 |
|
Une boutique sombre aux couleurs noir et rouge, en face de la forge.
Un jeune apprenti sorcier ouvre cette échoppe un peu plus spéciale que les autres.
"Ici, ventes d'articles de magie et tout accessoires concernant le monde de la sorcellerie. Aides aux problèmes de la vie par la magie, et études de celle ci."
Bienvenue dans la première boutique axée sur la magie de ce monde. Le jeune apprenti Pyrithe tient ce magasin un peu spécial, et vous aidera par un dérivé de la science et de la médecine traditionnelle. Bien sur, sa toute récente accession au statut d'apprenti sorcier ne lui confère pas les pouvoirs d'un mage, et il ne pourra pas faire de miracles... Mais la magie réserve bien des surprises, et des plus merveilleuses à qui l'utilise.
Entrez donc dans ce lieu sombre et mystérieux qui recèle des secrets pour bien des hommes, et pourra peut être vous apporter quelques aides et un peu de bonheur en s'appuyant sur ce don magnifique que nous a donné Celnystra, la grande Tisseuse: la Magie!!
Edité par Pyrithe le 07/07/2005 à 18h21
Edité par Terenas le 18/01/2006 à 21h05
|
|
|
| | |
|
|
| | |
 |
|
|
Luuna vit Laniya passer, dissimulée dans l 'ombre, elle observait l'activité de la boutique du maitre de magie depuis un moment déjà ...elle sourit en pensant à ce qu'il était devenu , il était déjà bien loin le forgeron., maitre de magie..Elle rajusta sa cape et grimpa silencieusement le long de la façade pénétrant dans la chambre vide de fleur sauvage. Elle resta un instant à regarder autour d'elle, tout était silencieux, elle se glissa dans le couloir puis lentement descendit aux cuisines .attrapant au passage un morceau de pain au noix et tout en grignotant elle se servit un grand verre de vin.*
ah mon cher pyrithe tu as toujours su choisir le meilleur. * elle laissa le vin réchauffer son corps doucement et sourit . Elle le sentait , il savait qu elle était là. amusée elle découpa un morceau de saucisson et continua son repas.*
* lentement elle sortit de son sac un parchemin précieux.et murmura de façon inaudible pour le commun des mortels*
voici ce que tu attendais mon cher ami, la formule qui te permettra d'accéder au pouvoir tant désiré ... j'ai fait ma part tu as les deux partie de l'artefact et la formule, la conjonction est proche et les forces puissantes il est temps de sacrifier l'élue...le sang de l'innocente doit couler Maitre , tes terres t attendent ...
*ses yeux brillaient , elle croqua dans la miche de pain sauvagement et sourit*
Edité par luuna le 10/09/2008 à 23h01
|
| |
 |
|
en réponse au message
#1102
luuna (Maître Assassin | niveau 15)
le 10/09/2008 à 23h00
*Pyrithe emprunte le couloir qui mène aux cuisines. De façon nonchalente, il marche lentement, d'un pas sur mais léger. Sa cape traine par terre, sa capuche flotte sur ses épaules. Son baton surmonté de son cristal luit faiblement. N'importe qui aurait eu peur de lui, de par son attitude, et ce qu'il dégageait. Mais là, quelques rares personnes aurait pu y déceler de la nervosité, au moins en petit quantité.*
*Maintenant au cuisine, il se trouve face à une personne de dos. Nullement surpris, il savait qu'elle était là. Il en était heureux, mais il tremblait à l'idée de la revoir. Inutile de signaler sa présence. Elle savait qu'il était là, autant que lui savait qu'elle l'était. Il avait changé, elle aussi peut être... ca le rendait un peu nerveux. Tout ce temps...*
Je vois que tu n'as pas perdu tes habitudes Luuna...
*l'assassine se retourne lentement, visiblement parfaitement à l'aise*
*Pyrithe s'approche, et sans quitter son regard, se sert aussi un verre de vin. Il boit le verre d'un trait, et pose le verre à coté du parchemin sur la table*
*il fixe le parchemin un instant, il a écouter les paroles de luuna, et il constate qu'elle a rempli son engagement jusqu'au bout. Elle lui a permis de retrouver les morceaux de dague, et d'obtenir le parchemin. Il peut désormais prétendre à la toute puissance... s'élever au rang de Divinité s'il le désire, et se venger par la même occasion, ses yeux se mettent à luire, ses pupilles s'enflamment, il regarde à nouvaux Luuna*
Alors tu l'as trouvé...
*il bourre sa pipe de tabac, l'allume de ses doigts, puis expire une bouffé de tabac odorant dans la pièce*
*il s'asseoit sur le rebord de la table, à coté de luuna qui reste debout*
Je serais curieux de savoir ou tu l'as trouvé... C'est un objet qui suscite bien des convoitises, bien que peu de gens puissent prétendre à s'en servir...
*il marque une pause avant de reprendre*
Et que dois je faire Luuna, ensuite? Les Marcheurs de l'Ombre, l'Elue, toi... tout est si flou!
*il se lève*
Tu es partie trop longtemps. Les choses sont devenues flous, je ne sais plus qui est qui, qui joue le rôle de quoi...
Et puis, j'imagine que ce n'est pas un cadeau pour mes beaux yeux... qu'attend tu de moi? Tu participes à ce qui pourrais conduire à me faire devenir bientôt le plus grand Mage de l'histoire de Duruune... quel est ton intêret?
|
| |
 |
|
en réponse au message
#1103
Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15)
le 11/09/2008 à 03h05
Flou dis tu ?*elle leva un sourcil* Soit , s'il faut te raffraichir la mémoire ...
*elle but lentement une gorgée de vin, puis alla saccouder à la fenêtre,elle fixait
les ténèbres qui avaient envahi peu à peu la rue et jouait avec son verre.
La fenêtre entreouverte laissait passer un courant d'air qui jouait avec une mèche de ses cheveux.
A la lueur de la bougie son visage blême s'était adouci,une mélancolie peu commune pour qui connaissait
le personnage avait tissée sa toile dans les yeux de l'assassin.*
Il t'a fallu si peu de temps pour oublier le forgeron , si peu de temps ...
*elle pensait qu'à la même époque Umbre était encore en ville, il était son maitre et... son ami. Il avait toujours une
longueur d'avance, chacun de ses gestes, de ses attaques, quelque soit l'arme...
