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Keavalor
par Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 11/12/2005 à 22h44  
*Keavalor s'était lancé dans la préparation des peaux du gibier qu'il ramenait de ses chasses et les vendaient au marché à toute la populace de la ville. Le forgeron lui achetait ses tabliers, les belles demoiselles pouvaient trouver des fourrures de qualités pour s'en parer lors de soirées importantes, les armuriers lui achetaient un cuir pour les armures et les armes, très résistant.
il vendait la viande aux differentes auberges de la ville pour un prix modique.
Mais un problème se posait à lui depuis peu. Le tannage ne se fait pas sans quelques inconvenients, et son travail pouvait parfois mettre à malaise les sinus les plus bouchés.
Aprés quelques réflections de la part des habitants de la ville, il se décida à chercher un lieu isolé des capacités olfactives de tous pour pouvoir travailler sans déranger personne. Il trouva ce lieu en rentrant dans la forêt, à l'ouest, à environ une heure de marche prés d'un petit ruisseau, qui s'écoulait vers le sud. Une ancienne cabane de chasseur, abandonnée s'y trouvait.
Il contempla l'édifice délabré pendant un petit moment jugeant du travail à effectuer avant de pouvoir y travailler.*

Ça devrait aller c'est assez grand pour faire office de magasin et puis si un vagabond passe par-là, la pièce de derrière, peut servir de refuge pour la nuit.
aller! au boulot!


*Le temps passa et clients après clients la cabane fut rénovée. Keavalor doté d'une patience en or, fit du tas de planches vermoulues et recouvertes de lichens qu'était la ruine qu'il avait récupéré, un charmant magasin qui se fondait parfaitement dans le décor de la clairière. Du moins comme pouvait se fondre un nez au milieu d'un visage. Ça faisait un peu tache mais ça faisait tellement de temps qu'on le voyait qu'on n'y faisait plus gaffe.
Au fil du temps, il agrandit le bâtiment qui au final possédait plusieurs pièces.
En entrant, on pouvait découvrir une salle assez petite, faiblement éclairée par deux fenêtres et assez bien rangée. Une cheminée de pierre couvrait le mur du fond. Le mobilier était sommaire. Deux fauteuils sans âge étaient disposés devant l'âtre et un troisième attendait de satisfaire le fondement fourbu d'un autre visiteur. Au milieu de la pièce se situait une petite table, que nombre de personnes, dans l'ignorance aurait définit comme un guéridon, tellement elle semblait insignifiante. Généralement elle était recouverte d'un tas de rouleaux de peaux prêtes à être tannées. A gauche de la porte se trouvait le comptoir prolongé lui-même par un petit meuble, où le tanneur rangé sa vaisselle et sa précieuse bouteille d'eau-de-vie naine. Aux poutres parfois pendaient des peaux qui n'avaient pas réussit à trouver une place suffisante, pour éviter la chute, sur la table. A gauche de la cheminée une porte donnait sur un petit couloir qui distribuait trois autres pièces qui le cas échéant pouvait servir de logement d'appoint pour tout vagabond de passage.
Comme le nom « Au Cuir d'Yria », la réputation du tanneur se fit plus importante dans Duruune. Ville la plus proche. Peu à peu il fidélisa sa clientèle et sa petite entreprise ne connaissait pas la crise.
Il fut un temps où un jeune homme du nom de Dar Kahol croisa la route du tanneur. Ce dernier lui proposa de travailler pour lui à la rénovation des livres de la bibliothèque de Melmiriel. Il fut le premier employé des entreprises « Au Cuir d'Yria » entreprise qui d'ailleurs ne dépassa que rarement le nombre de deux employés. C'est à dire le patron, en l'occurrence Keavalor, et de vaillants travailleurs de passage dans la région à qui il offrait l'occasion de trouver une situation suffisante pour démarrer dans notre chère communauté.
Grâce au bénéfices qu'il tira de son travail il racheta un petit bâtiment en ville qui lui servait de dépôt pour des livraisons importantes. Le dit dépôt se situait à l'angle de la rue des Joyeux Nains coincé entre une boulangerie naine, réputé pour son pain tant au niveau culinaire que militaire, et la bibliothèque qui était propriété de Melmiriel, chef de rayonnage de son état.
Un lynx établit son territoire de chasse autour de la cabane, ou bien est-ce le druide qui s'est installé sur le territoire, nous ne le sauront certainement jamais. En tout cas une amitié est née entre Kea et ce félin. Il se pourrait qu'à l'occasion les visiteurs à la boutiques se voient accueillit par une boule de poil hérissée de griffes et affligé d'un mauvais caractère à cause des longes périodes d'absence du tanneur qui l'empêche d'attraper des proies faciles, en l'occurence le gibier ramené par le tanneur le soir.. *


Edité par Keavalor le 09/10/2008 à 07h22
 
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Discussion liée : 387 messages, dernier de Polye de Narnara (Colporteur | niveau 3) le 18/11/2008 à 20h52
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Cendres
#282 Cendres (Trappeur | niveau 3) le 28/09/2006 à 19h30  
*rentre dan sl'echoppe de Keavalor*
Bonjour a vous, monsieur... J'aimerais passer une commande. Êtes vous a mon ecoute?...
*puis elle lui souriat*
 
Caranthir
#283 Caranthir (Druide | niveau 12) le 28/09/2006 à 19h46  
en réponse au message #282
Cendres (Trappeur | niveau 3)
le 28/09/2006 à 19h30
*Caranthir se réveilla frais et dispos. Son sommeil, lourd, sans rêve ni cauchemar, l’avait remis de sa lassitude. Lestement, il se releva. A travers la fenêtre, on voyait le jour décliner, se teintant d’un bleu sombre. Il se rhabilla rapidement et, replaçant son sac sur son épaule, il retourna dans la pièce principale. Keavalor n’était plus là. Mais il reconnut Cendres qui venait d’entrer. Il lui sourit.*
Tiens ! Bonjour Cendres ! Cela faisait longtemps que nous nous n’étions pas vus. *Il s’avança vers la table et découvrit le message du Maître de Cercle. Dans l’âtre de la cheminée, le feu était en train de mourir. Cela faisait quelques heures déjà que Keavalor était parti.*
Tu cherches Keavalor ? *Il glissa le message dans une poche de son manteau.* Il s’est absenté et j’ai l’impression que c’est pour un petit moment.
*Il plaça son arc et réajusta la position de son sac.*
Je suis désolé Cendres, je n’ai pas le temps de bavarder. Je dois me rendre à Durunne rapidement pour y régler quelques affaires, avant de revenir travailler ici. A bientôt !
*Sur ce, il sortit de la cabane. Il s’arrêta un instant pour humer l’air frais de la rosée qui tombait et il se mit en route d’un bon pas, en sifflotant. Rapidement, il disparut dans les fourrés denses de la forêt.*
 
neurtre
#284 neurtre (Etudiant en Médecine | niveau 4) le 24/10/2006 à 09h37  
Bonjour keavalor sa fais si longtemps .
Comment va tu ? Aurai tu renouveau du travaille pour moi ?
 
