La communauté du fantastique et de la science-fiction  







 
Titre, Auteur, Acteur... 

Allez cs sedan ardennes ! Défendez le foot de Sedan sur la communauté du foot Cluborter.com
Don des Dragons 2008   -   YSAMBRE : Le Monde-Arbre... La suite   -   Cette semaine sur les écrans   -   Décès de Michael Crichton   -   NaNoWriMo fête ses 10 ans !   -   Hero Corp.   -   Mercredi jour du cinéma   -   Le Choix du Soldat   -   Arcanes.org dans Libération!   -   Mercredi, jour du cinéma
Keavalor
par Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 11/12/2005 à 22h44  
*Keavalor s'était lancé dans la préparation des peaux du gibier qu'il ramenait de ses chasses et les vendaient au marché à toute la populace de la ville. Le forgeron lui achetait ses tabliers, les belles demoiselles pouvaient trouver des fourrures de qualités pour s'en parer lors de soirées importantes, les armuriers lui achetaient un cuir pour les armures et les armes, très résistant.
il vendait la viande aux differentes auberges de la ville pour un prix modique.
Mais un problème se posait à lui depuis peu. Le tannage ne se fait pas sans quelques inconvenients, et son travail pouvait parfois mettre à malaise les sinus les plus bouchés.
Aprés quelques réflections de la part des habitants de la ville, il se décida à chercher un lieu isolé des capacités olfactives de tous pour pouvoir travailler sans déranger personne. Il trouva ce lieu en rentrant dans la forêt, à l'ouest, à environ une heure de marche prés d'un petit ruisseau, qui s'écoulait vers le sud. Une ancienne cabane de chasseur, abandonnée s'y trouvait.
Il contempla l'édifice délabré pendant un petit moment jugeant du travail à effectuer avant de pouvoir y travailler.*

Ça devrait aller c'est assez grand pour faire office de magasin et puis si un vagabond passe par-là, la pièce de derrière, peut servir de refuge pour la nuit.
aller! au boulot!


*Le temps passa et clients après clients la cabane fut rénovée. Keavalor doté d'une patience en or, fit du tas de planches vermoulues et recouvertes de lichens qu'était la ruine qu'il avait récupéré, un charmant magasin qui se fondait parfaitement dans le décor de la clairière. Du moins comme pouvait se fondre un nez au milieu d'un visage. Ça faisait un peu tache mais ça faisait tellement de temps qu'on le voyait qu'on n'y faisait plus gaffe.
Au fil du temps, il agrandit le bâtiment qui au final possédait plusieurs pièces.
En entrant, on pouvait découvrir une salle assez petite, faiblement éclairée par deux fenêtres et assez bien rangée. Une cheminée de pierre couvrait le mur du fond. Le mobilier était sommaire. Deux fauteuils sans âge étaient disposés devant l'âtre et un troisième attendait de satisfaire le fondement fourbu d'un autre visiteur. Au milieu de la pièce se situait une petite table, que nombre de personnes, dans l'ignorance aurait définit comme un guéridon, tellement elle semblait insignifiante. Généralement elle était recouverte d'un tas de rouleaux de peaux prêtes à être tannées. A gauche de la porte se trouvait le comptoir prolongé lui-même par un petit meuble, où le tanneur rangé sa vaisselle et sa précieuse bouteille d'eau-de-vie naine. Aux poutres parfois pendaient des peaux qui n'avaient pas réussit à trouver une place suffisante, pour éviter la chute, sur la table. A gauche de la cheminée une porte donnait sur un petit couloir qui distribuait trois autres pièces qui le cas échéant pouvait servir de logement d'appoint pour tout vagabond de passage.
Comme le nom « Au Cuir d'Yria », la réputation du tanneur se fit plus importante dans Duruune. Ville la plus proche. Peu à peu il fidélisa sa clientèle et sa petite entreprise ne connaissait pas la crise.
Il fut un temps où un jeune homme du nom de Dar Kahol croisa la route du tanneur. Ce dernier lui proposa de travailler pour lui à la rénovation des livres de la bibliothèque de Melmiriel. Il fut le premier employé des entreprises « Au Cuir d'Yria » entreprise qui d'ailleurs ne dépassa que rarement le nombre de deux employés. C'est à dire le patron, en l'occurrence Keavalor, et de vaillants travailleurs de passage dans la région à qui il offrait l'occasion de trouver une situation suffisante pour démarrer dans notre chère communauté.
Grâce au bénéfices qu'il tira de son travail il racheta un petit bâtiment en ville qui lui servait de dépôt pour des livraisons importantes. Le dit dépôt se situait à l'angle de la rue des Joyeux Nains coincé entre une boulangerie naine, réputé pour son pain tant au niveau culinaire que militaire, et la bibliothèque qui était propriété de Melmiriel, chef de rayonnage de son état.
Un lynx établit son territoire de chasse autour de la cabane, ou bien est-ce le druide qui s'est installé sur le territoire, nous ne le sauront certainement jamais. En tout cas une amitié est née entre Kea et ce félin. Il se pourrait qu'à l'occasion les visiteurs à la boutiques se voient accueillit par une boule de poil hérissée de griffes et affligé d'un mauvais caractère à cause des longes périodes d'absence du tanneur qui l'empêche d'attraper des proies faciles, en l'occurence le gibier ramené par le tanneur le soir.. *


Edité par Keavalor le 09/10/2008 à 07h22
 
Page
précédente
Discussion liée : 388 messages, dernier de Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 20/11/2008 à 22h03
Page 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20
Page
suivante
 
Aelindra
#302 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 04/02/2007 à 18h28  
*Aelindra s'obstinait à regarder ses mains ; sa main gauche enserrant sa main droite ; fixant l'endroit où la main de Caranthir s'était posée quelques instants plutôt. Elle saisit la tasse de thé brûlant que lui tendait le chasseur ; elle en bu une gorgée sans prendre le temps de le laisser refroidir et se brûla la langue. Aelindra posa la tasse sur l'accoudoir, pour ne pas rajouter d'autres maux physiques à ceux moraux qui lui envahissait sa conscience, et la faisait se perdre et se répandre en larmes. Elle ne pleurait pas tant pour Eve finalement, les paroles de son ami l'avaient calmée. Ses larmes ruisselaient pour autre chose... Quelque chose qu'elle ne voulait pas s'avouer mais qui s'imposait de plus en plus à ses yeux, quelqu'un qui occupait ses pensées malgré elle, Imbrähel.

