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Comme au 18ième siècle, les écrivains des lumières se réunissaient pour partager leurs impressions, j’ouvre ce topic pour que les écrivains de ce site exposent leurs conseils aux nouveaux. Les non-écrivains peuvent aussi expliquer ce qu’ils aiment dans une œuvre littéraire.
Cela éviterait aux écrivains en herbe de tomber dans de grossiers pièges et rehausserait sans doute le niveau de certain écrit qui laisse à désirer.
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#16
Faith InTruth (Seraphin | niveau 14)
le 30/07/2005 à 00h36
Ce que j'ai aimé dans le " parfum", c'est qu 'il transpose presque un des poèmes de Baudelaire, " l'invitation aux sens" et, surtout celui de l'odorat. Je suis extrèmement sensible à l'atmosphère d'un livre, à ce qu'il dégage, à l'aura dont il est nimbé..Pour moi, les descriptions trop courtes faussent un peu justement cette ambiance, bien que j'ai une imagination débordante, j'aime aussi que l'écrivain nous fasse pénétrer au coeur de son art, de son esprit si j'ose dire...Voilà sans doute pourquoi j'aime Zola, ou que j'ao adoré Patrick Süskind...eci étant je suis également d'accord avec toi, les descriptions doivent être d'une longueur ne frisant pas l'anormalité, comme c'est le cas pour Balzac..A force de trop vouloir tout montrer, il m'ennuie...
De même, l'écriture est une façon de penser et de réagir à travers la plume et le papier, intermédiaires concrets d'une chose abstraite, ils doivent aussi transmettre, c'est pour moi leur but essentiel. Un livre avec une intrigue rondement menée, mais avec des personnages on ne peut plus plats, ternes et quasi inhumains, je n'accrocherais pas..Parce que écrire, c'et aussi vivre par intermittence, faire naître un souffle...
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...un soufle venant du coeur, de l'âme même de l'écrivain. Cela peut paraitre bête mais écrire donne pour moi un sens à ma vie, une sorte d'acomplissement. C'est comme laisser notre esprit, notre vie, notre trace, nous, inaliénable dans le temps grace à la plume, un sentiment exessivement fort.
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#23
nuada (Gardien de la Nature | niveau 15)
le 10/09/2005 à 17h09
Et voilà exactement ce que je pense...Et la raison de mon admiration pour les poètes non conventionnels, qui ne comptent pas forcément sur des rimes pour faire joli....
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#24
Thaïs Erin (Grand Alchimiste des Arcanes | niveau 19)
le 10/09/2005 à 17h22
Qu'ils soient poètes, nouvelliers, fabuliste ou écrivain, peu importe en réalité, du moment qu'il arrivent à sortir du modèle archétypique pour réussir à nous retrensmettre une patie personnel d'eux même grâce à leurs écrits. Je suis très sensible à ça quand je lis. Et je pense que ce but existe chez beaucoup d'auteurs. Et j'aime à savoir que certain ont réussi. Un exemple:
"Je te donne ces vers afins que si mon nom
Aborde heureusement aux époques lointaines
Et fait rêver un soir les cervelles humaines
Vaisseau favorisé par un grand aquilon..."
C. Baudelaire, je trouve que ces vers sont très explicites sur la nature du but de l'écriture.
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#25
nuada (Gardien de la Nature | niveau 15)
le 11/09/2005 à 10h52
Baudelaire...c'est tout un mythe que tu nous cite là..Poète à l'esprit embrumé par l'opium, mais quel poète! L'albatros, voilà une de ces poésies, toutes simples, qui me va droit au coeur...
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Moi, il m'a fait découvrir un super procédé qui donne beaucoup de puissance au poème: reprendre la première phrase d'une strophe dans la dèrnière ("Réversibilité" par exemple m'a beaucoup touché)
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En écrivant, je me suis rendu compte qu'il m'était beaucoup plus dur d'écrire à la première personne plutôt qu'à la troisième. Qu'en pensez-vous ?
Et que pensez-vous des oeuvres comme Candide ? Pensez-vous qu'un message philosophique se cache derrière la plupart des oeuvres, même à l'insu de l'auteur ?
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#28
Seth Obscur (Lame de Mort | niveau 14)
le 03/11/2005 à 11h18
eh bien je pense comme toi, qu'il est plus difficile d'écrire à la première personne qu'à la troisième, je pense que c'est parce que le point de vue est alors interne, on ne peut donc pas avoir les pensées des autres personnages...
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#28
Seth Obscur (Lame de Mort | niveau 14)
le 03/11/2005 à 11h18
Je ne suis un pas un gros mangeur de livres (et pourtant les murs de ma maison en sont tapissés) mais je dois dire que j'ai beaucoup aimé les livres de Voltaire: Zadig, Candide et Micromégas (dans une moindre mesure mais c'est un problème d'époque) car justement je trouve que ses idées sont bien exprimées, pas forcément conventionnelles et qu'elles apportent de bonnes pistes pour des débats pour peu que les lecteurs soient capables de comprendre une idée avec laquelle ils ne sont pas d'accord (ce qui est malheureusement très rare aujourd'hui). Pour ma part, je trouve que ces idées sont souvent bonnes et j'apprécies particulièrement son usage de l'ironie.
