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Pyrithe
par Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15) le 07/07/2005 à 18h11  
Une boutique sombre aux couleurs noir et rouge, en face de la forge.
Un jeune apprenti sorcier ouvre cette échoppe un peu plus spéciale que les autres.
"Ici, ventes d'articles de magie et tout accessoires concernant le monde de la sorcellerie. Aides aux problèmes de la vie par la magie, et études de celle ci."

Bienvenue dans la première boutique axée sur la magie de ce monde. Le jeune apprenti Pyrithe tient ce magasin un peu spécial, et vous aidera par un dérivé de la science et de la médecine traditionnelle. Bien sur, sa toute récente accession au statut d'apprenti sorcier ne lui confère pas les pouvoirs d'un mage, et il ne pourra pas faire de miracles... Mais la magie réserve bien des surprises, et des plus merveilleuses à qui l'utilise.

Entrez donc dans ce lieu sombre et mystérieux qui recèle des secrets pour bien des hommes, et pourra peut être vous apporter quelques aides et un peu de bonheur en s'appuyant sur ce don magnifique que nous a donné Celnystra, la grande Tisseuse: la Magie!!

Edité par Pyrithe le 07/07/2005 à 18h21

Edité par Terenas le 18/01/2006 à 21h05
 
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Discussion liée : 1098 messages, dernier de laniya (Chaman | niveau 10) aujourd'hui à 11h52
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Ondine
#982 Ondine (Homme Poisson | niveau 13) le 02/04/2008 à 23h37  
en réponse au message #981
Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15)
le 01/04/2008 à 19h58
*Sans mot dire, Ondine observe Pyrithe dont elle se méfie quelque peu. Elle le ressent au contact de sa main sur son épaule, le sorcier noir recèle une magie énigmatique qui ne fait qu'accroître ses craintes de jeune fille sauvage. Toisant l'elfe redoutable, elle détourne ensuite le regard de ces deux yeux flamboyants dans lesquels elle ne peut se résoudre à plonger les siens... La demi-nymphe est sur ses gardes. Néanmoins, elle a conscience de la fragilité de sa situation qui reste fluctuante de jours en jours. Comment savoir ce qu'il convient de faire? Comment être certaine de ne pas se fourvoyer, en faisant un choix qui pourrait lui être fatal? Ondine sait bien qu'à chacune de ses interrogations, le Néant seul daigne lui répondre. J'aimerais tant revoir la lumière et retrouver les fragments de souvenirs que j'ai perdu, au cours de cet affligeant voyage dans les ténèbres.*

*Inclinant son visage marmoréen, Ondine ne sait plus où elle en est... elle ignore ce dont son avenir sera fait. Ses lendemains seront-ils bercés par la lumière? Ou bien finira-t-elle par sombrer dans les abysses dont elle semble en partie originaire? En une esquive, Ondine s'écarte furtivement de son interlocuteur. Elle a quelques difficultés à supporter la proximité, à l'instar de ses soeurs aquatiques, puis elle tourne ses yeux verdoyants vers les flammes dansantes de l'âtre au-devant d'elle... regardant le lointain... y cherchant une réponse que les dieux d'Yria pourraient lui apporter. Rien... La demi-nymphe ferme subrepticement les yeux... ne voyant dans les ténèbres qu'une légère émanation de lumière, issue de l'éclat des flammes observées une seconde auparavant. Une voix lointaine lui revient en mémoire, susurrant à son oreille comme un murmure apaisant... Ondine...*

*La jeune fille fronce imperceptiblement les sourcils. Cette voix m'a poursuivi tout au long de mon voyage...*

*Mue par un mutisme assourdissant, Ondine ouvre les yeux et regarde le sorcier noir qui la contemple. Perdue dans ses réflexions... attendant une réponse qu'il souhaite voir s'esquisser sur ses lèvres vermeilles... avide d'un pouvoir dont elle ne peut soupçonner l'origine.*
J'ai le sentiment que ma décision risque de bouleverser mon existence et la vôtre, sans trop bien savoir pour quelle raison.
*Ses yeux s'assombrissent.*
Pourquoi la créature m'aurait-elle mené jusqu'à vous, dans le seul but d'être évincée? C'est par mon père que je suis entrée sur les Terres noires, et c'est par lui que j'ai été ramenée jusqu'ici... non loin des Mille Sortilèges, sur le pas de votre porte... à portée de main d'un adversaire à sa mesure... Pour quelle raison?

*Ondine osa plonger ses yeux limpides dans ceux de son interlocuteur qui semblait figé devant elle... redoutable et inquiétant à la fois*
Mon ultime souhait est de comprendre pour quelle raison le sort s'acharne ainsi contre moi depuis ma naissance... Suis-je née pour vivre? ou pour mourir sous le joug d'un assaillant qui ne fait pourtant que jouer avec moi... Il ne veut pas me tuer. Il semble s'échiner à vouloir entretenir la souffrance à chacun de mes pas... comme une affliction perpétuelle et désarmante... Ce qu'il veut, c'est m'avoir à l'usure, comme on use d'un pantin que l'on a créé... mais depuis le premier jour où je me suis enfuie, c'est moi qui tiens les ficelles, me dérobant à ses serviles étreintes, à ses jeux pernicieux au coeur de l'ombre traîtresse... je suis parvenue à survivre... même si j'ignore toujours par quel miracle j'ai réussi à lui échapper de façon sempiternelle... encore et encore... jouant au chat, et à la souris. Je suis allée sur les terres noires contre mon gré, et pourtant je suis à nouveau là. Libre de m'échapper; une fois de plus. Pour quelle raison? Serai-je éternellement vouée à une existence de paria?

*Le silence s'abattit soudain dans la pièce avec fracas, comme une onde assourdissante. Ondine regarda Pyrithe droit dans les yeux.*
J'ignore ce qui m'a conduit jusqu'à vous... Sans doute avez-vous un rôle à jouer dans cette histoire qui est la mienne, et je daigne accepter votre appui, en considération de cela.

*D'un regard impérieux, Ondine ne quitta plus le sorcier noir des yeux*

Edité par Ondine le 02/04/2008 à 23h57
 
laniya
#983 laniya (Chaman | niveau 10) le 04/04/2008 à 22h33  
*La chaman ne dormit pas longtemps. Elle se reposa bien mais très vite, de troublants cauchemars vinrent agiter son sommeil et elle se réveilla plusieurs fois, couverte de sueur, recroquevillée sur elle-même, la respiration saccadée. Elle restait tout d'abord immobile, se rassurant en balayant la chambre des yeux et en se persuadant qu'elle ne risquait rien, et que dans la boutique du sorcier, personne ne viendrait la trouver. Mais dès qu'elle refermait les yeux, son rêve reprenait.
A nouveau, elle voyait se dessiner les silhouettes de ses frères, deux elfes encore jeunes et forts, qui riaient en bavardant. Laniya les contemplait en souriant, puis soudain derrière eux, elle voyait apparaître les ombres menaçantes de ses ennemis, des êtres entourés d'un brouillard sombre, qui se dirigeaient lentement vers les deux princes.
Laniya essayait de crier, de les prévenir, mais ils ne l'entendaient pas. Alors, désespérée, elle s'élançait le groupe mais ne parvenait pas à les toucher. Elle n'était qu'une vulgaire spectatrice, impuissante, et ne pouvant aider ses frères.
Ses ennemis s'approchaient, engloutissaient dans leurs nuées sombres, le corps et l'âme des deux princes avant de se retourner vers la princesse.
Je vous trouverais ! Je vous trouverais et je vous tuerais !
Les ombres riaient et s'effaçaient lentement.
Non petite princesse, non...Nous te trouverons avant...
Laniya sursautait et se réveillait.
La chambre était plongée dans un calme parfait, un feu crépitait dans la petite cheminée. La jeune elfe se leva et emmitouflée dans un drap vint s'asseoir près des flammes, grelottante.
Elle scrutait la danse rougeoyante et son regard se perdait au loin.

Au bout d'un moment, la jeune chaman se releva et alla fouiller dans son sac pour en tirer une lettre dont le cachet avait été brisé. Elle observa le sceau et fronça les sourcils.
Père, que ne m'avez-vous pas dis qui soit si important pour que Lyr ne m'en parle même pas
Elle déplia le parchemin jauni et reconnut en effet l'écriture fine et élégante du Roi d'Elendil.
Elle attrapa une bougie posée sur la table de chevet et suivit les lignes droites du papier.
Lyr, je ne sais pas si tu liras cette lettre. Je te pris de ne pas la brûler et d'écouter jusqu'au bout ce que j'ai à te dire. Je sais que ma fille t'aura parlé, et elle a sûrement trouvé des mots bien plus doux que les miens pour t'apprendre la vérité. Je suis heureux qu'elle l'ait fait, mais je souhaite moi aussi m'expliquer maintenant.
Tout d'abord, accepte les excuses d'un vieux père mourant, qui réalise à la fin de sa vie, l'erreur qu'il a commise.
Je ne peux réparer ce que j'ai fait, mais je t'assure que quand tu reviendras dans la cité, tu auras les titres et les droits que tu as toujours mérités. Si tu reçois cette lettre, c'est que je ne suis plus de ce monde et que ma femme garde le trône en attendant le retour de ses héritiers.
Les lois sont ce qu'elles sont, et à Elendil, il suffit d'avoir du sang Elendol, pour posséder le droit d'accéder au pouvoir.
Je ne sais pas si tu souhaites revenir, je comprendrais que tu refuses le don d'un père qui ne t'a jamais reconnu mais comprends moi, mon fils, les conditions étaient telles que je n'ai pas trouvé la force de rompre l'équilibre qui régnait dans notre famille et dans le royaume.
L'apparition d'un bâtard aurait profondément bouleverser l'héritage et chagriné ma femme. J'ai préféré faire en sorte que vous ne manquiez de rien mais que tu restes Lyr, le garçon d'écurie. Tu comprends certainement mieux maintenant ma réaction quant à ta relation avec Laniya. J'étais très inquiet quand tu es partis la retrouver, mais en même temps, je me suis surpris à être rassuré et j'espérais que tu puisses la protéger dans le vaste monde qu'elle devrait affronter, si jeune et si innocente.