Il lui avait appris a tuer,à ne craindre ni la douleur, ni la peur. Elle se rappelait ...la trahison d'arésius...
Luttant contre un vertige venu du passé, elle ferma un instant les yeux,chassant les fantomes qui se formaient dans
le reflet de la vitre,elle prit une profonde respiration et reprit.*
dans cet immense toile magique tissée par Celnystra sur notre monde , chaque vie ne tient que par un de
ses fils
*elle passa le doigt le long de la lame de son poignard, une ligne rouge de sang apparue lentement*
toutes nos vies sont liées entre elle, qui peut savoir la repercution de tes choix, ni de tes décisions sur chacune d'elles
...quand a mon intérêt, saches que je serais à tes cotés et non contre toi pyrithe, ce que tu me dois sera réclamé en son
temps.patience
*elle se tourna vers pyrithe*
il a des mois de cela lorsque je suis venue, tu as scellé un pacte ...tu as devant toi tout ce qu'il te faut maintenant
pour honorer ce pacte et retrouver ta véritable place en ce monde. Toutefois pour affronter la créature et absorber son
pouvoir il te faudra un sacrifice ...*elle sourit* mais je vois à tes yeux que la mémoire te revient...
La lame a retrouvé sa garde et les mots peuvent dorénavant être chantés, sur l'autel le sang pur doit couler, tu boiras et
apprendras qu'il faudra mourir pour renaitre ...
*elle fixa l"étrange parchemin, puis se dirigea vers pyrithe*
Devant ton pouvoir les marcheurs s'inclineront alors, tu auras tous les trésors qu'ils entreprosent depuis des siècles et
seras le dépositaire de leurs secrets les plus noirs, tu pourras redistribuer les cartes comme bon te semble... peu
m'importe.mais tu découvriras aussi que chaque médaille a son revers .
*elle s'approcha, lentement du mage en le fixant, lui frolant le visage du bout des lèvres,elle murmura à son oreille.*
Tu vas être confronté maintenant à un choix cornelien mon ami
car pour tout cela le sang de l'élue, doit couler ... te souviens tu maintenant ...tu dois libérer le loup qui sommeil en toi
et oublier l'humanité qui t'empèche d'agir.
*elle passa son doigt rougi de son sang sur la joue du maitre de magie y laissant un étrange symbole qui fut absorbé
immédiatement. Il ne put retenir une étrange sensation pendant un instant et ferma les yeux
Elle sourit en murmurant *
te souviens tu maintenant
*puis son visage se durcit et sa voix se fit plus basse*
Le sang de fleur doit couler ou le pouvoir t'échappera.toute cette puissance à porter de main pourrait elle être anéantie
par disons l'affection que tu semble lui portern un amour de midinette entravera t il l'ascension du grand mage de Duruune
*elle mit son doigt sur les lèvres de Pyrithe l'empêchant de repondre et continua*
Les armes de ton destin sont sur cette table ...
*elle était si proche de lui, elle pouvait sentir son coeur s'accélérer...Il luttait elle le sentait, le mage essayait
d'écraser ce qui restait du petit forgeron,il luttait contre ce reste d'humanité encombrant, cette barrière de bons
sentiments, il en tremblait de rage.*
c'est une décision qui t'appartient maintenant que tu as retrouvé la mémoire... Es tu près à sacrifier une vie , une seule
petite vie pour voir grandir la tienne Pyrithe à moins que la perspective de l'immortalité te paraisse insupportable, Il est
alors encore temps d'abandonner
* elle attrapa la carafe et se servit du vin.Elle leva son verre à la santé de pyrithe et but lentement.Le vin avait rougi
ses lèvres.*
si tu choisis de continuer, tu dois prononcer la première strophe du parchemin le jour de la conjonction soit dans 5
jours, devant le mur des transformations au hall des guerriers, le mur te montrera ce que tu dois savoir.
sinon je repasserai et reprendrai les artefacts et le parchemin... , réfléchis vite, la roue tourne pyrithe ...
tu étais une cible et je t ai épargné , grâce à moi tu as entamé ta métamorphose ...l'acte était odacieux je le reconnais ,
...mais ne me fais pas regretter ce choix...
*Elle lui tendit un verre de vin en lui souriant*
Edité par luuna le 12/09/2008 à 22h41
|
| |
 |
|
|
*Pyrithe pris le verre de vin que lui tendait Luuna.
Il ne semablait pas énervé. Mais lorsqu'il porta le verre à ses lèvres, sa main trembla, et son regard devint de plus en plus noir. Il resta bloqué comme ca un moment, le verre tremblant aux lèvres. Son regard se remplissait de rage, il ne controllait pas sa colère. Son esprit était submergé par ses pensées*
"un amour de midinette entravera t il l'ascension du grand mage de Duruune?"
*Pyrithe ne peut avouer sa faiblesse, et sa grande fierté est de ne jamais succomber, à rien. Mais là, force était de constaté que Luuna avait frappé là ou ca fait mal. Le Grand Sorcier, à l'orgueuil et à l'égo démesuré, venait de tomber de son piedestal. Elle avait raison. Il avait oublié que sa destiné et celle de Fleur devaient se croisés, et qu'il devait la sacrifier pour son pouvoir. Il l'appréciait énormément, mais il parvenait toujours à se débarasser des cas de conscience. Non, le fait qu'il l'apprécie vraiment devrait pouvoir se corriger...
Mais qu'en était il de sa fierté? Elle lui avait sauvé la vie, plusieurs fois. Il lui était redevable... Et il avait sa fierté, il ne pouvait pas la frapper dans le dos, elle qui l'avait protégé, secouru, assisté...
Sa main tremblait de plus en plus, ses dents claquaient sur le bord du verre, les yeux dans le vide*
"un amour de midinette entravera t il l'ascension du grand mage de Duruune?"
*Non, Non, NON!! Je dois parvenir à surmonter ces sentiments de vulgaires mortels, je dosi m'affranchir de ces chaines de la conscience. Je dois libérer ma brutalité, ma sanguinité doit servir mes intérêt... Je dois laisser éclater ma cruauté, ma bestialité...*
*Le verre se brisa sous la pression de ses doigts. Au vin qui coulait sur sa cape, se mela son sang noir, s'échappant de ses lèvres coupées par le cristal. Son regard sembla revenir, comme s'il sortait d'une hypnose, et se montra déterminé en fixant Luuna*
Tu as raison, je dois désormais passer la barrière, faire sauter ces chaines qui m'empêchent d'accéder au pouvoir qui me revient de droit...
