*A cause des conflits faisant rage entre certains dirigeants nain et Gnomeville,
Myrtion ne pût plus fréquenter la rue des joyeux nains.
Il lanca donc des travaux dans Gnomeville, pour un nouveau comptoir.
Après plusieurs semaines de travaux, quelque peu retardés par le risque de tomber sur un site archéologique, tout est maintenant opérationnel.
Tout à été installé dans une petite ferme des environs, disposant d'un moulin. Dans les étages de la tour du moulin, débarrassés des ustensiles servant à moudre le grain, se trouve les archives que les clients peuvent consulter. Au rez de chaussée, le comptoir ou Myrtion exerce son activité commerciale. La ferme elle-même a été séparée en deux. Dans l'une des parties se trouvent les salles d'études et deux ateliers, permettant aux clients de consulter les ouvrages sur place, et dans la seconde partie, une petite salle de représentation pour les conteurs et bardes d'Yria, qui pourront faire connaitre leurs oeuvres au public.
Pour résumer, les services offerts sont les suivants :
- Achats de droits d'exploitation d'inventions gnomes, et des copies des plans correspondants
- Location de salles d'études pour une consultation des documents sur place
(une carte de fidélité est prévue pour les plus assidus)
- Location d'ateliers pour expérimentations ponctuelles.
(Ces locations sont offertes aux étudiants en science)
- Organisation de recherches techniques grâce à un réseau d'inventeurs agréés par l'ORGI (Organisme de Recensement des Gnomes Inventeurs)
- Location de la salle de représentation.
(toutes les recettes d'entrée sont conservées par l'artiste)
Edité par Myrtion Plum'mol le 20/11/2005 à 13h35 : Le nouveau comptoir de l'étinc
*Styrion lève les yeux au ciel et se tapote les lèvres de l'index.*
Parfait, si je comprends bien, vous souhaitez aménager votre exploitation afin de pouvoir labourer plus facilement... Gain de temps considérable, c'est sûr... Je vous demande quelques instants de patience.
*Le scribe jette un oeil aux côtes qu'il avait pris soin de noter. Il saisit sa plume et souligne quelques numéros de notices qui lui semblent prometteuses. Il fait signe à son client de patienter quelques instants encore, et disparait dans l'arrière boutique. Il en ressort quelques minutes plus tard en portant un gigantesque volume. Il le dépose sur le comptoir et le parcourt rapidement. Il prend soin de placer quelques marque-pages pour s'y retrouver plus facilement. Visiblement satisfait, il relève la tète et s'adresse à l'Ingénieur.*
Voilà. Désolé pour l'attente. Bon d'après ce que j'ai pu lire nous avons plusieurs articles susceptibles de vous intéresser. Tout d'abord, je me dois de vous signaler que le Comptoir de l'Etincelle dispose de trois parchemins traitant d'améliorations pour les seules lames des socs de charrues. Je sais que votre souci premier est d'une tout autre nature, mais je me devais de vous le signaler. Pour ce qui est du remplacement des animaux de traits, vous n'avez que l'embarras du choix.
*Le scribe fait glisser sur le comptoir une liste de cotation de telle sorte que son client puisse la lire. Le parchemin est divisé en quatre sous-parties.*
Comme vous pouvez le voir, nous sommes en mesure de vous proposer diverses méthodes de substitution. Vous pouvez au choix miser sur l'énergie éolienne, l'énergie hydraulique, une couteuse installation mécanique et un système quasiment autonome reposant sur une énergie nouvelle. *Styrion se penche et s'approche de son client.* A votre place je privilégierais l'énergie hydraulique. D'après ce que j'ai pu lire, l'inventeur assure qu'il suffit de légères modifications pour que la charrue assure aussi l'irrigation de vos champs. Pour ce qui est de l'énergie nouvelle, elle n'a semble-t-il jamais été testée. J'ai bien une cliente qui s'y est intéressée il y a peu. Mais je n'ai pas eu de ses nouvelles depuis. Aussi ne saurais-je trop vous encourager à la plus grande prudence.
en réponse au message
#102 Styrion (Diplomate | niveau 10)
le 29/04/2008 à 18h45
*pendant l'absence du scribe, zluglu a étudié la pièce où il se trouvait, notant que les améliorations apportées à ne serait ce qu'une simple boutique étaient si nombreuses et à priori utiles que ces gars là n'étaient vraiment pas des rigolos. Il apprécia particulièrement la boite où on rangeait les sous et qui débitait une feuille avec le montant de la facture dessus. Ca devait être utile pour faire ses comptes. Entendant le vendeur revenir, il revint à sa place et regarde avec intérêt les propositions.*
Oui, effectivement. Vous avez du choix. Vu que je pense que vos tarifs sont assez chers, je vais d'abord commencer par le principal, c'est à dire l'exploitation mécanique du champ.
*tâte un de ses ventilateurs et grimace*
Mouais, je sais que j'ai besoin de l'irrigation mais j'ai quand même peur d'un système hdraulique, car je crains l'eau. Non pas comme un troll, mais parce qu'elle me serait mortelle si je lui étais exposée. Montrez moi le système mécanique pour voir.
*"Tarifs", à ce seul mot un large sourire s'épanouit sur la figure du scribe. Il repense à sa dernière négociation, aux sueurs froides qu'il a ressenties en présence de la terrible naine. Il se souvient de l'excitation qui était la sienne alors qu'il tentait de déjouer les pièges de cette première cliente. Comme pour se donner du courage, il caresse machinalement le médaillon qu'elle lui a offert et qu'il porte toujours sous sa tunique.*
Mais bien sûr, Ingénieur, au Comptoir de l'Etincelle le client est roi. *Il marque une légère pause pour laisser le temps à son client d'apprécier le compliment qui lui est fait.* Cependant, comme vous le pressentiez vous-même, je crains qu'il ne nous faille avant toute chose régler dès à présent la question du prix. Vous n'êtes pas sans savoir que le Comptoir vend le droit de consulter des parchemins. Le prix des copies, les recherches supplémentaires, la location des salles ne sont que des frais annexes. Avant de jeter un oeil aux mécanismes que nous vous proposons, vous devez régler la note.