Laniya sentit son coeur se soulever. Elle battit plusieurs fois des paupières et reprit le court de sa lecture.
Aujourd'hui, les temps ont bien changé et j'avous être assez inquiet quant à l'avenir de notre royaume. C'est pourquoi j'ai persuadé le conseil de revenir sur certaines des décisions que nous avions prises ensemble, il y a longtemps.
Voici donc la seconde chose dont je voulais te prier. J'aimerais que tu persuades Laniya de revenir à Elendil avec toi, ou sans toi.
La cité aura besoin d'elle, les temps sont troubles et nous avons décidé d'annuler l'exil de ma fille. Elle n'est plus bannie, elle peut revenir. Elle doit revenir. Tu dois la convaincre d'aider son peuple, toi qui fut son amant et qui aujourd'hui est son frère, je te pris de lui faire entendre raison.
Sa mère l'attend de tout son coeur, elle désire revoir cette fille que je lui ai ôtée. Elle désire aussi rencontrer le ''bâtard'' pour l'aider à se hisser sur le trône à coté de sa soeur. Personne ne vous en voudra ici, j'ai tout avoué et nous n'attendons que votre retour.
Mes enfants, mes très chers enfants, comme j'aurais aimé vous voir franchir les murailles de la cité blanche, acclamés tous les deux par notre peuple. J'aurais aimé vous serrer tous deux dans mes bras mais même si je suis de l'autre coté, dans un monde que vous ne devez rejoindre pour le moment, j'espère bien entendre les cris de joie qui s'élèveront d'Elendil la Blanche.
Veilles sur ta soeur mon fils, et rentrez tous les deux, retrouver cette vie que vous avez mérité.
Très affectueusement,
Irwöne Elendol


Laniya resta encore un instant à contempler la lettre puis d'un geste lent mais non hésitant, elle jeta le parchemin dans les flammes et resta immobile, à regarder les flammes dévorer le bout de papier avec avidité. Quelques mots résonnaient dans son crâne :
Elle n'est plus bannie, elle peut revenir
La jeune femme se demandait pourquoi Lyr lui avait-il caché l'existence de cette lettre. Peut-être attendait-il le moment opportun pour lui en parler ? Malheureusement, le destin avait décidé que ce ne soit pas lui qui annonce à Laniya, la fin de son exil.
La chaman eut un sourire amer. Qu'importe après tout, elle ne retournerait pas là bas.
Elle avait enterré cette vie, il y a bien longtemps et jamais, il n'avait été question un jour, elle retourne sur son passé.
Elle refusait de devenir la Reine d'un peuple qui l'avait lapidé de pierres, la chassant un soir d'orages de sa cité. Son père avait réussi à tourmenter les quelques lambeaux d'humanité qui demeuraient en elle. Quel talent de persuasion ! Il était étrange que Lyr n'ait pas cédé à la tentation...Mais en réfléchissant, l'elfe se souvint que pour rien au monde, le jeune homme n'abandonnerait son apprentissage de forgeron pour aller s'ennuyer dans un palais qu'il n'avait jamais aimé.
Elle n'est plus bannie, elle peut revenir
Elle non plus n'avait plus sa place là bas, et même si au fond de son coeur, l'envie d'étreindre sa mère la tenaillait encore, elle savait bien que sa vie se trouvait concentrée ici, autour de l'espoir qu'elle cultivait à acquérir un jour, la puissance nécessaire à sa vengeance.
Laniya se leva, poussée par l'envie de recommencer dès maintenant les exercices que lui avait dicté son maître. Elle se lava le visage à grands jets d'eau et accrocha sa cape sur ses épaules.
Sortant de sa chambre, elle se dirigea vers l'escalier qui descendait dans la boutique.
Quelques brides de conversation lui firent comprendre que le sorcier était toujours occupé. Elle décida de revenir lorsque celui-ci serait disponible, ne voulant point le déranger dans ses affaires. Après tout, elle pouvait continuer à s'exercer toute seule à l'extérieur.
La chaman descendit les marches silencieusement, passa dans la boutique dans laquelle il régnait toujours un étrange désordre et sortit dans la rue, espérant trouver à l'extérieur de la ville, un coin où elle pourrait mettre à épreuve ses capacités.

Elle n'est plus bannie, elle peut revenir. Pardonnez-moi Père, je ne reviendrais pas.



Edité par laniya le 04/04/2008 à 22h38
 
Pyrithe
#984 Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15) le 16/04/2008 à 04h51  
*Pyrithe regarde la jeune nymphe droit dans les yeux. Son acceptation vis à vis de son offre de l'aider à éliminer définitivement son démon provoque sur son visage un sourire immense. Ses yeux se mettent à luire. Il regarde quelques instants la jeune femme qui n'a aucune gêne à le regarder droit dans les yeux, lui, lui qui est pourtant la créature humaine la plus noir de Duruune, et surement plus.*
*Il s'approche d'elle au plus près sans la quitter des yeux, puis murmure*
De toutes façons, tu n'as pas le choix... Si tu veux avancer, moi seul peut t'offrir de délier tes chaines...
*s'éloignant un peu, il lui tourne le dos*
Mais sache que je ne fait rien sans y gagner quelque chose...
*il se retourne, sourire aux lèvres*
Et tu n'auras rien à me donner en retour, j'y gagnerais suffisamment!!
*Traçant au sol des signes avec une craie blanche, il murmure quelques paroles froides. Sortant maintenant une craie noire, il entonne un champ guttural en traçant des signes cabalistiques sur le cercle. Bientôt, le cercle est une véritable ouvre d'art, d'un diamètre équivalent à la hauteur d'un humain de grande taille.*
*Lentement, Pyrithe s'assoit en tailleur dans le cercle, posant délicatement la traine de sa cape derrière lui, au sol. Il sort ensuite une dague, qu'il porte à sa ceinture. La garde de la dague est d'ébène le plus pur, le plus rare. Un noir profond, pour une arme dédiée à Dorenovia, la maitresse du noir. A l'aide de cette dague, il s'ouvre l'avant bras, en faisant jaillir du sang avec abondance au sol, devant lui. La plaie se cautérise d'elle même en fumant, la peau semblant bouillir sous une chaleur acide. Le visage de Pyrithe est sans expression. Accepter la souffrance pour mieux la servir...
Il sourit alors en regardant Ondine*

J'ai besoin d'un peu de temps pour avoir une petite discussion avec quelqu'un que tu ne peut pas voir. *il sourit* D'ailleurs, il vaut mieux pour toi...
*Un bulle d'énergie se créer autour de lui, de couleur noir comme la nuit. Bientôt, on dirait qu'un trou noir s'est matérialisé dans la pièce. Effectivement, ce lieu n'est temporairement plus vraiment ici... *

[Dans la bulle]
*Pyrithe se lève. Il se trouve dans la salle du trône d'un château ou tout est sombre, et noir. Au fond de la salle, un trône rouge vif brille d'une lumière surnaturelle. Sur le trône se tient une femme, grande, belle, toute de noir vêtue.*
Tu n'as pas choisit un lieu inhospitalier cette fois!! *lance Pyrithe ironiquement. Il lance un coup de pied dans un vase de cristal noir* Et dire que tout ca est faux...
*La femme se lève gracieusement*
Je te trouve bien méprisant, Pyrithe. Tu sais combien j'attendais cet instant! Aussi m'a t'il parue de bon goût que de faire les choses en grand. Mais après tout, libre à toi de cracher dessus... *le lieu se change en une grotte humide, ou une odeur fétide empeste l'atmosphère*
*Pyrithe secoue la tête*
Bien, tu sais que je n'ai pas beaucoup de temps. Je suppose que tu m'aideras, mais j'ai besoin de toutes mes forces. Ce combat n'est pas gagné d'avance!
*La femme se dirige vers lui en souriant*
Oui, bien sur. Je le sais. Mais tu je vais t'aider, sois en sur. Après tout, je vais autant y gagner que toi.
*La femme fait apparaitre deux coffrets*
C'est pour toi... Aucun choix aujourd'hui. Ces présents te reviennent tous deux. Tu les as bien mérités.
*Pyrithe ouvre le premier coffret. A l'intérieur, un ouvrage semblant très ancien est posé sur une étoffe de couleur rouge. La couverture de cuir noir piquée de runes semble donner des frissons à Pyrithe. Ses yeux deviennent brillants, il prend le grimoire doucement. Puis une frénésie s'empare de lui, et il se met à chercher une page, les yeux ivres d'espoir. Puis il stop sur une page précise. Il regarde la femme qui sourit*
Tu, tu me le donne? Tu as réussit à te le procurer? Tu sais ce que ca veut dire pour moi??
*Elle sourit*
Oui, pleins pouvoirs et pleine de ton bâton. Ce qui veut aussi dire que tu pourras prétendre au titre, et à la maitrise de l'Art à laquelle tu aspires depuis longtemps...
*Pyrithe n'en reviens pas. Il tiens, là, entre ses mains, le Grimoire de Fistalbak. Il ouvre une page, celle qu'il désire plus que tout, celle qui comporte l'incantation extrême. Celle qui lui permettra de décupler ses forces... elle est bien là... Il réfléchit. Son regard devient noir*
J'ai compris... Perfide! Je ne pourrais jamais lancer ce sort, à cause des entraves que j'ai subit lors de mon affrontement contre le Panthéon. Les supplices qu'a subit mon corps me privent de l'énergie nécessaire au lancement de ce sort...
*La femme montre le second coffret*
Mes offrandes sont multiples, jeune sorcier
*Pyrithe ouvre le coffre lentement, le regard empli de rage. Le coffret contient une fiole, pleine d'un liquide violacé*
Qu'est ce donc?
*La femme sourit*
Comme tu l'as longtemps désiré, je t'ai concocté un élixir de modification physique. Il est extrêmement puissant, tu connais l'ampleur de mes pouvoirs... Grâce à ca, tu pourras agir par magie sur ton corps, et redevenir celui que tu aurais du être. Les blessures infligées par les dieux ne disparaitront pas, et ton corps sera toujours aussi faible. Mais tu ne seras plus limité par la faiblesse de ton corps dans le cadre d'une utilisation de la magie. De plus, ton apparence deviendra alors celle qui te correspond...
*Pyrithe sourit petit à petit. Ses yeux s'emplissent de lumières plus vives que le coeur de Solinari. Il y a là ce qu'il désirait le plus au monde... enfin, il va devenir le mage le plus puissant qui soit sur ces contrées depuis longtemps...*
*Il s'agenouille en guise de remerciement, puis se relève*
Tu n'auras pas à le regretter... Je dois te laisser maintenant.
*Il ouvre la fiole, les yeux brillants de désire, et l'ingurgite d'un trait*
*Son corps change, son visage se déforme, puis il devient entièrement le sorcier noir qu'il est devenu...*
*la femme le relâche de ses obligations, en lui donnant un dernier conseil*
Souviens-toi que même ta puissance, si exceptionnelle, par la maitrise de la magie, ne te prive pas d'avoir besoin de tes proches...
*la bulle se résorbe, et Pyrithe se retrouve devant la nymphe, qu'il avait presque oublié*