*D'un pas assuré, il quitta la Boutique. Luuna s'approcha de la porte. Dans la rue, il vit alors Pyrithe se mettre à courir. Sa course s'arrêta devant un enfant qui jouait à uatre pattes au sol. Il pris l'anfant sous le bras, qui se mis à hurler. Lui assénant un coup derrière la nuque, les cris s'arrêtèrent. Il mis l'enfant sous sa cape, le tenant d'un bras, et pris la direction... des cryptes. Les rares témoins s'éloignèrent d'un pas pressé, regardant à l'opposé, une larme à l'oeil. Pauvre enfant...*
|
| |
 |
|
|
*L'orc défonça d'un coup de point la porte de la boutique de magie. Son corps massif apparut dans l'ouverture, il dut même rentrer la tête dans les épaule pour pouvoir passer. Une fois à l'intérieur, il tapa un autre grand coup sur le comptoir et se mit à hurler*
Pyrithe, sale sorcier à la noix, où es tu ?
*rendu enragé par la fureur qui l'animait, il s'agrippa au rebord du comptoir qui commença à plier sous sa poigne puissante*
|
| |
 |
|
|
*Laniya avançait d’un pas décidé dans la ville. Tout enveloppée de noir, elle marchait au centre de la rue, la tête baissée, le regard perdu sur les dalles.
Ses longs cheveux noirs s’agitaient dans son dos, sur ses épaules et quelques mèches venaient parfois danser devant son regard laiteux.
Il faisait froid dans la ville. L’hiver ne tarderait pas, et il serait glacial cette année là. C’est que ce que répétaient les anciens, assis sur le seuil de leurs maisons, fumant la pipe et commentant les dernières nouvelles de la ville.
Elle arriva dans la ruelle qui menait à la boutique du sorcier. Elle ralentit un peu, comme si l’hésitation devenait de plus en plus grande au fur et à mesure qu’elle se rapprochait de la confrontation redoutée.
Une vieille femme courbée sur des marches de pierre grommelait avec une amie.*
« …pauvre petite ! C’était son seul garçon, c’est qu’elle l’aimait bien.
- Sorcier de malheur ! Si j’avais des pouvoirs magiques, j’irais bien lui dire deux mots moi !
- Qu’est-ce que tu crois ? Moi aussi, et les parents du gosse aussi, ils aimeraient bien ! Mais personne n’osera !
- Mouais ! N’empêche que c’est un sale bonhomme et un jour…
- Chut !
*L’autre leva un regard curieux autour d’elle et leurs visages prirent un air effrayé.
La chamane noire les dévisagea l’une après l’autre mais ne s’arrêta pas.
Déjà la boutique de son maître se dressait devant elle.
Laniya posa une main sur la poignée de la porte et entra.
La boutique semblait tranquille, mis à part l’orc qui se trouvait au fond. L’ambiance silencieuse, l’obscurité, la châleur et l’aura qui émanait des objets disposés là et qui effleurait sa conscience, la plongeait dans un état de tranquillité et de soulagement. Elle se sentait bien ici. Où irait-elle si Pyrithe cherchait à la vendre ?
Le simple fait d’imaginer un sbire du clan ennemi dans cette pièce la faisait fulminer de rage.
Il fallait vraiment qu’elle parle avec son maître ? Elle devait savoir ce qu’ils s’étaient dit et ce que Pyrithe avait décidé.
Elle avait abandonné Oniros, Semio et Zephyr et ne voulait plus attendre. Cela faisait trop longtemps qu’elle attendait un entretien avec son maître.
L’elfe s’avança au centre de la pièce. L’orc semblait tout aussi impatient qu’elle, mais il l’exprimait d’une manière que Laniya avait refoulé au fond d’elle. Sa présence embrumait la boutique mais…il y avait autre chose…la chamane sentait…une autre présence.*
|
| |
 |
|
|
*Agammemnon faisait les cent pas dans l'étroite boutique de pyrithe, attendant une hypothétique arrivée du maitre des lieux. Il en sursauta presque en voyant débouler la donzelle, qui, innocemment , se baladait dans l'antre d'un sorcier. Puis son regard remonta jusqu'à celui de la fille, et il vit les oreilles pointues. c'est à ce moment là qu'il sentit l'aura magique le heurter de plein fouet. Il se ressaisit vite et, montrant sa détermination, il cracha à terre.*
Pouah, elfe et sorcière, dégonflée, ouais, pour sûr, pas d'épée pour ces dégonflés.
|
| |
 |
|
|
*Pyrithe descend par un escalier de bois massif, menant visiblement à l'étage de la boutique, bien que l'ombre y regnant ne laisse voir l'issue de celui-ci. Fixant Laniya, il marche lentement. Derrière lui, Fleur Sauvage porte un corps visiblement inconscient, tant bien que mal. Le sorcier est blème. Arrivé dans la boutique, il s'asseoit lentement, essayant ainsi de garder une contenance, en cachant les efforts que lui demandent les moindres gestes. Il allume sa pipe, puis regarde l'Orc*
Il me semblait que je t'avais délesté assez loin d'ici... Qu'est ce qui te fait hurler comme ca?
*sentant l'agressivité de l'orc, il jugea bon d'ajouter*
Comme tu peux le constater, je suis très affaiblit. Votre transport par magie m'a beaucoup affaiblit, c'est une des raisons qui m'a poussé à délesté ma charge en t'abandonnant. Excuse m'en, mais je te soupsonnait comme étant le plus brave et le plus résistant. *son ton était volontairement irritant*
Je ne suis donc pas en mesure de me mesurer à toi, si c'est ce que tu es venu cherché, mais mon apprentie, Laniya, n'a pas besoin d'une quelconque arme de fer ou autre outillage primitif pour t'affronter. Si tu es venue chercher la confrontation, elle sera en mesure de t'apporter une correction méritée...
*il sourit en regardant Laniya du coin de l'oeil*
Comme tu peux le voir, votre compagnon d'aventure, que Fleur dépose au sol, est inerte. Je ne peut pas lui apporter les soins nécessaires pour le moment... Laniya, peut être pourrais tu?
|
| |
 |
|
|
*Je me demande si il n'est pas trop occupé pour me vendre un tissu pour se protéger des coups d'épées , ou de flêches .
