La communauté du fantastique et de la science-fiction  







 
Titre, Auteur, Acteur... 

Allez ac ajaccio ! Défendez le foot de Ajaccio sur la communauté du foot Cluborter.com
Don des Dragons 2008   -   YSAMBRE : Le Monde-Arbre... La suite   -   Cette semaine sur les écrans   -   Décès de Michael Crichton   -   NaNoWriMo fête ses 10 ans !   -   Hero Corp.   -   Mercredi jour du cinéma   -   Le Choix du Soldat   -   Arcanes.org dans Libération!   -   Mercredi, jour du cinéma
Keavalor
par Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 11/12/2005 à 22h44  
*Keavalor s'était lancé dans la préparation des peaux du gibier qu'il ramenait de ses chasses et les vendaient au marché à toute la populace de la ville. Le forgeron lui achetait ses tabliers, les belles demoiselles pouvaient trouver des fourrures de qualités pour s'en parer lors de soirées importantes, les armuriers lui achetaient un cuir pour les armures et les armes, très résistant.
il vendait la viande aux differentes auberges de la ville pour un prix modique.
Mais un problème se posait à lui depuis peu. Le tannage ne se fait pas sans quelques inconvenients, et son travail pouvait parfois mettre à malaise les sinus les plus bouchés.
Aprés quelques réflections de la part des habitants de la ville, il se décida à chercher un lieu isolé des capacités olfactives de tous pour pouvoir travailler sans déranger personne. Il trouva ce lieu en rentrant dans la forêt, à l'ouest, à environ une heure de marche prés d'un petit ruisseau, qui s'écoulait vers le sud. Une ancienne cabane de chasseur, abandonnée s'y trouvait.
Il contempla l'édifice délabré pendant un petit moment jugeant du travail à effectuer avant de pouvoir y travailler.*

Ça devrait aller c'est assez grand pour faire office de magasin et puis si un vagabond passe par-là, la pièce de derrière, peut servir de refuge pour la nuit.
aller! au boulot!


*Le temps passa et clients après clients la cabane fut rénovée. Keavalor doté d'une patience en or, fit du tas de planches vermoulues et recouvertes de lichens qu'était la ruine qu'il avait récupéré, un charmant magasin qui se fondait parfaitement dans le décor de la clairière. Du moins comme pouvait se fondre un nez au milieu d'un visage. Ça faisait un peu tache mais ça faisait tellement de temps qu'on le voyait qu'on n'y faisait plus gaffe.
Au fil du temps, il agrandit le bâtiment qui au final possédait plusieurs pièces.
En entrant, on pouvait découvrir une salle assez petite, faiblement éclairée par deux fenêtres et assez bien rangée. Une cheminée de pierre couvrait le mur du fond. Le mobilier était sommaire. Deux fauteuils sans âge étaient disposés devant l'âtre et un troisième attendait de satisfaire le fondement fourbu d'un autre visiteur. Au milieu de la pièce se situait une petite table, que nombre de personnes, dans l'ignorance aurait définit comme un guéridon, tellement elle semblait insignifiante. Généralement elle était recouverte d'un tas de rouleaux de peaux prêtes à être tannées. A gauche de la porte se trouvait le comptoir prolongé lui-même par un petit meuble, où le tanneur rangé sa vaisselle et sa précieuse bouteille d'eau-de-vie naine. Aux poutres parfois pendaient des peaux qui n'avaient pas réussit à trouver une place suffisante, pour éviter la chute, sur la table. A gauche de la cheminée une porte donnait sur un petit couloir qui distribuait trois autres pièces qui le cas échéant pouvait servir de logement d'appoint pour tout vagabond de passage.
Comme le nom « Au Cuir d'Yria », la réputation du tanneur se fit plus importante dans Duruune. Ville la plus proche. Peu à peu il fidélisa sa clientèle et sa petite entreprise ne connaissait pas la crise.
Il fut un temps où un jeune homme du nom de Dar Kahol croisa la route du tanneur. Ce dernier lui proposa de travailler pour lui à la rénovation des livres de la bibliothèque de Melmiriel. Il fut le premier employé des entreprises « Au Cuir d'Yria » entreprise qui d'ailleurs ne dépassa que rarement le nombre de deux employés. C'est à dire le patron, en l'occurrence Keavalor, et de vaillants travailleurs de passage dans la région à qui il offrait l'occasion de trouver une situation suffisante pour démarrer dans notre chère communauté.
Grâce au bénéfices qu'il tira de son travail il racheta un petit bâtiment en ville qui lui servait de dépôt pour des livraisons importantes. Le dit dépôt se situait à l'angle de la rue des Joyeux Nains coincé entre une boulangerie naine, réputé pour son pain tant au niveau culinaire que militaire, et la bibliothèque qui était propriété de Melmiriel, chef de rayonnage de son état.
Un lynx établit son territoire de chasse autour de la cabane, ou bien est-ce le druide qui s'est installé sur le territoire, nous ne le sauront certainement jamais. En tout cas une amitié est née entre Kea et ce félin. Il se pourrait qu'à l'occasion les visiteurs à la boutiques se voient accueillit par une boule de poil hérissée de griffes et affligé d'un mauvais caractère à cause des longes périodes d'absence du tanneur qui l'empêche d'attraper des proies faciles, en l'occurence le gibier ramené par le tanneur le soir.. *


Edité par Keavalor le 09/10/2008 à 07h22
 
Page
précédente
Discussion liée : 388 messages, dernier de Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 20/11/2008 à 22h03
Page 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20
Page
suivante
 
Aelindra
#322 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 12/03/2007 à 22h08  
*Aelindra sourit faiblement à Caranthir, c'est vrai qu'elle ressentait de la fatigua maintenant qu'il le lui faisait remarquer... Elle voulait continuer de dialoguer encore avec le chasseur, mais avec la fatigue, le filtre de son cerveau marchait de travers, il valait mieux pour elle qu'elle dorme.*

Comme la plus part du temps, tu n'es pas loin de la vérité...
Je ne doute pas des paroles de Damocles, je doute d'autre chose... Quelque chose qui a un cerveau, deux oreilles pointues et un coeur, une longue chevelure foncé, deux yeux et des rêves... *dit-elle en souriant pour elle même. Est-ce ça description qu'elle venait de faire, ou bien celle de quelqu'un d'autre...*
Quant à l'endroit où Elle veut me mener, je verrai bien. J'ai appris à lui faire confiance au fil de mes nuits...

