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Le spatio-port
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En plein centre ville se trouve l'endroit ou affluent des vaisseaux spatiaux de toutes les tailles. Du petit transport personnel au transport commercial classique.
C'est un endroit bruyant, mais les hôtels à proximité sont complètement insonorisés après tout!
L'aspect le plus intéressant de cet endroit pourrait être la forte concentration d'étrangers en provenance des horizons les plus variés qui s'y reposent un peu assis dans des fast-foods ou des pubs à sirroter des cocktails exotiques aux couleurs parfois douteuses, 24h/24.
Qu'ils y soient pour une courte halte ou pour faire affaire, il y a toujours quelqu'un à qui parler de la pluie et du beau temps, des derniers modèles de pistolasers ou des motojets derniers cris, toujours des magouilles aussi dans les couloirs les plus sombres mais aussi dans les lieux les plus éclairés... et parfois même des règlements de comptes.
Alors c'est un peu à chacun de faire attention où il met les pieds!
Edité par Umbre le 20/01/2006 à 17h10
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en réponse au message
#118
Myrtion Plum'mol (Maître Ménestrel | niveau 15)
le 03/04/2007 à 22h20
*Une petite ballade surprise sur la route qui longe la côte de Kelestryan, au lieu de passer par les voix aériennes bien souvent surchargées à cette heure ci.
Feaï' est Sabat on put profiter du magnifique spectacle qu'impose l'arrivé d'un hyper-cargot,
Les rétro turbines sous-marines de l'immense engin s'éclairèrent de milles feu sous la surface de la mer, elle firent scintiller d'une douce lumière d'émeraude les phoqueforescents qui vivent dans la baie par cette saison.
Une légère brume créée par l'évaporation adoucisse les belles et flamboyantes couleurs de la baie de Kelestryan.
Un petit détour que le chauffeur et ami de Feaï' pensa (à juste titre) a faire partager au deux amoureux avant de les conduire au spatio-port.
Une fois arrivé sur place, ils ne tardèrent pas à trouver le lieu du festival, l'on ne pouvait pas manquer le grand chapiteau,
L’érudit entraîna l'elfe, main dans la main, dans le chapiteau à la recherche de Myrtion.*
ça m'étonne que tu n'es pas encore rencontré Myrtion, c'est l'un des esprits les plus éclairé que je connais.
*après quelques demandes hasardeuses et un scan-mentale, Feaï' trouva le maître gnome dans les coulisses en train de fignoler l'organisation du festival.*
MYRTION mon ami, ami, comment allez vous?
*dit-il tout souriant comme a son accoutumé.*
Je vous présente Sabat Tailor, l'une des rare préparatrice de potions en activité sur Kelestryan.
il me semble que vous ne vous êtes jamais rencontrés, non?
*Feaï' regardé de partout d'un air curieux.*
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en réponse au message
#122
feaïquenedel (Grand Conseiller | niveau 16)
le 01/05/2007 à 17h09
*Sabat tendit une main chaleureuse au ménestrel, un magnifique sourire aux lèvres.*
Enchantée de faire votre connaissance ! J'ai souvent entendu parler de vous aux informations, j'étais impatiente de vous rencontrer.
*Elle regarda autour d'elle, plusieurs groupes s'afféraient dans tous les sens : des chanteurs s'échauffaient la voix, des contorsionnistes se repliaient sur eux même et des comiques draguaient deux jeune admiratrices en les faisant rire aux éclats. Deux autres gnomes à l'allure atypique arrivèrent vers Myrtion. Ce dernier paraissait perdu dans ses pensées ou ailleurs...*
Edité par Sabat Tailor le 10/05/2007 à 05h25 : réctification
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*Myrtion se démène mentalement pour résoudre un problème insoluble : à quel moment faire intervenir l'aracheur de dent de mogrodon ? Avant la représentation pour créer rapidement des places assises pour tout le monde dans les cratères formés par ses pattes et sur les dites dents arrachées? En cas d'émeute, comme force de dissuasion ? Pendant l'entract, pour donner de l'appétit aux gens quand ils verront la créature engloutir le courageux artiste ? Dur dilemne...
C'est dans cet état que le trouvent l'ambassadeur et son amie. Il ne les vois pas, ne les entend pas, mais sens la présence d'un support tendu à côté de lui. Complètement perdu dans ses pensées, il y dépose machinalement son manteau (qu'est ce qu'il fait chaud quand même), et poursuis ses reflexions. Ce n'est que quelques secondes plus tard qu'il se rend compte que plusieurs personnes l'entourent, dont une femme qu'il ne crois pas connaitre, et l'ambassadeur, avec qui il n'a partagé recemment de discussion. La femme semble tenir quelque chose qui ressemble à un manteau gnome.*
Ah tiens ! Bonjour ! Comment allez-vous ? Vous avec vu ! Les scènes sont presque en place juste devant la scène
*Bien sûr, cette phrase n'était qu'un pretexte à une tentative discrète de récupérer son bien pendant que les autres se retournent. Peine perdue. Faire diversion, vite.*
Eh, toi là-bas ! Qu'est ce que tu fais avec ces bassines d'eau à côté du générateur !
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en réponse au message
#124
Myrtion Plum'mol (Maître Ménestrel | niveau 15)
le 10/05/2007 à 22h51
Et bien mon ami, je vois que vous êtes plus que surmené, vous êtes un véritable maître de préparation...
*l'érudit s'interrompit un instant, les yeux ronds au fond de ses orbites.*
...heuuuu... faudra expliquer à l'intérimaire qu'il n'est pas souhaitable de mettre le "freezer" à côté du générateur également.