Aelindra tressauta imperceptiblement quand Caranthir pausa sa main sur son épaule. La main réchauffée par l'âtre du chasseur faisait prendre conscience à l'elfe au combien elle était maigre, et que ses épaules étaient fines ; depuis combien de jours n'avait-elle pas eu un vrai repas?
La chaleur ambiante, les crépitement du feu dans la cheminée, l'odeur âpre mais si douce du thé la rendant fatiguée tout d'un coup. Certes, elle était habitué à passer des nuits blanches à écrire, à lire, à étudier, à travailler, à s'inquiéter pour elle même et surtout, par dessus tout pour les autres. Mais le simple fait qu'on le lui fasse remarquer, Aelindra se rendait compte de la négligence dont elle faisait preuve envers elle-même.

L'herboriste tourna la tête de son épaule vers Caranthir, sans bouger, sans ciller. Elle se dégagea avec toute la bienséance qu'elle avait apprise et sourit faiblement au chasseur.*


Il est vrai que je me sens un peu fatiguée. Il est aussi possible que ma réaction semble un peu précipitée, il est vrai qu'Eve sait se débrouiller, mais quand elle a disparue, je n'étais pas seule dans la pépinière. *Elle ouvrit de grands yeux en voyant la mine de Caranthir et se mit à parler plus vite pour l'empêcher de l'interrompre.* En temps normal, je l'aurais veillé jusqu'à son réveil, mais je discutais avec quelqu'un, et il est possible que se ne fut qu'une diversion... Ecoute. Je sais ce que tu vas dire. Et il est vrai que depuis quelques temps je ne dors pas beaucoup et je travaille trop, mais il faut tenir compte de cette possibilité, non? *Silence* Non. Oublie. Je n'ai rien dit. Impossible. C'est impossible. D'accord?

*Aelindra semblait tourmentée. Elle l'était en réalité. Beaucoup. Beaucoup trop peut-être... Mais plus elle parlait, plus ses pensées vagabondaient. Ce n'était pas son genre de débiter des mots, des phrases si décousues d'un seul coup. Cette discussion avec Imbrähel, son mot, son dernier regard... Cela la tracassait plus que ce qu'elle ne voulait bien se l'avouer à elle même. Ca ne regardait en aucun cas Caranthir, mais Aelindra ne voulait pas lui mentir pour autant... Oh! Et puis à quoi bon? Aelindra désigna la pipe de Caranthir de sa main.*

Je peux?

Edité par Aelindra le 05/02/2007 à 00h37
 
Caranthir
#303 Caranthir (Druide | niveau 12) le 05/02/2007 à 18h09  
Une diversion ? hum…
*Caranthir restait dubitatif. Aelindra ne voulait pas lui parler de cette personne qui l'accompagnait. Or, si ce quelqu'un était à l'origine d'une diversion, nul doute qu'elle l'aurait nommé. Sinon, à quoi bon lui demander son avis. A moins que…
Le Demi-Elfe sourit en voyant Aelindra désigner la pipe. L'ancienne herboriste pouvait changer, finalement.*

Oh ! Bien sûr, sers-toi. *Il posa sa blague à tabac sur la petite table.* Tiens. Pendant ce temps, je vais nous préparer un repas, je n'ai pas encore, non plus, eu le temps de prendre le mien.

*Caranthir fouilla dans la réserve et en sortit du lait avec lequel il confectionna un gruau. Il le posa sur la table et l'accompagna d'une miche de pain, de pâtés, de viande fumée, de confiture et d'une cruche de vin. Puis il se saisit d'une poêle et s'installa devant la cheminée pour y faire frire deux oeufs. Croisant le regard étonné d'Aelindra qui allumait la pipe, le chasseur s'expliqua.*
Non, je ne trais pas encore les vaches. C'est Garbek, le paysan voisin qui vit à une demi-journée de marche d'ici. De temps en temps, je vais lui acheter un peu de sa production, histoire de manger autre chose que du gibier.
*Son visage se fit plus sérieux.*
Tu sais, si tu ne veux pas me parler de ce quelqu'un, libre à toi. Cela ne me concerne pas. Mais j'ai quand même du mal à croire à une diversion… Fomentée par qui ? Eve ? Elle est assez habile pour ne pas avoir besoin de ce subterfuge. Cette personne, alors ? Je ne dirais pas que c'est impossible, tu es mieux placée que moi pour savoir, mais disons que c'est peu probable.
*Caranthir servit les oeufs et s'attabla. Avec entrain, il entama son repas.*

Edité par Caranthir le 05/02/2007 à 18h10
 
Aelindra
#304 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 05/02/2007 à 19h32  
*Aelindra se saisit de la blague à tabac et de la pipe du chasseur, les faisant tourner dans ses mains ; jamais elle n'avait fumé de sa vie. Comment faisait-on? A force de dévisager ce qu'elle avait dans les mains, la préparatrice en comprit le fonctionnement et s'évertua à "bourrer", c'est comme ça qu'elle l'avait entendu dire, la pipe. Elle essaya de l'allumer, puis au bout de quelques essais, Aelindra abandonna et laissa la pipe sur la table basse et se leva. L'elfe se dirigea vers le comptoir, fit demi-tour pour regarder par la fenêtre, prenant garde à ne rien renverser.