Ce qui me permet d'enchaîner sur une part de réponse à la question de départ. Personnelement, j'aime bien les livres dans lesquels l'auteur est capable de se mettre à la place de chaque personnage, de lui donner une identité propre qui n'est pas simplement une surface. Des personnages dont on comprend la complexité sans qu'il ne soit simplement écrit :"c'est une personnage complexe". Un bon livre, c'est un livre dans lequel on rentre grâce à l'univers qu'il propose, de ce qu'il dégage et à partir de là, la technique est selon moi totalement superficielle même si elle peut apporter un plus.
Ah oui et je rejoins ceux qui pensent que 15 pages de descriptions pour une cheminée cassée sale et poussiéreuse , comme peut en être capable Zola, c'est ennuyeux. Mais je parle de mon mode de lecture qui diffère selon les individus bien entendu et je conçois tout à fait que certains aient besoin de cela pour se faire une idée du décor.
Cela dit, peut être que, plus que les descriptions, c'est le côté misérabiliste qui m'a déplu dans Zola car les descriptions dans le Seigneur des anneaux ne me génaient pas et je ne suis pourtant pas un fanatique d'héroic fantasy.
Moralité, je préfère le contenu que la forme. L'imaginaire et l'intelligence prime sur l'écriture.
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#28
Seth Obscur (Lame de Mort | niveau 14)
le 03/11/2005 à 11h18
pour moi c'est l'inverse, j'ai bien plus de facilité à écrire à la première personne, ce qui permet, selon moi, de laisser libre cours à son imagination et à sa sensibilité. je ne sais pas comment vous rédigez vos textes, mais quand j'écris, que ce soit un poème ou un récit, pêu importe en fait, les images m'agressent littéralement, je ressens presque le souffle du vent sur mon visage ou la douleur des personnages (oui je sais, je suis schyzo)
En ce qui concerne Candide je n'ai pas aimé,ce n'est pas un livre qui m'a transcendé ou dont le pseudo message m'a sauté au visage, j'ai juste trouvé ça long, triste et, à part quelques moments parfaits, trop simpliste...Ah, Zola ne décrit pas pendant des heures une cheminée encrassée, mais insuffle la vie à chacun de ses objets, et ce que j'aime chez lui, c'est la tragédie de ses personnages, la folie douce qui en émane, et leurs caractères ambigüs, profondément humains. Par exemple, le personnage de Thérèse Raquin est superbe de vie et de véracité.
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Bonjour à tout le monde, je me décide à me mêler un peu aux habitants d'Yria et souhaitait présenter mes hommages aux écrivains en herbe qui peuplent cette taverne.
Je suis moi-même un jeune apprenti scribe vivant dans le fol espoir de voir mes livres publiés.
Je viens d'achever l'écriture de mon premier roman "gothico-steam-fantasy" et travaille actuellement d'arrache-pied sur sa suite.
Pour entrer un peu dans le sujet du moment, en ce qui me concerne j'écris à la troisième personne, bien que mes personnages reflètent tous plus ou moins une facette de ma personnalité ou de mon histoire. Il est vrai que l'emploi du "il" permet souvent de masquer le fait qu'on parle un peu de soi-même.
Le "je" me vient bien plus souvent en matière de poésir, en revanche...
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repetit passage eclair pour repondre à ce jeune nouveau membre
comme le disait si bien françois mauriac, les heros de nos romans sont composés de l'aspect refoulé, inconscient de notre âme.
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Je vais bientôt rédiger un essai, et sincèrement j'ai peur pour celui qui va le lire: malgrés des efforts surhumain, il sera rempli de fautes:-(
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#34
felgor (Soldat | niveau 5)
le 16/11/2005 à 19h35
ce n'est pas très grave, l'important est que tu y ais pris plaisir. Pour les fautes, pourquoi ne pas demander l'aide de ton entourage ?
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#22
Thaïs Erin (Grand Alchimiste des Arcanes | niveau 19)
le 10/09/2005 à 10h33
- C'est l"Invitaion au Voyage" chère Thaîs, mais..."qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse" ! :)
Sinon, belle discussion que voilà !
- Au long de ma longue vie réelle, j'ai du lire plus de 2000 livres ou plus et au lycée, je haîssais certains auteurs classiques, idem en fac, mais je me suis forcée pour "connaître" ou "co-naître" au sens de "naître avec".
