|
|
| |
Description |
|
Critiques (2) |
|
Plus d'infos |
|
Medias |
|
Entretien avec un vampire
Titre original : Interview with the vampire
Réalisé par un inconnu de nos archives.
Acteurs : Brad Pitt, Kirsten Dunst.
Fantastique (Année de production : 1994), Etats-Unis
Site web : Aucun
Synopsis :
Dans le San Francisco des années 90, un jeune journaliste est intrigué par un homme dans la rue, à l'élégance et à l'allure anachroniques. Il réussit à obtenir un entretien dans une chambre d'hôtel : c'est alors que Louis, au visage aussi blanc que séduisant, va commencer à raconter sa vie mouvementée et atypique à ce trop curieux journaliste.
Les récits de Louis vont durer pratiquement toute la nuit, car sa vie à commencé très tôt, dans une plantation du XVIIIème siècle !
A l'approche de l'aube, Daniel n'est plus le même homme : bouleversé et fasciné par la vie de Louis, il lui demande de le rejoindre dans les ténèbres éternelles...
| |
2 critiques (proposer une critique):
|
 |
Par
Thaïs Erin : 9/10
Entretien avec un vampire est un de ces films à l'étirement langoureux, à l'image lêchée, qui envoût ...
Lire la suite...
Entretien avec un vampire est un de ces films à l'étirement langoureux, à l'image lêchée, qui envoûte ou déroute.
Chaque phrase des personnages, entre Louis le torturé et Lestat le bel ambigü, est à sa place et sonne juste. Chaque parcelle du décor est soigneusement travaillée, pour se fondre avec l'ambiance pesante se dégageant du film comme du livre. Comme une pellicule transparente, un peu malsaine, mystique et triste. La relation entre les deux vampires, mélange d'amour, d'incompréhension, d'amitié père-fils ou de haine, est le fil conducteur de cette tragique histoire d'immortels, pas forcément si heureux de vivre et de ne pas mourir, damnés par l'existence.
L'incroyable talent d'Anne Rice, c'est de s'être écarté du cliché vampirique, style " grosses canines baveuses et regard de fou furieux, derrière la lueur indistincte d'un lampadaire qui vacille" véhiculée par la littérature et le cinéma, et d'en faire des êtres de ténèbres, beaux et froids, des sans reflets comme sans âme, se posant des questions sur le sens de la vie qu'ils subissent.
Et en ce sens, le film retranscrit parfaitement cette image à la fois sombre et lumineuse des vampires, tels des anges déchus, en particulier Louis, magistralement interprété par Brad Pitt, pour moi un de ses plus beaux rôles. Ce qu'on peut lire dans ses yeux est le reflet parfait du personnage créé par Rice, il l'habite littéralement, surtout dans ses moments de révolte et de douleur.
L'enchainement des situations, s'il fait quelques ellipses par rapport au roman, adaptation cinématographique oblige, est cependant bien articulé, des moments de poésie côtoient des instants de haine farouche, ainsi que la scène, sublime de sens caché, où Claudia regarde une jeune métisse se laver, observe ce corps nu de femme qu'elle ne sera jamais, puis tient tête à Lestat, pour la première fois, et dévoile caché sous son lit le corps en putréfaction de cette même jeune créole, comme une poupée géante, solitaire et enviée...
Et justement, dès le moment où Claudia, petite fille aux yeux trop grands, femme coincée dans un corps d'enfant, fait son apparition dans le film, on atteint un état de grâce intense. Kirsten Dunst, alors très jeune, incarne à merveille l'ambigüté de la femme enfant, aussi douloureuse que Louis, l'éternel penseur, éternel malheureux. Sa joie d'être immortel, ses états d'esprit de l'enfance, exubérante et cruelle, laisse place à une froideur et une rancoeur qui trouve échos chez Louis, rattrapé par ses vieux démons...
Leur relation est celle d'un père avec sa fille, d'un amant avec sa " bien aimée" (comme le dit lui même Louis), mais, comme si cette relation symbolisant la vie était d'avance condamnée, Claudia finit par mourir aux premiers rayons du soleil. C'est comme la perte d'un reflet pour Louis, la fin d'un cycle de sa vie éternelle...
