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Keavalor
par Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 11/12/2005 à 22h44  
*Keavalor s'était lancé dans la préparation des peaux du gibier qu'il ramenait de ses chasses et les vendaient au marché à toute la populace de la ville. Le forgeron lui achetait ses tabliers, les belles demoiselles pouvaient trouver des fourrures de qualités pour s'en parer lors de soirées importantes, les armuriers lui achetaient un cuir pour les armures et les armes, très résistant.
il vendait la viande aux differentes auberges de la ville pour un prix modique.
Mais un problème se posait à lui depuis peu. Le tannage ne se fait pas sans quelques inconvenients, et son travail pouvait parfois mettre à malaise les sinus les plus bouchés.
Aprés quelques réflections de la part des habitants de la ville, il se décida à chercher un lieu isolé des capacités olfactives de tous pour pouvoir travailler sans déranger personne. Il trouva ce lieu en rentrant dans la forêt, à l'ouest, à environ une heure de marche prés d'un petit ruisseau, qui s'écoulait vers le sud. Une ancienne cabane de chasseur, abandonnée s'y trouvait.
Il contempla l'édifice délabré pendant un petit moment jugeant du travail à effectuer avant de pouvoir y travailler.*

Ça devrait aller c'est assez grand pour faire office de magasin et puis si un vagabond passe par-là, la pièce de derrière, peut servir de refuge pour la nuit.
aller! au boulot!


*Le temps passa et clients après clients la cabane fut rénovée. Keavalor doté d'une patience en or, fit du tas de planches vermoulues et recouvertes de lichens qu'était la ruine qu'il avait récupéré, un charmant magasin qui se fondait parfaitement dans le décor de la clairière. Du moins comme pouvait se fondre un nez au milieu d'un visage. Ça faisait un peu tache mais ça faisait tellement de temps qu'on le voyait qu'on n'y faisait plus gaffe.
Au fil du temps, il agrandit le bâtiment qui au final possédait plusieurs pièces.
En entrant, on pouvait découvrir une salle assez petite, faiblement éclairée par deux fenêtres et assez bien rangée. Une cheminée de pierre couvrait le mur du fond. Le mobilier était sommaire. Deux fauteuils sans âge étaient disposés devant l'âtre et un troisième attendait de satisfaire le fondement fourbu d'un autre visiteur. Au milieu de la pièce se situait une petite table, que nombre de personnes, dans l'ignorance aurait définit comme un guéridon, tellement elle semblait insignifiante. Généralement elle était recouverte d'un tas de rouleaux de peaux prêtes à être tannées. A gauche de la porte se trouvait le comptoir prolongé lui-même par un petit meuble, où le tanneur rangé sa vaisselle et sa précieuse bouteille d'eau-de-vie naine. Aux poutres parfois pendaient des peaux qui n'avaient pas réussit à trouver une place suffisante, pour éviter la chute, sur la table. A gauche de la cheminée une porte donnait sur un petit couloir qui distribuait trois autres pièces qui le cas échéant pouvait servir de logement d'appoint pour tout vagabond de passage.
Comme le nom « Au Cuir d'Yria », la réputation du tanneur se fit plus importante dans Duruune. Ville la plus proche. Peu à peu il fidélisa sa clientèle et sa petite entreprise ne connaissait pas la crise.
Il fut un temps où un jeune homme du nom de Dar Kahol croisa la route du tanneur. Ce dernier lui proposa de travailler pour lui à la rénovation des livres de la bibliothèque de Melmiriel. Il fut le premier employé des entreprises « Au Cuir d'Yria » entreprise qui d'ailleurs ne dépassa que rarement le nombre de deux employés. C'est à dire le patron, en l'occurrence Keavalor, et de vaillants travailleurs de passage dans la région à qui il offrait l'occasion de trouver une situation suffisante pour démarrer dans notre chère communauté.
Grâce au bénéfices qu'il tira de son travail il racheta un petit bâtiment en ville qui lui servait de dépôt pour des livraisons importantes. Le dit dépôt se situait à l'angle de la rue des Joyeux Nains coincé entre une boulangerie naine, réputé pour son pain tant au niveau culinaire que militaire, et la bibliothèque qui était propriété de Melmiriel, chef de rayonnage de son état.
Un lynx établit son territoire de chasse autour de la cabane, ou bien est-ce le druide qui s'est installé sur le territoire, nous ne le sauront certainement jamais. En tout cas une amitié est née entre Kea et ce félin. Il se pourrait qu'à l'occasion les visiteurs à la boutiques se voient accueillit par une boule de poil hérissée de griffes et affligé d'un mauvais caractère à cause des longes périodes d'absence du tanneur qui l'empêche d'attraper des proies faciles, en l'occurence le gibier ramené par le tanneur le soir.. *


Edité par Keavalor le 09/10/2008 à 07h22
 
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Discussion liée : 388 messages, dernier de Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 20/11/2008 à 22h03
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Harald Le Rouge
#342 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 12/04/2007 à 00h59  
*La grande et svelte jeune femme aux jambes légèrement musclé par l'exercice régulier de la course à pied alla s'assoir sur l'un des fauteuils désignés. Tout observateur humain normalement constitué pouvait apprécié la beauté singulière de celle-ci. Et malgré la poussière qui la recouvrait tout entiere, elle paraissait fraiche comme une rose cueilli dès l'aube. Son surcot de lin dépassait de sa légère armure de cuir toute rapiécé. Son ample pantalon vert foret caractéristique de sa profession était par endroit souillé de terre couleur ocre que l'on trouve dans les méandres du fleuve et plus précisément au Gué de l'arbre Mort. Et en prenant place fit à son hôte le plus chaleureux des sourires*

Hé bien, pourquoi pas? Après 3 jours de promenade, il est plus que temps que je me rafraichisse le gosier avec autre chose que de l'eau de pluie. Je suis revenu en ville pour obtenir quelques travails mais avant tout, certaines réparations s'imposent sur l'armure légère que je porte. A moins que vous n'ayez quelques nouveautés à me suggérer pour la remplacer. Il me faudrait aussi une ou deux sacoches de voyage qui pourrait me servir à autre chose à l'occasion. Au fait, mon nom est Harald... Et ne me regardé pas ainsi, ce n'est pas de ma faute si mon père m'a nommer ainsi... Et votre nom déjà? J'ai si peu la mémoire des noms.

