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Keavalor
par Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 11/12/2005 à 22h44  
*Keavalor s'était lancé dans la préparation des peaux du gibier qu'il ramenait de ses chasses et les vendaient au marché à toute la populace de la ville. Le forgeron lui achetait ses tabliers, les belles demoiselles pouvaient trouver des fourrures de qualités pour s'en parer lors de soirées importantes, les armuriers lui achetaient un cuir pour les armures et les armes, très résistant.
il vendait la viande aux differentes auberges de la ville pour un prix modique.
Mais un problème se posait à lui depuis peu. Le tannage ne se fait pas sans quelques inconvenients, et son travail pouvait parfois mettre à malaise les sinus les plus bouchés.
Aprés quelques réflections de la part des habitants de la ville, il se décida à chercher un lieu isolé des capacités olfactives de tous pour pouvoir travailler sans déranger personne. Il trouva ce lieu en rentrant dans la forêt, à l'ouest, à environ une heure de marche prés d'un petit ruisseau, qui s'écoulait vers le sud. Une ancienne cabane de chasseur, abandonnée s'y trouvait.
Il contempla l'édifice délabré pendant un petit moment jugeant du travail à effectuer avant de pouvoir y travailler.*

Ça devrait aller c'est assez grand pour faire office de magasin et puis si un vagabond passe par-là, la pièce de derrière, peut servir de refuge pour la nuit.
aller! au boulot!


*Le temps passa et clients après clients la cabane fut rénovée. Keavalor doté d'une patience en or, fit du tas de planches vermoulues et recouvertes de lichens qu'était la ruine qu'il avait récupéré, un charmant magasin qui se fondait parfaitement dans le décor de la clairière. Du moins comme pouvait se fondre un nez au milieu d'un visage. Ça faisait un peu tache mais ça faisait tellement de temps qu'on le voyait qu'on n'y faisait plus gaffe.
Au fil du temps, il agrandit le bâtiment qui au final possédait plusieurs pièces.
En entrant, on pouvait découvrir une salle assez petite, faiblement éclairée par deux fenêtres et assez bien rangée. Une cheminée de pierre couvrait le mur du fond. Le mobilier était sommaire. Deux fauteuils sans âge étaient disposés devant l'âtre et un troisième attendait de satisfaire le fondement fourbu d'un autre visiteur. Au milieu de la pièce se situait une petite table, que nombre de personnes, dans l'ignorance aurait définit comme un guéridon, tellement elle semblait insignifiante. Généralement elle était recouverte d'un tas de rouleaux de peaux prêtes à être tannées. A gauche de la porte se trouvait le comptoir prolongé lui-même par un petit meuble, où le tanneur rangé sa vaisselle et sa précieuse bouteille d'eau-de-vie naine. Aux poutres parfois pendaient des peaux qui n'avaient pas réussit à trouver une place suffisante, pour éviter la chute, sur la table. A gauche de la cheminée une porte donnait sur un petit couloir qui distribuait trois autres pièces qui le cas échéant pouvait servir de logement d'appoint pour tout vagabond de passage.
Comme le nom « Au Cuir d'Yria », la réputation du tanneur se fit plus importante dans Duruune. Ville la plus proche. Peu à peu il fidélisa sa clientèle et sa petite entreprise ne connaissait pas la crise.
Il fut un temps où un jeune homme du nom de Dar Kahol croisa la route du tanneur. Ce dernier lui proposa de travailler pour lui à la rénovation des livres de la bibliothèque de Melmiriel. Il fut le premier employé des entreprises « Au Cuir d'Yria » entreprise qui d'ailleurs ne dépassa que rarement le nombre de deux employés. C'est à dire le patron, en l'occurrence Keavalor, et de vaillants travailleurs de passage dans la région à qui il offrait l'occasion de trouver une situation suffisante pour démarrer dans notre chère communauté.
Grâce au bénéfices qu'il tira de son travail il racheta un petit bâtiment en ville qui lui servait de dépôt pour des livraisons importantes. Le dit dépôt se situait à l'angle de la rue des Joyeux Nains coincé entre une boulangerie naine, réputé pour son pain tant au niveau culinaire que militaire, et la bibliothèque qui était propriété de Melmiriel, chef de rayonnage de son état.
Un lynx établit son territoire de chasse autour de la cabane, ou bien est-ce le druide qui s'est installé sur le territoire, nous ne le sauront certainement jamais. En tout cas une amitié est née entre Kea et ce félin. Il se pourrait qu'à l'occasion les visiteurs à la boutiques se voient accueillit par une boule de poil hérissée de griffes et affligé d'un mauvais caractère à cause des longes périodes d'absence du tanneur qui l'empêche d'attraper des proies faciles, en l'occurence le gibier ramené par le tanneur le soir.. *


Edité par Keavalor le 09/10/2008 à 07h22
 
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Discussion liée : 388 messages, dernier de Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 20/11/2008 à 22h03
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Golden Feather
#262 Golden Feather (Dresseur Exotique | niveau 7) le 29/08/2006 à 15h09  
*prend le modèle des mains de madoka, le regarde bien, et pendant trés trés longtemps...*
Ce sera prêt dans...1 long mois... Je pense... Venez avant, pour voir ou ca en est!
Et le prix, je verrais avec Keavalor... C'est lui le chef! :)
 
*madoka*
#263 *madoka* (Initié | niveau 8) le 03/09/2006 à 01h17  
d'accord !!! merci
*pars *
 
Aylia
#264 Aylia (Chercheur | niveau 8) le 03/09/2006 à 19h37  
*arrive avec un sac en cuir possédant de multiples poches*
cling cling cling*elle enlève la file de casseroles qui était noué au niveau de la queue d'un pauvre chien. Et le chien reconnaissant s'en va. Alors aylia lui décoche un magnifique coup de pied dans le derche, et observe égailé la belle ellipse qu'il fait* whouhwou!!
mouarf mouarf..
*puis elle entre dans l'échoppe qui semble pouvoir lui fournir se dont elle a besoin pour partir en expédition à la montagne, avec Eve et caranthir.*
Youhhouu ? ya quelqu'un ?
*essaie de ne rien casser*
 
Golden Feather
#265 Golden Feather (Dresseur Exotique | niveau 7) le 14/09/2006 à 21h09  
*La jeune elfe vit Aylia dans la boutique, elle se dit que ce serait gentil de venir l’indiquer dans ce qu’elle voulait…*
Bonjour mademoiselle ! Que puis-je pour vous ?
*après qu’Aylia lui dit ce qu’elle désirait, Golden décida de quitter cet endroit, pour se dégourdir les jambes*
*elle laissa donc la boutique au lynx de Kea, qui elle e était sure, la garderais bien, puis l’elfe sortie…*
 
Sprite Desposito
#266 Sprite Desposito (Vagabond | niveau 2) le 16/09/2006 à 23h22  
*le gnome entre dans la boutique cherchant des yeux un quelquonque vendeur*
Bonjour je m'appelle Sprite Desposito, simple vagabond mais avec une grande motivation.
*Le gnome attend qu'on lui réponde*
 