[Retour dans la boutique]
*La jeune femme regarde Pyrithe avec de grands yeux ronds*
*Pyrithe réalise que son apparence a changée*
N'aie pas peur. C'est bien moi, Pyrithe. C'est même plus moi que je ne l'ai jamais été... Je ne peut tout t'expliquer, mais tu dois me faire confiance.
*La jeune femme panique, se ressert dans un coin de la pièce, elle ne semble pas le croire un seul instant*
*Pyrithe se regarde dans le grand miroir qui habille le mur derrière lui*
Ah oui, effectivement, il y a de quoi...
Je crois qu'il va falloir employer la manière forte alors...
*Pyrithe se hâte de tracer un cercle noir au sol, et de faire apparaitre des bougies sur sa périphérie. S'approchant de la fille, il la pousse en direction du cercle. Lorsqu'elle entre au milieu, il lève son bâton au dessus de sa tête. Le temps est suspendu. Lançant une invocation, le corps de la jeune fille se distord en émettant des sons singuliers. Ses os craquent, et bientôt, ses entrailles révèlent une créature qui sort en hurlant*
*Le démon qui était parti a été invoqué. Il apparait par l'intermédiaire de la femme qu'il possédait. Ce qui ne semble pas du tout lui plaire...*
*Le corps inerte de la nymphe retombe au sol dans un bruit sourd*
*Le démon se lève, surplombant Pyrithe de plusieurs pieds. Respirant avec bruit, ses narines dégagent des brumes d'eau qui s'évaporent aussitôt. Sa voix grave s'élève*
Qui es tu, sale petit sorcier, pour oser m'imposer un lieu d'apparition?
*Pyrithe prend une voix grave, et, dévisageant le démon, il ouvre son grimoire. Le démon attend d'être pleinement remis de cette invocation forcée, il le sait. C'est maintenant ou jamais.*
Je ne suis pas un petit sorcier, créature des abimes. Je suis seulement ta fin...
*Pyrithe brandit son grimoire. Le démon ne bougera pas maintenant, trop risqué. Il n'a cependant que quelques secondes, après quoi, il n'hésitera pas une seconde.*
*Pyrithe invoque à voix haute. Bientôt, une pluie de poussière noire s'abat sur lui. Tout marche pour le mieux.*
*Bientôt, 14 sphères noires apparaissent et tournent autour de lui. Bientôt, une nouvelle sphère apparait, et se fige devant lui, à la hauteur de son torse. Symbolisant la maitrise du niveau supérieur de la magie noire, elle signifie aux détenteurs des secrets de l'Art de Celnystra leur capacité à maitriser les Arcanes réservées aux Mages. Désormais, il pourrait prétendre au titre de "Maître de Magie"...*
*D'un geste de la main, il fait disparaitre les sphères. Son grimoire disparait aussi*
*Levant les mains, il s'apprête à lancer, pour la première fois, un sort réservé aux plus grands noms dans le monde très restreint de la magie. Plus destructeur qu'aucun des sorts qu'il aurait jamais lancé, il ne laisserait que peu de chance à la créature.*
*La créature avançait vers Pyrithe lentement, en respirant à grand bruit*
*Bientôt, Pyrithe lança son sort. Une boulle aveuglante se forma dans la main du Mage, qu'il lança au bout d'une seconde sur la créature.*
*Lorsque la boulle explosa, après son impact, aucune trace de la créature...*
*Pyrithe, haletant, à cause de l'énergie requise par le sort, senti que les choses ne tournaient pas rond.*
*La créature, pendant le lancement du sort, en avait lancé un aussi. Elle n'avait pas mis longtemps, car elle, à la différence de Pyrithe, maitrisait ce sort à la perfection. Elle avait lancé un sort de métamorphe, ce qui semblait être sa spécialité. Plus petite, elle sauta au plafond, sur une poutre.*
*Pyrithe le réalisé quand elle sauta au sol, à quelques mètres de lui*
*Il n'en revenait pas. Il ne connaissait encore que peu son nouveau physique, mais les choses étaient claire: cette créature semblait avoir pris son apparence, en tous points. Et vu la maitrise qu'elle semblait avoir dans ce genre de sorts, la ressemblance devait déplacer le mimétisme... Deux Pyrithe semblaient s'affronter dans la pièce*
*Le temps que Pyrithe comprenne la feinte qu'avait mis en place la créature, il prit une attaque de plein fouet. Une boulle de ce qui semblait être du métal en fusion l'avait atteint de plein fouet dans l'épaule. Seul un sort mineur avait eu le temps de le protéger un peu. Mais il était clair que le démon était plein de ressources. Certes, sa maitrise de la magie était moindre, mais ses talents de métamorphe, et sa résistance physique en faisait un ennemi des plus dangereux qui soit. Une intelligence redoutable dans un corps de berseker...*
*Pyrithe fait semblant d'accuser le coup, et de chuter au sol. Le démon s'approche de lui lentement. Pendant ce temps, Pyrithe reformule sa première attaque. Avec un tel ennemi, il faudrait allier l'intelligence à la puissance de la magie. Dans le creux de sa paume, il matérialise une boulle de feu qui tournoie. Lorsque la créature se jette sur lui, il plaque directement la boulle sur la poitrine de la créature, avant de se rouler sur le coté. La boulle éclate, faisant hurler la créature. Elle convulse au sol, avant de se relever. Elle se relève pourtant peu après. Pyrithe se tiens debout, de l'autre coté de la pièce*
*La créature lance un sort. Elle semble vouloir imiter Pyrithe en formant une boulle de feu dans sa paume!*
*Pyrithe écarquille les yeux. Non, elle ne peut maitriser ce genre de sort!!! Bientôt, le voilà rassurer. La boulle crépite, avant de s'éteindre. Il sourit d'aisance. La créature comptais peut être aussi l'égaler en magie, lui qui a tout sacrifier pour en arriver là?*
*Soudain, il sent quelque chose bouger dans son dos. Le sort de la créature n'était qu'un leurre!!!!!! Des lianes tentent de l'agripper. D'un geste vif, il coupe les lianes à l'aide d'un sort. Se retournant, brièvement, il lance un éclair afin de frapper la créature, qui doit, sans aucun doute, déjà se jeter sur lui. Cependant, une dague est plus rapide, et tombe depuis le plafond, d'ou se tient surement encore la créature. Elle se fige directement dans l'oeil de Pyrithe, en biais.*
*Pyrithe s'écroule au sol. Il ne peut retirer la dague, sous peine de se saigner. Il hurle de douleur. Il écoute l'impacte des pieds du démon sur le plancher, qui abandonne la poutre ou il se cachait. Il écoute ensuite ses pas lents, qui se dirigent vers lui. Il se maudit. Sa fin semble proche, alors qu'il est plus puissant que jamais. Mais il souffre trop pour se relever... et MER¤¤!!!!*


Edité par Pyrithe le 16/04/2008 à 04h53
 
Fleur Sauvage
#985 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 21/04/2008 à 00h03  
en réponse au message #984
Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15)
le 16/04/2008 à 04h51
* …... Le Maître de Magie a fermé les yeux un bref instant et ce qui ressemblait à des pas qui s'approchaient lentement de son corps n'est plus que le bruit de son pouls tandis qu'un voile noir d'inconscience lentement s'est abaissé dans son esprit. Alors commence la lutte de son corps pour rejeter l'objet étranger, la lame maudite de la dague du démon métamorphe qui s'est profondément enfoncée dans sa chair.
Un trait de feu surgit de nulle part soudain et au même moment un cri inhumain résonne dans la pièce. Les paupières de Pyrithe s'entrouvrent à peine. A quelques pas de lui se tient son reflet miroir, le démon des abysses qui s'est immobilisé, portant une main à son épaule pour y déloger la flèche avec un air d'incompréhension sur son visage. Il relève la tête vers l'archère responsable de cet affront dans l'encadrement de la porte tout en faisant un mouvement de la main indiquant le début d'une incantation. Cette fois, l'impact de feu le fait presque basculer en arrière.
Deux autres flèches ont remplacé la première.

Un commentaire de son chef de Guilde vient à l'esprit de Fleur. C'est vrai, il avait raison : pourquoi viser directement entre les deux yeux…? C'est beaucoup plus amusant de torturer un peu sa cible.
L'archère est restée assez longtemps à son poste d'observation avant d'intervenir, juste assez pour avoir pu deviner lequel des deux adversaires est celui qu'elle devrait réduire au silence. Voir l'un d'eux littéralement tomber du plafond était preuve suffisante pour elle. Maintenant, debout face au démon métamorphe et son arc tendu à nouveau, Fleur ne prononce aucun mot.
Elle semble ne faire qu'un avec son arme.