*il couvrit ses yeux de la main en voyant le même employé s'empêtrer les pieds dans les câbles d'alimentation des spot de l'arrière scène, non seulement le pauvre se mit assez mal (juste un nez cassé, faisant un belle tache de sang au sol) mais en plus réussit à débrancher les même câbles.
Feaï' se retourna vers Sabat tout en lui faisant un sourire quelques peu désolé.*
je pensé que l'on aurait eut plus de temps pour discuter avec mon ami gnome, mais comme tu peut le voir il se démène comme un beau diable pour que le festival puisse bien commencer...
*il enlaça chaleureusement l'elfe par la taille.*
tu devrai plutôt aller faire ce que tu as a faire, pendant ce temps je vais donner un coup de main à Myrtion, comme ça tu aura le temps de passer à l'hôpital...
...tu dois y faire quoi d'ailleurs? Ça fait un moment maintenant que tu n'y travailles plus.
*entendant Myrtion crier après son personnel, le grand conseiller détourne un instant ses pensés et son regard pour y prêter attention.*
mon cher collègue, je vais venir vous prêter main forte, une synchronisation mentale ferra l'affaire je pense, mais attendez donc une petite seconde...
*l'intérêt que prête Feaï' à la trafiquante est à peine plus prononcé de l'habitude, il plongea son regard dans celui de l'elfe avant de lui laisser un langoureux et passionné baiser.*
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#125
feaïquenedel (Grand Conseiller | niveau 16)
le 15/05/2007 à 17h26
Très bien, je te rejoins ici dès que j'ai fini. L'hôpital ne peut pas se passer de moi tu le sais bien !
*Elle lui fait un clin d'oeil et s'éloigne peu à peu, ses cheveux se balancent sur ses omoplates et elle se confondant bientôt avec la foule d'artistes présents sur les lieux.*
*Elle attendit d'être à bonne distance de Feaï' pour attraper son communicateur.*
Oui c'est moi, tout est prêt ?.... Parfait j'arrive.
*Elle raccrocha et fit signe à un speeder et monta, elle s'éloigna dans les rues de Kelestryan*
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*Laniya se dirigea vers le centre-ville en traînant les pieds, jetant des regards perdus et errants autour d'elle.
Elle sursaute quand un petit speeder passe juste au-dessus de sa tête et soupire avec rage, tandis qu'une nouvelle foule la rabat sur le coté tandis qu'ils s'élancent vers le centre. Une petite montre sonne à son fin poignet qu'elle éteint aussitôt avant de vérifier que son flingue se trouve bien sous sa cape.
L'elfe rapproche son communicateur de ses lèvres et murmure dans le vacarme.*
Je ne le vois pas...Non, je te dis qu'il n'est pas là Tern'. Laisse tomber veux-tu...Tern', je ne veux pas avoir d'ennuis...Tern' ! Tern' !
*Laniya grogne et s'élance dans la foule qui passe devant la scène qui prépare le festival.
Elle se faufille entre le public cherchant Tern' des yeux avec inquiétude. L'elfe se glisse discrétement sous la scène, courrant courber entre les cables et les fils qui se mêlent dans les amplificateurs. Elle allume son communicateur et essaye une nouvelle fois de joindre Tern' sans réponses.
La jeune elfe sort du dessous de la scène et tombe nez à nez avec un droïde qui l'attrape par le bras et force avec une poigne métallique qui lui broie le bras*
- Vous êtes dans une zone privée. Que venez-vous faire ici ?
Lâche-moi boite de converse, où tu vas regretter! Je suis pressée!
- Vous êtes dans une zone privée. Que venez-vous faire ici ?
*Laniya sort son arme, l'enclenche et la brandit devant la tête de fer du garde*
Maintenant laisse-moi passer, j'ai peu de temps!
- Vous devez faire le tour, c'est un lieu privé qui doit servir au festival des...
*laniya jette son arme au visage du robot et se glisse sur son coté droit pour aller courir vers un vaisseau public qui embarque les derniers passagers;
Elle court tout en appelant Tern' dans son communicator, puis s'élance dans le vaisseau tandis que celui-ci décolle.
Laniya s'en va, le regard perdu dans les mêches de ses cheveux blonds et dans une profonde inquiétude.*
Fais pas de betîses Tern'...fais pas de betises...
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*après avoir regardé Sabat Tailor s'éloignée (quelle silhouette), le grand conseiller remarqua l'absence du maître gnome qui avait laisser une réminiscence mentale de son départ. Heureusement pour le gnome, Feaï' prit les reines de l'organisation des allés et venues des techniciens et autres intermittents.
Myrtion est soit un fin manipulateur (ce qui semble le moins probable aux yeux de l'érudit) soit il prête trop confiance en Feaï' (ce qui semble aussi peu probable vu que la plus part des gens soupçonne le demi elfe de traîner dans quelques affaires louches. ), mais dans tout les cas, le grand conseiller pris sur lui pour l'organisation technique en l'absence du Ménestrel d'Idgé.
en branchant les techniciens de l'éclairage sur le même plan d'idées, ces derniers arrivèrent à faire leur travail sans mauvaises surprises, sachant qui fait quoi à quel moment, mais cet exercice inédit fatigua le bellâtre.
Se donnant quelques minutes de propos avant de passer à l'organisation mentale d'un autre secteur d'activité, il se balada dans les zones où les tapis rouges et éclairages en sont absents.
Voyant la scène entre une jeune blonde et un droïde de sécurité niveau 1, l'érudit leva un sourcil, croyant reconnaître la jeune femme.
