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Critiques (2) |
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Serments et Deuils
Titre original : Golden Fool
Ecrit par Robin Hobb.
Heroic Fantasy (Année de parution : 2004), Etats-Unis
Appartient au cycle : L'Assassin Royal :
Synopsis :
Bon sang ne saurait mentir ... Rappelant la fougue d'un certain bâtard Loinvoyant, le prince Devoir a accepté le défi de sa narcheska. Désormais, les fiançailles ne seront effectives que si le prince ramène la tête du mythique dragon noir Glasfeu.
La délégation outrilienne maintenant repartie, et en dépit de sa formation fragmentaire, Fitz doit faire office de maître d’Art et constituer un clan autour de la personne du prince, afin de lui assurer un soutien inconditionnel. Mais les candidats sont rares, et la tâche s'annonce bien compliquée.
Pour autant, le prince n’est toujours pas à l’abri des Pie, ces membres renégats du Lignage décidés à s’emparer du pouvoir afin de permettre aux hommes et aux femmes doués du Vif, cette magie qui relie un homme à un animal, de ne plus vivre persécutés. Fitz et les proches du prince sont terrifiés à l’idée que les Pie annoncent à tout le royaume que Devoir, le futur roi des Six-duchés, est également doté du pouvoir du Vif. Une menace que Fitz doit éliminer rapidement, d’autant plus que l’ennemi a infiltré de nombreux espions au sein même du palais. Pour l'aider, la reine tente d'ouvrir les négociations avec les magiciens des bêtes, pour que leur minorité soit enfin reconnue et leur magie comprise et acceptée.
Ce n'est qu'après toutes ses formalités accomplies que la quête du prince en terres outrilienne pourra débuter.
"Nous aurions pu vivre toute notre existence sans avoir cette conversation. Tu viens de nous condamner à ne jamais l'oublier."
Il se dirigea vers sa chambre à pas lents. Il marchait avec circonspection comme s'il était vraiment souffrant. Soudain il s'arrêta et son regard revint sur moi. La colère brillait dans ses yeux, et je restai interdit qu'elle me fût adressée. "As-tu réellement imaginé un instant que je pourrais vouloir assouvir avec toi un désir que tu ne partages pas ? Je sais parfaitement à quel point cela te répugnerait ; je sais parfaitement que te le demander abîmerait définitivement tout ce que nous avons vécu ensemble par ailleurs. C'est pourquoi je me suis toujours efforcé d'éviter cette discussion que tu as imposée à notre amitié. C'était mal joué, Fitz. Mal joué et inutile."
Il fit encore un ou deux pas d'un démarche titubante, comme un homme qui vient de recevoir un coup violent, puis il s'immobilisa. D'une main hésitante, il sortit de la poche de sa robe de chambre le petit bouquet blanc et noir. "Ce n'est pas un cadeau de toi, n'est-ce pas ?" demanda-t-il d'une voix tout à coup altérée. Son regard évita le mien.
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
Fleur Sauvage : 9/10
De ce livre il n'y a une seule critique à faire : quand on l'attend depuis qu'on a fini le tome 10, ...
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De ce livre il n'y a une seule critique à faire : quand on l'attend depuis qu'on a fini le tome 10, on a l'impression que le monde tourne au ralenti (surtout lorsqu’on sait qu’il est déjà sorti en anglais et que l’on doit attendre la traduction). Je trouve aussi que Robin Hobb l'auteur prend tout son temps pour développer l'histoire. D'ailleurs, je doute vraiment que le tome 12 sera le dernier ! (ndlr : en effet non, un tome 13 est annoncé)
Ce qui m'a intéressée le plus était le progrès du clan d'Art qui comprend maintenant : le prince Devoir, Umbre, Lourd et Fitz bien sûr ; surtout le passage de la "guérison de Fitz". Avec la participation du fou, ils sont parvenus à enlever toutes ses cicatrices, et remettre en place son nez légèrement tordu après les séances de tortures qu'il avait subit étant plus jeune.