Misturugi
#285 Misturugi (Grand Chef | niveau 9) le 28/10/2006 à 17h07  
*Misturugi entre dans la boutique en baissant la tête pour passer la porte mesurant 2m05 et ensuite on voit un chasseur bourru, mal rasé aux muscles assez visibles * Yo, je suis chasseur je viens chercher un petit boulot à ajouter à mon palmarès en attendant d'en avoir un vrai y a quelqu'un?
 
Caranthir
#286 Caranthir (Druide | niveau 12) le 14/12/2006 à 18h24  
*Avec l’arrivée de l’hiver, la porte de la cabane avait gonflé. Elle daigna cependant s’ouvrir sans opposer trop de résistance mais prit soin malgré tout de laisser échapper un petit couinement plaintif. Une silhouette enveloppée dans un long manteau brun franchit le seuil, amenant avec elle un air d’une vive fraîcheur, légèrement humide. Elle portait sur son dos un gros baluchon formé d’une vieille toile de jute. Elle se redressa et appela d’une voix forte le maître des lieux. Le silence seul eut la bonté de répondre à cet appel. La capuche du rôdeur se tourna vers l’âtre de la cheminée qui ne contenait qu’un tas de cendres grises et froides. Comme personne n’apparaissait, ni aucun félin ne pointait son museau, la silhouette posa, d’un geste précautionneux, son baluchon sur le sol, avant d’aller fermer la porte. Puis elle se dirigea vers la cheminée, avisa un peu de fagot qui se trouvait à côté, contre le mur, et entreprit d’allumer un feu. Rapidement les flammèches dansèrent sous ses yeux et il déposa une bûche. Progressivement, la chaleur se propageait, si bien que Caranthir put rejeter sur ses épaules la capuche de son manteau, laissant cette douceur naissante caresser les traits fins de son visage. Ses yeux souriaient au feu comme à un ami qu’on retrouve après une longue absence. Il s’absorba un instant dans le souvenir quelque peu apaisé de sa dernière rencontre avec Keavalor. Le druide avait alors su voir en lui et l’aider à appréhender ses cauchemars.

Quelques instants plus tard, le chasseur s’était mis à l’aise. Il avait retiré manteau et mitaines, déboutonné son gilet noir, délacé le col de sa tunique et mis une bouilloire à chauffer. Un petit sachet de thé qu’il avait ramené de Durunne attendait sur la table. Installé dans le siège prévu pour les invités, sa pipe à long tuyau aux lèvres, le Demi-Elfe défit le nœud du baluchon et l’ouvrit. La peau d’ours qui s’en échappa contrastait par sa douceur avec la grossièreté de la toile de jute. Il la caressa en repensant au rapide combat qu’il avait livré pour cette peau. L’animal était de bonne taille mais, vieux, il se déplaçait lentement, si bien que quelques flèches bien placées dans l’abdomen et la cage thoracique avait permis au chasseur de s’en sortir sans trop prendre de risque. La peau était soyeuse et épaisse. Une fois qu’il aurait cousu une partie de cette fourrure sur les épaules de son manteau, elle le protègerait correctement de la froidure hivernale.
Caranthir plongea la main dans les replis de cette peau et farfouilla pour en ressortir ce qui faisait sa fierté : la peau d’une martre et celles de deux hermines. Ces dernières avaient commencé à blanchir en prévision des prochaines neiges qui ne tarderaient plus, ce qui leur donnait un aspect diapré de toute beauté. Le tanneur serait heureux de travailler un tel matériau. En attendant, Caranthir se servit un thé et alla suspendre ces nouvelles peaux avant d’aller voir s’il y avait du cuir à tanner.*
 
Keavalor
#287 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 14/12/2006 à 23h16  
en réponse au message #286
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 14/12/2006 à 18h24
*Il régnait dans l’atelier un clame reposant. Seuls troublaient cette paix, les crépitements du bois prit dans son flamboyant destin. En contraste des températures extérieures à l’approche de l’hiver, la cabane offrait un abri non négligeable. Et beaucoup de vagabond ou de chasseur connaissaient cette adresse pour faire halte une nuit. Mais en cette heure avancée de la journée une créature franchit la limite des arbres de la caverne pour entrer dans l’atelier. Au premier coup d’œil on pouvait affirmer qu’elle ne faisait pas partie de la catégorie des humanoïdes. Elle était plus proche des félins. Le lynx jeta un œil dans la pièce et comprit que le feu allumé annoncé l’arrivée de quelqu’un. Il commençait à désespérer de revoir le chasseur et surtout de pouvoir lui voler un gibier facile lors d’une chasse. Le félin s’avança jusqu'à l’âtre et s’y coucha pouvant ainsi garder un œil sur tout ce qui se passait dans la pièce. Derrière la cabane il entendait le bruit que faisait le visiteur certainement en train de faire des choses bien compliqué avec les peaux des gibier. Le lynx n’arrivait pas comprendre que les deux pattes avaient besoins de se couvrir de peau de bête pour survivre au froid. Il leur suffisait de se laisser pousser le poil. En y pensant, il entreprit de faire sa toilette.
Tout à un coup un bruit étrange se fit entendre. Un léger courant d’air se produisit dans la pièce et semblait se diriger vers la chambre de derrière. Le lynx releva la tête. Habitué aux ratés du magicien il ne prit pas peur et attendit le résultat de cet étrange courant d’air qui s’intensifié comme une brise d’été. Finalement un bruit sourd, comme la chute d’un corps se fit entendre puis une flopée de jurons ponctuèrent cet événement.
Le lynx traversa la pièce et découvrit dans la chambre de derrière le Maître de cercle couché en travers de la pièce et tentant tant bien que mal de se relever.*