"mmm... il va falloir renforcer la sécurité, cela ne me dis rien de bon"
Tout en retournant dans les coulisses, il sortit son communicateur Zony pour joindre Myrtion.*
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*Cela faisait plusieurs semaines que Nagar s'était installée dans l'un des hôtels du spatio-port, l' "Au delà du ciel". Firgilbitur, son patron et ami lui avait donné assez d'argent pour qu'elle puisse se permettre de se payer une suite de luxe.
Elle y avait emménagé avec Serge, un type plutôt discret mais qui avait de nombreuses relations au sein de la sécurité du spatio-port, Véronique, une virtuose de l'informatique (son plus grand succès avait été de détourner une cargaison complète de l'armée alors qu'elle était placée sous haute surveillance, à savoir trois satellites, l'équipage du Mortier et deux escouades de cyborg), Régul, un gnome qui avait grandi de ce côté de la faille et qui était capable de réparer un ultranium avec une pince à épiler et enfin Pilkianelli, un nain à la gâchette facile. C'était l'un des lieutenants de Firgilbitur depuis un bon nombre d'années. Ils étaient tous placés sous son autorité.
En trois semaines, Serge avait réussi à dégoter plusieurs mots de passe, et Véronique avait infiltré le réseau de surveillance du spatio-port.
Cela faisait trois semaines qu'ils attendaient la cargaison en YON3 en provenance de Sispacchio, l'une des rares colonies spatiales.
Le YON3 était une arme dernier cri conçu sur la base militaire de Sispacchio. Le responsable de la chaîne de fabrication était un homme de Firgilbitur et il en avait détourné une bonne centaine. Les armes devraient arriver en même temps que l'uranium, la matière première de la colonie.
Lorsque Nagar sortit de la salle de bain, elle découvrit ses compères affalés dans les fauteuils en train de regarder un film.*
Je ne voudrais pas vous interrompre mais la marchandise arrive dans moins de 48h.
*Le nain tourna sa tête en direction de Nagar.*
Justement patron, on a peut-être un problème.
C'est à dire Pilk?
Le boss nous a envoyé un message. Ce serait bien si tu pouvais ouvrir au moins une fois par semaine ta messagerie.
*Nagar leva les yeux au ciel. Puis elle se connecta à sa messagerie. Une cinquantaine de messages défilèrent devant ses yeux, dont une bonne quarantaine étaient des pubs de voyages. Le message de Firgilbitur était le dernier en date:*
Mes amis, bonsoir.
Il semblerait que mon homme sur Sispacchio ait été découvert. Plusieurs navettes militaires viennent de décoller de Sispacchio et il est fortement probable que toute la sécurité du spatio-port soit désormais au courant pour la marchandise.
Soit vous abandonnez tout maintenant, soit vous changez vos plans.
Véro, as-tu décelé une activité annormale de la sécurité.
Environ depuis 15 minutes Nagar.
Et pourquoi n'ais-je pas été prévenu?
Parce que tu chantais tellement fort que tu nous as pas entendu tambouriner à ta porte.
*Nagar rougit violemment.*
Ouais, bon, ça va hein. Bon, quoiqu'il en soit, je suis prête, pour ma part, à continuer la man?uvre. On n'a pas attendu deux semaines pour rien. Et puis, cette marchandise est de première importance pour la création de notre poste de ce côté de la faille. Si certains d'entre vous veulent abandonner, c'est maintenant ou jamais.
*Dans son dos, Nagar tenait son gunsmal, un petit pistolet qui pouvait être facilement dissimulé; peu puissant et peu précis à longue distance, il restait une arme idéale pour une cible située à dix pas (humains). Heureusement pour eux, personne ne se leva. Nagar en était soulagée car elle les appréciait tous.*
Bon, reprenons. Serge, il est probable que le vaisseau amarre sur un autre quai que celui qui était prévu. Contacte-moi dès que tu le connaîtras. Et laisse ici les pass du 47.
*Serge prit sa veste et son chapeau au porte manteau et quitta la pièce sans un mot.*
Pilk, débrouille-toi pour que les camions soient équipés pour une course poursuite. On voulait faire ça discretos, ça risque de pas être possible. Régul, va avec lui, et voyez si vous pouvez récupérer deux boucliers ioniques à l'entrepôt 47.
*Les deux compères se levèrent à l'unisson et sortirent à leur tour de la suite.*
Véro, je veux que tu brouilles toutes les liaisons avec le Spargue. Je les veux isolés jusqu'à nouvel ordre. Et pirate un satellite pour le fixer sur l'astro-port et ses alentours.
C'est tout?
Non, connecte-toi au réseau de surveillance des voix de communications. Dans 39h, je veux que la A2 soit inoccupée.
Ok, je m'y mes.
*Elle disparut dans sa chambre, spécialement emménagée en centre d'espionnage.
Pour sa part, Nagar se servit un verre de whisky. Elle avait bien besoin de ça. D'autant plus qu'elle sentait ses ailes prêtent à sortir et qu'elle souffrait horriblement du dos.
Après cela, elle prit sa veste et sortit faire un tour.
Son escapade la conduisit au guichet pour Vilniut. Elle réserva une place en classe affaire pour dans deux jours. Elle espérait ne pas avoir à s'en servir mais mieux valait prendre des dispositions.
Alors qu'elle s'apprêtait à rentrer Serge la contacta.*
Il semblerait que le quai du Spargue soit le 17.
Aïe, voilà qui risque de poser pas mal de problèmes. Ils ont l'air de prendre l'affaire au sérieux. Combien y aura-t-il de vigiles?