*Fit elle souriant de plus belle en regardant Caranthir*
 
Caranthir
#343 Caranthir (Druide | niveau 12) le 12/04/2007 à 11h08  
en réponse au message #342
Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7)
le 12/04/2007 à 00h59
*Caranthir observait Harald tout en s’activant pour préparer le thé. Au moins, l’arrivée de la jeune femme permettait à son esprit de ne pas trop se focaliser sur Aelindra. Cependant, il restait un malaise qui l’empêchait de remarquer la silhouette féline de son interlocutrice. Il lui semblait néanmoins que celle-ci possédait une certaine assurance qu’il mit pour partie sur le compte de sa jeunesse.
Il ramena ses longs cheveux sombres et fins sur une épaule afin de se pencher au-dessus du feu pour y déposer la théière. Lorsqu’Harald lui parla de son armure de cuir, il posa son regard sur ce vêtement et constata l’usure du matériau recousu en maints endroits et renforcé par des pièces qui avaient été ajoutées ultérieurement. Lorsqu’elle lui demanda son nom, son visage prit un air amusé.*

Caranthir Eledhwen. Mais vous pouvez m’appeler Caranthir. Quant à votre nom, rassurez-vous, il ne me surprend pas. Moi-même, je ne connais pas l’origine du mien. *Il s’installa dans son fauteuil. Les rayons de Solinar déclinant n’atteignaient plus complètement la fenêtre et les ombres s’agrandissaient doucement dans la pièce, luttant avec la clarté du feu. Un léger sifflement se fit bientôt entendre dans la théière.*
A en juger par vos atours, il me semble que vous venez d’arriver dans la région après un long voyage. Me trompé-je ? Votre armure de cuir me semble bien usée. *Il se pencha en avant pour l’examiner. Du bout des doigts, il éprouva certaines coutures qui étaient bien fatiguées, sans se soucier de la gêne que pourrait ressentir Harald à ce contact. Il fit une moue dubitative.*
Mmh… Je pourrais vous la ravauder, mais elle est en bout de course. Si vous le désirez, je peux vous en confectionner une nouvelle. Il me suffit de prendre vos mesures et vous pourriez venir la chercher dans deux jours. Qu’en pensez-vous ?
*Il s’empara de la théière et servit le breuvage brûlant dans deux tasses.*
 
Harald Le Rouge
#344 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 12/04/2007 à 16h36  
*Avec amusement Harald regarda Caranthir qu’elle voyait sourire du coin des lèvres. Lorsqu’elle entendit son nom, un souvenir enfoui remonta à la surface sans pour autant que le reste, demeurant dans la pénombre de son subconscient, soit clair. Dans sa jeunesse, elle avait connue une vielle elfe qui avait tenté de lui enseigner l’histoire des races d’Yria. Toutes ces histoires avait pour elle un relent de vielles légendes sans grandes importances ne retenant que ce qui pouvait être utile à sa survit dans la nature. Seul quelques détails épars resurgissait parfois dans ses pensées ou dans ses rêves.*

*Harald prenant la tasse que lui tendait Caranthir laissa cependant échapper cette réflexion*

Une vielle amie elfe m'a déjà conté l'histoire d'un certain Carnistir ou Cranthir, je ne me souvient plus très bien. Le votre doit tiré son origine de l'un de ces anciens prénom elfique. J'en ignore cependant la signification.

*Puis après avoir pris une couple de gorgée*

Je craint que vous n’ayez raison pour ce qui est de mon armure. Mon père me l’a donner il y a fort longtemps déjà et même les lacets qui font tenir toutes ces pièces ensemble n’arrive plus à maintenir le tout adéquatement. J’y était cependant habitué. Il me faudra donc un cuir souple mais ayant tout de même une bonne capacité de protection. Et s’il est possible de l’avoir dans les teintes si chère aux elfes sylvestres j’en vous en serez reconnaissante.

*Et après un court silence suivit d’une lampé de thé. Harald posa sa tasse, se leva, délassa son armure et s’en défit sans aucune gêne en la posant sur la chaise comme une vielle chemise que l’on a trop longtemps porté. Les fines courbes d’Harald se déployèrent reprenant l’espace abandonné par l’étreinte de la vielle armure de cuir grisâtre*

Voilà une bonne chose de faite, prenez toutes les mesures nécessaires. Lorsque vous aurez ce qu’il vous faut indiquez moi vos tarifs et si possible une auberge et un endroit ou je pourrait trouver quelques activités lucratives.

*Harald attendit donc debout défiant Caranthir du regard de prendre les mesures qu’il lui convenait de prendre sans aller plus loin que nécessaire.*
 
Pyrithe
#345 Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15) le 12/04/2007 à 16h47  
*invocation de topic*
 
Caranthir
#346 Caranthir (Druide | niveau 12) le 12/04/2007 à 21h35  
en réponse au message #344
Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7)
le 12/04/2007 à 16h36
*Caranthir reposa sa tasse de thé et se leva pour passer derrière le comptoir. Après une fouille rapide d'un placard, il revint muni d'une tablette de cire, d'un stylet et d'une ficelle de chanvre. Sur celle-ci, on avait placé à intervalles réguliers des petits bouts de tissu. Il s'approcha d'Harald qui le toisait en attendant.*
S'il vous plait ? *Le chasseur s'amusait de voir la jeune humaine avec cette lueur de défi dans les yeux, mais il sentit qu'il était temps de dissiper les malentendus.* Ne le prenez pas mal mais, soyez assurée que votre vertu n'a rien à craindre de ma part. *Puis il ajouta après un instant :* Je ne tiens pas à ce que mon attitude nuise en quoi que ce soit au Cuir d'Yria, dont la réputation de sérieux n'est plus à faire.

*Il passa dans son dos et lui enserra la taille avec la cordelette. Il sentit les muscles de la vagabonde se contracter instinctivement et se relâcher. Ensuite, il reporta sur la tablette la mesure effectuée. Puis il continua de prendre des mesures tout en adoptant un ton conversation bas et calme.*
Caranthir est effectivement un nom elfique assez lointain. On pourrait le traduire en humain par Le Rouge. *Il sourit* Comme votre nom. Mais par extension, on peut aussi le traduire par Le Coléreux. J'ignore lequel de mes parents me l'a donné et je ne sais donc pas s'il fait référence aux noms que cette elfe vous a donnés, quoiqu'il soit possible que cela soit le cas. *Le demi-elfe eut un moment fugace d'absence pendant lequel il eut la vision nette de ce morceau d'écorce qu'il gardait précieusement dans son manteau.* A vrai dire, je ne sais même pas si c'est mon nom de naissance. Ce sont mes parents adoptifs qui m'ont toujours appelé ainsi. *Il chassa rapidement ce souvenir de son esprit et poursuivit dans un murmure.* Si vous vous souvenez de cette histoire que cette amie elfe vous a contée, je serai ravi de l'entendre.
*Caranthir sentit les prémices d'une vague d'émotions qu'il ne connaissait que trop bien. Il était temps de changer de sujet.* Pour la couleur que vous demandez, j'ai justement mis à sécher il y a dix jours un cuir brun que j'ai teinté d'un vert sombre. Je pense qu'il fera parfaitement l'affaire. Vous pouvez me faire confiance, mon métier est d'abord celui de chasseur et j'arpente régulièrement forêts et montagnes aux alentours de Duruune. Pour le paiement, comme c'est du sur mesure, je vous demanderai de payer cinq oros aujourd'hui et quatre à la livraison. Pour les sacoches, je vais vous en montrer.