*Aelindra s'étira avec une grâce toute féline, et se frotta les yeux de ses frêles mains blanches. Son corset comprima un peu plus sa taille quand elle prit une grande inspiration, ses jupes émettant un doux froissement de tissu.*

J'aimerais dormir une heure ou deux, si je le peux. Je préfère réfléchir les décisions, cela évite les conséquences fâcheuses. Et puis tu pourras y réfléchir comme ça car... c'est l'un des premiers accords commerciaux que tu fais, n'est-ce pas?

*Aelindra sourit à Caranthir et passa le cristal autour de son cou, avant de remettre ses longs cheveux foncés derrière ses épaules avec ce même geste plein de charme qu'elle avait fait tout à l'heure.*
 
Caranthir
#323 Caranthir (Druide | niveau 12) le 13/03/2007 à 21h13  
en réponse au message #322
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 12/03/2007 à 22h08
*Notant dans un coin de son esprit les doutes dont lui faisait part son amie, Caranthir la regarda s'étirer et se détendre, heureux de la voir se sentir à l'aise. Il remarqua alors qu'Aelindra lui paraissait plus séduisante qu'auparavant. Etait-ce le fait de ne pas l'avoir vue pendant un temps ? Ou bien l'Elfe avait-elle changé autrement que par son seul caractère ? Etait-ce ses beaux atours ? Pourtant, elle restait toujours vêtue du même type de robe… Il y avait chez elle quelque chose de plus féminin que par le passé. Le chasseur resta un instant à cogiter sur ces constatations, mais Aelindra le ramena sur terre en lui parlant de cet accord commercial, ce qui eut pour effet de lui procurer une énergie nouvelle. Il répondit avec entrain.*
Oui, c'est le premier de cette importance. *Il se frotta les mains.* Voilà ce que nous allons faire. Je vais te montrer un endroit pour te reposer. Pendant ce temps, je vais te fabriquer une première épreuve de l'objet dont tu as besoin. Mais j'ai d'abord besoin de savoir combien de fioles tu veux pouvoir ranger par sacoche de cuir. Et aussi quelle est la taille de la plus petite et de la plus grande de ces fioles. Est-ce pour transporter ou bien pour conserver dans un endroit précis ?
*Le chasseur se rapprocha d'Aelindra et la prit délicatement par le coude pour la conduire vers la porte qui se trouvait à côté de la cheminée.* Dis-moi tout, ainsi, lorsque tu te réveilleras, nous affinerons le travail et nous pourrons alors discuter des termes du contrat.

*Caranthir poussa la porte et la mena dans un couloir étroit et court, ponctué par trois autres portes. Arrivé au bout de celui-ci, il poussa une dernière porte, celle qui donnait sur la petite chambre qu'il occupait. (Celle à l'opposé dans le couloir était occupée par le maître de cercle lors de ses passages et Caranthir n'avait pas osé y entrer. Quant à la porte au milieu du couloir, elle donnait sur une petite pièce qu'il avait transformée en atelier.) Une petite lucarne déversait un jour froid et mat sur la simplicité de cette chambre dans laquelle le chasseur ne dormait que peu souvent, soit qu'il eût une insomnie, soit qu'il fût parti rôder en forêt ou en montagne. A droite gisait un lit sommaire et confortable. Sur la gauche de cette pièce peu spacieuse blottie sous la toiture de la cabane, Aelindra vit une table et une chaise sur laquelle reposait l'éternel sac de voyage gris de son hôte.*
Voilà ! Ici, tu peux te reposer sereinement. *Caranthir souriait en lui désignant le maigre confort qu'il était si heureux de retrouver après une lune d'absence.*


Edité par Caranthir le 13/03/2007 à 21h15
 
Aelindra
#324 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 13/03/2007 à 22h25  
*Aelindra se laissa conduire sans opposer une quelconque résistance. Sur le chemin, elle lui expliqua ce qu'elle voulait à grands renforts de gestes. Sous leurs pieds, le plancher craquait. Aelindra jeta des coups d'oeil aux modestes murs en bois de la cabane. Plus ils approchaient de la pièce du chasseur, plus Aelindra avait l'impression de revoir un flot de souvenirs lui parcourir les yeux, de plus cette odeur de cire lui rappelait le grenier de la maison de ses parents, qu'elle savait être maintenant ses parents adoptifs. Que de souvenirs en effet... Pas tous joyeux malheureusement, mais qu'importe, Aelindra était en pleine description de sa commande et son cerveau, sa conscience et son corps étaient un peu déphasés.*

J'aimerais des morceaux de cuir souple d'environ trente centimètres sur trente à soixante-dix centimètres. *dit-elle en mimant la taille du quadrilatère* Ma plus grande fiole fait un volume de deux litres et ma plus petite doit être de cinq centimètres cube... enfin... cinq millilitres. Et puis, j'aimerais qu'il y ait des petites lanières que je puisse les attacher au morceau de cuir. Ca serait pour le commerce, donc pour le transport, car la conservation se fait sur mes étagères et dans mon laboratoire.

*Tout en discutant, ils arrivèrent dans la chambre de Caranthir. A peine eut-il poussé la porte de son antre, qu'Aelindra ouvrit de grands yeux : ça ressemblait étonnamment à sa petite chambre d'enfant. Certes, avec moins de jouets et surtout de confort, mais ce n'était tout de même pas spartiate, aussi c'est avec un franc sourire qu'elle remercia Caranthir.*

C'est ta chambre? *sans attendre de réponses précises, elle fit un pas pour pénétrer dans la petite pièce.* C'est aimable de me la prêter. Nous sommes quitte maintenant! *Dit-elle quand le souvenir du rôdeur endormi sur son canapé romain lui revint en mémoire, tout en ponctuant son visage d'un sourire.*

*Aelindra était maintenant au milieu de la petite chambre du chasseur, et ce dernier était toujours là : à l'entrée. L'elfe le dévisagea, avec une expression de gêne, puis se racla discrètement la gorge, regardant tout sauf les yeux de Caranthir à part un seul moment.*
 
