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Critiques (2) |
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La Sève et le Givre
Titre original :
Ecrit par un inconnu de nos archives.
High Fantasy (Année de parution : 2002), France
Synopsis :
les Parques ont proclamé la mort de Finstern, Roi de la cour unseelie de Dorcha. Mais c'est sans compter sur la naissance d'Angharad, née du printemps et de l'hiver, de la vie et de la mort.
Fée entre les deux mondes.
Elle seule peut contrecarrer le destin de Finstern, celui qu'elle aime et qu'elle déteste.
Au coeur des affrontements politiques et magiques entre les fées d'Ombre et celle de Lumière, elle va aussi chercher à comprendre d'où elle vient, quel est son destin et pourquoi elle, l'enfant de toutes les guerres et de tous les enjeux, est aussi importante.
L'on dit que, de tous les temps, les hommes ont cherché les dons des fées, et que souvent ils ont été prêts à bien des folies pour les obtenir. Combien ont perdu plus que leu vie à rechercher les chaudrons débordant d'or des Leprechauns ou la faveur fugitive d'une Dame des Sidhes?
Oui, ceci doit savoir l'homme qui désire les dons ambigus des fées: celui qui les courtise le fait toujours à ses risques et périls.
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Fiches liées de type "Editeur" :
Oxymore
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2 critiques (proposer une critique):
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Par
orcusnf : 10/10
Difficile de définir avec exactitude ce qu'est la Sève et le Givre. L'on sait de Léa Silhol qu'elle ...
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Difficile de définir avec exactitude ce qu'est la Sève et le Givre. L'on sait de Léa Silhol qu'elle a commencé sa carrière avec les contes de la Tisseuse, que La Sève et le Givre a remporté le prix Merlin 2003, ce qui est amplement mérité d'ailleurs. l'histoire se déroule dans ce qu'on peut appeler le monde celtique, c'est à dire la Grande-Bretagne, la Bretagne et l'Irlande, à une époque indéfinie. Car le narrateur nous livre ici le récit des aventures de héros du monde des fées, une lutte entre les cours qui se divisent le royaume de Féérie, une lutte avec le destin incarné par les Parques, une lutte entre l'amour et le devoir. Un conte étrange, dérangeant, qui faisait et fait toujours figure d'OLNI dans la littérature française.
La Sève et le Givre est un univers à part, c'est une approche différente de la fantasy, c'est une écriture étudiée - pour ne pas dire tarabiscotée , des références mythologiques solidement étayées, un style tellement anormal qu'on ne peut plus vraiment le critiquer. Soit Léa Silhol est folle, soit elle est géniale, c'est un peu ça le problème avec ce livre, et son écriture en général. Je préfère faire une croix sur mon ego et choisir la deuxième solution, eu égard pour les sentiments que m'a inspirés cette oeuvre.
Il y a, quand on referme ce livre, à la fois un mélange d'exaltation, de satisfaction et d'ennui. Je commence par l'ennui, car c'est ce qui pourrait passer pour un défaut. L'action est lente, pour rester dans une métaphore qu'affectionne l'auteur, elle est quasiment tissée sous nos yeux. Ce qui rend le texte difficile à lire, j'ai mis moi même près d'une semaine pour un livre qui ne dépasse pas les 300 pages, et impossible à lire sans pause régulière. La faute au récit, qui est par trop décalé dans sa forme pour le lecteur peu habitué, je pense que pour pleinement l'apprécier, il faut avoir lu les oeuvres précédentes de Léa Silhol, faute de quoi sinon on ne peut pleinement accrocher à son univers. Une lacune qui était mienne, et que je me dois donc de corriger, même si ce sera trop tard. Satisfaction aussi, car on est tout d'abord venu à bout de ce pavé maigre en signes mais dense en contenu, il y a tellement de choses à retenir, tant de dimensions à prendre en compte dans le royaume de Féérie, la politique y est une chose complexe et les relations entre les personnages s'en ressentent considérablement, suite à quoi le dénouement final de la diégèse provoque un véritable soulagement du lecteur quand tout commence à relativement s'éclaircir. Exaltation enfin, car il ne faut pas se leurrer, ce livre est exceptionnel. L'histoire m'a en partie rappelé le cycle des princes d'Ambre de Zelazny, un cycle superbe et courant sur dix tomes qui, bien que perdant en qualité peu à peu, n'en restent pas moins palpitants. Ce qu'on retrouve ici, mais avec la patte de Léa Silhol, une patte si spéciale, qu'elle en transforme le sujet et en fait quelque chose d'autre. C'est un style qui rappelle les ballades d'antan, les contes moyenageux,un style oral finalement, comme la conteuse qu'elle ambitionne et réussit à être. Un conte qui s'est retrouvé enfermé sur le papier, alors qu'il mérite en fait d'être récité.