50 droïdes de sécurité, 5 militaires et 4 cyborgs.
Les droïdes ne devraient pas poser trop de problèmes, les militaires non plus. En revanche, les cyborgs, c'est une autre paire de manche. Pilk, tu me reçois?
5 sur 5 ma grande. Qu?est-ce que tu veux?
Vous en êtes où avec les camions?
Tout est prêt, Régul vérifie juste que les boucliers soient opérationnels.
Qu'est ce que tu ferais si tu étais face à quatre cyborgs?
Ca, c'est quelque chose que tu n'es pas prêtes de voir un jour. Mais si c'est effectivement le cas, alors je prendrais mes jambes à mon cou.
T'as rien de plus constructif?
Ecoute, leurs armures peuvent résister à une puissance de 4bombes atomiques, on n'a pas le matos pour les détruire. Et ce ne sont pas des robots, Véronique ne pourra pas les déconnecter. Au mieux, elle pourra couper leur système de communication. Mais ça ne suffira pas. On ne pourra pas les combattre.
Véro, comment t'as fait pour échapper aux cyborgs?
J'ai pas eu à m'échapper. La marchandise passait sous leur nez sans qu'ils sachent de quoi il s'agissait réellement.
*Nagar se passa une main dans les cheveux.*
Ok, voilà ce qu'on va faire. Véronique, trouve-moi un vaisseau cargo en réparation. Et pense à déconnecter les caméras du chantier naval. Serge, j'espère pour toi que tu sais toujours faire voler ces engins.
T'inquiète pas va.
Régul, si t'as fini, tu rapplique immédiatement au chantier naval. Pilk, tu sors les camions de la ville, tu les emmènes le plus loin possible. Débrouilles-toi pour trouver un chauffeur.
Ca se voit que ça fait pas longtemps que t'es là petite. Y a un pilotage automatique.
M'en fou, débrouille-toi. Véro... je t'ai déjà donnée tes instructions. On a quatre heures pour mettre ce vaisseau en état de marche. Fin des communications. Bonne chance.
*Pour sa part, Nagar monta chercher des explosifs dans sa suite. Dans quatre heures, le spatio-port subirait quinze attaques à la bombe.*
Edité par Nagar le 04/08/2008 à 22h51
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#130
Friga
(Taxi | niveau 8) le 14/09/2008 à 19h27 |
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*Un taxi s'arrêta devant le spatio-port. La passagère, plutôt corpulente, en descendit avec son petit caniche dans les bras. Friga était en train de vider la malle.
Voilà plusieurs jours qu'elle bossait ici, de ce côté de la faille, et cette femme devait être sa pire cliente.
Elle avait été mutée ici par la Compagnie de transport afin d'ouvrir un réseau de taxi. Pour l'instant quinze de ces taxis sillonnaient la ville. Friga dirigeait cette petite boîte. Et il fallait avouer que ça marchait plutôt bien. Si, au début, il avait fallu puiser dans l'argent que rapporter d'autres branches de la filiale, aujourd'hui ils pouvaient se débrouiller seul. Leurs taxis étaient dernier cri, de véritable bolide, tuners pour la plupart par leur chauffeur. Friga ne disait rien à propos de cela car c'était elle qui avait montré l'exemple.
Une fois la passagère hors de vu, l'elfe se décida à faire sa petite pause. Elle avait été coincée dans les embouteillages pendant plus de deux heures et elle commençait à saturer.
Après avoir garer son véhicule dans le parc à taxi, elle s'installa à la terrasse d'un petit restaurant.
Une heure plus tard, alors qu'elle finissait son dessert, la première bombe explosa. Aussitôt ce fut la panique, les alarmes retentirent, les gens couraient dans tous les sens, les agents de sécurité ne semblaient pas plus organiser. Friga en profita pour partir sans payer sa note. Elle courut jusqu'au parking pour récupérer son taxi mais une seconde explosion fit s'écrouler le plafond, bouchant cette sortie.
Elle fut aussitôt suivie d'une troisième, un peu plus loin. Puis d'une quatrième.
Les explosions se succédaient et déjà de nombreux cadavres jonchaient le sol. Sept explosions avaient retentit dont deux avaient touché la zone civile. Les autres semblaient provenir des entrepôts et des hangars. Ce qui devait signifier que plusieurs vaisseaux devaient être cloués au sol.
Friga continuait de courir, cherchant une issue. Le vacarme des sirènes lui vrillait les tympans. Elle s'engouffra dans un couloir qui déboucha à l'air libre.
Mais Friga n'était pas tiré d'affaire pour autant. Elle se trouvait dans la zone des hangars, plus précisément, juste devant un poste de contrôle totalement dévasté par une explosion.*
Hep, vous là-bas, plus un geste!
*Friga se retourna pour voir accourir deux cyborgs. Ils étaient assez terrifiant dans leurs armures squelettiques.*
Ne tirez pas, je n'ai pas d'arme!
*De toute façon, même équipé convenablement, elle n'aurait pas fait le poids face à de tels soldats, l'élite de ce côté de la faille.*
Vous n'avez rien à faire ici, mad'moiselle.
Ouais, qu'est-ce que vous fichez ici?
J'essai de me mettre à l'abri. Vous, ça doit pas être votre problème puisque vos armures vous protègent, mais moi, j'ai pas votre chance.
*Un troisième cyborg apparut.*
On les a repérés les gars. Ces fumiers se sont planqués dans l'une de nos navettes.
