adopter un coq et lui tirer les plumes à chaque fois qu'il avait besoin de faire une sonnerie.*
Aussi c'que j'sais faire c'est vend'e des trucs. Ça, j'sais faire, y'a pas de doute! *Polye se montre de la main.*
Alors, qu'est-ce qu't'en penses?
 
Keavalor
#379 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 31/10/2008 à 08h25  
*La gnome accepta la proposition du tanneur non sans émettre quelques réserves quant à ses capacités à faire du travail de couture. De prime abord la gnome semblait plus portée sur la réalisation de projet dans le domaine de l’évolution technologique que sur le travail séculaire du cuir. Qu’a cela ne tienne la dextérité demandée dans les créations technologiques gnome était bien plus rigoureuse que dans la réalisation d’une couture. S’enfilant une nouvelle rasade d’eau de vie naine, Keavalor conclut cette entente professionnelle. *

C’est entendu. Mais ne vous mésestimez pas dans votre capacité à travailler le cuir. Le travail de couture que je réalise généralement ne demande pas autre chose qu’un peu d’application au contraire des inventions sur lesquelles vous avez déjà travaillé, semble-t-il. Toute fois si vous ne parvenez pas à vous y faire vous pouvez toujours tenir le comptoir pour accueillir les clients. Le fait est que je risque d’être souvent absent pour refaire mon stock de fourrure, votre présence en ces lieux sera une chance pour la pérennité de mon commerce depuis trop longtemps inactif.

*Il considéra la gnome d’un regard intéressé et repris sur la lancée*

Mais j’ai, dans notre conversation, décelé quelques points obscurs quant à vos motivations principales dans la région. Vous semblez avoir fait mention de votre attente à voir les aïeux du pays trépasser dans le but de quelques étranges projets. Qu’entendez-vous par là ? Verseriez-vous un intérêt certain pour la nécromancie ou pour toute autre chose touchant à la mort ?
 
Polye de Narnara
#380 Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 02/11/2008 à 22h45  
*Un, deux, trois allons dans les bois. Quatre, cinq, six cueillir des cerises... Ahem... Les yeux de Polye s'ouvrent de plus en plus pour finir aussi ronds que des soucoupes.*
C'est qui ça 'Cromancie? C'est un d'tes copains?
*Notre petit grain de poussière éclate d'un fou rire sans nom et se roule par terre. Comment la gnome fait-elle pour ne pas connaitre la nécromancie? Mais comment fait-elle?? Et puis d'ailleurs, c'est quoi "aïeux"? (Oui, les grains de poussière non plus ne sont pas très "culturés", les pauvres...)
Quoi qu'il en soit, la gnomette semble un peu perdue. L'humain emploie trop de mots compliqués, d'ailleurs, Polye a mal à la tête. Ses yeux commencent à reprendre une dimension normale et ses paupières commencent à osciller. Un grand silence s'installe dans la pièce. Keavalor n'a toujours pas eu sa réponse, et il va devoir "s'asseoir dessus" comme on dit.
Non, pas dormir Polye. Non... non... Pas dormir! Allez hop! Debout les paupières, on s'ouvre, la journée n'est pas finie, et midi n'est même pas encore arrivé!! Debout!!
Polye ouvre brutalement les yeux, prise d'un genre de spasme convulsif (comme piquée par le grain de poussière quoi...) et manque de renverser la tasse posée sur ses genoux.*

T'as dit un truc?
 
Keavalor
#381 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 04/11/2008 à 18h55  
*La gnome mit un certains temps à répondre au tanneur et la réponse donnée ne fut pas celle escomptée. Cela tenait plus de la question que de l’explication. Elle semblait en proie à un conflit physique de grande envergure. Ses paupières avaient lancée un offensive fulgurante en tentant de se fermer pour contrer la volonté de son esprit à rester éveiller. Le sourire avait décidé de s’allier avec les paupières et commença à exprimer le rictus beat du dormeur mais manifestement le reste du visage ne partageait pas cette volonté du sommeil et se tenait lui aux cotés de l’esprit.
Dépité du manque d’attention qui lui était accordé le tanneur compris que toute réponse à ses question lui serait, dans le meilleur des cas, fournit après un sommeil réparateur.
La gnome s’enquit donc de ce que disait l’élémentaliste. *

Non c’est bon laissez tomber. Je vois que la fatigue vous gagne et qu’un profond sommeil serait la bienvenue. Il y ‘a une chambre libre dans l’arrière boutique. Si vous désirez vous reposer un peu prenez-y vos aises.
 
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