Elle regardait Caranthir faire la cuisine et courir partout, surveillant tantôt la cuisson des oeufs, tantôt poser une assiette sur la table près de l'âtre. Il était peu commun pour elle de voir un demi-elfe faire la cuisine ; non seulement parce que de là où elle venait, elle n'était jamais entré dans une cuisine de son enfance, mais aussi parce que jamais un homme n'avait fait la cuisine devant ses yeux à part peut être Misturugi qu'elle avait vu jeter trois carottes dans de l'eau une ou deux fois, si ses souvenirs étaient exacts. Aussi c'est avec une curiosité toute scientifique, qu'elle regarda chaque geste que décrivait Caranthir, essayant elle même de retenir la manière dont il faisait cuire des oeufs. Cela l'intriguait beaucoup : la cuisson des oeufs, jamais elle ne cuisinait des oeufs ; par peur de se brûler et surtout parce qu'elle ne possédait pas de poules, et ne côtoyait aucun paysan elle-même. Aelindra s'accouda à la fenêtre, puis s'y adossa, observant toujours Caranthir.*


Mais non. Je ne dis pas qu'elle a organisé une pseudo évasion. Elle était libre de partir. Peu importe, le résultat est le même : Eve n'est plus là.

*Aelindra s'attabla en face de Caranthir, faisant attention à ses jupes. L'elfe se coupa une tranche de pain et y étala de la confiture de rhubarbe, oubliant de refermer totalement le pot de délice du palet, laissant son oeuf refroidir dans son assiette, bien décidé à changer de sujet de conversation ; ils ne pouvaient rien faire de plus pour le moment.*

Sinon... Tu sais que je fais partit des marchands maintenant. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'aimerais un accord commercial. * finit sa tartine goûteuse à souhait pendant que Solinar le magnifique commençait à dépasser la haute cime des sapins.*

* Solinar devait être beaucoup plus haut que ce qu'avait pu estimer Aelindra, car déjà la neige et la glace au dehors commençait à fondre. La nature tranquillement se réveillait ; les attablés pouvaient même entendre le chant d'un oiseau forestier dont l'herboriste ignorait le nom, chanter par delà les fenêtres de la cabane, dans un arbre tout proche. Aelindra finit sa tartine et se décida à manger l'oeuf qui avait refroidit, siégeant dans son assiette à l'aide d'une cuillère en bois et d'un couteau ; elle avala un peu de gruau et s'essuya la bouche délicatement avec son mouchoir.*

Caranthir, peux-tu me servir un peu vin s'il te plait?

Edité par Aelindra le 06/02/2007 à 21h32
 
Caranthir
#305 Caranthir (Druide | niveau 12) le 06/02/2007 à 21h26  
en réponse au message #304
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 05/02/2007 à 19h32
*Caranthir versa un vin à la couleur sombre dans le gobelet et se servit une nouvelle fois. S’il y avait un moment dans la journée qu’il préférait, c’était le premier repas, lorsque Solinar se répand à la conquête des cieux. Il but une gorgée de vin et prit sa pipe pour l’allumer. Aelindra avait trop tassé le tabac, mais avec la pointe de son couteau, cela fut vite arrangé et, bientôt, des volutes bleutées flottaient vers la cheminée, attirées par les flammes.*
Pour Eve, je vais me renseigner, poser des questions à droite et à gauche. Nous verrons bien.

*Le chasseur se carra dans le vieux fauteuil, pour observer son amie qui mangeait avec entrain. Malgré la fatigue encore visible, ses joues reprenaient quelques couleurs et le chasseur s’en trouva rassuré. Puis il revint au sujet évoqué par Aelindra.*
Oui, je me souviens que tu t’es inscrite à la guilde des marchands. Parles-moi de ton projet. En quoi le Cuir d’Yria peut-il t’aider ?
*Caranthir tisonna le feu et se servit du thé, avant de poser la théière près d’Aelindra, comme une invitation à se servir à volonté. En temps normal, c’était Keavalor qui se chargeait des contrats avec les établissements de Duruune. Caranthir manquait encore d’expérience en ce domaine et il décida, avant d’écouter Aelindra, de ne pas prendre de décision hâtive.*
 
Aelindra
#306 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 06/02/2007 à 21h53  
*Aelindra but le vin à la robe rubis que Caranthir lui avait servit ; un de ces vins médiévaux, trop chargé d'épices et d'aromates pour en cacher l'amertume et l'âpreté ; mais Aelindra s'était habitué au fil du temps, et ce vin contentait son palais. Elle avait fini de manger et reposa son verre sur la table basse, rajoutant à côté sa tasse de thé vide qu'elle remplit à nouveau sans se brûler les doigts, un vrai miracle. La préparatrice laissa son breuvage refroidir et joua avec le ruban de son corset pour passer le temps, regardant les volutes bleues s'élevant de la pipe de Caranthir.*

En fait, j'aurais besoin de rectangles de cuir assez fins et souples, pourvus de lanières assez solides pour y attacher des fioles. Tu sais ces petites fioles de verre ou de cristal que l'on utilise pour le khôl pour les eaux parfumées... Et puis toutes les fioles en générales de toute manière...

*Aelindra défroissa d'un ample revers de main ses jupes, s'accrochant la bague dans une dentelle de son corset. Elle lutta quelques secondes contre cette bague révoltée et croisa les mains.*
 
Ehlrodihr
#307 Ehlrodihr (Baron | niveau 15) le 07/02/2007 à 10h46  
*Les cavaliers à la recherche de la Princesse Aelindra parcourèrent les rues de Duruune, la cherchant desespérement. Prenant le soin de scruter les moindres recoins où elle avait l'habitude d'aller.*
*Ils arrivèrent finalement devant la maison du Cuir d'Yria sans trop savoir s'ils trouveraient ou non Aelindra*
*Descendant de cheval, le chevalier entra dans l'échoppe, salua les personnes présente.*
Vous êtes Caranthir n'est ce pas ? Fier chasseur et ami de notre Roi. Mon nom vous est inconnu mais je ne suis pas là pour vous. Je suis là pour elle !
*Montrant du doigt Aelindra il s'approcha puis s'inclina avec respect.*
Oh princesse je vous ai enfin retrouvé, Ehlrodihr devrait bientôt revenir en Duruune, avec d'excellentes nouvelles. Cependant les affaires du royaume sont au plus mal en l'absence de votre frère, une certaine lassitude et du manque d'autorité pousse certaines personnes à faire des choses incompréhensible.
 
