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Critiques (2) |
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L'étrange Noël de Mr Jack
Titre original : The Nightmare before Christmas
Réalisé par Tim Burton.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Fantastique (Année de production : 1993), Etats-Unis
Site web : Aucun
Synopsis :
Tous les ans, dans le monde étonnant et terrifiant de Halloween, on commémore la fête des morts. Tous les ans, Jack le squelette rivalise d'ingéniosité pour renouveler le style de cette fête, que la prochaine soit plus belle encore que les précédentes.
Mais Jack est las de sa ville et de ses bouffoneries, il tourne en rond et trouve le temps long. Les années passent et il commence à se sentir étouffé par sa ville.
Alors, lorsqu'un jour,par hasard, il découvre le pays de Noël, il apprend avec stupeur que d'autres fêtes existent, et cette découverte l'emporte vers une nouvelle idée: cette année, il ne préparera pas Halloween, mais Noël...
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
Kriss : 10/10
"L'étrange noêl de Mr Jack" est, selon moi, le film le plus illustratif de l'univers de Tim Burton ; ...
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"L'étrange noêl de Mr Jack" est, selon moi, le film le plus illustratif de l'univers de Tim Burton ; on y retrouve en effet tous les thèmes récurents de ses films : univers sombre et gothique, esthétique particulière, personnages décalés, un héro "monstrueux" mais attachant, l'humour noir et décalé et une trace de mélancolie.
L'originalité du film vient de sa création en image par image qui a pris quatre ans pour se réaliser. Pour vous donner une idée du travail gigantesque qui a été effectué : l'animation étant en image par image (ou stop-motion, une première car c'est le premier film à avoir été intégralement réalisé de cette façon), il faut 24 photos pour faire une seconde de film, il faut donc 1440 photos pour une minute du film, le film durant 75 minutes sa fait au total 108000 photos. Sachant qu'une erreur pouvait gacher plusieurs jours de tournages... mais quel résultat!!
Attention, je voudrais éclaircir un point important : Tim Burton, malgré la "légende", n'est pas le réalisateur à proprement parlé de ce film (le réalisateur se nomme Henry Selik, mais l'idée originale du film vient d'un poême de Tim Burton) et il y est producteur, scénariste et directeur artistique du film ;voila pourquoi il est considéré comme son oeuvre.
Personnellement, je trouve que ce procédé d'animation offre quelque chose de différent et de magique au film (pour moi aucun autre film d'animation plus récent que j'ai vu ne l'égale en terme esthétique, pas même noce funèbre !).
Bien sûr je ne peux pas parler de ce film sans évoquer Danny Elfman, qui a composé toutes les chanson et écrit toutes les parole présentes dans le film ; il a aussi prêté sa voix à Jack, Barret ( l'un des trois gamins) et au clowns lorsque ceux-ci chantaient. La musique colle parfaitement à l'univers de Tim Burton et reste une expérience marquante. La musique de "l'étrange noêl de Mr Jack" a été composée avant que le film ne soit réalisé.
Un film à voir absolument!!
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Par
Thaïs Erin : 10/10
Film inclassable, film fascinant, qui réussit à nous faire trouver une immense poésie à une ville fa ...
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Film inclassable, film fascinant, qui réussit à nous faire trouver une immense poésie à une ville fantôme, de la magie aux tours pendables des monstres qui l’habitent, et qui fait de son héros, un squelette ambulant en proie aux doutes et à la tristesse, un des personnages les plus marquants de Tim Burton.
Les décors sont denses, complexes, les plans de la ville d’Halloween travaillées et minutieux, d’une ambiance entre délire morbide et féerie décalée, toute en finesse. Ne serait ce que le générique de départ, où l’on accueille le spectateur à grand renforts de choses rampantes, de sorcières odieusement laides, de créatures toutes plus loufoques les unes que les autres, au rythme d’une musique mêlant notes lugubres et tonalité joyeuse, donne tout à fait le ton du film. Dynamique, prenant, drôle et mélancolique.
