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Neverwhere
Titre original : Neverwhere
Ecrit par Neil Gaiman.
Fantastique (Année de parution : 1998), Grande-Bretagne
Synopsis :
Richard Mayhew vit tranquillement à Londres : un travail de bureau, un appartement moderne et une fiancée, quelque peu autoritaire tout de même. Puis un jour, il manque de marcher sur une jeune fille en haillons, couchée sur le trottoir, et blessée. Comme elle le demande, il ne l'emmène pas à l'hôpital et la recueille chez lui.
Une fois Porte repartie, tout va changer pour lui : sa fiancée le quitte, ses collègues l'ignorent, son appartement est loué à d'autres, et on ne semble même plus le voir, comme si il n'appartenait plus à cette réalité.
Très vite, il va partir à la recherche de celle qui a bouleversé sa vie. Sa quête va très vite l'emmener dans un monde inconnu, le "Londres d'En Bas", cité souterraine où vivent d'étranges individus, invisibles aux yeux de ceux d'en haut. Un monde où les gens parlent aux oiseaux, les cadavres ressuscitent, les métros desservent des stations inconnues et les rats semblent gouverner.
Monsieur, avec tout le respect que je vous dois, puis-je vous rappeler que M. Vandemar et moi-même avons incendié la ville de Troie ? Nous avons livré les Flandres à la Peste Noire. Nous avons assassiné une douzaine de rois, cinq papes, une cinquantaine de héros et deux dieux pleinement accrédités. Lors de notre précédent contrat, nous avons fait périr sous la torture un monastère au grand complet, sous la Toscane du seizième siècle. Nous sommes de parfaits professionnels.
M. Vandemar, qui s'amusait à attraper de petites grenouilles pour voir combien il pouvait en enfourner dans sa bouche d'un seul coup avant d'être obligé de mâcher, déclara, la bouche pleine :
- Ça m'a bien plu d'ailleurs...
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Umbre : 9/10
Neil Gaiman est un peu le fils spirituel de Terry Pratchett. Tous les deux sont anglais, pratiquent ...
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Neil Gaiman est un peu le fils spirituel de Terry Pratchett. Tous les deux sont anglais, pratiquent la même forme d'humour. A part que Terry est beaucoup plus proche de la Fantasy que Neil. Ce dernier n'écrit pas de cycle comme les Annales du Disque Monde, et chacun de ses livres est indépendant.
Après avoir lu et apprécié American Gods et De Bons Présages (d'ailleurs coécrit avec le père sus cité), c'est confiant que je m'attaquai à Neverwhere. Et une fois de plus, je ne fus pas déçu. Ce roman ne se lit pas, il se dévore : un rythme sans aucun temps mort, des personnages hauts en couleurs et un monde totalement délirant, bien loin ce qu'on peut connaître habituellement.
L'auteur ne perd pas de temps avec une introduction de cent pages. Aussitôt le personnage principal croqué, un cadre moyen, moyen en tout d'ailleurs et mené par le bout du nez par sa future femme, on entre dans le vif du sujet, à savoir la découverte du Londres d'En Bas. Les chapitres sont relativement courts, avec quelques paragraphes réservés à d'autres personnages, si bien qu'on saute du groupe principal aux personnages secondaires. Si on peut considérer l'histoire comme un véritable métro en marche, chaque changement de personnage est une correspondance...
Les protagonistes que nous décrit Neil Gaiman sont plus que sympathiques : en allant du héros looser, en passant par la chasseuse en quêtes de trophées insensés, le marquis de Caradas (sans doute un descendant de Uggy les bons Tuyaux), jusqu'à un ange en chair en os. Mais ceux qui décrochent la timbale sont sans conteste MM. Vandemar et Croup, un couple de tueurs particulièrement redoutable, qui n'hésitent pas à torturer de toutes les façons possibles leurs victimes, mais au final affreusement sympathiques. D'ailleurs je les rapprocherais bien de Don Lope de Villalobos et Armand Raynal de Maupertuis, couple phare de la BD de Cape et de Crocs (avis aux amateurs).
Quant au monde, c'est tout simplement du jamais vu. On se retrouve au coeur d'un monde médiéval typique de la Fantasy (mais sous une capitale de notre monde connu), à part que les foires deviennent un gigantesque marché dont on sait jamais où il aura lieu, mais que tout le monde trouve, la cour du Comte se tient dans un métro, et que les rats sont révérés comme peuvent l'être les anciens d'un village.
En bref, un très bon livre, presque aussi rapide à lire qu'une bande dessinée. Si vous aimez Pratchett, pensez aussi à Gaiman, très proche mais avec un style propre à lui.
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