On arrive. Vous, mad'moiselle, vous venez avec nous.
*Après un trajet de trois minutes (Friga, en courant, aurait dut mettre un quart d'heure pour faire le trajet, mais l'un des cyborgs l'avait portée) ils arrivèrent sur une piste de décollage. Une navette militaire était encerclée par une dizaine de cyborg et une cinquantaine de droïdes de combats. Des tirs étaient échangés dans les deux sens.
Friga fut violemment jeté sur le sol où deux droïdes vinrent la surveiller. Quelques secondes plus tard, une explosion retentit. La sécurité avait fait un gros trou dans le vaisseau. Les cyborgs s'y engouffrèrent. Deux minutes plus tard, ce fut l'apocalypse. Le vaisseau explosa. La bombe était de type nucléaire à faible portée. Des plaques de métals volèrent dans tous les sens, Friga put voir plusieurs cyborgs faire des vols planés. Les deux droïdes chargés de sa surveillance furent balayer par le souffle de l'explosion. Friga fut protégé par le bloc de béton derrière lequel elle se planquait. Elle attendit que ça se calme un peu, puis elle prit ses jambes à son cou.
Elle courut tout droit, ne sachant pas vraiment où elle allait. Elle voulait juste mettre le maximum de distance entre les explosions et elle. C'était bien la première fois qu'elle était témoin de tant de barbarisme, pourtant elle avait assisté à de nombreuses batailles. Mais les épées et les haches étaient des armes bien plus civilisée que ces atrocités.*
Plus un geste!
*Pour la seconde fois, Friga stoppa sa course et leva les mains en l'air. Cette voix là n'avait pas timbre métallique comme celles des cyborgs. Un gnome apparut, il tenait une arme à feu de modèle indéfini pour Friga (elle n'avait aucune connaissance dans le domaine des armes à feu).*
Manquait plus que ça. On avait réussi à les semer et voilà qu'un pingouin à casquette se pointe. Avance.
*Le pingouin à casquette ne se le fit pas dire deux fois.*
Patron, on a été repéré.
Merde, après tout ce qu'on a fait, comment ont-ils fait?
Hein? Non, c'est pas la sécurité, c'est une civile.
Pas de témoin Régul.
Ok boss.
*Friga blemit.*
Non mais oh, vous vous prenez pour qui? J'ai pas envie de mourir moi!
Désolé ma ptite dame, vous avez mis les pieds là où il fallait pas.
*Le gnome pointa son arme dans le dos de Friga et*
Attends!
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en réponse au message
#130
Friga (Taxi | niveau 8)
le 14/09/2008 à 19h27
Attends!
*Nagar descendit du vaisseau par la rampe utilisée pour faire entrer ou sortir les marchandises du vaisseau.
Elle était en état de surexcitation. Le fait de pouvoir enfin passer à l'action l'avait terrifiée tout en l'exaltant. Mais cette voix. Elle l'aurait reconnue entre mille. Après tout, elles avaient passé une année ensemble, à voyager, à combattre.
Elle se rapprocha de l'elfe.*
Friga, ça me fait plaisir de te revoir.
*Celle-ci ne réagit pas.*
Evidemment...
*La contrebandière enleva son casque, faisant voler ses cheveux, et lança un sourire éblouissant à son amie.*
Pour une surprise, c'est une surprise. Qu'est-ce que tu fabrique ici?
*Serge interrompit leur discussion.*
Tout est prêt! On peut y aller!
*Des bruits retentirent alors et plusieurs droïdes de sécurités arrivèrent sur les lieux et commencèrent à tirer sans sommation.*
Allume les moteurs! Les autres, grouillez-vous de monter!
*Nagar donna l'exemple en filant vers le vaisseau, suivie de prêt par Friga et Régul.
Véronique les couvrait dans leurs courses.
Dès le dernier pied de Régul passé, elle appuya sur l'interrupteur et la porte se referma. Les tirs continuaient toujours, mais ils étaient de moins en moins précis.
Véronique, Régul, Friga et Nagar rejoignirent Serge dans le cockpit.*
Qu'en est-il de l'état du vaisseau?
Apparemment quelques égratignures, rien de plus. Par contre, ce qui m'inquiète, ce sont les deux navettes qui ont décollé juste après nous.
*Régul s'installa à son poste.*
On est parti au bon moment, les réserves d'énergies sont au maximum. On a de quoi alimenter le bouclier pendant un sacré moment. Tous les moteurs sont opérationnels.
*Serge indiqua un écran.*
C'est un vieux vaisseau. A l'époque de sa conception, les pirates n'étaient pas nombreux. On n'aura droit qu'à un équipement de base, insuffisant pour dissuader les vigiles de nous suivre.
*Nagar se tourna vers Véronique.*
Tu peux faire quelque chose pour les perdre?
Avec tout mon matériel, j'aurais pu les envoyer à l'autre bout de la galaxie.
*Elle se tu pendant quelque seconde puis reprit.*
On va traverser une ceinture d'astéroïdes. Je pourrai peut-être tenter quelque chose lorsqu'on y sera, mais va falloir mettre les gaz, parce que si on va pas plus vite, ils vont nous rattraper.
*Pilk choisit ce moment pour débarquer.*
Le joujou est en place.
*Il stoppa net.*
C'est qui celle là?
C'est une amie, elle va nous accompagner pendant un petit moment.
Le patron est au courant?
Non, mais il approuverait.
*Le nain s'installa confortablement au poste de combat.*
Les radars indiquent deux navettes à...
On sait déjà.
A, ok.
