*A cause des conflits faisant rage entre certains dirigeants nain et Gnomeville,
Myrtion ne pût plus fréquenter la rue des joyeux nains.
Il lanca donc des travaux dans Gnomeville, pour un nouveau comptoir.
Après plusieurs semaines de travaux, quelque peu retardés par le risque de tomber sur un site archéologique, tout est maintenant opérationnel.
Tout à été installé dans une petite ferme des environs, disposant d'un moulin. Dans les étages de la tour du moulin, débarrassés des ustensiles servant à moudre le grain, se trouve les archives que les clients peuvent consulter. Au rez de chaussée, le comptoir ou Myrtion exerce son activité commerciale. La ferme elle-même a été séparée en deux. Dans l'une des parties se trouvent les salles d'études et deux ateliers, permettant aux clients de consulter les ouvrages sur place, et dans la seconde partie, une petite salle de représentation pour les conteurs et bardes d'Yria, qui pourront faire connaitre leurs oeuvres au public.
Pour résumer, les services offerts sont les suivants :
- Achats de droits d'exploitation d'inventions gnomes, et des copies des plans correspondants
- Location de salles d'études pour une consultation des documents sur place
(une carte de fidélité est prévue pour les plus assidus)
- Location d'ateliers pour expérimentations ponctuelles.
(Ces locations sont offertes aux étudiants en science)
- Organisation de recherches techniques grâce à un réseau d'inventeurs agréés par l'ORGI (Organisme de Recensement des Gnomes Inventeurs)
- Location de la salle de représentation.
(toutes les recettes d'entrée sont conservées par l'artiste)
Edité par Myrtion Plum'mol le 20/11/2005 à 13h35 : Le nouveau comptoir de l'étinc
Des pattes de mouche. Exactement. Qu'est ce que vous croyez que vous allez apprendre ici ? La manière d'acquérir la connaissance universelle ? Un peu prétentieux non ? Apprenez déjà à former les lettres correctement. Dans TOUTES les langues !
*Sur ce, le gnome dépose un énorme grimoire de grammaire et d'orthographe naine (ce qu'y sont tordu ceux là par moment quand même ! ) sur le comptoir*
Ah ! Je ne m'occupe pas assez de vous ! Est-ce que vous savez combien de temps j'ai cherché ce grimoire ? Maintenant, je vous laisse quelques temps pour parcourir les règles de base. Disons... une semaine ? Pour quelqu'un d'aussi intelligent, ça ne devrait pas poser le moindre problème. Oh ! Et bien sûr vous continuez à vous charger de l'échoppe. Pas si mal cette idée tout compte fait. Mais il risque d'y avoir du monde maintenant. Quel dommage !
*Les yeux de Styrion passent du gnome au grimoire puis du grimoire au gnome. Il déglutit bruyamment et c'est d'une voix altérée, toute trace de colère ayant désertée son visage, qu'il reprend la parole.*
Tou.. toutes les lan... langues ? Vous voulez vraiment que j'apprenne à lire et à écrire toutes les langues d'Yria ?
*Styrion fixe le gnome d'un regard implorant. Il vient de prendre conscience de ce qu'implique son nouveau statut de scribe. A l'idée des journées de travail qui l'attendent, il en viendrait presque à regretter le jour où il a quitté la ferme familiale. L'espace de quelques instants, il tente de s'accrocher à un fol espoir.*
Bon allez ! soyez sérieux, maître Plum'mol. C'est une farce, hein ? Vous ne voulez pas vraiment que j'apprenne à parler nain ? Si ?
*Un seul regard porté à la figure grave de Myrtion suffit à anéantir tous les espoirs de Styrion.*
Oh misère... et il faut en plus que je tienne le Comptoir. Oh misère...
*Encore sous le choc, Styrion soulève le grimoire apporté par Myrtion et en parcourt rapidement le sommaire.*
J'ai dans l'idée que mes nuits vont être affreusement courte dans les jours qui viennent.