Keavalor
#267 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 17/09/2006 à 17h20  
*Alors que le ciel s’embrasait de feu et que solinar commençait à poindre à l’horizon, revenant de terres lointaines est encore inexplorée. Une imperceptible voile de brume se dissipait entre les arbres de la forêt amenant avec lui le sommeil qui avait fait taire l’agitation des animaux. Seule la canopé de la forêt pouvait bénéficier des premiers rayons et la cime des arbres semblait s’illuminer d’éclat d’or rougeoyant. Quelques grives lançaient de joyeux trilles, parcourant les branches des chênes plusieurs fois centenaires à la recherche de malheureux insecte qui ferait leur plaisir culinaire.
Parmi les buissons, dans le sous bois une ombre filait à vive allure, empruntant une vieille sente forestière à peine visible. Sans doute marque de passage régulier d’un quelconque blaireau. L’animal n’était guère plus gros qu’un petit chien, possédait une épaisse fourrure tachetée de sombre et deux plumeaux de jais ornaient le bout de ses oreilles. Le lynx passa un petit ruisseau puis s’immobilisa derrière un vaste houx qui commençait à mettre ses fruits preuve de la venue imminente de l’hiver. Immobile il faisait partie intégrante de la nature, tel un rocher placé là depuis la nuit des temps.
Quelques pas plus loin un léger bruit se fit entendre. Des pas signalait l’approche d’un homme qui ne semblait pas vouloir passer discrètement. Lorsque apparu au détour du houx le lynx d’une vive détente bondit sur Kea’, autant par plaisir de retrouver son compagnon de chasse que par colère qu’il l’ait délaissé et laissé se débrouillé seul à chasser. Le combat fut court mais intense. Le maître de cercle s’en tira avec une griffure légère à la jambe et le lynx avec une petite visite spirituelle qui le fit fuir à toute vitesse. Kea’ aimait bien entrer dans l’esprit du félin pour partager ses sensations et sa vision du monde mais cette pratique avait le don d’énerver le lynx. C’était d’ailleurs le seul animal de la région capable de sentir avec exactitude à quel moment le Maître pénétrait son esprit. S’en suivait généralement une dispute psychologique a propos de la place disponible dans le corps. Et Kea’ se retirait toujours avec un mal de crâne pas possible. Il ignorait d’où venait cette douleur mais il soupçonnait le félin d’avoir trouvé une technique pour lui infliger ce mal.
Le maître de cercle rattrapa le félin dans sa course et ils débouchèrent tous les deux dans la clairière où était située la boutique du tanneur.
Un renard fila à l’apparition des propriétaires des lieux. Le lynx avait fait de ce petit coin de forêt son territoire de chasse et avait bon gré mal gré accepté la présence du tanneur et de sa boutique. Mais bien sur la contrepartie de cette cohabitation se faisait uniquement parce que le lynx pouvait à l’occasion dormir prés du feu et pouvoir voler quelques gibier chassé par le tanneur, ce qui lui évitait bien des efforts pour ses sustenter. Le lynx fila derrière la boutique il avait pour habitude d’y traîner toujours aux aguets de nouveaux visiteurs.
Le druide pénétra sa boutique et se défit de ses affaires sur la petite table qui était disposée au milieu de la pièce. Le plancher de la boutique craquait sous le poids du chasseur. Cette odeur de la fourrure et du cuir, la fraîcheur de l’habitation, la faible luminosité dispensée par les petites fenêtres qui ornaient les murs faisait ressentir un bien être au tanneur qui n’avait pas son pareil. Il était rentré chez lui et était bien décidé à profiter de ce petit moment de calme pour achever quelques travaux en cours tout en réfléchissant à nombre des choses étranges qui s’étaient passée lors de sa sortie aux chutes de cristal.
Il poussa un long soupir et s’attela à la tache de rallumer le feu éteint dans la cheminée. Une fois que les flammes léchaient délicatement mais inexorablement les bûches disposées dans le foyer il se saisit de la théière et la disposa sur le feu conscient que des visiteurs arrivaient. Il percevait dans l’air l’attention d’esprit sur l’essence même de son existence. Des destins allez croiser le siens sous peu. Avec plus ou moins d’incidence. Les deux à venir ne semblait pas peser sur le mais les dieux seuls savaient ce qu’il allait se passer. Peut être avaient-ils pour projet de les faire s’entremêler et préféraient cacher pour l’instant l’essence même de leurs plans à la conscience du maître de cercle.
Il s’affala sur l’un des fauteuils disposé autour du feu et alluma sa pipe grâce à un petit sort. Plié sur la petite table Kea’ constata que Golden Feather avait porté la touche finale a quelques réalisation en commande. Sa nouvelle aide se débrouillait très bien et par soucis de la finition le tanneur porta la dernière touche au travail par l’emblèmes de sa facture. Une vouivre foudroyé.
A cet instant un gnome passa la porte d’entrée et s’enquit de la présences du maître des lieux dans boutique.*

Bonjour maître gnome. Je me nomme Keavalor Tanneur de mon état et accéssoirement disciple de l'art de Celnystra. Que puis-je pour vous ?
 
Caranthir
#268 Caranthir (Druide | niveau 12) le 17/09/2006 à 18h55  
*Lorsque Caranthir émergea des sous-bois, une douce aurore nimbait l’air d’une chaude couleur dorée, se réfléchissant sur l’étendue d’herbe constellée de fines gouttes de rosée. Parfois, le chant d’un oiseau s’éveillant montait des ramures qui l’entouraient. Il leva la tête en direction d’un vieux hêtre posté en lisière de la forêt, à quelques pas de lui. Un écureuil l’observait, perché sur une haute branche tordue. Caranthir lui sourit en jouant distraitement de la main droite avec le cristal qui pendait à son cou. Puis il replaça le cristal sous sa tunique, ajusta la position de son sac de voyage fatigué qui pendait sur son flanc gauche et reprit sa marche tranquille pour traverser la clairière, en direction de la cabane.
A l’angle de l’édifice, un lynx se tenait assis près d’un tonneau placé là pour récupérer l’eau de pluie. Lui aussi fixait sans ciller le Demi Elfe qui s’approchait. Ses moustaches humaient l’air humide du jour naissant et ses oreilles se dressaient attentivement. Caranthir, sans cesser de marcher, soutint le regard du félin dans lequel il reconnut la méfiance naturelle de l’animal sauvage et l’assurance du prédateur. Celui-ci n’esquissa aucun geste. Seule sa tête suivait le mouvement du trappeur. Ce dernier venait de remarquer qu’une piste toute fraîche menait à la cabane. Elle venait du sud. Elle était nettement visible car la personne qui l’avait tracée avait rompu l’uniformité des couleurs en écrasant les gouttes de rosée sous ses pas, ce qui rendait la végétation plus sombre. Une personne au moins se trouvait dans la cabane. Non, au moins deux. Car une autre piste toute fraîche, provenant de Durunne se joignait à la première.
Caranthir frappa à la porte et entra. La douceur de la petite salle l’enveloppa et c’est avec plaisir qu’il rejeta dans son dos la grande capuche de son manteau. L’âtre produisait de jeunes flammes guillerettes à l’assaut d’une théière. Le maître des lieux, sûrement prévenu de sa visite par un animal ou par une magique prescience, attendait paisiblement assis dans un fauteuil, sans montrer aucune surprise, les mains enfouies dans les larges manches de sa robe druidique. Il venait d’interrompre sa conversation avec un Gnome et s’était tourné vers le nouvel arrivant. Le trappeur posa sur lui son regard bleu cobalt réjoui de cette nouvelle rencontre.*

Bien le bonjour maître de Cercle. Je me nomme Caranthir. Je suis trappeur et depuis peu de temps dans cette région d’Yria. *Puis, se tournant vers le Gnome, il hocha la tête.* Maître Gnome…
 
Sprite Desposito
#269 Sprite Desposito (Vagabond | niveau 2) le 17/09/2006 à 22h46  
en réponse au message #267
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 17/09/2006 à 17h20
*le gnome alors exposa sa requête*
C'est simple mon ami, je voudrais: une cape en cuire c'est tout, avec une capuche inclue, ainsi qu'une paire de mitènes et de bottes.
*le gnome salue Caranthir*
Bien Keavalor, je ne suis pas venu exactement pour ça. En fait si je suis là c'est pour faire signer cette décharge
*déroule un parchemin*
Qui, si vous signer m'aidera à ouvrir: mon entreprise. A quoi pourrait elle vous servir n'est ce pas? Et bien à vous déplacez!
*Il montre le parchemin:
La ligne des taxis, chariots, chars, calèches, limousine, bus de Sprite Desposito
Vos déplacements et livraisons seront rapides, mais aussi express
Tout le confort, ainsi que des ventes d'encyclopédies et
autres dictionnaires, pour que Sprite
Desposito fasse ça et que
La vie soit plus cool donnez une modeste somme que vous choisissez et il pourra le faire!