Caranthir
#325 Caranthir (Druide | niveau 12) le 14/03/2007 à 14h09  
en réponse au message #324
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 13/03/2007 à 22h25
*Caranthir restait sur le pas de la porte de la chambre, l'esprit occupé par la conception de la besace d'alchimiste. Il fut tiré de ses pensées par le silence soudain qui succédait au flot verbal de son amie. Il la vit au milieu de la pièce, les mains croisées dans son dos, en train d'attendre quelque chose. Son visage était marqué par l'embarras. Caranthir sortit complètement de ses rêveries dans un sursaut.*
Ho ! Je te laisse, je vais réfléchir à ta commande. Par ailleurs, j'ai déjà une idée en tête. *Il saisit la poignée de la porte et s'apprêta à la refermer.*
Au fait, ce n'est pas vraiment ma chambre. C'est effectivement celle où je loge lorsque je suis ici, mais d'une manière générale, les chambres de cette cabane accueillent régulièrement les gens de passages. Keavalor n'a pas oublié l'époque où il était lui-même un trappeur. *Il resta un instant pensif.* Je dois quand même dire qu'en ce moment, il ne passe pas grand monde… Ce doit être une conséquence de l'hiver.
*Il lui sourit et referma doucement la porte. Puis il passa par la pièce contiguë prendre des outils et du matériau avant de retourner dans la pièce principale, près de la cheminée. Son esprit échafaudait des plans et il remerciait Corthelian de lui avoir fait rencontrer un ours, une demie lune plus tôt. Sa fourrure allait se rendre utile.*

Edité par Caranthir le 14/03/2007 à 14h10
 
Aelindra
#326 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 14/03/2007 à 16h08  
*Aelindra sourit quand le demi-elfe comprit ce qu'elle attendait. Dès que Caranthir eut fermé la porte, la préparatrice de potion desserra son corset pour être plus à l'aise ; elle se sentit de pouvoir respirer normalement à nouveau, et se détendit quelque peu. Aelindra se mit à fredonner une chanson de sa douce voix mélodieuse : c'était sans doute une vieille comptine ou une berceuse de son enfance, et malgré son étonnante mémoire, elle en avait oublié les paroles... Un bâillement coupa son chant. L'elfe s'assit sur le rebord du lit, et entreprit de délasser ses petites chaussures, qu'une cordelette en cuir maintenait à ses mollets en dessinant de jolis entrecroisements bruns.

Aelindra croisa ses jambes en tailleur avec difficulté à cause de ses jupes, et s'appuya avec les paumes de ses mains, sur le lit couvert d'une descente beige. Dans le plus profond silence troublé par quelques craquements de charpente et des pépiements d'oiseaux au dehors, l'elfe contempla la petite chambre dans laquelle elle était assise. La préparatrice vit le mystérieux sac gris de son ami posé sur le petit bureau coincé sous la toiture descendante ; elle voulu se lever, mais elle résista à la tentation de fouiller dedans : Caranthir lui faisait confiance.

Aelindra allongea son dos sur le lit, sans osé le défaire, mais au bout de quelques instants à passé sans bouger, elle commença à avoir froid et défit les draps du lit avant de se glisser dedans jusqu'au buste. Lentement, le corps de la préparatrice recouvrait sa température normale, et l'elfe se sentit prête à sombrer dans un profond sommeil. Son corps lui fit tirer la couverture jusqu'à son visage. C'est à se moment là qu'elle sentit un odeur indescriptible sur l'instant. Après quelques instants de réflexion de son cerveau à demi dans les limbes, elle l'identifia comme être une odeur rassurante pas comme celle, répugnante, de ces auberges miteuses où les draps sentent la sueur et l'alcool. Cette odeur ci était légère, douce, familière... Aelindra, ou plutôt sa mémoire olfactive, se souvint que c'était celle du chasseur, et dans un geste mécanique, lorsque la préparatrice changea de position pour se mettre en position foetale à un fil de s'endormir complètement, elle en serra un bout contre elle et quitta la réalité.

Les rêves ne se firent pas attendre : Aelindra se trouvait dans une prairie cueillant des fleurs, puis dans son laboratoire à concocter une pâte de couleur vive qui redonne le sourire, puis à table en train de manger de la confiture de rhubarbe... De petits rêves se succédèrent ainsi, sans qu'un observateur externe n'en devine le sujet. S'il était attentif il verrait certainement les pupilles de l'elfe bouger sous ses paupières mais c'était tout...

Plus l'herboriste parcourait ses limbes, plus ses rêves étaient vifs et saisissants. Elle y vit tout d'abord un chat, le petit chaton de son enfance, mort sous les roues d'une charrette. Mort... Tué par elle-même plutôt. Dans un de ses accès de mal mystérieux, « petites pertes de consciences sans gravité » comme sa mère les appelait. Violement, Aelindra changea de position pour faire partir ce tropisme indésirable. Un autre vint prendre la place du chassé. Le visage d'Imbrähel apparu, ravagé par la douleur, puis celui de Caranthir, de Shyri, d'Althnor, des autres rôdeurs... Curieuse, elle s'approcha et se vit morte dans la boue, la même que celle des bois maudits, une dague dans le coeur. L'elfe se retourna dans son sommeil agité, mais aucuns sons ne sortirent de la bouche de l'endormie, aucunes plaintes, aucuns gémissements, pas même une larme... Aelindra était comme prisonnière d'elle-même, de ses souvenirs.

D'un geste, elle repoussa un morceau de la couverture qui lui tenait chaud, ses rêves s'apaisèrent.
Le cristal était toujours là, pendu à son cou, plus trouble que lorsqu'elle l'avait découvert tombant de sa cape.
Aelindra se mit à grelotter, pourtant, elle était dans un désert aride d'obscurité et de bruits fugaces, mais il ne faisait pas froid, bien au contraire, l'atmosphère était insupportable. Soudain, tout cela disparu petit à petit, et l'herboriste se retrouva volant aux dessus de montagnes infranchissables tel les plus grands et majestueux oiseaux - elle chercha à tâtons le bout de couverture repoussée pour s'en recouvrir-, puis nageant au plus profonds des océans lumineux entourée de naïades et de poissons. Soudain, elle silence se fit autour d'elle, une lumière l'aveuglait.

« Aelindra... »

L'elfe regarda tout autour d'elle s'en rien voir, elle entendait seulement l'écho de cette voix. Sa voix.