Un demi sourire au coin des lèvres, elle attend juste qu'il fasse un pas de plus vers Pyrithe qui semble reprendre ses esprits.*



Edité par Fleur Sauvage le 24/04/2008 à 23h56
 
Ondine
#986 Ondine (Homme Poisson | niveau 13) le 22/04/2008 à 17h35  
en réponse au message #984
Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15)
le 16/04/2008 à 04h51
*Ondine est sur ses gardes… Le poing serré. Hésitante et dubitative quant à la décision qu’elle vient de prendre au sujet de son assaillant issu des limbes sépulcrales. Elle observe Pyrithe changer d’attitude, s’adonnant à des rites incantatoires et magiques qui semblent inhabituels. Jamais elle n’avait envisagé la possibilité de pratiquer l’acte magique par le biais de la souffrance… comme une plaie que l’on s’inflige à soi-même. La demi-nymphe reste sceptique sur les origines du sorcier et ses futurs desseins, mais le fait est là. Il lui faut désormais se libérer de ses entraves car les jeux cruels de l’Ombre ont assez perduré… Des jours… des mois… des années se sont écoulés depuis mon départ des rivages lumineux. Il sera temps pour moi d’y trouver à nouveau refuge… peut-être… si les ténèbres disparaissent, sans doute les nymphes reviendront-elles ? C’est à moi de les retrouver… de comprendre leur disparition si soudaine. Je n’en peux plus de vivre ainsi, sur les terres maculées de poussières et de fange… Elle me brûle la peau… Elle incommode mes yeux et me ronge le sang… Les lacs et les rivières sont ma seule espérance de survie, la seule raison pour laquelle je daigne encore habiter ce monde de ma présence… Assez… de me dissimuler dans les ténèbres en étant submergée par la douleur et l'angoisse… assez… de revoir sans cesse les yeux de ces victimes dont ce bourreau s’est repu pour me traquer… assez… de cette amnésie sordide qui a envahi ma mémoire depuis mon retour… Voulait-il me faire oublier qui je suis ? Voulait-il faire de moi une âme noire à l’instar de la sienne ? Pour quelles raisons a-t-il joué avec moi sans attenter à ma vie ? Suis-je si habile, pour lui avoir ainsi échappé tout ce temps ? Ou bien désirait-il seulement entretenir le doute et la peur pour mieux parvenir à d’autres fins ?*

*Mais bientôt, la jeune fille n’a plus le temps de réfléchir, ni de revenir sur sa décision initiale. Trop tard, le bourreau fait office de son œuvre. Pyrithe lui inflige alors un supplice qu’elle ne connaît que trop bien… S’extirpant de ses entrailles, les yeux révulsés de terreur et de colère, Ondine regarde droit devant elle, les muscles contractés et l’échine du corps recourbée en avant sous le poids de la force qui la manipule comme un pantin de bois.*
Në !! Quaë es !! Nön debere nemeskiarë ! Süspicere!!
*Vocifère Ondine qui crache les mots un à un, à gorge déployée… NON !! Que fais-tu !! tu n’as pas le droit ! SORCIER !!*

*Les pupilles de la demi-nymphe se dilatent jusqu’à recouvrir le blanc immaculé de ses yeux… ses sourcils se froncent en dénaturant son visage pourtant si gracile, à l’expression si douce… C’est un être en colère qui regarde le sorcier et le toise avec fiel.*
Je crache sur toi et les tiens !! Perfide que tu es ! Crois-tu pouvoir détruire l’Ombre que je suis ? Les ténèbres ne meurent jamais ! Toujours je serai là, dans ses cauchemars et ses souvenirs ! Je la hanterai jusqu’à la fin ! Tu n’as pas le droit ! De quoi te mêles-tu ! Assassin !

*Puis la créature change d'interlocuteur et s'adresse à sa proie...*
Voudrais-tu commettre le crime le plus abject que le monde aie jamais porté ? Oserais-tu commettre un parricide Ondine ? Toi dont l’âme est pourtant… si pure… voudrais-tu la souiller par le forfait le plus bas qu’un être puisse accomplir ! A moi ! Ton géniteur qui t’offre le plaisir d’ouvrir les yeux sur ce monde, et peut-être bien plus encore ?
*Des larmes cristallines coulent sur les joues de la jeune fille dont le visage paraît pourtant convulsé par la douleur et la haine… puis soudain, le corps inerte de la demi-nymphe tombe au sol dans un bruit sourd. Ondine, le teint pâle et les yeux dans le vague reste immobilisée par une faiblesse qui l’assaille… Témoin passif d’une lutte horrifique qui se déroule sous ses yeux… impuissante et fragile… pourtant, la souffrance semble s’insinuer en elle à chaque coup porté par le sorcier contre son adversaire. Lorsque Pyrithe propulse une boule de feu sur la poitrine de la créature, Ondine écarquille les yeux de douleur, se convulsant violemment sous une atroce agonie qui lui tenaille les chairs...*
ë sciarë!
*JE BRULE !*
*Sentant son cœur cogner dans sa poitrine comme un tambour de guerre, elle a le sentiment que sa fin est proche… Ne plus exister… Lâcher prise… Son regard noir ne quitte pas le plafond qu’elle regarde avec horreur… un étrange rideau noir de soufre et de poussière semble s’ouvrir sur elle… Non… c’est une hallucination… la douleur… La sueur s’incruste dans les sinuosités de son front et de son cou, effleurant désagréablement ses cheveux couleur d’ébène. Ses lèvres remuent sans bruit tandis que son géniteur récite des psaumes incantatoires et magiques… C'est comme s’ils ne faisaient qu’un… Comme s’ils étaient liés… Un seul être, une seule force…*

*La colère… Ondine perçoit devant elle les Ombres noires qui viennent l’effleurer de façon pernicieuse… le rideau noir s’ouvre encore pour lui dévoiler quelque chose… Tout n’est que ténèbres… La haine la submerge… Elle ressent dans ses entrailles tout le fiel qui habite son adversaire… un trait de feu surgit soudain, faisant tomber à terre celui qui fut à l’origine de sa naissance.*
NOOOOON !
*Ondine se contracte en arrière… Elle sent soudain deux flèches s’insinuer dans sa chair diaphane, comme deux écorchures qui lui lacèrent la peau, tailladant son corps fragile…*
NOOOON !
*La demi-nymphe, écorchée vive, pose alors une main sur le sol en regardant Fleur avec dédain... La créature la manipule comme un pantin… Un pied leste et souple se pose sur le sol… légère comme le vent… Ondine se met debout tant bien que mal et baisse la tête comme un fantoche désarticulé. La créature a retrouvé ses traits originels… Une ombre colossale qui n’a pas de maître… un paria issu des limbes d’outre-terre sans enveloppe charnelle ni spirituelle… une âme née pour tuer.*
*Soudain, non loin d’Ondine… la créature décide de saisir le cou de la jeune fille d’une seule main, si tant est que l’on puisse parler de main pour qualifier la paume de cette ombre traîtresse. Le sorcier noir paraît presque figé dans une inertie déconcertante… c’est le moment pour lui d’accomplir son office. Saisissant le cou d’Ondine, il la serre contre lui jusqu’à s’infiltrer à l’intérieur de son enveloppe charnelle… comme un spectre agonisant… La demi-nymphe le sent… sa fin est proche… Elle doit savoir… Pourquoi me poursuit-il inlassablement jusque dans les entrailles d’Yria… Pour quelles raisons m'a-t-il ouvert les yeux dans ce monde où il m'appartient désormais de vivre comme réprouvée? Je dois savoir…
Une vague de murmures et de plaintes résonne à ses oreilles comme un océan de voix agonisantes, sous le poids d’une souffrance inaltérable.
Un flash de brume aveugle furtivement la jeune fille qui ne distingue plus rien autour d’elle, si ce n’est les ténèbres… Les deux pieds solidement ancrés dans une terre maculée de poussière, Ondine ouvre les yeux sur un monde qui n’est pas le sien. Désoeuvrée, elle ne comprend plus ce qui lui arrive. Tentant de déloger ses pieds de la fange qui la retient prisonnière, elle constate qu’elle ne peut faire un pas de plus. Mais une femme aux yeux noirs apparaît devant elle… de longs cheveux noirs… des yeux pétillants comme les siens… Dans un souffle de peine qui lui envahit le cœur comme une ondée de larmes, elle murmure…*

Mère…

*Immobile, figée devant elle comme un spectre énigmatique, la jeune femme remue les lèvres dans un silence oppressant… Ondine ne perçoit aucune bribe de mots. Aucun son ne sort de cette gorge aux contours charmants, trahissant ses origines aquatiques… mais bientôt la nymphe se métamorphose peu à peu… la texture de sa peau devenant granuleuse comme le sable, elle s’altère en devenant poussière… chaque particule de son corps se dégradant sous l’action d’une brise pourtant si légère… La demi-nymphe, glacée de terreur, observe la scène horrifiante qui se dévoile sous ses yeux… une fois de plus impuissante face au destin qui lui échappe… Dans une ultime tentative, Ondine lâche un cri d'agonie…*
Pourquoi ces visions ? Pour quelles raisons m’imposes-tu sans cesse ces chimères de cauchemar qui hantent mes nuits ? Pourquoi m’as-tu volé cette existence que tu as tant convoitée, et que tu m’as pourtant offerte en me donnant vie ?! POURQUOI ! Qu’attends-tu de moi ? Si ce n’est de ma chair et de mes entrailles dont tu veux te repaître ? Serait-ce de mes craintes et de mes doutes ? M’as-tu offert la vie dans le seul dessein d’assouvir tes instincts les plus vils ? Infâme créature ! Montre-toi ! Je n’ai plus peur de toi. Crois-tu que la Mort m’effraie ? Elle est une bien plus tendre alliée que toi… m’offrant ses bras pour abîme et cette fin qui serait mienne pour être en paix !
QUI… ES… TU ! QUE… VEUX… TU ?! Je t’invoque créature des abysses ! Montre-toi !