*Styrion se penche alors sur les notes qu'il a prises alors qu'il compulsait les différents registres. Satisfait, il reprend.*
D'après les notices à ma disposition, je suis en mesure de vous dire que la réalisation du système mécanique suppose que vous ayez accès à trois volumes différents. L'un présente l'armature générale, un autre la partie mobile et le dernier détaille le processus permettant à l'ensemble de fonctionner. En règle générale, nous facturons ce type de volume à 18 pièces d'or l'unité. Evidemment comme il est indispensable que vous achetiez le droit d'étudier les trois volumes, le Comptoir peut envisager une réduction. *Styrion se saisit d'un parchemin couvert de symboles et fait de rapides calculs dans la marge.* Oui, je pense que si vous consultez les trois volumes nous pouvons baisser nos prix à 39 pièces d'or pour l'ensemble. Cela vous convient-il ? Pour ce qui est de nos tarifs de copies, je vous laisse consulter nos offres.
*Styrion indique du doigt un petit panneau posé sur le comptoir.
- Copie "Standard" : 50 pièces d'argent la page. Idéale pour les traités les moins complexes où le texte domine.
- Copie "Luxe" : 1 pièce d'or la page. Consultation courante et conservation des textes pour une lecture facile.
- Copie "Grand Luxe" : 2 pièces d'or la page. Copie parfaite niveau de détail incomparable sur du parchemin de première qualité. NB : pour les traités de plus de deux pages, le Comptoir propose des tarifs dégressifs. Prière de demander un devis au cas par cas.*
en réponse au message
#104 Styrion (Diplomate | niveau 10)
le 30/04/2008 à 19h32
*se penche sur le panneau et commence à l'étudier.*
Hmm, elles sont chères vos copies. Est ce qu'il est possible d'emprunter pour quelques jours les parchemins ? Je peux même vous laisser une caution au cas où je les endommagerai.
*puis fouille dans son torse et en ressort un rouleau de papier qu'il déchire. Il en sort des pièces d'or qu'il aligne sur le comptoir.*
Voici au moins de quoi vous payer. Mais j'ai peut être une idée pour payer. Car vous sembliez tout à l'heure fort interessé par mo, "armure" et les mécanismes qui la font fonctionner. Je pourrais vous laisser regarder quelques minutes l'un de ces mécanismes contre le prix de consultation des parchemins.
*vu la complexité de ses mécanismes, les laisser à portée des gnomes pour un prix aussi ridiculement bas est presque comme donner les clés de son coffre fort au cambrioleur, mais zluglu n'a guère le choix. Il a investi beaucoup dans ses champs et n'a presque plus d'argent, heureusement que les robots ne mangent ni ne boivent...*
*Styrion hésite. Il regarde les pièces sur le comptoir et ne sait s'il doit les prendre ou non. Finalement il semble prendre une décision.*
Pour ce qui est d'emprunter nos documents, je crains que ce ne soit impossible. Vous comprenez, ce sont toutes des pièces uniques. Nous ne pouvons prendre aucun risque. Par contre, on peut s'arranger pour les copies. Plutôt que d'emprunter les parchemins, rien ne vous empêche de venir ici les recopier vous-même. La majorité de nos clients n'ont ni le temps ni l'envie d'agir ainsi, mais cela pourrait être une solution pour vous. Reste la question du prix de consultation.
*Le jeune scribe regarde les pièces qui luisent sur le comptoir.*
Je pourrais vous dire qu'en regard des découvertes que nous tenons à votre disposition, la somme que nous vous demandons n'est rien. Qu'en toute honnêteté, je suis convaincu qu'en utilisant la technologie gnome vous allez augmenter vos rendements dans de telles proportions que vous n'aurez aucun mal à rentrer dans vos frais. Mais, comme je le signalais tantôt, ma famille tient une petite exploitation, aussi suis-je bien placé pour savoir que dans votre branche les bénéfices ne sont jamais garantis. C'est pourquoi je suis tout disposé à faire un geste en votre faveur. Cependant, vous devez bien comprendre que je ne suis qu'un employé ici.
*Styrion marque une pause et se saisit d'un parchemin vierge. Il encre sa plume et tout en reprenant sa conversation, rédige ce qui apparait rapidement être un contrat.*
Voilà comment je vois les choses. Je vous laisse consulter ces documents pour... *Le scribe relève sa plume, réfléchi, et semble finalement parvenir à un compromis satisfaisant.* ... 26 pièces d'or. Vous économisez ainsi plus que ce que vous couteraient les droits de copie. En échange, vous vous engagez par écrit à laisser maître Plum'mol jeter un œil à... votre mécanique corporelle. Dans la mesure où maître Plum'mol n'est pas là dans l'immédiat, vous comprendrez que j'ajoute une clause stipulant qu'il est libre d'exercer ce droit quand bon lui semblera dans un délai de six mois.
*Styrion fait glisser le contrat sur le comptoir de telle sorte que l'Ingénieur puisse le lire et lui tend sa plume afin qu'il le signe.*
Si les termes vous conviennent, il ne vous reste qu'à signer et me donner les 26 pièces d'or. Veuillez au préalable renseigner votre nom au paragraphe opportun. Ces formalités administratives réglées, je me ferais une joie de vous accompagner chercher les documents qui vous intéressent.