Maintenant je lis ce dont j'ai envie, mais me force encore un peu pour me tenir au courant ! :))
- Je pense qu'écrire a la 1ere personne, révèle un tempérament extraverti, l'auteur n'ayant pas crainte de se voir diffamé par des lecteurs voyant en son oeuvre une autobiographie. Le JE est en effet un reflet de l'inconscient plus visible que le IL ou ELLE.
Mais j'écris aussi à la 3eme personne et mieux au masculin parfois ce qui n'est pas rare hein?
- Pour toute correction de manuscrit, écrivez-moi, je le fais dans la vie ainsi que des traductions, donc je trouverai bien un créneau pour certains d'entre vous !:)
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#36
Melmiriel (Sorcier | niveau 18)
le 18/11/2005 à 03h54
* honteuse, Thaïs s'agenouille pour être fouettée*
Tout à fait, mel, comme tu le dis si bien, efin l'importance réside dans le fait que vous avez bien sûr tous reconnu le poème dont je parlais...En fait écrire à la première personne n'est pas vraiment le reflet d'un comportement extraverti, mais plutôt d'une timidité latente et quasi maladive qui trouve à s'exprimer par le biasi de l'écriture, comme d'autres fondent leurs espoirs sur la peinture, sauf que ce sont les mots qui forment le dessin plus ou moins abstrait et non l'inverse...
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Bonjour,
il est toujours difficile de donner des conseils pour écrire, quand on voit la diversité des romans (je parlerai de romans et non de poème, c'est plus mon thème) qui ont du succès. Je note toutefois que les romans qui marchent aujorud'hui n'ont pas grand chose à voir avec ceux du XIXe ou du début du XXe. Le style dépouillé de Camus semble avoir fait école.
Aujourd'hui, les romans se concentrent sur l'action et peu sur la description. Le lecteur est habitué au cinéma, et n'aime pas perdre du temps avant de savoir ce qui doit se passer.
J'avoue que ce n'est hélas pas la littérature que j'aime, et que quand j'écris, tant qu'à faire, j'écris le livre que j'aimerais lire.
Concernant la créativité, je doute que l'on puisse vraiment aujourd'hui inventer quelque chose qui n'a pas déjà été raconté. Même Star Wars est une histoire extrêmement classique...
Les ingrédients sont les mêmes pour tous les bons plats... mais ce qui fait la différence c'est la manière de les cuisiner.
En fantasy, on ne cessera jamais de parler de chevalier partant sauver une princesse, de personnes anonymes se découvrant une autre identité plus magnifique, et tout autre stéréotype que l'on peut tenter de masquer sous quelque variantes, mais qui restent des fondamentaux. Parce que ce sont des histoires qui nous plaisent, qui nous parlent.
Quant à écrire à la première personne, je me garderai bien d'y jeter des interprétation pseudo psychologiques hâtives. Je me suis posé la question de l'écriture à la première personne pour mon roman, mais j'y ai renoncé pour le moment. C'est un style que j'ai bien aimé chez Sir Conan Doyle (Sherlock Holmes) (car le sujet est Watson, un personnage secondaire) , et pas tellement chez Robin Hobb, car le sujet est le héros lui-même.
Ecrire à la première personne est un exercice très difficile, car l'auteur doit mettre de côté son omniscience pour ne plus parler que de ce que sait le narrateur. Il ne doit aussi parler que de SON ressenti, SES impressions, à l'exclusion de tout autre. C'est très contraignant !
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#38
Vinyamar (Enfant de Choeur | niveau 1)
le 12/03/2006 à 21h13
en fantasy, glen cook ne part pas vraiment dans les sentiers battus!! comme steven brust aussi! ( bon ils ont le même thème, j'avoue)
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#39
orcusnf (Maître du Renseignement des Arcanes | niveau 19)
le 13/03/2006 à 19h22
J'ai presque peur de demander, mais bon, soyons une petite fée courageuse : de quel thème s'agit-il exactement Orcu ?
Je n'ai rien contre l'inovation, bien sûr, mais en général quand on parler d'inover ou de sortir des sentiers battus c'est uniquement pour parler d'une nouvelle façon de choquer le lecteur... Donc, je suis méfiante. Mais je reste un bookworm, je ne sais pas trop comment traduire, une livrovore tiens. Alors je m'informe quand même !
c'est que j'ai l'estomac délicat moi...
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#40
Ainara Chris (Bibliothécaire en Chef | niveau 16)
le 17/03/2006 à 22h52
ben en fait, ces 2 auteurs ( qui sont amis mais ont ecrits parallelement la même chose sans le savoir) ont choisi de representer une compagnie de mercenaires...qui combattent pour les méchants. je ne connais pas trop brust qui sort sa série vlad taltos en france 20 ans apres la sortie aux usa, mais pour cook, c'est la compagnie noire. vieille compagnie centenaires qui part dans l'empire du nord, elle est une famille de quelques centaines d'hommes, les meilleurs au monde, comme toujours. 9 tomes sortis chez l'atalante, j'attends le 4e en j'ai lu.
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