Aaarrgghh ! Va me falloir peaufiner un peu le sort pour arriver Où je veux, dans la position que je veux. Je commence à en avoir marre d’apparaître à un mètre du sol et à l’horizontal.
*Le tanneur posa son regard sur le félin qui lui lançait un regard semblait-il moqueur.*
Salut toi !
*En passant aux cotés du félin il posa sa main sur ce dernier et en l’espace d’une seconde ils échangèrent une conversation qui pour des hommes aurait duré une bonne heure. Kea’ lança un appel dans la cabane pour voir qui était cette personne que le félin savait dans les alentours, écoutant toute réponse il commençait à regrouper ses affaires pour partir rejoindre le groupe d’Orcusnf. Une pensée lui traversa l’esprit au sujet du moyen qu’il allait utiliser pour rejoindre la compagnie.*
*Ça serait bien que pour cette fois là je réussisse mon sort de téléportation.*
 
Caranthir
#288 Caranthir (Druide | niveau 12) le 14/12/2006 à 23h52  
*Caranthir surgit dans la pièce, vaguement inquiet, tenant fermement un couteau à trancher. Il avait retroussé ses manches et ses mains étaient tachées par le produit qui sert à tanner les peaux. Son regard se radoucit lorsqu’il vit à qui il avait affaire. Puis il se détendit et salua chaleureusement le Maître de Cercle.*
Keavalor ! Il me semblait bien avoir reconnu votre voix ! Mais je dois dire que j’ai été interpellé par un vacarme soudain. *Il s’abstint d’ajouter que ce vacarme lui rappelait un concerto en ut majeur pour casseroles et bidons.* Je comprends maintenant qu’il n’y avait pas lieu que je m’inquiète.
*Cependant, le chasseur restait circonspect. Il lui semblait que quelque chose ne cadrait pas. Il avisa le lynx et, après avoir pris un paquet enveloppé dans du papier qu’il avait tiré de son sac, il s’approcha de lui d’une démarche tranquille et s’accroupit à ses côtés.*
Te voilà toi ! Je pensais te rencontrer plus tôt en venant. *Il ouvrit le paquet et déposa sur le sol, devant l’animal, une épaisse tranche de cuisse d’ours.* Tiens, régale-toi !
*Tout en s’occupant de l’animal, Caranthir ne pouvait s’empêcher d’observer Keavalor à la dérobée. Celui-ci ouvrait et fermait des placards, fouillait dans des tiroirs et emplissait un sac, tout en chantonnant, à grand renfort de pom pom polom pom, une musique guillerette. Le Demi-Elfe, toujours à la recherche de ce qui n’allait pas chez son hôte, lui lança d’un ton serein :*
Je vous ai ramené quelques peaux qui, j’espère, vous conviendront.
*L’image se précisait, doucement. Puis tout devint clair. Le Maître de Cercle, à la chevelure désordonnée, se voyait affublé, à mesure que le temps passait, d’une bosse frontale assez conséquente et bleuissante.*
Keavalor, comment vous sentez-vous ? *Le chasseur hésitait entre le sourire et l’inquiétude.* Vous semblez avoir reçu un rude coup. Vous aurait-on attaqué lors de votre venue ?
 
Keavalor
#289 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 15/12/2006 à 01h31  
en réponse au message #288
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 14/12/2006 à 23h52
*Le maître de cercle ne parvenait pas à remettre la main sur un petit sac contenant deux pains de nain. Il lui semblait l'avoir rangé derrière le comptoir, mais ses recherches, dans le capharnaüm qu'il y avait, furent vaines. Le chasseur prit la parole en disant au tanneur qu'il lui avait amené de nouvelles peaux. Kea' détourna son attention de ses recherches et considéra Caranthir d'un oeil amical. *
Oh ! Merci c'est gentil a toi. Ces derniers temps je n'ai pas trop eu le temps de faire mon office de chasseur. O grand dam de certains d'ailleurs !
*Il coula un regard de biais sur le lynx qui tenté de trouver une position confortable devant la cheminée, méprisant royalement les paroles du maître de cercle. Le tanneur inspecta les fourrures, puis sortie une bourse de la doublure de sa robe de cuir qu'il donna au chasseur.*
Comme a ton habitude, tu as fait du très bon travail. Ces peaux ne sont marquées d'aucunes taches et ne laisseront pas passé l'air par le trou d'une flèche. Il y a un peu plus dans la bourse que le prix que j'en donne en générale. Ça me fait plaisir de t'en faire cadeau.
*Caranthir s'enquit de son état de santé. Certainement était-il inquiet des divers bleus qui marqué son corps ou son visage, séquelles de ses ratés de téléportation. Kea' palpa l'oeuf qui était apparut sur son front. Une bosse de plus serait à traiter dés qu'il aurait un moment. Il avait, ces derniers jours, donné des onguents à des clients mais n'avait pas trouvé le temps de s'en appliquer sur lui. Il est de notoriété publique que c'est toujours le cordonnier le plus mal chaussé.*
Oh ! Non ce n'est rien. Personne ne m'a attaqué, rassures-toi ! J'ai juste quelques difficulté avec un sort que j'utilise depuis peu. Les déplacements rapides ne sont pas encore mon fort.
*Finalement sous une veste agrémentée de peau de loup sur les épaules, il remit la main sur ce qu'il cherchait. Il l'ouvrit et découvrit les deux pains de nain intact. Il étaient toujours là, tels deux blocs de pierre millénaire. Ce qui était à quelques décennies prés la vérité. Le chasseur semblait amusé par son comportement. il reporta son regard sur ce dernier tout en remballant ce mets délicats qui allait faire ses premiers repas le temps qu'il rejoigne la compagnie d'Orcusnf.*
Je doit repartir pour une mission?..importante. Je voulais en profiter pour te proposer quelques chose.
*Le maître de cercle reflechit un instant puis reprit la parole d'un ton amical.*
Serais-tu intéressé pour devenir dans cette boutique mon associé. A hauteur de cinquante pour cent, pour commencer. Puis un peu plus si je ne parviens pas à reprendre le travail du cuir de façon plus régulière. La magie me demande beaucoup de mon temps. Et certains de mes clients doivent journalièrement me maudire. Un seul homme ne peut gérer autant de malédictions. Je vais être absent pour les prochains jours et je serais rassuré de savoir que quelqu'un s'occupe des commandes les plus basiques au niveau de la couture.
*Kea' esquissa un léger sourire à la vue du visage du chasseur qui se défaisait lentement.*
Pour les pièces plus élaborées, si le client vient se plaindre, tu lui présenteras mes plus sincères excuses pour le retard et que je m'en occuperais dés mon retour.
*Kea' observa Caranthir qui tournait des yeux un peu dans tous les sens en proie à l'incertitude de la voie qui s'ouvrait devant lui. Il ne s'attendait certainement pas en venant à hériter d'une affaire commerciale qui tournait plutôt bien dans la région et qui commerçait même à l'occasion avec la nouvelle Yria.*
Ne soit pas inquiet ! si tu acceptes, à mon retour, je te montrerais tout ce que tu as à apprendre pour la confection des habits.
*Il considéra les bras maculés de taches, du chasseur, qui quelques minutes auparavant était en train de traiter des peaux.*
Pour ce qui est du tannage , je vois que tu maîtrise déjà les grandes lignes.