Les éclairages, le plus souvent à la bougie, permettent également de faire des jeux d'ombre et de lumières sur un détail du décor, ou sur les visages des personnages, qu'ils nimbent d'obscurité ou accentuent presque sauvagement (on peut d'ailleurs voir que ces jeux sont très employés dans le cas de Lestat, tour à tour ange déchu ou démon malfaisant, dans lequel Tom Cruise montre l'étendue de son jeu d'acteur, dans un rôle de " méchant" pas si méchant que ça, à contre emploi..)
Enfin, je finirai cette critique par une des scènes qui m'a le plus marquée : lorsque Louis voit son dernier lever de soleil, puis, presque 2 siècles plus tard, le voit à nouveau, par le truchement du cinéma, s'offrant ainsi une nouvelle vision des choses grâce au 7ème art... Poétique, ce moment nous permet également de conclure en disant que, parfois, le cinéma permet de donner une autre envergure aux choses et aux êtres, si l'analyse est assez fine, comme dans le cas de cette adaptation de Anne Rice.
|
 |
Par
Abargan : 7/10
Il est toujours difficile d'adapter un roman, surtout lorsque ce dernier est un best-seller. L'exerc ...
Lire la suite...
Il est toujours difficile d'adapter un roman, surtout lorsque ce dernier est un best-seller. L'exercice est encore plus périlleux lorsque le film est destiné à un public aussi large que possible (il faut bien gagner sa vie), alors que le livre possède un lectorat plus réduit. Et ça devient carrément un casse-tête lorsqu'il s'agit d'un énième film/livre avec des vampires dedans !
En tant que lecteur des aventures de Lestat, la première chose qui m'a choqué a été le casting. Je comprends les impératifs d'un blockbuster, mais tout de même : Tom Cruise le "pas-très-grand-ni-très-imposant" dans le rôle de Lestat, et Antonio Banderas le "moyennement-beau-et-très-hispanique" dans le rôle d'Armand. J'ai eu mal. Et Anne Rice, l'auteur du livre, aussi. Surtout qu'elle imaginait Rutger Hauer (l'énigmatique Répliquant de "BladeRunner") dans le rôle de Lestat. A mon avis, il aurait été parfait, mais Tom avait dit oui pour le film, et quand Tom parle, Hollywood suit…
Et quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis le film. Tout d'abord, Brad Pitt est comme souvent irréprochable, et campe un Louis superbe, tourmenté, tragique et magnétique. Ensuite, Kirsten Dunst, encore loin de son rôle d'ex futur copine de Peter Parker, joue très bien l'inquiétante, dangereuse, et malheureuse Claudia. Quant à Tom, même s'il manque un peu de carrure, il a su jouer à merveille Lestat, lui donnant son ambiguïté, sa fougue, son "anticonformisme" et sa décadence. Certes, on ne peut que regretter que Rutger ne pèse pas assez lourd à Hollywood, mais Tom s'en sort plutôt très bien… Contrairement à Antonio ! Pour rester poli, je dirais simplement que son jeu est complètement à côté, que l'accent espagnol donne envie de rire, et que son physique de bûcheron latino est un vrai massacre dans ce rôle. Et pour ne pas enfoncer davantage cet acteur, que j'apprécie par ailleurs, je vais en rester là...
Le scénario tient la route, malgré des écarts notables et nombreux avec le livre. Bien entendu, les fans du livre hurlent au scandale, mais c'est toujours la même chose : d'une manière générale, un film n'est qu'une adaptation d'un livre, et non son intègre représentation. Il faut le prendre comme une œuvre différente ayant des points communs avec…
Au final, ce film est relativement accessible à un large public, tout en conservant son approche originale du thème du vampire. Les images sont impeccables et le réalisateur, Neil Jordan, donne le bon rythme au bon moment : malgré la durée (2h), le film se digère sans problème.
|
(Interdit aux moins de 12 ans)
Réalisateur : Neil Jordan
Durée : 123 mn
Scénario : Anne Rice (D'après son oeuvre éponyme)
Acteurs : Tom Cruise (Lestat de Lioncourt), Brad Pitt (Louis de Pointe du Lac), Kirsten Dunst (Claudia), Stephen Rea (Santiago), Antonio Banderas (Armand), Christian Slater (Daniel Malloy)
Musique : Elliot Goldenthal
Producteur : David Geffen, Stephen Woolley
Production : Geffen Pictures
VIDEOS :
Aucune vidéo disponible.
DOCUMENTS :
Aucun document disponible.
|
|
IMAGES :
Aucune image disponible.
|
|
|