*Le voyage jusqu'au Spargue devait durer trois heures.*
Installe-toi Friga, risque d'y en avoir pour un bon bout de temps. En attendant, si tu me disais ce que tu fabriques ici. Je te croyais toujours à Duruune.
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#132
Friga
(Taxi | niveau 8) le 17/09/2008 à 21h09 |
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*Friga n'en revenait pas. Tous ces rebondissements pour finalement se retrouver dans un vaisseau volé par des terroristes et dont la patronne n'est autre que son amie Nagar.*
Ben, lorsqu'on est rentré à Duruune, j'ai repris mon boulot pendant un certain temps. Puis la Compagnie de transport a ouvert un nouveau service dans cette phase. Ils espèrent que les taxis vont permettre de rapporter plus pour qu'elle puisse s'y installer plus durablement. Et puis, j'ai été envoyé pour superviser tout ça. Je savais que tu étais ici, mais je ne savais pas quel genre de métier tu pratiquais. Je dois avouer que je suis plutôt surprise de te retrouver à la tête de la bande responsable de tous ces morts en bas.
*Nagar ne répondait pas, aussi, ce fut Pilk, le nain, qui prit la parole. Celui-ci semblait ne pas avoir sa langue dans sa poche.*
On est en guerre. Et à la guerre, y a des morts.
*Il y eut un gros silence. Tout le monde, dans le cockpit, savait que cet argument n'était pas valable mais que c'était le seul pouvant justifier le carnage.*
Qu'est-ce qu'il raconte Nagar, quelle guerre?
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*Nagar se passa la main dans les cheveux, un geste qui revenait souvent lorsqu'elle réfléchissait.*
Tu sais que, après la guerre d'Asgard, je me suis engagé chez Firgilbitur.
*Friga acquiesça sans rien dire, attendant la suite.*
Tu sais également qu'il lui est formellement interdit de remettre les pieds de ce côté de la faille, c'est pour cela qu'il reste caché et qu'il m'a envoyé remplir cette mission. Il avait confiance en moi, et il savait qu'en plus, nous avions des objectifs communs. Nous devons nous implanter de ce côté de la faille parce que nos ennemis y sont aussi. Les adversaires que l'on a rencontrés jusqu'à présent, les PURs et les autres, tous sont dirigés à partir d'une même organisation qui siège ici.
*Nagar reprit sa respiration puis continua.*
En Yria l'ancienne, les Vals se mettent en place progressivement, malgré la disparition de Balder. Mais ici, il n'y a personne, et c'est là qu'on entre en scène. L'organisation de Firgilbitur est se développe, mais sans arme pour se défendre et pour attaquer, elle est vouée à disparaître. Notre boulot, à nous, c'est de récupérer du matériel, en particulier des armes de gros calibres. La cargaison qu'on s'apprête à récupérer est vitale. Mais ça a mal tourné, et au lieu qu'elle soit interceptée, on a préféré employer les grands moyens.
*Nagar n'avait pas fini mais Serge pris la parole.*
On va bientôt arriver à la ceinture d'astéroïde, accrochez vous. Régul?
Le bouclier est intact.
*La voie du nain se fit entendre.*
Les navettes ont encore accéléré. Elles vont probablement tenter de nous intercepter avant qu'on entre là-dedans.
Elles ne nous rattraperont jamais à temps, mais elles vont se rapprocher bien trop prêt de nous. Véronique, t'as dis que t'avais un plan.
*L'intéressée ne répondit pas.*
Véronique!
Tais-toi, je bosse. Contente toi de piloter.
Mouais, ça risque de secouer un peu.
*Alors qu'ils arrivaient aux niveaux des premiers obstacles, plusieurs astéroïdes explosèrent suite aux tirs des navettes.
Le cargo accéléra encore tout en suivant une trajectoire désordonnée. Les tirs se faisaient, cependant, de plus en plus précis.*
VERONIQUE!!
C'est bon! Je sais pas si ça a marché, mais si c'est le cas, leurs radars doivent être HS. Vous pourriez dire merci quand même. J'ai du infiltrer le réseau de surveillance de l'armée à partir de mon ordi portable. S'ils décident de vérifier le système radar des vaisseaux dans ce système, ils n'auront aucun mal à remonter jusqu'à moi.
Et qu'est-ce qui se passe, au juste, sur leurs radars?
La même chose qu'à nous sûrement *répondit Pilk*. Les astéroïdes qui nous entourent renvoient le même signal que notre vaisseau. On est perdu dans la masse.
Par contre, ça risque de pas durer longtemps: les techniciens, sur Yria, n'auront aucun mal à tout remettre en ordre, alors autant se dépêcher d'arriver jusqu'au Spargue.
*Après une demi-heure le vaisseau sortit enfin de la ceinture. Serge en profita pour pousser les moteurs au maximum, et bientôt le Spargue fut à porté de vue; d'abord un point minuscule, il grossit jusqu'à emplir tous leurs champs de visions.*
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#134
Friga
(Taxi | niveau 8) le 20/09/2008 à 13h47 |
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*Friga comprenait la volonté de Nagar à vouloir combattre ces individus, mais elle avait du mal à intégrer le fait qu'elle soit prête à sacrifier des innocents pour cela.
Le Spargue grossissait toujours. Véronique envoyait des virus sur les ordinateurs de bords du transporteur afin de lui couper tous moyens de communications.*
Prêt pour l'arrimage?
*Pilk se leva.*
Les combinaisons et les armes sont à l'arrière. Serge, Véro, et vous, miss Friga, vous restez ici, faudra bien nous couvrir.