Mais bon, comme je suis assez timide je m'éloigne de la boutique en faisant le moin de bruits possible car ayent entendu leur conversation quelque peut douteuse , je craind que l'on me prenne pour un espion .*
|
| |
 |
|
|
inerte... *répéta doucement le roublard qui secouait la tête en gémissant. Il était enveloppé dans un linceul gris et tacheté. Il évoquait presque un mort.
Sa respiration était forte et on y sentait l'épuisement. La voix d'Aga à l'autre côté de la salle lui redonna courage.* J'ai mal... *Souffla-t-il avec désespoir mais personne ne semblait l'entendre.
Fleur se trouvait devant lui, droite et certaine elle s'était tournée vers le sorcier qui semblait se disputer avec le berserker. Une autre personne semblait se trouver dans la salle et la curiosité de Matsuo en fut attirée mais il n'eut pas la force de lever la tête pour mieux l'apercevoir. Il essaya pitoyablement de bouger mais réussit seulement à basculer légèrement de gauche à droite en gémissant. Il ne sentait pas son bras droit mais une douleur inexprimable s'était emparée de son épaule.
Il essayait à nouveau de le tendre mais n'y parvint pas.
Soudain quelqu'un le souleva pour le porter à ce qui lui évoquait une table.
Le roublard ouvrit les yeux et entre-aperçut la silhouette de l'archère.
Sentait-il des tremblements s'emparer de lui ?
Ses paupières devinrent lourdes et le monde tournoyait autour de lui. Il fut prit de vertige... puis... sombra dans l'inconscience.
Un rire moqueur retentit au loin.
Qu'est-ce que c'est ?
Seule une expression triomphante marquait le visage de l'enfant. Celui-ci prit la fuite. Le roublard essaya de le rattraper mais il trébucha et s'étala avec un choc brutal sur la fine et douce herbe sous ses pieds.
Il essaya de se relever mais seul son bras gauche lui obéit. Il ne put se redresser qu'avec le plus grand mal. Il tourna la tête pour voir ce qui était advenu de son bras droit. La terreur s'empara de lui. Plus l'ombre d'une trace de son membre... Où était-il ? l'avait-il perdu ?
Soudain le rire retentit de nouveau et l'enfant s'approchait dangereusement du voleur.
"Oui ! Il est parti ! Parti pour toujours...
_Parti qui ? La stupéfaction de Matsuo semblait amuser l'enfant et il prit un ton plus enjoué.
_Ton bras biensûr ! "
De rage, le roublard souleva l'enfant de son bras gauche et bafouilla "Rends le moi !
_Voilà quelque chose qui m'est impossible... Mais je te pris de me reposer. "
Par son propre étonnement, il ne fit pas d'objections et obéit à sa demande. Le gamin le regardait de bas et son expression ne changeait pas.
"Mais, si tu le souhaites si fort je peux te redonner ce qu'on t'as volé...
_Comment ?
_Suis-moi !" Et le gamin parti au galop pour disparaitre derrière la première colline suivi du voleur qui trottinait après lui sans trop grand mal. Ils arrivèrent enfin à un lac dont la surface était si claire qu'on aurait dit le ciel-même. Cependant, il irradiait une force inconnue qui appelait ses visiteurs à s'immerger en elle.
Le garçon plongea dans le lac sans attendre en s'y baignant joyeusement.
"Rejoins-moi si tu souhaites retrouver ce qui t'as été volé !" lança-t-il à Matsuo. Celui-ci observait le lac avec admiration et s'y pencha. Son visage lui apparût aussitôt, souriant et enjoué, une large grimace marquait ses lèvres.
"Rejoins-moi" lui glissa-t-il.
Appelé par sa propre âme, il se laissa guider et tomba dans l'eau glacée pour y sombrer. Il lui semblait encore entendre le rire de l'enfant avant de s'abandonner complètement à l'obscurité et à la froideur...
Un froid... Un froid qui transperçait son âme et sa personne. Il rouvrit doucement les yeux. Il sentait comment des personnes se trouvaient autour de lui, à gauche et à droite. Il avait mal... C'est tout ce qu'il savait. Son esprit flottait entre la réalité et l'inconscience.* J'ai froid... *Beugla-t-il, mais personne ne semblait l'entendre. Il referma les yeux et se tournait en gémissant. Soudain le monde se remit à basculer. Il se roula sur le ventre et cracha du sang. Sa tête retomba mollement dans la flaque rouge.
Son bras gauche essayait de s'agripper à la dague que Fleur lui avait donnée. Où était-elle ? Il fut prit d'affolement et continuait de s'agiter comme un poisson hors de l'eau.*La dague ! *Mais sa voix ne fut qu'un murmure.
Dans sa tête talonnait un petit gamin et détruisait tout ce qui ne lui plaisait pas. Son rire lui donnait l'impression que ses oreilles allaient éclater.
Soudain, il se mit à se tortiller en gémissant. Il se retourna sur le dos et bougeait frénétiquement des jambes, essayant de se relever. Comme si un mal le rongeait de l'intérieur il s'appuyait sur son dos, remontant son ventre et faisant ressortir ses côtes. Il frappait aveuglément l'air de son bras gauche. Puis, quelqu'un le retint.* Il ne doit pas bouger ! *Criait-on.
Quelque chose le rongeait, il sentait comme un terrible virus infecter ses veines. Comme une sangsue on s'accrochait à lui pour aspirer sa vie. De la sueur perlait sur son front. Il essayait de se débattre mais la force lui manquait.
Ils te veulent du mal... Chuchotait la voix enfantine. Ne leurs donnes pas ce droit sur toi.
Le soudain rugissement de haine de Matsuo sembla prendre les personnes autour de lui au dépourvut car la prise sur ses épaules et sur ses jambes s'affaiblit. Il continuait à se débattre, mais sans résultat. Il n'était plus lui même.
Acères tes griffes et tes dents ! Ne les laissent pas prendre contrôle de toi !
