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Description |
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Ecrit avec du sang
Titre original :
Ecrit par Tanith Lee.
Fantastique (Année de parution : 2002),
Synopsis :
Ce recueil de nouvelles atypiques nous plonge dans l'univers mystérieux, parfois provocant, sensuel et triste, des vampires selon Tanith Lee. 10 textes, parsemés dans le passé, la présent, et le futur des hommes, 10 textes tous différents sur le mythe des fameux buveurs de sang...
On y retrouve le conte déformé de Blanche Neige, une machine qui mord sur des planètes lointaines, le futur des vampires, des histoires de cryptes, de mal, de vengeance et de cruauté.
Ecrites avec du sang.
Celui qui croit avoir tout lu sur les vampires ne connait pas tanith Lee. Il ne sait rien des demeures embuées d'ombres où se frôlent les mains des seigneurs et des familiers ; il n'a pas entendu le chant de deuil de Ferluce, lancé vers ses frères aux ailes noires, et ne sait pas le nom du prince qui viendra réveiller Blanche Neige. Il n'a jamais erré dans les neiges étoilées de fleurs cruelles.
Il lui reste encore, en somme, à tout découvrir des ténèbres.
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Thaïs Erin : 9/10
Tanith Lee a un style inimitable. Oscillant entre la poésie et le récit, elle entraîne le lecteur da ...
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Tanith Lee a un style inimitable. Oscillant entre la poésie et le récit, elle entraîne le lecteur dans des mondes fantasmagoriques, le long de longues descriptions installant un climat à la fois doux et particulièrement oppressant, un peu comme la fin d’un automne aux feuilles colorées, qui bientôt s’éternisera en un hiver de givre et de froid.
La mélancolie pèse d’un poids lourd et ambigu sur chacune de ses nouvelles, je dis ambigu parce que l’on sent bien que, cette mélodique et profonde souffrance,Tanith Lee s’en sert comme d’un tremplin pour laisser exploser les rancoeurs, la violence et la magie sous jacente de ses textes.
Les premières de ses nouvelles narrent l’histoire de vampires de temps anciens, comme des ritournelles malsaines, et c’est sans aucun doute ma partie du recueil préféré, car l’auteur sait utiliser à merveille les images d’un ancien passé pour faire vivre ces personnages ambivalents, et d’une beauté qui confine à la fascination. Dans Rouge comme le sang, elle détourne habilement le conte de Blanche Neige et fait de l’héroïne un vampire, une créature de l’ombre, et de son Prince charmant le rédempteur, Jésus lui-même. Il fallait oser donner à cette histoire un brin désuète un symbolisme aussi poussé. En guise d’introduction au recueil, elle place ainsi tout de suite le ton à la fois cruel et désenchanté, poétique à souhait, de ses nouvelles suivantes. Plusieurs d’entre elles sont à mon goût de vrais petits chefs-d’œuvre, notamment Il Bacio (Il chiave), une somptueuse remise en forme des vampires, très proche de Anne Rice, rappelant aussi l’un de ses propres cycles, les Seigneurs de la Terre Plate mais aussi et surtout Ne-Me-mords-Pas ou fleur de feu, poignante histoire d’amour entre une princesse élevée comme une souillon dans un château maudit sans fenêtres, et un vampire proche du démon, silhouette noire aux ailes immenses, incapable de parler, tous deux rejetés par leur propre peuple, rencontre magnifique de deux solitudes…
La deuxième partie du recueil, qui replace les histoires de vampires dans notre présent actuel, est à mon sens moins frappante, même si elle contient de très bonnes nouvelles telles que Nunc Dimittis, l’histoire d’une immortelle lasse qui recherche de par le monde un nouvel apprenti capable de la sortir de son ennui et de sa vieillesse. Le style est toujours aussi dense, mais les images moins puissantes.
C’est réellement dans la troisième partie que l’imagination immense de Tanith Lee se révèle. Au contraire de beaucoup d’auteurs qui se contentent de recycler des clichés du genre, elle va jusqu’à écrire le futur des vampires, placer ces histoires dans un contexte de science fiction parfaitement maîtrisé. En ce sens, je ne peux que conseiller une lecture de La merveilleuse Machine qui Mord, une des nouvelles les plus brillantes de ce recueil. L’écriture se fait plus souple, plus déliée, moins de descriptions peut-être, mais une intrigue sournoise et entraînante.
En résumé, j’ai pris beaucoup de plaisir à Ecrit avec du sang, parce que l’auteur sait nous enchanter et nous montrer des images léchées, décalées ou futuristes. Les nouvelles ne sont pas des redites les unes des autres, mais des véritables histoires variées et indépendantes.
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Auteur : Tanith Lee , Léa Silhol
Traduction : Estelle Valls de Gomis , Sandrine Jéhanno
Illustration : Ruby
Editeur : Oxymore
Date de parution : 04/2002
Collection : Gemmail
Nombre de pages : 290 pages
Format : 16 cm x 20 cm
Illustration : Illustrations noir et blanc
ISBN : 2913939163
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