Caranthir
#308 Caranthir (Druide | niveau 12) le 07/02/2007 à 13h00  
en réponse au message #307
Ehlrodihr (Baron | niveau 15)
le 07/02/2007 à 10h46
*Caranthir écoutait son amie avec attention. Il s'aperçut qu'elle jouait avec les rubans de son corset et les plis de sa jupe, gestes anodins qu'il trouvait plein de charme. La commande d'ouvrage d'Aelindra était tentante. Le chasseur se sentait à même de l'exécuter et il allait demander des précisions lorsqu'il entendit des bruits de sabots dans la clairière. Son esprit abandonna aussitôt leur discussion et, rapidement, il se retrouva près de la fenêtre, les sens en alerte et le visage fermé. Il laissa le chevalier entrer et attendit de connaître les raisons de sa venue. Il n'apprécia que fort peu la manière dont le chevalier le traitait, ce dédain qu'il affichait au point de ne pas se présenter, de ne pas s'inquiéter de savoir si on était prêt à l'écouter. Bref il reprocha immédiatement à cet homme pour le moins arrogant de penser que tout lui semblait dû. Le chasseur se tint sur ses gardes. Le chevalier l'ignora rapidement pour parler avec Aelindra.
Caranthir décida de se faire oublier et d'écouter attentivement le discours du chevalier, tout en se rapprochant de la porte et en observant son amie.*


Edité par Caranthir le 07/02/2007 à 13h02
 
Aelindra
#309 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 07/02/2007 à 14h12  
*Aelindra s'arrêta en plein milieu d'une phrase et tendit l'oreille au moment où Caranthir c'était levé. Voyant un soldat marqué des écussons de son frère entrer sans même frapper, l'elfe se leva d'un bond, manquant de renverser sa tasse de thé. Le visage d'Aelindra se ferma, et sa voix prit un ton des discours officiels.*

Je suis honorée de l'attention de mon frère à mon égard, mais en quoi me regarde les agissements incohérents de certaines personnes?

*Aelindra avait beau s'être murée derrière un masque, elle ne pouvait empêcher son coeur de battre plus fort et plus vite. Ce n'était pas dans les manières de son frère de la faire chercher par tout, avec tant de précipitation. Elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver une certaine peur : pourquoi ce ton, alors que les nouvelles semblaient bonnes? Aelindra regarda Caranthir les yeux emplis d'anxiété, puis s'adossa contre l'accoudoir de son fauteuil, attendant la suite des évènements, fixant par intermittence différents endroits de la cabane. La dague drow de l'elfe luisant d'obscurité à sa ceinture, pressentant certainement comme doté de particularités magiques, les émotions agitant Aelindra.*

Edité par Aelindra le 19/02/2007 à 14h16
 
Caranthir
#310 Caranthir (Druide | niveau 12) le 07/02/2007 à 14h29  
*Le chasseur croisa le regard inquiet d'Aelindra. Il s'adossa à la porte et posa nochalamment sa main sur la poignée de sa dague. Le visage fermé, il prit le parti d'entendre ce que le chevalier avait à dire, gardant à l'esprit que quelqu'un qui arbore la croix sacrée de Palidor n'est pas obligatoirement un chevalier de l'ordre.*
 
Ehlrodihr
#311 Ehlrodihr (Baron | niveau 15) le 07/02/2007 à 15h20  
*Le chevalier observa le comportement de Carantir qui l'avait pris pour un rustre*
Monseigneur veuillé m'excusez pour mon manque de tacte... Je me nomme Ashterion, fils de Rumenor. Je suis chevalier de l'armée de Lotharengie, et non pas de la Croix Sacrée.
*Ses présentations faites il s'excusa auprès de Caranthir. Puis reparle à Aelindra*
Tout ce que je sais c'est que le Roi est en danger dans les propres murs de Holmgarth. Certains de ses compagnons d'armes ne sont pas très plaisant à son égard. Mis à part cela, la santé du roi n'est pas au beau fixe et nous avons peur pour lui car il y a eu une missive de la part d'un clan lointain.
*Il s'arrêta net*
*Puis repris*
Quelqu'un que votre famille croyait morte est soudain réapparu.
 
Aelindra
#312 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 19/02/2007 à 16h13  
*Sans répondre au chevalier, sans regarder Caranthir, Aelindra s'assied dans le fauteuil, les yeux hagards, se perdant dans les volutes des flammes de la cheminée qui dansaient devant elle. Cet Ashterion lui avait appris trop de nouvelles en quelques minutes, il y avait de quoi en être assommée... Si un chevalier était venu la chercher jusque dans une cabane de tanneur, c'est qu'il se passait quelque chose d'étrange ; la princesse savait implicitement qu'elle devait quitter la chaleur de la cabane et Caranthir dans les plus brefs délais, mais Aelindra n'en avait pas l'envie. Elle devait faire preuve de diplomatie pour faire valoir son point de vue. Le chasseur l'aiderait-elle? En tout cas Aelindra l'espérait. Elle prit sa respiration et tourna la tête vers Ashterion.*

Ecoutez...*elle cherchait le nom du chevalier.* Ashterion. C'est bien cela : Ashterion?
*Le chevalier opina du chef.*
Ce que vous venez de dire m'a bouleversée, et si je pouvais vous aider en quoi que ce soit, je le ferais de bon coeur. Il se trouve que dans le cas présent, je ne peux pas faire évoluer les évènements...
*Aelindra cherchait ses mots en dessinant des arabesques invisibles de ses mains.*
De plus je ne voudrais pas prendre une décision trop hâtive, voyez-vous? Car c'est ainsi que les mauvaises décisions sont prises, et les conséquences sont parfois...
*Silence.*
Quoi qu'il en soit, dites à mon frère qu'il a mon soutien, et que ma parole envers lui tient toujours, il en sera ainsi jusqu'à ma mort.
Partez le trouver pour lui rapporter mes paroles, qui j'espère lui procureront quelques soulagements vis à vis des pressions et du choc émotionnel que tout deux ressentons à l'annonce de la résurrection d'un de nos proches…