*Il finit de noter les dernières mesures du corps athlétique d'Harald. Aussi grande que lui, ce qui était rare pour une humaine, il se dit qu'elle devait être, ou pourrait être, un bonne forestière.*
Voilà ! *Il déposa ses ustensiles sur le comptoir.* Si vous cherchez une auberge, Misturugi, un ancien chasseur de la guilde des rôdeurs, en tient une à Duruune. Demandez au premier gamin venu et il vous conduira à l'auberge du Vieux Chasseur. Si vous le voulez, nous disposons à l'arrière de cette cabane d'une pièce aménagée pour les gens de passage en forêt. C'est très sommaire, mais ça peut dépanner. Si vous le voulez également, et je vous le conseille, vous pouvez vous rendre au village des rôdeurs. Je fais partie de cette guilde et je peux vous assurer que vous y serez bien accueillie. Quant au travail… Qu'êtes-vous prête à faire ? Y a-t-il un domaine qui vous intéresse plus particulièrement ?

*Ce faisant, Caranthir était passé derrière le comptoir et avait ramené deux sacoches qu'il déposa sur la table basse. Il s'installa dans le fauteuil et ralluma sa pipe. Les volutes bleutées s'élevèrent doucement pour se diriger vers la cheminée. Il respira profondément. La tension de ces derniers instants, toute intérieure, semblait disparaître.* Je peux vous proposer ce modèle de fontes pour votre cheval, si vous en possédez un, qui est à trois oros. Ou bien celui-ci, à bandoulière, qui est à deux oros. C'est du cuir de sanglier, très solide. C'est d'ailleurs avec ce même type de cuir que je fabriquerai votre armure. Qu'en dites-vous ?

*Il déposa sur Harald un regard amical. Cette jeune femme lui donnait l'impression qu'elle faisait partie du même monde que lui, celui de la grande forêt.*

Edité par Caranthir le 12/04/2007 à 22h04
 
Harald Le Rouge
#347 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 12/04/2007 à 22h26  
*Harald réfléchit à ce que venait de lui dire Caranthir tout en pensant à ce qu'il avait dit tout bas: "Si vous vous souvenez de cette histoire que cette amie elfe vous a conté, je serai ravi de l’entendre" Elle avait l'impression de le connaitre ou du moins son visage singulier lui disait quelques chose. Plissant le front en essayant de se souvenir de cette histoire si lointaine en sa mémoire. Elle prit sa bourse et sans rechigner paya la somme demandé.*

Voilà toujours les 5 oros demandé pour l'armure plus 4 autres pour deux sac à bandoulière comme celui-ci que j'emporte avec moi immédiatement.

*Puis sur le ton de la confidence*

Le métier de trappeur m’intéresse. De plus, cela me changerais. Au lieu de me faire traquer par les hommes c’est moi qui traquerais les bêtes, ce qui est à mon avis, bien moins dangereux.

*Harald fit alors un de ces sourires carnassier dont elle avait le secret et s'esclaffa soudainement. Et après s'être calmer*

Le village des rôdeurs vous dites? *Écrasant une larme de rire* Je ne connait pas vraiment. Plus tard peut-être lors de l'une des mes pérégrination. Vas donc pour l'auberge du Vieux Chasseur. Je vous remercie tout de même pour la pièce de passage. Je reprend ma vielle armure car je me vois difficilement parcourir les rue de la ville en simple surcot de lin même si celui-ci est assez épais.

*Harald remis donc son armure et le fit à une vitesse tel que même Caranthir en fût surprit, ce qui n'arrivait pas souvent.*

Bien! *Fit-elle* Je revient dans 2 jours. En attendant que la terre et la foret te soit propice Caranthir. J'essaierais de me souvenir de cette histoire qui semble t'intéresser. Je te salut et te souhaite bonne clientèle.

*Et sans attendre de réponse, Harald sortie aussi rapidement qu'elle était arrivé.*
 
Caranthir
#348 Caranthir (Druide | niveau 12) le 13/04/2007 à 18h34  
*Le demi-elfe resta surpris par le départ impromptu d’Harald. Tout d’abord interloqué, gardant des yeux ronds sur la porte qu’elle venait de refermer, il se mit ensuite à rire. Que voilà un étrange personnage ! Se disait-il. Elle a un compte à régler avec les mâles… Il aurait voulu lui dire de se méfier, que la place de prédateur n’est pas toujours aussi sûre qu’on peut le penser, et ses cicatrices pouvaient en témoigner. Il aurait également pu lui proposer d’en faire une trappeur. Mais tout ceci, il n’en avait pas eu le temps. En souriant, il se dirigea vers le comptoir et rangea la monnaie qu’elle avait déposée. Cependant, il aurait bien le temps de lui en parler dans deux jours.
Au dehors, l’astre rouge se couchait en laissant derrière lui un ciel d’hiver livide.
Pensif, il enfila ses mitaines de cuir, son manteau et boucla son baudrier sur ses hanches. En fouillant, machinalement dans une poche, ses doigts rencontrèrent le morceau de hêtre. En palpant la rugosité de l’écorce, il sentait sous son pouce les deux mots gravés en elfique. Il repoussa vivement toutes ces éternelles interrogations que posaient ces noms finement ciselés Caranthir Eledhwen et chargea son sac de voyage sur l’épaule. Doucement, pour ne pas troubler la quiétude du lieu, il sortit dans l’air froid et humide. La nuit tombait rapidement et le chant des oiseaux s’était tu. La neige avait fondu et les herbes de la clairière étaient grasses d’une eau épaisse. Bientôt le gel viendrait tout figer, jusqu’au lendemain.
De son pas de rôdeur, il prit la direction de Duruune, laissant la cabane aux bons soins du charme de protection qu’avait posé Keavalor.*
 