« Suis moi, Aelindra. Je vais te montrer quelque chose... Je vais te confier un secret... »

Une main aussi pâle que la neige sortit de nulle part et se tendit à Aelindra. Sans rien dire, l'elfe tendit sa frêle main vers l'inconnue. Cependant, avant l'ultime contact, elle hésita. La voix devait avoir des yeux ou quelque chose, car elle perçue son trouble :

« Qu'il y a-t-il ? »
... Et si je ne souhaite pas connaître ce secret ? Si je ne veux pas savoir ?
«As-tu peur de ce que tu pourrais découvrir ? »

Aelindra ne répondit pas tout de suite, pensant le pour et le contre de la réponse.

Bien que je te fasse confiance, je ne te suivrai qu'à une condition.
«La quelle ? »
Que tu me dises ton nom.
« Très bien, comme tu voudras si ce n'est que ça... Je me nomme Ninnë, satisfaite? »

Aelindra fidèle à sa parole, saisit la main, et le voyage commença. Ce dernier fut bref, pas plus d'un instant.
De petites images.
De petites bribes de toile.
Une jeune elfe se regarde dans un miroir vêtue d'une robe, puis quelqu'un défonce la porte de la chambre.
Un cri.
Plus rien.
Puis une autre image : elle se reconnaît à l'âge de cinquante ou soixante ans, Aelindra à cette âge là ne devait pas être plus grande qu'une humaine de huit ou neuf ans, dix peut-être... Elle est accompagnée par ses parents, ils entrent dans une maison qui lui semblait accueillante, dans un petit village. De loin, elle essaye d'en lire le nom sur un écriteau, Banhir, ou quelque chose comme ça... Le souvenir disparu.
Un bruit de flèche qu'un archer tire se fait entendre dans le noir, suivit du bruit qu'elle fait quand elle transperce les chaires, ce bruit atroce entre la succion et celui d'un insecte qu'on écrase contre un mur...
Aelindra se retourna tant et si bien dans le lit du chasseur, qu'elle finit par tomber par terre dans un bruit sourd.
Mais le rêve resta imperturbable. Soudain, tout s'éclaircit, tout se calma, tout disparu, la voix n'était plus là. Aelindra avait cessé de bouger et dormait tranquillement sur le plancher ciré, enroulée dans la couverture qui l'avait accompagnée dans sa chute. Le cristal était de nouveau redevenu aussi transparent que le matin, et Solinar continuait sa course imperturbable dans le ciel...*


Edité par Aelindra le 14/03/2007 à 17h31
 
Caranthir
#327 Caranthir (Druide | niveau 12) le 14/03/2007 à 22h06  
en réponse au message #326
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 14/03/2007 à 16h08
*Caranthir chantonnait. Assis dans un fauteuil devant la table basse, le chasseur se laissait bercer par les rayons de Solinar qui caressaient son visage, ses mains, et lui apportaient une chaleur réconfortante. Toute trace de froideur dans son âme, après une nuit de veille passée en un tortueux voyage intérieur, avait disparu et il savourait cet instant où, l’esprit libéré de la sensation du temps qui s’est arrêté sur ses cauchemars, il pouvait à nouveau vivre et s’activer.

Avec précision et calme, ses mains coupaient et cousaient le cuir. La pièce principale de la besace d’alchimiste était confectionnée en cuir de vache, simple et résistant. Cependant, ce cuir étant trop souple pour contenir des fioles de verre en toute sécurité, il avait cousu, dans des doublures, des baguettes d’un bois dense et robuste pour rigidifier l’ensemble. La peau d’ours, une fois fixée sur ce support, formaient des réceptacles dont la paroi intérieure, grâce à l’épaisse fourrure de l’animal, pouvait absorber les chocs. On pourrait alors y placer la base des fioles, leur col étant retenu par une fine sangle à boucle, en cuir de vache, elle aussi.

Lorsqu’il releva enfin le nez de son ouvrage pour l’observer d’un regard critique, Solinar avait bien progressé et déclinait depuis un moment déjà. Le chasseur se redressa et jeta un œil par la fenêtre sur une clairière très calme. Au loin, dans le ciel, de lourds nuages s’amoncelaient, annonciateurs de nouvelles chutes de neige. Il s’étira et retourna près de la table. Il saisit la besace d’alchimiste, la referma et se dirigea vers la chambre du fond pour montrer à Aelindra sa commande et recueillir son avis. Doucement, il frappa à la porte.*
 
Aelindra
#328 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 14/03/2007 à 22h40  
*Dès qu'Aelindra entendit quelqu'un frapper à la porte, elle ouvrit les yeux et se découvrit par terre, au milieu de la couverture, légèrement échevelée, sa chemise en soie lui collait légèrement dans le dos. Elle s'assit et se massa le crâne. L'elfe n'était pas encore bien réveillée aussi sans bouger, ni se remettre sur son séant, elle dit assez fort pour qu'on entende par delà la porte :*

Entrez!

*La préparatrice entendit la personne, qu'elle supposait à très juste titre être Caranthir, frapper une nouvelle fois à la porte.*

Entrez, j'ai dis! *Sans jeter un regard à la porte qui s'entrouvre, elle rajoute : * Vous serez bien aimable de m'appor...

*Aelindra releva la tête et vit celle de Caranthir dans l'embrasure, son visage commença à virer sur le rosé.*

Désolée, une vieille manie qui ne me quitte pas... Ou alors c'est moi qui quitte le monde des gens normaux... Hum.

*Soudain, l'herboriste se rend compte d'une chose : elle n'a pas relacé son corset. C'est à la limite du rouge pivoine, qu'elle se couvre de la couverture du chasseur.*

Pourrais-tu te retourner un instant, s'il te plait... *dit-elle affreusement gênée par la situation. A croire que les dés du Destin s'acharnent sur elle pour la rendre étourdie à chaque fois qu'elle se réveille...*

Edité par Aelindra le 14/03/2007 à 22h41
 
Caranthir
#329 Caranthir (Druide | niveau 12) le 17/03/2007 à 13h14  
en réponse au message #328
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 14/03/2007 à 22h40
*Le chasseur referma la porte pour laisser à Aelindra le temps d’ajouter une strate de vêtement. Il en profita pour masquer son amusement. A voir la facilité avec laquelle elle rougissait et se sentait gênée, le chasseur avait envie de lui lancer quelques gentilles moqueries. Mais connaissant Aelindra, il savait qu’il ne fallait pas. Il avait le sentiment, peut-être erroné, que son amie le tenait en haute estime et qu’elle prendrait ses remarques aux premier degré. Aussi, lorsqu’il pénétra dans la chambre, après qu’Aelindra lui en eût donné la permission, tout amusement était passé et il affichait un sourire bienveillant.
Il posa sur le lit refait à la hâte la besace d’alchimiste.*

Comment te sens-tu ? As-tu pu te reposer comme tu le voulais ?