*Le souffle haletant, la demi-nymphe attend un signe qui ne vient pas... Elle semble seule à présent… Seule ? Non! à son grand dam. Elle savait qu’il était là… depuis cette vision de cauchemar il était là… Depuis le début de son arrivée sur les rivages lumineux il était là… Pernicieux comme la mort, insipide comme le mal, une ombre déambule derrière Ondine comme un serpent vicieux… Campée sur ses pieds, la jeune fille ne daigne se retourner pour le voir. Elle regarde devant elle la pénombre grandissante. La douce lueur lointaine des Mille Sortilèges s’amenuise progressivement… l’étrange silhouette s’avance vers Ondine qui sent une main glisser sur son épaule… Une odeur fétide remonte à ses narines… Deux bras d’un blanc diaphane l’enlace dans son dos… La jeune fille ne bouge pas, mais elle réprime un geste de dégoût. Elle reconnaîtrait cette exhalaison putride n’importe où… L’odeur âcre de la terre et du soufre importune ses narines…*
Laisse-moi…
*Ondine ferme furtivement les yeux, las. Puis soudain, l’ombre disparaît… Où est-il… ? Qui est-il pour ainsi jouer avec elle comme un démon issu des enfers… Les sens en alerte, la jeune fille ouvre brusquement les yeux. Son cœur bat de plus en plus… C’est un rythme infernal qui se déchaîne en elle… Son cœur a prit le pas d’une danse macabre… Ses yeux deviennent noirs… Elle fixe une silhouette informe devant elle… C’est une silhouette féminine… belle comme la mort… Une jeune femme à l’apparence cadavérique la toise d’un regard impérieux… Redoutable… Elle ne porte aucune protection… Seuls de longs cheveux noirs comme l’ébène dissimulent son corps dénudé. Ils ondoient dans le vent comme un léger suaire… Elle est assise sur ses talons et l’observe de façon inquiétante comme un oiseau de proie. *
CRAC!
*Un bruit résonne dans les ténèbres... ou bien est-ce la silhouette? a-t-elle bougé? La jeune femme a les yeux noirs comme l’encre… Pas d’iris… Juste d’immenses pupilles dilatées dont la noirceur s’est étendue sur toute la surface de ses yeux… Les deux êtres s’affrontent du regard, sans rien dire… Ondine fronce le sourcil… Jamais il ne me laissera donc en paix… Aussi sournoise que la mort, il rôde autour de moi… Cette femme… c’est moi… mon double pernicieux…
Je connaissais la vertu, je connais l’abomination… Elle ne me quittera jamais… cette vision de cauchemar… Je comprends tout maintenant.*


*Sur le visage de la silhouette inconnue, des larmes de sang s’étiolent inlassablement… Mais ce ne sont point là des larmes de tristesse. Ce sont des larmes de colère et de haine… Des larmes funestes…*
Tu es mienne… Tu resteras ombre parmi les ombres…
*Ondine la fixe toujours d’un regard furieux… Jamais elle ne lui échappera… Elle est sa proie… la proie de ce double qui n’est autre qu’elle-même… Une voix gutturale s’élève soudain à l’instar d’une complainte amère dans son esprit…*
Vois ce que tu pourrais devenir… vois ce qui pourrait t’appartenir… le monde… Je t’offre le monde dans la paume de ta main… Plus forte que les ténèbres, oscillant fébrilement entre les ombres et la lumière… Je t’ai donné la vie pour devenir l’Infante de l’obscurité grandissante qui est la nôtre… Sous ton égide nous deviendrons légions… Vois… la femme que tu deviendras… vois… ce à quoi tu ne peux échapper… Oublie la lumière… Rejoins-nous…
*Les yeux aveuglés de larmes, Ondine tombe à genoux… face à ce destin immuable qui semble être le sien… Ultime descendance marquée à vif, par le sceau d’un peuple déchu… Traquée, manipulée, et préservée dans une angoisse constante pour mieux fuir la lumière et oublier d’où je viens… Voilà pourquoi il n’en est pas venu à me tuer plus tôt. Forgée par un être de lumière, je garde en moi le sang noir d’une créature des ombres. Plongée dans une torpeur qui lui somme de rester immobile, la demi-nymphe cache ses yeux dans ses mains.*

*Bientôt la chimère s’estompe… la jeune fille ressent le bois brut contre ses genoux défaillants… Une seule image ne quitte pas son esprit qui refuse obstinément la destinée qu’on lui révèle… l’océan… quitter les terres… comme une réminiscence étrange, la jeune fille croit sentir la houle sous la plante de ses pieds… Un seul regard lui donne la force de continuer… un regard énigmatique qui ne l’a pas quitté depuis son arrivée sur les terres noires… Mais elle a oublié… beaucoup de souvenirs l’ont quitté…*
Je ne suis qu’ombre et je me promène parmi les ombres…
*Les deux mains au sol, Ondine se crispe; la créature est là et se retourne contre Pyrithe. Une aura magnétique enveloppe bientôt la jeune fille qui remue fébrilement les lèvres dans un murmure presque inaudible…*
Ëzëlum astfila Kabalisna…
*La lumière s’agrandit encore…*
Ëzëlum astfila Kabalisna…
*La créature écarquille les yeux de stupeur devant la magie des nymphes… La jeune fille refuse la voie qui lui a été ouverte… Elle invoque la lumière des grands lacs, implorant une ultime protection. Un souffle inconnu l'environne, la poussant à se mettre à genoux devant son hôte, rejetant en arrière ses longs cheveux noirs qui ondulent sous la force d’un vent étrange… Levant ses mains qu’elle dirige paumes ouvertes contre la créature, elle le toise de ses yeux noirs qui sont pourtant comme les siens. Une sphère aquatique parfaite se forme alors devant ses mains, de plus en plus lumineuse, elle tournoie avec menace. Cette sphère limpide qui semble destinée à son assaillant, devient alors de plus en plus grande, enveloppant sa créatrice en son sein, comme en un cocon protecteur. Prostrée, recroquevillée sur elle-même, la demi-nymphe attend son heure venir… tandis que l’Ombre Noire se dirige dangereusement vers Pyrithe, dans un assaut inespéré.*
 
Fleur Sauvage
#987 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 22/04/2008 à 19h25  
en réponse au message #984
Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15)
le 16/04/2008 à 04h51
* Ondine et la créature des abysses étaient liés... elle s'en était doutée lors de leur premier affrontement, à présent c'était une évidence qui donna un frisson de malaise à l'archère... elle regarde cela sans bouger pourtant, sans qu'elle ne montre aucun signe de pitié et cela même si son coeur se serre douloureusement.
Fleur n'abaisse pas son arme.
Quelque chose semble avoir changé en elle. Peut-être était-ce la colère qui a décuplé sa détermination et sa force?
L'impact de ses traits est plus puissant ; plus profondes sont les blessures qu'elle inflige désormais.

Ce démon à l'image du Maître de magie semble se nourrir de la souffrance et des cris de la demi-nymphe qui semble presque épuisée sur le sol. Sa présence seule est à peine supportable... d'ailleur, pourquoi était-il revenu ici, aux Mille Sortilèges?
Au bout d'un moment, le démon se retourne lentement vers Ondine avec un regard haineux… Fleur l'observe en plissant les yeux, il est sans aucun doute qu'elle n'hésiterait pas longtemps à le cribler de flèches s'il faisait seulement mine de s'en prendre à elle. *


Edité par Fleur Sauvage le 25/04/2008 à 00h10
 
Ondine
#988 Ondine (Homme Poisson | niveau 13) le 23/04/2008 à 13h47  
*L'Ombre noire tourne son visage indiscernable vers celle qui fut son ultime création, la descendante maudite d'un peuple ascétique qui poursuivra sa quête, son ambition démesurée... entourant les murs de Duruune de ses sbires les plus perfides, jouant de leur malice artificieuse avec leurs hôtes qui ne se doutent peut-être pas encore tout à fait de leur présence...
Quelques ombres éparses et silencieuses déambulent dans le dédale des ruelles obscures de la grand'ville. La marche funèbre a commencé... tandis que les Yriaes s'endorment paisiblement sur leurs deux oreilles, se doutant à peine d'un avenir funeste qui les menace à chaque pas.*


[A l'orée de la ville...]
*Au coeur d'une agréable chaumière au toit de chaume, un nain se calfeutre sous sa couette en se complaisant aux joies du sommeil... un sommeil sans rêves. La journée a été prolifique pour ce boulanger de Duruune qui voit encore défiler devant ses yeux brillants, la foultitude de petits pains sucrés dont ses voisins raffolent. Un sourire paisible sur les lèvres, il commence à fermer les yeux pour s'adonner aux bienfaits d'un repos amplement mérité. Cependant... Quelque chose gratte au plafond...*
Gratt...
*... venant le troubler dans sa quête de sommeil... Maugréant contre les rats qui s'acharnent chaque soir à troubler sa torpeur habituelle, le nain dodeline de la tête et se retourne une fois de plus dans son lit.*
Gratt... GRATT !
*soupir*
Gratt ! Gratt ! GRATT !
*Froncement des sourcils broussailleux.*

*Quand soudain, les grattements et autres couinements intempestifs cessent leur tintamarre... le nain relâche ses muscles dans un demi-sommeil et entame sa phase de repos. Il se détend en songeant à la journée du lendemain, et au sourire des ses clients face à sa vitrine ornée de sucreries et de petits pains de toutes sortes.*
Gratt... iiii
*Ses yeux s'ouvrent brusquement avec panique. Quel était ce bruit ? un couinement de rat ? oui certes... peut-être pris dans un piège acheté dans une quincaillerie-gnome il y a trois jours... « une pure merveille technologique ! » avait dit son vendeur de petite taille. « Avec ça, vous viendrez à bout de toutes les sortes de rats possibles et inimaginables à souhait ! Et c'est satisfait ou remboursé ! »... Des rats ? Certes... Mais qu'en était-il pour les autres animaux qui pouvaient croupir au fond de ce vieux grenier ? Le nain ne quittait plus le plafond du regard, les yeux révulsés d'une angoisse latente qui venait envahir son coeur.*
BOUM !... BOUM !... BOUM !...
*Il met sa main sur sa poitrine... son coeur s'emballe...*
Shhhh...
*Il n'est plus seul... il le sait...*
*Là, tapie dans l'ombre, quelque chose le regarde... plus noire que les ténèbres...
Son pouls s'accélère, il est pétrifié de peur... n'osant le moindre mouvement... de toute manière il est perdu...
Haletant, il voit la chose se profiler dans l'obscurité de la pièce, retenant un cri horrifié...*

Gratt...
*Ce n'est pas un rat... c'est autre chose...*
Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!
*Un cri déchire la quiétude nocturne.
La marche funèbre fait résonner son tocsin entre les murs de la ville... on ne peut plus revenir en arrière... Déjà quelques colosses obscures s'enfoncent dans les rues sombres de Duruune, à la recherche de quelques victuailles pour se repaître de leur arrivée massive.*


[Pendant ce temps, aux Mille Sortilèges...]
*Malgré son refus de suivre la voie qui lui est destinée, la demi-nymphe a ouvert une porte qu'elle ne peut refermer... par sa seule présence... causée par sa venue au monde. L'Ombre noire est parvenue à s'intégrer à cet univers dont ses acolytes feront désormais partie. Par l'intermédiaire de son engeance maudite, elle viendra troubler le repos des gens de la ville.*
Tenëbristis... nöne efficiräs ! ël Sifarïa nemere Ocüla debere Mündi ! Desé Summä... të nemere es mündi
*Les ténèbres... ne meurent jamais ! Je serai toujours là quand tu fermeras les yeux ! Dans ton sommeil... Tu as ouvert la voie malgré toi par ta venue au monde!*