Une longue liste s'étant pour laisser place aux autres signatures*

Alors? Interressé?
*fit le gnome à Caranthir et Keavalor*
 
Keavalor
#270 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 18/09/2006 à 19h44  
*Le Solinar avançait inexorablement décrivant sa vaste parabole comme toujours depuis la nuit des temps. Déjà quelques rayons de soleil parvenaient à passer la cime des arbres bordant la clairière où se situait l’atelier de Keavalor. Une douce lumière orangé venait accentuer l’ocre dont les feuilles, à cette saison ci de l’année, commençaient à se parer. Mais la végétation n’était pas encore prête à laisser place à la mélancolie de l’automne et ces quelques taches d’or, donnait aux arbres encore en grande partie verts, l’aspect de quelques trésors insoupçonnés de Shariva. Les oiseaux s’étaient peu a peu éveillé et le silence actif de la clairière, produit par le bourdonnement des abeilles et le bruissement des feuilles dans le vent, n'était troublé que par l’importance grandissante du chant des passereaux.
Dans la cabane le gnome discutait avec le maître des lieux. Il était venu passer commande d’un manteau et profitait de cette rencontre pour lui soumettre un document qui l’aiderait à ce lancer dans la vie active de la région. Kea’ se leva et lissa sa robe de cuir. Il s’approcha du gnome un sourire amical aux lèvres.*

Eh bien maître gnome ! Pour le manteau, je ferais au plus vite. J’ai quelques livraisons qui traînent mais je ne pense pas que ce travail ne me retardera de trop. Pour ce qui est de l’aide que je peux vous porter, c’est avec joie que je participerais à votre lancement.
*Il fouilla un instant dans ses poches et en sortit une bourse. Après l’avoir ouverte et avoir tiré quelques pièces il les tend au gnome.*
Voilà jeune ami cent oros. Qui vous permettront j’espère, de vous lancer ! La somme semble bien modique mais je garde votre nom en réserve car j’aurais bien besoins de faire des livraisons. L’argent a gagner dans ce cas sera un peux plus important. A l’occasion je ferais appel à vos services. Même peut être souvent car j’ai un peu de mal a assurer certaines commandes dans les délais de livraison.
*Il signa la décharge. A cet instant, la seconde personne qui arrivait dans la clairière fit son apparition. Il s’agissait d’un demi-elfe, semblait-il assez jeune, et à l’allure de chasseur. Une vague de souvenir envahit l’esprit du maître de cercle a ce constat. Il se rappela en un instant sa condition passée de chasseur au sein de la région. C’était d’ailleurs à cette époque qu’il avait eut idée d’ouvrir ce petit commerce qui au final l’avait fait vivre et fait reconnaître de tous. Le seul inconvénient qui s’était levé en travers de ses ambitions avait été la difficulté qu’éprouvaient les gens a supporter l’odeur des peaux en train de sécher. Le tannage avait ses inconvénients et tout le monde ne partager pas la capacité de Kea’ à ignorer l’odeur des chairs en putréfactions. Il esquissa un léger sourire en percevant de Caranthir des brides de ses projets qu’il nourrissait en venant en ce lieu. Ça tombait bien il lui manquait certaines matières premières à la confection des produits en commande. Un court instant, il sentit avec la venue du trappeur, quelques chose qui était aux antipodes des capacités des simples chasseurs. Un courant de magie frôla l’esprit du maître de cercle. Si imperceptible fut-il, il parvint à l’identifier comme un lien créé avec la bénédiction de Celnystra, déesse de la magie. Le trappeur sans peut-être même en être conscient partageait des pensées avec un autre être dont la nature dans l’immédiat était encore inconnue de Kea’. Avec un peu d’attention le maître de cercle ne doutait pas qu’il parviendrait à remonter ce lien pour trouver qui se cachait derrière cet échange inconscient. Mais là n’était pas la priorité de cette rencontre. Cette découverte viendrait en son temps.
Sans détourner la tête du gnome, on ne peut plus heureux, avec qui il finit sa conversation, il souhaita la bienvenue à Caranthir.*

Je vous souhaite la bienvenue en ce lieu cher Caranthir ! Je me nomme Keavalor, mais je suppose que vous etes déjà informé sur ce fait.
*Il posa son regard sur le trappeur tout en esquissant un sourire de bienveillance. Keavalor s’abstint de lui demander ce qu’il avait à lui proposer comme peaux. Car Caranthir n’avait pas encore fait part de ses intentions et il y avait toujours quelques chose de déstabilisant à parler avec un homme qui savait sans que vous l’en informiez pourquoi vous veniez. Kea' se tourna vers le feu et partit pour se saisir de la théière au dessus du feu qui déjà laissait échapper quelques vapeurs de son couvercle, attestant de ce fait l'imminence de la préparation du thé.*
Que me vaut l’honneur de votre visite ?

Edité par Keavalor le 18/09/2006 à 19h49
 
Sprite Desposito
#271 Sprite Desposito (Vagabond | niveau 2) le 18/09/2006 à 21h01  
en réponse au message #270
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 18/09/2006 à 19h44
*le gnome fit une réverence à Keavalor puis leva la tête comme une autruche qui sortait sa tête d'un trou*
Merci, Pour les livraisons, si vous voulait il y a mon ami le maître gnome Myrtion Plum'mol à la Missive Arcanienne, je pense faire une alliance d'entreprise avec lui Bien sur ceux.
*Le gnome serra la main de Keavalor et parti en se retournant une dernière fois*
Merci, je mettrai votre nom dans avec un dessin de vous où il y aura marquer:
Merci à Keavalor pour son modeste don
*Le gnome fit volt-face et il partit
 
Caranthir
#272 Caranthir (Druide | niveau 12) le 19/09/2006 à 00h39  
en réponse au message #270
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 18/09/2006 à 19h44
*En croisant le regard du Maître de Cercle, le trappeur se sentit aussitôt sondé et jaugé. Il y avait dans le fond des yeux de son hôte quelque chose qui voyait au-delà, qui en apprenait plus que ce que lui-même voulait montrer. Cependant, dans ce regard, nulle trace de malice, plutôt la curiosité naturelle qu’on éprouve à rencontrer de nouvelles personnes et le Demi-Elfe n’en prit pas ombrage tellement il était aussi curieux de le rencontrer. Malgré la lassitude de sa semaine de chasse, ou peut-être à cause d’elle, Caranthir affichait une expression de paix que venait renforcer l’énergie calme que l’été finissant déversait par la fenêtre.
Brièvement, il sentit sur sa poitrine un picotement léger. Une sensation fugace de chaleur et de vibration qu’il ne percevait d’habitude que dans un cas particulier. Le cristal pendu à son cou semblait s’animer. Mais cela dura l’espace d’un bref instant et, au moment où il sentait qu’il ne pourrait plus retenir sa main d’aller caresser le bijou, cette sensation disparut.
Caranthir s’inclina légèrement, une main sur le cœur.*

Certes Keavalor, votre réputation m’était connue avant même de vous rencontrer. Et si j’avais un doute sur ma destination, l’odeur du gibier et des produits de tannage m’ont confirmé que je ne me suis pas trompé. *Il sourit* Mon nez va rapidement s’y habituer.
*Il allait se tourner vers le Gnome pour lui expliquer qu’il n’avait presque aucun argent lorsque celui-ci prit congé et sortit. Caranthir le salua et se tourna à nouveau vers Keavalor qui saisissait la théière. Il fit quelques pas vers le centre de la pièce. Les gestes du Druide étaient calmes et précis et Caranthir eut l’impression que le maître des lieux était en harmonie avec ce qui l’entourait : l’atmosphère de la forêt, la simplicité du mobilier, le craquement du bois sec dans la cheminée, le léger balancement dans l’air des peaux suspendues au plafond, tout concourait à la sérénité. Une chose rare et précieuse dans ce monde, pensa le trappeur.*
Je vous rends visite car je viens de passer une semaine en forêt. Dans son souci constant de l’équilibre naturel des choses, Maar a placé sur ma route trois lapins et un lièvre. Vous comprenez sûrement que ces animaux ont fait le bonheur de mes repas à la belle étoile. *Il rajusta la bandoulière de son sac sur son épaule.* J’ai récupéré les peaux et comme j’ai utilisé des flèches aux pointes fines et lisses, elles sont en bon état. Cela vous intéresserait-il de les voir ? Celle du lièvre est particulièrement belle.
*Le trappeur accompagna sa proposition d’un sourire franc car il était fier de son travail.*
 
Keavalor
#273 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 20/09/2006 à 00h22  
en réponse au message #272
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 19/09/2006 à 00h39
*Le druide remplit deux tasses qui étaient disposées là, sur la table, prêtes à être remplies, comme si cette rencontre n’avait été au final qu’un spectacle maint fois répétées et qui se déroulait comme prévu.
Un filet de liquide ambré s’échappa de la théière en fonte et dispensa dans l’atmosphère une odeur douce et sucrée avertissant le visiteur d’un éventuel réconfort a partager devant le feu.
Kea’ posa la théière et sourit aux dires du trappeur.*