*compte et recompte ses sous et n'est toujours pas satisfait.*
Non, ça ne va pas le faire. Je te propose un truc, tu m'accompagnes et veille à la sécurité des parchemins. J'en ai juste besoin une demie-journée, ils seront intacts et en plus je te fais visiter gratos kelestryan.
*regrette que la violence soit abolie par quelques lois indélébiles gravées dans son cerveau, sinon il aurait pu en profiter pour se débarrasser de l'humain et garder les manuscrits*
*Styrion écoute attentivement la proposition de son client. Il est certain que la perspective d'aller jeter un œil sur l'autre Phase n'est pas sans charme. Mais en même temps, en étant tout à fait honnête, Styrion est bien obligé de reconnaitre que ce voyage l'effraie un peu. Depuis qu'il est à Duruune, il a entendu beaucoup d'histoire et toutes mettent en avant un monde dangereux et radicalement opposé à celui qu'il connait. Bah de toute façon, dans cette histoire, il n'est pas libre de ses mouvements.*
Ecoutez, je vois bien que tout cela vous pose problème, mais vous devez comprendre que je ne suis pas libre de mes décisions. Je ne suis qu'un employé ici. Je ne peux pas sortir des parchemins du Comptoir sans que maître Plum'mol n'ait au préalable donné son accord. De toute façon, avant même de parler des droits de reproduction, il vous faut vous acquitter des droits de consultations. Commençons par nous mettre d'accord sur ce point. Nous verrons ensuite comment vous procurer des copies dans les meilleurs délais.
*Styrion étudie les tarifs qu'il peut proposer à l'Ingénieur.*
Comme je vous le disais, sans compensation de votre part, je ne peux pas vous laisser consulter ces traités pour moins de 39 pièces d'or. Si vraiment vous trouvez ce prix déraisonnable, je ne peux que vous encourager à signer le contrat que je vous proposais précédemment. Si vous acceptez que maître Plum'mol jette un oeil à votre mécanique corporelle, j'accepte de vous laisser consulter nos parchemins pour 26 pièces d'or.
*Styrion dépose sa plume à côté du contrat.*
Je suis vraiment désolé. C'est tout ce que je peux faire dans ma position actuelle. *Le jeune scribe réfléchit quelques secondes et croit bon d'ajouter :* Ecoutez, je n'ai pas de conseil à vous donner. Mais, et notez que ça n'engage que moi, si vous acceptez que maître Plum'mol vous étudie, je suis certain qu'il ne verra pas d'inconvénient à ce que je vous accompagne à Kelestryan.
en réponse au message
#108 Styrion (Diplomate | niveau 10)
le 01/05/2008 à 23h43
*le robot voit rouge, ras le bol de toutes ces tergiversations.*
Oh et puis j'en ai marre de vos négociations de petit marchand de tais. On va se bouger et tout de suite, je vais prendre les parchemins, j'en prendrais soin, et je vous les ramène ce soir, comme neuf ?
*ce faisant, pointe une arbalète sur le ventre de Styrion, qui remarque l'arme au moment où il allait protester.*
*Et voilà, il fallait bien que cela finisse par arriver. Son père l'avait pourtant mis en garde à l'époque où il négociait le prix des grains : "Mon petit Styrion, je ne te le dirais jamais assez : n'oublie jamais qu'une négociation est comme un bras de fer. Il faut absolument que l'une des deux parties lâche avant qu'il ne soit trop tard, sinon on encourt des dommages irréversibles". Malgré toute sa sagesse, le brave homme n'avait certainement jamais imaginé que son fils puisse se retrouver dans une telle situation. Styrion, pour sa part, ne parvient qu'à grand peine à détacher ses yeux de l'arbalète qui s'agite sous son nez. Il déglutit bruyamment et s'apprête à acquiescer lorsque l'Ingénieur lui coupe l'herbe sous le pied : "Nous sommes bien d'accord non ?" lui demande-t-il.
Ces simples mots font naître chez Styrion une froide colère. L'érudit peut comprendre que l'on utilise la force brute dans une négociation, après tout la violence n'est qu'un moyen trivial de symboliser un rapport de force, mais il ne peut supporter les sarcasmes qui sous-tendent l'intervention de l'Ingénieur. Il sait ne pas être un des ses vaillants héros que tous respectent, mais il n'est pas question qu'il cède si facilement sous la menace d'une simple arbalète.*
Alors c'est ainsi que vous souhaitez régler cette négociation ? Je croyais que vous vous souciez du bien être des habitants de Duruune. Je dois avoir mal compris. Mais avant que vous ne commettiez l'irréparable, laissez-moi préciser quelque chose.
*Styrion pose ses mains bien à plat sur le comptoir afin de monter qu'il ne porte pas d'arme. Puis très lentement, afin que l'Ingénieur ne se méprenne pas sur ses intentions, il approche sa main gauche de son coup. Il extrait de sous sa tunique un petit pendentif en or qu'il présente à celui qu'il considérait naguère comme un client.*
Je ne sais si vous savez ce que signifie ce pendentif, mais au cas-où permettez-moi de vous rafraichir la mémoire. Ce pendentif est la preuve matérielle que la terrible naine Orcusnf a pris cette échoppe sous sa protection. *Styrion marque une légère pause afin que son interlocuteur saisisse les implications de sa révélation.* En d'autre terme, si vous tirez sur moi vous signez votre arrêt de mort. Tous les nains de Duruune se lanceront à vos trousses. Mais bien sûr c'est à vous de voir.