*Aelindra continua de fixer Ashterion en essayant de ne pas être perturbée par les regards que Caranthir jetait à cette joute qui avait tardée à se finir en monologue, laissant la victoire momentanée à la préparatrice. Le chevalier commençait à comprendre que la princesse Aelindra n'était pas décidée à le suivre. Approuvait-il sa décision : celle de ne pas agir trop précipitamment? Son suzerain allait être sûrement déçu, mais il n'était pas assez stupide pour critiquer une parole royale, pourtant il se devait de ne pas perdre contenance vis à vis d'elle, aussi un silence à couper à la dague s'installa dans la cabane, seulement troublé par les craquements des charpentes et ceux du bois brûlant dans l'âtre, éclairant les reliefs du petit déjeuné posés sur la table basse.*
 
Caranthir
#313 Caranthir (Druide | niveau 12) le 20/02/2007 à 16h50  
*Après avoir accepté les excuses d’Ashterion d’un signe de tête, Caranthir s’était détendu. Le chevalier semblait bien être celui qu’il prétendait être. Feignant de ne pas suivre la conversation qui se poursuivait, il s’occupait de débarrasser la table des plats qui l’encombraient et mettait la théière à nouveau pleine à bouillir près du foyer de la cheminée. Rapidement, avant même de l’entendre, il comprit la décision qu’Aelindra avait prise. Son visage s’exprimait parfois beaucoup mieux que les mots. D’ailleurs, il nota dans un coin de son esprit de lui en parler plus tard. Cette attitude expressive pourrait la desservir un jour. Le chasseur nota également, sans rien en laisser paraître, l’inquiétude que la nouvelle apportée par le chevalier procurait à son amie.

Finalement, le chasseur s’assit pour savourer les dernières bouffées que sa pipe lui offrait, attendant de voir si le chevalier allait obtempérer aux ordres de la princesse ou bien si la loyauté à son frère serait la plus forte. Cependant, il voyait mal ce dernier porter la main sur Aelindra. Sa tête ne resterait plus alors longtemps sur ses épaules.*
 
Ehlrodihr
#314 Ehlrodihr (Baron | niveau 15) le 02/03/2007 à 08h48  
*Ashterion dans un moment d'hésitation posa ses yeux qui restèrent fixer sur le bois entrain de rendre son souffle dans la cheminée.*
*L'attente de la réponse se fit attendre mais le chevalier repris*
Je vous comprend princesse... Mais votre présence aux côtés du roi n'en serait que bénéfique pour vous deux... Je ne suis pas là pour faire des rencontres ou quoi que ce soit, mais notre souverain possède une maladie très grave que personne en ce monde ne peut soigner. Les médecins de la cour ne peuvent que constater que la santé de notre roi bienaimé se fait de plus en plus petite et faible... En plus le trône serait vacant si nous envisagions le pire.
*Reprennant son souffle.*
En ce qui concerne la missive, nous ne devons rien négliger, il serait fort profitable que Dame Thaladrielle soit encore vivante, mais nous devons le prendre avec une certaine méfiance.
 
Aelindra
#315 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 05/03/2007 à 23h32  
*Aelindra avait légèrement tourné le fauteuil sur lequel sa cape gisait, le tapis se rida sous les pieds en bois sculpté du meuble. L'elfe s'y assit faisant maintenant fasse au chevalier. Elle semblait l'ignorer, mais s'était tout le contraire : Aelindra réfléchissait, tapotant les fines phalanges de ses doigts sur l'accoudoir. Puis, elle planta ses yeux dans ceux du chevalier.*

Les médecins royaux sont plus compétents que moi. Si la maladie est incurable je ne peux rien y changer. Cependant, je ne laisserais pas mourir mon frère, aussi je lui enverrai quelques potions apaisantes pour le mal qui semble le ronger d'après vos dires. Sachez chevalier Ashterion que la meilleure façon de sauver Ehlrodihr, mon demi-frère et votre roi, est de l'apporter à la tour blanche d'Alnéir. Damocles D'Elryn pourra certainement faire quelque chose pour lui. Plus que mes fioles et moi en tout cas...

*Aelindra détourna la tête, et croisa la jambe droite sur la jambe gauche dans un léger froissement de ses jupes de tissu finement ouvragé.*

Quant à cette Thaladrielle, sachez qu'elle est morte il y a bien longtemps, bien avant ma naissance et la votre. Comme vous le savez certainement, elle était la mère d'Ehlrodihr. Après son décès, le roi veuf se maria une nouvelle fois, mais avec une dame elfe de haute lignée me donnant naissance. Il est donc fort improbable que cette Thaladrielle soit quelqu'un de notre famille. Au combien même cette missive soit authentique, méfiez vous des supercheries et des tromperies qui se multiplieront sans doute à l'annonce du triste état de santé d'Ehlrodihr.

*L'elfe marqua une pause pour reprendre son souffle et ses idées puis continua de discourir.*

Partez maintenant chevalier Ashterion pour porter à votre souverain les paroles que je vous ai dites. Soyez assurer que je lui enverrai quelques potions si cela peut l’aider, mais amenez le à la tour d'Alnéir en priorité. Dites lui néanmoins que j’irai lui rendre visite dès que je le pourrai…

*Le chevalier hésitait à s’en aller : pouvait-il partir les mains vides ? Sans revenir avec la princesse si demandée ? Aelindra n'allait plus se contrôler bien longtemps. Parler sur ce ton froid et distant si longtemps sans laisser transparaître ses émotions, était un exercice auquel l'elfe si chaleureuse n'était pas habituée. Néanmoins, elle décida de porter le coup de grâce, tel un estoc défensif pour pouvoir souffler un peu et remettre de l'ordre dans ses priorités. Aelindra fixa le chevalier de ses yeux vert si envoûtants, déconcertants.*

Oseriez vous contester un ordre d'un membre de la famille royale, chevalier Ashterion?
 