*Ne pas rire, ne pas sourire, ne même pas laisser planer la moindre légère trace d'amusement. Pas la moindre petit illumination de la pupille. Ce que c'est dur. Les souvenirs n'arrangent rien. Premiers soupirs en parcourant les premières lignes d'un traité sur la désolidarisation des mécanismes à énergie hydroaerolique, premiers coups sur les doigts quand il se trompait d'un point sur les caractères polymorphes du langage scientifique de la haute académie des études gnomiques. Peut-être une petite pincée de vengeance, cette brusque redescente sur Yria, peut-être. Après tout, il était possible d'user d'autres moyens, surement, mais pourquoi cracher sur une méthode qui avait fait ses preuves ? *
Apprenez déjà à l'écrire. Le parler, nous verrons plus tard, c'est une autre paire de manche. Quand à vos nuits, ne vous inquiétez pas, on finit par s'y habituer. Bientôt vous vous demanderez comment vous faisiez pour dormir.
*Qu'il est rassurant avec son grand sourire. Ca te plait hein, vieille branche défraichie, d'encourager le pauvre homme aussi intensément. *
Je ne vais pas vous déranger plus longtemps d'ailleurs, il est grand temps de vous y mettre. A moins que... Ce ne serait pas un client là-bas, au fond de la cour ?
*orcusnf pénétra dans l'étincelle, à la recherche d'un manuscrit ancien qui lui donnerait les plans d'un mécanisme hydraulique de mise à feu d'une arme qu'elle voudrait améliorer. Elle se rend compte en pénétrant dans la boutique que sa dernière visite date de plusieurs années, et que beaucoup de choses ont changé. Elle remarque en passant un nouvel apprenti, styrion, qu'elle a déjà croisé à l'encyclopédie et qu'elle salue donc cordialement en levant son casque.* bjour petit
*avant qu'elle ne remarque la grammaire naine qu'il étudie*
Par firun, mais c'est le livre de mon grand papy !!
*lui subtilise le bouquin et le feuillette*
Ah ben oui, pas de doute, c'est bien un livre de boudounf, le plus idiot de mes grand pères, mais aussi le plus marrant.
*se retournant vers styrion*
On veut apprendre le nain hein, tu vas bien t'amuser, notre langue est super. Et plus facile que l'humain, ça c'est sûr. Pour t'exercer à la lecture, je t'amènerai quelques uns de mes bouquins, à moins que myrtion les ait en stock.
*cherchant des yeux le gnome, le voit en haut d'une échelle;* Hé mymy, t'as mon histoire de l'horreur elfe ? Ce serait pour l'offrir à ton apprenti !!
( pitié pyrithe, je sais que je suis dans la caravane, mais c'est juste pour rire, pas éditer stp)
Edité par Pyrithe le 25/03/2008 à 18h19 : Pour laisser les gens admirer ton cri de pitié lancé désespérément, en espérant quand même toucher ma grâce, bien sur que je vais le laisser !!!! ;)
*C'était bien un client. En effet. Ou plutôt une cliente, et pas la plus agréable de toutes. Tous les sens aux aguets, Myrtion descend prudemment de son échelle, et attend le coup fourré, le petit machiavélisme qui va sans doute mettre un terme à son amusement. Le ton légèrement moqueur du personnage n'est pas pour rassurer, loin de là. Pas quand quelques sources journalistiques ont donné des pistes pour une dizaine d'affaires encore non élucidées qui lui vaudraient une soudaine vision du paradis si cela venait à se savoir. Que des ombres ou des paroles rapportées de quinzième main, mais des pistes tout de même, ce qui était déjà beaucoup. Enfin, ne nous démontons pas tout de suite, et commençons par corriger quelques libertés impertinentes dignes de l'ancêtre précité, avant de sombrer dans la panique*
Faut croire que quelques gênes n'ont pas été filtrés par sélection naturelle pour vous voir évoluer aussi négligemment dans ces lieux. Quel mauvaise brise à pu traverser votre esprit pour vous mener par chez nous? Oh, et si vous pouviez ne plus utiliser ce sobriquet dédié à quelques grandes dames du royaume, je vous en saurais gré. Dans le cas contraire, vous serez sans doute forcée à me porter préjudice, ce qui pourrait provoquer la disparition du témoignage que vous semblez vouloir transmettre au plus grand monde, et qui, au risque de décevoir votre intelligence, n'ont absolument aucune place dans un commerce de denrées scientifiques gnomes. Sans parler d'éventuelles poursuites ultérieures bien plus acharnées, que je doute de vous voir envisager du meilleur oeil.