Edité par Keavalor le 15/12/2006 à 01h34
 
Caranthir
#290 Caranthir (Druide | niveau 12) le 16/12/2006 à 10h50  
en réponse au message #289
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 15/12/2006 à 01h31
*Caranthir accepta la bourse en le remerciant chaleureusement. Tandis qu'il rangeait les pièces dans une des poches intérieures de son manteau, il écoutait le maître de cercle lui expliquer l'origine de ses contusions. Sûrement était-ce aussi l'origine du fracas qu'il avait entendu plus tôt. Décidément les voies de Celnystra semblaient vraiment impénétrables. Pourtant, le Demi-Elfe ressentait comme une légère vibration dans l'air, un fredonnement ténu, l'impression qu'un élément essentiel se trouvait là, dans toute chose, en arrière-plan. La présence du mage y était sûrement pour quelque chose, comme si Keavalor attirait assez de magie à lui pour que Caranthir puisse en percevoir les vagues contours lointains. Mais ce n'était rien qu'une faible perception et son esprit revint rapidement au discours du maître de cercle…
…Qui lui proposait de s'associer au Cuir d'Yria.
Caranthir était aux anges. Il aimait beaucoup séjourner au Cuir d'Yria qui était pour lui un havre de paix en contact permanent avec la forêt. Surtout, Keavalor lui montrait la confiance qu'il avait placée en lui et il en fut très touché. Malgré les appréhensions qu'il pouvait avoir quant à ses propres compétences, - et il connaissait la réputation du Cuir d'Yria – il prit rapidement sa décision. C'est avec un large sourire qu'il répondit à Keavalor.*

Si tu me juges capable d'exercer ce métier, alors c'est avec une grande joie que j'accepte ta proposition. J'espère, mon ami, me montrer digne de ta confiance. Mais tu peux compter sur moi pour que tes clients soient satisfaits. Bien sûr je n'entreprendrai rien que je ne sache faire et je pense pouvoir rendre de la patience à des clients quelque peu bougons. *Il se dirigea vers son manteau et en sortit une flasque qu'il montra au tanneur.* C'est une eau-de-vie assez corsée, pas aussi abrasive que l'eau-de-vie naine, bien sûr, mais assez robuste quand même. Veux-tu en partager avec moi pour fêter notre association ?
*Sans attendre la réponse, Caranthir s'était déjà emparé de deux petits verres.*
Par contre, je dois te dire que quelque chose m'inquiète. J'ai entendu dire à la taverne que tu effectuais parfois des livraisons sur la Nouvelle Yria. Pour ma part je n'y suis jamais allé et j'avoue que j'ai du mal à ma représenter ce monde. On dit que c'est au-delà de ce que l'imagination peut concevoir ?

Edité par Caranthir le 16/12/2006 à 10h54
 
Keavalor
#291 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 16/12/2006 à 12h15  
en réponse au message #290
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 16/12/2006 à 10h50
*Keavalor fut quelque peu soulagé de voir que Caranthir acceptait la proposition de partenariat pour la boutique. Cette opportunité allait lui permettre de régler des affaires courantes très importantes. En l'occurrence celle de sauver le monde. Le maître de cercle, novice dans le domaine du sauvetage d'Yria, se doutait que ça n'allait pas se faire en deux temps trois mouvements. Avoir une personne compétente à la boutique le temps de son absence était une chance. De plus il avait à plusieurs reprises, lors de grande discussion avec le chasseur, sondé son esprit. Caranthir était un demi-elfes, certes comme beaucoup, avec ses démons intérieurs mais son âme était sincère.
Kea' écouta attentivement le chasseur le remercier de la confiance, qu'il avait placé en lui. Une petite tape amicale sur l'épaule ponctua ce qu'il en pensait.*


Ne t'inquiète pas. Tu as toute ma confiance. Je sais que tu géreras très bien l'affaire jusqu'à mon retour.

*Le chasseur se saisit de deux verres pour fêter cet accord. Il trinquèrent en souhaitant longue vie à ce partenariat. Caranthir s'enquit des affaires que le tanneur avait sur la nouvelle Yria. Il ne connaissait pas encore ce monde et semblait à la fois curieux et inquiet de ce qu'il était. Un sourire naquit sur le visage du maître de cercle lorsque Caranthir lui dit que la nouvelle Yria dépassé ce que l'imagination pouvait concevoir. Il se rappela son premier séjour sur cette phase où il avait fait la découverte d'un bloc de fer blanc, percé de deux trous sur le dessus et qui tout les matins à heure précise lui balancé deux tranches de pain brûlantes à travers la cuisine. il se rappela aussi les réveils brutaux à grand renfort de musique électronique par la mini pendule qu'il y avait à son chevet.*

Oui ! Je te confirme que tu découvriras sur l'autre phase des choses que tu n'aurais jamais pu imaginer dans tes rêves....

*Un léger souvenir traversa l'esprit de Kea'. Tous les matins à l'hôtel où il résidait, des robots nettoyeurs passaient dans la chambre pour faire leur office. Il se rappela le nombre de fois, que ces petites machines lui avaient roulé sur les pieds alors même qu'il venait de se lever.*

....ou dans tes pires cauchemars.