*Il contemplait son amie au minois peu éveillé. Ses cheveux étaient encore défaits et ses yeux légèrement gonflés par le sommeil, ce qui donnait au chasseur l’inhabituelle envie de la dorloter, comme on peut avoir l’envie de cajoler un enfant ou un être fragile. Surpris par sa propre réaction, Caranthir luttait contre cette émotion déstabilisante et c’est le visage inexpressif, trop sérieux, qu’il présenta à la préparatrice la besace qu’il avait confectionné.*
Voilà une épreuve de ta besace d’alchimiste. Elle est fabriquée en cuir de vache. Pour l’ouvrir, tu libères les sangles du rabat que tu vois là. *Il lui désigna les deux boucles métalliques et les ouvrit pour écarter le rabat.*. Comme le cuir était trop souple, j’ai ajouté des baguettes dans une doublure et cela fonctionne comme un triptyque. *Caranthir déplia la besace.* Sur chaque face de ce triptyque, j’ai cousu des réceptacles hémisphériques en peau d’ours retournée pour que la fourrure protège tes fioles des petits chocs. Les petites sangles à boucle que tu vois juste au-dessus de chaque emplacement servent à fixer le col de tes fioles. *Il fit une pause, observant la réaction d’Aelindra.* Par contre, pour la bonne tenue de l’ensemble, il ne te sera pas possible d’y placer tes plus grosses fioles. Elles prendraient trop de place et d’épaisseur. La taille maximale possible correspond au volume d’une pinte. Ha ! J’oubliais. J’ai placé les réceptacles de ces deux parties de ta besace en décalage. Comme ça, lorsque tu la refermes, les fioles s’imbriquent les unes dans les autres au lieu de se chevaucher. Cela permet de gagner en encombrement et d’éviter, je pense, la casse.

*Caranthir se redressa, souriant.*
Voilà ! Tu peux transporter vingt-cinq fioles. Cela te convient-il ?
 
Aelindra
#330 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 17/03/2007 à 14h11  
*Aelindra en avait profité pour relacer ses petites chaussures. Elle avait bizarrement du mal à sortir des limbes du sommeil, avait-elle si peu dormi ces derniers jours? Elle étouffa un bâillement avant de répondre aux questions du demi elfe.*

Un sommeil un peu agité, mais j'ai connu pire...

*L'elfe gratifia le chasseur d'un joli sourire comme pour le rassurer -ou se rassurer elle-même, et se plongea dans l'étude attentive de l'étrange besace posée sur le lit. Elle fouilla méthodiquement toutes les poches et emplacements diverses. Puis elle vérifia la bandoulière et deux ou trois autres détails.*

Vingt-cinq fioles... Ca m'a l'air du bon travail en tout cas. Il me convient parfaitement. *Silence* Bon !

*Elle se leva et défroissa d'un geste ses longues jupes vertes. Puis elle détacha un ruban qui servait de décoration sur ses jupes, et se noua les cheveux avec d'un geste désinvolte. Elle esquissa un pas en direction de la porte, laissant une délicate odeur de fleur fraîche derrière elle.*

On ne parle pas Commerce dans une chambre. Retournons dans la pièce principale pour les termes de notre accord.

*Aelindra avait croisé les bras contre elle et attendait. Puis elle se décala pour laisser la place à Caranthir de la précéder. *

Edité par Aelindra le 20/03/2007 à 22h18
 
Myrtion Plum'mol
#331 Myrtion Plum'mol (Maître Ménestrel | niveau 15) le 28/03/2007 à 17h05  
*Un gnome arrive en sifflotant devant l'échoppe, saluant les quelques personnes présentes, poliment. Il dépose, tout aussi tranquillement, presque négligemment, un petit cube à côté de lui, alors qu'il se baisse pour lacer ses chaussures devant la porte d'entrée. Bien sûr, une fois relevé, il en oublie complètement l'ustensile qu'il tenait en main, et s'éloigne comme il est arrivé. Un client s'approche de l'objet pour le ramasser, et le rendre à son propriétaire, quand, tout à coup, un cri retentissant s'en échappe.*
WHOUUUUUUUD ' S ' TOC
Bientôt au spatioport, venez nombreux !

*La boite s'ouvre alors, et un ressort puissant projette un parchemin enduit de colle ultra-forte sur la porte d'entrée. Parchemin sur lequel on peut lire les mêmes informations que sur celui apparu récemment à la taverne. Dehors, un rire retentit, et ceux qui se précipitent à l'extérieur ont le temps de voir le gnome s'enfuir en secouant les bras vers le ciel*
MOUAHAHAHAHAHAHAAAAAAAAAAAAH !

Edité par Myrtion Plum'mol le 28/03/2007 à 17h06
 
Caranthir
#332 Caranthir (Druide | niveau 12) le 10/04/2007 à 21h11  
en réponse au message #330
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 17/03/2007 à 14h11
*Caranthir se trouvait satisfait que son travail convînt à son amie et c’est avec un sourire aux lèvres qu’il passa devant elle pour se diriger vers la pièce principale. Il n’était pas au fait des usages des commerçants et, après tout, s’il voulait que le Cuir d’Yria soit une entreprise qui marche, il était près à se conformer à ce type de coutume. Il reconnut le froufrou des robes d’Aelindra qui le suivait, son délicat qui se mariait parfaitement avec les fragrances légères de son parfum.

Caranthir allait pour s’installer devant la cheminée lorsqu’un gnome entra. Comme celui-ci semblait oublier un petit cube, sûrement une de ses dernières inventions, il le ramassa pour le lui donner. Caranthir, qui avait pu par le passé être initié aux joies de l’invention par son ami Myrtion Plum’mol - d’ailleurs, à cette pensée, sa main frémit en prenant le cube - voulu s’enquérir de l’utilité de cet objet. Le message explosa à son visage et le temps qu’il réagisse, le gnome avait disparu, suivi par un rire dément. Abasourdi, le chasseur contempla le message.*

Tiens donc… *Il avait peut être là la première occasion de traverser la faille. Il allait y songer.