Mais aussi nombreux fussent les ordres, le roublard perdit de nouveau conscience.*
Edité par Matsuo le 07/10/2008 à 20h09
|
| |
 |
|
|
*Agammemnon essaye de retenir sa respiration, pour ne pas avoir à sentir cet odeur intolérable d'elfe, mais il est trop difficile de parler en apnée, aussi dut il consentir à inspirer, prudemment certes, mais inspirer quand même de quoi parler.*
Moi pas envie de combattre toi. Combat sans intérêt, elfe inférieur orc, ça être vérité bien connue. Non, moi venir chercher épée que toi avoir gardé ou, pire encore, avoir laissé dans la mine. Moi avoir besoin arme pour une nouvelle mission. Oh moi pouvoir assommer n'importe quel ennemi avec poings, mais épée plus pratique. Rends la moi ou Rembourse moi.
*Surpris d'avoir tant parlé, l'orc décida de se redonner un peu de courage en buvant une gorgée d'eau de vie qu'il gardait dissimulée à la ceinture*
|
| |
 |
|
|
*L’arrivée de Pyrithe accompagné de Fleur et d’un inconnu blessé, laissa Laniya surprise.
Ce n’était pas encore cette fois qu’elle trouverait le temps pour parler à son maître. Mais quand ? L’affaire était pressante, des vies étaient en jeu.
L’elfe se rapprocha de son maître et posa une main sur son bras pour le soutenir lorsqu’il prit place dans son fauteuil.
Elle avait ignoré avec un dédain méprisant l’orc qui l’avait provoqué. Elle n’était pas d’humeur à répondre à de telles injures, mais si le maître de magie lui en donnait l’occasion, elle serait ravie de remettre ce client à sa place.
Elle regarda son maître, affaibli mais qui tentait de garder une certaine assurance dans ses gestes. Il n’hésitait pas à avouer sa faiblesse physique en cet instant, mais pourtant, il puisait dans ses dernières forces sans broncher.
La chamane recula d’un pas à côté du fauteuil et resta là. Son regard allait de son maître qui conversait avec l’orc, à Fleur Sauvage qu’elle avait déjà aperçu quelques fois dans la boutique du sorcier.
La demande de son maître la prit de court, elle fronça les sourcils mais hocha la tête résolue.*
Je peux essayer.
*La chamane noire glissa jusqu’au corps étendu par terre. Elle s’accroupit près de lui et examina un instant son visage blême, ses lèvres sèches entrouvertes et la sueur qui perlait sur son front. Elle n’était pas une guérisseuse, le mal qu’elle cherchait, elle ne pouvait pas le reconnaître sur l’enveloppe corporelle du patient. Le mal, elle allait le chercher dans l’essence même du malade, dans le fin fond de son être.
Elle posa cependant une main sur le front de l’inconnu et, pour apaiser la fièvre, sortit quelques feuilles de Fertzen qu’elle émietta et laissa tomber sur sa langue.
Vous êtes sûr Maître ?
Elle n’attendit pas sa réponse, inspirant profondément, elle brandit ses paumes au-dessus du corps du malade et ferma les yeux.
Une brume opaque l’encerclait. Elle avançait lentement à travers les souvenirs et les flux qui faisaient la conscience du demi-elfe. Le brouillard avait une odeur âcre et amère mais cela ne l’incommodait pas. Ici, elle n’était qu’une essence éphémère qui se mouvait, fluide et chaude, dans le corps qu’elle visitait.
La fumée de marbre l’enveloppait tandis qu’elle tendait l’oreille, qu’elle scrutait les alentours, à l’affut du moindre détail qui ne serait pas à sa place. Le rire enfantin la guida ensuite, elle le suivit dans les méandres de l’esprit, se frayant un chemin dans l’inconscient.
Il était là. L’enfant détruisait tout, torturait l’âme du blessé, maniait son essence à sa guise, transformait le demi-elfe.
La chamane noire glissa jusqu’à lui et l’enveloppa de son être. Sa voix résonnait dans tout l’être de Matsuo, mais elle s’adressait au petit.
Que veux-tu ? Tu n’as pas le droit d’être là. Laisse ce corps tranquille.*
|
| |
 |
|
|
*On s'introduisait dans l'esprit du roublard... Il sentait comment une autre conscience se mélangeait à la sienne... Etait-ce normal d'y être aussi sensible ? La façon dont la fine silhouette féminine se déplaçait dans son être appelait chez lui à la confusion, il ne savait réellement que dire ou encore quoi faire, tout ce qu'il faisait c'était observer la lointaine silhouette qui dégageait une force semblable à celle dans laquelle il s'était plongé et coulait encore...
Cependant les rires de l'enfant l'accompagnait toujours. Il lui chuchotait qu'il était trop tard, et qu'il ne pourrait s'échapper du flux dans lequel il s'était abandonné. Abandonné ? ou était-il ? Etait-ce son corps ou son âme qu'il recherchait ?... Les deux ?... Il fermait doucement les yeux apercevant toute fois la silhouette de la femme se rapprocher du gamin...
Laisse ce corps tranquille lançait-elle à l'enfant. Celui-ci continuait seulement de rire bêtement. Mais l'expression sérieuse et certaine de l'elfe effaça son sourire pour qu'il exprime un regard encore plus vicieux.
Tu ne comprends pas... tombé dans le lac il est impossible d'en ressortir ! Le dragon est déjà en lui et il le protégera comme je le protège. Il sera imprégné à vie et seule la mort pourra détacher son esprit de celui du monstre qui réside à présent en lui. Maintenant Disparaît !
Une forte poussé voulu expulser la chamane de l'esprit du roublard.
Celui-ci perdit de nouveau conscience. Le sang coulait toujours de là où se trouvait autrefois un bras. Si l'hémorragie continuait il ne lui restait plus très longtemps à vivre. Le drap s'était déjà teint en rouge, et la large tache continuait à dévorer le tissu et aspirait ce qui restait de blanc. L'innocence était perdue.*
Edité par Matsuo le 15/10/2008 à 21h24
|
| |
 |
|
|
*Bien que d'apparence puérile et innocente, l'enfant contenait une puissance cachée et ce manque de méfiance faillit tromper Laniya qui manqua de peu, d'être repoussée en dehors du corps du roublard.
La chamane vacilla mais renferma davantage son emprise et son esprit. L'étranger ne devait pas réussir à s'introduire en elle, elle devait garder ses barrières fermées.
Il faisait froid dans l'âme de Matsuo, l'enfant y répandait un flot d'angoisse et de mal être qui n'atteignait pas la chamane mais réduisait en lambeaux, l'esprit du roublard.