Harald Le Rouge
#349 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 14/04/2007 à 21h35  
*Arrivant avec les vents du matin Harald approcha de la cabane. Tout avait l'air tranquille en ce lieu. Cognant vivement à la porte elle attendit d'avoir une réponse. Voyant qu'aucun mouvement ne venait de l'intérieur elle réitéra son geste, cette fois beaucoup plus fort. Après un bref moment de silence elle se dit à elle même tout bas:*

Hé bien! Me voilà bonne pour attendre le bon vouloir du propriétaire

*Elle avisa un petit bois clairsemé sur le coté et s'y installa du mieux qu'elle pu. Pendant un moment, elle ramassa du bois l'entassant dans un coin sec. Lorsqu'elle eut fini de s'éreinter ainsi elle accumula quelques pierre et forma un cercle avec celles-ci ne négligeant pas d'enlever l'herbe pour que le feu ne s'étende pas par mégarde. Elle arracha les plus sec des brins et en fit un petit tas qu'elle recouvris de brindille de plus en plus grosse. Elle sortie alors ses silex et frappant les pierres à plusieurs reprise finit par allumer son feu. Elle n'était pas mécontente du résultat. Elle y réchauffa quelques morceaux de viandes du lièvre qu'elle avait pris au piège juste avant d'arrivé et mis à sécher le reste par dessus la lourde fumer former par le feu et le bois légèrement humide qu'elle avais mis à part pour cette fonction. Elle se retrouvais ainsi avec au moins 2 autres repas léger qu'elle pourrait utiliser en cas de malchance à la chasse. Ajouter de fruit sec ou de noix cela ferait surement un bon fond pour attendre patiemment la prochaine victime de ses pièges. S'installant confortablement sur une vielle souche elle attendit là le retour de celui qu'elle attendait.*
 
Caranthir
#350 Caranthir (Druide | niveau 12) le 17/04/2007 à 14h42  
en réponse au message #349
Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7)
le 14/04/2007 à 21h35
*Harald attendait patiemment près de la cabane des tanneurs, au milieu de la clairière. Le temps passait et Solinar gravissait tranquillement les cieux en apportant avec lui une lumière pâle qui tentait de réchauffer l’atmosphère. Vers le milieu de la matinée, la vagabonde vit quelque chose bouger à la lisière du bois, sur sa gauche. Prudemment, un lynx sortit des fourrés. De sa démarche gracieuse et discrète, il gagna le centre de la clairière où il s’assit pour fixer Harald de son regard immobile. Il resta longtemps ainsi, sans bouger, et on aurait pu croire que le félin s’était statufié. Toute son attention était portée sur la jeune femme. Celle-ci ne pouvait se douter de toutes les interrogations qui surgissaient derrière ce regard scrutateur. Questions qui pouvaient, pour la plupart, ressembler à celles-ci : Ainsi donc voilà cette femelle deux-pattes dont j’ai senti la présence…
Un cri perçant et aigu déchira le ciel. Le lynx et Harald eurent le même réflexe, celui de lever les yeux. Tournoyant dans les courants ascendants, l’épervier élargissait ses cercles en s’élevant, battant parfois l’air de coups d’ailes vigoureux et rapides. Bientôt il ne fut plus qu’une ombre et on ne discerna plus les plumes blanches et orangées de son ventre. A cet instant. Caranthir apparut dans la clairière. Il remisa un objet fin et souple, comme une sorte de collier, au fond de son vieux sac gris et leva le bras au ciel pour saluer l’épervier. Le rapace prit la direction du sud. Le chasseur balaya la clairière du regard, croisa celui d’Harald sans exprimer quoi que ce soit, et commença à s’approcher, de sa démarche tranquille de rôdeur. Il portait son éternel manteau de toile brune agrémenté aux épaules de fourrure de pattes d’ours dont les griffes retombaient sur les bras. Arrivé à la hauteur du lynx, le demi-elfe s’arrêta pour l’observer, son visage éclairé par un sourire. Il restèrent ainsi un court instant et il sembla à Harald que Caranthir parlait à l’animal. Ce dernier se leva, s’étira et retourna dans le sous-bois touffu.

Caranthir s’avança alors jusqu’à Harald. Son visage inexpressif observait la jeune femme et le reste de son feu de camp. Ses bottes étaient trempées et son manteau constellées de gouttelettes. Il s’arrêta devant elle et sourit.*

Bien le bonjour Harald le Rouge. Votre commande est prête. Mais venez, transposons ce feu à l’intérieur, il nous réchauffera d’avantage.
*Il saisit une bûchette à demi consumée d’une main et poussa la porte de l’autre. Aussitôt, il alla se pencher au-dessus de la cheminée où un tas de fagot et de petit bois attendait de s’embraser. Le chasseur déposa sa bûchette au cœur du fagot et souffla. Rapidement, de la fumée s’éleva, accompagnée du claquement sec des brindilles qui prenaient feu.*
 
Harald Le Rouge
#351 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 17/04/2007 à 16h24  
en réponse au message #350
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 17/04/2007 à 14h42
*Harald suivit Caranthir sans trop se faire prier. Un froid de canard était tombé cette journée là et présageait la tempête à venir*

Hé bien! Ça ne sera pas de refus, il commence à geler sérieusement ici.

*Et Harald alla se réchauffé près du feu avant tout autre chose mais fini tout de même par dire tremblotante:*

Ma commande est prête? Fort bien et j'en suis heureuse. J'ai quelques belles peaux de lièvre dans ma vielle besace si jamais cela vous intéressent. Il faudra juste terminer de les préparer, je n'ai pas réussi à trouver de bouleau par ici pour en extraire ce qu'il fallait pour commencer le tannage. J'ai toutefois mis du sel pour les préserver en attendant votre retour. Et si le coeur vous en dit nous discuterons métier.