Ehlrodihr
#316 Ehlrodihr (Baron | niveau 15) le 07/03/2007 à 12h12  
*Le chevalier resta un instant sans répondre devant le crépittement du feu dans la cheminée, puis il rétorqua*
Dame ! Je ne contesterais jamais vos ordres, s'il arriverait malheur à notre roi vous monteriez sur le trône. Et puis vous avez raison, peut être que le Grand Inquisiteur qu'était Damoclès d'Elryn pourra faire quelque chose. J'ajouterais que vous manquez fortement à votre frère.
*Ashterion décida d'en finir avec la conversation, d'un ton plus sec comme la princesse en faisait de même il disa*
Je vais prendre conger et voir si Damoclès pourra faire quelque chose.
*S'inclinant avec sa cape sur l'épaule il sortit puis remonttant à cheval il partit au galop*
 
Caranthir
#317 Caranthir (Druide | niveau 12) le 08/03/2007 à 13h53  
*Caranthir observait la scène avec intérêt, sans jamais s'immiscer dans cette conversation qui ne le concernait pas. Ce qui le frappait le plus, c'était la transformation d'Aelindra. Lorsqu'il la vit, assise comme sur un trône, droite et froide, le chasseur prit conscience de la personnalité princière qui se dissimulait sous les traits de l'apprentie alchimiste, comme si la grandeur et le pouvoir de son amie ne pouvaient plus être contenus en elle. C'était une chose de le savoir et c'en était une autre de le voir. Caranthir restait impressionné et légèrement amusé de la manière avec laquelle Aelindra avait conduit la conversation avec le chevalier.

Il observa celui-ci s'en aller et le salua d'un signe de tête. Puis il se retourna vers son amie, toujours assise sur le vieux fauteuil, près de la cheminée. Là, le chasseur ne put s'empêcher de sourire en voyant l'elfe qui gardait son auguste attitude.*

Ma chère Aelindra, tu peux te vanter de m'avoir surpris. J'ai l'impression de rencontrer une autre personne. *Caranthir était prêt à plaisanter, à mettre un genou au sol pour rendre un hommage exagéré à son amie, mais cette dernière n'était pas encore sortie de son rôle et il lui sembla que ce n'était pas le moment. Lorsque le poids des tracas est trop fort, la plaisanterie peut être mal comprise ou peu goûtée.

Caranthir s'installa sur le fauteuil en face d'Aelindra.*

J'ai beau savoir que tu es une princesse, lorsque je le vois, c'est étonnant. *Il fit une pause et plongea son regard couleur de glace dans les yeux verts de la préparatrice de potion.* Ton frère semble avoir de graves problèmes. Crois-tu que ton destin t'amène bientôt sur le trône de Lotharengie. Dis-moi si je me trompe, mais j'ai l'impression que l'idée d'occuper cette charge ne te transporte pas de joie…
*Caranthir ralluma tranquillement sa pipe. La matinée avançait doucement, baignant la pièce d'une froide lumière.*

Edité par Caranthir le 08/03/2007 à 13h55
 
Aelindra
#318 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 08/03/2007 à 21h15  
en réponse au message #317
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 08/03/2007 à 13h53
*Quand Ashterion fut parti, et que le bruit des sabots de son cheval furent totalement étouffés par la neige qui commençait à fondre, Aelindra lâcha un grand soupire, et sembla se dégonfler telle une baudruche mal fermée. L'elfe pensait encore à ce qu'elle venait de faire, et n'esquissa qu'un petit sourire à la plaisanterie de son ami. Aelindra remit le fauteuil en place, le tapis perdit ses rides. Le bois du feu craquait toujours, et les pensées d'Aelindra bougeaient dans tous les sens, se refusant à la laisser en paix ; son attitude la troublait. Les ondes chaleureuses du feu ne lui apportaient aucun réconfort. La préparatrice appuya sa tête contre le dossier de l'antique fauteuil.*

Je crains que tu ne lise trop clair en moi Caranthir...
Tu sais, j'ai beau savoir que je suis une princesse, lorsque je dois agir en tant que telle, je m'étonne moi même, c'est un fait.
Les vicissitudes du pouvoir et d'une Cour, que j'imagine hypocrite et creuse, ne m'enchantent guère. Elles ne m'enchanteront jamais, cela va sans dire.
Voilà quelques temps maintenant que nous nous connaissons, et c'est la première fois que je dois parler à quelqu'un de la sorte, et son regard... son attitude... ce que j'ai du faire... Ca ne me plaît pas. Ca me répugne.

*Aelindra se leva, ses amples jupes vertes frémirent dans un reflet verdoyant quand elle se dirigea vers la fenêtre pour s'y adosser. L'elfe jeta un regard par le carreau mal lavé : quelle heure pouvait-il bien être?*

J'ai beau avoir fait une promesse, je sais que je ne pourrai cependant pas la tenir sur le long terme. Ce n'est pas mon monde. J'ai été élevée dans la simplicité d'une maison elfique dans un petit village quelque part. J'ai appris à m'occuper d'animaux, à faire de la broderie. J'avais des...

*Aelindra croisa les bras et fixa le sol. Puis, les lèvres pincées, elle détourna le regard, visitant des yeux, le petit salon de la cabane. L'elfe doucement passa ses cheveux derrière ses épaules, les enroulant autour de sa main pour que tous aillent où elle le voulait. Elle secoua légèrement la tête de droite à gauche et planta ses yeux dans ceux de Caranthir.*

S'il le faut, j'irai dans ce royaume, s'il le faut je régnerai, s'il le faut je mourrai pour cette patrie que je ne connais pourtant pas, que je n'affectionne pas spécialement. Parce que c'est mon devoir. Parce que j'ai promis.