Grande malchance pour ces créatures ! Puisse leur funeste sort, faire le bonheur d’un être dans le froid de l’hiver qui nous arrive.
*Sans se départir de son sourire complice le tanneur examina les peaux présentées par Caranthir.*
Je vois que vous exerçait l’art du dépeçage avec une dextérité certaine. Ces peaux sont à peine abîmées et le trou de défaut résultant de la flèche n’est que minime. Je rattraperais ça sans mal. Vous êtes habile. Les autres chasseurs qui me fournissent, sont de moins en moins regardant sur les dégâts occasionnés par leur flèche. Ils y réfléchiraient à deux fois s’ils ne trouvaient en vente que des vêtements troués. A l’occasion n’hésitez pas a venir me trouver pour écouler vos peaux.
*Il étala les peaux sur la table afin qu’elles ne prennent pas mauvais plis et reporta son regard sur le trappeur.*
Je vous les prends sans hésitation. Elles me permettront de faire quelques produit souvent écoules. Il continua sur un ton plaisantin. Par contre je serais pour la prochaine fois preneur d’hermine, si vous en avez l’occasion.
*Il fouilla dans sa bourse et en sortit une dizaine d’oros qu'il donna au méritant.*
Je suppose qu’après cette dure semaine de chasse vous ne refuserez pas de partager tranquillement un verre devant le confort d’un feu et de converser avec un autre chasseur. Malgré mon statut de maître de cercle, mon métier de tanneur ne m’a jamais éloigné de ma nature de vagabond et je suis toujours friand de quelques histoire de chasse ou..... de pêche.
*Le maître de cercle durant cette petite conversation avait remonté légèrement ce courant de magie qui flottait autour de Caranthir. Quelques images floue parvinrent à l’esprit de Kea’ ; un lac, des hommes, une foule en transe prête à commettre une injustice, une larme ou serait-ce une pierre ? Il ne parvint pas se décider sur cette dernière vision. Son esprit se rétracta et il regagna son environnement immédiat, sa région, sa clairière. En un instant, à une vitesse somme toute proche de la lumière, il retraversa les pays qu’il avait survolé en remontant le lien qui s’entrelaçait dans le destinée du trappeur. Kea’ n’avait pas prit conscience d’aller si loin au- delà des terres qu’il arpentait depuis qu’il était arrivé ici.
Sans laisser paraître quoi que ce soit de ses déplacements spirituels, il invita d’un geste Caranthir à prendre place sur un des fauteuils qui entouraient le feu. L’un d’entre eux avait la forme de son occupant le plus fréquent et le trappeur n’eut aucun mal à choisir quel fauteuil lui conviendrait sans avoir la crainte de prendre celui du maître des lieux. Kea’ se saisit de sa blague de tabac dans ses poches, attendant que le trappeur prenne place pour boire un verre.*


Edité par Keavalor le 20/09/2006 à 00h26
 
Caranthir
#274 Caranthir (Druide | niveau 12) le 20/09/2006 à 15h45  
en réponse au message #273
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 20/09/2006 à 00h22
*En voyant le Maître de Cercle caresser les peaux et éprouver leur qualité avec satisfaction, Caranthir fut rasséréné. Il accepta avec joie les dix oros, qu’il glissa dans sa bourse, car ils correspondaient exactement à ce qu’il allait devoir payer au forgeron pour son travail sur l’épée qu’il lui avait confié.
Lorsque Keavalor lui proposa de se reposer quelques instants autour du feu, il accepta. Il posa son sac sur le sol et retira son manteau pour le placer sur le dossier du fauteuil qui, visiblement, était celui des invités tant le siège était d’une usure informe, façonné par des corps de tailles et de poids variés. Mais comme le tanneur continuait de parler, l’esprit du trappeur achoppa sur un mot. Pêche Alors qu’il fouillait dans son manteau à la recherche de sa pipe et de son tabac, il sentit ses tripes se tordre et ses gestes se suspendre. L’intonation de Keavalor n’avait pas changé, comme si ce mot avait eu une place normale dans le flot de paroles. Pourtant, il avait senti comme une hésitation, une allusion. Se pouvait-il que son hôte sache quelque chose à propos de la nymphe ? Quelques instants plus tôt, le cristal avait réagi, loin de l’eau et c’était la première fois que cela se produisait. Si cette réaction était due à la présence du Maître de Cercle, Caranthir appréhendait les pouvoirs de son interlocuteur : un mage, fils spirituel de Celnystra. Le Demi-Elfe tenta de lutter contre une sourde angoisse naissante et voulut reprendre le contrôle de ses actes. Il sortit sa pipe d’une poche, lentement et se força à sourire en s’asseyant dans le fauteuil.*

J’accepte volontiers de partager votre compagnie… J’avoue éprouver une certaine lassitude physique après cette semaine de chasse.
*Caranthir pestait intérieurement de sentir que son excuse, quoique sincère, ne suffisait pas à expliquer sa soudaine raideur. Elle sonnait faux. Pourtant, Keavalor gardait son sourire accueillant en lui tendant une tasse. Caranthir lança donc la discussion en parlant des hermines. Cet animal était rusé et vif et il serait difficile de les chasser, mais il prenait note de la demande du tanneur et ferait son possible pour lui en apporter.*
J’accepte cela comme une sorte de défi pour la bonne pratique de mon métier.
*Son ton était presque enjoué. Alors Caranthir, plus assuré, se lança dans le récit de sa semaine de chasse. Le Maître de Cercle, face à lui, écoutait d’une oreille attentive, l’œil pétillant. Parfois, ce récit rappelait à Keavalor ses propres souvenirs de chasse, tous ces moments à nouveau vécus par l’esprit que l’avancée de l’existence nous fait regarder avec une bienveillance amusée. A son tour, Keavalor partait dans le récit de ses traques passées et obsessionnelles contre les vouivres, riant de quelques anecdotes qu’il livrait au jeune trappeur.

Cependant, devant cette façade en train de se lézarder que Caranthir essayait d’étayer en se concentrant sur le discours de Keavalor, une lame de fond de sombres émotions grondait en s’amplifiant. Il revoyait le visage heureux de la nymphe qu’il avait secouru, cet être merveilleux avec lequel il s’entretenait tous les jours grâce au cristal de ses larmes et qu’il était toujours prêt à défendre, fut-ce au prix de sa vie. Bientôt, le Demi-Elfe reconnut, dans l’écume des sensations apportées par cette lame de fond, ses cauchemars qui accouraient. Meurtrier. Voilà ce que tu es. Tu as tué un homme pour la défendre, de sang froid, alors qu’il ne t’attaquait pas. Meurtrier.
Caranthir sentait qu’il avait perdu le fil de la conversation avec Keavalor, noyé par ce maelström d’émotions. Sa pipe était depuis longtemps éteinte. Le Maître de Cercle s’arrêta de parler, fronçant les sourcils. Son regard lançait une question muette à laquelle il tenta de répondre.*

Pardonnez-moi Keavalor, je sens la fatigue me prendre… *Il secoua la tête pour se ressaisir.* J’ai voyagé toute la nuit à la lumière de la lune sans prendre de repos et je me sens fourbu. *Encore une fois, c’était la vérité, mais pas la bonne.
A cet instant, il se pencha pour prendre sa tasse sur la table et, avec effroi, Caranthir sentit le pendentif accompagner et dépasser son mouvement. Le cristal s’échappa de son col en se balançant et sa pureté translucide saisit la lumière du feu dans la cheminée, les rayons de Solinar qui passaient par la fenêtre et le regard vif de Keavalor, pour les réfléchir dans toutes les directions. Caranthir se glaça, oubliant dans sa panique la bienveillance de son hôte. Il se rejeta dans son fauteuil en serrant le cristal dans sa main droite, ses yeux grands ouverts par la peur.*