*Elle alla ensuite prendre place dans l'une des chaises laissé là pour les clients*
 
Caranthir
#352 Caranthir (Druide | niveau 12) le 17/04/2007 à 17h28  
en réponse au message #351
Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7)
le 17/04/2007 à 16h24
*Caranthir sourit à l'adresse d'Harald qu'il voyait transie par le froid et l'attente dans la clairière.*
Certes, l'hiver est rude, même s'il touche à sa fin. La prochaine fois, n'hésite pas à entrer, la porte n'est fermée qu'aux mauvaises intentions par un charme de protection posé par Keavalor.
*Comme un flash, sa première venue au Cuir d'Yria lui revint en mémoire. Il voyait nettement les détails de sa première rencontre avec le druide et des longues heures pendant lesquelles ils avaient discuté de chasse, de tannage et de lui-même. Avec amusement, le chasseur constatait qu'il se trouvait aujourd'hui dans la position de rendre la pareille. Rapidement, il se débarrassa de son manteau et de son sac, duquel il sortit, enveloppées dans une toile grossière, trois peaux de lièvre. Avec satisfaction il caressa les poils immaculés de ces fourrures d'hiver et les déposa sur le comptoir.*
Montre-moi tes peaux et voyons si je peux en faire quelque chose. *Il déposa une théière près du foyer de la cheminée et s'assit dans un fauteuil. Harald, près du feu, reprenait des couleurs.*
Je te concède qu'il n'y a que peu de bouleaux dans ces bois. Mais, il s'y trouve de nombreux chênes dont le tanin pourrait servir. *Il balaya l'air de la main et saisit sa pipe qu'il bourra d'un tabac au parfum épicé.* Cependant, je tanne mes peaux à la cervelle, pas au tanin végétal. C'est beaucoup plus rapide et les peaux sont plus faciles à travailler.
*Il alluma sa pipe en réfléchissant.*
Tu sembles t'y connaître en tannage… Et le Cuir d'Yria ne manque pas de travail. Je pourrais te trouver occasionnellement quelque ouvrage à réaliser. *Il se redressa et servit le thé.* Mais voyons d'abord quelle chasseuse tu fais. *Dit-il en rivant ses yeux dans les siens. Son regard n'était pas antipathique mais, au-delà de la bienveillance qu'on y lisait, il y avait une réserve. L'éternelle réserve de Caranthir sur les êtres et leurs actions.* J'ai déjà une idée de ton travail, mais j'aimerais en voir le résultat. *Il repensa à la collection de pièges et collets qu'il avait découvert dans une partie des bois. Il fallait qu'il la prévienne, mais il savait également qu'il n'avait, pour l'heure, que peu de temps pour discuter.
Il but une gorgée de thé et son oeil s'illumina en repensant soudainement à la commande de la jeune femme. Il passa rapidement derrière le comptoir et revint s'asseoir, posant près de lui l'armure de cuir emballée dans une grossière toile de jute.*


Edité par Caranthir le 17/04/2007 à 17h30
 
Harald Le Rouge
#353 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 17/04/2007 à 19h36  
*Harald pris les quatre peaux de lièvre dans sa besace et les plaça devant Caranthir afin qu'il les examinent et en évalue la qualité. Un travail propre et net. Les lièvres n'avaient pas eut le temps de trop souffrir. Les peaux était enrouler l'un s'inversant par rapport à l'autre afin qu'elle ne se souille pas entre elles.*

Voilà les peaux que j'ai retirer de mes prises. Il y a certainement quelques chose à tirer de celles-ci. *Fit-elle*

Mon père ma montré les bases, c'est lui qui m'a enseigné la façon de mélanger le bouleau et l'épinette afin d'obtenir cette teinte noire si particulière. Je retient donc l'information sur le chêne mais ta méthode semble plus adéquate, j'espère que tu me montrera. Pour ce qui est du reste, j'ai apprise par moi même à poser des pièges. J'ai fini par devenir une spécialiste des lièvres donc je connait toute les habitudes. À ce propos, le lynx qui était avec toi est apprivoisé? Si c'est le cas, je ferait mieux de retirer les pièges que j'ai mise dans les environs pour ne pas qu'il se blesse.

*Puis après un court silence*

Mais commençons donc par régler les affaires en suspend, je n'aime guère que les choses trainent. Voici donc quatre Oros supplémentaire pour l'armure.

*Elle retira des pièces de sa bourse et les déposa avec les peaux de lièvre puis déballa la nouvelle armure. Elle retira l'ancienne pour enfiler la nouvelle qui lui allait d'ailleurs comme un gant. Tout homme normalement constitué aurais dorénavant beaucoup de difficulté à ne pas tourné la tête a son passage. La teinte particulière du cuir dessinait les formes d'Harald avec encore plus de grâce. Ses yeux vert en était encore plus brillant et ses cheveux d'un brun-roux scintillait avec les mouvements qu'elle effectuait devant le feu pour assouplir sa nouvelle armure. Elle finit par s'assoir pour défaire l'ancienne sans état d'âme et rangea les vieux morceaux de cuir usé dans l'une de ses besaces.*

Hé bien Caranthir, Un beau travail que voilà. Et en parlant de travail, il me fera plaisir de t'aider si l'occasion se présente. Je ne refuse rien qui passe et qui est offert si gentiment.

*Harald fit silence afin de laissé la chance à Caranthir de placer un mot*
 
Caranthir
#354 Caranthir (Druide | niveau 12) le 17/04/2007 à 21h29  
en réponse au message #353
Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7)
le 17/04/2007 à 19h36
*Le demi-elfe, tout d'abord quelque peu submergé par le débit de paroles de la vagabonde, se prit à sourire largement lorsqu'il la contempla, vêtue de son armure de cuir toute neuve. Le plaisir manifeste qu'elle éprouvait à porter le ravit bien plus sûrement que les oros qu'elle avait déposés, dans un geste confiant, il en était conscient, avant même de voir l'objet acheté. Le cuir était solide sans être grossier et l'armure épousait au mieux les courbes de son corps. D'ailleurs, Caranthir s'amusait intérieurement de ce qu'Harald semblât porter plus d'attention à son allure qu'à l'efficacité du produit. Ceci dit, en l'observant, il admit qu'elle avait bien raison et qu'il n'y avait aucune raison de ne pas allier protection et séduction. Il trouvait sa chevelure de toute beauté.*
Je suis bien heureux que cette armure te plaise Harald. *Avec un oeil exercé, il remarqua que le mouvement des bras n'étaient nullement entravé par le cuir.* Ce cuir de sanglier devrait s'assouplir rapidement, mais si jamais tu venais à y découvrir un inconvénient, une couture qui te griffe, un problème de respiration, n'hésite pas à venir me voir.
*Il but une nouvelle gorgée de thé et attendit qu'Harald finisse d'examiner son armure.*
Parfois, j'ai tellement de travail que j'ai du mal à faire face. Dans ces moments, je te ferai chercher et tu pourras venir travailler ici. Bien sûr tu seras payée.