*Styrion se félicite que le comptoir masque les tremblements de ses genoux. Il adresse aussi une courte prière à Corthelian pour que l'Ingénieur le croit quand il dit que la boutique est sous la protection de la naine et, à défaut, pour que quelqu'un entre dans la boutique et le tire de ce mauvais pas.*
*passe l'arbalète dans sa main droite et pose le bras gauche sur le comptoir.*
Regardez ce bras, et admirez le travail. Tout en finesse et en solidité. Et bien dites vous que c'est le bras que porte la demoiselle orcusnf à la place du bras gauche. Exactement le même modèle, et c'est moi l'unique réparateur de bras mécanique dans tout durunne. Alors je crois être bien placé pour savoir vers qui se tournent ses faveurs...
*tâte un peu le gras du bide de styrion de la pointe du carreau enclenché dans son arme*
C'est pas tout ça, mais je suis pressé moi. Pour tout vous dire, et même si ça ne vous intéresse probablement pas, je compte utiliser ce que nous appelons une photocopieuse dans la phase moderne. C'est un outil très pratique qui fixe l'image qu'on lui propose sur une bobine, image qu'il réimprime aussitôt au nombre d'exemplaire voulu. En d'autre termes, c'est la mort de l'industrie de la copie si je l'importe ici. Heureusement pour vous, il y a quelques limitations technologiques, et ce n'est guère possible. Et je suis agronome, pas homme d'affaire...
*se rend compte que bavarder pendant un braquage n'est pas la meilleure solution, peut être que la police pourrait passer dans le coin pendant ce temps*
*Depuis la disparition de son assaillant issu des limbes noires, Ondine avait pris la décision de rester quelque temps à l'écart de la ville, privilégiant les grands espaces sauvages ainsi que les escapades inopinées vers des confins éloignés. En effet, la jeune demi-elfe préfèrait savourer sa liberté récente en se tenant à l'écart des habitations duruuniennes, comme elle le faisait autrefois tandis qu'elle vivait le long des côtes d'Inië. Craintive et méfiante, sans doute à cause d'un mode de vie solitaire qui lui a permis d'affronter maints dangers, la jeune fille est désormais loin de se détourner de la grande ville... Bien au contraire... Curieuse de nature, Ondine a décidé d'entamer le début d'une nouvelle existence ancrée sur la lumière, même si les ténèbres la guettent toujours une fois le crépuscule parvenu sur les toits de la ville. Cependant, quelque chose semble avoir modifié ses plans pour l'avenir. Elle ignorait pour quelle raison, mais elle savait qu'il lui fallait assimiler de nouvelles connaissances, afin d'améliorer son discernement lié aux sciences de la technique et de l'élément aquatique. Peut-être parviendrait-elle à tirer meilleur profit de ses facultés dans l'art de la magie, par le biais d'apprentissages dans le domaine des inventions techniques, domaine, sur lequel de nombreux gnomes d'Yria se sont déjà penchés. *
*Au détours de quelques ruelles, Ondine, prêtant une oreille distraitement attentive aux conciliabules de certains habitants de Duruune, avait finit par découvrir l'existence d'un endroit regorgeant d'ouvrages en tout genre, susceptibles de l'intéresser dans le but d'accomplir sa nouvelle quête. Le Comptoir de l'étincelle... c'est là que j'ai trouvé les plans du nouveau propulseur ionique à onde méza-statiques pour cultiver mes champs plus rapidement ! avait dit un nain corpulent à son acolyte dont la mine rougeaude, trahissait la présence d'un coup de soleil fulgurant attrapé lors du travail de la terre.
Une autre fois, Ondine avait croisé une vieille bonne femme qui vantait les mérites de précieux ouvrages, délivrant de multiples informations techniques susceptibles de changer toute une vie ! de l'améliorer ! de la faciliter ! et surtout, d'accéder à la voie ultime du savoir.*
*Ondine, fort intriguée par les trésors que pouvaient receler un livre, décida donc de se rendre de pied ferme à ce prodigieux endroit, qui devait apparemment renfermer la clé de toutes ses interrogations qui demeuraient sans réponses. Les livres... il y aura sans doute quelques plans que je parviendrai à déchiffrer. C'est que la vie loin des sentiers battus n'offre guère l'occasion d'améliorer sa lecture... Mais si ces livres peuvent m'aider à conquérir les profondeurs abyssales de l'océan...
Soudain, un étrange oiseau à la mine blafarde qui ressemble fort étrangement à l'albatros des mers yriaennes fait son apparition; projetant une ombre noire au-dessus de la jeune fille. Submergée dans ses pensées, Ondine lève les yeux au ciel en esquissant un sourire malicieux... et pourquoi pas... conquérir le ciel !*
*Parvenue devant la porte du Comptoir tant convoité, la jeune fille met les mains sur les hanches tout en observant le panneau d'entrée de ses yeux plissés... Décidément... le soleil lui brûlera toujours les yeux... Bienvenue au Comptoir de l'étincelle, une multitude d'ouvrages plus hétéroclites les uns que les autres vous attendent...
Au-dessous, un plan semblait indiquer aux visiteurs la façon dont il convenait de s'orienter à l'intérieur de cette ancienne ferme réaménagée. Sans hésitation aucune, Ondine ouvrit la porte lézardée qui se referma sourdement sur elle. De ses grands yeux verts, elle regardait avec curiosité autour d'elle, voyant de nombreuses étagères aux registres sans doute complexes pour une jeune fille sauvage de son rang. Mais soit ! Elle finirait par trouver ce qu'elle cherchait. S'immiscant silencieusement entre les étagères, elle partit en quête d'ouvrages illustrés qui lui permettraient d'expérimenter son habileté manuelle dans la construction d'inventions multiples... *
*Soudain, tandis qu'elle déambulait devant un rayon fort prometteur pour ses recherches, elle aperçut une scène des plus étranges... regardant entre deux ouvrages dont l'interstice lui offrait l'occasion de percevoir les détails d'un drame horrifiant dont elle semblait être l'unique témoin. Une joute verbale s'était apparemment déjà engagée entre le maître des lieux, et un client fort mal avisé. Insurgée par le comportement irrévérencieux de ce personnage énigmatique à l'armure métallique, Ondine prit la décision d'agir et s'avança vers les deux acolytes qui étaient en pleine confrontation.