*D'un geste, il passa sa cape de voyage sur ses épaules et se saisit de son bâton de marche.*

Je suis navré mais je me dois de te laisser. Des personnes m'attendent et ils ont peut-être en cette heure besoin de moi. Puis-je faire quelques chose pour toi avant de partir ?

Edité par Keavalor le 16/12/2006 à 12h19
 
Caranthir
#292 Caranthir (Druide | niveau 12) le 16/12/2006 à 12h40  
en réponse au message #291
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 16/12/2006 à 12h15
*Les paroles de Keavalor sur la nouvelle Yria l’intriguaient. Sans pour autant être rasséréné, il sentait la curiosité poindre le bout de son nez. Mais chaque chose en son temps, son premier voyage en Nouvelle Yria n’aurait pas lieu dans les prochaines heures. Il sourit.*
Je crois que tu en as déjà fait bien assez pour moi ces derniers temps et je t’en remercie. Je n’ai besoin de rien pour l’instant. Plus tard, lorsque nous aurons le temps, je te demanderai conseil, mais il n’y a rien d’urgent dans cette affaire. *oui, la magie occupe de plus en plus mes pensées…
Comme il voyait le maître de cercle sur le départ, il le salua en levant la main.*

Bon voyage Keavalor ! Que cette mission dont tu parlais soit couronnée de succès !
 
Keavalor
#293 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 16/12/2006 à 13h15  
en réponse au message #292
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 16/12/2006 à 12h40
*Le maître de cercle mit son sac en bandoulière. Et se retourna vers le chasseur.*
Si tu le désire je t'accompagnerai sur l'autre phase lors de ton premier voyage. Il est des choses qu'il faut tout de même savoir avant d'y aller.
*Il fit un clin d'oeil au chasseur lorsqu'il perçut les fibres des pensées de ce dernier. Il avait à l'esprit une idée, un but, qui irradiait autour de lui une sorte d'aura visible uniquement aux disciple de l'art de Celnystra.*
Et pour ce qui est de tes préoccupations au sujet du grand art. Tout vient à point à qui sait attendre mon ami.
*Il salua le chasseur puis se retourna vers la porte fermée de sa cabane. On aurait put croire que d'un mouvement rapide et déterminé il allait la franchir comme n'importe quelle porte mais il n'en fut rien. Le maître de cercle ferma les yeux et incanta quelques brèves paroles dans un obscur langage. Il pointa son bâton sur la porte mais rien ne sembla se passer. Kea releva la tête et posa un regard satisfait sur l'ouverture de son atelier. Il pouvait voir nettement que le sort avait fonctionnait. Ne serais-ce que dans les grandes lignes.*
A bientôt Caranthir ! Puisse ta bénédiction être entendu des dieux !
*Il s'approcha de la porte puis l'ouvrit. Derrière, à la place du paisible décor de la clairière qui aurait dut s'y trouver, maintenant se trouvait un immense vortex qui occupait tout le passage de la porte. *
Bon j'espère que cette fois ci, je ne vais pas une fois de plus m'être planté sur certaines intonations.
*Le maître de cercle passa un pied par le vortex et fut brusquement happé par ce dernier. Un courant d'air violent ferma la porte derrière lui et le calme revint dans l'atelier comme si aucun évènement étrange ne s'y était passé. Seule une feuille de vélin volait encore dans l'atmosphère chaleureuse et réconfortante de l'atelier. Caranthir considéra un moment la porte certainement en proie à une certaine curiosité de ce qu'il pourrait découvrir de l'autre coté. Le lynx lui ne fit pas cas de ce qui s'était passé. Il poussa un long soupir qui en disait long sur ce qu'il pensait de la situation. Il allait encore lui falloir chasser seul pendant un temps.
Finalement une idée lui traversa l'esprit et il posa un regard intéressé sur le chasseur qui contemplait la porte d'un air curieux.*

*Pourquoi pas ?*

Edité par Keavalor le 16/12/2006 à 13h19
 
Caranthir
#294 Caranthir (Druide | niveau 12) le 18/12/2006 à 12h55  
*Avec la légèreté de la plume, le morceau de vélin tournoyait comme un papillon dans un large mouvement de balancier, bercé par les réminiscences de magie qui vibraient dans l'air. Il passa sous le nez du chasseur et vint glisser sur le vieux parquet aux lattes patinées. Mais Caranthir ne s'en préoccupait pas. Son regard fixait la porte qui venait de claquer. Dans son esprit, le vortex parcouru d'irisations emplissait encore le cadre de la porte. Son coeur, émerveillé, cognait dans sa poitrine. Il reprit sa respiration dans un souffle qui brisa le silence et qui le sortit de son état de stupeur. Le grand art… Le départ de Keavalor avait été bien trop rapide pour que son esprit pût goûter pleinement cet instant de magie, mais quand il réalisa, il se dit qu'il s'était attendu à autre chose. Il avait toujours imaginé la magie zébrée d'éclairs bleutés accompagnés d'une forte odeur d'ozone. Tel n'était pas le cas. La porte refermée, il ne restait plus que le silence et le calme. Cela n'en rendait la création de Celnystra que plus puissante. Le chasseur s'avança près de la porte. Du bout des doigts, il caressa le vieux bois. Qu'en attendait-il ? Il ne le savait pas lui-même. Mais il ne sentit que le contact légèrement râpeux du bois sur sa peau. Cette porte était on ne peut plus banale. Avec hésitation, il saisit la poignée et ouvrit vivement la porte.
La clairière était calme, légèrement endormie par cette atmosphère fraîche et humide. Le tapis d'herbes folles était immobile et, parfois, un oiseau brisait le silence d'une trille légère et lointaine. Il prit une profonde inspiration et referma la porte. Se retournant, il croisa le regard du lynx qui, sous une apparente indifférence, semblait interloqué par l'attitude du deux-pattes.
Caranthir fit le tour de la cabane pour bien s'imprégner de ce lieu qu'il avait désormais, en l'absence du maître de cercle, à sa charge. Conscient de ses responsabilités et fier de la confiance accordée par le mage, il fit le point sur les travaux en cours, les peaux qui séchaient et celles qu'il fallait tanner. Puis il revint s'asseoir près de la cheminée où le feu ronronnait et ralluma sa pipe. Le regard plongé dans le feu, il songeait aux évènements de la journée pour en étudier chaque détail. Lorsqu'il sortit de sa rêverie, le félin l'observait toujours, d'une fixité attentive. Le chasseur eut l'impression que l'animal attendait un geste ou une parole.
Caranthir lui sourit. Puis il se redressa, passa son manteau et saisit son arc. Il coula un regard de biais vers le lynx avec un sourire malin. L'animal releva la tête, ses oreilles dressées tournées vers le Demi-Elfe.*