Maintenant, si vous pouviez prendre ce qui vous sert de corps (j'appellerais plus ça une machine, bien mal conçue soit dit en passant) et le traîner jusqu'à la sortie, je m'en trouverais fort aise.
*Styrion sourit à l'entrée de la naine Orcusnf. Tout d'abord un peu étonné par sa familiarité, il trouve finalement rafraichissante cette tornade miniature qui semble capable de tout renverser sur son passage. Il manque éclater de rire en entendant la manière dont elle s'adresse à Myrtion. Il n'avait jamais imaginé que quelqu'un puisse appeler son maître "Mymy". Tout sourire, il s'apprête à demander à Myrtion quelles aventures lui ont valu ce surnom quand il avise la mine de ce-dernier. Descendant de l'échelle où il se trouvait, Myrtion s'adresse à leur client sur un ton qui coupe toute envie de rire à Styrion. L'apprenti, croit préférable de se faire oublier et se tapit derrière la sécurité toute relative que lui offre le comptoir.*
Euh... si vous n'y voyez pas d'inconvénient, Maître Plum'mol, je vous laisse vous occuper de cette... cliente. Je suis juste là, si besoin.
Mais mymy, qu'est ce qui ce passe ? Moi aussi je suis une grande dame du royaume, du moins c'est toujours ce que tu me dis aux réunions du club des champignons.
*clin d'oeil égrillard à l'intention de styrion*
Tu n'as pas besoin d'être désagréable, je te rappelle quand même que j'ai été un des plus grands érudits nains de durunne, et que à ce titre, je pense avoir mérité un peu de respect. Tu peux dégoiser avec du beau langage sur mon compte, c'est pas comme ça que tu formeras ce beau pti jeune homme qui traine dans ta boutique.
*agite la grammaire naine alors que styrion essayait de la récupérer*
Soyons honnête, ce n'était pas très sympa de ta part. Il a été élu pire manuel d'apprentissage de la langue naine par l'académie elfique des études microscopiques. Et même si mon père m'a forcé à m'en servir pour apprendre à lire et à écrire, je n'ai pu que bénir sa mort et le remplacement du manuel par un autre bien mieux fait, sinon je ne serai qu'une brute épaisse et pas la délicate créature qui honore ta boutique de sa présence.
*soulève du pied un tas de parchemins alourdis par la poussière*
Soit dit en passant, tu vends peut être des traités de mécaniques, mais tu n'as apparemment pas encore trouvé celui permettant de fabriquer un balai...
*Cette pauvre naine est folle. Seule conclusion raisonnable à la situation présente, et peut-être également à toutes les circonstances tordues et complexes que les Yriae avaient pu connaître dans les mois et les années précédentes, impliquant ce personnage haut en couleur. Myrtion aimerais bien rétorquer que oui, peut-être que ce n'était pas le meilleur manuel, mais au moins s'agissait-il d'un des rares qui ne répétait pas à chaque page à quel point cette langue était censée être belle, simple, somptueuse, magnifique, que dis-je myrifique, issue directement des essences primordiales elles mêmes, j'en passe et des meilleures. Mais bon, l'attaque n'est plus de mise face à un esprit si visiblement dérangé. Entrons quelques temps dans son jeu, et voyons comment s'en débarrasser sans trop de dégâts.*
Le club des champignons ? Mais bien sûr ! Je me souviens maintenant ! Vous exagérez tout de même un peu. Je ne faisait qu'un comparatif entre l'étendue de vos connaissance dans ce domaine privilégié entre tous et la présence physique de ceux s'y intéressant.
Styrion, aidez moi au lieu de vous planquer...
Dites-moi, vous semblez de bien meilleure humeur que lors de nos dernières rencontres.