Puis Caranthir se tourna vers Aelindra qui s’était approchée pour lire le message. Il lui sourit.*

Les gnomes sont vraiment… surprenants, n’est-ce pas ?
*Tranquillement, il alla s’installer dans un fauteuil.*
Bon, parlons de notre accord maintenant. Que me proposes-tu ?
 
Aelindra
#333 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 10/04/2007 à 23h15  
*Aelindra sursauta quand le gnome ne dépassant pas un mètre se mit à hurler tel un orc en rut. Elle resta un moment interdite, considérant un instant la santé mentale de ces créatures.*

Par Corthelian! C'est la seconde fois que j'aperçois un gnome... Ils ne sont pas tous comme ça tout de même? J'aurais peur pour notre sécurité dans le cas contraire... Imagine une troupe de gnomes armée de petites cuillères et de soupières qui courrait partout en hurlant...

*L'elfe réprima un rire à son idée farfelue et alla s'asseoir dans le fauteuil face à Caranthir. Quand il s'agissait de commerce, la préparatrice de potions savait contrôler ses gestes, ses attitudes et ses paroles, c'est donc avec précision, sans bruissements de jupes en trop qu'elle s'assit et croisa les mains. Ses yeux pétillaient, tandis qu'un sourire semblait naître à la commissure de ses lèvres rosées.*

Je te propose deux choix. Soit, premièrement : le troc. Les morceaux de cuir dont je t'ai parlé, contre des potions de ma fabrication, que ça soit des filtres, des onguents, des infusions, des?poisons?pour abattre efficacement ta matière première. Si tu choisi cette voie, je t'échange deux litres de décoction de valériane -comme par le passé- en échange du sac à potions pour? le test. Si cet échange marche, le reste suivra.

*Aelindra marqua une courte pause pour que ses paroles s'inscrivent en lettres d'or dans la mémoire du demi-elfe. Le feu crépitait, imperturbable. Dehors, la nature continuait de vivre aux bruissements du vent et aux reflets de Solinar dans le ciel ; il devait être le début de l'après midi, les ombres commençant à reprendre consistance. La neige avait fondue, ne restant visible que certaines parcelles isolées à l'ombre, ainsi qu'une herbe fraîche pleine de rosée neigeuse. L'elfe avait roulée le dessin d'Eve, et tapotait l'accoudoir du fauteuil avec, troublant ainsi le silence de la pièce. Elle s'éclaircit la voix.*

Soit, deuxièmement, je te offre la valeur des cuirs en oros. Un acompte maintenant et le reste en plusieurs bourses plus tard. Si tu choisi cette voie, il me faut une garantie. Une garantie? solide.

Quelque soit ce que tu choisis, saches que tous les termes de l'accord qui découleront de l'instant, devront être noté sur parchemin. Une copie pour toi, une pour moi, et une pour un tiers de la guilde des marchands qui servira de juge en cas de litige éventuel. Ce que je ne souhaite en aucun cas, cela va de soit? *dit-elle ponctuant ses paroles d'un regard perçant comme la pointe d'une lance trop aiguisée pour être menée à la légère.*

Qu'en dis-tu ?

*Aelindra arborait un vague sourire, ses yeux de laissant distinguer à son ami aucunes failles. Le commerce était important pour elle, car elle avait appris à ses dépends les tournures que pouvaient prendre un contrat fait à la légère. Maintenant plus aguerrie que la plupart des débutants dans ce domaine, et surtout plus honnête que la plupart des vétérans, elle se faisait une ligne de conduite de rester droite dans le fauteuil, affichant une expression neutre au possible, voulant garder son calme dans toutes les situations. En effet, les réunions de marchands auxquelles l'elfe avait pu assister de loin, étaient assez? houleuses. Elle cessa de tapoter le parchemin d'Eve sur le bras du fauteuil pour ne pas troubler la concentration apparente du visage de Caranthir. Qu'il prenne le temps qu'il veuille, tant que cela reste dans les limites de l'acceptable et surtout de la journée déjà bien entamée.*

Edité par Aelindra le 11/04/2007 à 15h22
 
Harald Le Rouge
#334 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 10/04/2007 à 23h53  
*Lorsqu'elle entra dans la cabane, Harald se sentit comme chez elle. Quel étrange sensation de déjà vue. Elle savait pourtant n'être jamais venue en ce lieu. Elle cogna au montant de la porte afin de faire connaitre sa présence. TOC! TOC! TOC! Le bruit s'envola à travers la pièce pour s'éteindre dans la pénombre des recoins. Elle avisa un petit banc et y prit place en attendant le maître du lieu.*
 
Caranthir
#335 Caranthir (Druide | niveau 12) le 11/04/2007 à 12h10  
*Caranthir était frappé par le changement brutal qui s'était opéré chez Aelindra. Ses gestes étaient devenus précis et secs, son regard dur et combatif, ses sourires vagues et presque inexpressifs. Surpris, le chasseur crut un instant qu'il avait une inconnue en face de lui. Sur le moment, sans qu'il comprît vraiment ce comportement envers lui, il l'attribua au nouveau métier de son amie. Il ne l'avait plus vue depuis son départ pour la guilde des marchands et peut être sa nouvelle vie lui imposait-elle des contraintes à même de la changer. Le visage de Caranthir se ferma. Il n'appréciait pas trop la tournure de la conversation.
Cependant, Aelindra ne s'arrêtait pas là. Quelle garantie solide voulait-elle donc pour des morceaux de cuir ? Caranthir était aussi surpris que peiné qu'Aelindra lui demandât une garantie. Après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble, ça n'avait pas de sens, de même que le fait de vouloir une garantie pour un paiement en oros et aucune pour un troc. L'argent tournait-il la tête de son amie ? Elle ne serait malheureusement pas la première à succomber au charme de l'éclat de l'or. Quand la préparatrice évoqua le litige, Caranthir encaissa durement le choc. Son regard était trop agressif pour lui et annulait complètement son souhait affiché qu'il n'y eût pas de problème entre eux. C'en était trop, et le chasseur sentit la colère l'emporter. Il se leva lentement, mais d'une manière raide, pour arpenter la pièce.*