Laniya constatait de graves dégâts mais elle devait agir vite, sans quoi la blessure de son bras finirait par l'achever.
La chamane se glissa jusqu'à l'enfant qui continuait de détruire tout ce qui se trouvait sur son passage.
« Je ne disparaîtrais pas tant que tu continueras. Tu le détruits de l'intérieur et nous empêche de soigner son corps. Vas t'en maintenant et tu ne regretteras rien.
- Tu ne comprends rien. Le dragon est là, et j'y suis moi aussi. Je ne peux pas partir, sinon il meurt.
- Quel dragon ?
- Celui du lac.
- Quel lac ?
- Trop de question, ha ha ! Laisses-moi travailler ! »
Laniya grogna. Elle ne pouvait l'attaquer seule, c'était trop risqué. La chamane s'ouvrit et inspira avec force, l'ancienne essence des esprits oubliés. Ils venaient à elle, ils s'influaient dans son esprit et fusionnaient avec son âme. Elle tirait de leurs fantômes, la force et l'énergie qui lui manquaient pour gagner ce combat.
C'était comme une renaissance, elle sentait son aura se déployer, prendre de l'assurance. Elle se sentait grandir et jubilait devant cet amas de puissance.
Les esprits étaient là, ils ne faisaient qu'un avec elle. Elle les avait adopté et ils lui obéissaient, lui prêtaient main forte, lui offraient les vestiges de leurs anciens pouvoirs.
L'elfe concentra de nouveau son attention sur l'enfant qui l'observait curieusement.
« Je ne peux t'enlever de là mais je peux t'empêcher de faire ça. »
L'elfe inspira et se déploya sur l'enfant qu'elle entoura, l'emprisonnant dans une essence de magie et de défunts. Le petit se mit à marteler les murs de sa prison, il frappait Laniya de toutes ses forces qui elle ne cédait pas.
Son bouclier s'effilochait, partait en lambeaux dans le flux de Matsuo, mais elle résistait et affrontait chaque coup qui ébranlait toute son âme.
« Laisse moi ! Laisse moi ! »
Laniya ferma les yeux.
Défunts, mes alliés, mes protecteurs, mes esprits, venez, aidez-moi. Que l'aura grandisse, et que pour lui surgisse, une prison éternelle, qui le garde et le veille. Présent mais non nuisible, que cette cage te rende silencieux et que jamais ton esprit malfamé, ne s'échappe pour détruire et piller.
L'elfe sentit toute son énergie fondre sur la cage éphémère du garçon, pour la fortifier, la rendre plus solide et emprisonner l'enfant dans un mur de glace.
Le gamins se tu, inconscient dans le froid qui l'entourait.
Laniya n'avait plus de force. La convocation et la puissance qu'elle avait suscité pour enfermer l'enfant l'avaient épuisé. Elle se laissait aller, se décomposait.
Resserrant ses poings, elle se ressaisit. Non pas maintenant. Matsuo mourrait, son hémorragie allait l'achever.
Laniya se compacta pour ne pas se laisser emporter, et se fraya un chemin dans l'essence du roublard. Elle trouva le membre amputé bien vite, suivant le fil de vie, de plus en plus transparent qui conduisait à l'origine de la mort.
Elle rassembla ses dernières forces, et à l'aide des esprits qui l'assistaient, répara, ressouda la plaie afin de refermer la blessure qui béait et dont s'échappait le sang du blessé.
Délicatement enfin, la chamane retrouva son corps. Elle s'y introduisit à tâton et à peine l'eut-elle intégrée, qu'elle s'écroula sur elle-même.
Il ne lui restait que trop peu d'énergie pour diriger sa propre enveloppe corporelle.
La jeune femme ouvrit les yeux et se retrouva dans la boutique de son maître, à côté de Matsuo dont la blessure ne saignait plus.
Elle sourit et souffla avant de s'adosser au mur, la respiration saccadée.*
Il s'en tirera.
*Elle ne pouvait rien faire de plus. Elle n'avait pas les capacités d'évacuer l'enfant tout en assurant la survie de Matsuo. Son maître lui, le pouvait certainement, mais il n'était pas en état de s'acquitter de cette tâche.
Le principal était que pour l'instant, le roublard vivrait. L'enfant emprisonné, ne pouvait plus rien contre lui.
La chamane ferma les yeux. Elle reprenait lentement des forces, oubliant la pièce et les gens qui se trouvaient autour du corps du blessé.*
Edité par laniya le 19/10/2008 à 21h55
|
| |
 |
|
|
*Autour de lui on se hâtait pour panser son épaule droite. On apportait linge et tissu et on nettoyait doucement les quelques endroits qui semblait être infectés. Le sang s'était arrêté de couler et les échos d'un rire enfantin s'était dissipés au fin fond de son esprit pour ne jamais en ressortir... Une partie du mal qui le hantait avait disparu ; ou s'était-elle simplement cachée ?
Le roublard inclina légèrement la tête et ouvrit doucement les yeux. Tout semblait clair, presque plus clair qu'avant. La lumière qui s'échappait des vitraux, le sons des talons qui raclaient la pierre, les soupirs jusqu'à la respiration de ceux qui l'entouraient. La douleur...
Matsuo remua légèrement lorsqu'il sentit des doigts s'aventurer sur sa plaie. Il leva les yeux vers le plafond et sans espérer que quelqu'un l'entendrait murmura* Il est parti, le gardien est parti... *Mais reviendra-t-il ? La phrase sonnait comme une menace. Il ferma les yeux, doucement. Il avait l'impression d'encore sentir les traces qu'avait laissé la chamane derrière elle. Elles se marient en fait si mal avec son propre environnement qu'il en eu presque le vertige. Il sentait comment une partie de lui était encore mouillée, noyée dans le lac où il était prisonnier ; l'autre, libre comme elle l'avait toujours été. Avait-il perdu le contrôle d'une partie de lui ? Bien que la question lui paraissait absurde, il sentait qu'on lui avait non seulement volé son bras mais également quelque chose d'autre. Cette aventure l'avait-elle changé ? Il pensait rester à tout jamais le même mendiant pathétique et désespéré qu'à son arrivée à Duruune, mais à présent il sentait qu'il ne l'était plus... Peut-être même depuis longtemps. Allait-il changer d'avantage ?