Croisant le regard à la fois éberlué et alarmé du scribe, elle esquissa un sourire rassurant et inclina légèrement la tête en guise de salut amical. Restée en retrait à une distance des plus respectables, elle s'adressa au client intrigant dont les rouages techniques l'étonnaient au plus haut point.*
Allez mon vieux on s'détend! Desserre tes boulons l'ami!
*C'est alors qu'Ondine proféra une énigmatique formule incantatoire, en ouvrant sa main devant elle... Elle n'avait pas envie de se battre, mais la position de victime du scribe lui sommait d'agir au plus vite.*
Ilë strangulaë irësia nundi scëlerium!
*Ondine serre le poing. Zluglu ressent alors comme un étrange liquide lui parcourir les rouages les plus infimes, venant alourdir la complexité de ses éléments mécaniques... Qu'est-ce que cela peut bien être?...*
*La jeune fille fronce les sourcils et se campe sur ses deux pieds.* ILE STRANGULAT EREBAT!
*Cette fois l'eau jaillit à travers les interstices des membres qui constituent la créature à laquelle Ondine fait face... ce qui a pour effet de lui faire lâcher prise sur son arbalète... Pourvu que le scribe la rattrape à temps...*
*Ondine, toujours en position d'attaque, interpelle Zluglu*
Je pense qu'il y a d'autres moyens que la manière forte pour parvenir à ses fins non? Trouvez un arrangement à l'amiable tous les deux...
*Les yeux de la demi-nymphe s'assombrissent*
*sens ses rouages se crisper, l'huile se solidifier et l'eau envahir ses membres. Une sirène retentit dans son esprit et, de stupeur, zluglu lâche son arme. Il vérifie frénétiquement ses circuits.*
et merde
*Il en est sûr désormais, avec ses pouvoirs magiques, la jeune femme a déréglé le système de refroidissement de sa pile énergétique. Désormais, celle ci n'est plus contrôlée, et la température de ses circuits augmentent, et la surchauffe guette. Serein malgré tout, puisqu'il sait disposer de corps et de sauvegardes de rechange, zluglu se tourne vers la demoiselle.*
Madame, grâce à vos efforts méritoires, vous avez déclenché le système d'autodestruction de mon mécanisme. Etant muni d'une pile à hydrogène extrèmement miniaturisée, tout ce qui se dresse dans un rayon de 500 mètres sera anéanti, les dégâts s'étendront dans un rayon de 2 km, la radioactivité touchera 5 km de rayon. Durunne va être détruite.
*Styrion est sous le choc. Il ne comprend pas grand chose au drame qui se joue sous ses yeux. Il y en encore quelques secondes, il menait une paisible négociation commerciale, somme toute une situation des plus banales pour lui, et voilà que tout à coup son client le menace avec une arbalète. Cette situation déjà délicate s'est vue encore compliquée par l'apparition d'une mystérieuse jeune femme. A présent l'Ingénieur leur annonce très calmement que le monde tel qu'ils le connaissent est sur le point de disparaitre. Du moins est-ce ce que Styrion a compris du discours de l'Ingénieur. Enfin pour être exact, il n'a pas compris grand chose du discours, mais la dernière phrase, tout le moins, était très claire. A présent, il regarde bêtement l'arbalète qui git sur le comptoir, l'Ingénieur qui fuit de toute part et la jeune femme souriante et sûre d'elle.*
Bleurp aqued boum ?! *Furent les premiers mots qui franchirent ses lèvres. Puis son cerveau reprenant le contrôle d'une partie de son corps, il se saisit de l'arbalète.* Ahah ! on fait moins le fier maintenant ! Alors tu vas les payer ces copies ou il faut que je t'aère le heaume ? Ahaha !
*Styrion se rend alors compte du regard étonné que lui lancent l'Ingénieur et la jeune femme. Son cerveau, terriblement à la traine, se hâte de lui transmettre les dernières informations.*
Ah oui, c'est vrai. L'explosion et la destruction de Duruune, pardon. *Comme à regret, l'érudit repose l'arbalète sur le comptoir. Il observe pendant quelques secondes l'Ingénieur puis semble prendre une décision.* Bon, je suppose que vous ne pouvez pas mettre un terme à ce... comment vous avez dit déjà... processus d'autodestruction. *Attend contre tout espoir une réponse encourageante de l'Ingénieur.* C'est bien ce que je pensais.
*L'érudit s'assied et se prend la tête à deux mains. Pendant quelques secondes, on n'entend d'autre bruit qu'une étrange litanie s'échappant des lèvres du scribe : Et dire que Myrtion me laisse la boutique pour quelques jours et voilà ! Comment je vais lui expliquer ça... Bah ! la bonne nouvelle c'est que je ne serai plus là pour voir ça. Quand je pense qu'il m'avait félicité pour le sang-froid dont j'avais fait preuve lors de la visite d'Orcusnf... Soudain, le scribe se frappe le front du plat de la main : les parchemins qu'Orcusnf lui a demandé de copier présentaient un système autonome permettant de stocker une incroyable énergie. S'il se souvient bien de ces copies, l'énergie était produite par une boite qui pouvait se remplacer. Le jeune scribe relève la tête et s'exclame :*
Mais, oui ! C'est ça ! *Se tournant à nouveau vers l'Ingénieur, il demande.* Tout à l'heure, vous avez dit que votre "pile machin chose" va exploser, c'est bien ça ? Bon, si je ne me trompe pas il s'agit du système dont vous tirez votre énergie. Laissez-moi le voir !
