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Description |
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Medias |
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Le château dans le ciel
Titre original : Tenku no shiro Rapyuta
Réalisé par Hayao Miyasaki.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Fantastique (Année de production : 1986), Japon
Site web : Aucun
Synopsis :
Sheeta est une jeune fille retenue prisonnière dans un aéronef. Elle est seule dans sa chambre quand ce dernier se fait attaquer par des pirates. Dans la confusion générale, Sheeta veut s'enfuir du vaisseau par la fenêtre, mais alors qu'elle marche sur une corniche, elle tombe dans le vide. C'est alors que la pierre qu'elle porte au cou s'illumine et voilà la jeune en train de flotter dans les airs.
Pendant ce temps, Pazu, un jeune garçon qui aide au travail à la mine, voit quelque chose tomber du ciel, et recueille Sheeta. Il décide de l'héberger.
Les deux enfants s'entendent à merveille, mais bientôt, les même pirates qui ont attaqués l'aéronef s'attaquent au village dans le but de trouver Sheeta. Puis débarquent ceux qui la retenaient prisonnière. Au terme d'une course poursuite, les deux enfants entrent dans une cave, et Sheeta confie son secret à Pazu : elle est l'héritière des souverains de Laputa, la légendaire île flottante. Et justement, le père de Pazu avait découvert cette île, sans que personne n'ajoute vraiment foi à son récit.
Pazu voit là le moyen idéal d'atteindre Laputa afin d'aider Sheeta à contrecarer les plans de Muska, qui la retenait prisonnière, et afin de prouver la vérité des dires de son père.
Désormais, les deux jeunes héros vont partir à la recherche de Laputa, en tentant d'échapper à Muska, et en s'alliant aux pirates, qui finalement n'ont de pirates que le nom.
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Tifaérith : 10/10
Pour beaucoup de gens, Tenku no shiro Laputa fait partie des moins bons Miyazaki… sans doute est-ce ...
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Pour beaucoup de gens, Tenku no shiro Laputa fait partie des moins bons Miyazaki… sans doute est-ce du à sa sortie très tardive en France, et les gens ayant surtout vu Monoké ou Chihiro avant, on ne peut pas dire que l’on retrouve la même chose.
Je pense que c’est très dommage que certaines personnes s’arrêtent à l’aspect graphique de l’animé, qui, si il est vrai qu’il a quand même vieilli, reste excellent.
Pour ma part, je le place au même niveau que Mononoke Hime, le meilleur de Miyazaki selon moi.
Ce qui fait le charme de Laputa, c’est qu’il se situe un peu entre deux tendances. En effet, réalisé en 1986, soit deux ans après Nausicaa, un film « adulte » dans son traitement et dans ses personnages, Laputa tend en même temps vers Tonari no Totoro, réalisé en 1988.
Ainsi, nous sommes en présence de héros qui ne sont plus des adultes comme dans Nausicaa, mais qui ne sont pas encore des enfants comme dans Totoro. D’ailleurs, il est assez difficile il me semble de leur donner précisément un âge. Quand au début du film on leur donnerait 12-13 ans, on ne sait plus trop les évaluer à la fin. En effet, par des changements subtils que j’essaie de voir à chaque fois mais que je ne vois jamais…, Miyazaki nous montre que les deux héros sont sortis grandis de leurs épreuves. Bien entendu, la marque évidente de cette maturité, est Sheeta qui se fait couper ses deux couettes, seul signe encore de son enfance.
Chez Pazu, peut-être est-ce l’utilisation d’une arme.
Comme à son habitude, les adultes sont ambigus. Quasiment absents dans l’entourage proche de Pazu ou Sheeta, les adultes du village se montrent protecteurs, tandis que ceux de l’extérieur sont hostiles. Mais tandis qu’au début nous séparons le conflit en deux groupes d’opposants, qui sont les villageois face aux pirates, puis Pazu et Sheeta face à l’armée, nous nous rendons compte qu’en fait Dora et ses pirates ne sont pas si méchants. Ils sont juste attirés par le gain, mais ils ne sont pas sans-cœur. Bien qu’au départ, ils décident d’utiliser Pazu pour les mener jusqu’à Laputa, ils s’attachent tout de même très vite aux deux enfants.