Non, je vous en prie… Ne lui faites pas de mal…
 
Keavalor
#275 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 21/09/2006 à 22h53  
en réponse au message #274
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 20/09/2006 à 15h45
*Le trappeur se saisit de la tasse que Keavalor lui tendit. Des volutes de vapeur s’échappées de cette dernière exhalant l’odeur de quelques herbes aux effets décontractants. Le mélange des senteurs du bois de la cabane, celle des fourrures et de l’infusion laissaient l’esprit libre de toute contrainte et il était facile de se perdre dans quelques futiles pensées laissant de coté les inquiétudes qui tourmentaient le voyageur.
Mais alors que Caranthir s’assit dans son fauteuil prés du jeune feu qui dévorait a grande flamme la bûche récemment mise, le maître de cercle sentit un léger malaise envahir le trappeur à la fin de ses paroles. Le mot « pêche » semblait avoir fait l’effet d’une flèche se fichant avec une précision et une force hors du commun au centre de la cible visée. Il n’était pas dans les intention de Kea’ d’indisposer le trappeur. Mais il semblait en avoir fait ainsi, a son grand dam. A n’en pas douter, il y avait plus qu’un simple lien entre, cette créature, qu’il avait identifié comme une nymphe, et le trappeur. Une reconnaissance semblait être la base de cette relation teintée d’un amour certain. Mais nombre de sentiment et de sensations diverses s’enroulaient aussi autour de cette union. Une amertume certaine pouvait de se déceler, ainsi que de la culpabilité. Pourquoi de tels sentiments ?
La totalité des faits passés n’étaient pas apparut au maître. Seules quelques vague images s’étaient présentées à son esprit. Une recherche plus approfondie, avec une potion adéquate et un peu de temps, aurait révélé sans mal au maître de cercle l’intégralité de cet évènement qui semblait avoir bouleversé de façon notoire la destinée de Caranthir.
Finalement le trappeur se calant confortablement dans le fauteuil parvint a regagner un sourire feint. Cherchant bien malgré lui à masquer ce qui une fraction de seconde auparavant avait ébranlé les base même de la sérénité qu’il affichait à son arrivé. La surface de son esprit calme comme un étang était tout a coup sous le coup des vagues qu’auraient provoqué la chute d’une pierre en son centre si serein. Déjà l’eau se troublait et le maître de cercle ne doutait pas que la situation parvienne se poser. Caranthir parvenait bien difficilement à étouffer ses angoisses. Il parvint tout de même a scinder ses primes émotions de son être le plus profond. Et il se lança dans le récit de quelques aventures de chasse fortes intéressantes.
Kea écoutait avec attention. Se revoyant lui dans ces courses et ces attentes qui font le quotidien du chasseur et que le trappeur racontait avec un certain talent. De la sorte il titilla agréablement les souvenirs du tanneur sur son passé dans la région. Ses débuts difficiles dans la vie professionnelle.
Le maître de cercle était d’une part porté par la douceur des souvenirs que faisait renaître Caranthir, et par une petite exploration mentale du lien qui flottait autour du demi-elfe comme un léger voile de brume perceptible uniquement aux disciple de Celnystra. A force de patience de subtiles sondes dans l’esprit de Caranthir il partagea quelques pensées avec la nymphe qui en l’instant avait une pensée pour le trappeur et qui était submergée par une vague de mélancolie et de manque. Mais la nymphe n’aurait put en aucune façon déceler la présence de Keavalor dans ce lien. Il s’était bien gardé de se plonger vraiment dans ce doux voile, ne voulant pas trouble la paix qui l’imprégnait. Et puis ce n’était pas ses oignons. Il ne courait semblait-il aucun danger tant de la part de la nymphe que du trappeur.
Il se retira et reprit pleinement prise sur la réalité. Mais avant de couper le contact psychique il sentit un goût amer tourmenter au plus profond de lui le trappeur. Un puissant sentiment de culpabilité accompagné de l’image de cet homme qui avait succombé de la flèche de Caranthir. Ce malaise avait les apparences d’un chant, d’une litanie qui ne laissait aucun repos aux pensées du demi-elfe.
Le maître de cercle tout en faisant ses petites explorations, tentant de jauger son invité continuait inlassablement le récit des quelques aventures qui l’avaient le plus marqué. Mais au bout d’un moment le regard de Caranthir se fit plus distant la présence qu’il affichait à son arrivée s’était étiolée peu à peu et il semblait plongé dans de profonde réflexion. Le maître de cercle ne tenta pas une nouvelle sonde et préféra interroger du regard le trappeur sur ses inquiétudes. Il prétexta la fatigue des dernières chasses mais quelque chose sonnait faux dans ces paroles. Kea’ se demanda si le trappeur ne l’avait finalement pas repéré à son petit jeu de sondes. Non il avait été, il en était sur, très discret. Même la nymphe pourtant créature maîtrisant un tant soit peu l’art de Celnystra ne l’avait pas sentie. Ce ne pouvait être ça.
Caranthir s’avança pour prendre sa tasse et un pendentif s’échappa de son col. Kea’ le reconnu aussitôt. Il avait aperçu cette larme cristalline dans les fugitives pensées qui l’avaient environnée lors des débuts de sa sonde. Une larme, Une pierre ? Se demandait-il. Comment ne l’avait-il pas deviné ? Les deux à la fois, bien sur. Caranthir savait-il exactement ce que voulait dire ce présent de la part d’une nymphe ? Un lien qui transcenderait les âges même au-delà de la mort.
Le trappeur se rejeta en arrière prit soudainement de panique. Il balbutia quelques rapides paroles demandant la mansuétude du maître de cercle envers la nymphe.
Keavalor radoucit les trait de son visage, cherchant par ce fait à apaiser les craintes de Caranthir*

Soyez apaisé mon jeune ami, je ne veux en aucune façon faire de mal à cet être qui partage votre passé, votre présent et votre avenir par le biais de cette pierre.
*Caranthir sembla se détendre quelques peu, mais une crainte sourde brûlait encore dans son regard. Keavalor garda un court instant le silence se permettant de rallumer par la force de l’esprit le foyer de la pipe de Caranthir. Ce dernier manqua de s’étouffer, surpris par la fumée qu’il ne sentait plus depuis peu. Le tanneur laissa échapper un petit rire et tira à son tour sur sa pipe finement ouvragée. Un mince filet de fumet s’échappait de cette dernière décrivant de complexe arabesque dans l’air frais de la cabane. Seul le crépitement du feu et le chant des oiseaux à l’extérieur troubla ce court instant comme hors du temps. Sans relever le regard du feu il reprit d’une voix douce et bienveillante*
Les Dieux décident de nos destinées. Si puissant que nous soyons, nous dépendons totalement de leurs projets. Ils ont par le passé fait croisé votre destinée à celle de cette nymphe. Il y a peut-être, et même très certainement, des plans qui devront se dérouler selon la volonté des déités. Je ressens toujours si ma destinée a quelques chose à faire dans ces croisées de chemin. Si je dois jouer un rôle, si funeste soit-il. Présentement je n’ai qu’éprouvé la curiosité d’en apprendre un peu plus sur cet être.
*Un léger embarras naquît dans la voix du tanneur.*
Je vous avoue avoir sondé ce lien avec beaucoup d’intérêt. Mais ne vous méprenez pas. Je n’ai pas pleinement prit conscience des pensées que vous échangés peut-être sans le savoir en continu. Nous avons chacun nos jardins secrets et je ne suis pas de nature à fouiller ce qui ne me regarde pas. J’ai juste perçu un sentiment partagé qui transcendera les âges jusque dans la mort ça je puis vous l’affirmer.
*Il reporta son attention sur Caranthir.*
Cela fait-il longtemps que vous vous entretenez de la sorte ?
 
Caranthir
#276 Caranthir (Druide | niveau 12) le 22/09/2006 à 22h42  
en réponse au message #275
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 21/09/2006 à 22h53
*Caranthir sentit que sa gorge s’emplissait d’amertume si bien qu’il en eut une sensation de suffocation et qu’il se mit à tousser, cherchant à évacuer cette substance qui obstruait sa respiration. Il se rendit compte tout à coup que sa pipe s’était rallumée et que Keavalor riait doucement, ses yeux éclairés par l’amusement. Sur le visage du trappeur, la peur fit place à la stupéfaction et il resta un instant les yeux ronds et la bouche bée. Ce n’était pas un quelconque sortilège pour l’agresser mais le druide qui se fendait d’un de ses petits tours. Devant l’absurdité de sa méprise, sa paranoïa s’éloigna un temps et il sourit à son tour, gêné du spectacle qu’il avait offert. Il lâcha le cristal. C’était comme si un lourd rideau sombre s’ouvrait sur la réelle atmosphère de la salle. Solinar avait bien progressé dans sa course, confirmant la présence de l’été. Dans cette lumière, la fumée du tabac prenait la consistance de voiles légers flottant dans la quiétude du lieu.
Caranthir écouta attentivement le Maître de Cercle. Comment avait-il pu douter des bonnes intentions de celui-ci ? Le simple fait que le mage soit beaucoup plus puissant que lui montrait qu’il pouvait lui faire confiance. S’il avait voulu porter préjudice à la nymphe, il n’aurait pas eu besoin de s’en cacher. Douter de lui, c’était tout simplement nier l’évidence de la connivence qui s’était manifestée dès le premier regard, et nier la gêne que son hôte ressentait pour avoir sondé la magie du cristal. Lorsque Keavalor eut posé sa question, Caranthir poussa un long soupir, autant par lassitude physique que pour regrouper ses pensées.*