*La voie de Régul se fit entendre.*
Le temps qu'on trouve les trois caisses d'armes et qu'on les transporte jusqu'ici, et si en plus on rencontre de la résistance... je dirais que dans trois quarts d'heure nous serons prêts au départ.
*Véronique secoua la tête.*
Bien trop long, les navettes nous repèrerons bien avant.
Alors autant nous grouiller.
*Friga regarda les trois terroristes sortir du cockpit. Ils mesuraient tous moins d'un mètre soixante, et pourtant c'était eux qui allaient au combat.*
Et ici, qu'est-ce qu'on va faire?
*Ce fut la voie de Serge qui répondit à Friga.*
Attendre, rien d'autre. Et si les forces de l'ordre rappliquent on se battra.
*Un bruit se fit entendre.*
Ca y est, ils sont sortis.
*La voie de Nagar retentit alors.*
Véronique, va falloir nous guider.
Entendu, alors... bien, vous allez longer ce couloir.... voilà, maintenant, vous tournez à droite et vous allez arriver à des passerelles et... C'est quoi ce bruit?
Ils ont des droïdes de sécurité, Ca se corse ici.
Bon sang, il en arrive aussi de derrière.
SORS NOUS D'ICI!
Désolé, les seules issues possibles sont devant ou derrière.
OK, il nous faudrait juste moins d'adversaire.
*Ce fut serge qui répondit.*
Dans ce cas, va falloir que vous fermiez totalement vos combinaisons, et pensez à brancher vos systèmes respiratoires. Et accrochez-vous, ça risque de secouer.
*Il s'installa au poste de Pilk et manipula plusieurs manettes avant d'appuyer sur un bouton. Une explosion retentit.*
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*Une fois les combinaisons enfilées, Nagar, Pilk et Régul ouvrirent le sas de sortie. De l'autre côté du couloir, un autre sas, celui du Spargue.*
Pilk, tu passes devant.
*Le nain ne se le fit pas dire deux fois. Le sas par lequel ils venaient d'entrer n'était qu'un sas de secours, aussi, ils arrivèrent dans une petite salle équipée de plusieurs nacelles de survie, prêtes à être éjectées dans l'espace.*
Véronique, va falloir nous guider.
*Les instructions de l'informaticienne arrivaient au fur et à mesure qu'ils progressaient. Ils finirent par arriver à des passerelles. De là où ils étaient, ils pouvaient voir les caisses. Trois d'entre elles contenaient les armes.*
Merde, on a de la compagnie.
*Les premiers tirs furent échangés.*
C'est quoi ce bruit?
Ils ont des droïdes de sécurité, ça ce corse ici.
Bon sang, il en arrive aussi de derrière.
SORS NOUS D'ICI!
Désolé, les seules issues possibles sont devant et derrière.
OK. *Nagar réfléchissait à toute vitesse. Pas question de reculer, la seule solution était d'avancé, mais ils étaient bien trop nombreux.* Il nous faudrait juste moins d'adversaires.
*La réponse vint de Serge.*
Dans ce cas, va falloir que vous fermiez totalement vos combinaisons, et pensez à brancher vos systèmes respiratoires. Et accrochez-vous, ça risque de secouer.
*Les trois terroristes fermèrent leurs casques et activèrent le système respiratoire de leurs combinaisons.
L'explosion vint de derrière. Un énorme trou déformait la coque du vaisseau. Nagar pouvait voir les canons du vaisseau cargo qu'ils avaient dérobés. Elle avait toujours su que Serge pouvait être un grand malade quand il le voulait, et il venait de lui prouver qu'elle avait eu raison de le penser. Il n'avait pas hésité à tirer sur le Spargue. La différence de pression se fit sentir instantanément. Plusieurs droïdes furent happés par la brèche. Ils se retrouvèrent en apesanteur.*
Merci beaucoup Serge, ça va nous faciliter la tache.
De rien.
*Nagar secoua la tête de dépit.*
Bien, on avance.
*Ils mirent en marche les propulseurs de leurs combis et continuèrent leur progression. Au-dessus d'eux, plusieurs droïdes flottaient, impuissant. Leurs circuits n'étaient pas conçus pour résister au zéro absolu.*
Véronique, on va où maintenant?
Vous prenez à gauche, vous allez arriver à un escalier, les caisses sont en bas.
*Ils suivirent les indications et se retrouvèrent dans la soute. Il y avait là une bonne cinquantaine de caisses contenant de l'uranium. L'absence de pesanteur aidant, toutes flottaient joyeusement au gré de leurs envies.*
Les caisses qui nous intéressent portent les numéros 18, 27 et 42. On se sépare et on cherche.
*Après plusieurs minutes de fouilles intensives, Pilk aboya:*
J'en ai une. Régul, vient m'aider!
*Nagar vit le gnome passer. C'était lui qui portait le matériel nécessaire au transport des caisses.*
Nagar, ça se présente mal. Plusieurs vaisseaux viennent d'apparaître sur mon écran radar. Quatre navettes de Sispacchio. Ca risque de nous rendre les choses plus difficiles. Véronique va être obligée de fermer tous les programmes électroniques des deux vaisseaux cargo. Ca implique que c'est notre dernière conversation.
Entendu, on se débrouillera. A tout de suite. Pilk, Régul, nous sommes seuls.
Si ça pouvait être le cas. *Ils étaient juste derrière elle.* Plusieurs types en combinaisons viennent d'arriver. Ils nous ont pas encore repérés. Bon, maintenant que t'as crié, ils doivent sûrement savoir où on est.
Prenez vos armes et déployez-vous.