*Caranthir reporta son attention sur les peaux de lièvres. La salaison qu'avait effectuée Harald avait empêché la putréfaction et, en s'y mettant rapidement, il pourrait les travailler. Les peaux étaient belles et la prise au piège avait comme avantage de ne pas causer les dégâts d'une flèche. Cependant, le chasseur fit la moue. Comme il voyait la mine interrogative d'Harald, il lui expliqua d'un voix douce.*
Je vais acheter tes peaux Harald, elles sont très belles. *Là-dessus, il repoussa deux des pièces qu'Harald avait déposées et empocha le restant.* Et si tu en as d'autres à me fournir, n'hésite pas. Je me suis spécialisé dans la traque des gros gibiers, voire d'animaux plus exotiques, *il sourit* et je n'ai plus guère d'arrivage de petites peaux. Cependant, je dois te prévenir. *Il plongea son regard dans les yeux verts de son interlocutrice.* La prise au piège ou au collet présente des avantages pour un tanneur ou un chasseur. Mais il y a un risque, celui de ne pas choisir l'animal que tu chasses. Tu parlais tout à l'heure de ce lynx. Il est tout sauf apprivoisé. A vrai dire, la cabane se trouve au milieu de son terrain de chasse et nous sommes ici chez lui. Il tolère notre présence et je peux t'assurer qu'il ne se fera pas prendre à tes pièges. J'ai déjà eu l'occasion de chasser avec lui et je peux te dire qu'il est assez malin pour les éviter. D'ailleurs, je pense qu'il est venu t'observer tout à l'heure car il sait que c'est toi qui les poses. Je te conseille de ne pas trop empiéter sur son territoire de chasse, il peut avoir un sale caractère. Pour les autres gibiers, c'est différent. Notre métier nous impose de respecter l'équilibre de la nature créé par Shariva. En chassant au hasard, tu risques de perturber cet équilibre et d'attirer son mécontentement.
*Il fit une courte pause pour donner à Harald le temps de tout enregistrer.*
Aussi je me permets de t'encourager à utiliser l'arc. *De son carquois qui traînait par là, il tira une flèche dont il montra la pointe à Harald. Celle-ci possédait une forme ovoïde.* En utilisant des pointes de cette forme, tu n'abîmes pas la peau de ta proie et il est facile de la ravauder. Il n'y a pas de dents pour déchirer la peau. Avec ceci, tu peux choisir toi-même l'animal à tuer, préférer le vieux cerf fatigué au jeune mâle qui s'apprête à peupler la forêt de sa progéniture. Tu ne livres plus ton métier au hasard et tu ne perturbes pas l'équilibre. De plus, cela pourrait t'entraîner car il y a peu de chance que tu puisses attraper du gros gibier avec un piège.
*Caranthir déposa la flèche sur la table et se leva pour emporter les peaux qu'Harald venait de lui fournir et les placer avec les siennes.*

Edité par Caranthir le 17/04/2007 à 21h35
 
Harald Le Rouge
#355 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 17/04/2007 à 22h56  
*Harald écouta Caranthir avec attention. Elle fini par récupérer les pièces qu'il avait laissé en échange des peaux de lièvre et s'attarda à la flèche que lui montrait son interlocuteur d'un air curieux.*

Je ne sait pas comment utiliser cette arme. *Elle pris la flèche d'un main et essaya de la lancer au loin.* Je crois que voilà une nouvelle connaissance à acquérir. Comment s'en sert on? Je trouve difficile de la lancer, je préfère mon coutelas. *Elle sortie rapidement celui-ci et le lança soudainement. Ce dernier alla se ficher dans le centre d'un petit noeud de poutre.* Efficace et utile à courte distance mais totalement inutile à la chasse sauf si l'on est très patient, ce qui n'est certes pas ma qualité première sauf lorsque nécessaire. *Elle alla récupérer son coutelas et remarqua qu'une tempête de neige s'était levé. Et en revenant elle dit:*

Mon cher Caranthir, j'espère que votre offre de pièce aménagée tient toujours car il fait tempête dehors et le vent semble souffler assez fort. *Fit-elle interrogative.*
 
Caranthir
#356 Caranthir (Druide | niveau 12) le 17/04/2007 à 23h40  
*Caranthir fit le tour du comptoir et, d'un air agacé, il retira le poignard de la poutre. Certes, la jeunesse a toujours besoin de prouver qu'elle est capable et son coeur généreux l'emporte souvent, mais il trouvait ce geste un peu déplacé. Puisque ce n'était pas, de toute évidence, une menace, il ne voyait pas ce qu'Harald avait à lui prouver. Sauf à prouver quelque chose à elle-même… Il contempla un instant la silhouette qui lui tournait le dos devant la fenêtre et soupira en se rapprochant d'elle. Un instant, il s'abîma, le regard sombre, dans la contemplation de la tempête qui s'était levée. Affronter les éléments comme ceux-ci ne lui faisait pas peur, mais cela pouvait devenir un contretemps fatiguant. Il hocha la tête à l'adresse des flocons tourbillonnants de manière chaotique. La porte craquait légèrement sous les assauts du vent qui s'en prenait également à la toiture. On ne voyait plus l'autre côté de la clairière. Tout disparaissait derrière un rideau d'une sombre blancheur. Le demi-elfe aimait la nature déchaînée. Cela lui donnait conscience d'être fragile et vivant à la fois.*
Je ne l'attendais pas si tôt. *Sans détourner le regard de l'extérieur, il tendit le poignard à sa voisine, d'un geste nonchalant.* Ce n'était pas la peine d'abîmer la poutre, il t'aurait suffit de me dire que tu étais agile au coutelas et je t'aurais crue sur parole. *Il s'arracha de sa rêverie regarda Harald en souriant.*
Tu peux rester bien sûr. Si, à la nuit tombée, cette tempête ne passe pas, je te montrerai une chambre. Bien ! En attendant, allons finir ce thé.
*Caranthir se réinstalla confortablement et allongea devant lui ses jambes courbatues. Sa pipe dans une main et sa chope de thé dans l'autre, il s'adressa à Harald.*
Si tu veux devenir trappeur, tu vas être obligée de te mettre au tir à l'arc. D'abord pour les raisons que je t'ai donnée tout à l'heure vis-à-vis de l'équilibre divin. Mais aussi pour une raison d'efficacité. Tu verras, ce n'est pas compliqué tant qu'on possède une bonne vue et de l'entraînement. *Il réfléchit un instant aux raisons qui pouvaient pousser Harald à devenir chasseuse et se rappela leur première conversation.* L'autre jour tu me parlais d'une histoire que t'a racontée une elfe. Voudrais-tu bien me la rapporter ? C'est l'occasion idéale je pense.

Edité par Caranthir le 17/04/2007 à 23h42
 
Harald Le Rouge
#357 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 18/04/2007 à 03h35  
*Harald se concentra profondément afin de regrouper ses souvenirs et essayant d'y mettre de l'ordre*

Pardonne moi si cela semble un peu brouillon mais voici tout de même se que j'arrive à me rappeler.