Car, cette histoire d’un squelette inconscient de sa propre monstruosité, qui étouffe dans une ville aux fêtes qu’il a déjà vues et vécues trop de fois, et qui n’aspire qu’à s’enfuir, à vivre de nouvelles choses, est bien le reflet de l’éternelle quête des hommes. La liberté, le droit à faire des choix,des expériences sans cesse renouvelées, à s’étourdir de la vie, tout simplement. Une fois de plus, le héros de Burton est un être en marge de sa société, car, alors que tous les habitants d’Halloween Town sont ravis et se délectent de leurs fêtes, lui s’ennuie, et, solitaire, parcoure les monts et collines de sa ville et de son monde. Homme masqué sans doute, avatar d’un Tim Burton, comme Edward après lui, caché derrière son costume de pantin désarticulé…
Le contraste entre la ville de Chrismas Town et celui d’Halloween est surprenant, mais finalement pas si marqué qu’on pourrait le croire : certes, les tonalités changent de l’acidulé et pastel rose et or de sucres d’orge, aux ténébreuses et glauques couleurs de la nuits, les sapins regorgent de cadeaux et de sucreries, où les ruelles sombrent se trouvent remplies de monstres, mais l’activité un peu fiévreuse qui y règne est bien la même : on prépare activement les festivités…Est-ce à dire que, pour Burton, les deux mondes sont rapprochés ? Une première pierre dans l’image d’un univers lisse, parfait, ou d’un monde triste et sordide. Burton aime jouer avec les couleurs et les teintes, mais c’est toujours pour nous tromper, et nous montrer qu’en réalité, qu’on vienne d’Halloween ou de Christmas, ce ne sont que les deux facettes d’une même vitre, d’un même miroir.
On retrouve également dans ce film magique et époustouflant, qui n’a pas pris une ride, toute la douceur mais aussi l’ambigüté de la femme Burtonienne : Sally est une poupée de chiffon, mal cousue, une sorte de Frankenstein féminin, mais toujours belle et triste. Amoureuse en secret de Jack, elle est prête à braver tous les interdits de son maître, un sinistre Dr Mabuse qui la maintient prisonnière (toujours cette idée entêtante d’enfermement chez Burton, comme s’il voulait y stigmatiser l’étroitesse d’esprits des gens), et à aller à l’encontre du cruel Mr Hoogie-Woogie, le plus terrifiant des monstres de Halloween, le plus symbolique aussi, sans doute, pour sauver Jack de sa folie. Comme Joséphine dans Big Fish ou Lydia dans Beetlejuice, le héros est un homme, mais il n’est presque rien sans son complément féminin, qui l’aide à repousser les mystères du monde et les failles de sa famille (Big Fish) ou qui le fait vivre (Lydia dans Beetlejuice) en l’appelant…
Une scène en particulier m’a marquée : celle où Jack se retrouve dans une clairière, où, sur les troncs des arbres, comme autant de choix, se trouvent gravés les signes des villes où il peut se rendre. Puis lorsqu’il découvre, émerveillé et curieux comme un enfant, la ville de noël et ces lumières de bonbons. Proprement féerique, cette partie est de plus très bien servie par la musique trépidante, douce, de Danny Elfman, cette musique que l’on a appris à connaître, et qui nous fait dire à chaque fois « ça y est, on est dans un film de Burton ». Une bien belle marque de fabrique. Des refrains et des paroles bien loin de la niaiserie ordinaire enfantine, des sons qui sont en totale harmonie avec le film, une BO qui contribue sans doute énormément à la réussite de ce film…
Enfin, pour finir cette critique, j’ai beaucoup aimé le personnage du maire de Halloween Town, en demie teinte, qu’on ne voit presque jamais, mais qui possède, à l’instar du Janus romain, deux visages, qu’il juxtapose aux situations. Belle caricature de l’homme politique.
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Réalisateur : Henry Selick
Scénario : Tim Burton, Michael Mc Dowell
Voix : Danny Elfman, Chris Sarandon, Catherine O'Hara, Willima Hickey
Musique : Danny Elfman
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