Une garantie ? Tu veux une garantie ? Peux-tu m'expliquer laquelle ? Crois-tu que je pourrais vouloir te piéger, encaisser ta monnaie sans rien te donner en échange ? Quand bien même cela serait possible matériellement, comment oses-tu penser que cela soit mon intention ?Quelle garantie veux-tu quand tu sais où me trouver ? N'as-tu pas confiance en moi ?
*Caranthir se sentait blessé. Lui qui ne donnait sa confiance et son amitié que difficilement, il ne comprenait pas qu'on pût les remettre en cause. Il laissa libre cours à sa colère.*
Quel litige peut intervenir dans une transaction de cet ordre ? Je crois, Aelindra, que tu t'es trompée d'interlocuteur. Je ne suis pas un de ces marchands avec lesquels tu traites habituellement. Et si la réputation du Cuir d'Yria ne te suffisait pas, mon amitié, elle, aurait pu balayer tes craintes. As-tu vraiment besoin d'user avec moi de ce regard calculateur, de ces airs de ruse qui cherchent la plus petite entourloupe ?

*Le regard de Caranthir, dur et froid, s'arrêta sur la bague qu'il avait offerte à l'elfe. Il souffla entre ses dents, dépité. Après un moment de silence glacial, il reprit d'un ton bas dans lequel sourdait sa colère.*
Pour la besace de l'alchimiste, huit oros maintenant et quatre avant la prochaine lune. Pour tes morceaux de cuir, tu payeras à la livraison, au poids du cuir et au cours en vigueur. Tu n'as qu'à envoyer un commis nous apporter tes commandes, je préviendrai Keavalor de notre accord.

*A cet instant on frappa à la porte et une jeune humaine entra. Caranthir se retourna vivement. Son visage lui était inconnu, mais elle arborait tous les signes du vagabondage, à commencer par la poussière sur ses bottes usées. Il s'approcha d'elle sans pouvoir afficher un sourire tant il était encore sous le coup de sa colère. Il respira profondément pour s'apaiser.*
Soyez la bienvenue dans cette modeste cabane. Je me nomme Caranthir. S'il n'y a pas d'urgence, et il semble que cela soit le cas, je vais en terminer avec ma cliente et je reviens vers vous aussitôt.
*Le chasseur réussit à sourire légèrement et plongea ses yeux bleu cobalt dans ceux de la nouvelle arrivante, à la recherche de ses intentions.*

Edité par Caranthir le 11/04/2007 à 12h12
 
Aelindra
#336 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 11/04/2007 à 14h28  
*Au fil des mots de Caranthir, au fil de ses phrases, Aelindra sentait monter en elle une étrange sensation de mal aise. Petit à petit l?elfe sentait son masque s?effriter doucement, comme une poupée de cire restée trop longtemps au soleil d?été. Son? masque ?

Qu'avait-elle fait de si grave pour ébranler à ce point son ami?
Ces phrases, elle les avait appris par coeur, par défaut, parce que c'était comme ça et puis c'était tout, parce qu'elle avait toujours fait comme ça, et ça avait toujours marché... Certes, son changement d?attitude pouvait être surprenant, et ce n?était pas la première fois qu?on pouvait le lui reprocher.

Son ami d'habitude si calme, maintenant si expressif, si en colère... contre elle ; Aelindra sentait monter à sa tête une foule de questions, de choix, de sentiments anodins, de sensations douloureuses. Soudain, l'elfe se sentit nauséeuse, le sol n'était plus si droit qu'avant, les pulsations de son coeur lui semblaient irrégulières. Fuir ne servirait à rien, elle en avait conscience, elle ne l'avait que trop fait, mais l?elfe se sentait prisonnière d?elle-même.

Ce que Aelindra venait de dire avait apparemment causé une plaie telle à Caranthir, qu'elle en ignorait les réelles profondeurs ; car si elle avait pu rien qu'avec un discours marchand provoquer la colère de son ami, c?est qu?il y avait « anguille sous roche ». Son esprit marchait à toute allure, cherchant inconsciemment le secours du cristal qui resta désespérément muet.

Petit à petit, une lueur se fit à la surface de sa conscience. Aelindra prit conscience de l'ampleur de ses mots dans le coeur, qu'elle croyait sans failles, de Caranthir. Un visage dur, pour se cacher? Elle s'était laissée abusée par de simples artifices ? Aelindra se considérait comme son amie, pourtant elle n'avait rien vu?
Son regard, cherchant une prise à laquelle se raccrocher, tomba sur la bague argentée offerte par le demi-elfe? Tant de sincérité?

Soudain une inconnue, une humaine semblait-il, poussa la porte de la cabane. L'atmosphère plus qu'électrique sembla un instant se détendre puis redevenir inflammable.
Aelindra chercha le regard de Caranthir sans oser le trouver, cependant, elle se leva, saluant d'un signe de tête l'inconnue, et se tourna vers le demi elfe.*


Willossë, Caranthir. Sinnéa neh? sinnéa neh. Koto lola Glin sin ginté, nehil au ran, nehil?

* « Pardon, Caranthir. Je ne voyais pas? je ne voyais pas? Sache que seul les étoiles se reflètent en mes yeux, jamais les autres ne les feront palpiter? » Aelindra se tut. Elle était visiblement atteinte elle aussi en son intérieur par le ton de la voix du chasseur. Elle espérait de tout coeur que l'histoire ne prenne pas d'autres proportions? Déjà Imbrähel puis maintenant Caranthir qui semblait lui tourner le dos.
Elle avait besoin de vacances.
Aelindra déposa le dessin d'Eve sur table et attendit ce qui allait suivre.*