Je crois que je ne peux guère vous en vouloir. *Il sourit doucement.* L’art de Celnystra m’est obscur, mais j’imagine que pour vous, cela revient à entendre une conversation entre deux personnes qui se trouveraient à côté de vous.
*Le Maître de Cercle hocha la tête. Le Demi-Elfe agita sa pipe.*
Je dois vous remercier. Votre tour de magie m’a extrait de cette folie qui me prend parfois. Je vous demande aussi de me pardonner de mon attitude, je me bats souvent contre mes tourments et il arrive que je perde la bataille. *Il lança un regard par la fenêtre.* Que Shariva et Corthelian me permettent un jour de gagner cette guerre…
*Caranthir marqua une pause. Le bois sec crépitait dans l’âtre et dispensait une douce chaleur. Il but une gorgée de thé pour dessécher sa gorge et, au passage, les vapeurs s’échappant de la tasse pénétrèrent ses narines pour alléger son esprit. Curieusement, l’ambiance sereine qui le berçait à nouveau et les tiraillements intérieurs qu’il venait de vivre s’alliaient pour lui donner l’envie de parler.*
Voilà bientôt dix-sept printemps que Nenwen, la jeune fille du lac en elfique, et nymphe comme vous l’avez fort justement deviné, m’a offert ce cristal. Un cristal de ses larmes. *Sans le retirer de son cou, Caranthir offrit le bijou translucide et parfaitement poli à la vue de Keavalor.* Des larmes de souffrance et des larmes de joie, car les deux sont toujours intimement liées, m’a-t-elle dit alors. Ce n’est qu’une lune plus tard que j’ai compris le pouvoir de cet objet. Un jour que je me rafraîchissais à une source, j’ai aperçu son visage dans l’eau calme. Depuis, il n’y a pas un jour sans que nous nous parlions par l’esprit, et ne me demandez pas comment cela ce peut, je n’en sais rien. J’ai juste constaté que cela nécessitait une surface d’eau. Un simple tonneau rempli suffit.
*Il sourit. Puis son esprit sembla voguer au loin dans l’espace et le passé, pour se retrouver dans un certain espace essarté, près d’un lac, dans la forêt septentrionale d’Yria.*
Elle me l’a offert pour me remercier de l’avoir délivrée de deux pêcheurs qui l’avaient capturée dans leur filet. Ces deux hommes comptaient la ramener à Bahlinor pour que la population la lynche. Seulement j’étais là, sur ce ponton. *Son regard se teinta à nouveau d’une certaine douleur.* J’ai tiré une flèche sur l’un d’eux et elle s’est plantée dans son flanc. *Son cœur rata un battement.* J’entend encore le raclement de la pointe de ma flèche sur ses côtes, son souffle qui se bloque et se retrouve expulsé de ses poumons.
*Il secoua sa tête et reprit une gorgée de thé. Son regard était à nouveau présent. Il vit que Keavalor l’écoutait attentivement en tirant à intervalle régulier quelques bouffées de tabac.*
Ce cauchemar vient régulièrement me hanter. Cet homme, bien qu’antipathique, ne me menaçait pas. Je crois qu’il a été très surpris de mon acte. Je l’ai tué froidement. Une partie de moi savait que c’était inévitable. Comme vous dites, les Dieux ont sûrement guidé mes gestes. Mais une autre partie de moi hurlait, effarée, doutant de la légitimité du tir.
*Il balaya l’air de sa main, chassant ses noires pensées, et sourit.*
Ainsi Nenwen et moi restons en contact, chacun s’assurant que l’autre se porte bien. C’est une profonde amitié qui s’est développée pour emplir nos solitudes. De plus, cela apaise la souffrance que le meurtre me cause. Une chose m’étonne dans ce que vous m’avez dit, Keavalor. Sans une interface d’eau je ne ressens pas sa présence. Pourtant vous semblez penser que notre lien est permanent. Pouvons-nous nous parler où que ce soit, quelle que soit l’heure ?
 
Keavalor
#277 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 24/09/2006 à 13h54  
en réponse au message #276
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 22/09/2006 à 22h42
*Kea’ observa un moment de silence à la question du trappeur, cherchant à donner son point de vue sur ces tourments et ses attentes de la manière la plus intelligible. Car parfois les explications du maître de cercle étaient obscures. Même pour lui. Finalement il reporta, du feu, son regard sur le trappeur. Une sagesse certaine, issue d’années d’expériences de la vie, pouvait se lire dans ses yeux.*
Loin de moi l’idée de remuer le couteau dans la plaie. Je sais comme certains sujets peuvent être désagréable à la réflexion. Mais j’aimerais revenir sur votre ressentit de vos actions passées.
*Le maître de cercle sentit l’amertume de la culpabilité prendre ses aises dans l’esprit du trappeur. Il ressentait toutes ces émotions comme le ressentent parfois si bien, les animaux. Comme si une odeur bien particulière s’échappait de l’être considéré. Un effluve au senteur plus ou moins désagréable selon sa nature.*
Poussé par une volonté propre ou par les dessins des dieux, votre acte vous semble méprisable et injuste ? Je crois comprendre ce que vous ressentez. Mais en d’autres lieux et d’autres circonstances cet acte prémédité qui allait entraîner la mort de Newen par ces deux pécheurs, aurait-il été différent ?
Ne vous êtes vous jamais demandé comment vous auriez réagit et ce qu’il en aurait découlé, si vous aviez vu la vie de la nymphe en danger au milieu de la place du village, au lieu qu’aux bords du lac ? Auriez-vous réagis, si vous aviez été au village ? Combien alors de personnes auriez-vous blessé ou tué ? Seriez vous resté de marbre devant l’injustice et la cruauté de ces hommes ?
Une chose est sure, vous avez fait ce que votre cœur et votre libre arbitre vous dictaient de faire. Il n’est plus temps aux regrets. Il vous faut vaincre vos démons. Et le temps aidant, je suis certain que vous y parviendrez. Si les dieux avaient jugé cet acte mauvais vous auriez subit des souffrances autrement plus désagréables que quelques cauchemars, qui s’étiolent à la venue du jour. Il vous faut savoir, vivre avec cette menue punition. C’est peu cher payé. Croyez-moi les déités ont une imagination pour les tourments qui n’a pas son pareil. Sachez aussi une chose. Dans ce combat intérieur contre ces cauchemars qui tourmentent votre esprit, nuits et jours, vous n’êtes pas seul. Faut-il au moins savoir ouvrir les yeux et regarder dans la bonne direction. Plutôt que de vous enfoncer dans cette cécité des remords, seul, sachez voir la lumière à vos coté qui vous lie à votre paix future. Les dieux nous laissent toujours moyen de nous absoudre de nos fautes, mais au prix d’une volonté sincère à la tache.
*Le maître de cercle sentait les tourments qui avaient lieu dans l’esprit du trappeur et qui formaient un maelström faisant disparaître son être et les quelques bribes d’espoir qui le lié à la nymphe. Saurait-il un jour voir cette corde, ce lien, qui lui promettait une destinée un tant soit peu plus paisible et heureuse ? Il tira quelques bouffées sur sa pipe dans le silence qui suivit ses paroles. Le trappeur était comme une pousse d’arbre parmi la végétation envahissante des expériences et des douleurs de la vie. Mais un jour en laissant le temps au temps, il dominerait cette jungle si impénétrable soit-elle à l’aube de la vie et dispenserait autour de lui la sagesse qui l’aura fait croître.
Seul les bruits du feu et les chants sourds des oiseaux se faisaient entendre. Le trappeur était les yeux rivés sur le feu plongé dans une réflexion suite au point de vu émit par le maître de cercle. Voyant que le trappeur semblait toujours un peu contrit par ses propres pensées, il reprit d’une voix bienveillante.*