*Mais non voyons, ce n'est pas une tentative pour détourner la conversation d'un conflit qui pourrait dégénérer rapidement si la personne avait réellement égaré on ne sait où quelques masses cérébrales. Comment pouvez-vous douter de la bonne foi d'un gnome de si respectable famille !*
Comment être de mauvaise humeur devant le spectacle d'un jeune humain attelé à la tâche si souvent décriée d'apprendre la langue naine. Je me sens même d'humeur à déclamer l'un de mes plus célèbres poêmes...
*sort un livre pour se rappeler un peu les paroles*
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
Or, or, or, or, or, or
*en a les larmes aux yeux tellement c'était beau. Se mouche dans un grand mouchoir à carreau; Styrion en est resté bouche bée devant, pense la naine, tant de beauté dans ces quelques vers.*
Et oui jeune homme, avant de devenir une agitatrice publique, j'ai aussi manié la plume et, me semble-t-il, donné quelques cours de nains à ce brave myrtion.
*diplomate, la naine décide d'abandonner le surnom que le gnome s'était lui même donné lors d'une de ces folles soirées passées.*
*"Aidez-moi au lieu de vous planquer". Alors que Styrion tentait désespérément de se fondre dans le mur de la boutique et d'y disparaitre, ces mots résonnent comme un glas à ses oreilles. Regardant alternativement le gnome et la naine, il ne sait pas trop comment réagir. Il a la désagréable impression qu'on attend de lui qu'il arbitre un jeu dont il ignore tout. Rassemblant son courage à deux mains, il allait tenter de faire diversion quand Orcusnf entama ce qui, faute d'un vocabulaire plus précis, devait certainement être un poème. La "performance" de la naine lui offre une occasion idéale de désamorcer la crise. Clap, clapp, il applaudit la prestation de la naine et se tournant vers elle dit :*
Ah ! je ne sais que vous dire. Face à votre talent les mots me manquent. Je commence à comprendre pourquoi maître Plum'mol tenait tant à ce que j'apprenne votre belle langue. Ce vocabulaire, ce phrasé si doux à l'oreille ! irrésistible.
*S'adressant à Myrtion :*
Maître, vous m'aviez caché avoir eu, en la personne de maîtresse Orcusnf, un tel tuteur. *S'approchant du gnome, il ajoute à voix basse.* Dites, j'espère que vous m'expliquerez où et comment vous avez connu un tel personnage. J'ai l'intuition que mon apprentissage risque d'être plus mouvementé que prévu si de telles personnes débarquent souvent au Comptoir.
*Revenant à Orcusnf.*
Maintes fois j'avais entendu parlé du talent poétique des nains, mais c'est la première fois que l'on m'en offre une démonstration si éclatante. J'ose espérer avoir un jour la chance d'entendre un autre aperçu de votre art. Peut-être auriez-vous l'obligeance de me confier votre recueil afin que je puisse en recopier quelques passages à méditer ?
*Styrion se rapproche de son maître et lui glisse à l'oreille ces quelques mots :*
Dites vous ne croyez pas qu'on aurait intérêt à calmer le jeu ? Je ne sais pas pour vous mais je n'ai aucune envie de me faire tabasser par cette naine. Sous ses airs sympatiques, elle a l'air redoutable. Sans compter que je ne crois pas qu'il soit judicieux de se disputer au milieu de tous ces livres. *Plus fort, il ajoute.* Que penseriez-vous de continuer cette discussion dans l'une des salles de derrière ? Allez, comme on dit en nain : "Brhagd darkls amareck !".
en réponse au message
#71 Styrion (Diplomate | niveau 10)
le 26/03/2008 à 19h27
*donne une bourrade à styrion*
T'as raison mon gars, Brhagd darkls amareck ! une bière et tout va mieux !!
*sort une gourde et avale une bonne rasade de bière*
Tu vois, en poésie naine traduite, tout est dans l'intonation. Ce qui est plus dur car en nain des mines, nous avons 847 mots pour désigner l'or, alors que vous n'en avez qu'un en humain. Je dois donc faire reposer tout le rythme, toute la musique interne sur l'intonation que je donne à mes vers. C'est difficile, ça demande des années d'entrainement et je suis une des seules naines à avoir du succès chez les humains.