*Après un cours silence Harald débuta l'histoire que lui avait conté sa vieille amie et qui se résumais ainsi:*

Il était une fois Caranthir quatrièmes fils de Fëanor et Nerdanel, et le plus dur et le plus emporté d’entre eux, d'où se surnom de Caranthir le Sombre. Né à Valinor du temps des Arbres. Son père l'appela Morifinwë et sa mère Carnistir donc le nom à évoluer pour devenir Caranthir.

Son père et ses frères s’exilèrent car tous étaient liés par le serment qui les forçait à retrouver par tous les moyens les Silmarils, des sortes de bijoux volés à Fëanor par Morgoth. Ce serment amena les sept frères à mener une guerre contre ce dernier, ainsi que contre leur propre race, les Elfes, ce qui précipita leur ruine.

Il y a fort longtemps de cela il établit son royaume en Thargelion, à l'est du Beleriand, région aussi nommée Dor Caranthir; il demeurait lui même sur les rives du lac Helevorn. Il permit au peuple de Haleth de s'établir au sud de ses terres, et les sauva même d'une attaque d'Orques. Il offrit à Haleth, souveraine de ce peuple, de devenir sa vassale, mais celle-ci refusa et poursuivit son voyage vers l’ouest, jusqu’à la forêt de Brethil où elle et son peuple s’établirent.

Après une première bataille, il s’enfuit vers le sud et se réfugia aux côtés de ses frères. Comme ses frères Celegorm et Curufin, Caranthir mourut au cours de la deuxième attaque que menèrent les Fils de Fëanor contre Menegroth, afin de prendre à Dior, fils de Lúthien et Beren, le Silmaril créé par leur père.

*Reprenant son souffle entre les parties de l'histoire, elle questionnait Caranthir du regard pour voir s'il suivait bien son récit.*

La grande majorité des lieux indiqués dans cette histoire sont aujourd'hui disparu ma dit mon amie. Ce conte date des temps anciens et immémoriaux. J'espère que cela satisfait ta curiosité car je serais bien incapable d'en dire plus à ce sujet.

*Et après un pause repris de plus belle extrêmement curieuse.*

Tu m'a parler d'un arc tantôt, qu'est-ce que c'est? Je n'ai jamais vraiment manipulé d'arme à part le coutelas et la flèche que tu ma montré tout à l'heure. Est-ce que les deux objets sont fait pour aller ensemble? J'aimerais bien avoir une démonstration.

*De toute évidence Harald était avide d'apprendre, curieuse de tout et insatiable d'informations nouvelles*
 
Caranthir
#358 Caranthir (Druide | niveau 12) le 18/04/2007 à 15h04  
*Au dehors, la tempête ne se calmait toujours pas mais, dans la pièce assombrie, Caranthir, le regard absent, n'entendait plus les gémissements de la cabane qui luttait contre les hurlements du vent et les paquets de neige qui s'amoncelaient. De cette légende qui coure chez les Elfes, il en connaissait déjà l'essentiel. Un soir où il travaillait au-dessus de ses cornues, Brithgalen, l'alchimiste de Bahlinor, la lui avait raconté. Cependant, la version d'Harald était pourvue de bien plus de détails et l'esprit du chasseur l'avait quitté, mené par les paroles de la jeune humaine, pour ressasser le mystère de ses origines. Toute légende recèle sa part de vérité et souvent dans ses infimes détails. La légende des faits de ce Caranthir, prince d'un clan elfe n'était pas le point le plus intéressant. Pour le demi-elfe l'intérêt était ailleurs.

Cependant que son oreille était toujours à l'écoute des propos d'Harald, l'esprit de Caranthir achoppa sur ses dernières phrases. Hébété, les yeux ronds, il revint dans la réalité de cette petite pièce où la cheminée ronronnait tranquillement et il dévisagea son invitée.*

Tu veux dire que tu n'as jamais vu d'arc ? *Caranthir n'en revenait pas de poser cette question et il poursuivit, interloqué.* Il faut que tu aies vécu dans un endroit bien particulier et que tu ne sois arrivé à Duruune que depuis peu de temps pour n'avoir jamais vu d'arc de ta vie. *Le chasseur revit Harald jeter la flèche comme un poignard et se rendit compte que, contrairement à ce qu'il avait pensé sur le moment, ce n'était pas une boutade. Il se redressa dans son fauteuil et regarda le visage de l'humaine qui paraissait sincère.* Pardonne-moi, je ne pensais pas qu'on pût ignorer ce qu'est un arc. Cela me surprend beaucoup. Mais soit. Je ne peux pas te faire de démonstration ici, Harald. L'arc est une arme qui s'utilise à distance et il nous faudrait l'essayer dehors.
*Comme pour appuyer ses dires, Caranthir se leva et s'approcha de la fenêtre.*
Cependant, il faudra que tu t'en procures un et que tu apprennes rapidement à t'en servir. Sans cela, il faudra que tu songes à un autre métier que celui de chasseur.

*Il se tourna vers la fenêtre. De-ci, de-là, la neige s'accumulait en congère et aussi loin que pouvait porter son regard, c'est-à-dire à courte distance, le chasseur observait la couche blanche qui s'accumulait. Il lui sembla que les flocons, épuisés, plus épais aussi, arrêtaient leur sarabande endiablée et tombaient d'une manière plus uniforme et verticale. Caranthir tenta de se souvenir. Thargelion et le lac Helevorn. Ces noms ne lui disaient rien, ils avaient sûrement changé. Peut-être même que ces lieux n'existaient plus, emportés dans les tourments de la création de la Faille. Mais ça valait le coup d'essayer. Le chasseur partait du principe que les noms des êtres avaient une origine géographique précise. Si on l'avait appelé Caranthir, on pouvait très bien imaginer que celui de ses parents qui était elfe était originaire de cette région au nom oublié. Cependant, il était conscient que, pour qu'il puisse en apprendre un peu plus sur ses origines, beaucoup de si étaient à surmonter. Si cette contrée existe toujours, si quelqu'un peut faire le lien avec les noms récents, si le clan de ses ancêtres ne s'est pas déplacé, si… Et si, et si, et si. Caranthir soupira devant la complexité de cette recherche qu'il n'était même pas sûr de vouloir mener. Pour quelle raison, la curiosité ? Combler cette béance dans son âme qui parfois surgissait sans qu'il ne s'y attendît ?
Un peu las, il se retourna vers Harald et lui adressa un sourire timide.*