Il rouvrit les yeux et les laissa balader à travers la pièce. Il vit comment la chamane adossée au mur et épuisée semblait jouir d'un triomphe incertain.* Merci
|
| |
 |
|
|
* Exaspéré par le peu d'attention que lui portait le maître des lieux, un sale voleur d'elfe, l'orc cassa une étagère d'un seul coup de poing, ramassa quelques pendentifs et autres parchemins précieux, les fourra dans son havresac et sortit en grommelant.*
Ark, Moi aller vendre ça à marché, moi besoin épée neuve pour remplacer le vol de l'elfe.
* En claquant la porte de la boutique, il la fissura dans sa largeur *
|
| |
 |
|
|
*Le silence était pesant et durait dans la boutique.
Une légère brise qui se glissait par l’antre de la cheminée, faisait frémir les cendres et les paperasses disposées sur le bureau d’ébène.
Laniya sentait peu à peu la migraine se dissiper. Elle s’était relevée et essuyait la sueur qui perlait sur son front pâle.
La pièce était dans un désordre qui n’était pas propre à ce lieu. Du sang avait coulé et séché sur le parquet, des objets avaient été poussés pour laisser de la place au blessé et des chaises s’étaient renversées dans l’agitation.
La chamane jeta un coup d’œil au survivant qui reprenait lui aussi peu à peu ses forces. Elle répondit à son merci d’un hochement de tête et se tourna vers son maître, dont le silence inhabituel la troublait.
Elle attendait une intervention, un commentaire mais le Maître de Magie ne faisait qu’observait. Etait-il en train de la juger ? Voulait-il tester son aptitude à se débrouiller seule ?
L’elfe n’eut pas le temps de s’adresser à lui car l’orc mécontent et impatient, s’emparait de bricoles et se dirigeait vers la sortie. Qui était cet inconscient pour oser voler le Maître de Magie de Duruune ? D’où venait-il pour ne pas craindre Pyrithe ?
La chamane trouva la situation absurde et suivit l’étrange créature d’un pas assuré malgré sa faiblesse.
La porte claqua mais Laniya fut très vite dehors, rejoignant l’orc sur le seuil de la boutique. Elle se plaça devant lui et tendit une main vers le sac.
Son regard sans pupille était plongé dans celui du voleur, et ce dernier pouvait ressentir l’aura de la chamane qui s’influait en lui, brouillant ses pensées et perturbant tous ses sens. *
Vous devez être bien imprudent pour voler un sorcier sous ses propres yeux.
Vous voulez que le statut des orcs s’améliore, vous voulez que votre race gagne en respect ? Alors commencez par vous montrer honnête et patient. Croyez-vous que votre cas passe avant cet homme blessé ?
*La journée avait été longue. Elle n’avait pas de temps à perdre avec de vulgaires cambrioleurs.
Elle était certes fatiguée par le soin du maître des toits, et elle n’aurait aucune chance au combat au corps à corps avec ce berserker, mais son énergie titillée par l’aura de l’enfant et du dragon, ne demandait qu’à se déchaîner et sa magie s’influait et flamboyait tout autour de son être. *
Rendez-moi ce que vous avez pris et je m’occuperais de vous. Qu’êtes-vous venu demander à Maître Pyrithe ?
|
| |
 |
|
en réponse au message
#1118
laniya (Chaman | niveau 10)
le 19/11/2008 à 19h12
*Laniya perçut un mouvement à son côté… Fleur était là debout à ses côtés, le regard dur et les mains rougies du sang de Matsuo.
L’archère n’attendit point la réaction de l’orc qui les dévisageait avec un air hébété (Cela dit : plus que d’ordinaire, bien entendu.), ni que celui-ci daigne répondre à la requête de la chamane. Profitant de l’influence de Laniya sur son cerveau embrumé, Fleur se saisit du sac d’Agammemnon d’un geste brusque et reprit les objets qu’il avait dérobés comme un brigand saoul des bas quartiers. Ensuite, elle releva la tête et planta son regard dans celui du berserker qui ne savait trop comment réagir avec elle.
D’une voix basse elle s’adressa à lui avec un sarcasme qui masquait à peine sa colère…*
Je sais que tu t’inquiètes beaucoup pour notre compagnon, Agammemnon.
Rassures-toi.
Matsuo va s’en sortir.
*Fleur se tourna vers Laniya. Lentement elle s’approcha et lui remit les pendentifs et autres talismans, les déposant dans les mains de la chamane avec délicatesse, sans la quitter du regard, puis se recula et inclina la tête avec respect devant elle.*
Maintenant, en ce qui concerne ta lame…*L’archère s’était détournée du regard blanc si troublant de Laniya et faisait de nouveau face à l’orc berserker.*
Je te suggère de faire demi-tour jusqu’à l’endroit où nous t’avons "déposé" à notre retour des mines de Palidor… ton épée s’y trouve, à terre parmi les herbes hautes de la colline.
*Voyant qu'il restait immobile et pantois Fleur eut toute la peine du monde à garder son calme.*
Et hâtes-toi ! Les rôdeurs sont nombreux dans notre région.
Tu ne voudrais pas qu’un elfe chanceux s’empare de ton trésor…
*Elle souligna ses derniers mots d'un léger sourire et s’éloigna aussi silencieusement qu’elle était venue.
De nouveau sous le toit des Mille Sortilèges, elle remarqua un groupe bavardant à voix basse comme des commères, à l’embrasure d’une porte menant vers les quartiers des apprentis.*
Vous là ! *Ils sursautèrent, les yeux écarquillés comme si elle allait les cribler de flèches et s’approchèrent, l’air craintif. Parmi eux, une jeune elfe n’osait à peine la regarder dans les yeux. Fleur s’en serait certainement amusée en temps normal, mais elle n’était vraiment pas d’humeur.*
Voyez cet homme blessé sur le plancher de votre Maître… transportez-le doucement jusqu’à l’étage. Il y a une chambre inoccupée près des mes appartements.
*Tandis qu’ils exécutaient ses ordres avec empressement, l’archère déambula vers le Maître des lieux.
Assis dans son fauteuil, le visage dans l’ombre de sa capuche, il la regardait venir dans sa direction et lorsqu’elle s’inclina devant lui, il esquissa un léger sourire de satisfaction. Dans sa main droite il tenait le parchemin qu’il avait récupéré dans la grotte de Palidor.