*ignore évidemment que le fait d'exhiber une hache à sa ceinture à des effets très persuasifs sur la plupart des spectateurs*
C'est pas tout ça, j'adorerais discuter littérature naine avec toi pendant des heures, d'ailleurs ...
*fouille dans sa bourse et finit par en extirper un médaillon en or figurant une double hache naine ornée d'un livre ouvert pour le donner au scribe*
... Prends ça et porte le bien en évidence, comme ça les nains sauront que tu es de mes amis et t'ouvrirons les portes de ma bibliothèque personnelle ! Un truc incroyable, huit cent ouvrages taillés dans la pierre, soixante dix ouvrages techniques pyrogravés dans des livres en bois et même l'intégrale des archives de la nainternationale. Tu pourras te faire plaisir en les consultant.
*se frappe le casque du poing*
J'oubliais la raison de ma visite, il me faut un traité de mécanique gnome, je pense ne pas m'être trompé d'adresse.
*Ouverture du tiroir caisse. Déballage des produits. En l'occurence une langue de gnome bien pendante. Enfin, tout de même pas, mais peu s'en faut. Ce n'est en aucun cas ce poème très particulier qui provoque la réaction de Myrtion et l'empêche de répondre de suite aux suggestions de son nouvel apprenti somme toute bien dégourdi (le pauvre n'a pas pris conscience de l'ampleur de la situation, sans doute.) Pas plus que cet usage surprenant de la langue censée être enseignée, qui aurait eu le mérite de lancer tout de même quelques frissons sur toute la surface de son épiderme, s'il en avait perçu quelque chose. Non, rien de tout cela. Juste la crispation due à cette tension qui ne voulait pas le quitter depuis l'entrée d'orcusnf, et la simple constatation de son corps qui ne voulait plus effectuer un mouvement simple. Une crampe. Merde, c'était bien le moment. Fallait faire ses exercices, vieille peau ! Oui, vous l'aurez compris, ce n'est pas vraiment la surprise que marque ce faciès soudain déformé. Juste un cri de douleur repoussé avec la plus grande détermination. Pourquoi cela arrivait-il maintenant ? Un coup à vous faire maudire toute la chaine des primordiaux et des songes. Pitié, faites que sa recrue ait des talents de guérisseur également.
Seule l'expression "une des seules naines à avoir du succès chez les humains." atténue légèrement la honte du moment par un léger accès d'ironie. Mais se faire soigner par elle ! S'il vous plait, tout mais pas ça. Conserver au maximum les apparences. Oui, c'est ça. Il fait un signe à Styrion, espérant que celui-ci comprenne qu'il pouvait se charger de la commande. Faites qu'il comprenne ! *
*Styrion, reconnaissant, passe le médaillon à son cou.*
Je ne sais que vous dire. C'est vraiment trop d'honneur. Dès que j'aurai progressé dans mon apprentissage du nain et réussit à me libérer un peu de temps libre pour m'éclipser du Comptoir, je vous assure que j'irai compulser les ouvrages de votre bibliothèque.
*Le scribe se tourne ensuite en direction de Myrtion pour lui faire admirer son "trophée". Avisant la mine du gnome, Styrion s'apprête à lui demander ce qui ne va pas, mais son tuteur le réduit d'un geste au silence. Le froncement de sourcil du gnome et sa posture sont suffisamment explicites pour que Styrion comprenne que son maître n'est pas en état de s'occuper de leur cliente. Les premières secondes de panique passées, le jeune homme, après une courte et silencieuse prière à Corthelian, se place entre la naine et le gnome et s'approche de ce-dernier.*
Je ne sais pas ce qui vous arrive, mais je crois comprendre que vous ne voulez pas que notre cliente remarque quoi que se soit. Si j'ai raison clignez des yeux. Très bien. Essayez de prendre un air sévère... parfait *Plus fort il ajoute.* Quoi ! J'ai bien entendu ? Vous voulez profiter de la présence de votre amie pour me faire passer un test ? Non, vous n'êtes pas sérieux ! Vous souhaitez que je la serve comme si j'étais seul dans la boutique... Bon, et bien je suppose que si je veux conserver mon poste, je n'ai pas vraiment le choix.