*L'érudit se tourne vers la mystérieuse jeune femme.*
Mademoiselle, sachez que je regrette de vous mêler à tout ça. Néanmoins vous semblez douée de pouvoirs magiques et mis à part un miracle, je ne vois que vous pour nous sortir de ce guêpier. Vous serait-il possible de faire disparaitre la "pile truc muche" de cet idiot ? Je ne sais pas moi, l'envoyer dans une dimension éthérée ? La transférer sur une haute montagne très loin d'ici ou peut être sous la mer ?
*Le scribe jette un regard plein d'espoir sur sa mystérieuse bienfaitrice.*
*Ondine observe le scribe de ses yeux ronds, tout en jaugeant la créature mécanique des pieds à la tête... cherchant une faille, une solution, un indice, qui lui permettrait de venir à bout de ce casse-tête inextricable, qui venait de se mettre en place en quelques fractions de secondes. La jeune femme regardait Styrion de ses yeux énigmatiques et froids. Elle était loin d'être magicienne et de maîtriser toutes les techniques liées à l'art ancestral des nymphes. Bien du chemin lui restait à parcourir. A l'écoute de l'assaillant dont l'armure lui paraissait de plus en plus étrange, elle inclina la tête de côté, se demandant si son interlocuteur était bien sérieux... Comment un être tout de métal vêtu pouvait faire disparaître une ville entière et ses habitants. Si tel était le cas, si un tel pouvoir destructeur était susceptible d'exister, alors sans nul doute cela signifierait que chaque être vivant resterait prisonnier d'une épée de Damocles qui ne cesserait de tourner inlassablement autour de leur tête... Se prendrait-il pour un dieu? Ignorant tout des technologies de l'autre monde, Ondine semblait perplexe face à la situation. Nul doute que des inventions bien dangereuses pouvaient être créées... Mais à quel point pouvait aller la folie humaine pour mettre au point un engin pareil?*
*Navrée, Ondine regarda le scribe droit dans les yeux.*
Je ne maîtrise pas les prouesses liées à la téléportation d'objets ou de personnes... mais... il semblerait que l'eau soit loin d'être un élément vital et indispensable pour votre hôte.
Peut-être que... voyons... réfléchissons...
*dit-elle à l'insolite personnage tout de métal vêtu*
*La demi-nymphe avait passé un certain temps avec les moines de la Tour blanche d'Alnéir, suite à son arrivée à Duruune... oui!! c'est cela! Elle s'en souvenait à présent. Les moines lui avait inculqué quelques connaissances liées aux sciences et lui avait notamment enseigné de multiples choses concernant les différents états de la matière.*
... L'hydrogène est un gaz inflammable très léger qui est avant tout constitué d'eau. Néanmoins... s'il n'y a plus d'eau, l'hydrogène n'est plus! Et la pile en question, qui est une pile à hydrogène, ne pourra que s'annihiler d'elle-même sans faire de dégats.
*Raisonnant aussi rapidement qu'elle le pouvait, Ondine se rapprocha de la créature mécanique et plaqua brusquement la paume de sa main sur ce qui semblait être son front.* BAM!
*Etrange... il semble tout droit issu d'une quincaillerie...*
*Sans plus réfléchir à ce qu'elle faisait, la jeune fille crispa les doigts de sa main gauche et la recroquevilla de telle manière qu'elle paraissait vouloir recueillir quelque chose...* Mëa Mënere agnostirë!!!
*Ondine n'avait jamais pratiqué ce genre d'exercice auparavant. Créer l'eau lui était d'une facilité déconcertante, mais... contrôler le fluide aquatique pour le reprendre et en priver son adversaire, était une autre étape.* Illüwën agestarän wïel!
*Ondine retira sa main en arrière dans un geste qui laissait entrevoir un effort démesuré pour la jeune fille. Elle semblait retirer du corps de son assaillant, une lourde charge qui pesait comme un poids des plus oppressants. Une sensation de chaleur intense l'envahit... si bien que la sueur commençait à perler sur son front. Une lueur blanchâtre et aveuglante s'étendit sur ses yeux qui paraissaient contempler le néant devant elle.* Alä kazaldül Rä!!
*Une lueur étrange commença à poindre à l'intérieur du corps de Zluglu... Puis le liquide aquatique commença à faire le chemin inverse à l'intérieur de ses circuits... lentement... insidieusement... Quelques légères émanations de fumée d'élevèrent à travers des interstices de la machine. Depuis qu'Ondine avait recueilli la puissance inhérente à son nouveau statut, elle avait le sentiment de pouvoir parvenir à ses fins.* Käzë meram ëlewët!
*Quelques gouttes d'eau commencèrent à s'effilocher pour s'extirper du corps mécanique en surchauffe l'espace d'un moment, ce qui eut pour effet d'entamer la première phase de refroidissement de ses circuits. Le liquide, qu'elle retirait comme une plaie infligée par l'intermédiaire d'une apposition des mains, s'engouffra dans la paume de sa main pour former une sorte de sphère liquide parfaitement circulaire et lumineuse. La demi-nymphe était en train de retirer la moindre parcelle d'eau qui pouvait se trouver à l'intérieur de son interlocuteur...* ëlëvarë Nën Deficere set!
*L'eau... qu'elle soit à l'état gazeux ou liquide, reste un élément aquatique parfaitement maîtrisable par les nymphes... Aussi, la jeune fille tenta le tout pour le tout. Une brise étrange vint entourer l'enveloppe charnelle de la jeune fille qui se crispa davantage.* Nën suspicere!