Ce serait peut être l'occasion de tester ces nouveaux joujous.
Pas question. On va devoir faire ça à l'ancienne. N'oubliez pas que ce vaisseau transporte essentiellement de l'uranium.
A oui, effectivement.
*Nagar lui fit signe de se taire. Elle attrapa son couteau à lame laser et disparut le plus silencieusement possible, imitée par ses deux compères.
Cinq hommes en combinaison se tenaient au milieu des caisses, armes au poing. Les trois terroristes leur sautèrent dessus au même moment. Ils savaient se défendre et ils avaient l'avantage du nombre. Mais à cette portée, leurs armes étaient inutiles. Nagar enfonça son couteau dans le casque de son premier opposant. La lame y pénétra comme dans du beurre. Son second adversaire lui envoya un coup de crosse qu'elle esquiva facilement, malgré sa combinaison. Puis Pilk arriva et coupa les tuyaux qui l'approvisionnaient en oxygène. Les cinq hommes étaient morts mais d'autres ne tarderaient sûrement pas.*
Allé, on se dépêche.
*La fouille leur pris un peu plus de temps que prévu, mais finalement, ils parvinrent à réunir toutes les caisses. Le trajet jusqu'au retour se fit sans anicroches. La seule difficulté venait des caisses. Elles n'arrêtaient pas de se cogner aux parois. Mais finalement, ils furent de retour dans leur vaisseau.*
C'est bon, on peut y aller. Véronique, tu peux réactiver le courant.
Les navettes vont nous repérer.
C'est pas grave. Elles ont perdu le signal du Spargue par ici. Elles ne bougeront pas tant qu'il ne sera pas revenu. Et si on reste là, tôt où tard, ils nous retrouveront.
*La lumière revint dans le cockpit, signalant le retour de l'électricité.*
Serge, tu peux foncer.
J'allais vous le proposer, les navettes se ruent sur nous.
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#136
Friga
(Taxi | niveau 8) le 23/09/2008 à 22h19 |
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*La course poursuite était lancée. Désormais, il faudrait semer ces nouveaux adversaires avant de pénétrer dans l'atmosphère.
La première tentative, pour les perdre, fut de passer dans la ceinture d'astéroïdes. Mais ils n'hésitaient pas à tirer et pulvériser les obstacles, de sorte que le vaisseau cargo soit toujours dans leur ligne de mire.*
Tu peux pas reproduire ton petit stratagème Véro?
Ils ne sont pas stupides quand même. Ca servirait à rien, tout le réseau doit être surveillé d'encore plus près que d'habitude.
Mouais, ça ne nous laisse pas vraiment le choix.
*Visiblement, le pilote, Serge, avait une idée derrière la tête.*
Tu as quelque chose à nous proposer? *Demanda Régul.*
Ca dépend. C'est une manoeuvre assez osée, si on réussit, on leur échappe, sinon, on meurt. Tout dépend de la confiance que vous avez en mes qualités de pilotes. Pour ma part, je préfèrerais n'appliquer ce plan qu'en dernier recours.
*Plus personne ne parla pendant un petit moment. Puis Friga se décida.*
Il n'y a pas de capsules de survies? Normalement, c'est obligatoire alors peut-être qu'il y en a.
On en a. Mais les utiliser signifie perdre la cargaison, et on n'a pas fait tout ce chemin pour rien.
Ce serait bien qu'on trouve quelque chose avant qu'il ne soit trop tard.
*Pour donner plus de poids aux paroles de Serge, deux tirs atteignirent le vaisseau, jetant à terre tous ceux qui n'étaient pas assis.*
Merde. Régul, les dommages?
Aucun, en revanche, les boucliers ont souffert. Je crois bien qu'il est temps de mettre ton plan à exécution.
Entendu. Par contre, il faudrait que les boucliers thermiques soient au maximum de leur performance.
Je n'aurais qu'à dévier l'énergie d'un moteur auxiliaire vers eux. Quel est ton plan?
On s'écrase.
Pardon?
On fonce à pleine vitesse vers le sol et on le percute. Je ferai en sorte que l'atterrissage se fasse le plus en douceur possible, mais au final, le vaisseau ne pourra plus voler. Les pilotes des navettes ne devraient pas nous suivre. Ils freineront avant. Le tout, c'est que je trouve un endroit où ils ne nous remarqueront pas.
*Ils lança un regard à Véronique.*
Je vais voir ce que je peux te trouver... Déjà, on va éliminer le milieu aquatique. J'ai pas envie de mourir noyé. Le mieux, je pense, c'est le désert radioactif d'Hyroshi. Il y a un brouillard perpétuel et le milieu est plutôt hostile. Parfait pour disparaître. En revanche, y a pas mal de créature étrange, et le taux de radiation est des plus élevé. Donc, on devra utiliser nos combis. Y en a une dizaine dans la soute. Y a aussi le véhicule tout terrain. Faudra faire attention de pas l'abîmer à l'atterrissage.
*Pilk se leva et partit dans la soute, probablement afin de vérifier si tout était bien attaché. Il revint quelques minutes plus tard.*
C'est Ok.
Bien, le mieux, c'est que vous alliez tous vous mettre dans les capsules de survies. Comme ça, si ça se passe mal, vous vous en sortirez. Et prenez les combis avec des armes avec vous. On sait jamais.
*Une fois que tout ce petit monde fut mis en sécurité, la voix de Serge retentit dans les capsules.*
Nous allons pénétrer dans l'atmosphère dans 5...4...3...2...1
Edité par Friga le 23/09/2008 à 22h21
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