*Toisant impérieusement la bulle aquatique qui s'est formée autour de la jeune fille, dont le sang coule dans ses veines, il tente de répudier la lumière évanescente qui en est issue... Un psaume incantatoire se fait entendre. Psalmodiant une langue ancestrale qui n'est plus guère évoquée que comme une légende au coeur des grimoires anciens, il pointe le doigt vers le front d'Ondine qui s'est levée à son tour pour le contrer. Dans un élan inespéré, la demi-nymphe plaque la paume de sa main à l'endroit où se trouve le coeur immatériel de l'assaillant.*
Ë luminis ! Strangulaë mortis deberë !
Ë luminis ! Strangulaë mortis deberë !
*La lumière issue de la sphère où elle se trouve est de plus en plus désagréable à regarder. Aveuglante comme un rayon de soleil. La créature éructe de colère mais elle pointe toujours son doigt sur le front de la jeune fille...*
E nocturnä ! Elwikia nën Salütis immortëm !
*Vocifère-t-il! Ondine écarquille les yeux... elle ne tiendra pas longtemps face aux ténèbres. Un halo de noirceur s'insinue au coeur de la bulle luminescente... il la touche déjà... effleurant son front... s'insinuant dans ses yeux et ses pupilles*

Edité par Ondine le 23/04/2008 à 13h57
 
Fleur Sauvage
#989 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 23/04/2008 à 17h59  
en réponse au message #988
Ondine (Homme Poisson | niveau 13)
le 23/04/2008 à 13h47
* Brusquement, il est interrompu par un trait de feu qui vient se loger dans son flanc, puis d'un autre dans son bras tendu vers Ondine, encore un… encore… et encore… jusqu'à ce que, fou de rage, le démon des abysses se détourne complètement d'Ondine et s'avance vers cette archère qui le gène. Sans qu'elle ne s'en aperçoive, les signes de protection des nymphes que Ondine avait tracé sur son front luisent faiblement à travers les mèches sombres de sa chevelure qui parsèment son visage et Fleur prononce à voix basse les mots que la protectrice de vaisseau a murmuré, comme un chant dans une langue d'un autre temps.*

Ë luminis… Strangulaë mortis deberë…

*Comme si la scène s'était figée au ralenti sous les yeux de Fleur, au moment où la créature des abysses, déjà affaiblie par les sorts de Pyrithe et d'Ondine, semble perdre le contrôle, un bref instant, Ondine et Fleur échangent un regard jusqu'au moment où, affaiblie par son dernier sort, lentement Ondine s'affaisse sur le plancher… autour de son corps parfait, l'aura magnétique, la bulle que la semi-nymphe a conjuré illumine toujours la grande pièce d'une lumière bleutée presque aveuglante. Toujours à terre, le maître de magie observe sa garde rapprochée faire face au démon qu'il a invoqué. *

E nocturnä ! Elwikia nën Salütis immortëm !

* Sur ces mots, le démon lève son autre bras, s'avançant toujours et pointant Fleur du doigt en laissant échapper un rire provocateur. En réponse, elle tire à nouveau. Il évite son trait avec un sourire carnassier et entame une incantation qu'elle interrompt sans lui donner une chance d'esquiver, cette fois elle le vise à la gorge avec une… deux… trois flèches de feu qui se plantent dans la trachée et la poitrine du démon métamorphe.
Qu'il se taise.
Cette nuit, c'est elle le Passeur et si cette créature des profondeurs des abysses possède une âme, que Shariva décide de son sort. En attendant, une forte odeur de chair brûlée commence à s'immiscer dans l'air...
Le démon s'est immobilisé. Méfiante, elle tend son arc à nouveau sans le quitter des yeux. Cette fois, la flèche est pointée vers le regard vide d'émotion du démon…
Il doit mourir. Maintenant. Elle voudrait le voir s'écrouler de souffrance devant elle. Pourtant, s'efforçant de garder son sang froid, respirant calmement, l'ange noir choisit son moment… puis elle laisse partir son trait de feu. Lorsqu'il tombe à terre, l'archère lâche son arc et dégaine son poignard échancré. Les runes faeries sur la lame ont pris une teinte noirâtre. Quelques pas seulement et elle est déjà à sa hauteur. Posant d'abord sa botte sur sa poitrine, Fleur se penche sur le corps de la créature des abysses à moitié calciné et d'un geste vif, elle lui tranche la gorge.
Elle se recule alors, comme hypnotisée par ce sang épais et sombre qui s'écoule lentement sur le plancher, puis se reprenant elle lève la tête en direction d'Ondine allongée dans une bulle de lumière nacrée, puis se dirige enfin vers Pyrithe. Il semble avoir perdu beaucoup de sang.
Le fixant dans les yeux, Fleur Sauvage pose une main légère et hésitante sur la dague maudite, puis alors qu'elle resserre son étreinte se décidant à la retirer, l'arme soudain se désagrège et devient poussière. *


Edité par Fleur Sauvage le 23/04/2008 à 18h21
 
Ondine
#990 Ondine (Homme Poisson | niveau 13) le 23/04/2008 à 19h17  
en réponse au message #989
Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17)
le 23/04/2008 à 17h59
*Allongée à même le sol, Ondine semble avoir perdu connaissance… Mais il ne s’agit que d’apparences. Prostrée dans les entrailles d’un énigmatique cocon de lumière qui l’environne, la demi-nymphe entame une étape de mutation. Bientôt, la protectrice de vaisseau ne sera plus. Ses fonctions sensorielles et motrices se métamorphosent sous l’action d’une magie étrange issue des temps jadis. Une force inconnue l’habite. Cette force qui l’a guidé pas à pas dans la ville de Duruune, puis dans le sanctuaire du sorcier noir… Le halo sépulcral est toujours là ; maculant son front il pénètre dans ses yeux verdoyants maintenant grands ouverts, s’insinuant jusque dans ses veines bouillonnantes de jeune fille sauvage. La créature lui aurait-elle laissé quelque chose avant la fin ? Voulait-il simplement se réincarner dans son enveloppe charnelle ou lui a-t-il légué quelque faculté énigmatique ? … peut-être… Mais il est encore trop tôt pour le savoir. La lumière évanescente grandit encore dans la pièce jusqu’à aveugler le sorcier et son ardente protectrice. Une force inconnue provoque une convulsion d’Ondine dont le corps se tend… le dos recourbé en arrière, tendu comme un arc ! Les yeux rivés sur le plafond, elle ne peut maîtriser cette puissance qui l’habite…
Lâchant un cri de douleur, elle ferme ses yeux emplis de larmes. Limpides comme les eaux du lac, elles s’étiolent inlassablement sur ce visage et ce corps presque sans vie au demeurant. La douleur vient de s’abattre sur le monde Yriae endormi. Ses habitants ferment doucement leurs yeux tandis que les flammes rassurantes dansent inlassablement au cœur du foyer… comme si rien ne s’était passé… ignorant le danger… Un visage qu’on ne peut voir glisse comme un prédateur sans nom pour observer un elfe qui vient de s’assagir dans son lit… à travers sa fenêtre aux carreaux souillés de poussière… Mais la chose poursuit sa route. Détournant le regard… pour le moment du moins.*


*Assujettie à une fatalité devant laquelle elle reste impuissante, Ondine devient l’instrument d’une volonté qui n’est plus la sienne… Contractant son corps déjà meurtri, elle perçoit le goût de l’eau qui vient jouer dans sa bouche et sa gorge endolorie. La bulle aquatique s’est visiblement remplie d’une eau cristalline à la source jaillissante… comme issue de nulle part. La lumière étrange dissimule l’enfant des lacs et des rivières. Une fraction de seconde et le temps semble être figé… Mais soudain la poche se brise, laissant échapper le liquide hyalloïde sur la jeune fille, face contre terre. La lumière s’amenuise progressivement, laissant les flammes dansantes des lumignons éclairer faiblement la pièce. Ondine pose une main sur le sol et s’apprête à se lever en regardant ses hôtes qui lui sont venus en aide... le souffle court... Une esquisse de sourire sur les lèvres, elle comprend qu’elle a changé, entamant la première étape qui l’amènera dans sa quête ultime de ne faire plus qu’une avec l’eau. Bientôt, il lui faudra trouver le moyen de conquérir l’élément le plus imprévisible d’Yria : l’océan. Elle ignore pour quelle raison, mais quelque chose lui dit que son avenir s’y trouve… peut-être comprendra-t-elle alors la signification de cette image qui ne l’a point quitté tout ce temps… La houle sous ses pieds… ce regard magnétique qui l’observe…*

*Accroupie sur le sol, la jeune femme observe l’archère qui peut distinguer une ondée noire passagère dans les yeux de son interlocutrice… était-ce son imagination ? Le temps d'un battement de paupières et la créature de l’eau ouvre à nouveau son regard verdoyant sur le monde. Elle sourit comme une enfant, rejetant en arrière ses longs cheveux noirs encore mouillés.*
Merci pour tout…
*Dit-elle à Fleur et Pyrithe en inclinant la tête avec respect.*
Le combat ne sera jamais fini. Déjà je sens la présence de cette engeance maléfique entre les murs de cette ville. Ils sont peu nombreux, mais redoutables. Ils ne sortiront que la nuit, exécrant la lumière et ses protecteurs. Nous avons tué l’un d’entre eux… sans doute le plus puissant… le plus perfide… mais ses sbires ne s’arrêteront jamais. En revanche, je crois qu’ils ont trouvé des adversaires à leur mesure. Ils se tiendront tranquilles quelque temps… Je le ressens, comme si je conservais un lien avec eux… un lien étrange qui perdure et dont je suis victime.
*Ondine s’approche de Pyrithe et trace sur son front le sceau protecteur des nymphes comme elle l’avait fait avec Fleur… Même si dans son cœur, elle sait que le sorcier noir n’a guère besoin de protection.*
Haaaa il est temps pour moi de voir à nouveau Solinar se lever!
*dit-elle en faisant résonner son rire cristallin entre les murs des Mille Sortilèges*
 