*Ondine ferma le poing et l'eau disparut brusquement. Ses yeux redevinrent aussi verdoyants qu'à l'accoutumée, ses joues rosées avaient retrouvées leur couleur originelle, et un sourire énigmatique se dessina sur ses lèvres.*
Sans eau... Plus d'hydrogène... et sans hydrogène... pas de gaz inflammable ni destructeur.
*Sans quitter la créature étrange des yeux, elle se glissa derrière le comptoir pour rejoindre le scribe qui ne connaissait visiblement pas l'art de manier les armes. Elle posa sa petite main sur l'objet en question et s'en saisit pour le placer derrière le comptoir, de façon à le rendre définitivement inaccessible.*
Bon! Où en étions-nous? Où plutôt... Où en étiez-vous? Il serait temps de régler tout ça parce que j'ai fort à faire ici et le temps m'est très précieux.
*Ondine toise du regard son hôte mécanique dont la pile à hydrogène est désormais plus que défectueuse... car détruite.*
Alors? On fait quoi? On prend racine ou vous terminez?!
*La jeune fille saisit une pomme qui se trouvait placée sur le comptoir et en prend une bouchée, regardant de ses yeux ronds les deux hommes qui devaient commencer à pourparler* CRONCH! CRONCH!
*S'il avait été humain, le robot aurait soupiré tellement ses interlocuteurs improvisés étaient idiots*
Mademoiselle, l'hydrogène est un composant de l'eau, mais n'en contient pas. Par contre, en retirant l'eau de mon corps, vous avez définitivement vidé le système de refroidissement. La catastrophe est plus proche d'environ 10 minutes. Ce qui ne nous laisse qu'à peu près 5 minutes...au mieux.
*les laisse digérer son verdict*
Mais j'ai une solution.
*lueur d'espoir dans leurs yeux*
Tout d'abord, monsieur styrion sera assez aimable de glisser les parchemins dans l'étui qui va s'ouvrir incessamment.
*au même instant, sa cuisse s'ouvre en deux et un tube en sort. Le scribe s'empresse d'y glisser les parchemins demandés. Ondine se demande toujours qui est ce drôle d'homme en armure.*
Bien, il nous faut maintenant réparer manuellement le système. J'espère que vous avez une lampe, un tournevis et une loupe sur vous, sinon on est dans la mouise.
*tout en parlant, il démonte la paroi ventrale de son torse, révélant un fatras de tuyaux, prises, fils, circuits imprimés, ventilateurs et au centre, une petite sphère blanchâtre dont l'éclat augmente de plus en plus.*
en réponse au message
#116 zluglu (Généticien | niveau 12)
le 18/05/2008 à 18h54
*Ondine se met à ouvrir négligemment la bouche de façon involontaire et prolongée, ce qui semble un tant soit peu être un symptôme de fatigue passagère. * Haaaaw!
*bâille*
*Face aux explications de son interlocuteur qui commence à expliquer sa science au sujet de l'hydrogène, la jeune fille écarquille les yeux et se dit soudain qu'elle a dû sans aucun doute être distraite suite à ce chapitre éloquent évoqué par les moines de la Tour Blanche.... Fo dire que croupir au fin fond d'la tour sans visiteur est d'un ennui mortel! D'où son manque d'attention évident et récurrent à ses anciens précepteurs de l'époque...*
Mouais! Un composant de l'eau... si vous l'dites!! J'ai dû louper un chapitre!
*Ondine, l'espace d'une seconde, réfléchit un instant pour retrouver ses bribes de connaissances sur le sujet... Voyons heu... l'hydrogène est présent à la fois dans l'eau, le sucre (hé oui... on mange de l'hydrogène des fois!), les protéines et les hydrocarbures... La jeune fille écarquille ses yeux ronds devant la chose en métal plus qu'intriguante...*
*... Puis elle approche son poing de l'espèce de heaume métallique du visiteur* BAM! BAM!
*s'interroge.... étrange... pourquoi ça sonne creux??* CRONCH!
*croque dans sa pomme une nouvelle fois en levant les yeux au ciel, dans un élan d'interrogations existentielles. Puis elle saisit une autre pomme sphérique bien rouge dans son autre main, la faisant jouer machinalement en la projetant doucement du bas vers le haut* Pof! Pof!
*Tournant son gracieux visage vers le scribe, elle lui demande.*
Vous avez une lampe et un tournevis? Moi j'ai une loupe à zoom rétractable qu'un vieux gnome m'avait confié il y a un certain temps...
*La jeune fille plonge sa petite main à l'intérieur de la poche arrière de son pantalon couleur de terre, afin d'en extirper l'objet en question... puis elle le place devant son oeil en vue d'observer la petite sphère blanchâtre à l'éclat étrange...* CRONCH!
*continue à dévorer un tout petit bout de sa pomme rouge, en observant le phénomène avec ladite loupe* Zoom! Zoom!
*ce qui a pour effet d'accentuer la taille de son gros oeil qui se trouve derrière la lentille convergente et grossissante*
*voit la jeune folle lui frapper sur la tête. Perdant un peu patience, sa vie est en jeu quand même, le robot lui donne une gifle pour lui rendre ses esprits. Elle en avale sa pomme de travers et commence à s'étouffer.*
N'oublions pas que la fin du monde est pour dans moins de 300 secondes.