*Aelindra étouffa un petit rire cynique, puis croisant les mains dans le dos, elle se déplaça lentement, appuyant chacun de ses pas sur le sol, vers le dossier du fauteuil.*

C'est bien ironique tout cela : je m'épanche et tu m'éponges. *Elle plongea ses yeux dans ceux du chasseur, glace et prairie, mer mystérieuse et clarière paisible, vert et bleu : leurs regards se croisèrent, l'eau noyant la fleur, la fleur buvant l'eau.* Mais toi, j'ai parfois l'impression que tu es si loin d'ici, de moi, de Durunne, des intrigues... Cela m'effrayait parfois, *elle sourit*, et pourtant je suis là...

*Aelindra détourna la tête et se racla la gorge. Elle voulu faire le tour du fauteuil pour s'y asseoir, mais sa bague s'accrocha dans sa cape qui tomba au sol avec un bruit... sourd ? Aelindra se pencha et souleva sa cape : son caillou de cristal de la cascade était par terre. Celui là même qu'elle avait laissé - elle en était persuadée, sur son bureau le matin même. La préparatrice fronça les sourcils, puis le ramassa par la cordelette en cuir accrochée '' à la va vite'', pour s'en enrouler la main. ''Etrange... '' *

Edité par Aelindra le 11/03/2007 à 01h18
 
Caranthir
#319 Caranthir (Druide | niveau 12) le 10/03/2007 à 14h02  
en réponse au message #318
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 08/03/2007 à 21h15
*Lorsqu’Aelindra s’accouda sur le bord de la fenêtre, Caranthir remarqua la peine qui se lisait sur son visage et la déception qui accompagnait ses paroles. Lui-même ne connaissait rien de la vie d’une cour et, si la rencontre entre Ashtérion et Aelindra en était un exemple, il devait reconnaître qu’il en était à mille lieues.*
Je vois bien mon amie que tu te sens plus à l’aise ici, dans cette simple cabane de tanneur et que la seule pensée de diriger un royaume et ses sujets t’effraye autant qu’elle te déplaît. On est souvent effrayés par ce qu’on ne connaît pas. Mais si tel est ton destin… Si les dieux t’amènes sur ce trône, tu ne pourras y échapper. Mais il me semble, à te regarder avec ce chevalier, que tu pourrais très bien t’en tirer.

*Caranthir resta un instant à fumer, les yeux perdus dans le vague.*
Cependant, ce qui compte est le moment présent. Cette cabane est là pour t’accueillir, profites-en. *Un léger sourire taquin se forme sur ses lèvres tandis qu’Aelindra se dirige vers le fauteuil.* Peut-être, si tu dois devenir reine, pourras-tu parfois t’échapper pour rendre visite à ce bon vieux Caranthir et partager le plaisir d’une conversation au coin du feu dans la forêt. L’avenir n’est pas forcément sombre. Ce qui te déplaît aujourd’hui sera peut-être ton plaisir demain. En tout cas, je suis sûr que les habitants de Lotharengie gagneraient une grande reine. Tu es juste et tu essayes toujours de faire au mieux, ce sont de grandes qualités.

*Le regard du chasseur et de l’alchimiste se croisèrent. Ce regard, autant que les réflexions d’Aelindra troublaient Caranthir. Il voyait dans le vert lumineux le reflet de sa propre image. Celle-ci le déconcertait par la froideur qu’elle exprimait, ce détachement superficiel pour les choses et les êtres qui l’entourent. Il avait toujours cru qu’Aelindra, avec Keavalor, étaient les deux personnes qui le connaissaient le mieux. Les impressions de l’Elfe rompaient un équilibre qu’il pensait avoir atteint. Caranthir sourit faiblement.*
Je te faisais peur… Je suis bien heureux que tu utilises le passé. *Il se leva pour faire quelques pas dans la pièce.* Il est certain que depuis que tu as quitté la guilde, nous nous voyons moins. Mais, tu sais, je ne suis pas si loin que ça de toi. Mes pensées se tourne régulièrement vers toi. Le destin nous a rapproché en des circonstances exceptionnelles. *Le chasseur se revit, transportant le corps glacé de l’Elfe vers la Tour Blanche.* Nous avons partagé la peur et la douleur des Bois Maudits, passé des nuits à converser à la Pépinière. Ne crois pas que je sois si loin que cela et… Mon apparent détachement ne doit pas t’effrayer. Cette bague que tu portes en est la preuve.

*Caranthir arpentait la pièce de long en large, ponctuant ses phrases d’un geste de sa main qui tenait sa pipe. Il ne remarqua pas aussitôt l’objet qu’Aelindra ramassait.*
Quant à ma présence à Duruune et ma participation aux intrigues… Mon métier m’envoie plutôt au fin fond de la forêt ou sur les cols enneigés que dans les rues de la ville. Mais l’éloignement de Duruune est relatif. Il m’en vient ici toujours des nouvelles. Tiens par exemple, j’ai appris que Pyrithe le sorcier était descendu aux cryptes et qu’il en était ressorti tout de noir vêtu. Tu sais, je me rend régulièrement à Duruune pour livrer aux clients ce qu’il ont commandés et j’en profite pour passer à la taverne. Mais c’est vrai, je suis loin des intrigues. Je ne connais finalement que peu de monde à Duruune. Très peu de monde… *Caranthir se mit à rire.* N’étant pas connu, je peux difficilement me faire entraîner dans la lutte pour le pouvoir.

*A cet instant Caranthir fut attiré par un reflet et il s’aperçut qu’Aelindra tenait dans sa main un cristal. Les flammes dans la cheminée l’irisaient de couleurs chatoyantes. Le chasseur se rapprocha de son amie.*
Qu’est-ce que cela ? Lorsque je vivais à Bahlinor, j’ai eu l’occasion de voir des cristaux et mon maître alchimiste, Brithgalen, m’apprenait à les reconnaître pour que je puisse lui en ramener. Mais je n’en ai jamais vu de tel.
 