Pyrithe
#991 Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15) le 24/04/2008 à 02h08  
*Pyrithe hurle lorsque Fleur retire la dague de son oeil. La douleur l'assaillit de plus belle. Il a déjà perdu pas mal de sang, et en est conscient. Il avait eu le temps de commencer le travail, c'est déjà ca.*
*Il se relève doucement. De sa main, une aura faible, verdâtre, jaillit. Il porte cette aura à son oeil, le sang s'arrête de couler. Il lève la tête vers Fleur, se tenant l'oeil borgne*
Sans ma déesse, et sans toi, je serais mort aujourd'hui... Merci Fleur... Tu es la personne la plus précieuse que j'ai.
*Il se penche au sol, scrute bien les alentours de son seul oeil valide, toujours en tenant sa paupière atteinte. Il s'affole, se relve et demande à Fleur*
La dague... où est elle?
*à la réponse de Fleur, Pyrithe hurle de rage*
Quoi??? Poussière???? Raaaaahhh!!! Ce chien m'a eu!!
Vite, il me faut cette poussière...
*il se penche au sol, et ramasse rapidement, lachant temporairement son oeil, la poussière qui lui semble si précieuse*
*il se tourne vers Fleur*
Un sorcier borgne, c'est comme un archer manchot... Je ne peut rester dans cet état. Il me faut recouvrer la vue, et tout d'abord, un oeil...
Pour celà, je vais devoir rester seul dans ma crypte. *voyant que l'Ange noir s'interroge, il sourit*
Les morts sur lesquels Dorenovia me donne autorité pourront bien me fournir un oeil!!
*Fleur tressaille. Pyrithe était bien en train de lui parler de nécromancie...*
*son visage redevient froid*
Il faudra, après, que nous ayons une conversation privée, par contre. *il plonge son regard dans le sien* Nous devons parler du lycan, et de ta nature, Ange noir...
*il se tourne vers Ondine*
Fille des Ondes, vient me voir lorsque tu auras besoin de moi, et fait attention à toi. *parlant encore à Ondine, il regarde cependant Fleur, qui est à coté de lui* ... les monstres ne sont pas toujours là ou on jurerait qu'ils sont...
*Pyrithe quitte la pièce et se dirige vers sa crypte*
 
Ondine
#992 Ondine (Homme Poisson | niveau 13) le 24/04/2008 à 14h46  
en réponse au message #991
Pyrithe (Maître de Magie | niveau 15)
le 24/04/2008 à 02h08
*Ondine incline le visage, laissant ses longs cheveux noirs glisser sur son front aux teintes marmoréennes.*
C'est un honneur pour moi que de recevoir une telle offre, sorcier. Il est possible que mes pérégrinations me conduisent à nouveau au coeur de l'antre qui est la vôtre.
A bientôt.
*A ces mots, la demi-nymphe observe le sorcier noir quitter la pièce pour d'autres obligations qui le réclament... Saisissant la main de Fleur Sauvage pour une poignée vigoureuse et forte malgré sa faiblesse, Ondine plonge son regard énigmatique dans le sien.*
ë lnewilïm dzeladan rë. ë legere in oculäris, ë vides in de cordis.
*Tu es promise à un avenir plus grand. Je le lis dans tes yeux, je le vois dans ton coeur.*

ë sum existentis debere humële arkis. Quë nën wilis prokiarë iné questis
*Je te dois également la vie, redoutable archère. Que les nymphes veillent sur toi au cours de ta quête*

*Esquissant un sourire apaisé du coin des lèvres, Ondine prend la décision de se rendre vers les ondes aquatiques qui lui ont tant manqué. Fille du lac et des rivières, elle s'en retourne désormais retrouver les siens au coeur des eaux limpides. Lorsqu'elle franchit la sortie des Mille Sortilèges, elle sent qu'un souffle nouveau vient d'envahir sa gorge et ses poumons. Son nouveau statut semble avoir décuplé ses forces et ses fonctions sensorielles de créature aquatique. Peut-être aura-t-elle l'occasion d'explorer les abysses sans coup férir... il faudra essayer. L'espace d'une seconde, l'horizon laisse Solinar étendre ses rayons majestueux sur les toits de Duruune. L'obscurité s'en est allée, la chaleur de l'astre miroitant vient réchauffer le coeur des habitants encore assoupis dans leurs foyers... Ondine fait un pas leste en avant, et disparaît au détour d'une ruelle ombragée. Les ténèbres l'environnent, puis elles s'emparent de cette silhouette furtive et passagère.*

Edité par Ondine le 24/04/2008 à 14h52
 
Fleur Sauvage
#993 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 25/04/2008 à 23h37  
* L’un après l’autre, elle les regarde partir…
Fleur se retrouve seule avec le cadavre à moitié brûlé du démon métamorphe. Debout, immobile, elle a l’air de l’observer un long moment, mais sans vraiment le voir ; son esprit est ailleurs. Beaucoup de choses s’étaient produites en une seule nuit et à présent, au lieu de lui être agréable, ce silence devenait pesant.
Mais elle reste là pourtant. Elle semble attendre quelque chose.

Dehors, l’horizon devient rosé, puis orangé et bientôt les nuages semblent être en feu. Toujours immobile, Fleur contemple le lever de l’astre de jour, d’un air rêveur.
Bientôt la lumière d’un jour nouveau envahit la pièce, glissant sur le plancher vernis vers l’endroit où se trouve le cadavre qui se met à brûler instantanément, jusqu’à se consommer entièrement d’un feu verdâtre qui ne laisse plus rien que des cendres, de la poussière de rien. C’est alors seulement que la statue qu’elle était devenue s’avance vers une des grandes fenêtres et l’ouvre, laissant le vent caresser son doux visage et s’emparer des larmes naissantes dans ses yeux. Elle ne sait combien de temps elle reste là à rêvasser. La panthère noire est à ses côtés, tout contre sa jambe et la main glacée et engourdie de Fleur devient caressante.

Au bout d’un moment, L’estomac de l’archère émet un gargouillis lui suggérant une petite excursion vers les cuisines, ce qu’elle ne tarde pas trop à faire, se sentant agressée d'une douce et provocante odeur de pain chaud. Après s’être restaurée, elle se retire vers ses quartiers et après avoir retiré son armure, lasse, Fleur parait se détendre enfin jusqu’à même s’allonger et s’endormir dans un grand lit couvert d’un duvet de plumes.*
 
Knapp
#994 Knapp (Roublard | niveau 6) le 29/04/2008 à 12h55  
(Attention, attention, je fais appel à votre indulgence... Ce n'est que mon premier rp "sérieux" ici, donc faites preuve de compassion envers cet essai ;-))

* Les yeux encore gonflé par une nuit tronquée, la forme pataude de la créature méconnue sous le nom de Knapp avançait pas à pas. Voûtée, la créature semblait faire un effort pour rester droite et marcher sur les pattes antérieures. Une pâle tentative de conserver un semblant d'humanité.

Cela avait déjà été une gageure de trouver des vêtements, à tel point qu'il avait dû, au prix d'une partie de sa morale déjà chancelante, braquer un môme dans une allée sombre... Une couverture déchirée faisait office de cape sous laquelle il dissimulait son étrange apparence animale... et crevait de chaud, au passage.

Grommelante, la bestiole errait. D'ordinaire, Knapp était de bonne composition, mais à force de se faire rentrer dedans par des humains qui ne regardaient par où ils mettaient les pieds, il finissait souvent par maudire ces grandes tiges maladroites. Il était à la recherche d'un emploi, à vrai dire, s'étant essayé maladroitement à un commerce "humain" d'un genre nouveau, sans grande réussite. Mais ce qu'il désirait par dessus tout, c'était savoir si ce foutu sorcier avait dit vrai, si son état était réellement inaltérable, s'il ne redeviendrait jamais ce beau, grand, musclé et bronzé prince qu'il avait été (?!? Oui, le rédacteur prend des largesses avec la réalité...).

Il avait entendu dire qu'une boutique à la réputation sulfureuse avait pignon sur rue dans le quartier commerçant. C'était l'antre d'un sorcier vil, moche, avec une queue de démon et des cornes de boucs, d'après les dires ... mais un sorcier qui se faisait payer pour élucider des énigmes magiques. Et Knapp en était une d'énigme magique, lui qui n'était certainement pas né sous cette forme ridiculeusement mignonne.

Hors donc, voilà qu'il parvenait enfin aux abords de ce commerce, et s'en tenait devant la porte, hésitant à gratter au montant de bois... Oui, gratter, car nul doute que le battoir ou la cloche ou la clenche devait se trouver hors de portée de sa taille minime... *


Hum... Bon... J'y vais...

* Il s'approche de la porte, puis recule aussitôt. *

Nan, j'y vais pas... Si ce sorcier est aussi cruel et déjanté qu'on le dit, il voudra.. que sais-je.. m'ouvrir pour examiner mes entrailles, prélever mes testicules...

* La bestiole frissonne brusquement *

Mais si je n'y vais pas, je ne saurais sans doute pas... Allez, allez... * La bestiole se tord les patounes, anxieuse et indécise. * Courage... Si ça se tombe, il est juste nain et moche...

* Trois coups résonneront dans la seconde suivante à la porte, trois coups ridiculeusement minces *
 
Fleur Sauvage
#995 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 01/05/2008 à 15h38  
en réponse au message #994
Knapp (Roublard | niveau 6)
le 29/04/2008 à 12h55
* Dans la grande pièce dont le plancher est recouvert de somptueux tapis, seul le crépitement des flammes de l’âtre brise le silence de sa concentration. Emmitouflée dans une couverture de laine, l’archère est assise à même le sol, entourée de vieux grimoires ouverts. Sur l’un d’eux est posé un poignard aux runes étranges que Fleur prend dans sa main de temps à autres distraitement, le regard perdu dans les flammes…
Sur son carnet de voyages, les symboles sont reproduits avec acuité. Des mots sont inscrits en dessous de quelques uns d’entre eux. ombres… sang… astres… destructeur…faim Pour rendre la tâche encore plus simple, certains symboles ressemblaient à d’autres dans un autre dialecte faery et juste lorsqu’elle pensait en avoir trouver sa juste signification, elle se mettait à douter. Plissant les yeux, Fleur commençait à perdre patience.