Ce que j'ai apprécié aussi, c'est l'effort de Fitz envers Lourd ; d'essayer de "l'apprivoiser" en quelque sorte. Je crois pouvoir dire honnêtement, que c'est le seul livre de fantasy que j'ai lu où l'un des personnages principaux est un homme, ou une femme, avec un handicap mental comme celui-ci. Quand on fait bien attention à sa description physique cela ne fait aucun doute pour moi. En plus son pouvoir d’artiseur est très puissant. On pourrait peut-être penser qu’il s’agit là, de sa manière –je veux dire Robin Hobb- de nous faire réfléchir quant à la manière dont on pense à ses personnes, un petit clin d’œil.
Je suis intriguée quant à la relation Fitz avec le Fou (ou sire Doré). Suis-je la seule à me demander si il est un homme ou une femme ? J'avoue que je n'ai toujours pas la réponse ! En fait, j’ai l’impression que plus l’histoire se développe, (je l’ai déjà dit, très lentement !) le personnage du Fou est de plus en plus mystérieux. Maintenant, il a le même tatouage que la future fiancée du prince Devoir ! Encore une autre énigme alors qu’on se croyait si près de la fin de la série. C’est très frustrant.
J'ai beaucoup aimé ce livre, mais juste parce qu'il n'a pas réussi à assouvir ma curiosité, je lui met un 9/10.
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Par
Umbre : 8/10
On sent bien que ce dixième tome marque le début de la fin. L'expédition qui se monte rappelle celle ...
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On sent bien que ce dixième tome marque le début de la fin. L'expédition qui se monte rappelle celle entreprise quelques dix huit années auparavant, où Fitz et ses compagnons partaient dans un royaume méconnu, à la poursuite de Vérité. Sauf que les compagnons de Fitz sont plus ou moins des Artiseurs, il ne sera plus seul face à la magie comme auparavant, et que le royaume méconnu est celui des Pirates Rouges... Tout au long des préparatifs, on devine bien que tout se décidera à Aslevjal, devant Glasfeu. Les dragons vont se retrouver être une fois de plus le point d'orgue de Robin Hobb.
Mais le parallèle s'arrête là, parce qu'une donnée essentielle a changé. C'est le Fou qui est au centre de l'intrigue, et même si Fitz reste le héros, en plus du narrateur de cette histoire, il n'est plus l'axe autour duquel gravitent les évènements. Notre Catalyseur est plus ou moins largué et semble plus subir que décider, tandis que son Prophète avance résolument vers sa destinée.
Comme l'ultime touche que fait le peintre à son tableau, l'écrivain va soulever la dernière zone d'ombre dans la relation entre le Fou et Fitz, par l'évocation de l'homosexualité. Sans vouloir polémiquer sur l'intérêt de cette évocation, on peut lever le sourcil face à la façon de la traiter (réactions quelque peu extrémistes des personnages, mais est ce qu'elles reflètent les idées de l'auteur ?). Ce sujet abordé, il semble que Fitz devienne adulte (tout en gardant un peu de sa bonne vieille naïveté habituelle), comme si la poupée du marionnettiste devenait vivante. Bref, Hobb démontre, une fois de plus, toute l'étendue de son talent, et ceci avec une seule scène.
Mais le rythme reste encore bien lent, voire parfois hésitant. On peut aussi regretter que quand l'action ralentit, l'auteur fait apitoyer Fitz sur lui-même. Certes, on s'y est habitué, et c'est sûrement une des marques de fabrique de tout le cycle, mais, au bout de dix tomes, on peut finir par s'en lasser à force de répétitions.
Bref, on n'est sans doute pas au meilleur du cycle, mais la douce montée en puissance laisse présager d'une fin exceptionnelle.
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10ème tome VF du cycle l'Assassin Royal
2ème tome VO du cycle The Tawny Man
Actualité liée :
le 15/02/2006 à 13h00 : Adieux et Retrouvailles
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