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Les Trois Cartes
Titre original : The Drawing of the Three
Ecrit par Stephen King.
Dark Fantasy (Année de parution : 1992), Etats-Unis
Appartient au cycle : La Tour Sombre :
Synopsis :
Après avoir traqué et retrouvé Walter, l'Homme en noir, Roland se réveille de nombreuses années plus tard, sur une plage pleine de monstres, les homardstruosités, et gravement blessé. Et alors qu'il se traîne le long de la mer, l'infection faisait rage, il repense aux cartes qu'a tirées pour lui son ancien ennemi : le Prisonnier, la Dame d'Ombres et le Pousseur.
Très vite, il va se retrouver en face d'étranges portes, disséminées le long de la plage et capables de le projeter dans vers notre New York, à différentes époques. Agonisant, il lui faudra faire face à un monde inconnu, pour trouver ceux qui l'accompagneront dans sa quête de la Tour Sombre.
La première porte l'emmène dans la peau d'Eddie Dean, jeune junkie en train de passer de la cocaïne pour son employeur, Balazar, petit caïd de la ville.
- Qu'est-ce qui m'attend de l'autre côté de cette porte ? demanda tranquillement Eddie. Vas-y, dis-le-moi. Si tu es fichu de me le dire, il se peut que je vienne. Mais si tu mens, je le saurai.
- La mort probablement, lui répondit Roland. Mais avant cette échéance, tu n'auras pas le temps de t'ennuyer. C'est à une quête que je te convie. Bien sûr, tout s'achèvera sans doute dans la mort... notre mort à tous quatre dans quelque lieu étrange. Mais si nous devions triompher... (une flamme brilla dans son regard)... s'il nous est donné de triompher de tous les obstacles, Eddie, tu verras quelque chose surpassant tout ce à quoi tu as pu croire dans tes rêves.
- Quelle chose ?
- La Tour Sombre.
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1 critiques (proposer une critique):
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Par
Umbre : 8/10
C'est à partir de ce tome qu'on entre directement dans le vif du sujet, après un premier livre (Le P ...
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C'est à partir de ce tome qu'on entre directement dans le vif du sujet, après un premier livre (Le Pistolero) qui peut paraître longuet. Qu'on l'on prenne l'histoire en route, ou que l'on sorte avec Roland des montagnes, c'est ici que commence véritablement son aventure. On pourrait d'ailleurs différencier trois volets dans ce cycle de sept romans, le livre 1, les livres 2, 3 et 4 et les trois derniers. Chaque cycle correspond pour ainsi dire à une période de la vie littéraire de Stephen King.
Entrons donc dans ce deuxième cycle, qui est sans aucun doute le meilleur. Après le style étudiant des débuts, l'auteur semble véritablement maîtriser son sujet, même si on est loin de l'apothéose du tome 4.
Roland ne va plus être un héros solitaire. Le Tirage a en effet été très clair : il doit retrouver trois cartes, qui seront en quelque sorte ses trois atouts pour la suite de sa quête. Mais chaque carte a un côté sombre.
Et c'est ainsi qu'on va faire connaissance de trois nouveaux personnages, appartenant à des New York de différentes époques. Eddie Dean est un jeune junkie des années 80, Odetta Holmes une afro-américaines des années 50 et Jack Mort un criminel des années 70. Roland ira chercher ces trois personnes, en quittant à chaque fois son monde pour entrer dans le notre. De quoi être quelque peu déboussolé...
Mais l'auteur décrit bien mieux que d'habitude ses personnages, notamment sur le plan psychologique. Les trois sont en quelque sorte des rejetés de notre monde, que ce soit par la drogue, la couleur de peau ou le meurtre, et on comprend dès lors qu'ils auront plus leur place avec Roland, qui lui symbolise un autre univers d'une beauté passée, comme le dernier champion d'un monde qui meurt. Ces trois cartes ont un passé qui les ronge, qui les hante, et Roland a la lourde tâche de les libérer de leurs démons.
On ne peut que s'attacher à ces personnages profonds, alors qu'en face, par opposition, on a un personnage dont on ne connaît que des bribes, mais diaboliquement charismatique.
A ces personnages s'ajoute un rythme bien plus entraînant que celui du premier tome. Ici, il est temps de faire parler la poudre. Quelques scènes de combats nous plongent dans un western moderne, où Clint Eastwood affronte le Parrain...
L'humour n'est pas en reste non plus, surtout par le décalage entre le monde Roland et le notre. Celui ci est totalement éberlué de voir des avions, du papier ou des munitions à volonté. Le héros impitoyable se transforme alors en petit garçon.
En clair, si vous n'appréciez pas ce livre, inutile cette fois ci de faire l'effort comme pour Le Pistolero. Parce que la suite va être du même genre.
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