La mission de sa garde du corps avait été menée à bien malgré tout, mais son silence indiquait qu’il ne semblait pas s’en réjouir. Etrange. Visiblement, son esprit était ailleurs, mais Fleur n’avait aucune raison de se méfier de lui et il le savait.
Toujours sans prononcer un mot, Pyrithe scrutait la silhouette élancée de Fleur, son doux visage aux traits délicats dont les joues légèrement rosies avaient été caressées par le vent glacial et ses mains fines couvertes de sang. Il la regardait, en cherchant un prétexte, une raison pour la haïr et se détacher d’elle. Les paroles de Luuna, la faery assassin, le hantaient sans cesse mais Fleur prit ce mutisme pour un signe de fatigue. *
Permet-moi de me retirer, Pyrithe… * La voix de Fleur s’était adoucie jusqu’à un murmure où l’on discernait aisément son respect et son attachement.*
Bien entendu, mes armes sont toujours à ta disposition … tu sais toujours où me trouver, mon ami.
*Elle s’approcha alors encore davantage et se baissant vers lui, effleura sa joue d’un baiser glacé du bout des lèvres. * Merci, Pyrithe... *A ce moment, l’esprit du Maître de magie devint bien plus troublé encore, mais il se contenta d’un signe las de sa main, qui s’était mise à trembler légèrement sous le conflit de ses émotions, pour lui signifier son congé...
Ignorant tout de la dernière visite de celle qu’elle prenait toujours pour sa sœur d’arme, l’archère laissa l’elfe disciple de Dorénovia, seul quelques instants avec ses pensées morbides avant que Laniya ne le rejoigne.
Bientôt sur les pas des apprentis transportant Matsuo, Fleur monta les escaliers à leur suite. Prenant patience et sans montrer signe de sa propre fatigue, elle veilla à ce qu’il soit confortablement installé, puis fit signe aux élèves de faire silence et de les laisser seuls. Elle attendit que la porte soit refermée derrière eux, avant de s’asseoir sur le bord du lit à ses côtés. Elle sortit la dague maudite de l’endroit où elle l’avait dissimulée des regards curieux, faisant attention de ne pas la toucher de ses mains nues et la déposa dans la main de Matsuo qui battait des paupières tout en la dévisageant.*
Ne la quitte jamais, Matsuo… *Elle posa une main sur la sienne, puis lui caressa la joue avec douceur du bout des doigts.*
Maintenant, dors… ne penses plus à rien… dors…
*Elle attendit que ses paupières se referment et que sa respiration devienne régulière, puis ôta ce qui restait de sa chemise pour jeter un dernier coup d’œil sur ses bandages, avant de le couvrir d’une chaude et douce couverture de laine. Fleur le regarda dormir un moment revivant ce moment onirique où Laniya s’était imposée dans l’esprit de Matsuo pour le guérir. Elle-même était restée penchée sur lui, ses mains s’activant sans cesse, s’efforçant d’arrêter l’hémorragie, recouvrant la plaie du mieux qu’elle pouvait…
L’archère ferma les yeux pour chasser tout cela de sa tête. Elle souffla la flamme de la bougie à son chevet et quitta la chambre de Matsuo.
Se faufilant sans bruit dans les couloirs de l’étage, elle fut rapidement rattrapée par Fëatir, son compagnon animal qui l’attendait, tapis dans l’ombre.
Fleur sauvage ouvrit la porte de sa chambre et le laissa entrer avant de refermer la porte derrière elle. Elle poussa un long soupir et se mit à fixer la panthère noire dans les yeux un moment. Lasse, elle finit par se pencher et l’accueillit dans ses bras avec tendresse, se laissant envelopper dans le silence paisible des lieux, tout en se demandant pourquoi il l’avait laissée seule, choisissant de rester aux côtés de Pyrithe en son absence…*
|
| |
 |
|
|
*Laniya observa Fleur prendre les choses en main.
Elle resta en retrait, soulagée de pouvoir compter sur le soutien de l’archère.
Elle avait affiché une assurance et une force qu’elle ne possédait pas. Vidée de toute son énergie, son corps n’était plus qu’une enveloppe vide contenant difficilement son flux qui tressaillait en elle.
L’orc aurait pu l’assommer d’un seul revers, si ce n’est pire. Elle recula d’un pas, laissant la suite de l’histoire se dérouler entre l’ange noir et le voleur.
Son teint déjà blanc, était d’une pâleur presque transparente. Il s’était passé trop de choses dans cette même journée. Elle avait invoqué par deux fois les esprits, guéri un homme en puisant dans ses ressources, et offert son sang à Dorenovia pour se lier à Oniros.
Elle se sentait prête à s’écrouler à chaque instant et le moindre pas, était un risque immense pour son équilibre fragile.
Elle resta adossée contre le mur de la boutique, attendant que cette dernière se vide de tous ses clients. Son souffle était court bien qu’elle tentait d’en reprendre le contrôle petit à petit.
Les yeux clos, elle sentait la brise lui rafraîchir le visage, sécher la sueur qui perlait à son front.
Lorsque la clochette de la porte teinta et que Fleur se retrouva de nouveau à l’extérieur, la chamane inclina respectueusement la tête dans sa direction.
Cela faisait plusieurs fois que les deux femmes se croisaient. Jamais elles ne s’étaient adressées la parole, mais elles étaient toutes les deux du côté du maître de Magie et Fleur influait une aura qui incitait l’elfe à la respecter.
Elle détacha son regard songeur de l’ange noir et pénétra dans la boutique.
Ils n’étaient plus que tous les deux. Depuis longtemps, elle attendait ce moment et il semblait qu’elle devrait encore le reculer. Pyrithe n’était pas dans un état favorable aux questions.
Elle avait beaucoup de réponses à exiger de lui mais elle ne voulait pas le fatiguer encore plus qu’il ne le fût.
Pourtant, elle attendait, ses doutes grandissaient et elle se méfiait de plus en plus.
Avez-vous besoin de quelque chose Maître
La chamane avança jusqu’au près du sorcier et posa une main sur la sienne.
Elle ne le regardait pas, ses yeux étaient rivés sur le sol près du fauteuil. *
Ils sont venus n’est-ce pas ? Ils sont venus pour que vous me vendiez ?
|
| |
|
|
|
|