*Styrion se tourne alors en direction d'Orcusnf en prenant bien soin de se placer entre elle et maître Plum'mol. Arborant un sourire un peu crispé il dit :*
Madame, il semblerait que je vais avoir l'honneur de m'occuper de vous. Ainsi donc, vous cherchez un traité de mécanique gnome. Le moins que l'on peut dire c'est, qu'en effet, vous avez frappé à la bonne porte.
*Priant pour que Myrtion soit parvenu à adopter une posture neutre, il passe derrière le comptoir et saisit l'épais volume qui s'y trouve. Il le pose devant lui et en tapote affectueusement la couverture. Toujours souriant, il demande à la naine :*
Je suppose qu'une personne de votre qualité à une idée bien précise de ce qu'il lui faut. Dites moi tout et voyons si nous avons en stock quelque chose qui vous convienne.
*Malgré son assurance de façade, Styrion ne peut s'empêcher de jeter un coup d'œil à son maître pour voir comment il va.*
Oh oui, je sais exactement ce que je veux.
*sort un parchemin et le déplie sur le comptoir, indiquant les différentes parties du dessin au scribe*
Comme vous le voyez jeune homme, il me faudrait un mécanisme permettant de produire de l'énergie à partir d'un mouvement rotatif, comme par exemple une manivelle. Evidemment, je voudrais pouvoir conserver cette énergie assez longtemps pour pouvoir ensuite la redistribuer à ma guise dans d'autres mécanismes. J'ai pudiquement nommé cette énergie, que j'ai découvert il y a quelques mois, orcusnfricité, et j'ai aussi une idée de quelques métaux qui semblent pouvoir conduire cette énergie, mais il me manque le moteur de production. Les miens sont trop gros et trop lourds, je voudrais pouvoir adapter ce mécanisme à un véhicule.
*myrtion, dans son coin, frissonne en entendance cet exposé, se figurant que la naine veut construire une nouvelle machine de guerre destructrice. Styrion, naif comme un humain, ne voit là que de fabuleuses perspectives technologiques. Orcusnf, attendant que styrion cherche un traité approprié, s'accoude au comptoir et interpelle myrtion*
Dis myrtion, j'ai gagné un tonneau de jus de pissenlit, ça te va comme paiement ?
*Sa plume toujours derrière son oreille, Styrion cherche un parchemin pouvant intéresser la naine. Il étudie l'index et note sur un bout de parchemin les côtes référencées sous les rubriques "énergie - production et stockage". D'après ce qu'il voit contenter Orcusnf ne sera pas chose aisée. Il semblerait en effet que les gnomes privilégient les énergies hydrauliques couplées à des systèmes complexe de poulies et de ressorts. Quatre parchemins mentionnent cependant une énergie étonnante susceptible d'être stockée et redistribuée à l'envie. Alors que Styrion allait proposé à Orcusnf d'aller jeter un oeil à ses traités, la naine, s'adressant à Myrtion, propose de payer en jus de pissenlit. Styrion n'en croit pas ses oreilles. Il glisse les références dans sa poche, referme l'index et toussote pour attirer l'attention de sa cliente.*
Excusez-moi, maitresse Orcusnf, mais je crains que nous n'ayons un léger problème. Je ne suis pas sans savoir que maître Plum'mol raffole du jus de pissenlit, mais je me dois de vous informer que vous traitez actuellement avec moi. Or il se trouve que je me vois mal demander à Myrtion ma commission de 10% sur un tonneau de jus de pissenlit. Je suis persuadé que vous comprenez mon problème.
*Styrion range l'index à sa place sous le comptoir. De sa poche il tire le parchemin sur lequel il a noté les références intéressantes et le regarde attentivement puis le dépose sur le comptoir.*
Voilà ce que je vous propose. Si je ne m'abuse, un tonneau de jus de pissenlit doit coûter entre 10 et 15 pièces d'or. Que diriez-vous de 20 pièces d'or par traité ? Ce me semble être un prix correct. Après tout, le jus de pissenlit est bien plus facile à trouver que des traités gnome en Yria. Non ? Et je suis persuadé que vous pourrez facilement récupérer votre mise en utilisant à bon escient les connaissances contenues dans ces traités. *Styrion se penche par dessus le comptoir et murmure à l'oreille de la naine.* Je suis vraiment désolé, n'y voyez rien de personnel. C'est simplement que j'ai déjà eu l'occasion de me faire engueuler par Myrtion à propos de réductions potentielles et je ne tiens pas particulièrement à renouveler l'expérience. Alors qu'en dites-vous ?
