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Avalon
Titre original : Avalon
Réalisé par un inconnu de nos archives.
Acteurs : Pas encore dans nos archives...
Science Fiction (Année de production : 2001), Japon
Site web : http://www.neogenome.net/avalon
Synopsis :
Dans un futur proche, une jeunesse désabusée s'est créée une réalité alternative : celle d'un wargame virtuel et illégal, nommé Avalon, du nom de l'île légendaire où reposent les âmes des héros. Les joueurs y sont "accros" comme à une drogue; et Avalon peut détruire comme une drogue : certaines victimes, décérébrées, sont appelées les "non-revenus".
Ash gagne sa vie en jouant à Avalon. Elle faisait partie des Wizards, une équipe de joueurs très réputée qui s'est dissoute. Elle joue désormais en solo. Un jour, elle découvre que Murphy, ancien Wizard comme elle, est devenu un "non-revenu". Comment un joueur brillant comme lui s'est-il laissé piéger par Avalon ? En reconstituant son parcours, Ash comprend que Murphy essayait de pénétrer dans une zone interdite du jeu, baptisée "Class SA" (Spécial A); pour y parvenir il devait suivre "l'Ombre", une mystérieuse petite fille aux yeux tristes. Aucun de ceux qui ont suivi l'Ombre ne sont revenus.
Ash se met en chasse. Elle ignore que sa quête va la conduire non seulement au plus profond des mystères d'Avalon, mais à l'intérieur d'elle-même.
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Tifaérith : 9/10
Le moins que l'on puisse dire d'Avalon, c'est que c'est un film étrange.
Sorti en 2002, soi ...
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Le moins que l'on puisse dire d'Avalon, c'est que c'est un film étrange.
Sorti en 2002, soit bien après le premier Matrix, on y sent toute l'influence de ce dernier. Seulement il ne s'agit pas d'une de ces nombreuses copies bien fades. Non, Oshii est plutôt habitué à ce genre d'univers, puisqu'il n'est personne d'autre que le réalisateur de Ghost in the Shell (GITS) en 1995, puis de Ghost in the Shell : Innocence en 2004, pour situer les plus connus.
Nous sommes donc en présence d'un univers froid, impitoyable et désabusé. Le film s'ouvre sur un scène de guerre, qui a notre grande surprise, ne finit pas en massacre sanglant, mais en évaportation de victimes, puisque nous apprenons bientôt que nous sommes en présence d'un massacre vidéoludique.
Ash, l'héroine, est une grande joueuse redoutée et réputée. Tout comme Motoko Kusanagi dans GITS, nous sommes en présence d'un personnage principal féminin solitaire, courageux et à la recherche de lui-même.
La photo du film est très travaillée, toujours dans des tons jaunâtres, conférant à l'atmosphère une dimension encore plus étouffante que les images normales ne peuvent véhiculer. Le monde dépeint n'est pas bien gai, plutôt sale et malsain. Les hommes que l'on voit ne font que transiter entre le centre de jeu et chez eux, ils n'ont plus de vie véritable et ne vivent qu'à travers ce monde numérique. Oshii, fidèle à ses habitudes, nous montre avec son chien mascotte, que c'est l'animal qui parfois est le plus "humain". En effet, Ash ne se nourrit quasiment pas, ou peu, tandis qu'elle prépare de bon plats pour son chien, qui a besoin de nourriture, d'eau, d'affection, tout ce qui est absent chez les humains ici, surtout chez sa maîtresse.
Nous suivons donc les évolutions d'Ash dans le jeu, qui nous paraîtrait presque plus réel que le monde extérieur, puisqu' Ash y réagit plus (peur, fierté, reflexion, vie en équipe, même vomissement au sortir d'une phase périlleuse) et que chacun semble y vivre, avec sa place déterminée et son désir d'évolution.
Tout cela jusqu'à la fin, étrange, logique et brutale. Là, plus de photos jaunâtre, mais une image normale, en accord ave le lieu où se trouve Ash. Une scène finale en apothéose avec le magnifique morceau "Avalon" de Kenji Kawaï chanté par une cantatrice impressionnante. Chanson qui comme dans les oeuvres précédentes d'Oshii (surtout les GITS) revient tout au long du film, tout en s'étoffant à chaque fois, pour ici atteindre son apogée à la fin du film, et non pas dans une scène contemplative. De plus, quand on revoit le film, on prête plus attention à la chanson, qui aide à comprendre la fin.
La photo, froide, métallique, tout comme les musiques (dont les nappes sonores se rapprochent parfois des fonds d'infiltration de la série Metal Gear Solid) ainsi que la langue dans laquelle est tournée le film, à savoir le polonais, confèrent cette ambiance propre au film. Le physique de Malgorzata Foremniak est lui-même particulier et marquant, bien qu'elle soit blonde normalement, mais Oshii préférait les cheveux noirs, afin d'intensifier l'atmosphère lourde du film.
Tout cela fait que l'on peut aisément qualifier Avalon d'oeuvre, que l'on n'apprécie néammoins beaucoup mieux lors d'un second, voire troisième visionnage, car la fin est tout de même abrupte et étrange, et pas forcément très abordable dès la première fois.
Les musiques de Kenji Kawaï sont au rendez-vous, comme à chaque fois lors de ses collaborations avec Mamoru Oshii, et le thème "Avalon" et tout simplement magnifique et marquant.
Avec ce film, Oshii nous montre que bien que le dessin animé soit pour lui un meilleur moyen d'expression, ce monsieur possède un vrai sens de la réalisation, de la mise en scène, qui transparaît tout aussi bien en film live.
Bref, un film qui ne plaira sans doute pas à tout le monde, mais qu'il ne faut pas rater, au moins pour l'OVNI visuel qu'il représente.
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Réalisateur : Mamoru Oshii
Scénario : Kenji Kawai
Acteurs : Malgorzata Foremniak (Ash), Wladyslaw Kowalski (le maître du jeu), Jerzy Gudejko (Murphy), Bartek Swiderski (Stunner), Katarzyna Bargielowska (La réceptionniste), Michal Breitenwald (Murphy des Neuf soeurs), Zuzanna Kasz (Le fantôme), Alicja Sapryk (Gill)
Musique : Kazunori Itô
Producteur : Atsushi Kubo
Production : Des Films, StudioCanal, Miramax Films, Bandai Visual, Media factory, Dentsu, Herald Film Company
VIDEOS :
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DOCUMENTS :
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IMAGES :
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