Je te remercie de m'avoir rapporté cette légende, je n'en connaissais que les principaux faits. Pourrais-tu me parler de cette amie elfe qui te la racontais ? Comment se nomme-t-elle ? Où vit-elle ?
*Il déposa sur la table basse une carafe de vin et deux gobelets qu'il emplit. Il en tendit un à Harald et but une gorgée du sien avant de se rasseoir. En se préoccupant à nouveau de son invitée, il se rendait compte qu'il avait un mal fou à accepter qu'elle ne connût pas le tir à l'arc.*


Edité par Caranthir le 18/04/2007 à 15h06 : Satanés *!^^


Edité par Caranthir le 18/04/2007 à 15h10
 
Harald Le Rouge
#359 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 18/04/2007 à 16h09  
*Harald regardait Caranthir avec curiosité. A ses yeux, il était certainement aussi curieux qu'elle et pourtant*

Ma vielle amies se nommait Mearwën. Elle était la fille de Curufingorn et d'Alinoë disait-elle. Elle se disait aussi très vielle et trouvait que j'avais adoucie le reste de ses jours. Lorsque j'ai quitté la clairière ou elle vivait pour la dernière fois elle ma remis cette bague en gage d'amitié éternel.

*Harald montra la bague qu'elle avait reçu. Une simple bague d'argent formé d'entrelacs sculptés avec finesse et qui pourtant signifiait pour tout elfe que la porteuse était leur ami et qu'ils pouvaient compté sur celle-ci.*

Elle m'a aussi offerte cette fine corde. "Pour le jour ou j'en aurais besoin" disait-elle. J'ignore quand ce jour viendra...

*Caranthir reconnu tout de suite l'utilité que l'on pouvait faire de cette corde. Tendu sur un arc, les fines cordes elfe procurait au chasseur un avantage certain par leur force et leur souplesse.*

J'ignore si celle-ci est encore en vie. Elle demeure peut-être encore dans la clairière ou je venait la voir lorsque j'étais plus jeune, très loin à l'est d'ici, bien au delà de la chaine de montagne que l'on peut voir d'ici.

*Puis changeant de sujet*

Il faudra que tu m'indique l'endroit ou me procurer un arc ainsi que des flèches comme les tiennes. Il me faudra peut-être un bon professeur pour m'apprendre. Peut-être sera tu celui-là.

*Fit-elle sans vraiment attendre de réponse*
 
Caranthir
#360 Caranthir (Druide | niveau 12) le 18/04/2007 à 17h03  
*Caranthir enregistra le nom de Mearwën et regretta qu’Harald ne fût pas plus précise quant à la localisation de cette elfe. Les terres au-delà des Montagnes du Loup Hurlant étaient vastes. Autant chercher une aiguille dans une meule de foin… Lorsqu’Harald lui montra sa bague, il en admira l’ouvrage et hocha la tête en signe d’assentiment. Le chasseur comprenait très bien l’importance d’un tel don. N’avait-il pas, lui-même, offert sa bague à Aelindra pour les mêmes raisons. Le souvenir de sa dernière conversation lui revint, fugace et cuisant. Mais son attention fut attirée par la corde. Avec la permission d’Harald, il la prit délicatement pour l’examiner.*

C’est un précieux cadeau, Harald. C’est une corde d’arc elfique. Avec ça, ton tir à l’arc sera puissant et précis, lorsque tu le maîtriseras… *Il la lui rendit.* S’il te faut un arc, je te conseille d’aller à la Lame Forgée, à Duruune. Dis à Finrod que tu viens de ma part et il te conseillera un arc sur lequel monter cette superbe corde.
*Caranthir sourit en repensant au quiproquo qui avait eu lieu lorsqu’il avait rencontré le forgeron la deuxième fois. Celui-ci ne l’avait pas reconnu et l’avait menacé d’un tison ardent. Par association d’idée, il repensa à une des commandes du forgeron.*
Mais j’y repense, si tu vas voir Finrod, pourrais-tu lui apporter ce qu’il m’a demandé ? Je ne vais avoir le temps de le lui apporter moi-même et il en a sûrement déjà besoin. *Caranthir attrapa, derrière le comptoir, un sac de toile grossière.* C’est un tablier de forgeron, navré si c’est un peu lourd.
*Il déposa le paquet près de la table et alla terminer son gobelet de vin. Caranthir commençait à apprécier cette humaine énergique, curieuse et souriante.*
Je ne peux malheureusement pas t’apprendre à manier un arc. Je n’en ai pas le temps. Cependant, tu trouveras assez de personnes à Duruune pour rencontrer un professeur. Certains sont même des archers professionnels. Essaye de trouver Shyri, à Duruune ou à la guilde des rôdeurs. Je suis sûr qu’elle ferait un instructeur parfait.

*Caranthir jeta un coup d’œil par la fenêtre devant laquelle la neige tombait calmement. Il se leva.*
Bien, je dois partir maintenant. J’ai retardé ce que j’avais à faire et il est plus que temps. Tu peux rester ici si tu le veux, la chambre disponible est celle du milieu quand tu prends le couloir. *Il lui désigna la porte qui était située à gauche de la cheminée, tout en rangeant les peaux de lièvres et sa flèche.* Je te demanderai juste, si tu acceptes, de ne pas oublier d’apporter à Finrod son tablier, c’est important. *Il se revêtit de son manteau et passa son sac sur l’épaule avant d’accrocher son baudrier sur ses hanches. Il sourit à Harald et plongea son regard dans ses yeux verts.*
Ce fut un plaisir Harald. A bientôt j’espère. Pour le produit de tes chasses ou pour autre chose.
*Caranthir prit la direction de la porte.*
 
Harald Le Rouge
#361 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 18/04/2007 à 18h04  
*Harald salua Caranthir en disant:*

J'espère aussi te revoir prochainement Caranthir, en attendant, que ton chemin soit doux sous tes pas peu importe ou ceux-ci te poussent. Pour ce qui est de la commande de Finrod, je ne manquerais pas de lui rendre se service soit sans crainte, tu peut compté sur moi.

*Lorsque Caranthir fut partie, laissant derrière lui des traces profondes dans la neige, Harald alla dormir jusqu'au lendemain. Au levé du jour rangea un peu, ramassa le paquet de Caranthir en plus de ses propres affaires et partie à son tour refermant la porte derrière elle. Elle se dirigea de nouveau vers Duruune pour aller porter la commande de Finrod. Et c'est ainsi qu'elle s'en alla, avançant avec difficulté dans la neige nouvelle suivant les trace de Caranthir jusqu'à ce qu'ils s'éloignent de sa propre route.*
 
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