*sourit en découvrant un adversaire à sa taille, et non pas un gnome courbé par le poids de sa honte d'être gnome*
Non, je propose 12 po par traité.
*air consterné de styrion*
12 po par traité et un tonneau de jus de pissenlit en prime, et là, je me tranche la gorge. Moi aussi j'ai des frais annexes, et faut comprendre aussi que la réduction que l'on m'accorde aujourd'hui est l'assurance d'une absence d'attentats ou actes malveillants pour l'année à venir. Or, je crois qu'un garde serait beaucoup plus cher à ,payer que cette misérable réduction.
*Styrion observe la naine par dessus le comptoir et note, pour la première fois, la présence d'une inquiétante hache d'arme à la ceinture d'Orcusnf. Un examen rapide lui confirme que la naine transporte à n'en pas douter quantité d'autres armes. Ces découvertes éclairent d'un jour nouveau la présente tractation. Il est clair que les menaces à peine voilées proférées tantôt ne sont pas à prendre à la légère. Styrion jette un coup d'oeil discret à Myrtion, mais ce-dernier, si l'on se fit à sa posture, ne semble pouvoir lui être d'aucune aide dans l'immédiat. Le scribe décide alors de suivre son instinct et d'agir ainsi qu'il l'a toujours fait quand il s'occupait des comptes de la ferme familiale. Souriant à son tour, il s'adresse à la naine :*
Maitresse Orcusnf, je constate à mon grand plaisir que la réputation des nains n'est pas usurpée. Vous êtes redoutable en affaire. Il faut dire que vous arborez des arguments... acérés. Votre proposition, en l'état actuel du marché, me semble raisonnable. Je vous demande simplement de m'accorder quelques secondes.
*Styrion sort d'un tiroir un parchemin vierge. Il saisit sa plume, en encre l'extrémité et se met à écrire. Son travail terminé, il prend soin de nettoyer sa plume puis s'assure que l'encre sur le parchemin est sèche. Enfin il s'assure de ne pas avoir fait d'erreur. Satisfait, il fait glisser le parchemin jusqu'à Orcusnf.*
Comme vous pouvez le voir, je me suis permis de rédiger un contrat. N'y voyez la aucune offense. Je vous fais pleinement confiance, mais mettons cela sur le compte d'une déformation professionnelle : je ne peux m'empêcher d'écrire, voyez-vous ? *Bien qu'il tente de n'en rien laisser paraitre, la nervosité le gagne peu à peu et il n'arrive qu'au prix de violents eforts à détacher son regard de la hache.* Ainsi que stipulé, le Comptoir de l'Etincelle s'engage à vous céder les droits de copie sur les quatre traités susmentionnés pour la somme modique 48 pièces d'or et un tonneau de jus de pissenlit. En contrepartie vous reconnaissez que le Comptoir jouit d'un statut particulier qui le protège de tous attentats ou dégradations de votre part ou de celle de votre organisation. Si les termes vous conviennent, il ne vous reste qu'à aposer votre marque au bas du parchemin. Cela fait, nous irons chercher les parchemins qui vous intéressent. Bien entendu je suis tout disposé à vous faire une copie de ce contrat pour vos archives personnelles. Disons qu'il s'agit d'un reçu pour les services mutuels que nous nous rendons.
*Il déglutit et attend inquiet la réponse de sa cliente.*
*lit attentivement le contrat, cherchant les petits caractères ou la malice cachée, voit bien que le contrat est perpétuel mais n'en a cure;*
Qui va payer les frais de copie ? C'est que ça revient cher à payer l'encre, le parchemin, la couleur pour les schémas, le buvard et le sable pour sécher l'encre. Il y en aura pour facilement 2po.