*L'érudit regarde effaré l'Ingénieur frapper la jeune femme. Il réagit d'instinct et se saisit de l'arbalète que la mystérieuse inconnue avait rangée sous le comptoir. De ses mains tremblantes, il vise la tête de l'homme de fer et hurle :*
Je commence à en avoir marre de toute cette histoire ! Depuis que vous avez pénétré dans cette échoppe vous n'avez été qu'une source de problèmes, et je ne parle pas du temps que vous m'avez fait perdre en vaines négociations. Vous arrivez et me menacez pour économiser quelques pièces d'or. A quoi pourraient-elles vous servir de toute façon ? Je vous vois mal investir dans de nouveaux vêtements ou de la nourriture ! *Le scribe contrôle à grand peine sa rage. Entre ses mains, le carreau de l'arbalète décrit d'étranges arabesques dans les airs.* Vous me menacez ! Vous agressez une cliente ! Et pour couronner le tout, par votre faute, nous risquons tous de mourir ! Je... Je...
*Le scribe conscient qu'il lui reste peu de temps pour agir, fait des efforts méritoires pour se calmer. Il inspire une grande bouffée d'air et l'expire doucement.*
Vous ne perdez rien pour attendre. *D'un geste de l'arbalète, le scribe indique à la bombe humaine de se diriger vers une des salles de lecture. Puis il se tourne vers la jeune femme.* Madame, pourriez-vous me prêter vos... lunette grossissantes ? Merci. *Alors que la jeune fille se penche dans sa direction pour lui remettre les lunettes, le scribe lui glisse dans un souffle :* Je vous dois déjà beaucoup, mais je vous demande de rester vigilante, je n'ai aucune idée de ce qui va se passer. *Puis le scribe lui remet l'arbalète, avant de prendre un jeu de tournevis dans une boite sous le comptoir. Ainsi équipé, il escorte l'Ingénieur dans une des salles de lecture.*
*L'érudit désigne une table et fait signe à l'Ingénieur de s'y coucher. Il se dirige vers l'un des murs de la salle et abaisse un levier. Du plafond se déploient alors un ensemble de miroirs qui captent les rayons du soleil et fournissent un éclairage plus que suffisant. Ces préparatifs achevés, l'érudit se met au travail.*
*Pour Styrion, plus habitué à manier la plume qu'un tournevis, la tâche se révèle difficile. D'autant que travailler dans l'urgence n'a jamais été sa spécialité. Fort heureusement, les quelques mois qu'il vient de passer au Comptoir de l'Etincelle lui facilitent grandement la tâche. Il s'aperçoit, non sans une pointe de fierté, que toutes les journées où, penché sur son pupitre, il a recopié les précieux diagrammes de Myrtion, lui permettent, sinon de comprendre, au moins de ne pas se perdre entre les mystérieux éléments qui composent le corps de l'ingénieur. En suivant les instructions de ce dernier, il met en place une dérivation qui disperse une partie de l'énergie accumulée, privant du même coup le dispositif d'auto-destruction de toute sa puissance. Alors que tout risque d'explosion est enrayé, l'érudit relève ses lunettes à zoom rétractable et passe le dos de sa main sur son front afin d'en chasser la sueur. Encore tremblant il se redresse et détend les musques endoloris de son dos. Il observe les circuits du robot et note à quel point se dernier est vulnérable dans sa position actuelle. Souriant, il adresse un clin d'œil complice à l'inconnue qui, il y a peu, lui sauvait la vie. Reportant toute son attention sur l'Ingénieur, il dit :*
Bon, à nous maintenant.... *Styrion tire une chaise à lui et s'y installe confortablement. Se faisant, il va jusqu'à poser ses pieds sur le torse de l'Ingénieur.* ...il nous reste quelques petits détails à régler. Premièrement, sachez que je n'apprécie guère que l'on tente de me forcer la main en usant de violence lors d'une transaction. Apprenez encore que j'ai une aversion marquée pour tous ceux qui usent de leur force à tors et travers. Enfin, je crains que vous n'ayez en votre possession des documents qui appartiennent au Comptoir de l'Etincelle. Il va sans dire que j'apprécierais que vous me les rendiez. Notez que bien que je reste courtois, je ne suis pas entrain de vous demander une faveur. Je n'envisage même pas que vous puissiez refuser. Si tant est que l'envie vous prenne d'essayer, je vous signale qu'il y a dans cette pièce une jeune personne qui a encore un contentieux à régler avec vous. Et au risque de vous paraître terriblement condescendant, je me permets de vous signaler que vous n'avez presque plus de puissance et que vous semblez particulièrement vulnérable à la magie de cette charmante personne. Aussi ne saurais-je trop vous conseiller de vous montrer coopératif. Il va sans dire, vous pouvez vous en douter, que notre accord ne tient plus. Je me ferai un plaisir de vous rendre votre or si tôt que vous aurez franchi le seuil de cette échoppe. Quant aux suites à donner à cette affaire, je laisserai Myrtion Plum'mol décider s'il est ou non dans l'intérêt du Comptoir de porter l'affaire devant les tribunaux de Duruune.
*Ces dernières paroles prononcées, Styrion se relève, sourit à la jeune femme et attend que l'Ingénieur lui remette les parchemins.*
*S'il en avait été capable, le robot aurait souri tant la situation était risible. Ignorant le scribe, il entreprit de remettre en place sa plaque ventrale, puis après avoir fait quelques essais, se releva.*
Bon apparemment, c'est réparé, mais ça reste provisoire, je vais devoir faire quelques réparations, je le crains.
*se dirige vers la sortie quand il s'arrête, comme frappé par une évidence.*
Ah oui, j'oubliais notre petit différend. Vu que vous avez eu l'occasion d'examiner de près un système de propulsion atomique et que je vous ai laissé mon argent sur le comptoir, je pense que vous êtes amplement dédommagé du dérangement. Et, dans ma grande mansuétude, je vous laisse l'arbalète pour vous défendre.
*s'incline devant ondine*
Madame, désolé d'avoir dû user de violence pour vous rappeler l'urgence de la situation. Laissez moi votre adresse, j'y ferais porter un bouquet de roses en guise de dédommagement.
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