Le seul adulte qui demeure ambigu pendant quelques temps reste Muska, dont on ne connaît pas trop les desseins, et qui ne semble pas terriblement hostile au départ. Il se révèlera finalement être le pire.
Seuls Pazu et Sheeta restent purs face à tous les vices.
Nous retrouvons la figure du sage, très présente dans l’œuvre générale de Miyazaki, soit à travers une vieille femme, soit comme ici à travers le vieux monsieur de la grotte. A travers lui passe une fois de plus certaines idées écologiques de Miyazaki, tout comme sur Laputa.
Plus tard, dans Porco Rosso, les pirates se voulant effrayants mais plus doux que des agneaux seront présents. L’héroïne bien sûr, une fille courageuse mais fragile, qui trouvera son soutien auprès d’un garçon brave et gentil, autant de personnages récurrents.
Ici, Laputa constitue elle aussi un personnage à part entière. C’est à travers elle que Miyazaki inculque le respect des ancêtres et de la nature. On pourra noter un petit clin d’œil à Nausicaa avec les espèces de petits renards jaune et ocres. Elle montre que le pouvoir de la nature et le plus fort, donnant la vie (le nid sur lequel s’écrase le planeur de Sheeta et Pazu, sans que les œufs soient endommagés), et la reprenant (elle recouvre les robots morts). Mais ce dernier point montre aussi une certaine idée que se fait Miyazaki de la civilisation. Celle-ci s’est implantée sur l’île mais ne résiste pas à la nature, toute puissante et éternelle. Tout n’est que ruine, tandis que la nature est florissante. Enfin, elle se débarrassera de toute trace de construction et s’élèvera à nouveau dans les cieux, pure de toute humanisation.
L’animation, les décors, sont magnifiques, surtout quand les deux héros atterrissent sur Laputa, mélange de nature et de ruines. Le souci du détail dans les intérieurs, comme le vaisseau des pirates, ou l’intérieur de Laputa est tout à fait remarquable, et la simplification des personnages permet une animation très fluide.
Les musiques, toujours de Joe Hisaishi, sont magnifiques. Je pense que le thème principal du film peut facilement élever cette bande originale parmi ses meilleures compositions. Je parle bien entendu de la version japonaise ou française du film, non de la version américaine. En effet, ces derniers ont demandé à Hisaishi d’actualiser les musiques. Certes, l’orchestral et plus beau que le synthé, mais je trouve que l’on perd là un peu du charme d’origine. De plus, le film ne comporte qu’assez peu de musiques, ces dernières étant véritablement là pour souligner l’importance d’une action, rehausser des sentiments. Dans la version américaine, certains passages silencieux, juste rythmés par le bruit du vent, sont devenus des passages soulignés par la musique. Celle-ci est bien plus présente dans cette version, ce qui est dommage selon moi.
Voilà, un animé présentant des personnages forts et attachants, une histoire simple mais touchante, des musiques magnifiques, bref, une totale réussite, regroupant tous les thèmes chers à Miyazaki.
Un animé à regarder peut-être plus attentivement si l’on s’est seulement arrêté à l’aspect extérieur.
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Réalisateur : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Acteurs : Pazu: Mayumi Tanaka, Sheeta: Keiko Yokosawa, Dora: Kotoe Hatsui, Muska: Minori Terada
Musique : Joe Hisaishi
Producteur : Isao Takahata, Studio Ghibli
VIDEOS :
Aucune vidéo disponible.
DOCUMENTS :
Aucun document disponible.
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IMAGES :
Aucune image disponible.
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