*s'amuse de la pâleur de Styrion, peu habitué à des négociations aussi acharnées, le pauvre en est à son premier nain, et pire encore, à sa première naine. *
*De petites goutes de sueur perlent au front de Styrion. Il observe la naine tandis qu'elle lit le contrat. A son corps défendant il ne peut empêcher ses yeux de s'attarder sur la hache que porte la naine. En attendant le verdict de sa cliente, il adresse une prière silencieuse à Corthelian et, par précaution, à tout dieu qui pourrait être à l'écoute. Orcusnf relève la tête et dans un sourire interroge Styrion sur le prix des copies. Malheur ! Sa prière ne semble pas avoir été entendue. Alors que toute couleur déserte sa face, notre jeune scribe se rend compte de l'erreur qu'il a commise. A contrario, le sourire de la naine s'épanouit de seconde en seconde. Il est clair qu'elle se réjouit de la situation. Styrion n'a d'autre choix que de confesser son erreur. Il s'incline face à la naine, signifiant ainsi qu'il reconnait sa défaite.*
Maitresse Orcusnf, je suis bien obligé de m'incliner face à vous. Enfin je suppose qu'il est difficile à un humain sans expérience de l'emporter face à une naine de votre trempe. *Ajoute-t-il d'un air dépité.*
*Styrion tire de derrière le comptoir un parchemin sur lequel sont portées les différentes formules de copie pratiquées par le Comptoir de l'Etincelle. Il le tourne de façon à ce que sa cliente puisse le lire.*
Comme vous pouvez le voir nous proposons différentes formules. Le modèle de base, sans fioriture sur du parchemin de qualité inférieure, ne coûte que 50 pièces d'argent. Nous vous proposons une formule intermédiaire, idéale pour une utilisation courante et la conservation des textes, au prix de 1pièce d'or. Enfin, la formule "grand luxe" à 2 pièces d'or vous donne droit à une copie parfaite. Je ne saurais trop vous conseiller cette dernière. Elle est en effet idéale pour les traités de mécanique gnomique pour lesquels il est primordial que les schémas soient recopiés avec le plus grand soin. *Sur le ton de la confidence, Styrion ajoute.* Etant entendu que vous avez eu l'honnêteté de me faire remarquer mon oubli, je vous propose une offre exceptionnelle. Si vous êtes d'accord, je suis prêt à vous faire la formule "grand luxe" au prix du modèle intermédiaire. Soit les 4 traités recopiés pour 4 pièces d'or seulement. Je ferai les copies moi-même et vous les livrerai aussitôt que je les aurai terminées.
*Styrion se dit que, si tant es que la naine accepte, le surcroit de travail occasionné ne sera rien en regard de la valeur d'un contrat protégeant à vie le Comptoir de l'Etincelle de tout attentat. Et puis, son père ne disait-il pas que les meilleurs contrats sont ceux qui satisfont tous les signataires ? Sans compter que Myrtion n'aura pas à se plaindre de cette réduction, le jeune scribe s'occupera des copies sur son temps libre.*
*réfléchit intensément à la proposition, l'expérience lui a maintes fois montré qu'il valait mieux perdre quinze minutes que deux oros. Finalement, en souriant, elle parvint à une solution.*
J'ai une idée, si on remplaçait les 4 po par un traité de mécanique naine que je venais vendre à myrtion*
*sort un parchemin de sa poche et le déplie sur le comptoir.*
Voici comment fabriquer un fil à couper le beurre. magnifique non ? Avisez la belle mécanique, vous posez le beurre déballé sur ce plateau, pour ensuite glisser une pièce dans cette fente là-haut. La pièce déclenche un levier qui, répercuté sur plusieurs gros ressorts, crée une énergie assez forte pour actionner le ventilateur que vous voyez là. Lequel ventilateur crée un courant d'air chaud qui attendrit la couche extérieure du beurre, le rendant malléable aux suggestions de ce coton tige qui, en quelques appositions délicates, finira de découper un morceau de beurre délicieusement fondant et jamais agressé par la moindre arme aiguisée. Un must pour les pacifistes, si vous voulez mon avis.
*ne précise pas que la pièce dont elle parle est en fait une pièce d'argent, qui tombe ensuite dans un casier dont elle seule aurait la clé, dans l'idéal*
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