Pour ma part, ne devrais-je pas être mille fois maudit pour toutes ces vies, que j’ai écourté ?
*Il fit un geste ample du bras montrant au trappeur les peaux suspendues ça et là dans la pièce.*
Comme vous l’avez si bien dit a votre arrivée j’ai tué en contribuant dans le souci d’équilibre des dieux ! Pour ma part je ne vois aucune différence entre l’homme et l’animal. Tout n’est qu’histoire de vanité. Vous avez chassé et tué un prédateur parmi des milliers qu’il y a en ce bas monde et qui parfois dispense la mort par simple plaisir de recevoir des regards admiratifs de leurs pairs.
Méditez sur vos actes passés et sur vos actes de tous les jours. Pensez à tous ces animaux que, nous en tant que chasseur, nous avons tué. Y a-t-il réellement une différence ?
Votre acte n’était pas mauvais, mais raisonné, dans le sens de l’équilibre de ce bas monde.
Méditez à ce point de vue.
*Le bruit des planches de la cabane craquant sous le poids d’un corps, brisa le silence relatif de la boutique. Chacun retourna son regard vers l’entrée par laquelle le lynx était apparu. Ce dernier sous le coup de l’attention mutuelle s’arrêta net et lança un regard semblait-il surpris aux deux-pattes assis devant le feu. Contrit de n’être pas parvenu à rentrer sans déclencher un boucan perturbateur, se glissa lentement vers le feu où prit ses aises prés des jambes du tanneur. Il était assez singulier aux yeux de la personne qui n’y était pas habitué de voir ce félin qui est normalement sauvage n’être pas plus que ça dérangé par la présence des hommes. Un sourire aux lèvres le maître de cercle reprit la parole alors qu’un profond soupir de bien être se faisait entendre de la part du lynx.*
Pour ce qui est de la magie qui vous lie à la nymphe il est vrai qu’elle ne peut faire effet qu’en présence d’eau. Ceci est dut à la nature de votre rencontre et à celle la pierre qui vous sert, en quelques sorte, de catalyseur pour l’essence de la magie. Il y a plusieurs moyens de renforcer ce lien, de le comprendre mieux, de l’utiliser à votre guise, tant de la part de la nymphe que de la votre. La première, la plus simple, mais aussi la plus longue serait que vous axiez votre vie dans le domaine de la magie. Suivre une destinée qui vous rapprocherez de l’art de Celnystra, vous permettant de mieux comprendre son fonctionnement, et de puiser en chaque chose l’eau qui y réside et de l’utiliser à cet effet. Car sachez une chose il y a en toute chose une infime partie d’eau. Dans l’air, dans la terre, dans la chaise sur laquelle vous êtes assis, il y a de l’eau, si infime soit sa proportion. Mais il vous faut apprendre à la déceler. La magie vous aiderait dans ce sens.
Je pourrais aussi répondre à votre curiosité et renforcer par un sort mineur ce lien et ainsi vous permettre de converser avec Newen à tout moment. Mais je ne peux vous garantir qu’il n’y aura pas des effets indésirables. Et je ne suis pas à l’abris d’une agressions extérieur au moment des faits. Je serais vulnérable a plus fort que moi à ce moment. Il est de surcroît difficile d’accorder deux pensées lorsque l’on est d’un point de vue extérieur à ces dites pensées. Il se pourrait que mon sort ne prenne pas en compte certains points vitaux à cette relation privilégier. Jusqu'à maintenant s’était pure symbiose, car ce fait venait de l’un de vous deux. De l’un des cotés du lien, pas d’une aide extérieur. Mais je n’agirais pas sans le consentement des deux parties.
*Le maître de cercle se saisit de théière, qu’il avait suspendu sur le feu et se resservit une tasse d’infusion. Pour laisser le temps à la réflexion pour le trappeur il lui demanda du regard s’il voulait être resservit. *
Ne prenait pas de décisions hâtives. Sachez que vous avez dans ce choix le temps et que je me tiendrais toujours à votre service pour ce fait.
Réfléchissez bien !

Edité par Keavalor le 24/09/2006 à 14h00
 
Caranthir
#278 Caranthir (Druide | niveau 12) le 25/09/2006 à 18h12  
en réponse au message #277
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 24/09/2006 à 13h54
*Caranthir aspirait de longues bouffées de tabac en écoutant attentivement le Maître de Cercle. C’était la première fois qu’il s’ouvrait autant à quelqu’un de ses démons et cet avis extérieur, tout en ne restant qu’un avis, lui importait. Peu à peu, la crise paranoïaque s’estompait et il sentait qu’il posait à nouveau un regard glacé et distant sur ses propres actes, rajoutant une pierre au mur de marbre poli et luisant qu’il tentait de dresser autour de ses souvenirs pour enfermer le hurlement de cette flèche assassine. Parfois, un mot prononcé provoquait un remous dans cette vase en décantation. Son regard se perdit un instant tandis qu’il se mettait dans la situation décrite par Keavalor.*
Qu’aurais-je fait dans de telles circonstances ? J’aime à croire que j’aurais fendu la foule pour aller délivrer Nenwen. Mais en toute honnêteté, je dois vous dire que je n’ai pas la réponse à toutes ses questions. Qui peut, à moins d’avoir la magie pour compagne, savoir quels seront ses actes devant tel ou tel problème ?
*Caranthir plongea un regard silencieux dans l’âtre pour chercher cette lumière dont Keavalor parlait. Un instant passa, temps suspendu dans une réflexion toujours recommencée, véritable travail de Sisyphe pour le trappeur.*
Je vous donne raison, nous ne sommes que des animaux dans une chaîne de prédateur… *Il détacha son regard des flammes pour les reporter, en souriant, sur le Maître de Cercle.* Lorsque je verrai cette lumière dont vous parlez, soyez assuré que j’en ferai mon astre.
*Caranthir sentit une autre présence dans la pièce. Le lynx qu’il avait croisé devant la cabane venait de rentrer et posait sur eux son regard impénétrable de félin. Le trappeur l’observa à nouveau. La présence de l’animal sauvage ne l’étonna qu’un instant. Ces animaux évitent toujours le contact des hommes et des elfes et, s’il entrait ici, c’est qu’il en avait l’habitude. D’ailleurs, il vint se coucher à ses pieds, ce qui montrait qu’il n’avait aucune crainte et que, partant, le trappeur n’avait pas à en avoir. Il se dit que les pouvoirs du Maître de Cercle devaient lui permettre de communiquer avec le lynx. Caranthir repensa au peu de surprise que son hôte avait montré à le voir arriver et il sourit. Tout s’expliquait en fin de compte. Puis il reporta son attention sur Keavalor qui lui parlait du cristal et posait sur lui un regard d’une acuité rare. Ignorant tout de la magie, le trappeur buvait ses paroles. Lorsqu’il eut fini, Caranthir accepta une autre tasse de ce thé revigorant et apaisant. Il prit la tasse et en inspira profondément les effluves.*
De vos deux propositions, il en est une que je peux tout de suite refuser. Il est hors de question que je vous fasse courir le moindre risque pour consolider un lien qui est déjà fort. Cependant, j’apprécie cette proposition et je vous en remercie. Vous me montrez une confiance qui m’honore et vous pouvez être assuré de la mienne. J’en parlerai cependant à Nenwen et, si elle est d’accord, je vous la présenterai.
La première solution que vous avez évoquée, si elle emprunte un chemin plus long et difficile, me paraît être la meilleure, pour vous comme pour nous. Avec la bénédiction de Celnystra, je pourrais effectivement m’ouvrir à la magie. C’est une possibilité que je vais examiner, mais comme vous me le conseillez fort justement, je ne me précipiterai pas. *Il sourit.* Peut-être me verrez-vous revenir dans quelques temps pour vous demander des leçons de magie. Qui sait ? En attendant, je viendrai régulièrement vous proposer les plus belles peaux que je chasserai.
*Caranthir vida sa tasse et la reposa doucement sur la table. Son regard cobalt croisa celui du druide.*
Keavalor, je vous remercie pour votre accueil. Votre écoute et vos conseils m’ont été précieux et il est tant pour moi de méditer vos propos. Pour l’heure, je vais chercher un endroit pour me reposer puis je retournerai à Durunne et au village des rôdeurs. J’espère que j’aurai l’occasion de vous y croiser. Je vous offrirai une chope et nous chanterons pour rire de la vie ! *Un grand sourire illuminait son visage.*
 
Keavalor
#279 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 25/09/2006 à 23h15  
en réponse au message #278
Caranthir (Druide | niveau 12)
le 25/09/2006 à 18h12
*Le maître de cercle répondit au sourire franc du trappeur par la même. Il sentait que les quelques paroles qu’il lui avait adressé au sujet de ses maux l’avaient aidé a voir sa vie sous un autre angle. Le temps aidant, il parviendrait à changer totalement de point de vue et modifierais par ce fait sa destinée. D’ailleurs déjà les modifications avaient cours.
Kea’ ressentait les fils du destin se tresser autour de l’être du trappeur et quelques images très floues parvenaient à sa perception de l’avenir. Il ne pouvait encore fixer aucun détail mais le décor peu à peu prenait forme. Il lui faudrait revoir à l’occasion le trappeur pour compléter et préciser ses visions. Le trappeur lui promit de repasser pour le fournir en peau, les occasions donc ne manqueraient pas pour le maître de cercle de découvrir avec exactitude les visions qui se présentaient à l’instant même. Le destin du trappeur, il en était sur, ne se mêlerait pas à celui du commun des mortels.*

