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Under a Killing Moon
Science Fiction (Parution le 01/01/1994), Etats-Unis
Site web : Aucun
Synopsis :
Tex Murphy est un détective privé, à l'ancienne,ex policier à San Fransisco, vêtu d'un imperméable beige et d'un chapeau, comme dans les vieux polars.
Pourtant, nous sommes au 21 ème siècle, en 2043, alors qu'après une troisième Guerre Mondiale, les mutants dus aux retombées radioactives pullulent dans les rues sordides, que les voitures volent et que les crimes se succèdent...
Tex se voit offrir la résolution d'une affaire au départ banale, le vol d'un bijou chez un prêteur sur gage de ces amis; mais bien vite, l'affaire dégénère, il se trouve impliqué dans une sombre affaire de voyage dans la lune, de mutants capables de prendre n'importe quelle forme,du meutre d'un clown ancienne star de la télé, de base secrète...
Il enquête peut être pour la dernière fois de sa vie.
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Thaïs Erin : 9/10
De Tex Murphy est né mon goût pour la science fiction. Voilà un jeu planté dans un décor original et ...
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De Tex Murphy est né mon goût pour la science fiction. Voilà un jeu planté dans un décor original et qui fourmille de détails ayant chacun leur importance.
Under A Killing Moon est un vieux jeu, et aujourd’hui ces techniques de réalisation, graphiquement parlant, semblent dépassées. En effet, comme dans Gabriel Knight, on filme de vrais acteurs dans de vrais décors, le seul problème venant du fait que l’image en est brouillée et pas toujours très nette (je parle pour les cinématiques, parce qu’au niveau de la dextérité des mouvements le jeu est parfaitement fluide).
Incarner un détective privé sorti tout droit d’un polar, qui s’en tient aux bonnes vieilles méthodes d’investigation traditionnelles, alors que nous sommes en pleine débandade futuriste du milieu du XXIème siècle, franchement il fallait y penser. Mais si cette première bonne idée est de plus, comme c’est le cas dans ce jeu, enrichie par un scénario dense, archi travaillé, et d’intrigues palpitantes (entre autres, une entrée dans les couloirs secrets d’une obscure association, et y enquêter alors qu’un robot mécanique chargé de détruire les intrus nous poursuit, vaut le détour à lui seul, sueurs froides garanties !), on obtient une œuvre à la fois belle et hors pair, ce qu’ est pour moi Under a Killing Moon, auquel j’ai du jouer plus de 3 fois, même en connaissant la fin.
Car il mélange les arcanes classiques de toute aventure qui se respecte (énigmes, codes à déchiffrer, puzzle à reconstruire) aux détours obligatoires vers de nouvelles pistes, alors que l’étau se resserre impitoyablement, et que la tension monte. En ce sens, ce n’est pas un jeu d’aventure classique car, même si le but n’est pas de mitrailler tout ce qui bouge dans les coins sombres d’un San Fransisco en ruines, il y a une vraie sensation de danger, un climat oppressant, que parfois viennent ponctuer quelques moments d’humour noir ou loufoque, mais toujours savoureux.
Outre l’intrigue dont je n’ose pas trop parler, par peur de gâcher le suspens, une autre chose, un autre choix devrais je dire, m’a énormément plu dans ce jeu : le personnage même du héros, Tex Murphy.
Pour la petite histoire, l’acteur qui joue ce rôle n’en est pas vraiment un, il s’agit de Chris Jones, le directeur artistique du produit, qui a accepté par défi de se prendre au jeu… Bien lui en a pris, parce que sa composition d’un privé amateur de bourbon, perpétuellement fauché et essayant en vain de flirter avec la jolie mutante du coin (jouée par Margot Kidder), est non seulement très crédible mais en plus ajoute un ton désinvolte au jeu, et rend le héros profondément humain.
La particularité de ce jeu, c’est aussi qu’il propose au joueur, à chaque dialogue ou situation importante, de choisir parmi plusieurs propositions, permettant ainsi à chacun, dans la limite des choix proposés bien sur, de camper soit un personnage de détective plutôt benêt, soit un privé aguerri et dur.
Si nos décisions influencent en définitive très peu le bon déroulement de l’intrigue (sauf quand, dans de rares cas, on fait son malin au moment mal choisi, là, ce qui me semble après tout fort logique, on se retrouve au cimetière des privés…) dans ce volume des aventures de Tex Murphy, il n’en est pas de même pour The Pandora Directive…
En somme, un très bon jeu, polar futuriste haletant.
Je lui mets 9 parce que sa suite, The Pandora Directive, est une pure merveille et qu’il est un cran en dessous selon moi.
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