Dis donc toi ? Et si tu me faisais faire le tour de ton terrain de chasse ?
*Aussitôt le lynx bondit. Caranthir ouvrit la porte et les deux chasseurs s'éclipsèrent.*

Edité par Caranthir le 18/12/2006 à 12h59
 
Caranthir
#295 Caranthir (Druide | niveau 12) le 02/02/2007 à 19h21  
*Le Demi-Elfe reposa doucement sa tasse de thé sur la petite table. Il soupira, plus pour tenter de se débarrasser de la lassitude qui obscurcissait son esprit plutôt que par réelle fatigue. Encore une nuit sans sommeil. Il avala durement sa salive rendue amère par ce thé trop infusé qu'il avait bu ces dernières heures, par petites lampées, comme pour savourer doucement, avec un plaisir vicieux, ces instants passés à veiller sans plus chercher ce sommeil qui lui faisait encore défaut. Il étendit ses jambes, courbatues par cette nuit d'attente, vers l'âtre de la cheminée où se mourrait un feu qu'il fallait recharger.
Souvent, ce feu lui rappelait ses conversations avec le maître de cercle, Keavalor. Depuis que ce dernier l'avait associé, voici maintenant deux lunes, à la bonne marche du Cuir d'Yria, Caranthir n'avait pas manqué d'activité. Les clients semblaient satisfaits de son travail du cuir et les affaires tournaient bien. A son retour, Keavalor serait satisfait. Tout du moins, c'était ce qu'espérait le chasseur, mais on fond de lui, ce n'était pas là sa préoccupation principale. Tuer des orques ne l'embarrassait guère, assassiner de sang froid était son cauchemar. L'image de ce jeune homme qui regardait bêtement cette flèche plantée dans ses poumons ne cessait de se superposer à ce hurlement intérieur, expression de sa conscience impuissante et outragée. Certes, Nenwen était en vie et sa présence immatérielle était un réconfort. Mais le chasseur se surprenait, pétrifié, à accepter ce meurtre et à pouvoir le justifier. Sa conscience luttait contre cette partie de son être qui avait lâché la corde de l'arc et qui y trouvait une forme de plaisir. Ce plaisir tiré du pouvoir de disposer de la vie d'un être.

Il secoua la tête et la renversa en arrière pour regarder vers la fenêtre. Au dehors, les ombres pâlissaient légèrement et prenaient une teinte d'un bleu profond. Il se redressa, s'étira pour se délasser et sortit pour profiter de cette aube naissante. La clairière était recouverte de neige et, en cet instant, la terre semblait plus claire que le ciel, comme si la lumière émanait d'elle. Le manteau glacé crissait sous ses pas lourds. Il respira à pleins poumons cet air calme et glacé et se dirigea vers le tonneau placé à l'angle de la cabane. Il balaya la neige qui recouvrait la couche de gel, laissant les cristaux au froid tranchant mordre sa peau comme une myriade de piqûres d'aiguille qui réveillait sa main engourdie. En quelques coups de poings, il brisa la fine couche de glace et il plongea ses mains pour asperger son visage. Le contact de cette eau brûlante le revigorait. Aussi ôta-t-il sa tunique pour s'en frictionner le corps. Un instant, il aperçut dans le reflet les marques de griffure qui barraient son torse d'un douloureux souvenir. Encore un.

Des bruits de pas dans son dos le tirèrent définitivement de ses pensées. La neige crissait à intervalle régulier et le chasseur identifia aussitôt le pas léger d'un Elfe, qui devait se trouver approximativement au milieu de la clairière. Il passa le plat de la main sur son visage pour l'égoutter et, en se redressant, il se retourna pour faire face à la personne qui arrivait.*


Edité par Caranthir le 02/02/2007 à 19h40
 
Aelindra
#296 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 02/02/2007 à 19h54  
*Quand Caranthir se retourna, il se trouva face à une silhouette, immobile dans la neige, isolée au milieu de la clairière. Seul le souffle matérialisé par la fraîcheur de cet instant de la journée filtrait à travers la large capuche verte qui recouvrait le visage de la supposée elfe. Ladite capuche continua d'avancer vers Caranthir d'un pas lent et posé.

La neige avait élue domicile au coeur de la forêt, c'était la première fois que l'elfe voyait un tapis aussi pure d'eau gelée. Ses mocassins crissaient dans la fine pellicule intacte de la neige, dans chacune de ses empruntes de pas, la neige se trouvant dégagée, l'herbe apparaissait ; verte par endroits jaune bruni. Un écureuil téméraire traversa la clairière d'un bosquet à l'autre en passant en courant à quelques mètres d'elle.

Arrivée à bonne distance de la cabane, la silhouette sortit ses mains de sous sa cape ; de fines mains blanches avec à l'annulaire droit une bague, que Caranthir reconnaissait entre toutes : un anneau d'argent. La capuche tomba, une fumée froide de souffle s'échappa des lèvres de l'elfe. Son visage blanc neige, ses très fins et quelque peu tendus, ses longs cheveux foncés flottant sur ses épaules ; Aelindra se tenait à quelques mètres à présent de Caranthir. Elle cligna des yeux et esquissa un sourire en direction du chasseur.*