Je suis ravi d’avoir put vous aider dans vos choix et vos combats. Pour ce qui est de votre lien avec Newen n’hésitez pas a venir me consulter lorsqu’il vous semble que des choses change. Que ce soit en bien ou en mal ! Je tacherais de vous aider dans la mesure de mes moyens.
*Keavalor finit sa tasse d’infusion et ralluma sa pipe en se saisissant d’un tison de l’âtre. Le trappeur suivit du regard le mouvement du tanneur. Caranthir aurait plutôt imaginé que le maître de cercle aurait rallumé sa pipe grâce à sa magie mais il semblait n’en être rien.*
La magie permet de faire bien des choses, mais rien ne vaut l’efficacité de la nature et du temps.
*Il inspira deux bouffées de fumée qu’il recracha en direction de l’âtre. La fumée portée par la chaleur du foyer s’engouffra dans la cheminée. Il reporta son regard sur le lynx, tout en observant un étrange silence. Il semblait échanger quelques pensées avec le félin. Finalement il étouffa un début de rire avant de reporter son attention sur le trappeur.*
J’accepterais avec grand plaisir les produits que vous m’amènerez. J’ai toujours besoin de quelques matière première. Si vous manquez d’argent je vous prendrais au travail du cuir, si vous le voulez. Mais je vais vous donner un conseil pour vos futures chasses. Ne traînez pas trop dans le coin. Je connais le propriétaire des lieux, il a un caractère irascible et égoïste pour ce qui est des proies. Je ne le sens pas encore prés a partager son territoire avec un nouveau deux pattes, comme il les appelle.
*Le tanneur décrocha un clin d’œil au trappeur et posa son regard sur le lynx qui avait relevé la tête et qui malgré son visage qui ne laissait paraître que peu de sentiment, laissait entendre qu’il méprisait royalement les propos moqueurs de son compagnon. Dans un reniflement de dédains, il se leva et s’esquiva par la porte d’entrée pour par la suite disparaître dans les arbres. Kea’ se leva et reprit la parole.*
Il y a derrière deux chambres inoccupées qui font généralement office de halte pour les vagabonds de passage. Si vous désirez profiter du confort de dormir sous un toit, à la chaleur d’un lit douillet, je vous invite à y prendre place.
Par contre, je doute que nous nous croisions au village des rôdeurs. J’ai depuis un certain temps quitté cette guilde pour celle des sorciers. Par contre je serais ravi de vous recroiser à la taverne et à l’occasion de partager une chope d’eau-de-vie naine.
 
Caranthir
#280 Caranthir (Druide | niveau 12) le 26/09/2006 à 23h28  
en réponse au message #279
Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16)
le 25/09/2006 à 23h15
*Lorsque le Maître de Cercle lui exprima le plaisir qu’il avait eu à l’aider, Caranthir crut déceler dans les yeux de son hôte qui le jaugeaient intensément comme une certaine distance, l’expression qu’une fois de plus, la magie était à l’œuvre. Mais ce fut bref, si bref que le trappeur n’était pas sûr de ce qu’il avait vu. Il ressentit une sorte de soulagement lorsqu’il comprit qu’il pourrait de nouveau, si besoin était, venir s’entretenir avec lui au sujet du cristal de larmes qui pendant désormais libre à son cou. Et il sentait le plaisir de ne pas avoir à le cacher.
Puis, tandis que le Maître de Cercle rallumait sa pipe de la même manière que n’importe qui, Caranthir sentit se graver au fond de lui la phrase qu’il prononçait : La magie permet de faire bien des choses, mais rien ne vaut l’efficacité de la nature et du temps. Sans qu’il sache pourquoi le Demi-Elfe sentit que cette maxime allait prendre de l’importance dans sa vie. Un autre sujet bien vaste de réflexion, pensa-t-il.
L’offre de travail était alléchante d’un point de vue pécuniaire. De plus, elle complétait bien son métier de trappeur.*

Je vais réfléchir à votre proposition de tanner du cuir, qui me fait bien plaisir autant qu’elle me serait d’un grand secours. Je pense pouvoir vous donner une réponse assez rapidement, j’ai juste quelques détails à régler à Durunne. De plus, ce sera pour moi l’occasion de vous venir en aide à mon tour, dans la mesure de mes capacités. *Caranthir sourit en observant le lynx s’en aller, de cette démarche hautaine que, de tous les animaux, seul le félin est capable d’adopter.*
Que le lynx se rassure, cette forêt est assez vaste pour que nous n’entrions pas en concurrence.
*Le corps de Caranthir eut une attention toute particulière pour les derniers mots de Keavalor. Muscles et articulations, tendons et ligaments, tous, se souvenant soudainement de la fatigue accumulée, dressèrent l’oreille. L’image d’un lit moelleux, lieu qu’il n’avait pas connu depuis plusieurs jours, déclencha dans son cerveau une bordée de plaintes mâtinées d’espoir de la part de ses muscles endoloris. Dans toute cette tempête soudaine, les muscles lombaires écrasèrent la voix de la plante des pieds, emportant haut la main un combat rapide.
Caranthir accepta aussitôt de dormir dans une des deux chambres. Souriant avec mansuétude, Keavalor se leva, ouvrit une porte située à gauche de la cheminée et invita le trappeur à le suivre. Caranthir ne se fit pas prier. La première pièce était assez petite. On l’avait meublée d’une manière simple mais bien pensée, pour qu’elle soit fonctionnelle. Dans un coin un tabouret sur lequel étaient posés un broc et une cuvette. Le long du mur d’en face, un lit sans prétention, d’apparence confortable, qui tendait des bras langoureux vers l’esprit du chasseur. D’ailleurs, celui-ci ne voyait qu’un lit immense au matelas épais recouvert de draps de soie, de lourdes courtepointes ouvragées cousues d’or et de coussins dodus. Solinar se déversait par la fenêtre et baignait les lieux d’une douce lumière dorée. Le Paradis !
Caranthir remercia chaleureusement son hôte qui, voyant le sourire béat du trappeur, s’esquiva en lui souhaitant un bon repos. Au fur et à mesure qu’il se dévêtait, ses yeux amoureusement tournés vers le lit, il sentait tous ses muscles se détendre. La première botte retirée fut un réel plaisir. La seconde lui arracha un soupir, presque un gémissement qui eut pu prêter à confusion si on n’avait fait qu’entendre le Demi-Elfe. Il se laissa tomber sur la couverture grise aussi mollement qu’un caramel sur le bord de la fenêtre en plein midi. Il ronflait aussi fort qu’un dragon avant que sa tête eût atteint l’oreiller.*
 
Keavalor
#281 Keavalor (Elémentaliste d'Air | niveau 16) le 28/09/2006 à 09h58  
*Après lui avoir montré les chambre afin que Caranthir puisse se reposer, Kea’ s’en retourna prés de l’âtre, sur son fauteuil, où il se rassit. Il se resservit une tasse d’infusion tout en repensant aux diverses choses qu’il avait apprit ces dernières heures.
Plongé dans ses pensées Solinar s’avança inexorablement jusqu'à dépasser le zénith. Au bout d'une petite heure, finalement, le maître de cercle se leva, se saisit de sa cape, de son bâton de marche ainsi que d’un sac qui était posé non loin du comptoir. Puis avant de sortir, il rédigea un mot à l’attention du trappeur. *

______________________________________________________________________________________________________________________
Des courses importantes m’attendent, ma clientèle doit commencer à me maudire. C’est pourquoi je vous laisse seul à l’atelier. Lorsque vous partirez a votre tour ne vous inquiétez pas de fermer la porte. La boutique est protégée par un charme et par un félin acariâtre.
Puisses vos futures chasses être fructueuses.
Keavalor

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*Il déposa le papier sur la petite table, sachant que le trappeur ne pourrait manquer le message. Il sortit dans la chaleur de l’après-midi. Les grives lançaient des trilles joyeux et emplissaient la clairière d’un vacarme de printemps. Le lynx était planté à l’orée du bois regardant le maître de cercle partir pour ses livraisons. Certainement ressentant une légère déception à l’idée de ne pouvoir partir chasser avec le tanneur. Dans une dernière pensée conciliante à l’attention du lynx le maître de cercle s’engouffra sous le couvert des arbres par la petite sente forestière qui menait à Durunne, là où se situait le quartier de la faille.*

Edité par Keavalor le 28/09/2006 à 09h59
 
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