Ces runes faery gravées dans la lame échancrée du poignard qu’elle avait subtilisé à Moghan, il y a de cela plusieurs saisons, lors de leur dernière discussion, étaient une véritable énigme pour elle… mais l’archère avait remarqué la lueur sombre qu’elles prenaient à proximité de certaines créatures et ne pouvait s’empêcher de se demander comment ce Faery avait-il pu mettre la main sur une arme pareille…

Au milieu de cette mer de papier parcheminé se trouvait un ouvrage en langage elfique sur les rêves prémonitoires. Le regard sombre, elle s’en était saisi et le parcourait avec grande attention lorsque trois petits coups se firent entendre à la grande porte de chêne. La panthère noire allongée auprès du feu émet un grognement et redresse la tête, les sens en alerte.
Agacée, Fleur se lève, laissant glisser la couverture sur le tapis à mesure qu’elle s’avance. Sans son armure, l’ange noir semble fragile, comme toute autre jeune femme. Sa silhouette affinée est mise en valeur dans une longue tunique de soie noire qui laisse entrevoir des nuances bleue de nuit dans la pâle lumière du jour. Le décolleté dans son dos nu est couvert par sa longue chevelure d’ébène.

Naturellement, tout en marchant sans bruit, elle se demande qui donc ose venir frapper à la porte d’un sorcier noir aussi tôt dans la matinée…
Fleur pose une main sur la poignée, tenant son poignard enserré dans l’autre, camouflé dans les plis de sa robe. Un léger sourire au coin des ses lèvres rosées, elle attend quelques instant, puis ouvre la porte brusquement, tout en sachant qu’elle risque de causer quelque sursaut provoquant des trépidations du pouls de quiconque risque de se trouver de l’autre côté.
Elle reste immobile un instant. Personne. Voilà qu’elle commençait à avoir des hallucinations !! Légèrement énervée, elle allait retourner à ses livres lorsque son regard se pose sur l’animal au pas de la porte. Un raton laveur en capuche… voilà qui était original.
L’archère lève un sourcil, prenant un air amusé…*


Plait-il ?
 
Knapp
#996 Knapp (Roublard | niveau 6) le 02/05/2008 à 08h47  
Bon.. Bonjour, dame ! * Marrant comme tout d'un coup la gorge de Knapp est devenue sèche. Est-ce parce que la dame est foutrement jolie, ou parce qu'il a les poils de l'échine qui se redressent ? Un peu des deux sans doute. Inconsciemment, le raton-laveur dressé sur ses pattes arrières semble se voûter un peu plus, et recommence à se triturer les "mains". Il jette un coup d'oeil derrière la femme, comme s'il s'était attendu à trouver quelqu'un d'autre... *

Je... Pardonnez-moi... C'est bien la demeure de Pyrithe le sorcier ?

* Avant même qu'elle ne puisse répondre, il enchaîne de son débit presque mécanique. *

J'ai un soucis à lui soumettre... Un problème... magique... Je... Moi... Enfin...

* Inspiration, expiration, inspiration... *

Je suis une énigme magique et j'ai besoin d'aide.
 
Fleur Sauvage
#997 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 03/05/2008 à 00h05  
en réponse au message #996
Knapp (Roublard | niveau 6)
le 02/05/2008 à 08h47
* Ce spectacle était plutôt attendrissant… allez, on va dire complètement adorable...

Plissant les yeux, l’archère prend soin de scruter les alentours, puis elle repose son regard sur l’animal et le considère un long moment sans rien dire, assez longtemps pour que la créature commence à se sentir de plus en plus mal à l’aise…
Finalement, au bout d’un moment, elle lui adresse un léger sourire…*


Entrez donc, messire l’énigme magique.

* Dès qu’il pénètre dans la boutique d’une démarche hésitante, Fleur referme la lourde porte derrière lui.
Tout en faisant sauter le poignard de sa main et le rattrapant au vol d’un geste nonchalant, elle l’observe tandis qu’il semblait faire un visible effort pour marcher sur ses pattes arrière. Elle trouvait cela plutôt cocasse, mais n’en montrait signe.
Le raton laveur, déjà impressionné par l’atmosphère étrangement calme de la boutique du sorcier noir et son hôtesse silencieuse, s’est immobilisé en retenant son souffle… Fëatir, la panthère noire, s’est levé soudain feulant tout bas et s’est approché lentement le fixant d’un regard sauvage, rempli d’intérêt. La panthère tourne autour de lui le frôlant presque au passage, puis satisfait, repart d’où il est venu et s’allonge auprès de l’âtre. L’animal en capuche est pétrifié et ne se rend pas compte que Fleur s’est approchée tout près de lui… alors qu’elle brise le silence de ses sueurs froides, il sursaute nerveusement et se reprend aussitôt, l’air gêné ; ce qui se traduit en langage corporel raton laveur, par ses petites pattes avant qu’il triture à nouveau…*


Le Maître des lieux est absent pour le moment, mais vous êtes le bienvenu ici…
Pyrithe a tendance à apparaître de nulle part quand bon lui semble.

* Ce qui l’agaçait toujours autant, à chaque fois d’ailleurs…
D’une voix douce, elle ajoute, en esquissant un léger sourire amusé…*


Fëatir ne vous fera aucun mal… et je ne mords pas non plus…
 
Knapp
#998 Knapp (Roublard | niveau 6) le 03/05/2008 à 08h34  
* Au contact de la boutique du sorcier, les yeux du raton-laveur virevolte. Tout l'interesse, tout l'attire. Mais quelquechose d'obscur le retient, quelquechose qu'il garde pour lui... *

Eh euh... Je... Vous... vous êtes la femme du sorcier ?

* La panthère le dévisage avec un interêt étrange, ce qui n'est pas pour rassurer la bestiole. C'est presque si elle avait l'impression de voir dans les prunelles du félin sa couenne pendue dans la gueule pleine de crocs du fauve... *

Vous savez quand il va revenir ?

* Sans attendre de réponse non plus, il déambule, ses tics nerveux disparaissant dès lors qu'il s'interesse à quelque bizarerie magique, baguette, bâton, crâne de gobelin enchanté, poudre d'os de tigre, corne de licorne, dent de dragon et autres marchandises que l'on doit sans aucun doute trouver dans ce genre de magasin... Son interêt pour la magie n'est pas feint, et semble même réussir à prendre le pas sur sa nervosité, bien que son poil soit encore hérissé, et qu'il sursaute au moindre bruit. *
 
Fleur Sauvage
#999 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 03/05/2008 à 14h56  
en réponse au message #998
Knapp (Roublard | niveau 6)
le 03/05/2008 à 08h34
Je ne suis la femme de personne…

* Le ton de sa voix est dangereusement calme, ce qui provoque un frisson nerveux à la créature qui s’est retournée, interrompant son exploration fascinante et s’est mis à dévisager l’archère un peu plus attentivement.
Adossée au mur, elle lui rendait son regard, semblant impassible…
"L’énigme magique" ne s’était pas encore présenté. *


A mon tour de poser des questions.
Dîtes-moi … quel est votre nom ? Et d’où venez-vous ?

*Après les derniers évènements en ces lieux, Fleur ne se sentait vraiment pas d’humeur à supporter des mensonges venant d’une illusion créée par un mage ou d’un petit animal sous l’effet d’un soi-disant sortilège qui lui donnerait bénéfice de la parole.
Le regard sombre, elle croise les bras sous sa poitrine.*
 
Knapp
#1000 Knapp (Roublard | niveau 6) le 03/05/2008 à 19h23  
Knapp... * On pourrait dire que ça sonne comme une boite qui se referme un peu brutalement, mais c'est la réponse la plus directe et la plus sincère qui soit. *

D'où je viens ? Je ne me souviens pas vraiment. Tout est très embrûmé dans ma tête. Une ville, je pense. Celle-là peut-être. Elle est grande, donc peut-être que je viens d'un quartier que je n'ai pas encore revu. Il m'arrive d'avoir des sortes... d'images qui apparaissent dans ma tête, puis repartent aussitôt, quand je vais dans certains endroits.

* La bestiole se hisse sur un tabouret ou une chaise à la force de ses petits bras, et commence à explorer ce qui lui était alors inaccessible : tables, étagères, présentoirs... ça tripote, ça prend, ça repose, ça se désinteresse au bout de quelques secondes... *

Tout ce que je sais de moi, c'est que... j'adore ça ! * Il embrasse la pièce d'un geste de ses bras minuscules. * Mais je n'ai aucun talent. Et pis, j'suis surement pas né comme ça. J'me souviens qu'avant, j'étais un humain, comme vous ! Enfin, j'me suis vu, dans les images de ma tête... mais humain. Vous pouvez m'aider ? * Ou l'art de passer du coq à l'âne et de fournir des explications triturées. *
 
Fleur Sauvage
#1001 Fleur Sauvage (Ange Noir | niveau 17) le 03/05/2008 à 23h47  
Oui, je peux t’aider, en effet…
D’abord, je vais te garder en vie jusqu’au retour du Maître…

* Fleur s’était approchée à nouveau et avait attrapé l’animal par derrière d’une main, reposant sur l’étagère la dernière fiole qu’il venait de prendre dans ses pattes de l’autre. Puis elle le porte des deux mains et le tourne vers elle, l’élevant à la hauteur de son visage, comme on le ferait à un chaton un peu trop turbulent…*

Dans l’antre d’un sorcier noir, on regarde avec les yeux… * Elle lui adresse un sourire amusé devant son regard brillant, presque apeuré*
Ne doute pas un seul instant que certains de ces élixirs étranges, potions et autres objets que tu as manipulé pourraient t’être fatal.

*Elle marche dans la grande pièce avec Knapp dans ses bras et le pose délicatement parmi les coussins d’un grand fauteuil couvert de velours pourpre et après lui avoir gratté la tête au passage, elle lui montre du regard le panier de fruits posé sur la table à portée de patte. Pensive, elle se recule ensuite. Knapp se comportait exactement comme l’animal sauvage qu’il incarnait. S’il avait été humain, cela devait faire déjà très longtemps…
Hésitant, celui-ci reste à la regarder sans bouger, ce qui est assez rare chez lui comme elle a pu le remarquer jusqu’à présent…*


Mon nom est Fleur. Je suis la garde de Pyrithe, le sorcier noir dont tu as du entendre parler.
Tant que tu es ici Knapp, tu es aussi sous ma protection, tout comme tous les apprentis et disciples qui résident en ces lieux…

*Elle incline la tête de côté puis prend le poignard sur la table et s’en retourne à ses livres, le laissant se mettre à son aise.*
 
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