Je m'arrêterai là, car en réalité, on pourrait s'apesantir des heures et des heures sur cette oeuvre sans en venir à bout. Je ne parlerai pas de l'histoire, bien particulière et seulement évoquée à travers mon résulé. Toute l'oeuvre me semble d'une richesse telle, qu'à mon humble avis, elle deviendra indubitablement un des meilleurs romans de la fantasy française, et qu'elle aurait même sa place dans les universités. Je ne me demande qu'une chose, à quand une traduction en anglais, histoire de montrer aux anglo-saxons qu'en France, on sait aussi écrire une Fantasy inoubliable, capable de rendre fade ce qu'on a pu lire avant.
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Par
Thaïs Erin : 10/10
La Sève et le Givre ...Voilà typiquement le genre de livres que l’on peut, soit adorer, soit déteste ...
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La Sève et le Givre ...Voilà typiquement le genre de livres que l’on peut, soit adorer, soit détester, mais qui ne laisse personne indifférent.
Le rythme est lent, les phrases s’étirent, tout se passe dans une atmosphère vénéneuse et sourde, au gré de paysages d’une précision photographique, une histoire en somme de fées, de féerie, de mal et de bien. Tissée d’ombre et de lumière.
Inclassable, poétique jusqu’à l’outrance, ce roman est un de mes livres préférés. Il met en avant ce que je préfère dans la littérature, au point de paraître austère : l’ambiance. La saveur des contes d’enfance, cruels et beaux à la fois. Léa Silhol est une de ces conteuses qui ensorcelle littéralement le lecteur et l’enroule dans une toile de fils d’histoires magiques et vénéneuses ; ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle la Tisseuse. Ces mots sont soigneusement choisis, ses personnages ambigus et très travaillés, rien n’est laissé au hasard dans ce roman, il n’y a pas de phrases inutiles car toutes ont un sens : elles nous poussent vers l’émerveillement et nous amènent, le long de ses descriptions savoureuses et glaciales (voire notamment la représentation des trois Parques, qui, dès le début du roman, instaure cette qualité d’images, si on peut dire, de réalisme dans le merveilleux, qui va faire l’objet de tout le livre) à voir et surtout vivre les scènes.
Angarhad, fille de l’hiver, est porteuse d’un destin qu’elle ne comprend pas bien elle-même, et on évolue avec elle et son histoire, on en ressent parfaitement chaque coup de poignard, chaque trahison, chaque joie…
Mais Silhol ne se contente pas de nous parler des fées cruelles, sublimes et froides dans son roman. Elle y mêle aussi tout son amour pour le Celtisme et ses symboles, et fait ainsi de son œuvre un livre d’une grande densité, un livre où les personnages ne jouent pas mais vivent au travers des pages. Triste, mélancolique, la Sève et le Givre me fait un peu penser à ces chansons elfiques évoquées par Tolkien, ses mots à la fois doux, sensés, narrant des temps anciens au rythme des vieilles légendes.
Léa Silhol nous offre, avec les légendes véridiques et les apports du Celtisme, sa propre vision d’une légende, celle des fées, une vision personnelle en somme, mais à laquelle on finit par adhérer. Le livre terminé, je n’ai eu qu’une seule envie, c’est qu’elle me raconte encore…
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Auteur :Léa Silhol
Editeur :Oxymore
Date de parution : 10/2002
Collection : Moirages, numéro 4
Nombre de pages :288 pages
Format :16 cm x 20 cm
ISBN : 2913939201
VIDEOS :
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