Edité par Aelindra le 02/02/2007 à 23h07
 
Caranthir
#297 Caranthir (Druide | niveau 12) le 02/02/2007 à 21h05  
en réponse au message #296
Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11)
le 02/02/2007 à 19h54
*Le Demi-Elfe lui rendit un sourire discret.*
Salut Aelindra.
*Dès qu'il s'était retourné, il avait reconnu la silhouette de son amie enveloppée de cette cape verte et qu'il n'avait pas revue depuis le jour où elle avait quitté la guilde des rôdeurs. Dans la froide clarté grandissante, le lapis-lazuli serti dans l'anneau s'était illuminé sur ses doigts blancs et fins, comme un signe de reconnaissance. Aussi, l'invita-t-il, au moment où il la saluait, à le rejoindre. Tandis qu'elle s'approchait, il remarqua, plus que son nez rougi par la froidure, les lèvres gercées et les traits tirés de l'Elfe. Visiblement, il n'était pas le seul à avoir vécu une longue nuit. Il offrit à Aelindra une accolade, exprimant la joie qu'il avait de la retrouver. La chaleur de cette accolade contrastait avec la froideur de ce corps qui l'enserrait. Outre les marques de griffures sur son torse, l'Elfe remarqua que, depuis leur rencontre à la cascade, Caranthir avait quelque peu changé physiquement. Les épreuves avaient durci sa silhouette et l'avaient rendue plus athlétique. Cependant, il gardait l'allure élancée de ses ascendances elfiques. L'étreinte se desserra.*
Viens. Rentre te mettre au chaud : tu es gelée.
*Caranthir ramassa sa tunique, mais ne s'en revêtit pas, préférant encore goûter les caresses du froid qui le régénérait. Il ouvrit la porte et fit entrer son amie.

Il lui offrit un fauteuil devant la cheminée qu'il rechargea. Dès que la flambée se mit à danser dans l'âtre, il s'empara de la théière, alla la vider dehors puis l'emplir de neige, avant de la mettre à chauffer près du foyer.*

Quel vent t'amène, mon amie ? *Il lui sourit.* Cela fait longtemps que je ne t'aie vue. Comment te portes-tu ?
*Caranthir ralluma sa pipe qui s'était éteinte un moment plus tôt, alors qu'il était perdu dans ses pensées. En s'asseyant en face d'elle, il se rendit compte de l'énergie retrouvée au contact de l'eau glacée et sourit intérieurement. Une nouvelle journée commençait, chassant devant elle les sombres heures de la nuit.*

Edité par Caranthir le 02/02/2007 à 21h06
 
Aelindra
#298 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 02/02/2007 à 21h57  
*Aelindra accepta avec plaisir l'hospitalité qui lui était faite, en effet, son visage ne pouvait être ni plus froid, ni plus rougi par l'air glacé qui transperce les âmes imprudentes en cette saison. L'elfe entra dans la cabane, frottant ses mains l'une contre l'autre tout en soufflant dessus pour tenter de les réchauffer. Sans pour autant enlever sa cape, elle observa l'intérieur ; l'atmosphère qui s'en dégageait avait quelque chose de rassurant, aussi Aelindra se laissa aller et se détendit un peu. Elle suivait du regard Caranthir qui, torse nu, remettait du bois dans la cheminé. Elle apprécia sa silhouette puis se détourna vivement, se passionnant subitement pour l'examen d'une toile d'araignée dans un coin de la pièce. Aelindra était toujours debout derrière le fauteuil, sans pour autant oser s'assoire, silencieuse jusqu'à ce que Caranthir allume sa pipe et s'en revienne vers elle, la bouilloire près du foyer. La préparatrice sortit brutalement de ses pensées, et regarda le chasseur.*

Hum? *Elle répondit à son sourire.* Quel vent je ne sais pas, mais je suis tout de même heureuse de te revoir, ça faisait longtemps...

*Aelindra prit l'initiative d'enlever sa cape et de la poser avec lenteur sur le dossier du fauteuil, très soigneusement, n'oubliant pas de sortir le rouleau de parchemin de sa poche intérieure.*

Tiens, tu fumes? ... *N'entendant pas de réponse pertinente si ce n'est un hochement de tête, elle continua de parler * Personnellement, je me porte assez bien? Je peux m'assoire?

*Aelindra semblait quelque peu mal à l'aise, comme troublée ; elle faisait tourner le rouleau dans ses mains, jouant avec le ruban vert, tant et tant qu'elle échappa le précieux document par terre. Prestement elle se baissa pour le ramasser et trouva le moyen de se cogner la tête contre le haut du dossier du fauteuil en se relevant.*

Aïe! *Elle se frotta le crâne avec une main, vérifiant si elle se saignait pas.*

Edité par Aelindra le 02/02/2007 à 22h07
 
Caranthir
#299 Caranthir (Druide | niveau 12) le 02/02/2007 à 23h24  
*Caranthir aspira une bouffée de tabac. Son amie semblait connaître des tracas. Son embarras visible et l'intonation dont elle avait usé pour ce personnellement montraient au chasseur que, comme à son habitude, Aelindra, si elle allait bien, s'inquiétait pour quelqu'un d'autre. Caranthir ne serait même pas surpris d'apprendre qu'elle s'inquiétait pour plusieurs personnes en même temps. Car telle était Aelindra, laissant toujours au second plan ses propres affaires pour porter assistance à quiconque, qu'elle en jugerait digne, en aurait besoin. Quoi qu'il en soit, si elle venait le voir, c'est qu'elle jugeait l'affaire d'importance. Mais toujours à sa discrétion, il préféra ne pas prêter attention au parchemin enrubanné et laisser l'impétrante en alchimie exposer elle-même la situation. Le temps des questions viendrait bien assez vite.

Lorsqu'elle se cogna, Caranthir ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire. Aelindra était et resterait maladroite. A cette occasion, il se rendit compte que son amie lui avait manqué et que sa présence lui apportait un certain réconfort.*

Je t'en prie assieds-toi, et détends-toi… Ce lieu est un véritable havre de paix.
*Il lui désignait à nouveau le fauteuil, ses yeux bleu cobalt plissés par l'amusement. La chaude lueur du feu, plus forte pour l'instant que celle, terne, de l'extérieur, faisait danser les ombres sur sa peau blanche.*