Aelindra
#320 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 10/03/2007 à 18h27  
*Aelindra était comme happée par les reflets irisés du cristal si pur. Le corps de la préparatrice de potions agit mécaniquement et la fit s'asseoir dans le fauteuil. Plus rien ne comptait autour d'elle : les crépitements du bois de la cheminée ne parvenaient plus à ses oreilles, les paroles de Caranthir étaient comme de lointains bruits étouffés, les rires de la nature tels une subtile ambiance, tout la berçait. Lentement son esprit se mit à vagabonder dans les limbes de ses souvenirs? les chutes de cristal... les crépitements du feu... les tourbillons... la fumée de la pipe du chasseur... le silence de l'immersion... les craquements de la charpente... la peur. Craquement. La berge. Paroles. Le visage inquiet de Caranthir. Chaleur du feu. Le froid poignant. Pyrithe... Pyrithe?

Aelindra leva d'un coup la tête du cristal et regarda Caranthir, essayant de reprendre conscience de son environnement. L'elfe fit une mimique étrange, et se massa le front de sa main droite, l'autre tenant toujours fermement la lanière en cuir du cristal. Elle cligna plusieurs fois des yeux et dans un bâillement elle répondit à Caranthir : *


Tu ne le reconnais pas? C'est un cristal des chutes près de la Tour Blanche d'Alnéir, chutes qui d'ailleurs m'ont value une belle noyade...

*Aelindra sourit, les yeux encore pleins de l'embrun de la toile de ses souvenirs qui lentement se disloqua pour se tapir quelque part, près de sa conscience.*

Le plus étrange dans tout ça, c'est que je suis persuadée de l'avoir déposé sur mon bureau avant de partir... *Silence* Plus je regarde se cristal, plus je me dis qu'il a un lien avec Elle, je ne sais pas lequel, ni comment il agit, mais j'en suis presque sûre. Avant que je ne séjourne à la Tour Blanche, jamais aucune voix ne m'avait parlé dans ma tête? Enfin... à part ma conscience...

*Aelindra émit un petit rire, qui se tarit bien vite quand elle vit la figure du chasseur. Lentement, l'elfe fit un demi sourire.*

Qui est Elle, n'est-ce pas ?

*La nature semblait s'être fait silencieuse, comme si tous attendaient la réponse. C'est dans ce silence troublé par l'irréductible crépitement du feu, qu'Aelindra ajouta : *

A vrai dire je n'en sais rien.

*On croirait entendre un arbre qui se casse au loin. Après mûre réflexion, la préparatrice est persuadée que c'est un crépitement du feu?*

Selon Damocles, se serait une ange mineur de Palidor... Mais cela m'étonnerait : pourquoi une ange voudrait me guider ? Me guider moi, Aelindra Lyldowen... enfin d'Yeu maintenant...

*Aelindra plia son bras et y appuya la tête contre la paume de sa main ; elle y étouffa un bâillement, ferma les yeux une seconde, puis secoua un peu la tête pour se remettre les idées en place. Elle n'avait pas relevé le fait que Caranthir avait eut un maître alchimiste, ni le fait qu'elle était persuadée de connaître le nom de cette ville : le temps des questions viendra bien assez tôt, autant prendre le temps de réfléchir à la formulation avant... *

Edité par Aelindra le 06/06/2007 à 00h41
 
Caranthir
#321 Caranthir (Druide | niveau 12) le 12/03/2007 à 21h11  
en réponse au message #320
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 10/03/2007 à 18h27
*Caranthir, surpris par le comportement d'Aelindra qui se trouvait complètement absorbée par le cristal, se pencha pour mieux l'observer. Il se souvenait maintenant qu'il avait eu ce cristal en main lorsqu'il l'avait récupéré sur les hauts fonds près de la berge, là où Nenwen le lui avait déposé. A l'observer, il retrouva dans la pierre aux mille facettes colorées cette aura d'étrangeté qui l'avait déjà marqué. Le fait qu'Aelindra restât persuadée de ne pas l'avoir emmené ne pouvait qu'assurer de son caractère magique. Le chasseur plongea son regard bleu cobalt dans celui de son amie, le visage fermé.*
Comment pourrais-je oublier Aelindra, ce jour où je t'ai retrouvé pâle comme la mort et froide comme un glacier. *Son visage s'illumine d'un sourire.* Mais ce temps d'affliction est passé. *Il pose à nouveau ses yeux sur le cristal.* Je le reconnais maintenant. C'est un bien beau présent que l'évêque de la Tour t'a fait là.

*Caranthir se redressa et fit quelques pas en écoutant Aelindra lui parler d'Elle. Le souvenir des paroles de l'Elfe à la sortie de son coma revint à la surface. Sur le moment il s'était beaucoup posé de questions sur la nature de cette Elle. Aujourd'hui, il avait un début de réponse. Il réfléchit un instant aux interrogations d'Aelindra. Puis, se tournant vers elle :*
Pour quelle raison est-ce que cela t'étonne ? Si Palidor a décidé de mettre une ange sur ton épaule, tu peux en être plutôt fière. Si cela Lui chante… Peut-être est-ce parce que tu es une princesse et que tu peux être appelé à une lourde fonction ? Je suis surpris que tu doutes des paroles de Damocles. Ne réfuterais-tu pas plutôt cette idée parce qu'elle met ton humilité et ta modestie à rude épreuve ? *Caranthir l'observe avec un sourire taquin.* Je crois bien que c'est cela… Quoiqu'il en soit, à ta place, je ne me poserais pas trop la question pourquoi mais, vers où veut-il me guider…

*Le demi-Elfe s'aperçut de la fatigue de son ami. Il se rappela que, tout comme lui, elle venait de passer une nuit de veille.*
Si tu veux aller te reposer, j'ai ce qu'il te faut. N'hésite pas à me le demander. Nous pourrons alors reparler de cet accord commercial pour lequel tu es venue. A moins que tu ne veuilles régler cette question tout de suite ?

Edité par Caranthir le 12/03/2007 à 21h12
 
Page
précédente
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 Page
suivante

Ecrire un message :
Vous devez etre enregistré pour pouvoir participer aux forums