Edité par Aelindra le 11/04/2007 à 15h21
 
Caranthir
#337 Caranthir (Druide | niveau 12) le 11/04/2007 à 21h41  
en réponse au message #336
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 11/04/2007 à 14h28
*Avec un geste d’excuse, Caranthir se détourna de la jeune humaine qui attendait et se rapprocha d’Aelindra qui affichait un visage décomposé. Son expression reprit sa dure froideur lorsque les mots de son amie se frayèrent un chemin au travers de sa colère. Le pardon ? Nous verrons bien… Il riva son regard cobalt sur ses yeux verts agrandis par la surprise et il se rapprocha de l’elfe afin qu’elle seule pût entendre ce qu’il avait à lui dire. Les mots du chasseur lui parvinrent dans un chuchotement où pointait encore la fermeté extraordinaire de l’amitié déçue.*
Je crois que tu commences à comprendre, mais je n’en suis pas encore sûr. J’entends bien que tu aies besoin d’être méfiante ou de jouer un rôle lorsque tu négocies avec un marchand retors ou bien que des sommes extraordinaires sont de mise. Mais prend bien garde de ne pas traiter tes amis de cette manière sinon tu risques de te retrouver puissante, riche, princesse… et seule.
*Caranthir fit le tour du comptoir et revint auprès d’Aelindra.*
Huit oros, et ensuite, je te laisserai méditer sur ce qui vient de se passer car je dois voir ce que désire cette personne. *D’un hochement de tête, il lui désigna l’humaine qui attendait.* Ha oui ! Pense aussi à l’ours dont la fourrure assure la protection de tes fioles. Avant que je réussisse à le tuer, il a failli m’éborgner.
 
Harald Le Rouge
#338 Harald Le Rouge (Eclaireur | niveau 7) le 11/04/2007 à 22h09  
en réponse au message #335
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 11/04/2007 à 12h10
*Harald fixa Caranthir avec surprise*

C'est vous le propriétaire? C'est bien! Les articles donc j'ai besoin peuvent attendre la fin de votre présente tractation avec cette dame.

*Fit Harald en désignant Aelindra*
 
Aelindra
#339 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 11/04/2007 à 22h52  
*Aelindra ne décrocha mot, le chasseur avait visé juste, trop peut être. Princesse je n'y peux rien, c'est comme ça... L'elfe posa la somme demandée sur le comptoir et rajusta sa cape en décochant un sourire éteint à la jeune étrangère. *
Je crois que nous étions sur le point de conclure demoiselle, ne vous inquiétez pas.

*Puis Aelindra s'adressa au chasseur. L'elfe était, soit, en de houleux termes avec lui pour le moment, mais il ne fallait pas mettre tout dans le même sac cependant.*
Caranthir, je te laisse le message d'Eve, je pense que tu te rendras à la tour dans de plus brefs délais que moi...

*Un dernier éclat de la bague, puis ses mains furent cachées par le revers de sa cape. L'elfe s'apprêtait à passer le seuil de la porte, quand elle se retourna vers le demi elfe une dernière fois.*
Puissent les Primordiaux te protéger jusqu'au revoir, Caranthir.

*Aelindra salua l'étrangère une demi révérence et esquissa un pas vers l'embrasure de la porte.*
 
Caranthir
#340 Caranthir (Druide | niveau 12) le 11/04/2007 à 23h11  
en réponse au message #339
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 11/04/2007 à 22h52
*Caranthir prit délicatement le parchemin des mains d'Aelindra et aussitôt les préoccupations de celle-ci envers l'enfant terrible lui revinrent. Son visage s'adoucit.*
Ne t'en fais pas pour elle. Je me rends à la tour dès demain et je demanderai à parler en personne à Damoclès d'Elryn. Je suis sûr qu'il pourra au moins nous dire où elle se trouve.

*Caranthir regarda la préparatrice s'éloigner.*
Que Corthelian te garde mon amie, et prend bien soin de toi.
*Un moment le chasseur la regarda s'éloigner, sa nouvelle besace d'alchimiste sur l'épaule. Il espérait la revoir le plus vite possible et oublier cette fin de journée qui lui laissait un arrière-goût amer. Il se promit de fêter leur prochaine rencontre avec plus d'entrain encore. A moins qu'elle ne s'enferme dans ce rôle…

En soupirant, il repoussa la porte et se tourna vers la jeune humaine. En s'excusant, il réussit à sourire faiblement.*

Pour répondre à votre question de tout à l'heure, oui je suis un des deux propriétaires. Keavalor, le maître de cercle à l'origine de cette entreprise, m'a récemment associé au Cuir d'Yria. A qui ai-je l'honneur ? *Il lui désigna un des vieux fauteuils qui paressaient autour de la table, devant le feu.* Mais installez-vous, je vous en prie. Du thé ?

Edité par Caranthir le 11/04/2007 à 23h12
 
Aelindra
#341 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 11/04/2007 à 23h44  
*Aelindra esquissa un sourire de remerciement en direction de Caranthir et s'en fut, n'oubliant pas de refermer la porte derrière elle pour conserver la chaleur du lieu.

Dehors la brise s'était levée, obligeant la préparatrice de potions à se recouvrir le visage de sa cape vert foncé. Tandis qu'elle traversait la clairière pour s'en retourner à Durunne, elle s'arrêta brusquement ; l'elfe avait oublié de parler de son rêve à Caranthir... Soudain, le bruit qu'elle avait entendu lui revint en mémoire, pour ne plus la quitter de l'instant. Aelindra continua de marcher, le bas de ses jupes imbibé par l'eau retenu par la végétation qui bordait le sentier traversant les bois.
Un écureuil s'enfuit au bruit de ses pas. Doucement, elle se mit à fredonner une chanson qui lui revenait en mémoire.*


Ils étaient deux ce matin là,
Assis, au beau milieu des bois
La nature contemplant.

Ni malheureux présages,
Ni d'obscures paysages
Ne s'offraient à leur vue perçante.

Buvant la rosée matinale,
Chantant leurs comptines d'idéal
Ils étaient elfes, et content.

La suite est simple, mes amis,
Car neuf mois plus tard je naquis,
Telle est l'histoire au commencement.


*L'après-midi semblait bien entamée quand l'elfe arriva proche de la ville. Elle se souvint de la promesse qu'elle avait faite à Alanon, décidant de l'honorer dès le lendemain, aux premières lueurs de l'aube... Tout du moins, quand elle se réveillerait, si elle arrivait à trouver le sommeil. L'elfe tapota dans ses mains pour les réchauffer, puis elle décida de prendre un raccourci par le parc pour rentrer plus vite à la pépinière.*

Edité par Aelindra le 12/04/2007 à 21h43
 
Page
précédente
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 Page
suivante

Ecrire un message :
Vous devez etre enregistré pour pouvoir participer aux forums