Edité par Caranthir le 02/02/2007 à 23h32
 
Aelindra
#300 Aelindra (Apprenti Alchimiste | niveau 11) le 03/02/2007 à 23h24  
*D'une main, Aelindra saisit ses jupes pour ne pas qu'elles entravent son mouvement ; puis tranquillement, sans précipitations particulières, l'elfe s'assit sur le fauteuil, osant à peine s'y adosser. Elle dévisageait le sol intensément comme s'il pouvait répondre à ses interrogations. Par où commencer? Que devait-elle lui dire en premier? Lui confier quoi exactement? Avec quelle précision? Aelindra hésitait. De toute façon, elle était ici pour une raison précise... et finalement floue à la fois : elle pouvait tout lui dire... Tout? Tout. La quête qui l'obligea à se tourner contre Elladan, la discussion qu'elle avait eut avec son frère, les soins qu'elle avait du porter à Misturugi, l'hospitalisation de ce dernier, ses confidences avec Imbrähel... Non! Ca non. Aelindra le garderait pour elle. Ca lui était précieux. Très précieux. Un de ces souvenirs qu'on ne garde que pour soi-même et qu'on a de cesse de le revoir encore et encore dans sa tête au moment de fermer les yeux et de s'endormir. Finalement, Aelindra se décida. Avec de petits gestes nerveux, elle défit le noeud qui enserrait le parchemin. Elle le déroula, l'observa, se cachant un instant aux yeux de Caranthir. Elle lut à haute voix : *

A bientôt.

*Aelindra ménagea son effet de surprise, et durant quelques infimes instants elle resta sans bouger, dévisageant Caranthir par dessus le haut du parchemin, avant de le lui tendre.*

C'est ce que m'a écrit Eve. "A bientôt", aucunes autres explications. Quand j'ai vu le mot, elle était déjà partie... Je ne sais pas où elle se trouve en ce moment même... Ca c'est passé hier soir... Enfin... non. Hier en fin d'après midi, me semble-t-il... Je revenais avec elle de Kelestryan, car je l'avais croisé là-bas quand j'avais du m'y rendre avec Misturugi et Imbrähel pour accompagner -Misturugi, pas Imbrähel- à l'hôpital pour une greffe... Je suis allée rendre visite à Feaïquenedel, mais il ma déposé Eve dans les bras et il est parti en courant avec une femme blonde pour une quête avec Damoclès et mon frère. Enfin... Donc... Bref! J'ai passé la faille avec Eve et je lui ai proposé de l'héberger le temps que Damoclès revienne de son voyage. J'étais dehors en train de m'occuper de ma pépinière -qui à des allures de jungle ces temps ci je doit dire... Quand soudain, Imbrähel est descendu du haut de mon cerisier, j'ignore toujours par où il est entré, je ne sais comment avec une Eve saoule dans les bras qui n'a eut de cesse de vomir sur ses chaussures... Donc, on l'a couché, mais quand nous sommes revenus de la pépinière à la tombée de la nuit, je n'ai trouvé que ce mot sur mon bureau et... et... et je ne sais pas quoi faire!!

* Une larme roula sur sa joue, puis une autre et encore une autre. Puis deux ruisseaux sillonnaient ses joues pour trouver leur estuaire au creux du cou de l'elfe pour finir leur cycle sur ses jupes vertes. La préparatrice croisa les bras autour d'elle comme pour se réconforter toute seule ; mais ses ongles rentraient dans la chair de ses bras à travers les manches en soie noir de la chemise qu'elle portait sous son corset. Elle renifla bruyamment et essuya ses larmes d'un revers de manche, mais celles-ci continuaient leur imperturbable cycle en silence.*

Edité par Aelindra le 04/02/2007 à 13h16
 
Caranthir
#301 Caranthir (Druide | niveau 12) le 04/02/2007 à 15h49  
*Caranthir lut rapidement le mot d’Eve, mais porta surtout son attention sur le discours confus d’Aelindra qui contrastait avec le silence dans lequel ses réflexions la tenaient l’instant d’avant. Il saisit la théière et emplit deux tasses, le temps de laisser Aelindra se remettre de ses émotions et pour trier toutes les informations qu’elle lui apportait. Sans aucune satisfaction il constata qu’il l’avait bien jugée et qu’elle se tournait les sangs pour quelqu’un d’autre. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas vu Eve, la petite facétieuse. Comme bon nombre des habitants de Duruune il s’était attaché à cette enfant. Cependant, le chasseur ne ressentait aucune inquiétude. Non pas qu’il doutât des craintes de son amie, mais il ne voyait pas, à partir des éléments qu’il possédait, ce qui pouvait l'alarmer.
Tranquillement il se leva et revêtit sa tunique. S’il est agréable de sentir le feu caresser sa peau nue, le foyer était devenu cependant assez intense pour le cuire. En se rasseyant, il prit la main droite d’Aelindra dans les siennes. Un instant, il joua avec la bague qu’il lui avait offerte.*

Je crois qu’il n’y a pas lieu que tu t’inquiètes. *Leur regard se croisèrent.* Eve te dit à bientôt et tu ne l’as pas vu depuis seulement quelques heures. Si j’en juge par ce que tu me dis, elle ne peut être loin. Peut-être a-t-elle regagné la Tour Blanche ? J’irai y faire un tour cet après-midi pour vérifier, ce n’est pas loin d’ici.
*Le chasseur lui sourit en lâchant sa main. Il but une gorgée de thé et reposa la tasse doucement.*
Eve est certes une enfant, et tu sais comme je l’apprécie. Cependant, je suis certain qu’elle est capable de se débrouiller toute seule. Quand bien même des gens mal intentionnés voudraient s’en prendre à elle, elle saurait se défendre. N’est-elle pas arrivée seule à Duruune ? On ne sait rien de son passé, mais elle semble s’en être très bien sortie avant de nous connaître.
*Le chasseur jouait du bout des doigts avec le Cristal de larmes.*
Si cela peut te rassurer, après mon passage à la tour, je mènerai une petite enquête. *Il se tut un court instant.* Je dois t’avouer que ta réaction me paraît quelque peu excessive par rapport à la situation. As-tu d’autres informations qui nous pousseraient à agir rapidement ? Mais tu me sembles également bien fatiguée mon amie… Si tu désires te reposer… Peut-être y verras-tu plus clair après un repas et un somme ?
*Caranthir sentit nettement qu’il ne devait pas s’en faire pour Eve. Pour Aelindra, par contre… Il fronça les sourcils, comme pour mieux l’observer. La voir se tenir recroquevillée, en proie aux souffrances de l’âme, lui causait une peine qu’il tenta de cacher du mieux qu’il put. Il se leva et posa sur son épaule une main réconfortante, espérant qu’elle en serait rassérénée.*
 
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